AUSTRALIAN OPEN 2011

Auteur  
# 16/01/2011 à 23:40 Nico
Nadal : «Je me sens mieux»

Lentement mais sûrement, Rafael Nadal récupère de sa grippe. Le numéro 1 mondial s'entraîne normalement et ne fait pas une montagne de la possibilité de remporter quatre tournois du Grand Chelem d'affilée.


«Rafael Nadal, comment vous sentez-vous depuis votre grippe à Doha ?

Je me sens mieux, mais ce n'est pas encore parfait. Quand je m'entraîne, je suis un peu plus fatigué et je transpire plus que d'habitude. Mais je me sens mieux depuis deux jours, c'est très positif. J'espère juste ne pas avoir de problème lundi ou mardi prochain. Mais je suis heureux de m'entraîner normalement tous les jours. Il n'y a rien de spécial. Je m'entraîne comme je l'ai fait toute ma vie.

Ressentez-vous une pression particulière dans la perspective de gagner votre quatrième Grand Chelem d'affilée ?

Vraiment pas. Ce sera peut-être la seule occasion de ma carrière, mais ce n'est pas une raison pour me mettre une pression particulière. La pression est présente sur tous les tournois du Grand Chelem où tu veux toujours bien jouer. Remporter mon quatrième Grand Chelem d'affilée n'est pas dans mon esprit. J'essaie juste de bien jouer, de bien commencer ma saison et on verra bien. Si je gagne, je serai plus heureux de remporter l'Open d'Australie que de réussir la passe de quatre Grands Chelems de suite.

Les conditions en Australie sont-elles très différentes de celles de l'US Open ?

Tous les tournois sont différents. Dans chaque tournoi, tu as des sensations différentes. Même durant le tournoi, cela peut changer. Mais l'US Open était vraiment un tournoi très spécial pour moi l'an dernier. En général, les conditions sont un peu plus faciles pour moi en Australie qu'à New York. La balle prend davantage le lift et c'est un peu plus lent. Mais je me demande sérieusement si les courts rapides ne sont pas meilleurs pour moi que les courts lents...»
S.D.


Federer : «Rafa va gérer»

Toujours décontracté et serein, Roger Federer a évoqué sa forme, son tableau et le défi de Rafel Nadal en conférence de presse avant d'affronter lundi Lukas Lacko.

«Roger Federer, comment abordez-vous cet Open d'Australie ?

C'est très bien d'avoir commencé l'année par un titre (Ndlr : à Doha), mais cela ne garantit rien du tout. Je suis concentré sur mon premier match contre Lacko, que je n'ai jamais affronté. Ensuite, je verrai jour après jour. Après l'Open d'Australie, je vais faire une pause où je pourrai décompresser car je n'ai pas pu le faire après Londres où je n'ai pris qu'une semaine. Je n'ai pas eu l'impression que cela suffisait. Après l'Australie, je pourrai faire le point et attaquer la suite. C'est un peu comme la fin de la saison pour moi.

Pensez-vous avoir un tableau plus difficile que Rafael Nadal ?

Aux premier et deuxième tours, on ne sait jamais ce qui peut se passer, on a plus de doutes. C'est donc mieux d'éviter des joueurs qui peuvent être dangereux sur un jour. Je me suis entraîné avec Lacko (Ndlr : son adversaire du premier tour) à Doha pendant une demi-heure, j'ai pu voir comment il jouait. Je n'ai pas trop regardé la suite du tableau. Mais cela aurait pu être pire, j'aurais pu prendre Del Potro, Hewitt ou Karlovic au premier tour. Quand tu n'as pas ce genre de joueur aux premier ou deuxième tours, ça va. Le tirage est assez équilibré. Cela ne fait pas une énorme différence si Söderling ou Djokovic sont dans ma partie de tableau.

Avez-vous une motivation supplémentaire d'empêcher Rafael Nadal de réussir le Rafa Slam ?

Pas du tout. Je ne suis pas là pour bousiller sa fête, je suis là pour bien jouer, pour faire le meilleur tournoi possible et défendre mon titre. S'il arrive à gagner, c'est phénoménal et il faudra le féliciter. Mais on a encore deux semaines pour parler de ça. Mon attention se concentre sur mes premier et deuxième tours. Je sais que c'est très ennuyeux de parler comme ça car on aimerait que j'évoque déjà comment je dois jouer contre Rafa en finale (sourires). J'aimerais bien parler de ces problèmes-là, mais le chemin est difficile et long. Je n'ai pas joué de match en cinq sets depuis l'US Open (Ndlr : et sa défaite en demi-finales face à Novak Djokovic.)

Vous avez déjà essayé à deux reprises de remporter quatre Grands Chelems d'affilée (Ndlr : en 2004-2005 et 2005-2006). Est-ce une pression supplémentaire ?
J'ai ressenti une grande pression à Roland-Garros quand Rafa a perdu en 2009 et lors de mon cinquième titre d'affilée à Wimbledon avec le record de Borg. Chacun est différent. Rafa est peut-être capable de gérer cela sans problème ou ça le préoccupe chaque minute, chaque seconde. Il n'y a que lui qui peut répondre. Je ne me souviens pas d'avoir vécu une énorme pression lorsque je chassais les quatre Grands Chelems. J'essayais plutôt de gagner mon premier Roland-Garros. Rafa a déjà tout gagné, il est peut-être très focalisé sur ces quatre titres d'affilée. Mais je suis sûr qu'il va bien gérer car c'est un immense champion. »
S.D.


PROGRAMME DE LUNDI

Rod Laver Arena - A partir de 11h (1h en France)

Tamarine Tanasugarn (THA) - Maria Sharapova (RUS/n°14) : 0-3
Caroline Wozniacki (DAN/n°1) - Gisela Dulko (ARG) : 2-1
Lukas Lacko (SLQ) - Roger Federer (SUI/n°2) : 0-0

Pas avant 19h (9h en France)

Yanina Wickmayer (BEL/n°21) - Jarmila Groth (AUS) : 1-0
Marcel Granollers (ESP) - Novak Djokovic (SRB/n°3) : 0-0


Hisense Arena - A partir de 11h (1h en France)

Thiemo de Bakker (HOL) - Gaël Monfils (FRA/n°12) : 1-2
Andy Roddick (USA/n°8) - Jan Hajek (RTC) : 0-0
Venus Williams (USA/n°4) - Sara Errani (ITA) : 0-0
Justine Henin (BEL/n°11) - Sania Mirza (IND) : 0-0


Margaret Court Arena - A partir de 11h (1h en France)

Arantxa Parra Santonja (ESP) - Francesca Schiavone (ITA/n°6) : 1-1
Daniela Hantuchova (SLQ/n°28) - Regina Kulikova (RUS) : 0-0
Zuzana Ondraskova (RTC) - Jelena Dokic (AUS) : 1-1
Peter Luczak (AUS) - Ivan Ljubicic (CRO/n°17) : 0-0

Pas avant 19h (9h en France)

Rainer Schuettler (ALL) - Fernando Verdasco (ESP/n°9) : 0-2


Show Court n°2 - A partir de 11h (1h en France)

Lukasz Kubot (POL) - Sam Querrey (USA/n°18) : 0-0
Na Li (CHN/n°9) - Sofia Arvidsson (SUE) : 1-0
Tomas Berdych (RTC/n°6) - Marco Crugnola (ITA) : 0-0
Kathrin Woerle (ALL) - Victoria Azarenka (BLR/n°8) : 0-0


Show Court n°3 - A partir de 11h (1h en France)

Evgeniya Rodina (RUS) - Olivia Rogowska (AUS) : 0-0
Mardy Fish (USA/n°16) - Victor Hanescu (ROU) : 0-0
Stanislas Wawrinka (SUI/n°19) - Teymuraz Gabashvili (RUS) : 2-0
Alison Riske (USA) - Svetlana Kuznetsova (RUS/n°23) : 0-0


Court n°5 : A partir de 11h (1h en France)

Lucie Hradecka (RTC) - Alberta Brianti (ITA) : 0-0
Ryan Harrison (USA) - Adrian Mannarino (FRA) : 0-0
Jill Craybas (USA) - Andrea Petkovic (ALL/n°30) : 0-0
Nicolas Almagro (ESP/n°14) - Stéphane Robert (FRA) : 0-0


Court n°6 : A partir de 11h (1h en France)

Julien Benneteau (FRA) - Juan Monaco (ARG/n°26) : 0-0
Rebecca Marino (CAN) - Junri Namigata (JAP) : 0-0
Tathiana Garbin (ITA) - Marion Bartoli (FRA/n°15) : 3-2
Yen-Hsun Lu (TAI) - Gilles Simon (FRA) : 0-2


Court n°7 - A partir de 11h (1h en France)

Timea Bacsinszky (SUI) - Monica Niculescu (ROU) : 1-2
Nikolay Davydenko (RUS/n°23) - Florian Mayer (ALL) : 2-1
Tommy Robredo (ESP) - Somdev Devvarman (IND) : 0-0
Anne Keothavong (GBR) - Renata Voracova (RTC) : 0-0


Court n°8 - A partir de 11h (1h en France)

Fabio Fognini (ITA) - Kei Nishikori (JAP) : 0-0
Elena Vesnina (RUS) - Virginie Razzano (FRA) : 3-1
Frank Dancevic (CAN) - Richard Gasquet (FRA/n°28) : 0-1
Bethanie Mattek-Sands (USA) - Arantxa Rus (PBS) : 0-0


Court n°10 - A partir de 11h (1h en France)

Julia Goerges (ALL) - Edina Gallovits - Hall (ROU) : 0-0
Pablo Andujar (ESP) - Xavier Malisse (BEL) : 1-1
Grigor Dimitrov (BUL) - Andrey Golubev (KAZ) : 0-0
Jamie Hampton (USA) - Elena Baltacha (GBR) : 0-0


Court n°11 - A partir de 11h (1h en France)

Frederico Gil (POR) - Pablo Cuevas (URU) : 0-0
Tamira Paszek (AUT) - Vania King (USA) : 0-0
Flavio Cipolla (ITA) - Benoit Paire (FRA) : 0-0
Polona Hercog (SLO) - Anastasija Sevastova (LET) : 1-0


Court n°13 - A partir de 11h (1h en France)

Angelique Kerber (ALL) - Dominika Cibulkova (SLQ/n°29) : 0-1
Philipp Kohlschreiber (ALL) - Tobias Kamke (ALL) : 2-0
Barbora Zahlavova Strycova (RTC) - Aravane Rezaï (FRA/n°17) : 0-0
Ivo Karlovic (CRO) - Ivan Dodig (CRO) : 0-0


Court n°14 - A partir de 11h (1h en France)

Sergiy Stakhovsky (UKR) - Daniel Brands (ALL) : 1-0
Karolina Sprem (CRO) - Chanelle Scheepers (AFS) : 0-0
Brian Dabul (ARG) - Nicolas Mahut (FRA) : 0-0
Vesna Manasieva (RUS) - Laura Pous-Tio (ESP) : 0-0


Court n°18 - A partir de 11h (1h en France)


Kaia Kanepi (EST/n°20) - Magdalena Rybarikova (SLQ) : 0-0
Tsvetana Pironkova (BUL/n°32) - Pauline Parmentier (FRA) : 0-0
Viktor Troicki (SER/n°29) - Dmitry Tursunov (RUS) : 2-0
Mischa Zverev (ALL) - Janko Tipsarevic (SER) : 0-1


Court n°19 - A partir de 11h (1h en France)

Carlos Berlocq (ARG) - Robin Haase (HOL) : 0-0
Sandra Zahlavova (RTC) - Renata Voracova (RTC) : 1-1
Igor Andreev (RUS) - Filippo Volandri (ITA) : 2-1


Court n°21 - A partir de 11h (1h en France)

Michal Przysiezny (POL) - Igor Kunitsyn (RUS) : 0-0
Albert Montanes (ESP/n°25) - Dustin Brown (ALL) : 0-0
Patricia Mayr-Achleitner (AUT) - Andrea Hlavackova (RTC) :0-0
# 17/01/2011 à 23:04 Nico
RESULTATS DE LUNDI

Berdych - Crugnola 6-4,6-0,6-2
Kohlschreiber - Kamke 1-6,4-6,7-6(8/6),6-4,6-4
Mannarino - Harrison 6-4,6-3,6-4
Gasquet - Dancevic 6-3,6-4,6-4
Mayer - Davydenko 6-3,4-6,7-6(7/4),6-4
Nishikori - Fognini 6-1,6-4,6-7(4/7),6-4
Tipsarevic - Zverev 6-3,6-1,6-4Verdasco - Schüttler 6-1,6-3,6-2
Almagro - Robert 6-4,6-3,6-7(4/7),7-5
Andreev - Volandri 6-3,7-6(7/3),6-3
Paire - Cipolla 6-1,7-5,6-1
Ljubicic - Luczak 6-3,6-3,7-6(7/2)Troicki - Tursunov 6-2,3-6,6-2,6-0
Mahut - Dabul 6-3,6-4,6-4
Dodig - Karlovic 6-4,3-6,6-7(5/7),6-4,6-4
Djokovic - Granollers 6-1,6-3,6-1
Roddick - Hájek 6-1,6-2,6-2
Kunitsyn - Przysiezny 6-7(1/7),6-4,6-4,7-6(8/6)
Haase - Berlocq 6-4,6-3,7-6(7/5)
Mónaco - Greul 7-6(7/5),7-6(7/4),6-2
Wawrinka - Gabashvili 7-6(7/3),6-4,6-4
Dimitrov - Golubev 6-1,6-4,6-2
Gil - Cuevas 6-4,6-7(7/9),4-6,6-3,9-7
Monfils - de Bakker 6-7(5/7),2-6,7-5,6-2,6-1
Fish - Hanescu 2-6,4-6,6-3,7-5,6-3
Robredo - Devvarman 7-6(7/4),6-3,6-4
Stakhovsky - Brands 6-2,6-3,6-4
Kubot - Querrey 5-7,6-2,3-6,6-1,8-6
Montañés - Brown 6-4,6-2,3-6,2-6,7-5
Malisse - Andújar 6-1,6-2,7-6(7/3)
Simon - Lu 6-7(3/7),6-2,6-4,6-2
Federer - Lacko 6-1,6-1,6-3


Federer a déroulé


Roger Federer, tenant du titre, a parfaitement lancé son tournoi en dominant lundi pour son match du premier tour le Slovaque Lukas Lacko (6-1, 6-1, 6-3). Le n°2 mondial a largement dominé les débats, convertissant sept balles de break sur quatorze et réalisant 37 coups gagnants, ce qui a rendu anecdotique la perte de son service dans la dernière manche. Au prochain tour, il affrontera le vainqueur de la rencontre opposant Gilles Simon au Taïwanais Yen-Hsun Lu.

