AUSTRALIAN OPEN

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# 16/01/2009 à 16:34 Nico
Et voilà c'est reparti pour un tournoi du Grand Chelem !

Après des mises en bouche comme à Abu Dhabi et Doha, voici le premier big event en Australie à Melbourne précisément ! Voici les premières news toutes fraiches !


Rafa attire les Bleus, et Murray !

Les quatre joueurs Français les mieux classés, Tsonga, Simon, Monfils et Gasquet sont dans la moitié de tableau de Rafael Nadal à l'Open d'Australie. Murray aussi. Mathieu et Chardy sont en bas, tout près de Djokovic, où Federer fait face à une horde d'outsiders dont Del Potro et Cilic.

OPEN D'AUSTRALIE - LE TIRAGE AU SORT

LES FAVORIS : Un boulevard pour Murray ?

Dans un tableau où les trappes sont nombreuses, Andy Murray, le joueur le plus impressionnant de ce début de saison a trouvé une piste intéressante avec des joueurs dangereux (Blake, Verdasco, Gulbis) mais à sa portée, et une énigme : Tsonga. Si le corps du finaliste 2008 tient, les retrouvailles, un an après la défaite brutale du Britannique à Melbourne, seraient exceptionnelles.

Les deux superstars du circuit ont des obstacles de taille devant eux : Pour aller en demi-finale, Rafael Nadal doit faire mieux que deux joueurs qui l'ont déjà battu récemment : Monfils et Simon. Roger Federer est confronté à une petite troupe de joueurs ambitieux à qui il manque encore une grande victoire référence en Grand Chelem dont les plus hardis sont Juan Martin Del Potro et Marin Cilic. Novak Djokovic devra enfiler une armure pour sortir indemne du quart de tableau le plus puissant avec comme têtes de liste Nalbandian et Roddick. La défense de son seul titre du Grand Chelem s'annonce longue et éprouvante.


LES FRANÇAIS

Aucun Français dans le quart de tableau de Roger Federer, trois des meilleurs dans celui de Rafael Nadal, la répartition n'est pas très équilibrée. Et les chances de voir un Français forcer les portes des quarts de finale, qui étaient grandes au départ vu le nombre et la qualité des représentants, se sont amenuisées après le tirage au sort. Gasquet, Monfils et Simon sont dans la même galère majorquine, Tsonga attend de savoir si son dos s'assouplit. Dans ce cas, il ne devra pas mollir face dans des parages ou traînent Blake et Gulbis.

Mathieu et Chardy sont à quelques sets de Novak Djokovic. Jouer le tenant du titre en début de tournoi, c'est une opportunité à saisir. Malencontreux, le tirage de Julien Benneteau, qui est face à son ami du Team Lagardère Marcos Baghdatis, et celui de Marc Gicquel, qui devra jouer son meilleur tennis contre l'ogre imprévisible : David Nalbandian. On notera par ailleurs que les premiers tours des Bleus auront une consonance hispanophone (4 Argentins, trois Espagnols).
(Les autres Français sont en gras plus bas ci-dessous)


QUELQUES MATCHES A SUIVRE AU 1ER TOUR

Lleyton Hewitt (AUS) - Fernando Gonzalez (CHI/N.13)
. Le finaliste 2005 contre le finaliste 2007
Adrian Mannarino (FRA) - Fernando Verdasco (ESP/N.14). Un match très déséquilibré mais deux "pattes gauches" à découvrir.
Sam Querrey (USA) - Philipp Kohlschreiber (GER/N.32)
. L'Allemand est un très bon serveur, 33e mondial, face à un bon relanceur américain, 36e mondial et finaliste à Auckland.
Julien Benneteau (FRA) - Marcos Baghdatis (CHY)
. Le Team Lagardère à l'épreuve
Paul-Henri Mathieu (FRA/N.28) - Jarkko Nieminen (FIN)
. PHM testé d'entrée par le finaliste de Sydney


. 1er QUART DE TABLEAU

RAFAEL NADAL (ESP/N.1) - Christophe Rochus (BEL)
Florent Serra (FRA) - Roko Karanusic (CRO)
Eduardo Schwank (ARG) - Tommy Haas (GER)
Qualifié - Dmitry Tursunov (RUS/N.29)
Richard Gasquet (FRA/N.24) - Diego Junqueira (ARG)
Vincent Spadea (USA) - Denis Istomin (UZB)
Guillermo Canas (ARG) - Nicolas Kiefer (GER)
Lleyton Hewitt (AUS) - Fernando Gonzalez (CHI/N.13)


Gaël Monfils (FRA/N.12) - Martin Vassallo Arguello (ARG)
Mikhail Youzhny (RUS) - Stefan Koubek (AUT)
Andrey Golubev (KAZ) - Fabio Fognini (ITA)
Nicolas Massu (CHI) - Nicolas Almagro (ESP/N.17)
Ivo Karlovic (CRO/N.25) - Daniel Gimeno-Traver (ESP)
Filippo Volandri (ITA) - Mario Ancic (CRO)
Chris Guccione (AUS) - Nicolas Devilder (FRA)
Pablo Andujar (ESP) - Gilles Simon (FRA/N.6)


. 2e QUART DE TABLEAU

ANDY MURRAY (GBR/N.4) - Andrei Pavel (ROU)
Teimuraz Gabashvili (RUS) - Marcel Granollers (ESP)
Qualifié - Colin Ebelthite (AUS)
Kei Nishikori (JPN) - Jurgen Melzer (AUT/N.31)
Radek Stepanek (CZE/N.22) - Nicolas Lapentti (ECU)
Qualifié - Carsten Ball (AUS)
Sergiy Stakhovsky (UKR) - Arnaud Clément (FRA)
Adrian Mannarino (FRA) - Fernando Verdasco (ESP/N.14)

James Blake (USA/N.9) - Qualifié
Qualifié - Steve Darcis (BEL)
Albert Montanes (ESP) - Ernests Gulbis (LAT)
Qualifié - Igor Andreev (RUS/N.18)
Rainer Schuettler (GER/N.30) - Qualifié
Victor Hanescu (ROU) - Jan Hernych (CZE)
Ivan Ljubicic (CRO) - Igor Kunitsyn (RUS)
Juan Monaco (ARG) - Jo-Wilfried Tsonga (FRA/N.5)


. 3e QUART DE TABLEAU

Andy Roddick (USA/N.7) - Qualifié
Qualifié - Michaël Llodra (FRA)
Juan Carlos Ferrero (ESP) - Fabrice Santoro (FRA)
Sam Querrey (USA) - Philipp Kohlschreiber (GER/N.32)
Tommy Robredo (ESP/N.21) - Bobby Reynolds (USA)
Alberto Martin (ESP) - Viktor Troicki (SRB)
Thomaz Bellucci (BRA) - Yen-Hsun Lu (TPE)
Marc Gicquel (FRA) - David Nalbandian (ARG/N.10

Robin Soderling (SWE/N.16) - Robert Kendrick (USA)
Julien Benneteau (FRA) - Marcos Baghdatis (CYP)
Simone Bolelli (ITA) - Kristof Vliegen (BEL)
Samuel Groth (AUS) - Mardy Fish (USA/N.23)
Paul-Henri Mathieu (FRA/N.28) - Jarkko Nieminen (FIN)
Taylor Dent (USA) - Qualifié
Jérémy Chardy (FRA) - Marcos Daniel (BRA)
Qualifié - NOVAK DJOKOVIC (SRB/N.3)


. 4e QUART DE TABLEAU

Juan Martin Del Potro (ARG/N.8) - Mischa Zverev (GER)
Qualifié - Qualifié
Potito Starace (ITA) - Bernard Tomic (AUS)
Gilles Muller (LUX) - Feliciano Lopez (ESP/N.27)
Marin Cilic (CRO/N.19) - Kevin Anderson (RSA)
Oscar Hernandez (ESP) - Janko Tipsarevic (SRB)
Qualifié - John Isner (USA)
Denis Gremelmayr (GER) - David Ferrer (ESP/N.11)

Stanislas Wawrinka (SUI/N.15) - Ivo Minar (CZE)
Qualifié - Brydan Klein (AUS)
Brian Dabul (ARG) - Philipp Petzschner (GER)
Robby Ginepri (USA) - Tomas Berdych (CZE/N.20)
Marat Safin (RUS/N.26) - Ivan Navarro (ESP)
Guillermo Garcia-Lopez (ESP) - Agustin Calleri (ARG)
Qualifié - Carlos Moya (ESP)
Andreas Seppi (ITA) - ROGER FEDERER (SUI/N.2)

J.C.
# 17/01/2009 à 10:06 cath
bonjour à tous !!!
c'est bien compliqué pour moi , cette année ...enfin , dans ma petite tête ...
- quid de notre RAFA , qui après plusieurs semaines d'absençe , a fait bien des bétises façe à GAEL MONFILS à DOHA.... GAEL a bien joué bien sur , mais en façe de lui , ce n'était pas RAFA-EL-REY ....
en plus le dur , ce n'est pas la surfaçe de NADAL ..( meme si c'est du plexicushion ..) et comme RAFA n'est jamais allé plus loin que les demis finales à Melbourne ....
- quid de FEDERER ....qui se veut toujours numéro un dans sa tête ; mais comme je l'ai écris ailleur , a t'il encore le coeur à l'ouvrage?????
- quid de DJOKO ....une énigme , ce joueur de talent , mais je trouve qu'il se promene toujours le nez en l'air ....tiens , il vient de se faire battre par NIEMINEM à Sydney ....
- si TSONGA a mal au dos ...qu'est ce qu'il va bien pouvoir faire ????quand JO est blessé , il est blessé sérieusement ; hélas pour lui et ses fans ....
- DEL POTRO vient de remporter un tournoi : il faut que je fasse plus ample connaissançe avec ce jeune homme ...
MURRAY !!!!!ah lui ...si il continue avec son tennis de fou-fou....
- vive mon GILLOU !!! il va peut etre nous signer une perf !!! ( il m'a épaté aux masters ) et GAEL peut nous faire vraiment plaisir ; mais
pensez vous , NICO ET THOMAS que c'est un petit plus dans son mental et dans son physique qui lui manque à MONFILS ?????
- RODDICK a bien affuté son serviçe ...wait and see ...

chez les dames , j'attends ma JANKOVIC ...mais elle a ramassé la grippe : aille aille aille ...

ben j'en suis la dans mes réflexions à bientot !!!!
# 17/01/2009 à 15:58 Nico
Ah que de questions n'est-ce-pas ???

Ce tournoi réserve de plus habituellement pas mal de surprises. En effet, les joueurs n'en sont pas au même stade de préparation, certains surfent sur leur fin d'année alors que d'autres ont eu besoin de plus "souffler"...alors wait and see ! Quoique si l'on regarde l'année dernière, les 3 premiers mondiaux étaient en demi et le 4° était Tsonga qui avait sorti au début Murray, l'actuel 4°...alors...on ne sait jamais !!!

