AUSTRALIAN OPEN 2012

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# 15/01/2012 à 20:17 Nico
Nadal, un poids, une mesure

Pour contrer l'hégémonie de Novak Djokovic en 2011 et gagner en puissance, Rafael Nadal a notamment choisi d'alourdir de trois grammes sa tête de raquette.

Depuis Kate Moss et sa maigreur, trois grammes ont rarement fait autant gloser. Depuis quinze jours, Rafael Nadal répond patiemment sur ces trois grammes ajoutés en tête de raquette. Ce n'est pas une révolution, mais c'est bien un signe d'une recherche de solution pour contrer l'hégémonie de Novak Djokovic en 2011. « A Doha, j'avais vraiment des sensations positives. Ce sont de petits changements, modère le Majorquin qui affronte lundi le qualifié Alex Kuznetsov. Au début, c'était un peu difficile. Après deux semaines et demie d'entraînement quotidien contre des joueurs de haut niveau, les sensations se normalisent. »

Ces trois petits grammes possèdent une double vertu : mentale et technique. Dans le jeu, le poids en tête de raquette lui permet de gagner en puissance. « Sur les balles hautes par exemple, tu peux frapper la balle plus à plat parce que la raquette va plus vite dans la balle, explique le numéro 2 mondial en conférence de presse. Au début, tu perds un peu en contrôle, mais tu gagnes en puissance. » Dans ce changement, ses six finales perdues contre Novak Djokovic en 2011 rôdent... Rafael Nadal n'a jamais connu une telle déconvenue et un tel sentiment d'impuissance face à un adversaire. Alors il cherche.

Comme tout champion, la remise en question est une philosophie et le moindre détail devient capital. Rafael Nadal a identifié son manque de puissance comme une des causes de ses échecs face au Serbe. Alors il cherche. Et cette option lui permet aussi de ne pas subir. Comme un funambule, il a besoin de marcher pour ne pas tomber. Alors il avance. Aux questions sans réponses en 2011, il oppose en 2012 une alternative. Bonne ou mauvaise, il prend ses responsabilités.

A Melbourne, il se veut optimiste malgré une préparation perturbée en décembre par ses douleurs à Majorque. « Après un départ très lent à Abu Dhabi, je me sentais beaucoup mieux à Doha. C'était un tournoi très positif, se réjouit l'Espagnol qui arbore un T-shirt avec une quinzaine de r à son prénom RrrrrrrrrAFA en conférence de presse. Et je suis heureux de ma semaine d'entraînement. Je suis en bonne santé et c'est la chose la plus importante. » En Australie, il devra donc convertir ces trois grammes en victoires.
S.D.


PROGRAMME DE LUNDI

Rod Laver Arena 6 A partir de 11h00 (1h00 en France)

Victoria Azarenka (BLR/n°3) - Heather Watson (GBR)
Bernard Tomic (AUS) - Fernando Verdasco (ESP/n°22): 0-1
Kim Clijsters (BEL/n°11) - Maria Joao Koehler (POR): 0-0

A partir de 19h00 (9h00 en France)

Alexander Kudryavtsev (RUS) - Roger Federer (SUI/N°3): 0-0
Caroline Wozniacki (DAN/n°1) - Anastasia Rodionova (AUS): 1-0

Hisense Arena - A partir de 11h00 (1h00 en France)

Adrian Mannarino (FRA) - Juan Martin Del Potro (ARG/n°11): 1-0
Ksenia Pervak (KAZ) - Na Li (CHN/n°5): 0-0
Francesca Schiavone (ITA/n°10) - Laura Pous-Tio (ESP)
Alex Kuznetsov (USA) - Rafael Nadal (ESP/n°2): 0-0

Margaret Court Arena - A partir de 11h00 (1h00 en France)

Casey Dellacqua (AUS) - Bojana Jovanovski (SER)
Tomas Berdych (RTC/n°7) - Albert Ramos (ESP): 0-0
Alexandr Dolgopolov (UKR/n°13) - Greg Jones (AUS)
Laura Robson (GBR) - Jelena Jankovic (SER/n°13)

A partir de 19h00 (9h00 en France)

Jarkko Nieminen (FIN) - David Nalbandian (ARG): 4-7

Court n°2 - A partir de 11h00 (1h00 en France)

Bethanie Mattek-Sands (USA) - Agnieszka Radwanska (POL/n°8)
Stanislas Wawrinka (SUI/n°21) - Benoît Paire (FRA): 0-0
Marcos Baghdatis (CHY) - Benjamin Becker (ALL)
Ashleigh Barty (AUS) - Anna Tatishvili (GEO)

Court n°3 - A partir de 11h00 (1h00 en France)

Varvara Lepchenko (USA) - Daniela Hantuchova (SVQ/n°20)
Mardy Fish (USA/n° 8) - Gilles Muller (LUX)
Aravane Rezaï (FRA) - Shuai Peng (CHN/n°16): 0-2
John Isner (USA/n°16) - Benjamin Mitchell (AUS)

Court n°5 - A partir de 11h00 (1h00 en France)

Albert Montanes (ESP) - Pere Riba (ESP)
Anastasiya Yakimova (BLR) - Romina Oprandi (ITA)
Olivier Rochus (BEL) - Bjorn Phau (ALL)
Pauline Parmentier (FRA) - Alla Kudryavtseva (RUS): 0-0

Court n°6 - A partir de 11h00 (1h00 en France)

Lukasz Kubot (POL) - Nicolas Almagro (ESP/n°10)
Philipp Kohlschreiber (ALL) - Juan Monaco (ARG/n°25)
Sofia Arvidsson (SUE) - Olivia Rogowska (AUS)
Alizé Cornet (FRA) - Monica Niculescu (ROU/n°31): 0-0

Court n°7 - A partir de 11h00 (1h00 en France)

Frederik Nielsen (DAN) - Kevin Anderson (AFS/n°30)
Polona Hercog (SLO) - Julia Goerges (ALL/n°22)
Tommy Haas (ALL) - Denis Kudla (USA)
Yanina Wickmayer (BEL/n°28) - Galina Voskoboeva (KAZ)

Court n°8 - A partir de 11h00 (1h00 en France)

Himiko Date-Krumm (JAP) - Eleni Danilidou (GRE)
Ayumi Morita (JAP) - Petra Cetkovskova (RTC/n°32)
Jérémy Chardy (FRA) - Grigor Dimitrov (BUL): 1-0
Tsvetana Pironkova (BUL) - Sania Mirza (IND)

Court n°10 - A partir de 11h00 (1h00 en France)

Sergiy Stakhovsky (UKR) - Illya Marchenko (UKR)
Patricia Mayr-Achleitner (AUT) - Olga Govortsova (BLR)
Alberta Brianti (ITA) - Irina Falconi (USA)
Eric Prodon (FRA) - Andreas Beck (ALL): 1-0

Court n°11 - A partir de 11h00 (1h00 en France)

James Ward (GBR) - Blaz Kavcic (SLO)
Carlos Berlocq (ARG) - Jesse Huta Galung (HOL)
Stéphanie Foretz-Gacon (FRA) - Elena Baltacha (GBR): 0-0
Anne Keothavong (GBR) - Mona Barthel (ALL)

Court n°13 - A partir de 11h00 (1h00 en France)

Paula Ormaechea (ARG) - Simona Halep (ROU)
Flavia Pennetta (ITA) - Nina Bratchikova (RUS)
Peter Gojowczyk (ALL) - Donald Young (USA)
Rik De Voest (AFS) - Yen-Hsun Lu (TPE)

Court n°15 - A partir de 11h00 (1h00 en France)

Leonardo Mayer (ARG) - Feliciano Lopez (ESP/n°18)
Alejandro Falla (COL) - Fabio Fognini (ITA)
Iveta Benesova (RTC) - Mathilde Johansson (FRA): 1-1
Irena Pavlovic (FRA) - Marina Erakovic (NZL)

Court n°18 - A partir de 11h00 (1h00 en France)

Anabel Medina Garrigues (ESP/n°26) - Eva Birnerova (RTC)
Jurgen Melzer (AUT) - Ivo Karlovic (CRO)
Ivan Ljubicic (CRO/n°28) - Lukas Lacko (SVQ)
Kai-Chen Chang (TPE) - Petra Martic (CRO)

Court n°19 - A partir de 11h00 (1h00 en France)

Flavio Cipolla (ITA) - Nikolay Davydenko (RUS): 0-1
Kenny De Schepper (FRA) - Sam Querrey (USA): 0-0
Lucie Safarova (RTC/n°24) - Christina McHale (USA)

Court n°21 - A partir de 11h00 (1h00 en France)

Arantxa Rus (HOL) - Lesia Tsurenko (UKR)
Tobias Kamke (ALL) - Victor Hanescu (ROU)
Florent Serra (FRA) - Steve Darcis (BEL): 1-1
# 16/01/2012 à 23:19 Nico
RESULTATS DE LUNDI

Nalbandian - Nieminen 6-4,4-2
Federer - Kudryavtsev 7-5,6-2,6-2
Haas - Kudla 7-6(7/5),3-6,6-0,7-5
Nadal - Kuznetsov 6-4,6-1,6-1
Isner - Mitchell 6-4,6-4,7-6(7/1)
Cipolla - Davydenko 6-4,4-6,3-6,6-2,6-1
López - Mayer 7-6(7/5),6-3,7-6(7/2)
Lacko - Ljubicic 3-6,4-6,6-3,6-4,6-4
Young - Gojowczyk 6-1,6-2,4-6,1-6,6-2
Stakhovsky - Marchenko 6-3,6-7(9/11),4-6,6-3,7-5
Anderson - Nielsen 6-1,6-2,6-4
Wawrinka - Paire 6-1,6-1,7-5
Baghdatis - Becker 6-1,7-6(7/5),6-2
Dimitrov - Chardy 4-6,6-3,3-6,6-4,6-4
Almagro - Kubot 1-6,7-5,6-3,7-5
Karlovic - Melzer 7-6(7/3),7-5,6-3
Berlocq - Huta Galung 2-6,6-3,7-6(7/3),6-3
Beck - Prodon 6-4,6-2,4-6,7-5
Berdych - Ramos 7-5,4-6,6-2,6-3
Rochus - Phau 6-1,6-4,6-0
Kavcic - Ward 6-4,6-3,6-4
Del Potro - Mannarino 2-6,6-1,7-5,6-4
Dolgopolov - Jones 1-6,4-6,6-1,6-1,6-2
Kamke - Hanescu 6-2,6-1,6-2 Querrey - De Schepper 6-3,6-2,6-2 Tomic - Verdasco 4-6,6-7(3/7),6-4,6-2,7-5
Fish - Muller 6-4,6-4,6-2
Falla - Fognini 6-3,6-2,3-6,6-1
Riba - Montañés 7-6(7/2),2-6,6-4,7-6(7/5)
Kohlschreiber - Mónaco 7-5,4-6,6-3,6-7(4/7),6-0
Lu - De Voest 6-4,3-6,6-1,3-6,6-3
Serra - Darcis 6-7(3/7),3-6,5-4


Nadal expéditif

Rafael Nadal n'a pas connu de difficulté lors de son premier tour. Il a disposé avec la manière de l'Américain Alex Kuznetsov (6-4, 6-1, 6-1).

Rafael Nadal a réalisé une entrée en matière très convaincante lundi à Melbourne. Le n°2 mondial n'a fait qu'une bouchée du 167e, l'Américain Alex Kuznetsov (6-4, 6-1, 6-1). Au deuxième tour, l'Espagnol affrontera désormais Tommy Haas, vainqueur en quatre sets de l'Américain de 19 ans Denis Kudla.

Si la différence de niveau était évidemment trop importante pour en tirer énormément de conclusions, il reste que Nadal a réalisé un match très propre et affiché déjà une énorme détermination. La conséquence du coup de sang de la veille contre Roger Federer suite à leurs divergences de vue sur les questions de calendrier ainsi que sur le mouvement de grogne lancé par certains joueurs ? Qui sait. Le poing serré vers son clan une fois sa balle de match convertie sur un ace en a dans tous les cas dit long sur son envie d'en découdre. Très agressif en coup droit, avec quelques très jolies claques décroisées, Nadal a également semblé très bien en jambes. Aucun signe indicateur dans tous les cas de ce qu'il allait ensuite annoncer à la presse au sujet de la blessure au genou droit survenue la veille et qui explique le bandage posé pour le match.

Il lui faudra dans tous les cas garder cet état d'esprit offensif au prochain tour face à Tommy Haas, qui n'est certes plus le cador de ses meilleures années mais qui peut toujours sortir de sa boîte sur un match. Physiquement, le défi imposé par le n°2 mondial devrait tout de même être trop rude pour le désormais 190e joueur mondial de 33 ans.
C.B.


La peur bleue de Nadal

L'Open d'Australie a failli tourner court pour Rafael Nadal. Dimanche, l'Espagnol a ressenti une violente douleur au genou. Après une après-midi passée à l'hôpital, tout est rentré dans l'ordre. Nadal ignore ce qui s'est passé. Lundi, il n'a ressenti aucune gêne sur le court contre Kuznetsov.

A le voir sur le court expédier son match face à Alex Kuznetsov, qui aurait pu soupçonner que Rafael Nadal avait le moindre problème ? Une entrée en scène sans histoire, sans frayeur ni sueur. Trois petits sets (6-4, 6-1, 6-1) et basta. Mais lors de sa conférence de presse d'après-match, l'Espagnol a révélé que, la veille au soir, il n'était même pas sûr de pouvoir s'aligner. La faute à un genou droit récalcitrant, source d'une belle peur.

Face à Kuznetsov, Nadal arborait un énorme strapping autour de son genou. Il a expliqué pourquoi, répondant à un journaliste qui lui demandait s'il avait utilisé ce gros pansement à cause du temps, par précaution. "Non, je ne veux pas faire de mystère, a confié le numéro deux mondial. Je vais vous dire ce qui s'est passé. Dimanche, il s'est produit un des trucs les plus incroyables qui me soient jamais arrivés. J'étais assis sur une chaise à l'hôtel et j'ai senti un petit craquement dans mon genou. Rien d'alarmant, ça arrive souvent avec les articulations. Puis je me suis levé et là j'ai senti que mon genou était bizarre. Je l'ai bougé deux ou trois fois pour essayer de retrouver les sensations, mais j'ai ressenti une violente douleur. Je ne pouvais plus bouger le genou comme ça" (il mime le geste).