«Je pense que j'ai très bien joué aujourd'hui. J'ai essayé d'être très offensif au début, ça n'a pas trop fonctionné alors j'ai un peu reculé mais toujours en tentant de mettre beaucoup de pression sur lui. Je savais aussi qu'il allait bien finir par entrer dans le match donc je n'ai pas été surpris dans le troisième set. J'ai vu pas mal de talent chez lui et il n'a pas fait un mauvais match du tout, du coup je pense que j'ai adopté la bonne tactique et joué un bon match» a ainsi confié le Suisse après la rencontre.
lequipe.fr


PROGRAMME DE MARDI


Rod Laver Arena - A partir de 11h (1h en France)

Sybille Bammer (AUT) - Vera Zvonareva (RUS/n°2) 0-4
Rafael Nadal (ESP/n°1) - Marcos Daniel (BRE) 2-0
Samantha Stosur (AUS/n°5) - Lauren Davis (USA) 0-0

Pas avant 19h (9h en France)

Dinara Safina (eRUS) - Kim Clijsters (BEL/n°3) 2-7
David Nalbandian (ARG/n°27) - Lleyton Hewitt (AUS) 2-3


Hisense Arena - A partir de 11h (1h en France)

Bernard Tomic (AUS) - Jérémy Chardy (FRA) 0-0
Jelena Jankovic (SER/n°7) - Alla Kudryavtseva (RUS) : 0-0
Karol Beck (SVQ) - Andy Murray (GBR/n°5) 0-0
Ekaterina Makarova (RUS) - Ana Ivanovic (SER/n°19) : 0-1


Margaret Court Arena - A partir de 11h (1h en France)

Michael Russell (USA) - Matthew Ebden (AUS) : 0-0
Flavia Pennetta (ITA/n°22) - Anastasia Rodionova (AUS) : 2-0
Alicia Molik (AUS) - Roberta Vinci (ITA) : 0-1
Robin Söderling (SUE/n°4) - Potito Starace (ITA) 1-1


Pas avant 19h (9h en France)


Philipp Petzschner (ALL) - Jo-Wilfried Tsonga (FRA/n°13) 0-0


Show Court n°2 - A partir de 11h (1h en France)

Sally Peers (AUS) - Petra Kvitova (RTC/n°25) : 0-1
Donald Young (USA) - Marin Cilic (CRO/n°15) 0-0
Dudi Sela (ISR) - Juan Martin Del Potro (ARG) 1-2
Mathilde Johansson (FRA) - Shahar Peer (ISR/n°10) : 0-0


Show Court n°3 - A partir de 11h (1h en France)

Sophie Ferguson (AUS) - Petra Martic (CRO) : 0-0
Jarkko Nieminen (FIN) - David Ferrer (ESP/n°7) 0-0
Grega Zemlja (SLV) - Marcos Baghdatis (CHY/n°21) 0-0
Anastasia Pavlyuchenkova (RUS/n°16) - Kirsten Flipkens(BEL) : 0-0


Court n°5 : A partir de 11h (1h en France)

Guillermo Garcia-Lopez (ESP/n°32) - Michael Berrer (ALL) : 1-1
Coco Vandeweghe (USA) - Alizé Cornet (FRA) : 0-0
Illya Marchenko (UKR) - Ruben Ramirez Hidalgo (ESP) : 0-0


Court n°6 : A partir de 11h (1h en France)

Kimiko Date-Krumm (JAP) - Agnieszka Radwanska (POL/n°12) : 0-0
Ayumi Morita (JAP) - Alexandra Dulgheru (ROU/n°27) : 0-0
John Isner (USA/n°20) - Florent Serra (FRA) : 1-0
Richard Berankis (LIT) - Marinko Matosevic (AUS) : 0-0


Court n°7 - A partir de 11h (1h en France)

Olga Govortsova (BLR) - Anna Chakvetadze (RUS) : 0-0
Jürgen Melzer (AUT/n°11]) - Vincent Millot (FRA) : 0-0
Nadia Petrova (RUS/n°13) - Ksenia Pervak (RUS) : 0-0
Radek Stepanek (RTC) - Denis Gremelmayr (ALL) : 0-0


Court n°8 - A partir de 11h (1h en France)

Kateryna Bondarenko (UKR) - Shuai Peng (CHN) : 0-0
Carsten Ball (AUS) - Pere Riba (ESP) : 0-0
Caroline Garcia (FRA) - Varvara Lepchenko (USA) : 0-0
Juan Ignacio Chela (ARG) - Michaël Llodra (FRA/n°22) : 2-0


Court n°10 - A partir de 11h (1h en France)

Anabel Medina Garrigues (ESP) - Iveta Benesova (RTC) : 2-1
Denis Istomin (OUZ) - Jan Hernych (RTC) : 0-0
Gilles Muller (LUX) - Simon Stadler (ALL) : 0-0
Akgul Amanmuradova (OUZ) - Kristina Barrois (ALL) : 0-1


Court n°11 - A partir de 11h (1h en France)


Blaz Kavcic (SLV) - Kevin Anderson (AFS) : 0-1
Ryan Sweeting (USA) - Daniel Gimeno-Traver (ESP) : 0-0
Alisa Kleybanova (RUS/n°24) - Irina Falconi (USA) : 0-0
Maria Elena Camerin (ITA) - Vera Dushevina (RUS) : 1-1


Court n°13 - A partir de 11h (1h en France)


Mikhail Youzhny (RUS/n°10) - Marsel Ilhan (TUR) : 1-0
Lucie Safarova (RTC/n°31) - Shuai Zhang (CHN) : 0-0
Sorana Cirstea (ROU) - Mirjana Lucic (CRO) : 0-1
Milos Raonic (CAN) - Bjorn Phau (ALL) : 0-0


Court n°14 - A partir de 11h (1h en France)

Alejandro Falla (COL) - Feliciano Lopez (ESP/n°31) : 0-0
Rui Machado (POR) - Santiago Giraldo (COL) : 0-0
Klara Zakopalova (RTC) - Melanie Oudin (USA) : 1-0
Christina McHale (USA) - Carla Suarez Navarro (ESP) : 0-0


Court n°18 - A partir de 11h (1h en France)

Bojana Jovanovski (SER) - Kai-Chen Chang (TAI) : 0-0
Romina Oprandi (ITA) - Maria Kirilenko (RUS/n°18) : 0-1
Ernests Gulbis (LET/n°24) - Benjamin Becker (ALL) : 0-0
Andreas Seppi (ITA) - Arnaud Clément (FRA) 3-0


Court n°19 - A partir de 11h (1h en France)

Lourdes Dominguez Lino (ESP) - Johanna Larsson (SUE) : 0-0
Ricardo Mello (BRE) - Thomaz Bellucci (BRE/n°30) : 2-1
Maria Jose Martinez Sanchez (ESP/n°26) - Greta Arn (HON) : 0-0
Patty Schnyder (SUI) - Lesya Tsurenko (UKR) : 1-0


Court n°21 - A partir de 11h (1h en France)

Eduardo Schwank (ARG) - Leonardo Mayer (ARG) : 0-1
Alexandr Dolgopolov (UKR) - Mikhail Kukushkin (KAZ) : 2-0
Anne Kremer (LUX) - Simona Halep (ROU) : 0-0
# 18/01/2011 à 20:22 Nico
RESULTATS DE MARDI

Belluci - Mello 7-5,7-5,4-6,3-6,6-3
Becker - Gulbis 7-6(7/5),6-2,6-4
Dolgopolov - Kukushkin 6-3,6-2,6-4
Seppi - Clément 3-6,2-6,7-5,6-3,6-2
Tsonga - Petzschner 4-6,2-6,6-2,6-3,6-4
Melzer - Millot 6-2,6-4,6-2
Riba - Ball 1-6,7-6(7/5),6-2,2-6,6-4
Del Potro - Sela 7-6(15/13),6-4,6-4
Baghdatis - Žemlja 3-6,7-5,6-1,4-6,6-2
García-López - Berrer 6-4,6-4,3-6,6-3
Schwank - Mayer 6-2,6-0,6-4
Marchenko - Ramírez Hidalgo 6-3,6-4,6-1
Murray - Beck 6-3,6-1,4-2
Nadal - Daniel 6-0,5-0
Sweeting - Gimeno 6-4,6-4,6-1
Tomic - Chardy 6-3,6-2,7-6(7/5)
López - Falla 6-3,7-6(8/6),6-3
Isner - Serra 6-3,7-6(10/8),6-3
Štepánek - Gremelmayr 6-3,6-2,6-3
Giraldo - Machado 6-4,6-3,5-7,6-1
Cilic - Young 6-3,6-2,6-1
Youzhny - Ilhan 6-2,6-3,7-6(7/5)
Kavcic - Anderson 2-6,6-4,7-6(7/4),7-6(7/5)Raonic - Phau 7-6(7/3),6-3,7-6(10/8)Llodra - Chela 6-3,3-6,6-2,6-4
Nalbandian - Hewitt 3-6,6-4,3-6,7-6(7/1),9-7
Berankis - Matosevic 6-4,6-2,7-5
Russell - Ebden 6-3,6-2,5-7,7-6(11/9)Ferrer - Nieminen 6-4,6-3,1-6,6-2
Söderling - Starace 6-4,6-2,6-2
Muller - Stadler 6-3,7-6(7/5),6-4
Hernych - Istomin 6-3,6-4,3-6,6-2


Nadal sans adversaire

Rafael Nadal a vécu un premier tour qui n'en était pas vraiment un suite à l'abandon de son adversaire Marcos Daniel (6-0, 5-0 ab.)

A peine un échauffement... Rafael Nadal fait une courte apparition sur la Rod Laver Arena. Blessé au genou, Marcos Daniel ne peut lui donner la réplique que 46 minutes. Le Brésilien arrête son calvaire à 6-0, 5-0. Contre le numéro 1 mondial, l'histoire s'annonce compliquée quand vous êtes en pleine forme. Quand vous boitez, cela s'apparente à de la pantomime. Après trois quarts d'heure, 18 fautes directes et zéro point gagnant, le 93e mondial jette logiquement l'éponge.

Le Majorquin le salue gentiment, répond à Jim Courier et signe des dizaines d'autographes. Dans sa quête du Rafa Slam, il garde des forces précieuses... Toujours très respectueux, Rafael Nadal est gêné d'évoquer cet aspect : « C'est un garçon vraiment sympa et gentil. Je suis réellement désolé pour lui. Je lui souhaite un prompt rétablissement. Alors garder de l'énergie ou pas, je pense que cela ne fait pas une grande différence, non ? C'est tout ce que j'ai à dire. »

Alors les journalistes lui parlent d'autre chose. De quoi ? De foot, bien sûr. Plutôt Real Madrid ou Real Mallorca ? Et la formule 1 dans tout ça ? Pour le jeu, il faut encore attendre. Au deuxième tour, l'Espagnol affrontera Ryan Sweeting ou Daniel Gimeno-Traver. En bon perfectionniste, le numéro 1 mondial est allé faire une demi-heure de service après son match. Rien à signaler.... Alors Rafa, Madrid ou Mallorca ? Son coeur balance, mais son esprit de famille prévaut. Son oncle est le deuxième entraîneur de Mallorca. Alors il reste fidèle.
S.D.


Nalbandian tombe Hewitt

David Nalbandian a eu le dernier mot face à Lleyton Hewitt en cinq manches (3-6, 6-4, 3-6, 7-6[1], 9-7) et 4h48' de jeu. L'Argentin affrontera désormais Ricardas Berankis.

Il y a des matches qui ne mériteraient pas de perdant. Mais dans ce premier tour qui a le niveau d'un match de seconde semaine, la magie qui sort parfois de la raquette de Nalbandian finit par faire plier l'admirable combativité de Lleyton Hewitt. Ce dernier en a évidemment gros sur le coeur au moment de se précipiter hors de court.

Car il a eu toutes les occasions pour l'emporter. Avec ces quatre balles de double break à 3-1 dans le quatrième set d'abord, puis avec deux balles de match dans la manche décisive à 6-5 service adverse. A chaque fois, il tente un peu moins et Nalbandian lui fait payer le prix fort. Missiles de revers le long de la ligne ou encore des coups droits court-croisés d'école et, si ça ne suffisait pas, quelques volées et autres coups en toucher implacables. Le match prend des allures de combat de boxe.