Au sujet de Monfils, et bien qu'il semble en train de prendre enfin des décisions sérieuses, ce qui lui manque le plus est pour moi le professionnalisme. Trop de laxisme, trop de décisons intempestives et de changements de caps l'on empêché d'acquérir cette stabilité qui aurait pu et dû lui faire passer une cap plus vite. Il semble qu'aujourd'hui il ait pris un bon cap et que sa structure lui apporte beaucoup...espérons pour lui que cela ne change pas encore une fois trop vite...
# 18/01/2009 à 09:04 cath
merçi !!! je comprends mieux l'énigme GAEL
encore une autre après le serbe DJOKO ...( ah lui ....)
- mais j'ai la colique pour mon RAFAEL : que va t'il nous faire ??? à moins qu'il ne retrouve pleinement son talent , malgré son manque de perf ..
à bientot !!!!
# 18/01/2009 à 20:59 Nico
"NEWS EN VRAC" lol

Rafa cherche le bon rythme

Rafael Nadal n'a pas encore trouvé le bon tempo en 2009. L'Open d'Australie arrive ainsi un peu vite pour le nouveau N.1 mondial. Cela explique pourquoi il n'a pas joué cette semaine et a préféré s'entraîner à Melbourne pendant une semaine in situ.

Mieux gérer le calendrier, c'est une nécessité qui incombe à chaque membre du top 10. C'est aussi le boulot de l'ATP qui n'a pas encore trouvé la solution miracle. Comme Roger Federer, le Majorquin ne verrait d'ailleurs pas d'un mauvais oeil que l'Open d'Australie soit disputé un peu plus tard dans l'année, une requête régulièrement formulée par les joueurs mais qui se heurte aux impératifs locaux et au calendrier de l'ATP: "Ce serait une bonne chose d'avoir le premier tournoi du Grand Chelem un peu plus tard et je pense que tous les joueurs pensent la même chose. Là on commence tout juste la saison que, après une semaine seulement, arrive déjà un des tournois les plus importants de l'année."

L'année dernière, Rafael Nadal avait débuté par une méchante veste offerte par Mikhail Youzhny à Chennaï (6-0, 6-1 en demi-finale) avant de se faire cueillir comme un bleu par la grande vague Tsonga en demi-finale de l'Open d'Australie. A la recherche d'un tennis plus efficace et plus indulgent avec les limites de son organisme, Rafa avait progressé tranquillement jusqu'au sommet atteint à Wimbledon. Diminué ensuite par des tendinites aux genoux, il a fait l'impasse sur la finale de la Coupe Davis et le Masters pour être au rendez-vous à Melbourne. Sa défaite à Doha a toutefois réduit sa préparation en compétition.

"J'ai été éloigné de la compétition pendant deux mois alors je manque un peu de rythme", a déclaré le N.1 mondial qui, outre une exhibition à Abu Dhabi, n'a joué que trois matches cette année, dont le quart de finale perdu à Doha face à Gaël Monfils. "Il me manque quelques parties mais il faut voir aussi que l'Open d'Australie arrive très tôt dans l'année, a-t-il ajouté. Soit vous gagnez un tournoi auparavant et vous êtes certain que vous jouez bien. Soit ce n'est pas le cas et vous ne savez pas vraiment où vous en êtes. Je joue bien à l'entraînement mais je manque de repères en matches. Mais bon, je ne suis pas le seul dans ce cas."

Historique à Melbourne:
2008 : Demi-finale
2007 : Quart de finale
2006 : Absent
2005 : 4e tour
2004 : 3e tour
Eurosport - J.C. avec AFP


Roger Federer va bien. En tout cas, mieux que la saison passée au même moment où sa préparation avait été contrariée par une mononucléose. Vainqueur du tournoi de Kooyong, le Suisse trépigne à l'idée de débuter l'Open d'Australie, dès lundi face à l'Italien Andreas Seppi.

Federer monte en régime

Comme chaque début année, Roger Federer annonce la couleur. Comme chaque année, "tout va bien" pour le Suisse. Comme l'année dernière. Pourtant battu en demi-finale de l'Open d'Australie, le N.1 mondial d'alors avouera plus tard que sa préparation avait été contrariée par une mononucléose pendant l'hiver. Cette année, il n'a pas déclaré forfait à Kooyong et s'est même imposé en finale face à son compatriote Stanislas Wawrinka pour la 4e fois en autant de rencontres. Sans problèmes physiques, il est apparu plus frais que jamais en Australie avec une confiance des grands rendez-vous. "J'aborde toujours avec une totale confiance tous les tournois du Grand Chelem, confie Federer, grâce à tous les succès que j'ai déjà obtenus ces six dernières années lors de ces rendez-vous."

Finalement, tout serait revenu dans l'ordre. Le grand Federer serait de retour. Sur l'azur éblouissant du Rod Laver Arena, difficile de savoir s'il arborera de nouveau sa tenue de Dark Vador en session de nuit pour jurer avec ses tenues de session de jour. Ou peut-être coupera-t-il tous les liens avec la saison passée, où il a rétrogradé de la première place mondiale à la deuxième, après 236 semaines passées au sommet du classement ATP.

Car tout a commencé à Melbourne en perdant son premier titre de la saison face à Novak Djokovic. Celui qui est maintenant à deux doigts de s'installer à la place de dauphin de Nadal. Si le Suisse relative ce danger en ne visant que la première place mondiale cédée, il sait qu'il joue gros d'entrée de saison. Cette saison où il pourrait rejoindre - voire dépasser - le record mythique de Pete Sampras et ses 14 titres du Grand Chelem. Une chose est sûre : même s'il remporte l'Open d'Australie pour la quatrième fois en six ans, le Suisse ne retrouvera pas sa couronne de N.1 à l'issue du tournoi.

"Toujours la certitude que je vais bien jouer"

"J'ai toujours la certitude que je vais bien jouer dans un tournoi du Grand Chelem, et que ce sera une incroyable performance que de m'y battre". Comme d'habitude, Roger Federer est en confiance et il le dit à qui veut l'entendre. Sa seconde victoire en finale du tournoi d'exhibition de Kooyong l'a illustré, évinçant quelque peu sa défaite face à Andy Murray en demi-finale du tournoi de Doha, qu'il jouait pour la première fois depuis 2006 et son double titre au Qatar. Les deux fois où il perd ses titres à Melbourne, c'est en 2005 en demi-finale face à Marat Safin, une douleur au pied gauche l'empêchant d'être à 100%, et en 2008 encore en demi-finale face à Novak Djokovic après son épisode bactériologique.

2008 est même la seule année où il n'a disputé aucun match avant de jouer à Melbourne depuis qu'il est au top. Doha et Kooyong (pour un bilan de six victoires pour une défaite) sont donc des signes ostentatoires de bonne santé chez le Suisse. Au premier tour, Roger Federer testera sa nouvelle forme face à l'Italien Andreas Seppi en session de nuit. "Mon tableau est difficile, mais c'est possible" , a estimé le Suisse. "Je vais prendre les matches les uns après les autres. Seppi est un adversaire difficile, mais je viens de le battre au 2e tour de Doha (6-3, 6-3)." Prudent mais sûr de son fait, comme chaque année. Reste à savoir s'il est bel et bien de retour.
Eurosport - S.P.


Nalbandian, éternel outsider ?

David Nalbandian, qui vient d'ajouter un 10e titre à son palmarès à Sydney, sera une fois de plus présenté comme un outsider avant un Grand Chelem. Vainqueur de Jarkko Nieminen en trois sets, 6-3, 6-7 (9/11), 6-2, samedi, ses arguments sont-ils plus convaincants cette année ?

LA FINALE DE SYDNEY

David Nalbandian, 11e mondial, qui disputait à 27 ans sa vingtième finale sur le circuit mondial, s'acheminait vers une victoire en deux sets, comme lors de ses trois matches précédents où il s'était montré particulièrement solide contre Llodra, Hewitt et Gasquet. L'Argentin servait pour le match à 6-3, 5-4, quand Nieminen a remporté un jeu blanc, puis un jeu décisif particulièrement disputé 11 points à 9. Après une petite frayeur au début du troisième set, où il a dû sauver une balle de break à 1-1, Nalbandian prenait trois fois le service du Finlandais pour s'adjuger cette ultime manche 6-2, et la partie en 2 h 16 min, signant devant le Finlandais sa septième victoire en onze confrontations.

"Lorsque j'ai perdu le deuxième set après avoir eu autant d'occasions de gagner le match en deux sets, ça semblait se compliquer, et j'ai eu de la chance d'annuler la balle de break qu'il a obtenu à 1-1 au troisième", a-t-il ajouté. "Après, j'ai toujours eu le contrôle du set". Quant au compteur de titres de Nieminen, quart de finaliste à l'Open d'Australie en 2008, il reste bloqué à un, en neuf finales.

UN DANGEREUX ADVERSAIRE QUI FAIT PSCHITT ?

Vous connaissiez le Nalbandian bougon avec la presse, le Nalbandian nerveux qui laisse échapper une occasion unique de souder son équipe en finale de Coupe Davis, le Nalbandian qui échoue de peu en Grand Chelem (finale perdue à WImbledon en 2002 face à Lleyton Hewitt, quatre demi-finales de 2003 à 2006), découvrez le "Nalbi" qui gagne. Celui qui écrase Richard Gasquet à chaque fois qu'il le croise (7/0 au total des confrontations), qui peut battre Roger Federer et Rafael Nadal dans le même tournoi comme si c'était normal (voir Bercy 2007), et celui qui arrive à Melbourne en pleine possession de ses moyens :

"Cela a été une semaine très satisfaisante et j'aborde Melbourne avec beaucoup de confiance", a déclaré Nalbandian. Et cela peut faire mal. Melbourne, il connaît. L'ex N.3 mondial a été trois fois quart-de-finaliste en 2003, 2004 et 2005 et demi-finaliste en 2006. Remis en question par sa défaite en finale de Coupe Davis (face à l'Espagne), touché dans son orgueil, ce joueur massif, au coup d'oeil exceptionnel, adepte du sport auto, pourrait amorcer un grand virage dans sa carrière. Face à lui, dans le bas de tableau, figurent trois de ceux qui ont brisé ses rêves de Grand Chelem en demi-finale: Andy Roddick, Roger Federer et Marcos Baghdatis.
Eurosport - J.C. avec AFP


Del Potro arrive lancé

Pour la première fois de sa carrière, Juan Martin Del Potro a remporté un titre en Océanie. Face à Sam Querrey à Auckland, l'Argentin a décroché son 5e titre ATP en carrière, avant d'entamer l'Open d'Australie. Une configuration pré-tournoi du Grand Chelem qu'il a déjà connu la saison dernière.

ATP AUCKLAND - Finale

Juan Martin Del Potro (ARG/N.1) bat Sam Querrey (USA/N.6) 6-4, 6-4

Pas de surprise à Auckland. En bonne tête de série N.1, Juan Martin Del Potro a remporté le titre à Auckland face à l'Américain Sam Querrey, 36e mondial. Mais à bien y regarder, c'est une nouveauté pour l'Argentin. Jamais le 9e mondial ne s'était imposé en Océanie auparavant. Il était même le premier Argentin à atteindre la finale en Nouvelle-Zélande. Seule une demi-finale à Adelaide en 2007 était venue éclaicir son parcours semé d'embûches dans cette partie du monde. Surtout à Melbourne où Del Potro n'a jamais dépassé le 2e tour du premier tournoi du Grand Chelem de la saison. En 2007 et 2008, il a abandonné lors de ses deux premières participations (face à Fernando Gonzalez en 2007 et David Ferrer en 2008).