"Je ne sais absolument pas ce qui s'est passé"

Cette fois, il était vraiment temps de s'affoler. Nadal a pris la direction de l'hôpital, preuve que quelque chose de sérieux se tramait. "J'ai passé une IRM, reprend-il. Je veux vraiment remercier le personnel qui m'a vraiment bien accueilli et bien pris en charge, surtout un dimanche. Ils ont été fantastiques. Mais j'ai passé une après-midi difficile." Les examens n'ont rien révélé de spécial, heureusement. "J'étais soulagé et j'ai pu me calmer, mais la douleur était encore là", explique le Majorquin. "Il y a sans doute quelque chose qui a pincé le tendon", pense-t-il, avant d'avouer que la question de sa présence sur le court ce lundi s'est posée jusque dans la soirée. "Honnêtement, dimanche soir, je n'étais pas certain à 100% de pouvoir jouer".

Toutefois, lundi matin, au réveil, la douleur avait quasiment disparu grâce aux anti-inflammatoires et au travail de son physiothérapeute la veille. "Surtout, j'arrivais à nouveau à bouger mon genou comme je voulais, note Nadal. J'ai commencé le match avec un peu d'appréhension. J'étais nerveux. Mais après les 10 premiers jeux, j'ai commencé à jouer avec des conditions normales. Le plus important, c'est que mon genou ne m'a pas posé de problème." Drôle d'histoire. Il en convient d'ailleurs. "Je ne sais absolument pas ce qui s'est passé. On peut se blesser au genou en faisant un mouvement agressif, mais assis sur une chaise... c'est pour ça que je ne pense pas être blessé. Mais je suis vraiment content d'avoir pu jouer et j'ai fait un match fantastique aujourd'hui." Il en est quitte pour une belle frayeur.
L.V.


Federer: "Tout va bien entre nous"

iques et polémiques au sommet du tennis mondial. Critiqué par Rafael Nadal pour son manque de soutien envers les joueurs dans la refonte du calendrier, Roger Federer a répondu lundi. Le Suisse calme le jeu, assurant que tout va bien entre les deux hommes. Mais sur le fond, le désaccord est réel.
Soyeuse et propre, la rivalité entre Rafael Nadal et Roger Federer n'a jamais engendré un mot plus haut qu'un autre. Mais sur un sujet épineux qui n'a pas de lien direct avec leur rivalité sportive, leur relation a pris un tour moins apaisé ce week-end en Australie. Dimanche, en marge de sa conférence de presse, l'Espagnol a implicitement reproché au Suisse de ne pas suffisamment soutenir les joueurs dans leurs revendications vis-à-vis de l'ATP, notamment pour le ré-aménagement du calendrier. Mais à en croire Federer, il n'y a "aucun problème entre les deux hommes".

Pourtant, vu le ton inhabituel employé par Nadal la veille, pas sûr que le Majorquin partage cet avis. Il s'est laissé aller à une critique à peine voilée de son rival. "Il finit sa carrière comme une rose parce qu'il est privilégié physiquement. Mais ni (Andy) Murray, ni (Novak) Djokovic ni moi ne finirons frais comme une rose", a estimé le numéro deux mondial, qui tolère de moins en moins les silences prolongés du Suisse sur ce sujet déterminant à ses yeux. "Sa posture est un peu facile, 'je ne dis rien, tout est positif' et puis il passe pour un gentleman, a regretté l'Espagnol. Chacun a son opinion et peut-être que le circuit actuel lui convient. Moi aussi je l'aime, mais ça ne veut pas dire pour autant qu'on ne peut pas améliorer les choses."

Grève ou pas grève ?

Invité à réagir à ces propos lundi après son premier tour victorieux, Roger Federer a jeté de l'eau sur le feu. Pas question pour lui de polémiquer. "Tout va bien entre nous, vous savez, a-t-il assuré. Je n'ai rien à lui reprocher. Les derniers mois ont été difficiles en termes de politique au sein de l'ATP. Ca peut être frustrant parfois. Il a dit plusieurs fois qu'il était un peu fatigué et frustré de tout le processus, et je suis d'accord avec lui là-dessus. C'est normal. Mais pour moi, rien n'a changé dans notre relation. Je suis complètement tranquille et relax à ce sujet." Voilà pour la forme. Mais sur le fond, il confirme leur désaccord. "C'est normal, je pense. On ne peut pas toujours être d'accord sur tout. Avant, il disait: 'tout ce que Roger décide me convient'. Aujourd'hui, il a pris de l'âge. Il a lui-même une opinion très affirmée, ce qui est très bien. C'est ce dont nous avons besoin, en particulier au sein du Conseil."

La joute verbale n'est probablement pas terminée car Nadal et d'autres sont déterminés à aller au bout de leurs idées. Quitte à entreprendre une grève s'ils ne peuvent faire autrement. Une option qui laisse Federer sceptique. "C'est un mot dangereux à utiliser, estime le Bâlois. C'est pour ça que je dis toujours: 'essayons de l'éviter autant que possible'. Ce n'est bon pour personne vraiment. Nous voyons ce qu'il s'est passé dans d'autres sports, aux Etats-Unis." Mais pour Nadal, Federer ne propose rien à la place. "S'il n'y pas moyen de l'éviter, alors je soutiendrai le reste des joueurs, précise Federer. Mais je pense juste que nous devons réfléchir longuement, à savoir si nous le faisons, et comment nous le faisons, plutôt qu'en parler à tort et à travers. Ce n'est pas comme ça que nous obtiendrons des résultats." Une dernière pique à peine voilée pour Rafa...
L.V.


PROGRAMME DE MARDI


Rod Laver Arena - A partir de 11h (1h en France)

Vera Dushevina (RUS) - Petra Kvitova (RTC/n°2) : 0-0
Novak Djokovic (SER/n°1) - Paolo Lorenzi (ITA) : 1-0
Samantha Stosur (AUS/n°6) - Sorana Cirstea(ROU) : 2-0

A partir de 19h (9h en France)

Cedrik-Marcel Stebe (ALL) - Lleyton Hewitt (AUS) : 0-0
Tamira Paszek (AUT) - Serena Williams (USA/n°12) : 0-0

Hisense Arena - A partir de 11h (1h en France)

Maria Kirilenko (RUS/n°27) - Jarmila Gajdosova (AUS) : 0-1
Gisela Dulko (ARG) - Maria Sharapova (RUS/n°4) : 1-2
Andy Murray (ECO/n°4) - Ryan Harrison (USA) : 0-0
Robin Haase (HOL) - Andy Roddick (USA/n°15) : 0-1

Margaret Court Arena - A partir de 11h (1h en France)

Rui Machado (POR) - David Ferrer (ESP/n°5) : 0-0
Jelena Dokic (AUS) - Anna Chakvetadze (RUS) : 1-0
Marinko Matosevic (AUS) - Gaël Monfils (FRA/n°14) : 0-0
Chanelle Scheepers (AFS) - Svetlana Kuznetsova (RUS/n°18) : 0-0

A partir de 19h (9h en France)

Denis Istomin (OUZ) - Jo-Wilfried Tsonga (FRA/n°6) : 0-2

Show Court 2 - A partir de 11h (1h en France)

Andreas Seppi (ITA) - Richard Gasquet (FRA/n°17) : 1-3
Vera Zvonareva (RUS/n°7) - Alexandra Dulgheru (ROU) : 2-0
Joao Souza (BRE) - Matthew Ebden (AUS) : 0-0
Lourdes Dominguez Lino (ESP) - Ana Ivanovic (SER/n°21) : 0-0

Show Court 3 - A partir de 11h (1h en France)

Sabine Lisicki (ALL/n°14) - Stefanie Voegele (SUI) : 0-0
Jurgen Zopp (EST) - James Duckworth (AUS) : 0-0
Virginie Razzano (FRA) - Marion Bartoli (FRA/n°9) : 2-2
Gilles Simon (FRA/n°12) - Danai Udomchoke (THA) : 0-0

Court n°5 - A partir de 11h (1h en France)

Santiago Giraldo (COL) - Matteo Viola (ITA) : 1-0
Mandy Minella (LUX) - Jamie Hampton (USA) : 1-0
Sloane Stephens (USA) - Silvia Soler-Espinosa (ESP) : 0-0
Thomaz Bellucci (BRE) - Dudi Sela (ISR) : 0-2

Court n°6 - A partir de 11h (1h en France)

Stéphane Robert (FRA) - Kei Nishikori (JAP/n°24) : 0-0
Tatsuma Ito (JAP) - Potito Starace (ITA) : 0-0
Ekaterina Makarova (RUS) - Tamarine Tanasugarn (THA) : 0-0
Angelique Kerber (ALL/n°30) - Bojana Bobusic (AUS) : 0-0

Court n°7 - A partir de 11h (1h en France)

Shahar Peer (ISR) - Isabella Holland (AUS) : 0-0
Dominika Cibulkova (SLQ/n°17) - Magdalena Rybarikova (SLQ) : 1-0
Marcel Granollers (ESP/n°26) - Jesse Levine (USA) : 0-0
Julien Benneteau (FRA) - Karol Beck (SLQ) : 0-0

Court n°8 - A partir de 11h (1h en France)

Shuai Zhang (CHN) - Aleksandra Wozniak (CAN) : 0-0
Juan Ignacio Chela (ARG/n°27) - Michael Russell (USA) : 1-0
Nicolas Mahut (FRA) - Radek Stepanek (RTC/n°29) : 1-0
Madison Keys (USA) - Jie Zheng (CHN) : 0-0

Court n°10 - A partir de 11h (1h en France)

Evgeniya Rodina (RUS) - Lucie Hradecka (RTC) : 0-1
Rebecca Marino (CAN) - Greta Arn (HON) : 0-0
Matthias Bachinger (ALL) - Ryan Sweeting (USA) : 0-0
Stéphanie Dubois (CAN) - Elena Vesnina (RUS) : 0-0

Court n°11 - A partir de 11h (1h en France)

Irina-Camelia Begu (ROU) - Carla Suarez Navarro (ESP) : 0-0
Michaël Llodra (FRA) - Ernests Gulbis (LET) : 0-2
Kristina Barrois (ALL) - Michaella Krajicek (HOL) : 1-1
Guillermo Garcia-Lopez (ESP) - Mikhail Kukushkin (KAZ) : 1-0

Court n°13 -A partir de 11h (1h en France)

Daniel Gimeno-Traver (ESP) - Alex Bogomolov Jr. (RUS/n°32) : 0-0
Johanna Larsson (SUE) - Kaia Kanepi (EST/n°25) : 0-0
Roberta Vinci (ITA/n°23) - Alexandra Cadantu (ROU) : 0-0
Roberto Bautista-Agut (ESP) - Ricardo Mello (BRE) : 0-0

Court n°15 - A partir de 11h (1h en France)

Mikhail Youzhny (RUS) - Andrey Golubev (KAZ): 4-0
Alison Riske (USA) - Urszula Radwanska (POL) : 2-0
Frederico Gil (POR) - Ivan Dodig (CRO) : 1-0
Iryna Brémond (FRA) - Barbora Zahlavova Strycova (RTC) : 0-0

Court n°18 - A partir de 11h (1h en France)

Anastasia Pavlyuchenkova (RUS/n°15) - Klara Zakopalova (RTC) : 1-0
Janko Tipsarevic (SER/n°9) - Dmitry Tursunov (RUS) : 2-2
Andrea Hlavackova (RTC) - Nadia Petrova (RUS/n°29) : 0-0
Viktor Troicki (SER/n°19) - Juan Carlos Ferrero (ESP) : 0-0

Court n°19 - A partir de 11h (1h en France)

Kateryna Bondarenko (UKR) - Vania King (USA) : 0-0
Milos Raonic (CAN/n°23) - Filippo Volandri (ITA) : 0-0
Igor Kunitsyn (RUS) - Pablo Andujar (ESP) : 1-0

Court n°21- A partir de 11h (1h en France)

Lukas Rosol (RTC) - Philipp Petzschner (ALL) : 0-0
Xavier Malisse (BEL) - Edouard Roger-Vasselin (FRA) : 1-0
Valeria Savinykh (RUS) - Sara Errani (ITA) : 0-0
# 17/01/2012 à 23:14 Nico
RESULTATS DE MARDI

Hewitt - Stebe 7-5,6-4,3-6,7-5
Tsonga - Istomin 6-4,3-6,6-2,7-5
Murray - Harrison 4-6,6-3,6-4,6-2
Roger-Vasselin - Malisse 7-6(8/6)
Llodra - Gulbis 2-6,6-1,6-2,6-2
Golubev - Youzhny 7-5,6-7(4/7),6-4,4-6,6-3
Gasquet - Seppi 6-3,3-6,6-3,6-1
Chela - Russell 7-6(7/3),6-3,6-4
Andújar - Kunitsyn 6-1,7-6(14/12),6-0
Sweeting - Bachinger 6-4,6-4,6-2
Ferrer - Machado 6-1,6-4,6-2
Raonic - Volandri 6-4,6-0,6-2
Petzschner - Rosol 6-0,6-0,6-2
Roddick - Haase 6-3,6-4,6-1
Tipsarevic - Tursunov 5-7,7-6(14/12),6-3,6-4
Duckworth - Zopp -3,6-4,6-4
Djokovic - Lorenzi 6-2,6-0,6-0
Giraldo - Viola 6-4,6-2,6-1
Ito - Starace 6-3,4-6,6-3,6-4
Mahut - Štepánek 7-5,7-5,6-3
Ebden - Souza 6-3,7-6(7/1),6-2
Nishikori - Robert 6-1,7-6(9/7),6-0
Granollers - Levine 6-0,7-6(7/4),5-7,5-7,6-3
Gil - Dodig 2-6,6-1,6-1,4-1
Mello - Bautista 6-4,6-4,7-5
Troicki - Ferrero 4-6,6-7(3/7),6-2,7-6(7/3),6-2
Kukushkin - García-López 6-4,6-3,6-0
Bellucci - Sela 7-6(7/5),6-4,6-3
Monfils - Matosevic 7-6(7/5),6-3,6-3
Simon - Udomchoke 6-1,3-6,6-7(5/7),6-3,6-2
Benneteau - Beck 6-4,6-2,7-5
Bogomolov Jr. - Gimeno 6-3,6-2,6-4


Nadal, l'anti-Borg

Les carrières de Rafael Nadal et de Bjorn Borg ont beaucoup de points communs. Mais l'Espagnol, contrarié par la montée en puissance de Novak Djokovic comme le Suédois l'a été à l'époque de John McEnroe, a quelque chose de plus : un supplément d'âme.
Le parallélisme des deux trajectoires de Rafael Nadal et Björn Borg est absolument fascinant tant leurs deux destins se seront épousés à 30 ans d’intervalle. Borg et Nadal sont tous les deux nés en juin (le 6 juin 1956 pour le Suédois, le 3 juin 1986 pour l’Espagnol) à l’heure de Roland-Garros. Roland-Garros où ils ont remporté tous les deux le premier de leurs titres majeurs. Roland-Garros où ils comptent tous les deux le nombre record et historique de six triomphes, le 6e ayant été obtenu, dans les deux cas à l’âge de 25 ans pile.