Nalbandian toute rage dehors

La meilleure partie se joue ainsi à partir de 5-4 dans la manche décisive. Nalbandian sert pour le match et, comme ça lui arrive parfois, est victime d'un accès de petit bras. Hewitt reprend alors les commandes et se procure deux balles de match à 6-5 service adverse. Mais au lieu de se laisser gagner par la frustration, l'Argentin copie la rage adverse et prend tous les risques. Hewitt, lui, ne va pas se remettre d'avoir vu filer ces dernières occasions. A 7-7, il abandonne son jeu de service puis lâche le match.

Nalbandian peut hurler sa joie : il a démontré combien il pouvait être dur au mal dans un combat physique et mental. De l'autre côté, la détresse de Hewitt est palpable. Ce tournoi, devant un public acquis à sa cause, il en rêve depuis des lustres. Mais Nalbandian, lui, rêve aussi depuis des lustres d'accrocher un tournoi du Grand Chelem à son palmarès alors... Alors on se réjouit de voir ces deux joueurs de 29 ans à la carrière déjà bien remplie avoir encore la motivation, le talent et la condition pour livrer un match de ce niveau et de cette intensité. Et on espère que Hewitt, vainqueur de Federer à Halle en 2010, va encore continuer à se battre quelques saisons. Pour Nalbandian, deux buts ultimes le maintiennent sur le circuit : la Coupe Davis et gagner un tournoi du Grand Chelem. Alors, messieurs, à bientôt.
C.B.


PROGRAMME DE MERCREDI

Rod Laver Arena - A partir de 11h (1h en France)

Justine Henin (BEL/n°11) - Elena Baltacha (GBR) 0-0
Andy Roddick (USA/n°8) - Igor Kunitsyn (RUS) 2-0
Venus Williams (USA/n°4) - Sandra Zahlavova (RTC) 0-0

Pas avant 19h (9h en France)

Jelena Dokic (AUS) - Barbora Zahlavova Strycova(RTC) 0-0
Gilles Simon (FRA) - Roger Federer (SUI/n°2) 2-0


Hisense Arena - A partir de 11h (1h en France)

Caroline Wozniacki (DAN/n°1) - Vania King (USA) 1-0
Janko Tipsarevic (SER) - Fernando Verdasco (ESP/n°9) 2-1
Virginie Razzano (FRA) vs. Maria Sharapova (RUS/n°14) 0-0
Ivan Dodig (CRO) - Novak Djokovic (SER/n°3) 0-1


Margaret Court Arena - A partir de 11h (1h en France)

Tomas Berdych (RTC/n°6) - Philipp Kohlschreiber (ALL) 3-1
Andrea Hlavackova (RTC) - Victoria Azarenka (BLR/n°8) 0-0
Rebecca Marino (CAN) - Francesca Schiavone (ITA/n°6) 0-0
Na Li (CHN/n°9) - Evgeniya Rodina (RUS) 0-0
Pas avant 19h (9h en France)
Frederico Gil (POR) - Gaël Monfils (FRA/n°12) 0-0


Show Court n°2 - A partir de 11h (1h en France)

Arantxa Rus (HOL) - Svetlana Kuznetsova (RUS/n°23) 0-0
Benoit Paire (FRA) - Ivan Ljubicic (CRO/n°17) 0-0
Vesna Manasieva (RUS) - Marion Bartoli (FRA/n°15) 0-0
Stanislas Wawrinka (SUI/n°19) - Grigor Dimitrov (BUL) 0-0


Show Court n°3 - A partir de 11h (1h en France)

Mardy Fish (USA/n°16) - Tommy Robredo (ESP) 3-4
Nicolas Almagro (ESP/n°14) - Igor Andreev (RUS) 2-4
Yanina Wickmayer (BEL/n°21) - Anastasija Sevastova (LET) 1-0
Anne Keothavong (GBR) - Andrea Petkovic (ALL/n°30) 0-1


Court n°7


3 doubles
Albert Montanes (ESP/n°25) - Xavier Malisse (BEL) 0-1


Court n°6 - A partir de 11h (1h en France)

Florian Mayer (ALL) - Kei Nishikori (JAP)
Robin Haase (HOL) - Juan Monaco (ARG/n°26)
Tsvetana Pironkova (BUL/n°32) - Monica Niculescu (ROU)


Court n°8 - A partir de 11h (1h en France)

Sergiy Stakhovsky (UKR) - Lukasz Kubot (POL)
Adrian Mannarino (FRA) - Richard Gasquet (FRA/n°28) 0-0
Kaia Kanepi (EST/n°20) - Julia Goerges (ALL)


Court n°18 - A partir de 11h (1h en France)

Regina Kulikova (RUS) - Chanelle Scheepers (AFS)
Alberta Brianti (ITA) - Dominika Cibulkova (SLQ/n°29)
Viktor Troicki (SER/n°29) - Nicolas Mahut (FRA) 0-0
# 19/01/2011 à 20:41 Nico
RESULTATS DE MERCREDI

Gasquet - Mannarino 6-3,7-6(7/4),6-4
Ljubicic - Paire 6-3,6-7(2/7),6-4,7-6(7/5)
Troicki - Mahut 6-4,6-2,1-6,6-3
Monfils - Gil 6-4,6-3,1-6,6-2
Federer - Simon 6-2,6-3,4-6,4-6,6-3
Nishikori - Mayer 6-4,6-3,0-6,6-3
Verdasco - Tipsarevic 2-6,4-6,6-4,7-6,6-0
Almagro - Andreev 7-5,2-6,4-6,7-6(12/10),7-5
Djokovic - Dodig 7-5,6-7(8/10),6-0,6-2
Roddick - Kunitsyn 7-6(9/7),6-2,6-3
Haase - Mónaco 6-4,6-4,3-6,6-2
Wawrinka - Dimitrov 7-5,6-3,6-3
Robredo - Fish 1-6,6-3,6-3,6-3
Stakhovsky - Kubot 6-3,6-4,6-4
Malisse - Montañés 6-4,6-0,6-1
Berdych - Kohlschreiber 4-6,6-2,6-3,6-4


Simon a tout tenté

Après un grand match, Gilles Simon s'incline (6-2, 6-3, 4-6, 4-6, 6-3) contre un excellent Roger Federer. Au troisième tour, le Suisse affrontera Xavier Malisse.

Et ce n'est qu'un deuxième tour... C'est bien le seul regret de Gilles Simon. Quand le Français quitte la Rod Laver Arena sous l'ovation du public, il peut lever la tête et savourer le moment. Les Australiens connaissent trop bien le sport pour ne pas saluer la performance du vaincu. Pousser au cinquième set Roger Federer au deuxième tour d'un tournoi du Grand Chelem, c'est une rareté. Faire trembler un grand Roger Federer au deuxième tour d'un tournoi du Grand Chelem, c'est une immense performance. En une phrase, le Français résume sa défaite (6-2, 6-3, 4-6, 4-6, 6-3 en 3h13') : «Il était dans un grand jour et moi aussi. Mais il est un peu plus fort.»

Et cette performance est rehaussée par le scénario. Pendant deux sets, le tenant du titre joue à la PlayStation. Il vole sur le court, multiplie les coups gagnants en demi-volée sur sa ligne de fond de court et laisse son adversaire muet. Gilles Simon ne joue pas mal, il ne peut pas jouer. Roger Federer roule à fond en Ferrari sur une route de campagne. «Au début, j'avais l'impression qu'il bougeait à 2000 à l'heure et qu'il faisait ce qu'il voulait avec la balle, constate le Français. C'était vraiment très difficile de le suivre.»

Pourtant Gilles Simon essaie, libère ses frappes et surprend le Suisse au début du troisième set avec un double break d'entrée. Un deuxième match vient de commencer. «A un moment, il joue tellement bien qu'il me permet de sentir qu'il faut que je lâche tout, se réjouit le protégé de Thierry Tulasne. Je ne me pose plus de questions et je joue sans réfléchir.» Il coupe les trajectoires, délivre des passings, attaque ses retours et bouscule Roger Federer. Plus le temps passe, plus les visages changent. La belle assurance du numéro 2 mondial vacille sous la science du jeu de son adversaire qui lui martèle le revers et n'hésite pas à l'attaquer sur son coup droit.

Mais Gilles Simon n'a pas affaire à un Roger Federer ordinaire (si cela existe). En difficulté au début du cinquième set, le Suisse élève son niveau de jeu à 3-2 et hurle son soulagement avec un break sur un passing gagnant. Il est minuit et le carrosse ne se transforme pas en citrouille. Le Français s'accroche et le tenant du titre doit s'employer pour conclure à sa cinquième balle de match. «Au début du cinquième set, je suis même un peu mieux que lui. Mais il sert mieux, il prend plus de temps et il est plus appliqué, se souvient le vainqueur de Sydney de retour au plus haut niveau. Il arrive à monter encore un peu. Moi j'étais déjà là-haut et je ne pouvais plus monter plus haut.» Mais à cette hauteur, il n'existe qu'un spécimen dans l'histoire du tennis : Roger Federer.
S.D.


REACTION

FEDERER : «UN GRAND MATCH»


«C'était un grand match. Nous avons joué à un très haut niveau pendant très longtemps. Comme la nuit dernière entre Hewitt et Nalbandian, c'est toujours dur de voir un vaincu après un grand match. Gilles a très bien joué. C'est un joueur très excitant à regarder car il propose toujours des choses différentes dans un match. Il peut jouer lentement, plus vite et c'est un excellent contreur. C'est un des joueurs qui va le plus vite et il retourne vraiment très bien. C'est un joueur différent. De mon côté, je suis très heureux parce que j'ai très bien joué. Il y a beaucoup de choses positives à retenir de ce match. Je ne pense pas avoir mal joué aux troisième et quatrième sets. Physiquement, je suis bien et je suis prêt pour affronter mon prochain adversaire que je connais depuis très longtemps. Aujourd'hui, ce match me donne beaucoup d'informations et devrait être très positif sur le long chemin d'un Grand Chelem. »
lequipe.fr


PROGRAMME DE JEUDI


Rod Laver Arena - A partir de 11h (1h en France)

Carla Suarez Navarro (ESP) - Kim Clijsters (BEL/n°3]) 0-0
Rafael Nadal (ESP/n°1) - Ryan Sweeting (USA) 0-0Nadia Petrova (RUS/n°13) - Alicia Molik (AUS) 1-1

Pas avant 19h (9h en France)

Samantha Stosur (AUS/n°5) - Vera Dushevina (RUS) 1-0
Juan Martin Del Potro (ARG) - Marcos Baghdatis (CYP/n°21) 1-0


Hisense Arena - A partir de 11h (1h en France)

Jelena Jankovic (SER/n°7) - Shuai Peng (CHN) 6-1
Bernard Tomic (AUS) - Feliciano Lopez (ESP/n°31) 0-0
Bojana Jovanovski (SER) - Vera Zvonareva (RUS/n°2) 0-0
Robin Söderling (SUE/n°4) - Gilles Muller (LUX) 2-0


Margaret Court Arena - A partir de 11h (1h en France)

Sorana Cirstea (ROU) - Shahar Peer (ISR/n°10) 0-1
Iveta Benesova (RTC) - Maria Kirilenko (RUS/n°18) 0-2
Andreas Seppi (ITA) - Jo-Wilfried Tsonga (FRA/n°13) 1-0
Lucie Safarova (RTC/n°31) - Klara Zakopalova (RTC) 0-2

Pas avant 19h (9h en France)

Illya Marchenko (UKR) - Andy Murray (GBR/n°5] 0-0


Show Court n°2 - A partir de 11h (1h en France)

Flavia Pennetta (ITA/n°22) - Lourdes Dominguez Lino (ESP) 4-1
Petra Martic (CRO) - Agnieszka Radwanska (POL/n°12) 0-0
Santiago Giraldo (COL) - Marin Cilic (CRO/n°15) 0-1
Michael Russell (USA) - David Ferrer (ESP/n°7) 0-0


Show Court n°3 - A partir de 11h (1h en France)

Milos Raonic (CAN) - Michael Llodra (FRA/n°22) 0-0
Maria Jose Martinez Sanchez (ESP/n°26) - Alize Cornet (FRA) 1-0
Anastasia Pavlyuchenkova (RUS/n°16) - Kristina Barrois (ALL) 2-0
John Isner (USA/n°20) - Radek Stepanek (RTC) 0-1


Show Court n°6 - A partir de 11h (1h en France)


Caroline Garcia (FRA) - Ayumi Morita (JAP) 0-0
Mikhail Youzhny (RUS/n°10) - Blaz Kavcic (SLV) 0-0
Lesya Tsurenko (UKR) - Ekaterina Makarova (RUS) 0-0
David Nalbandian (ARG/n°27) - Richard Berankis (LIT)0-0


Show Court n°7 - A partir de 11h (1h en France)

Benjamin Becker (ALL) - Alexandr Dolgopolov (UKR)0-00


Court n°8 - A partir de 11h (1h en France)

Alisa Kleybanova (RUS/n°24) - Simona Halep (ROU) 0-0
Guillermo Garcia-Lopez (ESP/n°32) - Eduardo Schwank (ARG) 1-0
Un double
Jürgen Melzer (AUT/n°11) - Pere Riba (ESP) 0-0


Court n°18- A partir de 11h (1h en France)

Un double
Anna Chakvetadze (RUS) - Petra Kvitova (RTC/n°25) 0-0
Jan Hernych (RTC) - Thomaz Bellucci (BRE/n°30) 0-0
# 20/01/2011 à 20:25 Nico
RESULTATS DE JEUDI

Nadal - Sweeting 6-2,6-1,6-1
Tomic - López 7-6(7/4),7-6(7/3),6-3
Isner - Štepánek 4-6,6-4,6-2,6-1
Cilic - Giraldo 6-3,7-6(7/1),6-1
Youzhny - Kavcic 6-3,6-1,5-7,4-6,6-1
Raonic - Llodra 7-6(7/3),6-3,7-6(7/4)Berankis - Nalbandian 6-1,6-0,2-0
Ferrer - Russell 6-0,6-1,7-5
Söderling - Muller 6-3,7-6(7/1),6-1
Hernych - Belluci 6-2,6-7(11/13),6-4,6-7(3/7),8-6
Dolgopolov - Becker 6-3,6-0,3-6,7-6(7/3)Tsonga - Seppi 6-3,7-6(7/1),7-6(7/5)Melzer - Riba 6-2,6-4,6-2
Baghdatis - Del Potro 6-1,6-3,4-6,6-3
García-López - Schwank 6-4,7-6(10/8),6-1
Murray - Marchenko 6-1,6-3,6-3


Nadal se promène


Après un échauffement de onze jeux face à Marcos Daniel au 1er tour, Rafael Nadal passe à l'entraînement avec une victoire tranquille (6-2, 6-1, 6-1) contre Ryan Sweeting.