Mais cette année risque d'être différente. Bien en jambes en début d'exercice, l'Argentin a décroché son cinquième titre ATP en carrière après seulement quatre matches remportés sur le circuit. Résultat maximum pour une dépense physique minime pour lui qui s'est révélé l'été dernier. Remporter un titre avant un tournoi du Grand Chelem, voici une donnée récurrente chez ce natif de Tandil. La saison passée, il avait remporté ses quatre premiers trophées d'affilée (Stuttgart, Kitzbuhel, Los Angeles et Washington), juste avant l'US Open où il a réussi son meilleur résultat en Grand Chelem (quart de finale perdu face à Andy Murray, futur finaliste).

A 20 ans, il est le plus jeune membre du Top 10 et est le premier Argentin à s'imposer à Auckland. "Tous mes titres sont spéciaux, commente Del Potro, mais celui-ci l'est encore plus vu qu'il est le premier de la saison. C'est très bon pour mon futur et pour essayer de gagner encore plus de matches... Ce qui est bien, c'est débuter ma saison ainsi. Il n'y a pas meilleur départ que celui-ci avant l'Open d'Australie qui ne m'a jamais réussi." Tête de série N.8 à Melbourne, il y affrontera l'Allemand Mischa Zverev au 1er tour de l'Open d'Australie qu'il a passé à chaque fois. Et tentera d'être le prochain Argentin à jouer les huitièmes de finale depuis Juan Ignacio Chela en 2006. Voire le premier Sud-Américain d'atteindre la finale de Melbourne depuis le Chilien Fernando Gonzalez en 2007.
Eurosport - S.P.


Tsonga sera là

Jo-Wilfried Tsonga reviendra bien sur le terrain de ses exploits australiens de 2008. A la veille de l'ouverture du premier Grand Chelem 2009, le Français, N.6 mondial, a dissipé les inquiétudes sur son mal de dos.

Le scénario catastrophe d'un forfait de Jo-Wilfried Tsonga à l'Open d'Australie semble écarté puisque le N.1 français, en délicatesse avec son dos, a confirmé dimanche sa participation. Très inquiet après avoir contracté une lombalgie en milieu de semaine à Sydney, le finaliste 2008 a rassuré tout le monde dimanche en expliquant que les choses allaient "plutôt dans le bon sens". "Je serai bien là, je me sens mieux, je continue à travailler sur la récupération de mon dos mais je suis pressé d'aller sur le court."

La nouvelle constitue un gros soulagement pour lui, le camp français en général mais aussi le public australien, tombé sous le charme du Manceau. "J'ai l'impression que les gens ont vraiment envie de me voir, a-t-il remarqué. C'est assez particulier, il me semble que les gens ici me reconnaissent presque plus qu'en France."

Signe de sa popularité, les organisateurs ont répondu favorablement à sa demande de ne jouer que mardi son premier tour face à l'Argentin Juan Monaco pour augmenter ses chances de participation. "Ils ont été très 'fair' avec moi et je les en remercie."

Ce répit de vingt-quatre heures ne sera pas de trop pour Tsonga qui n'a plus tapé dans la balle depuis mercredi et qui doit reprendre la raquette seulement lundi. "Si je devais jouer aujourd'hui, je serais encore un peu gêné mais là j'ai encore pratiquement deux jours pleins devant moi... je risque d'être assez bien" , souligne le sixième joueur mondial, impatient d'en découdre. "Ce premier match, je l'ai déjà fait quatre fois dans ma tête. Je n'ai encore jamais affronté Monaco, c'est un joueur régulier, avec une bonne frappe de balle, mais il est à ma portée."

La victoire comme remède

Si Tsonga sera donc bien là, son état de forme reste cependant sujet à caution même si lui ne se montre pas particulièrement inquiet. "Il y a aura toujours la crainte que mon dos me gêne mais je me dis que dans le passé déjà je n'ai pas toujours été forcément très bien au début d'un Grand Chelem". Il faut dire qu'à 23 ans, Tsonga, opéré d'une hernie discale dans le passé et absent quatre mois en 2008 à cause d'une blessure à un genou, a malheureusement déjà une longue expérience des infirmeries.

"L'année dernière, j'avais une élongation à la cuisse et j'étais à deux doigts de ne pas jouer ici. A Bangkok, j'avais le dos en vrac et le genou gonflé. A Bercy, c'était limite", énumère le Manceau qui, sur les trois tournois cités, en a gagné deux et a atteint la finale du troisième.

"Quand je joue des matches et que je gagne, j'ai l'impression que c'est un remède contre mes blessures. Avec une blessure, je joue de manière plus relâchée et cela m'oblige à jouer autrement que sur mon physique. Je me décrispe", constate Tsonga à qui la perspective de revenir à Melbourne, théâtre de son plus bel exploit, donne une "pêche d'enfer".

"J'ai envie de bien faire ici. Je ne suis pas encore allé sur la Rod Laver Arena (le court central) mais je l'ai déjà dans la tête" , a souligné le Français qui avait frappé les esprits l'année dernière avec des succès ébouriffants sur Murray, Gasquet, Nadal notamment avant de caler en finale contre Djokovic. "J'ai connu de belles émotions ici mais j'espère qu'il y en aura des plus grandes encore à la fin de ce tournoi", avance-t-il gourmand, comme si son mal de dos n'était déjà plus qu'un mauvais souvenir.
AFP


Volandri suspendu 3 mois

Filippo Volandri a été suspendu trois mois par la Fédération Internationale pour dopage. L'Italien a été contrôlé positif au salbutamol (traitement de l'asthme). Il a été remplacé par l'Américain Wayne Odesnik dans le tableau de l'Open d'Australie, lequel jouera face à Mario Ancic.

Le tribunal indépendant mis en place par l'ITF a constaté que le test subi par Filippo Volandri le 13 mars 2008 à Indian Wells a révélé du salbutamol (plus de 1,000 ng/ml). A 27 ans, l'Italien, qui a été classé 25e mondial en 2007, a expliqué que ce contrôle positif était lié à son inhalation (asthme). Il a une exemption médicale pour l'usage de la ventoline, qui contient du salbutamol mais pour un dosage inférieur. Le tribunal a retenu que le joueur n'avait pas l'intention de prendre du salbutamol pour améliorer ses performances.

Il sera suspendu jusqu'au 14 avril . IL devra également rendre les points et les "prize-money" reçus dans tous les tournois où il a joué depuis Indian Wells juqu'au 18 août, date à laquelle il a été informé de son test positif (27 000 dollars et 90 pts)..


Kiefer forfait

Blessé à la cheville droite, tordue contre Dominik Hrbaty pendant la Hopman Cup, Nicolas Kiefer a déclaré forfait pour l'Open d'Australie. Il devait jouer Guillermo Cañas au premier tour. Ce sera son compatriote Dieter Kindlmann qui le remplacera.
# 18/01/2009 à 21:12 Nico
Le programme de lundi

Douze Français font leur entrée dans le tournoi, ce lundi à partir de 11 heures (01h00 heure française). Paul-Henri Mathieu aura fort à faire contre Jarkko Nieminen et Marc Gicquel affronte David Nalbandian. Chez les favoris, Roger Federer est opposé à Andreas Seppi et Jelena Jankovic étrenne son dossard de tête de série n°1 face à Yvonne Meusburger.

Rod Laver Arena
A partir de 11h00 (01h00 heure française)
Andy Roddick (USA/n°7) - Björn Rehnquist (SUE)
Jelena Jankovic (SER/n°1) - Yvonne Meusburger (AUT)
Andrea Stoppini (ITA) - Novak Djokovic (SER/n°3)
A partir de 19h30 (09h30 heure française)
Daniela Hantuchova (SLQ/n°19) - Casey Dellacqua (AUS)
Andreas Seppi (ITA) - Roger Federer (SUI/n°2) : 0-3

Hisense Arena
A partir de 11h00 (01h00 HF)
Julia Goerges (ALL) - Ana Ivanovic (SER/n°5)
Juan Martin Del Potro (ARG/n°8) - Mischa Zverev (ALL)
Jelena Dokic (AUS) - Tamira Paszek (AUT)
Marat Safin (RUS/n°26) - Ivan Navarro (ESP)

Margaret Court Arena
A partir de 11h00 (01h00 HF)
Magdalena Rybarikova (SLQ) - Vera Zvonareva (RUS/n°7)
Potito Starace (ITA) - Bernard Tomic (AUS)
Caroline Wozniacki (DAN/n°11) - Shahar Peer (ISR)
Dinara Safina (RUS/n°3) - Alla Kudryavtseva (RUS) : 1-0
Pas avant 19h30 (09h30 HF)
Marc Gicquel (FRA) - David Nalbandian (ARG/n°10) : 1-0

Court 2
A partir de 11h00 (01h00 HF)
Mariya Koryttseva (UKR) - Alizé Cornet (FRA/n°15) : 0-1
Julien Benneteau (FRA) - Marcos Baghdatis (CYP) : 2-0
Evgeny Korolev (RUS) - Carlos Moya (ESP) : 1-0
Nadia Petrova (RUS/n°10) - Yaroslava Shvedova (KAZ) : 1-0

Court 3
A partir de 11h00 (01h00 HF)
Robby Ginepri (USA) - Tomas Berdych (RTC/n°20) : 0-2
Melanie South (GBR) - Marion Bartoli (FRA/n°16) : 1-2
Samuel Groth (AUS) - Mardy Fish (USA/n°23)
Anne Keothavong (GBR) - Anna Chakvetadze (RUS/n°17)

Court 5
A partir de 11h00 (01h00 HF)
Andrea Petkovic (ALL) - Kathrin Woerle (ALL)
Alberto Martin (ESP) - Viktor Troiki (SER)
Virginia Ruano Pascual (ESP) - Mariana Duque Marino (COL)
Oscar Hernandez (ESP) - Janko Tipsarevic (SER)

Court 6
A partir de 11h00 (01h00 HF)
Kimiko Date Krumm (JAP) - Kaia Kanepi (EST/n°25)
Bjorn Phau (ALL) - Brydan Klein (AUS)
Karin Knapp (ITA) - Monika Wejnert (AUS)
Juan Carlos Ferrero (ESP) - Fabrice Santoro (FRA) : 4-1

Court 7
A partir de 11h00 (01h00 HF)
Karolina Sprem (CRO) - Tsvetana Pironkova (BUL) : 0-1
Gilles Muller (LUX) - Feliciano Lopez (ESP/n°27) : 0-1
Alisa Kleynanova (RUS/n°29) - Sofia Arvidsson (SUE)
Ekaterina Makarova (RUS) - Aravane Rezaï (FRA) : 1-0

Court 8
A partir de 11h00 (01h00 HF)
Denis Gremelmayr (ALL) - David Ferrer (ESP/n°11)
Stéphanie Dubois (CAN) - Ai Sugiyama (JAP/n°26) : 1-0
Sania Mirza (IND) - Marta Domachowska (POL)
Pas avant 17 heures (07h00 HF)
Sam Querrey (USA) - Philipp Kohlschreiber (ALL/n°32) : 1-0