En juillet 1981, défait en quatre manches par John McEnroe en finale de Wimbledon, Björn Borg perdit sa place de n°1 mondial au profit de son vainqueur (comme Nadal contre Djokovic 30 ans plus tard). En septembre de la même année, en finale de l’US Open, le Suédois s’inclina à nouveau contre McEnroe en quatre sets (comme Nadal contre Djokovic 30 ans plus tard). Puis Borg vacilla (comme Nadal 30 ans plus tard).

Depuis son apparition sur le circuit professionnel, Nadal a toujours été comparé à Borg qu’il a semblé avoir réincarné avec son bandeau dans les cheveux, son terrible coup droit lifté et son inlassable couverture de terrain. Certains ont fini par croire qu’à l’aube de cette saison 2012, le physique et la tête du Majorquin allaient finir par l’abandonner définitivement, un peu comme Borg parti sans laisser d’adresse à seulement 25 ans.

Car Borg ne revint jamais après l’US Open 1981 dont il avait snobé la remise des prix et la conférence de presse. Enfin, presque, si l’on excepte une parodie de match contre Yannick Noah à Monte-Carlo en 1982 (il sifflotait aux changements de côté !), d’une scène d’adieux, toujours à Monte-Carlo en 1983, avant un retour baroque à la compétition en 1991 à l’âge de 34 ans.

Nadal et le ras-le-bol "borgien" ?

Il aura donc suffi d’une phrase malheureuse lâchée au dernier Masters de Londres pour que Nadal sème le doute à son tour sur la solidité de son implication à 25 ans. "Ces dernières semaines, j'ai été un peu plus fatigué que d'habitude et c'est pour cela que j'ai eu moins de passion pour le jeu", avait-il dit. Moins de passion ? L’expression, qu’il a encore dû combattre en conférence de presse à Melbourne, ne l’a pas lâché d’autant que sa lutte pour le raccourcissement de la saison et le suivi de son inquiétant bulletin de santé consignant ses douleurs diverses ont alimenté les rumeurs de son ras-le-bol "borgien". A Melbourne, Nadal paraît surveillé comme le lait sur le feu.

Mais si Borg a plié bagage à 25 ans, Nadal porte encore les siens comme il peut au même âge. Vaille que vaille, cahin-caha, Nadal continue d’écumer les courts en grimaçant à l’image des craintes engendrées par la violente douleur au genou qui l’a foudroyé dans sa chambre d’hôtel avant de disputer son premier tour de cet Open d’Australie et a nécessité la pose d’un imposant bandage. Visage impassible comme un robot, Borg ne laissait jamais transparaître le moindre rictus. Nadal continue, lui, de déformer le sien sous les attaques de son corps, se rendant ainsi terriblement humain, tout en réussissant à plaisanter sur le sujet face aux journalistes.

" L’admiration que j’avais pour Borg était purement sportive, avait précisé un jour Yannick Noah à Tennis Magazine. Rien à voir avec celle que l’on voue à une idole pour plein de raisons. Il n’y avait aucun contact possible avec Borg, il ne parlait à personne. On ne le voyait jamais dans les vestiaires. J’ai dû échanger deux ou trois « hello » avec lui, c’est tout. Sur le plan humain, pour moi, il a toujours représenté le néant. Comme une feuille blanche." C’est, en effet, la limite de la ressemblance entre Borg et Nadal. Nadal, plus ouvert, dépourvu de ce blindage mental -le voilà même qui se « lâche » contre Federer !- n’est pas totalement Borg, heureusement. Ce supplément d’âme pourrait l’aider à continuer à tracer sa route pendant quelque temps encore et peut-être à ajouter quelques tournois majeurs, histoire d’essayer d’égaler Borg et ses 11 titres du Grand Chelem pour peu que son corps de plus en plus tortionnaire tienne le choc. Prochain épisode du feuilleton médical, jeudi 18 janvier, contre Tommy Haas au 2e tour de l’Open d’Australie…
Y.C.


PROGRAMME DE MERCREDI

Rod Laver Arena - A partir de 11h (1h en France)

Olivia Rogowska (AUS) - Li Na (CHN/n°5)
Kim Clijsters (BEL/n°11) - Stephanie Foretz-Gacon (FRA)
Tommy Haas (ALL) - Rafael Nadal (ESP/n°2)

A partir de 19h (9h en France)

Sam Querrey (USA) - Bernard Tomic (AUS)
Victoria Azarenka (BLR/n°3) -Casey Dellacqua (AUS)

Hisense Arena - A partir de 11h (1h en France)

Tomas Berdych (RTC/n°7) - Olivier Rochus (BEL)
Kai-Chen Chang (TAI) - Jelena Jankovic (SER/n°13)
Caroline Wozniacki (DAN/n°1) - Anna Tatishvili (GEO)
Andreas Beck (ALL) - Roger Federer (SUI/n°3)

Margaret Court Arena - A partir de 11h (1h en France)

Lesia Tsurenko (UKR) - Daniela Hantutchova (SLQ)
Francesca Schiavone (ITA/n°10) - Romina Oprandi (ITA)
John Isner (USA/n°16) - David Nalbandian (ARG)
Paula Ormaechea (ARG) - Agnieszka Radwanska (POL/n°8)

A partir de 19h (9h en France)

Stanislas Wawrinka (SUI/n°21) - Marcos Baghdatis (CHY)

Show Court 2 - A partir de 11h (1h en France)

Anabel Medina Garrigues (ESP/n°26) - Olga Govortsova (BLR)
Blaz Kavcic (SLN) - Juan Martin Del Potro (ARG/n°11)
Pauline Parmentier (FRA) - Monica Niculescu (ROU/n°31)
Alexandr Dolgopolov (UKR/n°13) - Tobias Kamke (ALL)

Show Court 3 - A partir de 11h (1h en France)

Mardy Fish (USA/n°8) - Alejandro Falla (COL)
Eleni Daniilidu (GRE) - Julia Goerges (ALL/n°22)

Court n°6 - A partir de 11h (1h en France)

Iveta Benesova (RTC) - Shuai Peng (CHN/n°16)
Christina McHale (USA) - Marina Erakovic (NZL)
Lukas Lacko (SLQ) - Donald Young (USA)
Grigor Dimitrov (BUL) - Nicolas Almagro (ESP/n°10)

Court n°7 - A partir de 11h (1h en France)

Yen-Hsun Lu (TAI) - Florent Serra (FRA)
Nina Bratchikova (RUS) - Alberta Brianti (ITA)

Court n°8 - A partir de 11h (1h en France)

Pere Riba (ESP) - Philipp Kohlschreiber (ALL)
Flavio Cipolla (ITA) - Feliciano Lopez (ESP/n°18)
Un double
Mona Barthel (ALL) - Petra Cetkovska (RTC/n°32)

Court n°13 - A partir 11h (1h en France)

Sergiy Stakhovsky (UKR) - Kevin Anderson (AFS)

Court n°18 - A partir 11h (1h en France)

Deux doubles
Ivo Karlovic (CRO) - Carlos Berlocq (ARG)

Court n°19 - A partir 11h (1h en France)

Deux doubles
Galina Voskoboeva (KAZ) - Tsvetana Pironkova (BUL)
# 18/01/2012 à 20:36 Nico
RESULTATS DE MERCREDI

Wawrinka - Baghdatis 7-6(7/3),6-4,5-7,6-1
Tomic - Querrey 3-6,6-3,7-6(7/3),6-3
Lacko - Young 6-3,6-1,3-6,6-3
Nadal - Haas 6-4,6-3,6-4
Berdych - Rochus 6-1,6-0,7-6(7/4)
Anderson - Stakhovsky 3-6,6-1,7-6(7/3),6-3
Almagro - Dimitrov 4-6,6-3,6-7(4/7),6-4,6-0
Isner - Nalbandian 4-6,6-3,2-6,7-6(7/5),10-8
López - Cipolla 7-5,7-6(7/4),6-2
Lu - Serra 7-5,6-2,6-2
Del Potro - Kavcic 6-4,7-5,6-3
Dolgopolov - Kamke 4-6,6-1,6-1,3-6,8-6
Karlovic - Berlocq 7-6(7/4),3-6,6-3,6-4
Federer - Beck
Falla - Fish 7-6(7/4),6-3,7-6(8/6)
Kohlschreiber - Riba 6-0,4-0


Nadal solide

Rafael Nadal s'est qualifié mercredi pour le troisième tour de cet Open d'Australie en dominant Tommy Haas en trois manches (6-4, 6-3, 6-4).

«C'est peut-être la dernière fois que je joue ici et sur la Rod Laver Arena, qui sait, alors je veux te dire que ça a été un honneur de jouer contre toi», voilà ce que Tommy Haas a dit à Rafael Nadal pendant les quelques moments de leur discussion une fois le match terminé. Battu par le n°2 mondial malgré une belle résistance - remonté de 5-1 à 5-4 dans le premier set et en tête 3-1 dans le troisième - il a tout de même savouré l'instant. Pour la suite de sa carrière, il se décidera après l'été.

Rafael Nadal, lui, n'a pas franchement dû savourer toutes les parties de ce match tant il a dû se méfier d'un adversaire dont le talent du bras n'a pas été atteint par les blessures à la différence de sa capacité à tenir le bras de fer. «Face à Nadal et son coup droit je ne pouvais pas rester sur la ligne de fond en espérant le faire craquer, alors je suis monté pour lui mettre la pression. Mais c'est un des plus grands joueurs donc ça n'a pas suffi. Je vois que je suis encore capable de lutter avec ces joueurs-là donc ça m'encourage à continuer. Mais tout dépendra de ce que mon corps dira dans les prochains mois», a ainsi expliqué Haas mercredi.

Nadal poursuit sa montée en puissance

L'opposition du jour a donc été un très bon test pour l'Espagnol dont le genou semble avoir tenu bon. Quelques passages trop attentistes exceptés, ''Rafa'' a livré une partition sérieuse avec notamment une belle qualité de retours et de passing. On l'a aussi vu jouer vers l'avant et monter quand l'occasion se présentait. De nouveau loin de sa ligne en début de dernier set, il en a vite subi les conséquences et a su rectifier le tir.

De bonne humeur, l'Espagnol a blagué en début de sa conférence de presse où il était arrivé en avance en voyant que du coup les journalistes arrivaient en catastrophe. «Je suis toujours en retard d'habitude c'est ça hein !» La suite a confirmé ses bonnes dispositions : «je me suis bien senti sur le court, mon genou n'a pas posé de problème et j'ai su me battre pour revenir dans le troisième set. On ne peut pas s'attendre à gagner facilement contre Tommy Haas donc m'en sortir en trois sets est vraiment positif. Maintenant, on ne sait jamais ce que l'avenir nous réserve mais aujourd'hui (mercredi) j'étais bien dans mon jeu.» Le voilà au troisième tour après deux matches où il aura pu tranquillement monter en puissance. Pour le moment donc, les feux restent au vert.
C.B.


PROGRAMME DE JEUDI

Rod Laver Arena - A partir de 11h (1h en France)

Jamie Hampton (USA) - Maria Sharapova (RUS/n°4) : 0-0

Pas avant 12h30 (2h30 en France)

Barbora Zahlavova Strycova (RTC) - Serena Williams (USA/n°12) : 0-0
Novak Djokovic (SER/n°1) - Santiago Giraldo (COL) : 1-0

A partir de 19h (9h en France)

Jelena Dokic (AUS) - Marion Bartoli (FRA/n°9) : 0-1
Lleyton Hewitt (AUS) - Andy Roddick (USA/n°15) : 6-7

Hisense Arena - A partir de 11h (1h en France)

Michaella Krajicek (HOL) - Ana Ivanovic (SER/n°21) : 1-1
Ricardo Mello (BRE) - Jo-Wilfried Tsonga (FRA/n°6) : 0-0
Carla Suarez Navarro (ESP) - Petra Kvitova (RTC/n°2) : 0-1
Andy Murray (ECO/n°4) - Edouard Roger-Vasselin (FRA) : 0-0

Margaret Court Arena - A partir de 11h (1h en France)

Vera Zvonareva (RUS/n°7) - Lucie Hradecka (RTC) : 1-0
Janko Tipsarevic (SER/n°9) - James Duckworth (AUS) : 0-0
Matthew Ebden (AUS) - Kei Nishikori (JAP/n°24) : 0-0

A partir de 19h (9h en France)

Thomaz Bellucci (BRE) - Gaël Monfils (FRA/n°14) : 0-1

Show Court 2 - A partir de 11h (1h en France)

Sara Errani (ITA) - Nadia Petrova (RUS/n°29) : 0-0
Ryan Sweeting (USA) - David Ferrer (ESP/n°5) : 0-0
Sabine Lisicki (ALL/n°14) - Shahar Peer (ISR) : 2-2
Viktor Troicki (SER/n°19) - Mikhail Kukushkin (KAZ) : 1-0

Show Court 3 - A partir de 11h (1h en France)

Milos Raonic (CAN/n°23) - Philipp Petzschner (ALL) : 1-1
Anastasia Pavlyuchenkova (RUS/n°15) - Vania King (USA) : 1-1
Andrey Golubev (KAZ) - Richard Gasquet (FRA/n°17) : 0-1
Sloane Stephens (USA) - Svetlana Kuznetsova (RUS/n°18) : 0-0

Court n°6 - A partir de 11h (1h en France)

Juan Ignacio Chela (ARG/n°27) - Pablo Andujar (ESP) : 3-2
Roberta Vinci (ITA/n°23) - Jie Zheng (CHN) : 0-1
Dominika Cibulkova (SLQ/n°17) - Greta Arn (HON) : 0-0
Gilles Simon (FRA/n°12) - Julien Benneteau (FRA) : 4-1

Court n°7 - A partir de 11h (1h en France)

Un double femmes
Marcel Granollers (ESP/n°26) - Frederico Gil (POR) : 1-2

Court n°8 - A partir de 11h (1h en France)

Angelique Kerber (ALL/n°30) - Stéphanie Dubois (CAN) : 0-0
Tatsuma Ito (JAP) - Nicolas Mahut (FRA) : 0-0