Grippé à Doha, Rafael Nadal prend soin de lui à Melbourne. Après l'abandon de Marcos Daniel pour son entrée en lice (à 6-0, 5-0 en raison d'une blessure au genou), le numéro 1 mondial rend une copie quasi-parfaite face au qualifié américain Ryan Sweeting. Jugez plutôt... 83% des points gagnés derrière sa première balle, 7 aces, 36 coups gagnants, huit breaks convertis, un seul concédé, 15 points (sur 16) remportés au filet. En deux tours de chauffe, le Majorquin a seulement passé 2h28' sur le court. Au troisième tour, il tentera de venger son ami et partenaire d'entraînement, Feliciano Lopez (n°31), tombé sous les coups du grand espoir australien Bernard Tomic, invité par les organisateurs (7-6 [4], 7-6 [3], 6-3).


«Je suis heureux»

«J'ai disputé un match solide, commettant seulement quelques erreurs sur mon revers. Mon service a bien progressé depuis mon 1er tour, s'est-il réjoui. Je devrais peut-être jouer davantage à l'intérieur du court, me montrer plus agressif. Mais je suis heureux (...) Je connais Bernard Tomic. Il est très jeune mais il a assurément le potentiel pour se retrouver parmi les tout meilleurs à l'avenir (...) Le public est toujours fantastique ici. Si je joue contre des héros locaux, comme j'ai pu le faire par le passé face à Lleyton Hewitt (en 2004 et 2005, ndlr), ça ne change rien. Bien sûr, les spectateurs encouragent davantage leur joueur, mais ils se sont toujours montrés très respectueux envers moi.» - J.G.


PROGRAMME DE VENDREDI


Rod Laver Arena - A partir de 11h (1h en France)

Caroline Wozniacki (DAN/n°1) - Dominika Cibulkova (SLQ/n°29) : 5-2
Justine Henin (BEL/n°11) - Svetlana Kuznetsova (RUS/n°23) : 16-2
Xavier Malisse (BEL) - Roger Federer (SUI/n°2) : 1-7

Pas avant 19h (9h en France)

Stanislas Wawrinka (SUI/n°19) - Gaël Monfils (FRA/n°12) : 1-2
Venus Williams (USA/n°4) - Andrea Petkovic (ALL/n°30) : 0-0


Hisense Arena - A partir de 11h (1h en France)

Viktor Troicki (SER/n°29) - Novak Djokovic (SER/n°3) : 1-6
Andy Roddick (USA/n°8) - Robin Haase (HOL) : 0-0
Julia Goerges (ALL) - Maria Sharapova (RUS/n°14) : 0-1

Pas avant 19h (9h en France)


Kei Nishikori (JAP) - Fernando Verdasco (ESP/n°9) : 0-0


Margaret Court Arena - A partir de 11h (1h en France)


Monica Niculescu (ROU) - Francesca Schiavone (ITA/n°6) : 0-1
Na Li (CHI/n°9) - Barbora Zahlavova Strycova (RTC) : 0-0
Tomas Berdych (RTC/n°6) - Richard Gasquet (FRA/n°28) : 1-2


Show Court n°2 - A partir de 11h (1h en France)

Nicolas Almagro (ESP/n°14) - Ivan Ljubicic (CRO/n°17) : 1-3
Chanelle Scheepers (AFS) - Victoria Azarenka (BLR/n°8) : 0-1


Show Court n°3 - A partir de 11h (1h en France)

Anastasija Sevastova (LET) - Vesna Manasieva (RUS/Q) : 0-0
Un double dames
Tommy Robredo (ESP) - Sergiy Stakhovsky (UKR) : 1-1
# 22/01/2011 à 00:25 Nico
RESULTATS DE VENDREDI

Berdych - Gasquet 6-2,7-6(7/3),6-2
Verdasco - Nishikori 6-2,6-4,6-3
Almagro - Ljubicic 6-4,7-6(10/8),6-3
Djokovic - Troicki 6-2,0-0
Roddick - Haase 2-6,7-6(7/2),6-2,6-2
Wawrinka - Monfils 7-6(7/4),6-2,6-3
Robredo - Stakhovsky 5-7,6-2,6-4,6-2
Federer - Malisse 6-3,6-3,6-1


Federer impérial

Après son thriller contre Gilles Simon au tour précédent, Roger Federer (n°2) passe sans trembler l'obstacle Xavier Malisse, vendredi, pour rallier les huitièmes (6-3, 6-3, 6-1 en 1h45').

Roger Federer a remis de l'ordre. Très facile pour son entrée en lice face à Lukas Lacko (6-1, 6-1, 6-3 en 1h24'), malmené par Gilles Simon (6-2, 6-3, 4-6, 4-6, 6-3 en 3h13'), le Suisse a retrouvé sa vitesse de croisière. 1h45' de jeu, 36 points gagnants, sept breaks empochés, deux concédés. Le tout agrémenté de quelques coups de génie dont lui seul a le secret. Xavier Malisse, pourtant auteur d'un très bon début de saison - comme en atteste sa finale à Chennai -, préfère en sourire. Le Belge encaisse sa huitième défaite de rang face au numéro 2 mondial. Son unique succès remontant aux quarts de finale de Coupe Davis... en 1999. Son adversaire, de son côté, aligne une 57e victoire à Melbourne (pour 7 revers).

«C'était assez intense»

«Ce n'est pas parce que mon deuxième tour contre Simon s'est étalé sur cinq sets que c'était un mauvais match. Généralement, d'ailleurs, les rencontres qui durent longtemps sont meilleures que les autres en termes de niveau. Ceci dit, c'était assez intense aujourd'hui (vendredi) aussi, a expliqué le tenant du titre. Le score des deux premiers sets ne traduit pas vraiment la réalité du terrain. Il était en tête 3-1 dans la deuxième manche, puis j'ai aligné onze jeux d'affilée (...) Venir au filet, essayer des choses différentes, tenter des lobs, de grands coups droits, bien jouer tactiquement, me retrouver sur de grands courts : c'est tout ça qui me fait encore vibrer.» Il en aura (sans doute) de nouveau l'occasion face à Tommy Robredo, tombeur de Sergiy Stakhovsky (5-7, 6-2, 6-4, 6-2), pour une place en quarts de finale.
J.G.


PROGRAMME DE SAMEDI

Rod Laver Arena - A partir de 11h (1h en France)

Lucie Safarova (RTC/n°31) - Vera Zvonareva (RUS/n°2) : 0-0
Guillermo Garcia-Lopez (ESP/n°32) - Andy Murray (GBR/n°5) : 0-1
Alizé Cornet (FRA) - Kim Clijsters (BEL/n°3) : 0-0

Pas avant 19h (9h en France)


Samantha Stosur (AUS/n°5) - Petra Kvitova (RTC/n°25) : 1-1
Rafael Nadal (ESP/n°1) - Bernard Tomic (AUS/WC) : 0-0


Hisense Arena - A partir de 11h (1h en France)

Robin Söderling (SUE/n°4) - Jan Hernych (RTC/Q) : 0-0
Anastasia Pavlyuchenkova (RUS/n°16) - Iveta Benesova (RTC) : 2-0
Flavia Pennetta (ITA/n°22) - Shahar Peer (ISR/n°10) : 3-2

Pas avant 19h (9h en France)


Jürgen Melzer (AUT/n°11) - Marcos Baghdatis (CHY/n°21) : 0-0


Margaret Court Arena - A partir de 11h (1h en France)

Simona Halep (ROU) - Agnieszka Radwanska (POL/n°12) : 0-0
Alexandr Dolgopolov (UKR) - Jo-Wilfried Tsonga (FRA/n°13) : 0-1
John Isner (USA/n°20) - Marin Cilic (CRO/n°15) : 0-0


Show Court n°2 - A partir de 11h (1h en France)

Un double hommes
Richard Berankis (LIT) - David Ferrer (ESP/n°7) : 0-0
Nadia Petrova (RUS/n°13) - Ekaterina Makarova (RUS) : 2-2


Show Court n°3 - A partir de 11h (1h en France)

Mikhail Youzhny (RUS/n°10) - Milos Raonic (CAN/Q) : 0-0
Shuai Peng (CHN) - Ayumi Morita (JPN) : 2-1
# 23/01/2011 à 00:21 Nico
RESULTATS DE SAMEDI

Dolgopolov - Tsonga 3-6,6-3,3-6,6-1,6-1
Melzer - Baghdatis 6-7(5/7),6-2,6-1,4-3
Murray - García-López 6-1,6-1,6-2
Nadal - Tomic 6-2,7-5,6-3
Cilic - Isner 4-6,6-2,6-7(5/7),7-6(7/2),9-7
Raonic - Youzhny 6-4,7-5,4-6,6-4
Ferrer - Berankis 6-2,6-2,6-1
Söderling - Hernych 6-3,6-1,6-4


Nadal, le métier a parlé

Malmené le temps d'un set - le deuxième - par le grand espoir australien Bernard Tomic, Rafael Nadal (n°1) parvient à s'en sortir en trois manches, samedi, au 3e tour (6-2, 7-5, 6-3 en 2h30').

L'expérience de l'un combinée au manque d'habitude de l'autre. Impatient d'affronter pour la première fois l'actuel patron du circuit au point de l'attendre de longues minutes dans le tunnel qui mène à la Rod Laver Arena, Bernard Tomic plonge tout de suite dans le grand bain avec un premier jeu de service - victorieux - long de sept minutes. Rafael Nadal n'est pas là pour amuser la galerie australienne, qui voit en ce grand espoir de 18 ans (1,93 m) sa dernière chance dans le tournoi après l'élimination de Samantha Stosur. deux breaks et 44 minutes plus tard, le Majorquin vire en tête (6-2).

Assez raide sur ses jambes au moment de la frappe, nonchalant dans son attitude, le cadet ne paie pas de mine. Et pourtant... Son service canon et ses boulets en coup droit commencent tout doucement à fissurer la muraille adverse. 1, 2, 3, 4-0. Le numéro 1 mondial, sur le reculoir, s'agace et commet des erreurs inhabituelles. Oui, mais... Rafael ne serait pas Nadal s'il ne parvenait pas à renverser les situations les plus compromises. Contraint d'écarter une balle de 1-5, il recolle à 3-4 sur une double faute adverse, égalise avec un jeu blanc (4-4) puis porte l'estocade dans le "money time" (7-5).

«Je vais devoir mieux jouer»

Loin de courber l'échine, Bernard Tomic joue sa carte chance à fond, à l'image de ses quatre balles de break (deux à 0-1 et deux à 1-2). La tête de série numéro 1 ne lâche pourtant pas une seule fois son engagement, fait rater son vis-à-vis et n'hésite pas à venir au filet pour couper les trajectoires. On appelle ça le métier. Sans jouer son meilleur tennis, Rafael Nadal composte son billet pour les huitièmes de finale, où il retrouvera Marin Cilic (n°15). Sans perdre un set. Un constat amer pour ses rivaux.

«Bernard a bien progressé. S'il continue sur cette lancée, il peut devenir l'un des meilleurs joueurs du monde. A 4-0 en sa faveur au deuxième set, je pense surtout à ne pas prendre une "bulle" (rires). Il était en confiance, il me faisait déjouer... Il est très difficile de le faire bouger derrière sa ligne de fond de court. J'ai trouvé la solution en venant à la volée. Je n'avais pas les armes pour prendre le dessus en restant derrière aujourd'hui (samedi), a-t-il expliqué au micro du stade. Pour poursuivre ma route ici, je vais devoir mieux jouer. Il faut que je sois plus agressif, et sur une plus longue durée.»
J.G.