Court 10
A partir de 11h00 (01h00 HF)
Brian Dabul (ARG) - Philipp Petzschner (ALL)
Monica Niculescu (ROU) - Katie O'Brien (GBR)
Taylor Dent (USA) - Amer Delic (USA) : 1-0
Jill Craybas (USA) - Mathilde Johansson (FRA)

Court 11
A partir de 11h00 (01h00 HF)
Dominik Hrbaty (SLQ) - John Isner (USA)
Maria Elena Camerin (ITA) - Edina Gallovits (ROU) : 1-1
Simone Bolelli (ITA) - Kristof Vliegen (BEL) : 0-1

Court 13
A partir de 11h00 (01h00 HF)
Robin Soderling (SUE/n°16) - Robert Kendrick (USA)
Galina Voskoboeva (KAZ) - Agnes Szavay (HON/n°23) : 0-1
Maria Kirilenko (RUS/n°27) - Sara Errani (ITA) : 0-2
Pas avant 17h00 (07h00)
Paul-Henri Mathieu (FRA/n°28) - Jarkko Nieminen (FIN) : 0-1

Court 14
A partir de 11h00 (01h00 HF)
Lamine Ouahab (ALG) - Florian Mayer (ALL) : 0-1
Nathalie Dechy (FRA) - Viktoriya Kutuzova (UKR)
Jérémy Chardy (FRA) - Marcos Daniel (BRE)

Court 18
A partir de 11h00 (01h00 HF)
Yanina Wickmayer (BEL) - Alberta Brianti (ITA)
Tommy Robredo (ESP/n°21) - Bobby Reynolds (USA) : 1-0
Stéphanie Cohen-Aloro (FRA) - Barbora Zahlavova Strycova (RTC)
Thomaz Bellucci (BRE) - Yen-Hsun Lu (TPE)

Court 19
A partir de 11h00 (01h00 HF)
Julia Schruff (ALL) - Patricia Mayr (AUT)
Stanislas Wawrinka (SUI/n°15) - Ivo Minar (RTC)
Marin Cilic (CRO/n°19) - Kevin Anderson (AFS)
Petra Cetkovska (RTC) - Marina Erakovic (NZL)

Court 21
A partir de 11h00 (01h00 HF)
Xavier Malisse (BEL) - Michaël Llodra (FRA) : 0-3
Kirsten Flipkens (BEL) - Rossana de Los Rios (PAR)
Guillermo Garcia-Lopez (ESP) - Agustin Calleri (ARG) : 1-0
Sybille Bammer (AUT/n°24) - Lucie Safarova (RTC) : 3-0
# 19/01/2009 à 10:32 cath
merçi pour toutes ces news ...oh ,j'en "savais" quelques unes....
-n'empeche que RAFA durant ces deux dernieres participations , a franchi à chaque fois une étape...va t'il aller plus loin que la demi finale cette fois-çi ???
je rêve un peu ....mais RAFAEL me fait rever , alors ....

DONC , SI JE COMPRENDS BIEN , FAUT QUE JE REGARDE INTERNET CE SOIR DANS LA NUIT DE LUNDI A MARDI , POUR LES PREMIERS MATCHS ????

à bientot !!!!!!!!
biz à THOMAS, à NICO et à tous les fans de RAFA !!!!!
# 19/01/2009 à 17:13 Nico
Hello à tous ! Et oui Cath tu as tout compris, c'est dans la nuit pour nous en France que se passent la plupart des matchs et sur la matin aussi à partir de 9H30 puisque c'est la session de nuit en Australie (19H30).

Dessous tu trouveras les résultats de la première journée et le programme de la deuxième avec Rafa qui est prévu justement en session de nuit, en 2° match, soit ves 11H00 heure française, sauf changement !!!

VAMOS !!!


RESULTATS DE LUNDI

Rod Laver Arena
Andy Roddick (USA/n°7) bat Björn Rehnquist (SUE) 6-2, 6-2, 6-0
Jelena Jankovic (SER/n°1) bat Yvonne Meusburger (AUT) 6-1, 6-3
Novak Djokovic (SER/n°3) bat Andrea Stoppini (ITA) 6-2, 6-3, 7-5
A partir de 19h30 (09h30 heure française)
Daniela Hantuchova (SLQ/n°19) bat Casey Dellacqua (AUS) 7-6(11), 6-4
Roger Federer (SUI/n°2) bat Andreas Seppi (ITA) 6-1, 7-6(4), 7-5

Hisense Arena
Ana Ivanovic (SER/n°5) bat Julia Goerges (ALL) 7-5, 6-3
Juan Martin Del Potro (ARG/n°8) bat Mischa Zverev (ALL) 6-3, 6-4, 6-2
Jelena Dokic (AUS) bat Tamira Paszek (AUT) 6-2, 3-6, 6-4
Marat Safin (RUS/n°26) bat Ivan Navarro (ESP) 6-3, 6-3, 6-4

Margaret Court Arena
Vera Zvonareva (RUS/n°7) bat Magdalena Rybarikova (SLQ) 7-6(2), 6-0
Bernard Tomic (AUS) bat Potito Starace (ITA) 7-6(5), 1-6, 7-6(5), 7-6(6)
Caroline Wozniacki (DAN/n°11) bat Shahar Peer (ISR) 6-3, 6-2
Dinara Safina (RUS/n°3) bat Alla Kudryavtseva (RUS) 6-3, 6-4
David Nalbandian (ARG/n°10) bat Marc Gicquel (FRA) 6-1, 4-6, 6-2, 6-3

Court 2
Alizé Cornet (FRA/n°15) bat Mariya Koryttseva (UKR) 6-3, 6-4
Marcos Baghdatis (CHY) bat Julien Benneteau (FRA) 6-3 7-6(5) 6-2
Evgeny Korolev (RUS) bat Carlos Moya (ESP) 6-3, 6-1, 7-6(7)
Nadia Petrova (RUS/n°10) bat Yaroslava Shvedova (KAZ) 6-3, 7-6(3)

Court 3
Tomas Berdych (RTC/n°20) bat Robby Ginepri (USA) 6-4, 6-4, 6-3
Marion Bartoli (FRA/n°16) bat Melanie South (GBR) 6-2, 6-4
Mardy Fish (USA/n°23) bat Samuel Groth (AUS) 6-7, 6-4, 7-5, 6-0
Anna Chakvetadze (RUS/n°17) bat Anne Keothavong (GBR) 6-1, 6-7(4), 6-1

Court 5
Andrea Petkovic (ALL) bat Kathrin Woerle (ALL) 5-7, 7-6(7), 4-0 abandon
Viktor Troiki (SER) bat Alberto Martin (ESP) 6-3, 3-6, 6-2, 6-4
Virginia Ruano Pascual (ESP) bat Mariana Duque Marino (COL) 6-3, 6-2
Janko Tipsarevic (SER) bat Oscar Hernandez (ESP) 4-6, 6-1, 6-3, 4-6, 6-0

Court 6
Kaia Kanepi (EST/n°25) bat Kimiko Date Krumm (JAP) 6-4, 4-6, 8-6
Brydan Klein (AUS) bat Björn Phau (ALL) 6-4, 6-3, 4-6, 6-3
Karin Knapp (ITA) bat Monika Wejnert (AUS) 7-6(6), 6-4
Fabrice Santoro (FRA) bat Juan Carlos Ferrero (ESP) 6-3, 6-2, 6-7(5), 6-3

Court 7
Tsvetana Pironkova (BUL) bat Karolina Sprem (CRO) 6-0, 6-4
Gilles Muller (LUX) bat Feliciano Lopez (ESP/n°27) 6-3, 7-6, 4-6, 4-6, 16-14
Alisa Kleynanova (RUS/n°29) bat Sofia Arvidsson (SUE) 7-5, 7-5
Ekaterina Makarova (RUS) bat Aravane Rezaï (FRA) 1-6, 7-5, 6-4

Court 8
David Ferrer (ESP/n°11) bat Denis Gremelmayr (ALL) 6-1, 6-7(6), 6-1, 6-7(4), 6-4
Ai Sugiyama (JAP/n°26) bat Stéphanie Dubois (CAN) 6-0, 7-6
Sania Mirza (IND) bat Marta Domachowska (POL) 6-1, 6-4
Philipp Kohlschreiber (ALL/n°32) bat Sam Querrey (USA) 7-6(6), 6-3, 6-2

Court 10
Brian Dabul (ARG) bat Philipp Petzschner (ALL) 6-1, 6-2, 6-4
Monica Niculescu (ROU) bat Katie O'Brien (GBR) 6-4, 6-4
Amer Delic (USA) bat Taylor Dent (USA) 6-4, 3-6, 4-6, 6-3, 6-4
Mathilde Johansson (FRA) bat Jill Craybas (USA) 6-2, 1-6, 7-5

Court 11
Dominik Hrbaty (SLQ) bat John Isner (USA) 7-6(4), 2-6, 6-2, 7-5
Edina Gallovits (ROU) bat Maria Elena Camerin (ITA) 6-3, 2-6, 6-3
Simone Bolelli (ITA) bat Kristof Vliegen (BEL) 7-6(5), 7-6(3), 7-5

Court 13
Robin Söderling (SUE/n°16) bat Robert Kendrick (USA) 5-7, 6-4, 6-4, 7-5
Galina Voskoboeva (KAZ) bat Agnes Szavay (HON/n°23) 6-3, 3-6, 6-4
Sara Errani (ITA) bat Maria Kirilenko (RUS/n°27) 6-0, 6-4
Paul-Henri Mathieu (FRA/n°28) bat Jarkko Nieminen (FIN) 6-2, 4-1 abandon

Court 14
Florian Mayer (ALL) bat Lamine Ouahab (ALG) 6-2, 6-1, 6-2
Nathalie Dechy (FRA) bat Viktoriya Kutuzova (UKR) 6-3, 6-0
Jérémy Chardy (FRA) bat Marcos Daniel (BRE) bat 6-4, 6-4, 6-1

Court 18
Alberta Brianti (ITA) bat Yanina Wickmayer (BEL) 6-4, 6-2
Tommy Robredo (ESP/n°21) bat Bobby Reynolds (USA) 6-2, 7-5, 6-1
Stéphanie Cohen-Aloro (FRA) bat Barbora Zahlavova Strycova (RTC) 6-3, 6-4
Yen-Hsun Lu (TAI) bat Thomaz Bellucci (BRE) 7-6(5), 7-6(3), 7-5

Court 19
Patricia Mayr (AUT) bat Julia Schruff (ALL) 6-4, 6-1
Stanislas Wawrinka (SUI/n°15) bat Ivo Minar (RTC) 6-1, 2-6, 7-5, 7-6(9)
Marin Cilic (CRO/n°19) bat Kevin Anderson (AFS) 6-3, 6-2, 6-7(4), 6-3
Marina Erakovic (NZL) bat Petra Cetkovska (RTC) 6-4, 7-5

Court 21
Xavier Malisse (BEL) bat Michaël Llodra (FRA) 7-6(8), 6-1, 6-1
Kirsten Flipkens (BEL) bat Rossana de Los Rios (PAR) 6-3, 6-2
Guillermo Garcia-Lopez (ESP) bat Agustin Calleri (ARG) 3-6, 7-6(5), 6-2, 6-0
Lucie Safarova (RTC) bat Sybille Bammer (AUT/n°24) 6-3, 6-1


PROGRAMME DE MARDI

Grosse journée pour les français, mardi, avec l'entrée en lice de 15 représentants, dont Jo-Wilfried Tsonga, Gilles Simon, Gaël Monfils, Richard Gasquet et Amélie Mauresmo, ajoutés bien sûr à l'entrée de Rafa !!!