Court n°13 - A partir de 11h (1h en France)

Ekaterina Makarova (RUS) - Kaia Kanepi (EST/n°25) : 1-0

Court n°18 - A partir de 11h (1h en France)

Michaël Llodra (FRA) - Alex Bogomolov Jr. (RUS/n°32) : 0-0
Sorana Cirstea (ROU) - Urszula Radwanska (POL) : 0-1
Maria Kirilenko (RUS/n°27) - Aleksandra Wozniak (CAN) : 1-0
# 19/01/2012 à 23:51 Nico
RESULTATS DE JEUDI

Monfils - Bellucci 2-6,6-0,6-4,6-2
Hewitt - Roddick 3-6,6-3,6-4
Kukushkin - Troicki 5-7,6-4,6-2,4-6,6-3
Benneteau - Simon 7-5,7-6(10/8),1-6,3-6,6-2
Nishikori - Ebden 3-6,1-6,6-4,6-1,6-1
Gil - Granollers 6-3,4-6,6-4,6-3
Tipsarevic - Duckworth 3-6,6-2,7-6(7/5),6-4
Gasquet - Golubev 6-4,6-2,3-0
Chela - Andújar 6-4,6-4,6-3
Ferrer - Sweeting 6-7(4/7),6-2,3-6,6-2,6-3
Murray - Roger-Vasselin 6-1,6-4,6-4
Llodra - Bogomolov Jr. 6-1,6-3,4-6,5-7,6-4
Djokovic - Giraldo 6-3,6-2,6-1
Mahut - Ito 1-6,7-6(8/6),6-2,6-2
Raonic - Petzschner 6-4,5-7,6-2,7-5
Tsonga - Mello 7-5,6-4,6-4


PROGRAMME DE VENDREDI

Rod Laver Arena - A partir de 11h (1h en France)

Lukas Lacko (SLQ) - Rafael Nadal (ESP/n°2) : 0-2
Ivo Karlovic (CRO) - Roger Federer (SUI/n°3) : 1-9

A partir de 19h (9h en France)

Alexandr Dolgopolov (UKR/n°13) - Bernard Tomic (AUS) : 3-0
Anabel Medina Garrigues (ESP/n°26) - Li Na (CHN/n°5) : 2-0

Hisense Arena - A partir de 11h (1h en France)

Victoria Azarenka (BLR/n°3) - Mona Barthel (ALL) : 0-0
Caroline Wozniacki (DAN/n°1) - Monica Niculescu (ROU/n°31) : 1-0
John Isner (USA/n°16) - Feliciano Lopez (ESP/n°18) : 1-0

A partir de 19h (9h en France)

Kim Clijsters (BEL/n°11) - Daniela Hantuchova (SLQ/n°20) : 9-1
Yen-Hsun Lu (TAI) - Juan Martin Del Potro (ARG/n°11) : 0-1

Margaret Court Arena - A partir de 11h (1h en France)

Un double hommes
Galina Voskoboeva (KAZ) - Agnieszka Radwanska (POL/n°8) : 0-0
Tomas Berdych (RTC/n°7) - Kevin Anderson (AFS/n°30) : 0-0

Pas avant 15h (5h en France) (Match susceptible d'être déprogrammé sur la Rod Laver Arena)

Christina McHale (USA) - Jelena Jankovic (SER/n°13) : 0-1

Show Court 2 -A partir de 11h (1h en France)

Nina Bratchikova (RUS) - Iveta Benesova (RTC) : 0-0
Un double femmes

Pas avant 14h30 (4h30 en France)

Stanislas Wawrinka (SUI/n°21) - Nicolas Almagro (ESP/n°10) : 3-1

Show Court 3 - A partir de 11h (1h en France)

Un double hommes
Romina Oprandi (ITA) - Julia Goerges (ALL/n°22) : 0-1
Alejandro Falla (COL) - Philipp Kohlschreiber (ALL) : 0-3
# 21/01/2012 à 00:06 Nico
RESULTATS DE VENDREDI

Del Potro - Lu 6-2,6-3,6-0
Tomic - Dolgopolov 4-6,7-6,7-6(8/6),2-6,6-3
Kohlschreiber - Falla 6-3,6-2,7-6(7/3)
López - Isner 6-3,6-7(3/7),6-4,6-7,6-1
Nadal - Lacko 6-2,6-4,6-2
Federer - Karlovic 7-6(8/6),7-5,6-3
Berdych - Anderson 7-6(7/5),7-6(7/1),6-1
Almagro - Wawrinka 7-6(7/2),6-2,6-4


Nadal a un "très haut niveau"

Rafael Nadal déroule depuis le début de l'Open d'Australie. De son propre aveu, il a disputé face à Lacko son meilleur match du tournoi (6-2, 6-4, 6-2). Débarrassé de ses problèmes physiques, il abordera les huitièmes de finale en pleine confiance face à un Feliciano Lopez qui lui réussit.
De la lassitude, une motivation en baisse. Rafael Nadal a laissé transparaitre dans ses propos ces dernières semaines un certain épuisement mental. Sur le court : rien de tout ça. Depuis son entrée en lice à l'Open d'Australie, l'Espagnol est intraitable. Trois matches, neuf sets, 25 jeux concédés : du travail très propre. Affûté physiquement, Nadal affiche une rapidité de jambes qui lui a facilité son début de quinzaine. "Je suis très content de mon jeu. Être en huitièmes sans avoir perdu un set, c'est une fantastique nouvelle. J'ai joué trois matches à un très haut niveau", confirme le Majorquin.

Lacko, sa dernière victime lors du 3e tour, n'était pas un inconnu pour Nadal. Il est l'un des rares joueurs (neuf pour être précis) à lui avoir pris un set 6-0. C'était à Doha en 2011 et l'Espagnol s'était imposé en trois sets. Nadal n'a pas subi la même mésaventure ce jeudi. Comme depuis le début de la semaine, l'Espagnol a laissé une excellente impression à l'issue d'un match "solide, complet, sans erreurs stupides" (6-2, 6-4, 6-2). "Le meilleur match depuis le début du tournoi. J'étais bien au service, le retour a bien marché", a poursuivi le numéro 2 mondial. Les statistiques en témoignent : 81% de premières balles, aucune double-faute, 27 coups gagnants pour 19 fautes directes et 9 points gagnés au filet sur 12 montées. Du très propre. Quant à ses problèmes physiques et son genou douloureux ? Un mauvais souvenir : "Mon genou va bien et c'est très important." Grand bleu donc au-dessus du Majorquin.

Pas malheureux d'éviter Isner

Si Nadal monte en puissance, sa courbe épouse logiquement le niveau de jeu des adversaires qui lui sont proposés. En 8e, il défiera Feliciano Lopez. Ce n'est pas forcément une mauvaise nouvelle pour le Majorquin. D'abord parce qu'il aime plutôt jouer contre ses compatriotes. Son bilan est même édifiant. Face aux huit Espagnols présents dans les 50 meilleurs joueurs mondiaux, Nadal compile 49 victoires contre seulement 8 défaites (8-2 face à Lopez). Ensuite parce que Nadal se souvient très précisément de sa grosse frayeur face à John Isner lors du premier tour de Roland Garros en mai dernier.

L'Américain avait poussé l'Espagnol dans ses derniers retranchements comme rarement Porte d'Auteuil. "C'est un des joueurs qu'on n'a pas envie de jouer. Son service est fantastique, comme son coup droit et il se déplace très bien malgré sa taille. Il a tout pour faire partie du top. C'est un joueur qui appartient de toute manière aux meilleurs", se méfiait l'Espagnol en conférence de presse. Mais Feliciano Lopez lui a épargné les retrouvailles en dominant Isner au 3e tour. Nadal ne s'en plaindra pas.
M.M.


PROGRAMME DE SAMEDI

Rod Laver Arena - A partir de 11h (1h en France)

Maria Kirilenko (RUS/n°27) - Petra Kvitova (RTC/n°2) : 1-0
Angelique Kerber (ALL/n°30) - Maria Sharapova (RUS/n°4) : 0-0
Novak Djokovic (SER/n°1) - Nicolas Mahut (FRA) : 1-0

A partir de 19h (9h en France)

Greta Arn (HON) - Serena Williams (USA/n°12) : 0-0
Milos Raonic (CAN/n°23) - Lleyton Hewitt (AUS) : 0-0

Hisense Arena - A partir de 11h (1h en France)

Frederico Gil (POR) - Jo-Wilfried Tsonga (FRA/n°6) : 0-2
Vania King (USA) - Ana Ivanovic (SER/n°21) : 0-3
Sabine Lisicki (ALL/n°14) - Svetlana Kuznetsova (RUS/n°18) : 1-0

A partir de 19h (9h en France)

Andy Murray (ECO/n°4) - Michaël Llodra (FRA) : 2-0

Margaret Court Arena - Pas avant 12h30 (2h30 en France)

Vera Zvonareva (RUS/n°7) - Ekaterina Makarova (RUS) : 1-1
Janko Tipsarevic (SER/n°9) - Richard Gasquet (FRA/n°17) : 0-1
Mikhail Kukushkin (KAZ) - Gaël Monfils (FRA/n°14) : 0-0

Show Court 2 - A partir de 11h (1h en France)

Sorana Cirstea (ROU) - Sara Errani (ITA) : 1-2

Pas avant 12h30 (2h30 en France)

Juan Ignacio Chela (ARG/n°27) - David Ferrer (ESP/n°5) : 2-1

Show Court 3 - Pas avant 12h30 (2h30 en France)

Jie Zheng (CHN) - Marion Bartoli (FRA/n°9) : 1-1
Julien Benneteau (FRA) - Kei Nishikori (JAP/n°24) : 1-0
# 21/01/2012 à 23:18 Nico
RESULTATS DE SAMEDI

Murray - Llodra 6-4,6-2,6-0
Hewitt - Raonic 4-6,6-3,7-6(7/5),6-3
Kukushkin - Monfils 6-2,7-5,5-7,1-6,6-4
Nishikori - Benneteau 4-6,7-6(7/3),7-6(7/4),6-3
Tsonga - Gil 6-2,6-2,6-2
Djokovic - Mahut 6-0,6-1,6-1
Gasquet - Tipsarevic 6-3,6-3,6-1
Ferrer - Chela 7-5,6-2,6-1


PROGRAMME DE DIMANCHE

Rod Laver Arena - Pas avant 12h30 (2h30 en France)

Victoria Azarenka (BLR/n°3) Iveta Benesova (RTC): 3-0
Feliciano Lopez (ESP/n°18) - Rafael Nadal (ESP/n°2): 2-8
Kim Clijsters (BEL/n°11) - Na Li (CHN/n°5): 5-1

Pas avant 19h00 (9h00 heure française)

Bernard Tomic (AUS) - Roger Federer (SUI/n°3): 0-0
Caroline Wozniacki (DAN/n°1) - Jelena Jankovic (SER/n°13): 3-4

Hisense Arena - Pas avant 12h30 (2h30 en France)

Julia Goerges (ALL/n°22) - Agnieszka Radwanska (POL/n°8): 0-0
Tomas Berdych (RTC/n°7) - Nicolas Almagro (ESP/n°10): 3-2

Margaret Court Arena - Pas avant 16h00 (6h00 en France)

Philipp Kohlschreiber (ALL) - Juan Martin Del Potro (ARG/n°11): 0-4
# 22/01/2012 à 12:13 Nico
RESULTATS DE DIMANCHE

Federer - Tomic 6-4,6-2,6-2

Del Potro - Kohlschreiber 6-4,6-2,6-1

Berdych - Almagro 4-6,7-6(7/5),7-6(7/3),7-6(7/2)

Nadal - López 6-4,6-4,6-2


Nadal en quarts

Rafael Nadal a assuré son retour en quarts de finale à Melbourne après sa victoire sur Feliciano Lopez (6-4, 6-4, 6-2)

Rafael Nadal va tenter de conjurer le sort. Dimanche, il s'est qualifié pour les quarts en dominant son compatriote Feliciano Lopez en trois manches (6-4, 6-4, 6-2). Le n°2 mondial a d'ailleurs poursuivi sur la lancée des matches précédents avec un jeu globalement solide. «J'ai encore fait un match complet et je trouve que je joue bien depuis le début du tournoi, alors que parfois ça prend un peu plus de temps», a ainsi confié Nadal. Le revoilà désormais en quarts à Melbourne là où son corps l'a lâché lors des deux précédentes éditions avec un abandon face à Murray et un match brouillé par une déchirure musculaire face à Ferrer. «J'espère bien que ça n'arrivera pas cette fois (sourire) parce que j'ai vraiment eu de mauvaises expériences ici ces deux dernières années et c'est vraiment dur de quitter ce tournoi à ce stade de la compétition», a précisé celui qui court après son 11e titre du Grand Chelem.

Mais dimanche, il a semblé très au point physiquement malgré le bandage qu'il porte au genou droit. Face à Lopez, ''Rafa'' a parfaitement maîtrisé son sujet tactiquement en empêchant Lopez de pouvoir jouer l'agression grâce à une belle longueur de balle et beaucoup d'effets. «J'ai tout fait pour l'empêcher d'arriver au filet, pour contrôler le point dès la première frappe avec mon coup droit et donc l'empêcher de prendre sa chance». Lopez, de son côté, n'avait manifestement pas la caisse après son combat face à Isner afin de tenir le bras de fer face à Nadal. Il a ainsi beaucoup raté tout au long de ce match, incapable de tenir l'échange du fond et tout aussi incapable d'aller mettre la pression sur le vainqueur de l'Open d'Australie 2009. Coincé au fond du court, puni sur ses rares incursions offensives, il n'a pu que constater les dommages.

Nadal déterminé

Nadal est donc de retour là où tout a cassé ces deux dernières saisons en ce qui concerne ses ambitions australiennes. Pas forcément toujours à son meilleur niveau dans le jeu, il affiche toutefois ses qualités mentales habituelles : détermination et concentration. De quoi remettre son coup droit sur les rails quand il s'échappe et de forcer son service à retrouver de la couleur. «Ces victoires en trois sets sont évidemment positives pour moi, mais ce qui l'est le plus c'est de se sentir bien et en ce moment c'est le cas. Je suis en plus en quarts de finale alors ce ne sont que des bonnes nouvelles. C'est le moment de se battre encore un peu plus fort, de continuer de bien jouer.» Il ne lui reste plus qu'à convaincre son corps de franchir le prochain obstacle face à Berdych. Un joueur qui a dans la raquette de quoi imposer à Nadal un véritable test.
C.B.