PROGRAMME DE DIMANCHE

Rod Laver Arena - A partir de 11h (1h en France)

Caroline Wozniacki (DAN/n°1) - Anastasija Sevastova (LET) : 0-0
Na Li (CHN/n°9) - Victoria Azarenka (BLR/n°8) : 2-1
Tommy Robredo (ESP) - Roger Federer (SUI/n°2) : 1-9

Pas avant 19h (9h en France)

Andrea Petkovic (ALL/n°30) - Maria Sharapova (RUS/n°14) : 0-1
Andy Roddick (USA/n°8) - Stanislas Wawrinka (SUI/n°19) : 1-2

Hisense Arena - Pas avant 13h (3h en France)

Nicolas Almagro (ESP/n°14) - Novak Djokovic (SER/n°3) : 0-1
Svetlana Kuznetsova (RUS/n°23) - Francesca Schiavone (ITA/n°6) : 7-3


Margaret Court Arena - Pas avant 14h30 (4h30 en France)

Tomas Berdych (RTC/n°6) - Fernando Verdasco (ESP/n°9) : 6-4
# 23/01/2011 à 15:32 Nico
RESULTATS DE DIMANCHE

Berdych - Verdasco 6-4,6-2,6-3

Djokovic - Almagro 6-3,6-4,6-0

Wawrinka - Roddick 6-3,6-4,6-4

Federer - Robredo 6-3,3-6,6-3,6-2


Federer en habitué

En s'imposant (6-3, 3-6, 6-3, 6-2) contre Tommy Robredo, Roger Federer enregistre son 27e quart de finale d'affilée en Grand Chelem et égale ainsi le record de Jimmy Connors.

Comme un feuilleton américain, un match entre Tommy Robredo et Roger Federer se termine toujours avec la victoire (6-3, 3-6, 6-3, 6-2 en 2h25') du héros. Lors de ce dixième opus officiel, l'Espagnol pimente l'histoire avec un set empoché. Ce serait presque anecdotique si ce n'était pas si rare. En neuf ans de confrontations, le 52e mondial a accroché deux sets sur 23. Quand il breake le Suisse à 6-3, 3-4, la Rod Laver s'étonne. Quand il remporte la deuxième manche sur une 21e faute directe du 2e mondial (40 au total pour 50 points gagnants), le public attend la suite. Et Mirka, madame Federer, dodeline de la tête.

Tommy Robredo n'a pas les armes pour inquiéter Roger Federer, mais Roger Federer peut toujours s'inquiéter lui-même en raison d'une certaine nonchalance. Mais un champion de sa dimension ne peut être suffisant. Il a trop de respect pour le jeu et d'expérience pour mépriser un adversaire. Alors il ajuste la mire, réduit son pourcentage d'erreurs, ne cherche plus à engager le combat du fond de court et vient tranquillement finir ses points au filet. Pour suivre le match, il faut suivre les montées au filet du Suisse : 10 au premier set, 6 au deuxième, 16 au troisième et 18 au quatrième.

Encore un record

Malgré sa combativité et son jeu complet, l'Espagnol pâtit d'un manque de coups forts. Il ne peut pas qu'attendre une baisse de régime de son adversaire. Mais Roger Federer ne veut pas lambiner sur la Rod Laver ensoleillée. Alors il accélère pour décrocher un nouveau record. Lequel ? Le record du nombre de quarts de finale d'affilée en Grand Chelem.

Avec cette victoire, il vient d'égaler Jimmy Connors et ses 27 quarts successifs. Depuis Roland-Garros 2004 contre Gustavo Kuerten, Roger Federer répond au rendez-vous. Alors il attend avec sérénité un autre rendez-vous face à deux grandes connaissances, Andy Roddick (20-2), ou Stanislas Wawrinka (6-1). Les sportifs aiment les habitudes, Roger Federer adore les bonnes habitudes. Il n'a pas perdu depuis quatorze matches...
S.D.


PROGRAMME DE LUNDI

Rod Laver Arena - A partir de 11h (1h en France)

Robin Söderling (SUE/n°4) - Alexandr Dolgopolov(UKR) : 0-0
Jürgen Melzer (AUT/n°11) - Andy Murray (GBR/n°5) : 0-3

Pas avant 19h30 (9h30 en France)

Rafael Nadal(ESP/n°1) - Marin Cilic (CRO/n°15) : 0-1
Ekaterina Makarova (RUS) - Kim Clijsters (BEL/n°3) : 0-0


Hisense Arena 6 - A partir de 11h (1h en France)

Petra Kvitova (RTC/n°25) - Flavia Pennetta (ITA/n°22) : 1-2
Iveta Benesova (RTC) - Vera Zvonareva (RUS/n°2) : 1-3
Milos Raonic (CAN/Q) - David Ferrer (ESP/n°7) : 0-0


Margaret Court Arena - A partir de 13h30 (3h30 en France)

Shuai Peng (CHN) - Agnieszka Radwanska (POL/n°12) : 1-2
# 24/01/2011 à 16:58 Nico
RESULTATS DE LUNDI

Nadal - Cilic 6-2,6-4,6-3

Ferrer - Raonic 4-6,6-2,6-3,6-4

Dolgopolov - Söderling 1-6,6-3,6-1,4-6,6-2

Murray - Melzer 6-3,6-1,6-1


Nadal monte en puissance


Rafael Nadal se qualifie (6-2, 6-4, 6-3) pour les quarts aux dépens de Marin Cilic, entamé par son marathon précédent. Au prochain tour, il affrontera son grand copain, David Ferrer.

Dans les allées de Melbourne Park, la Rafamania bat son plein. Sur la Rod Laver Arena, Rafael Nadal (n°1) fait un tabac. Arrivé grippé et fatigué, il ne perd pas un set en quatre matches et dispose (6-3, 6-4, 6-3 en 2h31') de Marin Cilic (n°15) pour rejoindre David Ferrer en quart. Il vient d'enregistrer sa 25e victoire d'affilée en Grand Chelem et reste en course pour le RafaSlam. Le convalescent va bien, merci. Et Marin Cilic ne peut pas lui provoquer un léger mal de tête.

Entamé par son marathon au tour précédent contre John Isner, le Croate force et réalise la pire entrée en matière face au Majorquin. Il mène 40-0 et se fait breaker dès le premier jeu. Ce petit coup de massue lui rappelle sa fatigue et la Nadal attitude qui se résume en une phrase : un jeu n'est jamais gagné, chaque point est une lutte. Cette banalité prend tout son sens avec le numéro 1 mondial. C'est toujours un combat et le 15e mondial n'a pas la force. Son service (49% de premières balles au premier set, 55% au total) et son corollaire, les points gratuits, le lâchent à l'image d'une quatrième double faute pour conclure le match. Son coup droit l'abandonne. Et il souffre en revers sur les coups droits courts croisés de Rafael Nadal. Ca fait beaucoup. Beaucoup trop. Mais il nie la fatigue et met en cause les conditions : « Je ne me sentais pas diminué physiquement. J'allais bien. Ce sont davantage les conditions de jeu qui m'ont gêné. Il faisait froid et c'était un peu plus lent. Il était vraiment difficile d'être agressif dans ces conditions. »

Cilic ne répond plus

Pourtant Marin Cilic possède des armes pour embêter sérieusement l'Espagnol. Il l'a déjà prouvé à Pékin en 2009 avec une victoire (6-1, 6-3) contre Rafael Nadal et sa taille lui permet de ne pas être trop gêné par le lift adverse. Mais le Rafa made in Grand Chelem n'est pas le Rafa ordinaire. Il a du temps pour user son adversaire, il a du temps pour installer son travail de sape et il a du temps pour éviter les coups de chaleur adverses. Alors il maîtrise. Sans plus. Et il récolte les généreuses offrandes adverses (48 fautes directes pour 32 points gagnants).

Quelques grimaces sur sa longueur de balle et des erreurs inhabituelles (21 fautes directes pour 26 points gagnants) prouvent sa marge de progression. Rafael Nadal n'est pas encore à plein régime, mais il monte en puissance. Son prochain adversaire, David Ferrer, le sait bien : plus le tournoi avance, plus le Majorquin est dangereux. Cette 15e confrontation (11-3) s'annonce contre le premier vrai test physique du numéro 1 mondial.
S.D.


REACTION

NADAL : « JE JOUE BEAUCOUP MIEUX»

« Aujourd'hui, je me sentais très bien. Je n'ai pas transpiré comme les autres jours. C'est une excellente nouvelle pour moi, mais la meilleure nouvelle est que je joue beaucoup mieux que les autres jours. J'avais su garder un très bon rythme et jouer à l'intérieur du court. J'ai joué plus agressif, réussi des changements de rythme avec des slices et des lifts en revers. Mon service a mieux marché aujourd'hui. De manière générale, c'était un très bon match et c'est une victoire importante pour moi. »


PROGRAMME DE MARDI

Rod Laver Arena - A partir de 11h (1h en France)

Andrea Petkovic (ALL/n°30) - Li Na (CHN/n°9) 0-0

Pas avant 12h30 (2h30 en France)


Stanislas Wawrinka (SUI/n°19) - Roger Federer (SUI/n°2) 1-6
Caroline Wozniacki (DAN/n°1) - Francesca Schiavone (ITA/n°6) 2-2

Pas avant 19h30 (09h30 en France)


Tomas Berdych (RTC/n°6) - Novak Djokovic (SER/n°3) 1-4
# 25/01/2011 à 20:39 Nico
RESULTATS DE MARDI


Federer - Wawrinka 6-1,6-3,6-3

Djokovic - Berdych 6-1,7-6(7/5),6-1


La leçon de Maître Federer


En total contrôle, Roger Federer donne une leçon (6-1, 6-3, 6-3 en 1h47') à Stanislas Wawrinka, très inhibé. En demi-finale, le n°2 mondial affrontera Novak Djokovic.

Roger Federer lève sobrement les bras. Il voit bien la détresse de son adversaire et ami, Stanislas Wawrinka. Sur le papier, il y a deux Suisses. Sur le court, il n'y en a qu'un. Pendant 1h47' sur la Rod Laver, le numéro 2 mondial joue en solo, s'impose (6-1, 6-3, 6-3) et enregistre sa quinzième victoire d'affilée. Inhibé et sans solution, son cadet est submergé par l'événement d'un premier quart de finale 100% suisse en Grand Chelem et par le jeu de son adversaire. « Il a trop bien joué pour moi aujourd'hui, constate Stanislas Wawrinka. Il avait des réponses à tout ce que j'essayais et il a mis le doute dans mon jeu. »

Tout semble trop grand pour le 19e mondial : son adversaire, le court et l'événement. Sur le papier, il possède des arguments pour vaincre le complexe d'infériorité. Invaincu depuis le début de la saison, tombeur de Gaël Monfils et Andy Roddick aux tours précédents et fort de sa victoire contre Andy Murray à l'US Open, il se présente en confiance. Sur le court, il fait tout pour rester dans l'ombre. Et Roger Federer l'aide bien. Le tenant du titre connaît son ascendant psychologique. Dans ce contexte, il sait l'importance du début de match. Un jeu blanc et un break enfoncent le clou.

Après sept minutes, le numéro 2 mondial mène 3-0, ne commet aucune faute et inscrit cinq coups gagnants. Stanislas Wawrinka ne voit pas le jour. «J'ai eu un petit moment d'adaptation aux conditions, je n'avais pas joué une seule fois de jour, plaide le vaincu. Il m'a mis beaucoup de pression. » Son beau revers dévisse, ses jambes sont alourdies par son cerveau en ébullition et son jeu convient à merveille à son adversaire. Roger Federer lit Stanislas Wawrinka comme un livre. Il anticipe bien son service, neutralise son revers et s'appuie sur une qualité de service incroyable (77% de premières balles, 5 aces). Il fait tout mieux.

« J'ai bien servi et bien retourné. Le retour était très important contre lui car je ne débutais pas les échanges de façon passive sur ses jeux de service, analyse le tenant du titre en insistant également sur l'importance de son début de match. J'étais assez offensif. » Le numéro 2 mondial ne connaît vraiment qu'une alerte à 6-1, 3-2 (30-40). Sur sa seule balle de break, le cadet dévisse en revers. Il vient de laisser passer son unique chance. Il ne nie pas les faits et dit clairement qu'il s'est fait « éclater contre Rodge aujourd'hui. Il n'y a pas grand-chose à dire sur le match, il a tout simplement été plus fort. » En bon camarade, Rodge évoque l'importance de l'expérience.
S.D.


Djokovic rejoint Federer


Novak Djokovic (n°3) domine (6-1, 7-6 [5], 6-1 en 2h32') Tomas Berdych (n°6), mardi, en quarts. Il retrouvera Roger Federer (n°2) pour une place en finale.

Bon pied, bon oeil. Pour son quinzième quart de finale en Grand Chelem, le Serbe donne le "la" avec un set initial avalé en 36 minutes. Impeccable au service (76% de premières, 3 aces, aucune balle de break concédée), bien campé sur sa ligne de fond, il distribue (12 points gagnants), principalement avec son grand coup droit, et s'immisce avec succès à la volée (4/4). Pris de vitesse, Tomas Berdych, facile vainqueur de Richard Gasquet et Fernando Verdasco aux tours précédents, ramasse les miettes (17 points remportés sur 48 disputés).

En début de deuxième manche, pourtant, le masque du "Djoker" tombe sur le visage du Serbe. Ses yeux se brouillent (ses fameuses lentilles de contact), son souffle se fait plus court et il commence à s'agacer. Ses frappes moins perforantes laissent à Tomas Berdych plus de temps pour s'organiser. Et les coups de canon fusent (20 points gagnants). Branché sur courant alternatif, le numéro 3 mondial, distancé (1-4), retrouve toute sa vista pour refaire son retard (3-4)... face à un adversaire qui connaît à son tour des problèmes de lentilles. Le lauréat de l'édition 2008 a retrouvé le fil et ce n'est pas de la poudre aux yeux.


«J'ai de bonnes chances dans ce tournoi»

Son jeu décisif solide - rejoint à 5-5 après avoir mené 5-2, il peut compter sur deux fautes directes en coup droit - éteint les dernières velléités d'un adversaire assez marqué physiquement. Roger Federer (n°2) se dresse maintenant sur sa route. Lors de leur dernier face-à-face en Grand Chelem, en demi-finales de l'US Open, Novak Djokovic l'avait emporté en cinq manches après avoir sauvé deux balles de match.