Rod Laver Arena
A partir de 11h00 (1h00, HF)
Andy Murray (GBR/n°4) - Andrei Pavel (ROU) : 1-0
Meng Yuan (CHN) - Serena Williams (USA/n°2) : 0-1
Lleyton Hewitt (AUS) - Fernando Gonzalez (CHL/n°13) : 2-2
A partir de 19h30 (9h30, HF)
Samantha Stosur (AUS) - Klara Zakopalova (RTC) : 1-1
Rafael Nadal (ESP/n°1) - Christophe Rochus(BEL) : 0-0

Hisense Arena
A partir de 11h00 (1h00, HF)
Kristina Barrois (ALL) - Elena Dementieva (RUS/n°4) : 0-0
Pablo Andujar (ESP) - Gilles Simon (FRA/n°6) : 0-0
Venus Williams (USA/n°6) - Angelique Kerber (ALL) : 0-0
Juan Monaco (ARG) - Jo-Wilfried Tsonga (FRA/n°5) : 0-0

Margaret Court Arena
A partir de 11h00 (1h00, HF)
Jarmila Gajdosova (AUS) - Virginie Razzano (FRA) : 1-0
Chris Guccione (AUS) - Nicolas Devilder (FRA) : 0-1
Anabel Medina Garrigues (ESP/n°21) - Isabella Holland (AUS) : 0-0
Svetlana Kuznetsova (RUS/n°8) - Anastasia Rodionova(AUS) : 1-0
James Blake (USA/n°9) - Frank Dancevic (CAN) : 1-0

Show Court 2
A partir de 11h00 (1h00, HF)
Kateryna Bondarenko (UKR) - Agnieszka Radwanska (POL/n°9) : 0-0
Olga Govortsova (BLR) - Amélie Mauresmo (FRA/n°20) : 0-0
Gaël Monfils (FRA/n°12) - Martin Vassallo Arguello (ARG) : 1-0
Eduardo Schwank (ARG) - Tommy Haas (ALL) : 0-0

Show Court 3
A partir de 11h00 (1h00, HF)
Richard Gasquet (FRA/n°24) - Diego Junqueira (ARG) : 0-0
Patty Schnyder (SUI/n°14) - Kristina Mladenovic (FRA) : 0-0
Adrian Mannarino (FRA) - Fernando Verdasco (ESP/n°14) : 0-0
Mara Santangelo (ITA) - Flavia Pennetta (ITA/n°12) : 0-0

Court 5
A partir de 11h00 (1h00, HF)
Vincent Spadea (USA) - Denis Istomin (OUZ) : 0-0
Olivia Rogowska (AUS) - Alona Bondarenko (UKR/n°31) : 0-0
Mikhail Youzhny (RUS) - Stefan Koubek (AUT) : 1-2

Court 6
A partir de 11h00 (1h00, HF)
Kei Nishikori (JAP) - Jürgen Melzer (AUT/n°31) : 0-0
Jie Zheng (CHN/n°22) - Camille Pin (FRA) : 0-0
Jessica Moore (AUS) - Christina McHale (USA) : 0-0
Michael Berrer (ALL) - Carsten Ball (AUS) : 0-0

Court 7
A partir de 11h00 (1h00, HF)
Francesca Schiavone (ITA/n°28) - Shuai Peng (CHN) : 1-0
Andreas Beck (ALL) - Colin Ebelthite (AUS) : 0-0
Peter Polansky (CAN) - Igor Andreev (RUS/n°18) : 0-0
Melanie Oudin (USA) - Akgul Amanmuradova (OUZ) : 0-0

Court 8
A partir de 11h00 (1h00, HF)
Nicolas Massu (CHL) - Nicolas Almagro (ESP/n°17) : 1-3
Nicole Vaidisova (RTC) - Séverine Bremond (FRA) : 0-1
Tatjana Malek (ALL) - Ayumi Morita (JAP) : 0-0
Elena Vesnina (RUS) - Julie Coin (FRA) : 0-0

Court 10
A partir de 11h00 (1h00, HF)
Teimuraz Gabashvili (RUS) - Marcel Granollers (ESP) : 0-0
Elena Baltacha (GBR) - Anna-Lena Groenefeld (ALL) : 0-0
Carla Suarez Navarro (ESP) - Roberta Vinci (ITA) : 0-0
Flavio Cipolla (ITA) - Dmitry Tursunov (RUS/n°29) : 0-0

Court 11
A partir de 11h00 (1h00, HF)
Nuria Llagostera Vives (ESP) - Sesil Karatantcheva (BUL) : 0-0
Ekaterina Bychkova (RUS) - Lourdes Dominguez Lino (ESP) : 0-1
Albert Montanes (ESP) - Ernests Gulbis (LET) : 1-0
Sébastien De Chaunac (FRA) - Steve Darcis (BEL) : 0-0

Court 13
A partir de 11h00 (1h00, HF)
Victoria Azarenka (BLR/n°13) - Petra Kvitova (RTC) : 1-0
Ivo Karlovic (CRO/n°25) - Daniel Gimeno-Traver (ESP) : 0-0
Maria Jose Martinez Sanchez (ESP) - Tamarine Tanasugarn (THA/n°32) : 0-0
Ivan Ljubicic (CRO) - Igor Kunitsyn (RUS) : 0-0

Court 14
A partir de 11h00 (1h00, HF)
Andrey Golubev (KAZ) - Fabio Fognini (ITA) : 0-0
Vera Dushevina (RUS) - Iveta Benesova (RTC) : 4-0
Chanelle Scheepers (AFS) - Dominika Cibulkova (SVQ/n°18) : 0-0
Sergiy Stakhovsky (UKR) - Arnaud Clément (FRA) : 0-1

Court 18
A partir de 11h00 (1h00, HF)
Tathiana Garbin (ITA) - Anastasia Pavlyuchenkova (RUS) : 0-0
Rainer Schuettler (ALL/n°30) - Dudi Sela (ISR) : 0-1
Su-Wei Hsieh (TAI) - Yung-Jan Chan (TAI) : 0-0
Radek Stepanek (RTC/n°22) - Nicolas Lapentti (EQU) : 2-0

Court 19
A partir de 11h00 (1h00, HF)
Wayne Odesnik (USA) - Mario Ancic (CRO) : 0-0
Anastasiya Yakimova (BLR) - Gisela Dulko (ARG) : 0-0
Aleksandra Wozniak (CAN/n°30) - Sabine Lisicki (ALL) : 0-0
Florent Serra (FRA) - Roko Karanusic (CRO) : 0-0

Court 21
A partir de 11h00 (1h00, HF)
Victor Hanescu (ROU) - Jan Hernych (RTC) : 1-0
Sorana Cirstea (ROU) - Melinda Czink (HON) : 0-0
Guillermo Canas (ARG) - Dieter Kindlmann (ALL) : 0-0
# 20/01/2009 à 08:23 Thomas
C'est parti pour 2 semaines de tournoi intense ça va être interressant
# 20/01/2009 à 17:15 Nico
RESULTATS DE MARDI

Rod Laver Arena
Andy Murray (GBR/n°4) bat Andrei Pavel (ROU) : 6-2, 3-1 (15-0), ab.
Serena Williams (USA/n°2) bat Meng Yuan (CHN) : 6-3, 6-2
Fernando Gonzalez (CHL/n°13) bat Lleyton Hewitt (AUS) : 5-7, 6-2, 6-2, 3-6, 6-3
Samantha Stosur (AUS) bat Klara Zakopalova (RTC) : 7-6 [5], 7-6 [0]
Rafael Nadal (ESP/n°1) bat Christophe Rochus(BEL) : 6-0, 6-2, 6-2

Hisense Arena
Elena Dementieva (RUS/n°4) bat Kristina Barrois (ALL) : 7-6, 2-6, 6-1
Gilles Simon (FRA/n°6) bat Pablo Andujar (ESP) : 6-4, 6-1, 6-1
Venus Williams (USA/n°6) bat Angelique Kerber (ALL) : 6-3, 6-3
Jo-Wilfried Tsonga (FRA/n°5) bat Juan Monaco (ARG) : 6-4, 6-4, 6-0

Margaret Court Arena
Virginie Razzano (FRA) bat Jarmila Gajdosova (AUS) : 6-1, 6-7, 6-4
Chris Guccione (AUS) bat Nicolas Devilder (FRA) : 6-4, 6-2, 6-4
Anabel Medina Garrigues (ESP/n°21) bat Isabella Holland (AUS) : 6-1, 7-5
Svetlana Kuznetsova (RUS/n°8) bat Anastasia Rodionova(AUS) : 6-2, 3-6, 6-3
James Blake (USA/n°9) bat Frank Dancevic (CAN) : 6-4, 6-3, 7-5

Show Court 2
Kateryna Bondarenko (UKR) bat Agnieszka Radwanska (POL/n°9) : 7-6, 4-6, 6-1
Amélie Mauresmo (FRA/n°20) bat Olga Govortsova (BLR) : 6-4, 6-3
Gaël Monfils (FRA/n°12) bat Martin Vassallo Arguello (ARG) : 6-1, 6-3, 7-5
Tommy Haas (ALL) bat Eduardo Schwank (ARG) : 6-3, 6-4, 6-4

Show Court 3
Richard Gasquet (FRA/n°24) bat Diego Junqueira (ARG) : 6-7, 7-6, 6-3, 6-4
Patty Schnyder (SUI/n°14) bat Kristina Mladenovic (FRA) : 2-6, 6-4, 6-2
Fernando Verdasco (ESP/n°14) bat Adrian Mannarino (FRA) : 6-0, 6-2, 6-2
Flavia Pennetta (ITA/n°12) bat Mara Santangelo (ITA) : 6-2, 5-7, 6-2

Court 5
Denis Istomin (OUZ) bat Vincent Spadea (USA) : 6-2, 7-5, 6-4
Alona Bondarenko (UKR/n°31) bat Olivia Rogowska (AUS) : 5-7, 6-3, 6-2
Stefan Koubek (AUT) bat Mikhail Youzhny (RUS) : 6-3, 6-2, 6-2

Court 6
Jürgen Melzer (AUT/n°31) bat Kei Nishikori (JAP) : 7-5, 6-2, 6-1
Jie Zheng (CHN/n°22) bat Camille Pin (FRA) : 6-3, 6-3
Jessica Moore (AUS) bat Christina McHale (USA) : 1-6, 6-3, 9-7
Michael Berrer (ALL) bat Carsten Ball (AUS) : 6-2, 6-4, 6-3