PROGRAMME DE LUNDI


Rod Laver Arena - A partir de 11h00 (1h00 en France)

Ana Ivanovic (SER/n°21) - Petra Kvitova (RTC/n°2)
Andy Murray (GBR/n°4) - Mikhail Kukushkin (KAZ)
Ekaterina Makarova (RUS) - Serena Williams (USA/n°12)

Pas avant 19h30 (9h30 en France)

Sabine Lisicki (ALL/n°14) - Maria Sharapova (RUS/n°4)
Novak Djokovic (SER/n°1) - Lleyton Hewitt (AUS)

Hisense Arena - Pas avant 12h30 (2h30 en France)

Kei Nishikori (JAP/n°24) - Jo-Wilfried Tsonga (FRA/n°6): 1-0
Richard Gasquet (FRA/n°17) - David Ferrer (ESP/n°5): 1-5

Margaret Court Arena - Pas avant 12h30 (2h30 en France)

Sara Errani (ITA) - Jie Zheng (CHN)
# 23/01/2012 à 15:58 Nico
RESULTATS DE LUNDI

Djokovic - Hewitt 6-1,6-3,4-6,6-3

Murray - Kukushkin 6-1,6-1,1-0

Nishikori - Tsonga 2-6,6-2,6-1,3-6,6-3

Ferrer - Gasquet 6-4,6-4,6-1


PROGRAMME DE MARDI

Rod Laver Arena - Pas avant 12h (2h en France)

Victoria Azarenka (BLR/n°3) - Agnieszka Radwanska (POL/n°8) : 6-3
Caroline Wozniacki (DAN/n°1) - Kim Clijsters (BEL/n°11) : 0-2

Pas avant 14h30 (4h30 en France)

Juan Martin Del Potro (ARG/n°11) - Roger Federer (SUI/n°3) : 2-7

A partir de 19h30

Tomas Berdych (RTC/n°7) - Rafael Nadal (ESP/n°2) : 3-10
# 24/01/2012 à 14:39 Nico
RESULTATS DE MARDI

Nadal retrouve Federer

Rafael Nadal affrontera Roger Federer en demi-finale de l'Open d'Australie après sa victoire sur Tomas Berdych en quatre manches (6-7, 7-6, 6-4, 6-3), mardi à Melbourne. Un peu plus tôt dans la journée, le Suisse a battu Juan Martin Del Potro (6-4, 6-3, 6-2) lors de son 1000e match en carrière.

Et si seulement cette volée de revers avait trouvé la ligne. Tomas Berdych a eu dans sa raquette le deuxième set. Mais sa volée a filé dans le couloir pour quelques centimètres. Sans le savoir, le Tchèque a laissé passer sa chance. Plutôt nerveux en début de match, Nadal a complètement changé d'attitude après avoir remporter le deuxième set. Plus agressif, plus offensif, il a pris Berdych à la gorge pour ne jamais le lâcher. Le score (6-7, 7-6, 6-4, 6-3) témoigne de la bataille de 4h15 que se sont livrés les deux hommes. Supérieur physiquement, le numéro 2 mondial se qualifie pour la troisième demi-finale de sa carrière à Melbourne, sa première depuis son sacre en 2009. Il y retrouvera Roger Federer pour une 27e confrontation sur le circuit.

Face au Suisse, le Majorquin devra gommer quelques failles entrevues ce mardi. La demi-finale ne tolérera sans doute pas un tel retard à l'allumage. Timide en deuxième balle, très timoré dans ses intentions, Nadal a subi le jeu durant les deux premiers sets et perdu sa première manche du tournoi (7-6). Berdych a longtemps fait la pluie et le beau temps au gré de ses fautes directes et de ses coups gagnants (54/62 au final, contre 49/29 pour Nadal). Berdych a saisi chaque opportunité, en revers notamment. Mais son coup droit sinusoïdale a permis à Nadal de rester dans la course et d'empocher le gain de la deuxième manche.

Dès lors, décomplexé, Nadal a enfin fait du Nadal. Une défense sans faille, un coup droit dévastateur (16 coups droits gagnants dans le dernier set) : Berdych n'a plus pu lutter. L'Espagnol n'a dès lors cessé de transpercer le Tchèque à la volée (seulement 55% de points réussis à la volée). "Il a été énorme durant tout le match", a jugé Nadal beau joueur en fin de rencontre. Il est vrai que Berdych, victime certes d'un coup de mou en début de quatrième manche, n'a jamais lâché. Mais Nadal revenu à son niveau, Berdych n'a plus eu les armes pour prendre le jeu à son compte. Il laisse logiquement filer Nadal dans le dernier carré pour une demi-finale attendue face à Federer. Le Suisse retrouve sa bête noire (17 vicoitres, 9 défaites pour Nadal). Nadal et Federer, auteurs d'un début de tournoi au presque parfait, cette demi-finale s'annonce comme une belle promesse.
M.M.


REACTION


RAFAEL NADAL :

«Le deuxième set a sans doute été la clé du match. J'ai eu un peu de chance sur cette volée qu'il manque. Mais je me suis battu sur tous les points et petit à petit je me suis montré moins nerveux. Du coup ça allait mieux en coup droit à partir du troisième set. Avoir le soutien de la foule a également été très important pour moi ce soir. La dernière fois que j'ai joué contre Roger Federer ici c'était en finale en 2009. Je ne me croyais pas capable de l'emporter à l'époque tellement j'étais fatigué mais j'avais réussi à gagner. C'est un souvenir fantastique.»
C.B.


Federer dans le 1000

Roger Federer n'a laissé aucune chance à Juan Martin Del Potro d'accéder aux demi-finales de l'Open d'Australie. Lors de son 1000e match en carrière, le Suisse a dominé de la tête et des épaules l'Argentin, 11e mondial, 6-4, 6-3, 6-2. Il attend Rafael Nadal de pied ferme en demi-finale.

Roger Federer ne fait pas partie des murs australiens, mais presque. Pour la neuvième année consécutive, le Suisse sera présent dans le dernier carré de Melbourne, seul tournoi majeur où il a réussi pareille performance (en attendant de jouer l'US Open où il peut rééditer cet exploit). Pour le recordman de victoires en Grand Chelem (16), cela reste un chiffre parmi tant d'autres. Pourtant celui-ci n'est pas anodin car même à Wimbledon, tournoi où il a soulevé son premier titre majeur, il n'a pas connu pareille réussite. Mardi à Melbourne, Juan Martin Del Potro n'a rien pu faire pour empêcher le Suisse de rejoindre le dernier carré, où il attend d'affronter l'Espagnol Rafael Nadal.

Au vu de sa prestation excellente face à l'Argentin, Roger Federer continue d'affoler les compteurs. A 30 ans, le Suisse a encore démontré que sa condition physique était parfaite, malgré des douleurs au dos qui l'ont handicapé avant d'arriver à Melbourne. En remportant son quart de finale avec la manière, il devient le premier joueur âgé de plus de 30 ans à atteindre les demi-finales à Melbourne depuis Andre Agassi en 2004... Même s'il reste sans victoire majeure depuis deux ans, il jouera la 30e demi-finale d'un tournoi du Grand Chelem de sa carrière, se plaçant même à une unité du record de l'Américain Jimmy Connors (31) qu'il pourra égaler, si ce n'est même dépasser cette saison.

Monsieur 81% de réussite

Si certains s'inquiétaient pour lui, Federer, finalement heureux d'avoir passé son 2e tour face à l'Allemand Andreas Beck sans le jouer, a donné toutes les garanties que tout allait bien. Pour son 1000e match officiel sur le circuit, le Suisse n'a même laissé aucune chance à son adversaire. Comme à son habitude, il a commencé pied au plancher dès les premières minutes du match. A 4-1 dans la première manche, Del Potro a pourtant semblé reprendre confiance en revenant à hauteur de l'Helvète (4-4), avant que ce dernier ne redonne un coup d'accélérateur. Ce sera le seul moment chaud du match pour le Suisse qui contrôlera le reste de la partie.

Après le gain du premier set (6-4), Federer, fort de 89% de réussite derrière sa première balle contre 57% à son adversaire, a poursuivi son effort de la même manière dans les deuxième et troisièmes sets sans un moment de relâchement. Premier qualifié pour les demi-finales, le Suisse, comme Nadal avant son match contre Berdych, n'a toujours pas concédé la moindre manche. Au final, cette victoire sans forcer son talent scelle par là même sa 814e victoire (son 232e en Grand Chelem), pour 186 défaites sur le circuit (pour 34 en majeur). Avec plus de 81% de réussite, sa longévité n'a pas fini de nous étonner.
S.P.


REACTION

Federer: "J’ai envie de rejouer Rafa"

Roger Federer, qui s'est qualifié pour les demi-finales de l'Open d'Australie en battant Juan Martin Del Potro pour son 1000e match professionnel, mardi à Melbourne, a expliqué en s'être "senti tout de suite en confiance". Et attend de pied ferme une éventuelle confrontation avec Rafael Nadal.

ROGER FEDERER, vous avez remarquablement entamé ce match. En quoi était-il important d’imprimer votre marque d’entrée ?

R.F. : D’abord, il a fallu s’habituer aux conditions du jour, à la balle qui avait tendance à voler à cause de la chaleur et à la vitesse de jeu. Sans oublier de me concentrer sur mes jeux de service. J’ai réussi à varier beaucoup et à contrôler la balle correctement, ce qui m’a aidé à utiliser tous les aspects de mon jeu. Après les choses se sont compliquées avec l’ombre qui s’est installée progressivement sur le court. C’était très difficile de voir la balle. Mais le fait de conclure au deuxième set, alors qu’il a eu des chances de me débreaker dans le dernier jeu, a été très important pour la suite.

C’était le 1 000e match de votre carrière. Comment ressentez-vous le fait d’atteindre ce nombre et de gagner ce match de cette manière ?

R.F. : C’est 1 000 matches, pas 1 000 victoires (rire). Grosse différence. J’aurais aimé que ce soit 1 000 victoires, mais je suis content quand même. C’est sympa de gagner une rencontre comme celle-là. Peut-être que plus tard je ne me souviendrai plus de ce match et que quelqu’un me le rappellera. Je ne me souvenais plus de mon 500e match, mais on m’a dit que c’était la finale de l’US Open contre Agassi.

Aujourd’hui, vous avez également gagné le 2 000e set de votre carrière…

R.F. : Ça fait beaucoup de records pour moi (sourire).

Si vous affrontez Nadal, que représentera ce match pour vous ?

R.F. : Ce ne sera pas une finale, mais ça reste un immense match. J’ai l’impression qu’il est vraiment en forme. Il a fait un très bon tournoi jusqu’à présent après tous ses problèmes à l’épaule et au genou. Il m’a l’air plus fort que l’an dernier où il avait eu des soucis de santé. Ce sera physique.

Ressentez-vous de la pression ou de l’excitation à l’idée éventuelle d’affronter Nadal ?

R.F. : Pression et excitation. Avant, ça pouvait être soit l’une soit l’autre. Là, j’ai les deux. J’ai très bien joué contre lui au Masters de Londres, mais je sais que cette fois ça ne se passera pas comme ça. Je vais regarder ce que j’ai bien fait à Londres, mais le fait que c’est un match au meilleur des cinq sets change évidemment beaucoup de choses.

Il y a eu une petite polémique entre vous deux au début du tournoi. Cela change-t-il quelque chose avant ce duel ?

R.F. : Non, cela a duré une journée et plus personne n’en a parlé. Et ça ne méritait pas plus d’attention que ça. J’ai envie de rejouer Rafa ici. Nous avions joué un bon match à Melbourne il y a quelques années.

Comment vous sentez-vous physiquement ?

R.F. : J’ai pas mal de courbatures, mais je suis frais. L’essentiel est de ne pas être blessé. C’est comme ça que je veux aborder ce match. Je sais que je vais pouvoir aller à fond. En plus, si j’ai la chance d’aller en finale, j’aurai deux jours de repos. C’est aussi important d’avoir ça en tête. Il n’y a aucune raison de se retenir dans un match comme ça.
Y.C.


PROGRAMME DE MERCREDI


Rod Laver Arena - A partir de 11h (1h en France)

Sara Errani (ITA) - Petra Kvitova (RTC/n°2) : 0-0

Pas avant 12h30 (2h30 en France)

Ekaterina Makarova (RUS) - Maria Sharapova (RUS/n°4) : 0-2

Pas avant 14h30 (4h30 en France)

Andy Murray (ECO/n°4) - Kei Nishikori (JAP/n°24) : 1-0

A partir de 19h30 (9h30 en France)

Novak Djokovic (SER/n°1) - David Ferrer (ESP/n°5) : 6-5
# 26/01/2012 à 00:35 Nico
RESULTATS DE MERCREDI

Murray sur sa lancéeAndy Murray s'est qualifié mercredi pour les demi-finales de l'Open d'Australie. L'Ecossais a dominé le Japonais Kei Nishikori (6-3, 6-3, 6-1).

Andy Murray est le troisième membre du Big 4 du circuit à rejoindre le dernier carré à Melbourne. Le n°4 mondial a livré une performance digne de son rang face à Kei Nishikori (6-3, 6-3, 6-1), tombeur de Jo-Wilfried Tsonga, afin d'assurer sa présence dans le dernier carré australien pour la troisième fois de suite. Il devient ainsi le neuvième joueur à enchaîner au minimum trois demies consécutives à Melbourne et pourra trouver des raisons d'espérer en apprenant que les huit autres joueurs ont tous gagné au moins un titre du Grand Chelem. L'Ecossais a également gardé le tempo de sa saison 2011, puisqu'il a décroché aujourd'hui sa cinquième demie de suite dans un Majeur.

Sous les yeux de son nouveau mentor Ivan Lendl, le récent vainqueur du tournoi de Brisbane a rendu une excellente copie même si son pourcentage de service aurait pu être plus élevé (44%) et s'il n'a pas saisi toutes les occasions offertes (7/18 en balles de break converties). Il a dans tous les cas affiché le même calme que lors des précédentes rencontres, gérant les quelques accès de frustration sans ses colères habituelles. Mais si Nishikori - qui intègrera le Top 20 à l'issue du tournoi - a fait ce qu'il a pu, on ne peut pas non plus tirer énormément d'enseignements de cette victoire en quarts tant l'écart de niveau (vitesse de jeu, puissance) et de fraîcheur physique était marqué.