«J'ai essayé de changer de rythme, de varier. Quand il est bien sur la balle, il est très puissant, très fort en fond de court. C'était très accroché, surtout dans le deuxième set, a-t-il reconnu au micro du stade. Cette manche s'est révélée très importante pour ma confiance. Ensuite, j'ai pu me relâcher et prendre plus de risques (...) Si je continue à jouer comme ça, j'ai de bonnes chances dans ce tournoi. Mais maintenant, c'est le plus grand joueur de l'histoire qui m'attend.» Et ça, ce n'est pas une vue de l'esprit.
J.G.


Nadal vers son Grand Chelem

Plus que trois matches et Rafael Nadal sera en mesure d'accomplir ce que personne n'a réalisé depuis 1969... Contrairement à Pete Sampras et Roger Federer, qui avaient frôlé cet exploit en 1994 et 2007, Nadal joue sa chance sur une surface qui convient parfaitement à son jeu. Et plus lente le soir..
S’il venait à remporter cet Open d’Australie, dimanche 30 janvier, Rafael Nadal aurait rendez-vous avec l’histoire, une fois de plus. Cette deuxième semaine de l’Open d’Australie n’est peut-être pas une semaine comme les autres dans la carrière du Majorquin et dans la saga d’un sport qui vit un âge d’or en ce qui concerne le tennis masculin en raison de la coexistence de deux champions de la trempe de Rafael Nadal et de Roger Federer. Federer est probablement le plus grand joueur de tous les temps, mais il est possible que cette distinction lui soit rapidement retirée si Nadal continue d’engranger les titres majeurs avec cette rapidité. Les jours qui viennent vont peser lourd dans l’aventure sportive de Rafael Nadal qui se trouve dans la position unique de gagner un quatrième tournoi du Grand Chelem en succession, ce qu’aucun joueur n’a réussi depuis l’Australien Rod Laver en 1969. « C’est peut-être la seule fois que cette chance se présentera », a-t-il dit.

Dans l’histoire du jeu, sept joueurs seulement ont inscrit tous les tournois du Grand Chelem au moins une fois à leur palmarès : Donald Budge, Fred Perry, Rod Laver, Roy Emerson, Andre Agassi, Roger Federer et Rafael Nadal. Deux uniquement ont réussi la prouesse d’être les tenants du titre des quatre à la fois : l’Américain Donald Budge (1938) et l’Australien Rod Laver (1962, 1969). Depuis Rod Laver en 1969, deux joueurs se sont retrouvés dans la position de Rafael Nadal après avoir gagné trois tournois du Grand Chelem d’affilée : Pete Sampras et Roger Federer à deux reprises. Vainqueur à Wimbledon et à l’US Open en 1993, puis à l’Open d’Australie en 1994, Sampras avait mordu la poussière à Roland-Garros face à Jim Courier en quarts de finale. La terre battue de la Porte d’Auteuil avait également été fatale à Roger Federer, à un match de l’exploit, en 2006 et en 2007 lorsqu’il avait perdu en finale contre Rafael Nadal.

"Ce serait plus fort que les Grands Chelems d'hier"

Sampras et Federer avaient échoué sur ce qui est considéré comme leur moins bonne surface. En triomphant à Wimbledon et plus encore à l’US Open, où le Decoturf est peut-être le revêtement le plus rapide des tournois majeurs, Nadal a fait le plus dur, en quelque sorte. A Melbourne, le Plexicushion convient idéalement à son style de jeu. La balle gicle énormément et le lift peut y est amplifié. Dans la mesure où les demi-finales et la finale sont toutes programmées en nocturne, il est en plus « favorisé » s’il est encore en course après son quart de finale contre David Ferrer également prévu de nuit. C’est ce que constate l’Australien Darren Cahill, l’ancien entraîneur d’Andre Agassi, consultant à Melbourne pour la chaîne américaine ESPN. "Federer l’a souligné à plusieurs reprises et c’est peut-être une manière pour lui de marquer une toute petite inquiétude, explique-t-il. La surface est plus rapide l’après-midi et ralentit vraiment le soir et cela d’autant plus qu’il y a eu pas mal de fraîcheur cette année à Melbourne et que cela devrait continuer jusqu’à la fin de la semaine. Ce sont des conditions idéales pour Nadal qui, s’il va au bout, aura joué de surcroît tous ses matches en nocturne à partir du troisième tour."

Dans l’hypothèse où Nadal parviendrait à ses fins, certains refuseraient de parler de Grand Chelem parce qu’il ne serait pas réalisé lors d’une même année calendaire contrairement aux trois Grands Chelems de Donald Budge (1938) et de Rod Laver (1962, 1969). Ce Grand Chelem signé Nadal ne conviendrait pas exactement à la définition de l’inventeur de l’expression Grand Chelem, née en 1938 sous la plume d’Allison Danzig, journaliste américain du New York Times qui trouva cette formule empruntée au bridge pour qualifier cette année-là les quatre victoires majeures de Donald Budge. "Gagner quatre tournois du Grand Chelem de suite, à notre époque, avec la concurrence qui existe aujourd’hui, ce serait plus fort que les Grands Chelems d’hier", analyse Jim Courier, ancien n°1 mondial, commentateur pour Channel 7, la chaîne australienne. Au temps de Budge et de Laver, trois des quatre épreuves du Grand Chelem étaient, en effet, disputées sur gazon et le niveau de la concurrence était nettement moins élevé. Comparer les époques ou les palmarès à travers le temps ne rime pas à grand-chose, en vérité. Mais au moins est-il permis de dire que ce que Nadal essaie de réussir cette semaine, personne ne l’a fait avant lui et que ce serait un prodigieux tour de force, à défaut d’être un vrai Grand Chelem selon les canons des puristes.
eurosport.fr


PROGRAMME DE MERCREDI


Rod Laver Arena - A partir de 11h (1h en France)

Petra Kvitova (RTC/n°25) - Vera Zvonareva (RUS/n°2) : 1-1

Pas avant 12h30 (2h30 en France)

Agnieszka Radwanska (POL/n°12) - Kim Clijsters (BEL/n°3) : 0-1
Alexandr Dolgopolov (UKR) - Andy Murray (GBR/n°5) : 0-0

Pas avant 19h30 -9h30 en France)

Rafael Nadal (ESP/n°1) - David Ferrer (ESP/n°7) : 11-3
# 27/01/2011 à 00:11 Nico
RESULTATS DE MERCREDI

Le crève-coeur de Nadal

Blessé aux ischio-jambiers dès le début du match et largement diminué, Rafael Nadal s'incline (6-4, 6-2, 6-3) contre David Ferrer. Le Rafa Slam s'est envolé en quarts de finale.

La télévision australienne passe en boucle les images du « drama ». Quel drame ? La blessure de Rafael Nadal, battu (6-4, 6-2, 6-3 en 2h32') par David Ferrer en quarts de finale. Le jour de la fête nationale, les spectateurs de la Rod Laver Arena attendent le numéro 1 mondial et le feu d'artifice, prévu à 21h15'. Mais la fête tourne court. A 2-1, l'Espagnol appelle le docteur et sort du terrain. Il revient avec un bandage à la cuisse gauche. La mine défaite, il reprend le match.

Ses grimaces en disent long et ses échanges avec son oncle laissent craindre l'abandon. Mais il continue. Au bord du court, Todd Woodbridge, ancien joueur et consultant pour Seven Sport, explique qu'il « y a plus de personnel médical dans les allées que dans Grey's Anatomy ». A chaque changement de côté, c'est "Docteur House" sur le central avec la venue du médecin. L'an dernier au même stade de la compétition, Rafael Nadal a dû renoncer contre Andy Murray. Alors ? Wait and see...

Nadal sans armes

Malgré des appuis fuyants, le champion se bat, lâche ses coups et revient de 5-2 à 5-4, service à suivre. Sur une 15e faute directe en coup droit, il cède le premier set. Quand il breake d'entrée dans la deuxième manche, ses fans espèrent. En vain. Il ne peut rien faire et David Ferrer fait son job. Comme prévu, à 21h15', le feu d'artifice vient égayer cette soirée bien triste. Les joueurs s'arrêtent pendant dix minutes à 6-4, 3-2.

Rafael Nadal parlemente encore avec le docteur, s'étire et jette un regard vers le spectacle. Et il continue. Pourquoi ? Un mélange d'espoir pieux et de frustration du champion. Il n'y arrive pas, il est désarmé, mais il essaie. Le langage du corps, le bien nommé, ne trompe pas : aucun vamos, aucun poing brandi, des gestes de dépit et des regards sans vie. Sans physique et face à un combattant de la dimension de David Ferrer, Rafael Nadal ne peut que compter les points... jusqu'à (6-4, 6-2, 6-3). David Ferrer célèbre sa deuxième demi-finale du Grand Chelem et salue son ami d'un air interrogatif. Le rêve de son copain de remporter quatre tournois du Grand Chelem s'envole. Et sa saison ?
S.D.


Nadal : «Je déteste abandonner»

Effondré mais digne, Rafael Nadal ne veut pas évoquer sa blessure pour ne pas dévaloriser la performance de David Ferrer. Il dit ne pas en connaître la nature.

« Rafael Nadal, pouvez-vous nous parler de votre blessure ?

Je ne peux rien dire sur la blessure. Je préfèrerais ne pas en parler. Premièrement, je ne sais rien ce soir (mercredi). Deuxièmement, par respect pour le vainqueur et mon ami, je préfère parler du match. Il a joué à un très haut niveau et je veux le féliciter et lui souhaiter le meilleur pour sa demi-finale. Il fait un tournoi fantastique. S'il continue à jouer comme ça, il a de bonnes chances.

Pouvez-vous néanmoins expliquer vos difficultés pour vous déplacer ?

Je n'ai pas à dire ce que je ressens sur le court parce que j'ai essayé de faire de mon mieux tout le temps. Mais je ne me sentais pas au mieux. J'ai connu un problème en tout début de match. Après ça, c'était presque fini. C'est tout ce que je peux dire. Pour moi, c'est difficile de venir ici et de parler de ça. A Doha, j'ai été malade. Aujourd'hui (mercredi), j'ai un autre problème. Je ne veux pas donner l'image de celui qui a toujours un problème quand il perd. Je préfère ne pas parler de ça aujourd'hui. Ce serait gentil de votre part de respecter cette chose-là. Merci.

Si vous n'aviez pas affronté un ami, auriez-vous continué le match ?

Je déteste les abandons, ce n'était pas le jour. Je l'ai fait l'an dernier et j'ai détesté ce moment. Je ne voulais pas le répéter.

Vous sembliez bien contre Marin Cilic. Avez-vous senti quelque chose de particulier ces deux derniers jours ?

Je me sentais fantastiquement bien. Hier (mardi), je me suis très bien entraîné. Avant le match, mon échauffement s'est très bien passé. Tout était positif. J'ai commencé la deuxième semaine en me sentant de mieux en mieux : la santé, la transpiration, le niveau de jeu. Tout allait de mieux en mieux.

Que ressentez-vous par rapport à votre abandon, l'an dernier ?

C'est différent car c'étaient les genoux l'an dernier. J'avais un gros problème avec mes genoux. Je ne voyais pas de solution. Là, ce n'est pas le cas. J'ai gagné trois Grands Chelems de plus, quelques Masters 1000 et d'autres tournois. Je ne peux rien dire de mauvais car j'ai vécu une saison fantastique. Ce n'est pas possible d'être toujours à 100%. Ce n'est pas possible d'avoir tous les signaux au vert tout le temps pour gagner le tournoi. Cette année commence encore avec un peu de malchance. Je vais travailler dur pour revenir et avoir une chance d'être compétitif contre les meilleurs. J'adore jouer au tennis. J'adore la compétition. Et en général, j'adore les moments difficiles parce que tu peux inverser la tendance en travaillant dur chaque jour. »
S.D.


Ferrer savoure quand même

David Ferrer est heureux de rejoindre le dernier carré à Melbourne mais il sait que son match contre Andy Murray sera sans doute plus délicat que la victoire obtenue face à un Rafael Nadal diminué.

David Ferrer jouera sa deuxième demi-finale en Grand Chelem, après avoir bénéficié des tourments physiques de Rafael Nadal. «Ce ne fut pas facile, Rafa avait un problème physique mais je me suis concentré sur mon jeu, a commenté l'Espagnol. J'ai été très régulier durant les trois sets. Contre Rafa, je dois toujours jouer de façon agressive, il défend incroyablement bien.»

Ferrer s'attend à un combat plus âpre face à Andy Murray en demi-finales : «Il faudra que je retourne très bien, car il a un très bon premier service. Il est plus expérimenté que moi à ce niveau (Murray jouera sa 5e demi-finale en Grand Chelem) mais j'ai 28 ans, cela fait pas mal d'années maintenant que je suis sur le circuit.»

Invaincu cette année, soit 9 matches, après son titre à Auckland, le 7e mondial a retrouvé un excellent niveau de jeu. «Mais je pense avoir joué le meilleur tennis de ma vie à Shanghai en 2007 (lors du Masters, où il fut finaliste). J'avais gagné quatre matches contre de très grands joueurs. Mais c'est quand même un moment très agréable.
lequipe.fr


Murray, l'éloge de la constance

Plus régulier, Andy Murray a évité (7-5, 6-3, 6-7 [3], 6-3) le piège tendu par Alexandr Dolgopolov et attend David Ferrer en demi-finale.