Court 7
Shuai Peng (CHN) bat Francesca Schiavone (ITA/n°28) : 7-6, 6-1
Andreas Beck (ALL) - Colin Ebelthite (AUS) : 7-5, 6-1, 6-0
Igor Andreev (RUS/n°18) bat Peter Polansky (CAN): 5-7, 3-6, 6-4, 6-3, 6-4
Akgul Amanmuradova (OUZ) bat Melanie Oudin (USA) : 6-1, 6-4

Court 8
Nicolas Almagro (ESP/n°17) bat Nicolas Massu (CHL) : 6-4, 6-4, 3-6, 5-7, 6-3
Séverine Bremond (FRA) bat Nicole Vaidisova (RTC) : 6-2, 6-1
Tatjana Malek (ALL) - Ayumi Morita (JAP) : 7-6, 6-2
Julie Coin (FRA) bat Elena Vesnina (RUS) : 6-4, 4-6, 6-1

Court 10
Marcel Granollers (ESP) bat Teimuraz Gabashvili (RUS) : 6-4, 7-6, 4-6, 6-0
Elena Baltacha (GBR) bat Anna-Lena Groenefeld (ALL) : 6-1, 6-4
Carla Suarez Navarro (ESP) bat Roberta Vinci (ITA) : 7-5, 6-4
Flavio Cipolla (ITA) bat Dmitry Tursunov (RUS/n°29) : 4-6, 6-2, 7-6 [7], 7-5

Court 11
Sesil Karatantcheva (BUL) bat Nuria Llagostera Vives (ESP) : 2-6, 6-1, 6-2
Lourdes Dominguez Lino (ESP) bat Ekaterina Bychkova (RUS) : 6-3, 6-0
Ernests Gulbis (LET) - Albert Montanes (ESP) : 6-3, 6-2, 6-3
Sébastien De Chaunac (FRA) bat Steve Darcis (BEL) : 2-6, 6-3, 0-6, 6-2, 6-2

Court 13
Victoria Azarenka (BLR/n°13) bat Petra Kvitova (RTC) : 6-2, 6-1
Ivo Karlovic (CRO/n°25) bat Daniel Gimeno-Traver (ESP) : 6-3, 6-4, 6-4
Maria Jose Martinez Sanchez (ESP) bat Tamarine Tanasugarn (THA/n°32) : 7-5, 6-3
Ivan Ljubicic (CRO) bat Igor Kunitsyn (RUS) : 4-6, 7-6 [3], 7-6 [7], 5-7, 6-3

Court 14
Fabio Fognini (ITA) bat Andrey Golubev (KAZ) : 3-6, 7-6, 6-4, 6-2
Iveta Benesova (RTC) bat Vera Dushevina (RUS) : 6-4, 0-6, 6-2
Dominika Cibulkova (SVQ/n°18) bat Chanelle Scheepers (AFS) : 6-0, 6-0
Arnaud Clément (FRA) bat Sergiy Stakhovsky (UKR) : 6-3, 2-6, 4-6, 6-2, 6-1

Court 18
Tathiana Garbin (ITA) bat Anastasia Pavlyuchenkova (RUS) : 6-4, 2-6, 7-5
Dudi Sela (ISR) bat Rainer Schuettler (ALL/n°30) : 1-6, 6-2, 6-4, 6-4
Yung-Jan Chan (TAI) bat Su-Wei Hsieh (TAI) : 6-3, 6-3
Radek Stepanek (RTC/n°22) bat Nicolas Lapentti (EQU) : 3-6, 6-3, 6-4, 6-4

Court 19
Mario Ancic (CRO) bat Wayne Odesnik (USA) : 7-5, 6-4, 4-6, 6-2
Gisela Dulko (ARG) bat Anastasiya Yakimova (BLR) : 6-3, 5-7, 6-3
Sabine Lisicki (ALL) bat Aleksandra Wozniak (CAN/n°30) : 6-4, 6-3
Roko Karanusic (CRO) bat Florent Serra (FRA) : 6-3, 1-6, 6-3, 3-6, 6-3

Court 21
Victor Hanescu (ROU) - Jan Hernych (RTC) : 3-6, 3-6, 7-6, 7-6, 8-6
Melinda Czink (HON) bat Sorana Cirstea (ROU) : 6-2, 6-2
Guillermo Canas (ARG) bat Dieter Kindlmann (ALL) : 3-6, 7-5, 5-7, 6-0, 7-5
# 20/01/2009 à 23:50 Nico
Carnet de balles

Alors, ils sont comment ?

Entre tennis et people, Julie Coin découvre la notoriété et son revers. A son retour de l'US Open après son exploit face à Ana Ivanovic, elle constate la qualité des commentaires en riant et la fameuse question : Alors, ils sont comment en vrai ? «Sur Amiens, on me reconnaît un peu. Dans les magasins où je vais souvent, des dames me demandent par rapport aux autres joueurs des informations : Alors Arnaud Clément et Nolwenn Leroy ? C'est assez marrant les questions qu'on me pose», plaisante Julie Coin qui passe des tournois de Grenoble et Belfort à l'Open d'Australie avec une aisance désarmante.

La relève «aussie»

Les Australiens peuvent souffler. La relève est bien au rendez-vous. Les lauréats des éditions 2007 et 2008 chez les juniors ont passé le cap des seniors. Bernard Tomic et Brydan Klein se sont qualifiés pour le deuxième tour. « Tomic Bomb » comme le surnomme le quotidien The Age est même devenu le quatrième plus jeune joueur à passer un tour en Grand Chelem derrière Michaël Chang, Jimmy Arias et Aaron Krickstein. A 16 ans et 90 jours, il devient le plus jeune joueur de l'ère Open à gagner un match à l'Open d'Australie.

Clément n'est pas le roi des potins
Quand on lui parle de son prochain adversaire, Fernando Verdasco, et de sa romance avec Ana Ivanovic, la réaction d'Arnaud Clément est claire : « Ah bon, je ne savais pas du tout. Je suis un peu à l'ouest. Je ne suis pas très potin.»

Déjà un record

Pour sa première journée, l'Open d'Australie a déjà battu lundi un record d'affluence avec 42.426 spectateurs à Melbourne Park.

C'est qui lui ?

Après avoir coaché Amélie Mauresmo de nombreuses années, Loïc Courteau découvre le circuit masculin avec Paul-Henri Mathieu. Et PHM n'hésite pas à chambrer gentiment son coach : «Ce matin (lundi), il y avait des joueurs qui s'entraînaient sur notre court, il me demande qui est-ce ? Il m'avait posé la même question il y a deux jours sur le même joueur, là on est mal parti (rires). Cela m'a fait marrer. Mais il a d'autres atouts. » Rassurez-vous, ce n'était pas Roger Federer...

Del Potro, ça paie !

Selon The Herald Sun, un parieur avait misé 96.902 dollars sur le gain du premier set de Juan Martin Del Potro contre Mischa Zverev. Pari gagné et gain de 9690.20 dollars. Pas mal pour neuf jeux...

Marat Safin, bien dans ses baskets

« Je ne voudrais pas être dans les chaussures de Lopez : passer cinq heures sur le court et perdre 16-14 au cinquième set. » Marat Safin compatissait à la défaite de Feliciano Lopez contre Gilles Muller après 5h34'. Après sa victoire, le Russe a confirmé qu'il comptait bien disputer la rencontre de Coupe Davis contre la Roumanie.
S.D.
# 20/01/2009 à 23:57 Nico
PROGRAMME DE MERCREDI

Jérémy Chardy jouera le choc du jour pour le camp français face au tenant du titre Novak Djokovic au stade du deuxième tour à Melbourne. Alizé Cornet jouera sa place pour la suite du tournoi contre Andrea Petkovic, tout comme Marion Bartoli, opposée à Tsvetana Pironkova. Fabrice Santoro n'aura pas la tâche facile face à Kohlschreiber, alors que Paul-Henri Mathieu en découdra avec Amer Delic. Stéphanie Cohen-Aloro, Nathalie Dechy et Mathilde Johansson seront également en lice. Du côté des favoris pour le titre, Jelena Jankovic, Dinara Safina, Ana Ivanovic, Andy Roddick et Juan Martin Del Potro sont attendus.

Rod Laver Arena, à partir de 11h00 locales (1h00, heure française):
Alberta Brianti (ITA) - Ana Ivanovic (SER/N.5) : 0-0
Jérémy Chardy (FRA) - Novak Djokovic (SER/N.3) : 0-0
Evgeny Korolev (RUS) - Roger Federer (SUI/N.2): 0-0
Pas avant 19h30 (09h30 HF)
Jelena Dokic (AUS) - Anna Chakvetadze (RUS/N.17) : 0-0
Bernard Tomic (AUS) - Gilles Müller (LUX): 0-0

Hisense Arena, à partir de 11h00 locales (1h00, heure française):
Dinara Safina (RUS/N.3) - Ekaterina Makarova (RUS) : 0-0
Jelena Jankovic (SER/N.1) - Kirsten Flipkens (BEL) : 1-0
Yen-Hsun Lu (TPE) - David Nalbandian (ARG/N.10) : 0-1
Andy Roddick (USA/N.7) - Xavier Malisse (BEL) : 7-0

Margaret Court Arena, à partir de 11h00 locales (1h00, heure française):
Nadia Petrova (RUS/N.10) - Sania Mirza (IND) : 1-1
Marat Safin (RUS/N.26) - Guillermo Garcia-Lopez (ESP): 0-0
Edina Gallovits (ROU) - Vera Zvonareva (RUS/N.7) : 0-0
Caroline Wozniacki (DAN/N.11) Virginia Ruano Pascual (ESP) : 0-0
Pas avant 19h30 (09h30 HF)
Juan Martin Del Potro (ARG/N.8) - Florian Mayer (ALL): 0-1

Show Court 2, à partir de 11h00 locales (1h00, heure française):
Marin Cilic (CRO/n°19) - Janko Tipsarevic (SER): 1-0
Andrea Petkovic (ALL) - Alizé Cornet (FRA/n°15): 0-0
Un double
Robin Söderling (SUE/n°16) - Marcos Baghdatis (CHY): 3-1

Show Court 3, à partir de 11h00 locales (1h00, heure française):
Dominik Hrbaty (SVQ) - David Ferrer (ESP/n°11): 3-4
Daniela Hantuchova (SVQ/n°19) - Mathilde Johansson (FRA) : 0-0
Stanislas Wawrinka (SUI/n°15) - Brydan Klein (AUS): 0-0
Un double

Court 6, à partir de 11h00 locales (1h00, heure française):
Nathalie Dechy (FRA) - Ai Sugiyama (JAP/n°26) : 2-5
Alisa Kleybanova (RUS) - Stéphanie Cohen-Aloro (FRA) : 0-0
Un double
Fabrice Santoro (FRA) - Philipp Kohlschreiber (ALL/n°32): 1-0

Court 7, à partir de 11h00 locales (1h00, heure française):
Trois doubles
Simone Bolelli (ITA) - Mardy Fish (USA): 0-0

Court 8, à partir de 11h00 locales (1h00, heure française):
Un double
Brian Dabul (ARG) - Tomas Berdych (RTC/n°20): 0-0
Tsvetana Pironkova (BUL) - Marion Bartoli (FRA/n°16) : 0-2
Un double

Court 10, à partir de 11h00 locales (1h00, heure française):
Deux doubles
Lucie Safarova (RTC) - Marina Erakovic (NZL) : 0-0
Un double

Court 13, à partir de 11h00 locales (1h, heure française):
Patricia Mayr (AUT) - Kaia Kanepi (EST) : 0-0
Paul-Henri Mathieu (FRA/n°28) - Amer Delic (USA): 0-0
Deux doubles

Court 18, à partir de 11h00 locales (1h00, heure française):
Karin Knapp (ITA) - Galina Voskoboeva (KAZ) : 0-0
Un double
Tommy Robredo (ESP/n°21) - Viktor Troicki (SER): 0-0
Un double

Court 19, à partir de 11h00 locales (1h00, heure française):
Sara Errani (ITA) - Monica Niculescu (ROU) : 0-0
# 21/01/2009 à 01:16 cath
VAMOSSS pour notre RAFA au premier tour !!!!olé !!olé ...
- un gros bisous à SANTORO ...qui a sorti FERRERO, ex lauréat de roland garros 2003 et ex finaliste de l'us open 2003 ...
ah !!!! mon FABRICE ...un magiçien !! ( c'est toi NICO qui a laissé un coms sur sport 24 , concernant SANTORO??)
- et GILLES SIMON a franchi le 1er tour , comme GAEL ....

j'attends la suite ...et je guette tout ce que je peux guetter...
# 21/01/2009 à 10:18 Nico
Et oui, guettons guettons ! Très très bon début pour Rafa c le moins que l'on puisse dire !