Quelques échanges en mode jeu du chat et de la souris ont ravi les spectateurs, mais dès que l'Ecossais appuyait sur l'accélérateur, il prenait le large. Nishikori n'avait pas dans la raquette de quoi vraiment faire mal à son rival. Ce Murray version 2012 a donc l'air d'avoir toutes les cartes en mains pour faire sauter le verrou Grand Chelem, mais il reste à le voir sous pression et bousculé. La volonté offensive affichée face à Nishikori, très bon contreur, va dans le bon sens, mais tiendra-t-elle face à l'agression et la tension ? On devrait avoir la réponse dès son prochain match.

REACTION

Andy Murray : «J'étais un peu plus solide que lui aujourd'hui et j'avais à l'évidence plus de fraîcheur. On a eu quelques gros échanges et au final ça a tourné à mon avantage. Je n'ai pas très bien servi aujourd'hui, peut-être parce que je me suis réveillé avec le cou douloureux je ne sais pas. Je travaillerai ça demain afin de retrouver le bon timing. Depuis la saison passée, je joue mon meilleur tennis dans les tournois du Grand Chelem alors qu'avant ce n'était pas forcément le cas. Le prochain match sera forcément difficile mais j'ai hâte de voir à quel niveau j'en suis par rapport aux joueurs qui restent en lice.»
C.B.


Djokovic passe le test à l'effort

Novak Djokovic complète le carré magique après sa victoire (6-4, 7-6 [4], 6-1) contre David Ferrer. Mais le Serbe a montré quelques signes inquiétants du côté de sa cuisse gauche.

Rencontrer David Ferrer, c'est souvent passer un test à l'effort. Et la visite chez le médecin de Novak Djokovic se conclut avec un avis favorable ponctué de quelques réserves. Si le Serbe valide (6-4, 7-6 [4], 6-1 en 2h44') son billet pour les demi-finales, il montre des signes inquiétants du côté du quadriceps gauche. Après avoir été débreaké à 6-4, 2-1, le numéro 1 mondial se touche derrière la cuisse, grimace et s'accroupit. En conférence de presse, il évoque juste «une douleur soudaine. » Puis il dévie la conversation sur son adversaire : « David fait beaucoup courir, il faut beaucoup se dépenser sur chaque point. Je trouve que j'ai vraiment bien tapé la balle. Mais il y a un moment où il jouait vraiment très bien. Mon service aurait pu être un peu meilleur, mais dans l'ensemble, c'est une grande performance.»

Pourtant sur la Rod Laver Arena, l'inquiétude pointe et une question rôde... Blessure ou simulation ? Ses appuis plus fébriles en revers et ses difficultés pour pousser sur sa jambe au service (54% de premières balles au premier set, 49% au deuxième set et 61% au troisième set) plaident pour la blessure. Mais il ne demande pas l'intervention du kiné et poursuit le jeu en abrégeant les échanges. Sur sa ligne, il continue à distribuer. Ses qualités d'acteur et son incroyable couverture de terrain aux moments importants laissent planer le doute.

«Juste une douleur soudaine»

Dans ce contexte, l'Espagnol ne sait plus sur quel pied danser et il déjoue. Quand il doit appuyer sur le revers adverse, il attaque sur le coup droit. Quand il doit faire courir son adversaire, il commet la faute (36 au total). Quand il doit enfoncer le clou à 4-2 au tie-break, il force et voit défiler cinq points d'affilée. Moins Novak Djokovic court, plus son bras se libère (10 points gagnants au premier set, 13 au deuxième et 12 au troisième) ! Fort de sa confiance et de son formidable timing, il enterre les espoirs du 5e mondial, perdu dans la troisième manche.

Quand Jim Courier l'interroge sur sa blessure, le numéro 1 mondial botte en touche : « Il faut savoir rester dans le match. » En fin stratège, il ne veut pas donner d'informations. « Je me sens très bien physiquement et je suis très frais mentalement, plaide le Serbe. C'est juste qu'aujourd'hui, je connaissais juste quelques difficultés pour trouver de l'oxygène après les longs échanges parce que j'avais le nez un peu bouché. J'avais besoin de plus de temps. » Dans ce quart à double visage, docteur Jekyll délivre un premier set intense où ses prises de balle précoces, sa volonté de ne jamais reculer et sa qualité de frappe déclenchent l'admiration. Et mister Hyde inspire le doute sur ses capacités physiques. Mais à la fin du film, le Djoker reste en haut de l'affiche. Blessé ou pas, il gagne et rejoint Andy Murray en demi-finale.
S.D.


Federer-Nadal, quelle rivalité ?

Roger Federer et Rafael Nadal s'affrontent jeudi (9h30) pour une place en finale de l'Open d'Australie. Attendue lors de chaque grande occasion, cette opposition marquera un nouvel épisode de la rivalité qui anime les deux champions.

La demi-finale de l’Open d’Australie, qui opposera Rafael Nadal à Roger Federer, est le 27e épisode d’un feuilleton commencé voilà huit ans. Avec le temps, la série est même devenue un succès planétaire. Aux yeux de certains, comme John McEnroe, commentateur à la télévision australienne pendant le tournoi, Federer-Nadal constituerait la plus grande rivalité de l’histoire du jeu. "A chaque fois qu’ils s’affrontent, c’est une rencontre qui dépasse le sport", déclare-t-il.

Est-ce vrai ? Peut-on contester cette affirmation ? Rod Laver, le champion australien qui a donné son nom au central de Melbourne Park et dont on célèbre en 2012 le 50e anniversaire du premier de ses deux Grands Chelems réalisés en 1962 et 1969, a rencontré les medias mercredi et paraissait embarrassé face à une question qui, de son point de vue, ne se pose pas dans la mesure où il est tout simplement impossible de comparer les générations. En quoi, par exemple, sa rivalité avec Ken Rosewall à la fin des années 60 (79-63 pour Laver dans leur tête-à-tête !) serait-elle inférieure à Nadal-Federer ? Qui serait le mieux placé pour arbitrer les époques ? "Le jeu a terriblement changé, dit-il. Beaucoup se focalisent sur le présent parce qu’ils ne connaissent pas le passé et l’histoire. C’est pourquoi il est toujours difficile de dire que tel ou tel a été meilleur que l’autre à des dizaines d’années d’intervalle. Mais il est sûr que c’est une rivalité marquante et que, de mon point de vue, Roger est le meilleur joueur de l’époque moderne."

Nadal survole les débats

La rivalité entre Rafael Nadal et Roger Federer est évidemment indiscutable en raison du nombre de leurs matches déjà important. Vingt-sept rencontres, c’est nettement plus que les 14 duels ayant opposé John McEnroe et Björn Borg -autre rivalité marquante malgré sa fugacité (1978-1981)- et sept de moins que le nombre de chocs entre Pete Sampras et Andre Agassi répartis sur une durée de 13 ans. Le plus remarquable dans leur histoire à deux vient du fait qu’ils se sont défiés 19 fois en finale dont 8 pour le titre en Grand Chelem. La finale de Wimbledon, en 2008, a constitué un haut fait du sport sur lequel des historiens reviendront encore dans vingt ou trente ans. Pendant six ans et jusqu’à l’arrivée de Novak Djokovic, ils ont mis la concurrence sous l’éteignoir comme aucun tandem avant eux.

Mais étrangement, à l’analyse des résultats, cette rivalité… n’existe pratiquement pas puisque Nadal la survole complètement en s’étant imposé 17 fois sur 26, soit deux fois sur trois, ce qui est beaucoup voire énorme. En Grand Chelem, le déséquilibre est encore plus vertigineux entre eux deux avec sept succès en neuf rencontres pour le Majorquin, soit 77% du total. Nadal a même régné lors de leurs quatre derniers rendez-vous en Grand Chelem, le dernier succès de Federer remontant à Wimbledon 2007. "Je ne savais pas", a feint de découvrir le Suisse.

Une rivalité paradoxale

En résumé, il n’y a pas vraiment de match. Toutefois, il faut noter que si on enlève la terre battue (plus de la moitié de leur face-à-face), Federer se détache 7-5. "C’est plus équilibré que ça à cause de la terre battue, mais Nadal sait comment battre Federer, le contraire est peut-être un peu moins vrai ou au moins plus compliqué", suggère Roger Rasheed, l’ancien entraîneur de Gaël Monfils.

Cette rivalité est aussi paradoxale à cause du respect mutuel qui anime les deux hommes. Pour certains, une rivalité est forcément conflictuelle à l’instar de celle qui se transforma en véritable guerre sur les circuits de Formule 1 entre Ayrton Senna et Alain Prost. Pour ceux-là, être pour Nadal (et inversement), c’est être forcément contre Federer (et inversement). En faisant ami-ami malgré le petit accrochage récent sur la dureté du calendrier, ils nous priveraient, selon beaucoup, de cette dimension belliqueuse constituante de toute vraie opposition en rendant leur duel trop mièvre. Personne n’a oublié Nadal consolant Federer en pleurs sur le podium de la remise des prix de l’Open d’Australie en 2009. En revanche, dans l’esprit d’autres spectateurs, cette relative fraternité serait un éternel ravissement parce qu’il serait impossible de ne pas aimer Federer sans ne pas aimer Nadal. Eternel débat que charrie le Net où les rivalités sont là, sur le sujet, franchement plus agressives…
Y.C.


PROGRAMME DE JEUDI


Rod Laver Arena - Pas avant 13h30 (3h30 en France)

Kim Clijsters (BEL/n°11) - Victoria Azarenka (BLR/n°3) : 4-2
Maria Sharapova (RUS/n°4) - Petra Kvitova (RTC/n°2) : 1-2

A partir de 19h30 (9h30 en France)

Roger Federer (SUI/n°3) - Rafael Nadal (ESP/n°2) : 9-17
# 26/01/2012 à 14:23 Nico
Et à la fin, c'est Nadal

Après un combat de 3h42', Rafael Nadal domine (6-7 [5], 6-2, 7-6 [5], 6-4) Roger Federer pour atteindre sa deuxième finale en Australie.

C'est l'histoire du sablier. Quand l'énergie de Roger Federer s'écoule, elle remplit le réservoir de Rafael Nadal. C'est une histoire vieille comme leurs vingt-sept confrontations. Depuis la finale de Wimbledon en 2007, le Suisse n'a plus gagné en Grand Chelem contre l'Espagnol. Et en demi-finale à Melbourne, l'histoire se répète encore et encore avec une victoire (6-7 [5], 6-2, 7-6 [5], 6-4 en 3h42') du Majorquin. Roger Federer mise sur un 100 m, Rafael Nadal lui propose un 3000 m steeple.

Frais et mobile en début de match, le 3e mondial tient parfaitement sa diagonale en frappant tous ses revers, agresse en permanence son adversaire avec ses décalages de coup droit et porte l'estocade au filet si le besoin s'en fait sentir. Avec humilité et abnégation, l'Espagnol accepte les coups. Il ne joue pas très bien, mais il se bat. Roger Federer remporte le premier 100 m, mais il doit casser sur la ligne et profite d'une bévue en revers de son adversaire pour empocher le tie-break. Malgré le break en poche pour mener 7-6, 1-0, il perd de sa superbe. Plus les jeux défilent, plus l'Espagnol pose ses banderilles.

Nadal, le coureur au long court...Malgré quelques fautes en revers (34 fautes directes au total dont 19 en revers), Rafael Nadal envoie toujours les mêmes messages subliminaux. Pour gagner un point, il faut l'achever et jouer toujours plus vite, toujours plus près des lignes et toujours plus fort. Et Roger Federer joue toujours plus vite, toujours plus fort et se rapproche dangereusement de la falaise. Quand le feu d'artifice de la fête nationale retentit, il y a déjà le feu au lac (5-2 au deuxième set). Après dix minutes de pause, il encaisse onze points d'affilée ! Dos au mur, il se reprend à 1-0 (0-40), mais il tient sur un fil et la corde casse au tie-break du troisième set.

C'est le monde à l'envers. D'un côté, le 2e mondial se protège avec son service de gaucher et se montre plus efficace en première balles que son adversaire (77% de réussite contre 67%). De l'autre, le Suisse perd son meilleur ami, le coup droit, avec 36 fautes directes (19 en revers et 63 au total). Plus le temps passe, plus Rafael Nadal travaille son rival au corps, affûte ses passings et libère son bras. Moins mobile, Roger Federer tente son va-tout en prenant d'assaut le filet (35 points sur 57 montées). Quelques coups de génie lui permettent de tenir la tête hors de l'eau. En immense champion, le Majorquin élève encore son niveau de jeu avec un lob d'anthologie, « chanceux » selon lui, pour sauver une balle de débreak à 5-4 dans le quatrième set. Et à la fin, Roger Federer voit toujours la même image : Rafael Nadal à genoux. C'est bien le seul moment où le 2e mondial flanche.
S.D.


PROGRAMME DE VENDREDI


Rod Laver Arena - A partir de 19h30 (9h30 en France)

Novak Djokovic (SER/n°1) - Andy Murray (ECO/n°4)
# 27/01/2012 à 15:59 Nico
Djokovic au bout de la nuit

Après un combat dantesque de près de cinq heures et cinq sets, Novak Djokovic a fini par venir à bout d'Andy Murray (6-3, 3-6, 6-7, 6-1, 7-5) en demi-finales de l'Open d'Australie. Melbourne n'oubliera pas de sitôt ce match. Le numéro un mondial, tenant du titre, affrontera Rafael Nadal en finale.

Bousculé, malmené, mais qualifié. Novak Djokovic a dû s'employer comme rarement pour gagner le droit de défendre son titre australien dimanche contre Rafael Nadal, qu'il retrouvera en finale, comme à Wimbledon et à l'US Open l'an dernier. Mené deux sets à un et éprouvé, le Serbe a trouvé les ressources tennistiques et physiques pour se sortir des griffes d'un Andy Murray à nouveau vaincu en demi-finales, mais qui aura eu le mérite livrer un véritable combat cette fois. Une bataille grandiose, même. Mais Djokovic, porté par une inébranlable confiance en lui, a fini par imposer sa loi.

Djokovic avait souffert physiquement au tour précédent contre David Ferrer. Mais ce n'était rien à côté de ce qui l'attendait face à Murray. Pourtant, pendant un peu plus d'un set, le Serbe semblait en route pour une victoire assez tranquille. Sans être brillant, il a longtemps profité des errements de son adversaire. Complètement à côté de son jeu, Murray était à nouveau en train de décevoir. Lorsque Djoko a mené 6-3, 2-0 avec balle de double break, l'affaire semblait plus que bien engagée pour lui. Mais soudain, l'Ecossais est rentré dans son match, et celui-ci a changé d'âme. Quelconque, il est devenu formidable. Et la promenade du numéro un mondial s'est transformée en une bagarre de tous les instants.