Quand deux spécialistes du dérèglement tennistique se rencontrent, cela donne une discussion bizarre. Bizarre, vous avez dit bizarre ? Oui, avec des breaks et des débreaks. Oui, avec des coups fulgurants et des rallyes au ralenti. Oui, avec des échappées belles et des retours fantastiques. A ce jeu, l'expérience d'Andy Murray s'impose (7-5, 6-3, 6-7 [3], 6-3 en 3h06') contre la fantaisie d'Alexandr Dolgopolov. Mais le Britannique laisse son premier set en route et son adversaire confirme tout son talent. Même l'Ecossais adoube l'Ukrainien : « Il est très atypique. C'est difficile de trouver son rythme face à lui. C'est vraiment un très, très bon joueur, il ne faut pas le sous-estimer. Semaine après semaine, il s'améliore et je suis sûr qu'il va poser des problèmes à beaucoup de joueurs dans le futur.»

Dès l'entrée sur la Rod Laver Arena, l'Ukrainien dénote avec sa musique dans les oreilles et sa vraie décontraction. Quoi qu'il arrive, il joue. Au sens propre. Le tombeur de Jo-Wilfried Tsonga et Robin Söderling s'amuse sur le court et ne se laisse jamais démonter par l'événement ou le palmarès de son opposant. Depuis son enfance, il traîne dans les clubs de tennis avec son père, coach d'Andreï Medvedev, et tape la balle avec des champions. Alors un premier quart de finale de Grand Chelem ne l'impressionne pas. «Rester en fond de court face à lui aurait été suicidaire et j'aurais perdu en trois sets secs, explique Alexandr Dolgopolov, qui a enlevé le Junior après son nom car c'était trop long à prononcer. Je devais rentrer dans la balle et jouer la tactique juste. Si j'avais été mieux physiquement, le match aurait peut-être pu être plus serré. »

Murray éteint l'incendie

Mené 4-1 au premier set, Alexandr Dolgopolov revient, agresse en permanence le 5e mondial, sert à la perfection (10 aces au premier set, 16 au total) et s'offre même quatre balles de 6-6 sur son service. Mais une erreur de jeunesse sur un smash pas assez claqué, quelques fautes et une défense de fer d'Andy Murray referment la parenthèse ukrainienne. Pour un temps... Le finaliste de l'an dernier déroule. Au deuxième set, il ne perd que deux points sur sa mise en jeu et encore à 5-3 (40-0). Puis il se détache 3-1 dans la troisième manche.

Le 46e mondial ressort alors la boîte magique des coups gagnants (57 au total pour 77 fautes directes). Avec ses variations en revers slicé, ses premières balles à plus de 210 km/h, ses coups droits dans la foulée et son grain de folie, il bouleverse la donne. Agressé en permanence, l'Ecossais recule et commence à râler devant son manque de réussite sur les balles de break (7/18). En feu follet talentueux, Alexandr Dolgopolov réalise le hold-up parfait au tie-break. Mais le feu s'éteint et Andy Murray récolte les fruits de sa constance (33 points gagnants pour 34 fautes directes) avec une deuxième demi-finale d'affilée à Melbourne. Pour la suite, il répète à l'envi : wait and see. Mais il glisse juste : « Par rapport à l'an dernier, je suis un peu plus solide. » - S.D.


PROGRAMME DE JEUDI

Rod Laver Arena - Pas avant 13h30 (3h30 en France)

Caroline Wozniacki (DAN/n°1) - Li Na (CHN/n°9) : 1-2
Kim Clijsters (BEL/n°3) - Vera Zvonareva (RUS/n°2) : 6-3

Pas avant 19h30 (9h30 en France)

Novak Djokovic (SER/n°3) - Roger Federer (SUI/n°2) : 6-13
# 27/01/2011 à 19:50 Nico
Djokovic, la démonstration

Après un match exceptionnel, Novak Djokovic domine (7-6 [3], 7-5, 6-4) Roger Federer et se qualifie pour la finale contre Andy Murray ou David Ferrer.

C'est une démonstration. Trop rapide, trop solide, trop puissant. Roger Federer ? Non, son adversaire Novak Djokovic. Pendant trois heures, le Serbe détruit la fluidité du Suisse pour s'imposer (7-6 [3], 7-5, 6-4) et se qualifier pour la finale contre David Ferrer ou Andy Murray. Non, ce n'est pas un effet d'optique. Sur la Rod Laver Arena, le patron se nomme Novak Djokovic. Le visage marqué et les jambes lourdes, le tenant du titre n'a pas de solution. Il joue bien, le Serbe joue très (trop) bien.

Ses forces, le service et le coup droit, sont annihilées par la qualité de relance et la longueur de balles de son adversaire. Au tie-break, il sert trois secondes balles, il concède trois mini-breaks et le premier set. Sa (relative) faiblesse, le revers, devient béante (28 fautes directes en revers, 44 au total) sous les coups de boutoir adverse. Sur sa ligne, Novak Djokovic distribue à une cadence infernale. Avec son coup droit, il n'hésite pas à gratter la balle sur le revers du Suisse pour contre-attaquer en long de ligne. « Je n'ai pas essayé de frapper toutes balles, analyse le 3e mondial qui reconnaît l'effet galvanisant de la Coupe Davis. J'ai tenté de construire le point et quand j'avais l'occasion sur mon coup droit, j'accélérais. J'étais plus agressif que d'habitude contre lui. »

L'ancien numéro 1 mondial accepte le bras de fer et se prend un mur. Que reste-il ? La baisse de régime adverse. Elle arrive à 7-6, 2-1, service à suivre. Roger Federer se plaint alors du clan serbe et le match tourne. Le 3e mondial commet quelques fautes directes et le Suisse régale avec quelques demi-volées magiques pour mener 5-2. Novak Djokovic s'énerve, change de chaussures, trouve un deuxième souffle et reprend son travail de sape. Sur le court, c'est un match en accéléré. Seules les mouettes se font entendre. Les spectateurs se taisent et admirent. Sans point gratuit avec son service, le tenant du titre subit et encaisse cinq jeux d'affilée. Pourquoi ne se rue-t-il pas au filet ? C'est simple, il ne peut pas (17 points sur 26 montées pour le Suisse, 16/26 pour le Serbe).

La surface ne permet pas à Roger Federer d'utiliser à plein son slice et elle convient parfaitement à Novak Djokovic : « Les conditions conviennent parfaitement à mon jeu. C'est un peu lent et cela me donne assez de temps pour mettre en place mon jeu. » Et il sert trop bien (69 % de premières balles), joue trop profond et impose son rythme. Depuis sa victoire en Grand Chelem contre le Suisse, le Serbe sait qu'il peut le faire. Et il le fait avec une autorité impressionnante. Débreaké à 4-3 au troisième set, il ne perd pas le contrôle et reprend son avantage dans la foulée en montrant sa tête et son coeur. Il termine son oeuvre sur un ace et un service gagnant. C'est une démonstration.
S.D.


Federer : «Il était plus fort»

Déçu mais pas abattu, Roger Federer a reconnu la performance de Novak Djokovic, auteur « d'un grand match ». Mais le Suisse reste positif.

« Roger Federer, comment analysez-vous votre match ?

Novak a disputé un grand match. Je ne pense pas avoir mal joué, c'était un match à haute intensité pendant longtemps. Evidemment, c'est toujours décevant de perdre, mais cela arrive. Novak a été meilleur que moi ce soir. Il a été impressionnant. Je suis bien sûr frustré et triste que cela n'ait pas bien marché aujourd'hui. Mais il y a une raison et c'est la performance de mon adversaire. Il faut l'accepter et avancer. Il ne faut regretter, j'ai essayé au maximum et cela n'a pas suffi.

Avez-vous cédé un peu physiquement ?

Pas vraiment. Je me sentais très bien malgré l'intensité très élevée du match. Nous avons fait de longs et durs rallyes et nous avons joué à très haute vitesse. Alors tu le sens un peu, mais j'étais prêt pour deux autres sets faciles. Malheureusement, je ne l'ai pas poussé jusque-là.

Qu'est-ce qui vous a le plus gêné dans le jeu de Novak Djokovic ?

C'est son agressivité. La perte du premier set après avoir quelques occasions a été un peu la clé du match. Quand je suis mené un set et un break, c'est vraiment difficile. Je me suis alors donné à fond dans le match et cela a payé. Je mène 5-2 et je ne dois pas laisser passer une telle occasion contre un joueur de ce niveau-là. Mais c'est arrivé davantage à cause de lui qu'à cause de moi. Il m'a poussé à faire des fautes, il est resté agressif, il m'a donné peu de points sur ses services et en retours. Le match était difficile, mais c'était un très haut niveau.

Que vous a-t-il manqué ?

Ce n'est pas ma première défaite contre Novak. Il bouge très bien, son revers et son coup droit sont très explosifs. Cela rend les choses difficiles. Je ne sais si j'aurais pu faire autre chose. Il a vraiment très bien joué, je n'ai pas mal joué. C'était un très bon match. Dans le tennis, on le sait un joueur doit gagner, il n'y a pas d'égalité et aujourd'hui, il était plus fort.

Après le match, Todd Woodbridge a parlé de passage de témoin.

Ils parlent très vite... Alors on en reparlera dans six mois. C'est fou, il y a un mec qui dit ça et tout le monde saute dessus. Rafa n'a pas joué à son maximum hier, c'est incroyable de parler de ça.

Lors des quatre derniers Grands Chelems, vous n'étiez pas en finale. Est-ce que cela vous inquiète ?

Non, pas vraiment. Je ne le vois pas comme certains qui commencent à parler de changement au plus haut niveau avec la défaite de Rafa et la mienne. J'ai connu une sacrée fin de saison 2010. Je suis très content de ma performance, je suis bien physiquement après avoir beaucoup joué. Je me réjouis pour la suite de la saison. Ce n'est pas inquiétant. Je suis positif même si je n'ai pas atteint de finale sur les quatre derniers Grands Chelems. Quart, demie ou finale, ce n'est pas le plus important. Le plus important est que je suis solide et très haut dans le classement. Je me donne des possibilités pour remporter les grands tournois.»
S.D.


Djokovic: "Une grande performance"

"C'est une grande performance. Je suis très heureux de la manière dont j'ai joué", a confié Novak Djokovic après sa victoire en demi-finale de l'Open d'Australie face à Roger Federer.

"Je savais que ces deux semaines seraient la période la plus importante de l'année. Je voulais jouer mon meilleur tennis exactement à ce moment-là et j'ai essayé de programmer ma forme pour ce tournoi. Cela a payé", a ajouté le Serbe.
eurosport.fr


PROGRAMME DE VENDREDI

Rod Laver Arena : 19h30 (9h30 en France)

David Ferrer (ESP/n°7)- Andy Murray (GBR/n°5)
# 29/01/2011 à 00:20 Nico
Murray se fait violence

Après avoir sauvé une balle de deux sets à zéro, Andy Murray s'impose (4-6, 7-6 [2], 6-1, 7-6 [2]) contre David Ferrer. Pour sa deuxième finale d'affilée à Melbourne, il affrontera Novak Djokovic.

Andy Murray est-il trop passif ? Tous les journaux britanniques ont déjà versé des litres d'encre sur le sujet. Après la qualification (4-6, 7-6 [2], 6-1, 7-6 [2] en 3h46') de l'Ecossais contre David Ferrer, ils ont déjà quelques réponses. Pendant le premier set, David Ferrer leur donne une réponse claire : oui. Excellent contreur, Andy Murray n'a pas l'habitude de faire le jeu. Alors il garde ses (mauvaises) habitudes. Trois mètres derrière sa ligne, il attend. Quoi ? La faute de l'Espagnol. Sans le vouloir, ses fans résument bien la situation en brandissant l'inscription « Murraculous » sur le drapeau écossais. Jouer le bras de fer contre le 7e mondial relève en effet du miracle. Et il n'arrive pas.

Malgré un break à 3-3, Andy Murray s'enferre dans la filière longue et David Ferrer transforme l'Open d'Australie en Roland-Garros. Les échanges s'éternisent jusqu'à plus de 40 coups de raquette et l'Espagnol prend clairement sa chance pour conclure la première manche sur deux breaks. Le Britannique maugrée et parlemente avec son box. Il ne faut pas l'écouter mais le regarder. Imperceptiblement, il se rapproche de sa ligne. Et ce n'est pas qu'une image. Plus il se rapproche de sa ligne, plus il s'approche de la victoire. Il possède toutes les armes pour bousculer son adversaire, mais il faut pouvoir et vouloir les employer. Alors il se force.

Murray plus agressif

Andy Murray est-il trop passif ? Lors des trois dernières manches, le Britannique donne une réponse claire : non. Il décide d'aller chercher les points au filet (3 montées au premier set, 20 au deuxième set, 56 dont 40 gagnante au total). Il ose. Tout n'est pas parfait. Il n'a pas l'habitude. Alors il rate des volées faciles et des coups droits d'attaque. Mais il provoque sa chance et elle arrive pour sauver une balle de deux sets à zéro à 5-4 (30-40). Un service gagnant (9 aces, 60% de premières balles) déclenche un come on de soulagement. Sous le regard de Caroline Wozniacki dans le box du 5e mondial, son audace est récompensée (60 points gagnants pour 63 fautes directes).