Ah ce Santoro mais où s'arrêtera-t-il donc ? Non Cath, je n'ai pas mis de com's sur lui sur sport 24 mais il doit être élogieux à mon avis !

VAMOS !!!

# 21/01/2009 à 20:23 Nico
RESULTATS ET COMMENTAIRES DE MERCREDI

Jérémy Chardy a perdu le choc du jour pour le camp français face au tenant du titre Novak Djokovic au stade du deuxième tour à Melbourne. Alizé Cornet poursuit en revanche sa route, alors que Marion Bartoli est opposée à Tsvetana Pironkova. Fabrice Santoro n'aura pas la tâche facile face à Kohlschreiber, alors que Paul-Henri Mathieu a chuté contre Amer Delic. Stéphanie Cohen-Aloro, Nathalie Dechy et Mathilde Johansson ont également été éliminées. Du côté des favoris pour le titre, Jelena Jankovic, Dinara Safina, Ana Ivanovic, Andy Roddick et Juan Martin Del Potro sont attendus.

Le programme
Rod Laver Arena
Ana Ivanovic (SER/N.5) bat Alberta Brianti (ITA) 6-3, 6-2
Novak Djokovic (SER/N.3) bat Jérémy Chardy (FRA) 7-5, 6-1, 6-3
Roger Federer (SUI/N.2) bat Evgeny Korolev (RUS) 6-2, 6-3, 6-1

Hisense Arena
Dinara Safina (RUS/N.3) bat Ekaterina Makarova (RUS) 6-7[3], 6-3, 6-0
Jelena Jankovic (SER/N.1) bat Kirsten Flipkens (BEL) : 6-4, 7-5

Margaret Court Arena
Nadia Petrova (RUS/N.10) bat Sania Mirza (IND) 6-3, 6-2
Marat Safin (RUS/N.26) bat Guillermo Garcia-Lopez (ESP) 7-5, 6-2, 6-2
Vera Zvonareva (RUS/N.7) bat Edina Gallovits (ROU)
Caroline Wozniacki (DAN/N.11) bat Virginia Ruano Pascual (ESP) 6-3, 6-3

Show Court 2
Marin Cilic (CRO/n°19) bat Janko Tipsarevic (SER) 6-2, 6-3, 4-6, 6-3
Alizé Cornet (FRA/n°15) bat Andrea Petkovic (ALL) 6-1, 6-0

Show Court 3
David Ferrer (ESP/n°11) bat Dominik Hrbaty (SVQ) 6-2, 6-2, 6-1
Daniela Hantuchova (SVQ/n°19) bat Mathilde Johansson (FRA) 6-3, 4-6, 6-3
Stanislas Wawrinka (SUI/n°15) bat Brydan Klein (AUS) 6-3, 6-4, 6-4

Court 6
Ai Sugiyama (JAP/n°26) bat Nathalie Dechy (FRA) 1-6, 6-1, 6-3
Alisa Kleybanova (RUS) bat Stéphanie Cohen-Aloro (FRA) 6-1, 3-6, 6-2

Court 8
Marion Bartoli (FRA/n°16) bat Tsvetana Pironkova (BUL) 7-5, 6-2

Court 10
Lucie Safarova (RTC) bat Marina Erakovic (NZL) 6-1, 3-6, 9-7
Un double

Court 13
Kaia Kanepi (EST) bat Patricia Mayr (AUT) 6-3, 6-1
Amer Delic (USA) bat Paul-Henri Mathieu (FRA/n°28) 1-6, 3-6, 6-3, 7-6[3], 9-7


Court 18
Galina Voskoboeva (KAZ) bat Karin Knapp (ITA) 6-4, 6-1
Tommy Robredo (ESP/n°21) bat Viktor Troicki (SER) 6-1, 6-3, 6-0

Court 19
Sara Errani (ITA) bat Monica Niculescu (ROU) 6-2, 6-3


La journée de mercredi a été riche d'enseignements concernant les favoris. Le premier est que Roger Federer a gagné le droit de rejouer sa demi-finale perdue en 2005 contre Marat Safin. Le deuxième est qu'il ne faut jamais mettre David Nalbandian dans la liste des favoris pour un tournoi du Grand Chelem, manifestement cela lui porte la poisse. Le troisième est que, heureusement pour l'Argentine, Juan Martin Del Potro semble tenir la distance. Andy Roddick a eu raison de Xavier Malisse.

Roger Federer, qui avait un peu souffert contre Andreas Seppi au premier tour, a déroulé son jeu (6-2, 6-3, 6-1) face au qualifié russe Evgeny Korolev. Ce dernier a livré un bon match mais sa puissance de feu a été rapidement neutralisée par l'ancien n°1 mondial. Son futur adversaire au troisième tour, Marat Safin, est resté bien concentré sur son sujet pour éviter de manquer ce rendez-vous. Le Russe s'est défait en trois manches (7-5, 6-2, 6-2) de Guillermo Garcia-Lopez. Les retrouvailles Federer - Safin à Melbourne rappelleront forcément des souvenirs. Tout d'abord cette demie gagnée par Safin au terme d'un match épique (5-7, 6-4, 5-7, 7-6, 9-7) en 2005, qui devait l'envoyer vers le titre. Son dernier. Il y a eu aussi cette finale remportée par le Suisse en 2004. Bref, les deux se connaissent bien. Mais le palmarès de Federer et le fait qu'il mène 9-2 dans ses confrontations face à Safin lui donnent largement l'avantage. Tout autant que les deux dernières saisons poussives de Safin. Mais, pour ce qu'il a annoncé être sa dernière saison, le Russe voudra bien faire.

Nalbandian, déception du jour
Mais ce futur choc alléchant a été éclipsé par la défaite de David Nalbandian. Ce dernier, vainqueur à Sydney et prétendant légitime à la lutte pour le titre, a de nouveau subi une déconvenue en Grand Chelem. La faute à Yen-Hsun Lu, joueur taïwanais de 25 ans, 61e mondial. Ce dernier a éteint tous les espoirs de l'Argentin en cinq manches (6-4, 5-7, 4-6, 6-4, 6-2) marquées, comme trop souvent, par la concentration sur courant alternatif de la tête de série n°10. Comme à chaque fois qu'il semble avoir ses chances pour remporter un tournoi majeur, Nalbandian rate le coche. Cette fois, il a certes peut-être payé l'enchaînement des matches suite à sa victoire à Sydney. Son vainqueur du jour aura eu le mérite de ne jamais lâcher prise, de s'acharner à le faire jouer et de prendre sa chance à la moindre ouverture. Il jouera Tommy Robredo au prochain tour.

Un qui a le don de se transcender quand il faut c'est Marcos Baghdatis. Le Chypriote, dont la forme semblait bien fragile en tout début de saison, a prouvé qu'il savait arriver à point pour les grands rendez-vous. Il s'est en effet qualifié pour le troisième tour en se défaisant du Suédois Robin Söderling (n°16) en quatre manches (3-6, 7-5, 6-3, 6-3). Il jouera désormais sa place en huitièmes contre l'Américain Mardy Fish, tombeur de Simone Bolelli (6-4, 6-1, 7-5). Si l'Argentine a dit au revoir à Nalbandian, elle garde une belle chance avec Juan Martin Del Potro. Vainqueur à Auckland pour son tournoi de rentrée, il a dominé l'Allemand Florian Mayer (6-1, 7-5, 6-2) en remontant un break dans le deuxième set et continue de confirmer qu'il a les moyens de ses ambitions. Andy Roddick,lui, n'a pas été serein face au Belge Xavier Malisse pour son match du deuxième tour, mais l'Américain a fini par s'en sortir en quatre manches (4-6, 6-2, 7-6[1], 6-2).
C.B.

Sa casquette et sa raquette sont posées sur le court n°6. Il est 21h17. Fabrice Santoro grimace de douleur. Les crampes accompagnent sa victoire (5-7, 7-5, 3-6, 7-5, 6-3) contre Philipp Kohlschreiber (n°32) après 4h06' d'une lutte d'un grand niveau. Les spectateurs l'acclament, mais il n'a plus la force d'aller les saluer. «Malgré la douleur et la souffrance, ce n'est que du bonheur, déclare le Français qui dispute sa dernière saison sur le circuit. La différence entre la défaite et la victoire est assez mince en termes de satisfaction. Bien sûr, je préfère sortir vainqueur. » Dans cette atmosphère si particulière de fin de journée où tous les passionnés se ruent vers les pépites du jeu, il a encore créé la sensation. Et créer n'est pas un verbe usurpé. Des lobs millimétrés, des volées croisées à une main dos au filet, des amorties tueuses, des changements de rythme en permanence... Philipp Kohlschreiber a ouvert le petit lexique du tennis et en a perdu la tête sur le terrain d'abord et en conférence de presse ensuite en demandant que les tournois du Grand Chelem se disputent en trois sets ! Pourtant l'Allemand possède de solides arguments avec son magnifique revers à une main et dispose de capacités physiques supérieurs à son aîné de onze ans.

Avec la chaleur, Fabrice Santoro n'a plus beaucoup d'essence au bout de deux heures. Il a laissé échapper deux balles de sets dans la première manche et se retrouve mené deux sets à un. Il n'a plus les jambes, il lui reste sa tête. Et elle est bien pleine. « Il faut jouer les points les uns après les autres et c'est la tête qui permet de repousser ses limites, de tenir point après point et de finalement aller au bout, explique le Varois. Je ressentais de nouvelles douleurs toutes les demi-heures. Mais je n'avais pas envie de céder, j'avais envie d'aller au bout de ce combat et de sortir vainqueur.» Toujours aussi fin tacticien, il détraque la machine adverse avec ses changements de rythme et d'effets pour porter l'estocade avec une volée ou un passing. Les deux derniers sets sont un modèle du genre. Il réalise des prouesses à l'image de sa volée réflexe pour sauver une balle d'égalisation à six jeux partout au quatrième set ou d'un lob millimétré suivi d'un smash puis d'un passing pour réaliser le break au cinquième set.