Cruel pour Murray

Progressivement dominateur, Murray a d'abord égalisé à un set partout, avant d'enlever, au jeu décisif, un extraordinaire troisième set long de 88 minutes, au cours duquel les deux joueurs ont breaké à tour de rôle. Mais le Britannique donnait néanmoins l'impression de prendre inexorablement le dessus. Mené deux sets à un après plus de 3h30 de jeu, Djokovic a alors démontré pourquoi il est le patron du tennis mondial. Contrairement à Murray, il n'a pas baissé d'un iota en intensité. Résultat, la quatrième manche a été expédiée (6-1).

La cinquième allait s'avérer beaucoup plus accrochée. Djokovic a cru avoir fait l'essentiel en breakant pour mener 5-2. Mais le bouquet final, très révélateur de l'ensemble d'un match où pas moins de 18 breaks ont été réalisés (11 pour Djoko, 7 pour Murray), a multiplié les rebondissements. Au bord de la rupture physiquement, le Britannique a puisé au plus profond de lui pour revenir à 5-5. Mieux, il a ensuite bénéficié de trois occasions de prendre le service de Djokovic dans le 11e jeu. Mais le Serbe a tenu, avant de conclure dans la foulée sur la mise en jeu de Murray. Dénouement cruel pour ce dernier, que l'on avait rarement vu aussi consistant à ce stade de la compétition en Grand Chelem. Il n'est plus très loin du compte mais, pour la quatrième fois consécutive, il cale en demi-finales.

Novak Djokovic, lui, n'est plus qu'à une marche d'un quatrième sacre en 12 mois en Grand Chelem. Bourreau de Nadal à Londres et New York, vainqueur de six finales sur six face au Majorquin en 2011, il partira avec un avantage psychologique indéniable. Mais après un tel duel, terminé au-delà de minuit, quel sera son état de fraicheur, alors que Nadal aura bénéficié d'une journée de récupération supplémentaire ? Djokovic n'a cessé de repousser ses limites depuis un an. Dimanche, il devra aller encore plus loin. Encore plus haut.
L.V.


FEDERER / NADAL : REACTIONS

Federer : «J'étais tout près»

Après sa défaite (6-7, 6-2, 7-6, 6-4) contre Rafael Nadal en demi-finale, Roger Federer déplore ses occasions manquées dans tous les sets.Roger Federer regrette de n'avoir pas su saisir sa chance face à Rafael Nadal.

« Roger Federer, comment analysez-vous votre match ?

Rafa a vraiment bien joué du début à la fin. J'ai très bien commencé. Après le gain du premier set très intense, j'ai manqué des occasions dans les sets. Mais Rafa s'est accroché. A la fin, c'était un peu mieux. C'était très dur physiquement, mais ce n'est que le début de la saison. Je me sens bien, tout va bien.

Pensez-vous que Rafael Nadal joue mieux contre vous que face à d'autres adversaires ?

Je ne sais pas. Je sens juste qu'il joue vraiment bien contre moi. Mais j'ai aussi un jeu différent avec un revers à une main. Il m'a beaucoup affronté sur terre, il a un nombre de victoires contre moi qui lui donne une grande confiance. Je pense qu'il a un plan de jeu très clair et il le suit très bien. Il joue juste très bien et il s'est beaucoup amélioré sur toutes les surfaces au fil des années.
C'est juste dommage que je n'ai pas su saisir ma chance car j'ai eu des occasions dans tous les sets.

»Qu'est-ce qui fait la différence ? La tête ou le jeu ?

Ce n'est pas un premier tour. Au premier tour, tu as un peu plus de marge, tu cherches un peu moins les lignes. Il a peut-être un peu moins besoin de s'adapter à mon jeu que moi au sien. Il faut que je joue tout d'un coup un gaucher, ce n'est pas simple en retour et au service. Mais je trouve que je m'adapte très bien à son jeu. Sinon je ne serai pas le joueur que je suis aujourd'hui. Mais c'était un match difficile avec plein de beaux points. C'est juste dommage que je n'ai pas su saisir ma chance car j'ai eu des occasions dans tous les sets. Bien sûr, il y a un peu de déception à la fin.

Quels sont les enseignements de cette défaite ?

Tout de suite, je n'en ai pas trop. Si je parle à Steve (Luthi) et Paul (Annacone), ils vont me dire des choses. Je trouve que j'ai essayé. C'est toujours important pour moi de jouer juste. J'ai pris un peu de risques et j'ai varié énormément. Comme il est gaucher, je dois m'adapter. Aujourd'hui, cela n'a pas mal marché. J'étais tout près, il y a de la déception là-dessus. Mais il n'y a rien qui change pour la suite. Je suis sur une bonne lancée, je joue bien en ce moment. Maintenant je vais récupérer et attaquer la prochaine étape. »
S.D.


Nadal : «Un rêve pour moi»

L'Espagnol affirme que sa victoire sur Roger Federer (6-7, 6-2, 7-6, 6-4), lui donne «beaucoup de confiance» en vue de la finale. Il explique également qu'au vue de ses douleurs d'avant-tournoi, il ne s'attendait pas à parvenir jusque là.

«Rafael Nadal, vous avez célébré votre victoire comme si c'était une finale. Est-ce que ça ressemblait à une finale pour vous ?

Non, je n'ai pas ressenti ça. Ça ressemblait à une demi-finale d'un Grand Chelem. C'est une rencontre très importante pour moi. Commencer la saison avec une finale ici, c'est formidable et ça me donne beaucoup de confiance, de sérénité. En même temps, ça me conforte dans la manière dont je m'entraîne. Vous savez, je travaille sur des petites choses qui fonctionnent bien. Sans entraînement, juste en pensant un peu à ce que j'ai à faire pour mieux jouer. Je n'ai vraiment pas eu la chance de beaucoup m'entraîner. Je n'ai travaillé qu'une semaine et demie à Majorque.

Vous aviez dit que si l'on vous avait demandé avant le tournoi si vous pensiez aller finale, vous ne l'auriez pas cru. Est-ce à cause des blessures ?

Dimanche après-midi, 24 heures avant de jouer mon premier match ici, j'étais dans ma chambre en train de pleurer parce que je pensais ne pas pouvoir jouer à Melbourne. Ces quelques heures ont été très dures pour moi. Deux semaines plus tard, je suis en finale, donc c'est un rêve pour moi. Et je n'ai plus de problème avec mon genou.

Roger Federer a expliqué qu'il avait l'impression que vous jouiez votre meilleur tennis contre lui...

Ce n'est pas forcément toujours le cas. À Londres par exemple (Masters), je n'avais pas été bon. Je ne joue pas mon meilleur tennis lorsque Roger est en face, mais parce que je suis prêt à le faire. Logiquement, je l'affronte en finale ou en fin de tournoi, donc lorsque je suis en forme et en confiance.

Vous allez regarder attentivement l'autre demi-finale entre Novak Djokovic et Andy Murray ?

Je vais le regarder, parce ce que ça va être à mon avis un match fantastique, de très haut niveau. Novak a l'avantage, il est n°1 mondial, remporte des Grands Chelems, il a une grande confiance en lui. Mais Andy joue très bien, il n'a perdu qu'un seul set durant le tournoi. Les deux joueurs ont leur chance.»
lequipe.fr
# 29/01/2012 à 00:32 Nico
«Nouvelle année, nouveau challenge»

Pour leur 30e confrontation, Novak Djokovic et Rafael Nadal se retrouvent dimanche (09h30 en France) en finale de l'Open d'Australie. Trois questions se posent : comment le Serbe aura récupéré ? L'Espagnol peut-il vaincre son sentiment d'impuissance ? A-t-il les armes pour battre le n°1 mondial ?

Novak Djokovic aura-t-il récupéré ?

Après 4h50' de combat contre Andy Murray vendredi en demi-finale, Novak Djokovic a forcément puisé dans ses réserves. Mais quelles sont ses réserves ? Si on regarde son 2e set face à l'Ecossais, elles sont basses en raison de problèmes de respiration. Si on regarde son 5e set contre le Britannique, elles sont hautes. C'est bien tout le paradoxe du Djoker ! «J'ai regardé le match à la télévision et Channel 7 a montré son fantastique déplacement au 5e set puis la chaîne a passé des images prises 2h30' avant où il a l'air détruit, raconte Rafael Nadal. C'est difficile d'imaginer qu'il a des problèmes. Je ne sais pas.» En revanche, il connaît parfaitement la problématique dans laquelle se trouve son adversaire. En 2009, il a vécu un marathon de 5h19' contre Fernando Verdasco avant de battre Roger Federer en finale et il avait également un jour de repos en moins. «Nous sommes tous différents avec des programmes et des organismes différents», souligne le n°1 mondial qui mise sur le sommeil pour bien récupérer.

La tête penche-t-elle du côté de Novak Djokovic ?

Rafael Nadal ne nie pas l'évidence. Novak Djokovic possède un incontestable ascendant psychologique sur lui. Le Serbe reste sur six victoires en 2011 sur le Majorquin dont les finales de Wimbledon et de l'US Open. «J'ai peut-être un avantage mental parce que j'ai remporté nos six derniers matches. Mais c'est une nouvelle année, un nouveau challenge et une situation différente, prévient le tenant du titre. Et il possède un jour de repos supplémentaire pour récupérer. Ma priorité sera donc d'être en forme physiquement pour être prêt à jouer en cinq sets. Si j'ai bien récupéré, je pense que je peux gagner.»

Rafael Nadal a-t-il les armes pour battre Novak Djokovic ?

Les fameux trois grammes supplémentaires en tête de raquette ont fait suffisamment gloser... Dans les faits, Rafael Nadal a bien servi tout au long du tournoi. Mais est-ce suffisant pour éviter l'agression sur ses secondes balles ? A voir. A l'échange, il se montre également plus agressif. Mais est-ce suffisant ? A voir. Avec son excellent revers, le Serbe neutralise l'efficacité du coup droit de l'Espagnol. Le 2e mondial doit donc trouver d'autres armes, notamment du côté du revers. «J'essaie d'être plus agressif et de frapper davantage de points gagnants. Mais je n'ai pas pu beaucoup m'entraîner et j'ai encore besoin de temps pour que ses améliorations soient plus efficaces, avoue l'Espagnol. Mais je suis sur le bon chemin. C'est un début de saison fantastique pour moi et maintenant, c'est un autre immense test. Je ne sais pas si je suis encore prêt pour gagner, mais je crois que je peux le faire. Je vais me battre pour y arriver.»
S.D.


Nadal est-il trop modeste ?


Malgré une carrière absolument exceptionnelle qui l'installe déjà parmi les plus grands champions de l'histoire du jeu, Rafael Nadal n'est pas du genre à se mettre en avant. Au point qu'il semble parfois donner dans l'excès de zèle en termes de modestie. Pourtant, il est juste sincère.

S’il remporte la finale de l’Open d’Australie contre Novak Djokovic, Rafael Nadal inscrira un 11e titre du Grand Chelem à son palmarès –ce qui le placerait en 4e position derrière Roger Federer (16), Pete Sampras (14) et Roy Emerson (12) à égalité avec Rod Laver et Björn Borg (11). A 25 ans et 240 jours, le Majorquin deviendrait ainsi le deuxième plus jeune joueur de l’histoire à atteindre ce total de 11 après Björn Borg (25 ans et 1 jours), mais devant Roger Federer (25 ans et 334 jours). A cette occasion et à cet âge, il dispute sa 15e finale majeure avec une bonne d’année d’avance sur Federer qui joua sa 15e finale à Roland-Garros en 2008 à deux mois de son 27e anniversaire.

Si l’on observe ses temps de passage, Nadal n’est donc pas loin d’être en avance sur Federer. Le voir supplanter le champion suisse reste, pour le moment, de l’ordre de la gageure compte tenu de son usure physique et du niveau de ses concurrents les plus directs, mais pas de l’impossible. Et pourtant, face à Federer, Nadal continue d’afficher une modestie presque confondante qui va même jusqu’à excéder ses propres partisans qui le trouvent trop respectueux devant la statue du commandeur de Bâle. "Roger est le plus grand joueur de l’histoire", "Roger sera très difficile à battre" -quand il le domine huit fois sur dix en Grand Chelem- "Roger a plus de talent que moi", autant de formules entendues de la bouche de l’Espagnol qui semble s’ingénier à se rabaisser alors qu’il peut prétendre être au moins l’égal de rival.

" Si je n’avais pas aimé le tennis, je n’aurais jamais supporté mon oncle "

Cette sagesse extrême s’exprime aussi lorsqu’il égrène ses objectifs comme à Melbourne. "Mon but ici était d’atteindre les demi-finales, a-t-il avoué radieux. Je n’ai pas eu une longue préparation et la veille du tournoi, je pleurais dans ma chambre parce que je m’étais fait mal au genou." En le voyant galoper sur le court rattraper et contrer les attaques les plus franches de Roger Federer, il pouvait nous prendre l’envie de sourire. Et pourtant, c’est vrai, en raison d’une blessure à l’épaule, Nadal a eu une préparation tronquée. Comme est sincère son éternel respect pour Federer. L’autre jour, il fallait voir Nadal se faire prendre en photo avec Rod Laver dans le restaurant des joueurs de Melbourne Park pour comprendre à quel point il est respectueux et admiratif de ses aînés. Ses yeux brillaient comme ceux d’un enfant.

Ceux qui ont lu la récente autobiographie un peu ennuyeuse - "Rafa"- du sextuple vainqueur de Roland-Garros savent à quel point Nadal, issu d’une famille pourtant très fortunée des Baléares, a été élevé à la dure, sur les courts de tennis, par son oncle, Toni, dont il dit : "Si je n’avais pas aimé le tennis, je n’aurais jamais supporté mon oncle." Le récit de l’annulation d’une fête par Toni pour célébrer une victoire de Rafael chez les jeunes stigmatise cette sorte de rabaissement permanent dans lequel le n°2 mondial a grandi raquette en main. "Mais vous allez me le pourrir", s’était alors écrié le tonton qui a toujours veillé à ce que son neveu ne la ramène pas et à ce qu’il se comporte de façon normale avec chacun –sur un tournoi, vous verrez Nadal dire toujours bonjour à tout le monde y compris aux journalistes même après une défaite difficile. Voilà quelques jours, alors que Rafael avait osé faire une sortie critique sur Roger Federer avec lequel il n’est pas d’accord sur la manière de réduire la longueur de la saison, Toni Nadal est immédiatement monté au créneau pour dire que Rafael n’aurait jamais dû dire cela.