Mais David Ferrer s'accroche. C'est un pléonasme pour l'Espagnol. Impressionnant de volonté et de combativité, il se bat sur chaque balle. Il ne connaît pas les points gratuits. Même à 5-1 au troisième set, il ne lâche rien et Andy Murray doit s'employer, sauver cinq balles de débreak pour conclure la manche sur un jeu de onze minutes. Breaké au début du quatrième set après avoir perdu les huit premiers points, il ne lâche rien et revient dans le combat entre deux des meilleurs athlètes du circuit... Mais la volonté ne suffit plus. Andy Murray connaît sa chance : il peut tout faire. Alors il prend sa chance et conclut... au filet.
S.D


REACTIONS :

Andy Murray, vainqueur (4-6, 7-6, 6-1, 7-6) de David Ferrer :

«C'était un match très difficile, mais je m'y attendais. J'ai connu des hauts et des bas. J'ai changé de tactique aux deuxième et troisième sets et ça a payé. Je suis très heureux de m'en être sorti, ça aurait tout aussi bien pu tourner à son avantage. J'ai bien servi dans chacun des deux tie-breaks, et ça fait souvent la différence. Au contraire, dans la première manche, j'ai mal joué. J'ai eu ma chance mais je ne l'ai pas prise. Je ne veux pas sortir du terrain (après la finale) en me disant que je n'ai pas livré le match qu'il fallait. Je dois saisir chacune des opportunités. Je me donnerai à 110%. Ce sera très difficile dimanche mais je dois rester concentrer sur mon jeu.»

David Ferrer, battu (4-6, 7-6, 6-1, 7-6) par Andy Murray :

« C'était un match vraiment dur. Il y avait beaucoup de rallyes aux premier et deuxième sets. J'avais une opportunité sur la balle de set au deuxième set, mais il a très bien servi aux moments importants. Dans les tie-breaks, il a peut-être mieux commencé que moi et j'ai parfois joué un peu court. Mais la clé était vraiment son service. Andy a mieux servi que moi dans les moments importants. Je ne peux rien dire de plus. Je me suis beaucoup battu, mais Andy est un très, très grand joueur. »
S.D.
# 29/01/2011 à 19:59 Nico
FINALE DE DIMANCHE :

Rod Laver Arena : 19h30 (9h30 en France)

Novak Djokovic (SER/n°3)- Andy Murray (GBR/n°5)



Les Petits As ont bien grandi

Depuis leur première rencontre au tournoi des Petits As, Andy Murray et Novak Djokovic ont bien grandi. Leurs parcours parallèles se croisent enfin, ce dimanche à 09h30, en finale de Grand Chelem.

Il y a dix ans, Andy Murray bat (6-0, 6-1) Novak Djokovic lors du tournoi des Petits As à Tarbes. «Cela devrait être un peu plus dur dimanche », plaisante le Britannique. Aujourd'hui, les deux hommes se retrouvent, ce dimanche à 19h30 (09h30 en France), pour leur première finale commune de Grand Chelem. Les petits as sont devenus grands, très grands même. Dans l'ombre de Roger Federer et Rafael Nadal depuis l'Open d'Australie 2008 (une seule finale sans l'un des deux en 23 Grands Chelems), le Serbe et l'Ecossais jouent enfin le premier rôle à 23 ans.

Et cette première rencontre en Grand Chelem (4-3 pour le Serbe, trois dernières victoires pour le Britannique) ne doit rien au hasard. Depuis leur jeunesse, Novak Djokovic et Andy Murray se suivent à la trace et le vainqueur de l'Open d'Australie 2008 sait très tôt que son "copain de promo" sera top 5. L'un prend la direction de l'Espagne, l'autre de l'Allemagne et de l'Italie, mais les deux tracent toujours leur voie avec la même force de travail et la même rigueur. Et aujourd'hui, ils parlent le même langage, sur le court avec des qualités physiques hors du commun, et en dehors avec un anglais sans accent écossais pour Andy selon Novak.

Très copains et adversaires au foot dans leurs heures perdues, ils présentent un profil similaire. A une exception près et non des moindres : le palmarès. Le 3e mondial détient déjà un tournoi du Grand Chelem et arrive avec le plein de confiance de son triomphe en Coupe Davis. «Avoir gagné ici en 2008 est peut-être un petit avantage mental», glisse Nole, qui note l'apport incroyable de la victoire de Belgrade. A cet ascendant psychologique, il faut ajouter la qualité de jeu. Si les conditions conviennent parfaitement au jeu de chacun, Novak Djokovic estime pratiquer «le meilleur tennis de sa carrière sur la Rod Laver Arena».

Depuis le début du tournoi et notamment lors de son immense performance contre Roger Federer, le 3e mondial se montre beaucoup plus offensif que son futur adversaire, qui peut toujours tendre vers le conservatisme. «Nous avons des jeux plus ou moins identiques, nous pouvons adapter notre jeu en fonction de l'adversaire. Nos jeux sont basés sur le fond de court avec des variations, décrit Nole, qui avoue avoir bien digéré sa demi-finale. Nous pouvons jouer de manière défensive ou offensive avec des services solides. Il sera intéressant de voir qui dominera du fond de court. Mais je m'attends à de longs rallyes. Il faudra être patient et bien négocier les occasions.» Andy a bien raison, ce sera beaucoup plus dur qu'à Tarbes...
S.D.
# 31/01/2011 à 00:37 Nico
Djokovic était le meilleur

Novak Djokovic a fini par dégoûter Andy Murray dimanche, pour remporter la finale de l'Open d'Australie en trois sets (6-4, 6-2, 6-3), son deuxième après 2008. Après sa demie contre Roger Federer, bouclée elle aussi en trois manches, le Serbe s'impose de loin comme le meilleur joueur du moment.

Comme en 2008, Novak Djokovic remporte l'Open d'Australie après avoir perdu la finale de l'US Open. C'est son deuxième titre du grand Chelem. Mais la grande différence avec 2008, c'est que le Serbe vient de triompher en finale de Coupe Davis et qu'il a produit le meilleur tennis en Australie, notamment devant Roger Federer. Ce qui n'est pas un mince exploit. L'ère Nadal-Federer ne laisse pas beaucoup de place aux outsiders.

Andy Murray est pour l'instant le plus à plaindre. Lui qui espérait ouvrir une nouvelle ère avec Djokovic, il encaisse sa troisième défaite en trois finales de Grand Chelem. Et toujours sans gagner le moindre set. Le voilà plus proche de Robin Söderling (deux finales, deux défaites) que du trio Nadal-Federer-Djokovic.

Crispés

Les places sont chères près de l'armoire des trophées de Grand Chelem et les deux jeunes hommes de 24 ans qui entrent sur le court Rod-Laver ce dimanche le savent. Ils s'étaient croisés sur un court à l'âge de 11 ans, mais c'est la première fois qu'ils s'affrontent sur un des quatre plus grands tournois de la planète. Et c'est une finale. Cela permet de comprendre la crispation des premiers jeux. Djokovic fait une quinzaine de fautes directes, Murray tourne autour du pot. Il faudra un point, un énorme échange à 38 coups, pour faire basculer le set. C'était à 5-4, 15/30 sur le service de Murray. Novak le gagne et derrière le set.

Marqué physiquement, agacé par ceci ou par cela, répétant plusieurs fois un geste signifiant "Calmez-vous!" vers son camp ou le public, Murray laisse son rival prendre les commandes du match. Djokovic s'offre le luxe de perdre son service à 5-0 avant de prendre le set à 6-2 dans un moment de flottement qui perdure au troisième set. Sur sept jeux, six breaks sont réussis !

Murray : "Il le mérite"


A 3-1, service à suivre, Djokovic peut toucher le titre du doigt mais il ne prend plus l'initiative et se contente de contrer un Murray rageur mais trop inconstant. Plus offensif quand Djokovic ne joue pas ses zones préférentielles en fond de court, il revient à 3-3 avant de craquer une nouvelle fois à 3-4. Curieusement, les deux joueurs ont connu moins de réussite sur leurs premières balles tout en améliorant leur pourcentage. Djokovic n'a pas servi de premières pour conclure, mais il a cueilli une 47e faute directe de Murray. "Il a produit un tennis incroyable, il mérite son titre", a déclaré Andy à la fin du match avec une pointe de résignation qu'il va falloir gommer.

Novak Djokovic a attendu 12 tournois pour gagner son deuxième titre du Grand Chelem, soit autant que Gustavo Kuerten et deux de moins seulement que Marat Safin, recordman de la patience avec 14 tournois. Il sera passionnant de voir si le Serbe peut désormais aller conquérir des titres sur les terres et/ou les gazons de Rafael Nadal et Roger Federer. Il revient désormais quasiment au niveau du Suisse au classement ATP. S'il a déjà été N.2 mondial (février 2010), il a cette fois-ci passé un nouveau cap, en matière de jeu et mentalement. En recevant sa coupe, Novak remercie tout le monde, a une pensée pour les victimes des inondations, et dédie son titre à son pays. Fier et ambitieux, le Serbe donne le ton de cette saison 2011.

Eurosport


REACTIONS


Djokovic : «Un grand match»

En arrivant en conférence de presse, Novak Djokovic parle en italien, dit merci en français, puis enchaîne en anglais pour répondre aux questions. Comme sur le court, le Serbe est à l'aise. Il peut rapprocher le trophée, posé sur la table. Il l'a bien mérité.

«Novak Djokovic, avez-vous réalisé le match parfait ?

C'était un grand match. Du premier au dernier point, j'ai appliqué la tactique mise en place avec mon entraîneur. Physiquement, j'étais en forme. Les deux jours entre la demi-finale et la finale étaient très importants à ce stade du tournoi. Car il y avait de longs rallyes. (Andy Murray) est un joueur très talentueux, un des meilleurs relanceurs du circuit et il rate très peu. Face à lui, je devais entrer dans le court. C'est la clé. Je devais le faire courir et avancer quand j'avais une chance. Le point crucial se situe dans le dernier jeu du premier set où nous avons fait un échange incroyable du fond de court. Quand tu as l'avantage d'un set, c'est très différent.

Aviez-vous un sentiment d'invincibilité aujourd'hui ?

Je ne pense pas comme ça. J'essaie juste de garder mes bonnes sensations. Aujourd'hui, je sentais que je pouvais faire rapidement la transition de la défense vers l'attaque. J'ai bien utilisé mon service dans les moments importants. Je me suis ouvert le court avec le service pour attaquer de l'autre côté. J'ai été patient quand j'en avais besoin. J'ai beaucoup changé de rythme et de cadence parce qu'il aime la cadence. Il aime contrôler le match, je ne l'ai pas laissé faire. Une victoire en trois sets contre Andy Murray en finale de Grand Chelem fait partie de mes plus grands succès.

Pensez-vous que c'est aussi une question mentale pour Andy Murray dans les grands matches ?

C'est toujours une question mentale quand vous êtes dans ce genre de situation en finale d'un Grand Chelem. Vous voulez tellement gagner, les choses se passent mal et vous pensez trop. C'est une bataille mentale. A la fin, c'est un sport très mental car tout le monde est en forme. Depuis deux ou trois ans, le niveau de jeu s'est beaucoup amélioré. J'ai l'impression que les balles vont plus vite, qu'il y a davantage de gros frappeurs et de grands serveurs. Pour rester dans la course, vous devez toujours être très professionnel et consistant.

Que s'est-il passé entre Wimbledon et le passage aux courts en dur où vous avez retrouvé votre confiance ?

Un verrou a sauté dans ma tête. Je suis très émotif sur le court et en dehors. Je montre mes émotions. Tout le monde est différent. Certaines choses hors du court ne marchaient pas pour moi. Cela s'est ressenti sur mon jeu et ma carrière. J'ai essayé de remettre les choses en ordre dans ma tête et trouver la meilleure solution pour revenir. C'est ce que j'ai fait.

Qu'est-ce qui vous a aidé ?

Comme je l'ai dit, un déclic s'est produit dans ma tête. C'était une grande lutte mentale parce que j'ai essayé de séparer ma vie professionnelle de ma vie privée. Mais nous sommes tous des êtres humains et ce n'est pas possible. Si quelque chose ne marche pas en dehors du court, cela t'affecte sur le court. Mais j'ai réussi à résoudre le problème. Bien sûr, tout le monde fait face à des problèmes dans sa vie. Surmonter la crise et revenir, a été une grande victoire pour moi en tant que personne.

Certaines personnes parlent de passage de témoin avec l'absence de Rafael Nadal et Roger Federer en finale. Qu'en pensez-vous ?

Rafa et Roger sont encore les deux meilleurs joueurs du monde. Il n'y a pas de question là-dessus. Vous ne pouvez pas comparer mes succès et ceux de Murray avec leurs palmarès. Ils dominent le jeu depuis longtemps et tout le crédit leur revient. Maintenant c'est bien de voir d'autres joueurs à la fin des Grands Chelems se battre pour le titre.»
S.D.


Murray va "bien dormir"

Andy Murra, battu en finale de l'Open d'Australie, n'a pas pu faire autre chose que reconnaître la supériorité de Novak Djokovic: "Ce n'est pas quelque chose qui va m'empêcher de dormir. J'aime aussi ma vie en dehors du tennis."

"Novak a joué incroyablement bien. Il faut toujours essayer d'y croire, de trouver un moyen de revenir. Il a incroyablement bien défendu ce soir. Quand j'étais devant dans certains jeux, il a sorti des lobs qui touchaient la ligne de fond de court, des passings qui frôlaient les lignes."

"C'était dur de trouver une partie du court où je pouvais gagner des points. C'est dur mais il faut que je m'y fasse. J'étais dans un état bien pire après avoir perdu l'an dernier, je ne sais pas pourquoi. Je vais continuer à travailler dur et essayer de m'améliorer."
eurosport.fr
Répondre à ce message

Vous n'êtes pas autorisé à poster un message sur le forum.

Créer un site gratuit avec e-monsite - Signaler un contenu illicite sur ce site