En jouant les modestes, Rafael Nadal ne triche pas. Il suit simplement les règles de l’éducation qui lui a été inculquée. Samedi, il en a remis une couche à 24 heures de croiser le fer avec Djokovic. "Ce sera un match très difficile, a-t-il souligné. Il est le favori parce qu’il est le n°1 mondial, qu’il joue fantastiquement et qu’il m’a battu les six dernières fois. Moi, je suis juste content d’être là." Et il y a même fort à parier que s’il est battu, il poursuivra dans le même registre de ce contentement. Agaçant pour les uns, charmant pour les autres, mais sincère…
Y.C.


Djokovic: "Si je suis à 100%..."

La grande inconnue de la finale de l'Open d'Australie sera l'état de forme de Novak Djokovic. Même pour lui-même... Le Serbe l'a affirmé à l'issue de sa demi-finale marathon face à Andy Murray en cinq manches : s'il récupère suffisamment, il aura toutes les chances de gagner son 5e titre majeur.

Novak Djokovic pourra-t-il aligner un pied devant l'autre dimanche soir à Melbourne ? Après une demi-finale gagnée face à Andy Murray qui a duré quasiment cinq heures vendredi, le doute pourrait être de mise. Mais le Serbe aime cultiver le mystère. Soyez-en sûrs, le N.1 mondial a passé tout son samedi en mode récupération intense pour être suffisamment en forme au moment de jouer face à Rafael Nadal en finale. "Ce sera crucial pour moi d'être au mieux de ma forme, a-t-il assuré aux médias vendredi soir, parce que Rafa sera prêt. Il a bien joué et a eu une journée de récupération en plus. Il veut absolument gagner ce titre. Ma priorité sera de récupérer un maximum. Si je suis à 100%, j'ai toutes mes chances".

"Ma rencontre face à Murray a été très physique. Vous vous entraînez toute votre vie pour être capable de sortir vainqueur d'un match en cinq sets. Et je suis très heureux d'y être parvenu. Maintenant, il va falloir que je récupère car face à Nadal, cela va être tout aussi physique. Il n'y a pas de secret pour y arriver. J'ai un jour et demi. Je vais essayer de dormir davantage et ferai le maximum pour ne pas griller d'étape dans ma phase de récupération." Ce retard par rapport à son adversaire, même si celui-ci semble "injuste" pour son entraîneur, devra être comblé par tous les moyens. "Nadal a dû se régaler devant sa télé, affirmait amèrement Marian Vajda dans les colonnes de L'Equipe. Je ne comprends pas pourquoi il a un jour de récupération supplémentaire. C'est vraiment dur..." Et le technicien slovaque de renchérir : "On va s'occuper de Novak, le plonger dans un bain de glace, mais évidemment, il aura peu de temps pour récupérer."

Le mental et le temps avec Djokovic

Pourtant, en regardant de près les deux derniers matches (quarts et demi-finales), l'Espagnol a passé 24 minutes de plus que le Serbe sur le court (7h58 pour le Majorquin contre 7h34 pour le Serbe). Sur l'ensemble du tournoi, l'Espagnol a même mis 16h33 pour gagner ses six matches, contre seulement 14h58 à Djokovic. Mais évidemment, la différence notable tient au fait que le N.1 mondial bénéficie d'une journée de repos en moins après son combat de 4h50 face à Murray vendredi. Malgré cela, "Nole" a deux arguments de choc pour remporter son 30e affrontement face à Nadal, le 8e en Grand Chelem. Le premier, et non des moindres : ses 6 finales gagnées consécutivement en 2011. Le second, le temps. De la pluie est annoncée dimanche sur Melbourne, ce qui pousserait les organisateurs à fermer le toit. Dans des conditions de jeu indoor, l'Espagnol sera encore moins à la fête face au N.1 mondial.

Faut-il vraiment s'en faire alors pour celui qui défendra dimanche le premier de ses dix titres de 2011 avec la faveur des pronostics ? Djokovic frapperait en tout cas un immense coup en remportant son troisième titre en Australie (après 2008 et 2011) : il deviendrait le quatrième joueur dans l'ère Open (depuis 1968) à gagner trois titres ou plus à Melbourne, après Andre Agassi (4), Federer (4) et Mats Wilander (3). Il serait aussi le cinquième joueur depuis 1968 à gagner trois titres consécutifs du Grand Chelem, après Rod Laver, Pete Sampras, Federer et Nadal, et pourrait aborder le prochain Roland-Garros avec l'objectif de réaliser le Grand Chelem, à cheval sur deux saisons. Mais nous n'en sommes pas encore là
S.P.


FINALE DE DIMANCHE

Rod Laver Arena - A partir de 19h30 (9h30 en France)

Rafael Nadal (ESP/n°2) - Novak Djokovic (SER/n°1)
# 29/01/2012 à 23:57 Nico
Djokovic, conquérant de l'impossible

Novak Djokovic a gagné le match d'une vie dimanche. Au terme de la plus longue finale de l'histoire du Grand Chelem et au bout d'un suspense invraisemblable, le Serbe a vaincu Rafael Nadal en cinq sets (5-7, 6-4, 6-2, 6-7, 7-5). Sa troisième victoire à Melbourne, son troisième titre majeur de rang.

Les superlatifs peuvent pleuvoir. Parfois galvaudés, ils auront cette fois du mal à rendre justice à cette finale de l'Open d'Australie 2012 et surtout à ses deux protagonistes. Novak Djokovic et Rafael Nadal doivent être associés de concert dans un éloge unanime. Par son intensité, souvent, par sa qualité, parfois, par ses multiples rebondissements, sans parler de sa durée record (5h53), ce match est appelé à rester dans les annales. Un tel combat mérite peut-être un vainqueur, mais pas un perdant. Malheureusement pour lui, Rafael Nadal est celui-là. Un rôle qui devient habituel pour lui. Comme à Wimbledon, comme à l'US Open, il cède en finale de Grand Chelem face à Novak Djokovic. Le Serbe, magnifique de talent et de courage, est plus que jamais le patron du tennis mondial.

En l'espace de 48 heures, Djokovic sera donc resté près de onze heures sur la Rod Laver Arena. Il a su passer outre la fatigue et la douleur pour s'imposer 7-5 au cinquième set face à Nadal, comme contre Murray en demi-finales. Même si cette finale a tenu à rien, la victoire de Djokovic peut sembler logique. Et sans la formidable hargne de l'Espagnol, sans le caractère de champion de cet incroyable compétiteur, "Nole" aurait pu, aurait dû boucler ce match plus tôt. Certes, il avait perdu le premier set, par la faute d'un service défectueux et d'une nervosité visible à l'oeil nul (5-7). Mais à partir du milieu du deuxième set, le Serbe a commencé à prendre le dessus, posant un problème insoluble au Majorquin, comme c'est le cas systématiquement depuis 10 mois.

Rafa coeur de lion

Plus relâché, plus fluide dans ses frappes, Djokovic a alors pris inexorablement le dessus. Lorsqu'il a mené deux manches à une, 4-3 et 0-40 sur le service de Nadal, le dénouement semblait proche. Mais Rafa, coeur de lion, a sonné la révolte. Elle n'a pas été tactique, technique, ou physique. Elle est venue des tripes. Alignant cinq points pour revenir à quatre partout, il a ensuite claqué la porte au nez de la défaite dans le jeu décisif, dans lequel il s'est retrouvé mené 5-3, avant de l'emporter 7-5. A genoux sur le court, Nadal venait de remporter une victoire sur lui-même.

Psychologiquement, on pouvait penser que le vent venait de tourner. En bon prédateur des courts, flairant l'odeur du sang, le Majorquin a sauté sur sa première balle de break depuis quasiment trois heures pour mener 4-2 dans le cinquième set. C'est là que Djokovic a été immense. Sans céder à la panique, il a pris aussitôt le service de Nadal. Finalement, c'est lui qui allait avoir le dernier mot après 353 minutes d'une lutte acharnée. Rien ni personne n'a pu lui barrer la route. Ni le talent de ses adversaires, ni sa propre fatigue. Rien ne l'a perturbé. Les occasions manquées, l'interruption due à la pluie en plein quatrième set, la détermination de Nadal à ne rien lâcher. Pour toutes ces raisons, ce cinquième titre du Grand Chelem est le plus marquant de la carrière du Serbe. Il débarquera à Paris, au printemps, avec un Grand Chelem à l'horizon. Un "DjokoSlam". Nadal sera peut-être, sûrement, encore sur sa route. Tant mieux. On en redemande.
L.V.


REACTIONS

Nadal : «C'est très positif»

Malgré sa défaite (5-7, 6-4, 6-2, 6-7, 7-5 en 5h53') contre Novak Djokovic, Rafael Nadal ne voulait retenir que le positif. L'Espagnol estime avoir écarté le problème mental contre le Serbe et être beaucoup plus proche de son rival qu'en 2011.

«Rafael Nadal, comment vous sentez-vous après un tel match ?

Nous avons disputé un grand match de tennis. C'était un très grand spectacle. J'apprécie d'avoir faire partie de cet événement. Bien sûr, j'aurais voulu gagner, mais je suis heureux de ce que j'ai fait. J'avais ma chance contre le meilleur joueur du monde aujourd'hui. J'avais l'occasion de mener 5-2 mais j'ai manqué un passing facile. D'un autre côté, j'étais mené 4-3 (0-40) au quatrième set. Tout peux arriver dans un match comme celui-là. Cela faisait longtemps que je ne m'étais pas senti aussi proche de lui. C'est très positif. Ce soir, je suis très content de mon mental. Je suis très heureux de mon début de saison. Je suis sur le bon chemin.

Comment vous sentez-vous physiquement ?

Bien (sourires). Non, je suis bien sûr fatigué. C'était le match le plus dur de ma carrière physiquement.

Si on vous avait dit avant le tournoi que vous disputeriez une finale de 5h53', auriez-vous pu y croire ?

Vingt heures avant le début du tournoi, j'étais très inquiet (Ndlr : en raison de son genou). Je pensais juste à essayer de jouer mon premier tour et le tournoi. Puis c'est passé, je suis très chanceux. Mon équipe m'a beaucoup aidé à récupérer. Si tu es seul, c'est impossible de récupérer. Sans eux, je serais probablement rentré à la maison deux semaines plus tôt. Je suis très heureux de mon niveau pendant ces deux semaines. Beaucoup de choses positives sont à garder de ce tournoi. J'ai joué de manière plus agressive, j'ai réussi plus de points gagnants que d'habitude. Mon service a bien fonctionné. Mon mental et ma passion sont plus hauts que jamais. Cela fait beaucoup de choses positives dans mon jeu. Mais j'ai perdu la finale (sourires). Je ne suis pas content d'avoir perdu, mais c'est une des défaites dont je ressors le plus heureux.

Pensiez-vous qu'il allait craquer physiquement au cinquième set après sa longue demi-finale contre Andy Murray ?

Non, je n'avais aucun doute sur le fait qu'il serait prêt. Au cinquième set, tu es inquiet sur tous les points. Quand je mène 4-2, je me sens très bien physiquement avec une énergie très positive. Je réussis un premier point fantastique avec un coup droit gagnant. Puis il fait un retour gagnant. C'est incroyable comment il relance ! Son retour est peut-être un des meilleurs de l'histoire. Je n'ai jamais affronté un adversaire qui relance aussi bien. C'est vrai qu'à 30-15, je commets une grosse faute. Mais ce n'est pas le moment de penser à ça. Il ne faut pas oublier que j'avais de vraies chances de gagner le titre et de battre un joueur qui m'a battu six fois l'an dernier. Mais je ne l'ai pas fait. Je ne l'avais jamais poussé dans cette situation en 2011. Aujourd'hui, je n'avais pas de problème mental contre lui, contrairement à 2011. C'est très positif. Je n'ai jamais dit autant de choses positives après une défaite (rires).»
S.D.


Djokovic : «Un moment d'histoire»

A presque 4h00 du matin, Novak Djokovic entre dans la salle de conférence de presse. Fatigué mais heureux, le Serbe parle de sa fierté d'avoir participé à un moment d'histoire.

« Novak Djokovic, est-ce la plus grande victoire de votre carrière ?

Là, tout de suite, oui. Mais c'est probablement Wimbledon parce que c'est le tournoi que j'ai toujours rêvé de gagner. Mais celle-ci est aussi à placer tout en haut parce que nous avons joué presque six heures. C'est incroyable, incroyable. C'est la plus longue finale en Grand Chelem de l'histoire et rien que d'entendre ça me donne envie de pleurer. Je suis très fier d'avoir participé à ce moment d'histoire, de faire partie de cette élite de joueurs à avoir gagné ce tournoi et j'étais très flatté de jouer devant Rod Laver et devant 15.000 spectateurs qui restent jusqu'à 1h30'. C'est vraiment incroyable.

Comment avez-vous réussi à tenir ?

C'est une finale. C'est un cinquième set. J'ai beaucoup d'occasions de finir le match au quatrième set, mais il revient avec des services et des points incroyables. Il mérite ce cinquième set. Puis nous pouvons tous les deux gagner ce match. Je sens que mon énergie commence à baisser, mais je suis conscient qu'il n'est également plus très frais. J'ai essayé de m'accrocher à ça mentalement et de contrôler mes émotions. Même quand je suis mené 4-2, je repousse encore mes limites. Je repense à un point à 4-4 où il y a 35-40 frappes (31 coups et une standing ovation, ndlr) et nous finissons tous les deux sur les genoux. Comme tous les joueurs de tennis professionnels, nous vivons pour ce genre de match. Nous travaillons tous les jours pour ça. Nous consacrons notre vie à notre sport pour vivre ce genre de situation.

Nadal a parlé de plaisir dans la souffrance. Etes-vous d'accord ?

Absolument. J'ai le même sentiment que lui dans ce genre de match. Tu as mal, tu souffres, mais tu essaies de bouger tes jambes, de te pousser encore un peu plus sur le point suivant, encore un point, encore un jeu. Tu vas au-delà de la souffrance, tu as les pieds en sang. Tout est atroce, mais c'est encore un plaisir dans la douleur.

Que pouvez-vous dire à votre adversaire ?

J'étais dans sa situation. Il y a deux ans, j'ai perdu beaucoup de demi-finales ou finales contre Roger ou lui. Comme je l'ai dit sur le court, je pense sincèrement qu'il est malheureux d'avoir un seul vainqueur parce que nous avons tout donné. Nous avons exploité 100% de nos capacités sur le terrain jusqu'à la fin. Malheureusement il n'y a pas deux vainqueurs, mais il mérite aussi la victoire ce soir. Je dirai la même chose si j'étais assis ici comme perdant. »
S.D.
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