Santoro rejoint Rosewall
Quand il aura raccroché la raquette, il faudra déposer la marque Santoro pour définir un point insensé de toucher de balle et une intelligence de jeu inouïe! Les deux derniers points de la rencontre illustrent ces deux axiomes. A 5-3 et 40-40, le Français vient de gagner le point mais il ressent une crampe à la jambe gauche. Alors il part vers sa chaise pour boire, reçoit un avertissement pour dépassement de temps et attend avec impatience que son adversaire rate sa première balle : «Je ne veux pas qu'il passe sa première balle et qu'on rentre dans un échange. Le voir rater sa première balle de service, c'est plutôt une bonne nouvelle. Ensuite, je sais que quelle que soit la qualité de sa deuxième balle, je vais prendre le filet parce que je n'ai pas d'autres solutions. Le fait de rater un peu ma montée est ce qui pouvait m'arriver de mieux (sourires). J'ai fait une montée très courte où il est arrivé en bout de raquette et il n'avait pas de solutions. Et après c'était le smash de la délivrance. Il ne faut pas le rater, le court est ouvert, il faut frapper fort en prenant une marge de sécurité. Vu l'état de mon corps, je n'avais pas le droit de le rater.» La balle part s'écraser dans la bâche et Fabrice Santoro prend rendez-vous avec Andy Roddick, tombeur de Xavier Malisse.

Il veut poursuivre son histoire passionnelle avec Melbourne Park, un « lieu magique où il a bien vécu cinq ou six des dix meilleurs souvenirs de sa carrière ». En 2001, il y gagnait la Coupe Davis. En 2003 et 2004, il remportait le double de l'Open d'Australie avec Michaël Llodra. En 2006, il atteignait son seul quart de finale en Grand Chelem. En 2009, il rejoint dans la longévité à ce stade de la compétition, Ken Rosewall dont son papa lui « parlait tous les jours quand il était gamin ». En 2009, il ne veut pas « d'une demi-tournée d'adieux », il veut bien faire les choses avec minutie et professionnalisme. Mais dans cette troisième carrière, peu importe la victoire ou la défaite, seules les émotions comptent. Enfin, il a beau prendre les choses avec philosophie à 36 ans, il ne dit pas non à une petite revanche face à l'Américain qui l'a battu en août à l'US Open sur la Rod Laver Arena.
S.D.
# 21/01/2009 à 21:00 Nico
NEWS ET PROGRAMME DU JOUR

Carnet de balles

Rosewall et Santoro sur la photo

Avec sa qualification pour le troisième tour, Fabrice Santoro a égalé un record de Ken Rosewall, celui du joueur le plus âgé à l'Open d'Australie au troisième tour. Et le Varois apprécie à plus d'un titre cette compagnie. Il a beau être le plus vieux encore dans le tableau, il possède une très bonne mémoire : «Lorsque j'étais gamin, mon papa me parlait presque tous les jours de Ken Rosewall même s'il y avait Rod Laver à l'époque. J'ai grandi avec Ken Rosewall en tête. La semaine dernière au tournoi de Sydney, je l'ai vu, c'était la première fois depuis plus d'un an, je lui ai demandé de prendre une photo à ses côtés. Je vais rentrer avec une photo de Ken Rosewall et un record égalé.»

Le tennis ou la vodka, il faut choisir

La petite colonie bosniaque, venue encourager Amer Delic, fait beaucoup de bruit au sens propre comme au figuré. Après avoir exaspéré Taylor Dent, Paul-Henri Mathieu montre son agacement devant un tel comportement : « Je n'ai pas été gêné, je ne veux pas me trouver d'excuses. Mais je trouve l'attitude des spectateurs vraiment honteuse. Quand je sors au 5e set pour aller aux toilettes, je vois des bouteilles de vodka. S'ils ont envie de faire la fête qu'ils aillent autre part que dans les tribunes de tennis. Ils ne suivaient pas du tout le match, ils ne sont pas là pour regarder le tennis, ce n'est pas bon pour le sport. Je trouve vraiment dommage de voir des spectateurs comme ça sur un court. Ce n'est pas bien du tout pour le tennis. A 13 heures, ils sont à la vodka, ce n'est pas une belle image. Je me perturbe tout seul. »

Alizé, c'est le bouquet

Un journaliste autrichien est venu apporter à Alizé Cornet un bouquet de fleurs, envoyé par son fiancé, un plongeur de l'équipe nationale d'Autriche. La jeune Française va fêter ses 19 ans, le 22 janvier. Sa maman devrait lui organiser une petite fête dans sa chambre d'hôtel, mais en bonne championne, Alizé veut se faire un beau cadeau avec une victoire. Jeudi, Camille Pin qui joue en double avec l'élève de Pierre Bouteyre, aura donc pour mission de l'aider à décrocher un succès.

De plus en plus nombreux

Un nouveau record d'affluence a été battu ce mercredi avec 63.557 spectateurs avec la double session. Record du monde !

Baghdatis se défoule

Marcos Baghdatis a réussi un double « exploit » lors de sa victoire contre Robin Soderling. Mené un set et quatre jeux à zéro, le Chypriote s'est défoulé en cassant deux raquettes dont une encore sous plastique ! Un mal pour un bien pour un des joueurs les plus sympas du circuit qui a retrouvé son fan club en Australie.


Le programme de jeudi

Dix Français vont disputer jeudi leur deuxième tour à Melbourne. Parmi eux, Jo-Wilfried Tsonga, Gilles Simon, Gaël Monfils, Amélie Mauresmo et Sandrine Brémond. Rafa est prévu en 2° match sur le central aux alentours de 3/4H du matin en France. VAMOS !!!

Rod Laver Arena, à partir de 11h00 (01h00, HF)
Chris Guccione (AUS) - Gilles Simon (FRA/n°6) : 0-0
Rafael Nadal (ESP/n°1) - Roko Karanusic (CRO) : 0-0
Sabine Lisicki (ALL) - Samantha Stosur (AUS) : 0-2
Pas avant 19h30 (9h30 HF)
Venus Williams (USA/n°6) - Carla Suarez Navarro (ESP) : 0-0
Andy Murray (GBR/n°4) - Marcel Granollers (ESP) : 1-0

Hisense Arena, à partir de 11h00 (01h00, HF)
Iveta Benesova (TRC) - Elena Dementieva (RUS/n°4) : 0-3
Gisela Dulko (ARG) - Serena Williams (USA/n°2) : 0-1
Gaël Monfils (FRA/n°12) - Stefan Koubek (AUT) : 0-1
Ivan Ljubicic (CRO) - Jo-Wilfried Tsonga (FRA/n°5) : 0-0

Magaret Court Center, à partir de 11h00 (01h00, HF)
Guillermo Canas (ARG) - Fernando Gonzalez (CHI/n°13) : 2-0
Jessica Moore (AUS) - Flavia Pennetta (ITA/n°12) : 0-0
Svetlana Kuznetsova (RUS/ n°8) - Tatjana Malek (ALL) : 0-0
Un double
James Blake (USA/n°9) - Sébastien De Chaunac (FRA) : 0-0

Court 2, à partir de 11h00 (01h00, HF)
Elena Baltacha (GBR) - Amélie Mauresmo (FRA/n°20) : 0-0
Ivo Karlovic (CRO/n°25) - Mario Ancic (CRO) : 1-1
Shuai Peng (CHN) - Sesil Karatantcheva (BUL) : 0-0
Ernests Gulbis (LET) - Igor Andreev (RUS/n°18) : 0-0

Court 3, à partir de 11h00 (01h00, HF)
Richard Gasquet (FRA/n°24) - Denis Istomin (OUZ) : 0-0
Tommy Haas (ALL) - Flavio Cipolla (ITA) : 0-0
Un double

Court 6, à partir de 11h00 (01h00, HF)
Patty Schnyder (SUI/n°14) - Virginie Razzano (FRA) : 2-0
Anabel Medina Garrigues (ESP/n°21) - Julie Coin (FRA) : 0-0
Arnaud Clément (FRA) - Fernando Verdasco (ESP/n°14) : 1-0
Un double

Court 7, à partir de 11h00 (01h00, HF)
Andreas Beck (ALL) - Jurgen Melzer (AUT/n°31) : 0-0
Trois doubles

Court 8, à partir de 11h00 (01h00, HF)
Jie Zheng (CHN/n°22) - Melinda Czink (HON) : 0-1
Un double
Séverine Brémond (FRA) - Alona Bondarenko (UKR/n°31) : 0-0
Un double

Court 10, à partir de 11h00 (01h00, HF)
Akgul Amanmuradova (OUZ) - Maria Jose Martinez Sanchez (ESP) : 0-0
Trois doubles

Court 13, à partir de 11h00 (01h00, HF)
Victoria Azarenka (BLR/n°13) - Tathiana Garbin (ITA) : 1-0
Un double
Radek Stepanek (RTC/n°22) - Michael Berrer (ALL) : 0-0
Un double

Court 18, à partir de 11h00 (01h00, HF)
Dudi Sela (ISR) - Victor Hanescu (ROU) : 1-1
Fabio Fognini (ITA) - Nicolas Almagro (ESP/n°17) : 0-2
Un double

Court 19, à partir de 11h00 (01h00, HF)
Yung-Jan Chan (TAI) - Dominika Cibulkova (SVQ/n°18) : 0-0
Trois doubles

Court 21, à partir de 11h00 (01h00, HF)
Lourdes Dominguez Lino (ESP) - Kateryna Bondarenko (UKR) : 0-0
Trois doubles
# 22/01/2009 à 11:24 cath
AAAHHHH
merçi NICO et THOMAS !!!!
avec vous , je comprends tout
impossible tout à l'heure de m'y retrouver sur eurosport et le site ATP et dans les résultats et les matchs en court ... : là , c'est clair !!!

- un bisous à ALIZEE CORNET , qui fête donc ses 19 ans :qui sait jusqu'ou cette "petite" va aller ???

- un gros bisous à SANTORO , qui pulvérise donc des records : son nombre de participation à des tournois grands chelems si je ne me trompe pas ??( simple et double confondus ??)

si RODDICK se rouille le bras à forçe de balançer des açes ...FABRICE a ses chançes ....

- SAFIN /FEDERER: hé hé hé ...on en connait des fans de RAFA qui voudrait bien voir le beau MARAT sortir le suisse ... : personnellement , je dirai , que le meilleur gagne...

-NALBANDIAN ??? y joue encore ??? je croyais qu'il fesait du rallye auto !!!!( sans rire !!)

- chez les dames , je serais vraiment enchantée si CORNET franchisait un pallier ....
JANKOVIC a atteint le troisieme tour , mais avec peine ( façe à FLIPKENS , la belge ...) elle avait du mal de couvrir le terrain et de marquer des points ...ouille ouille ouille ....

- BAGDHATIS , je l'aime bien ...j'espere qu'il sera moins blessé et qu'il va faire une bonne saison ....

RAFAEL CONTINUE DE TOUT DEVASTER ....


vivement la suite !!!! je compte sur GILLES SIMON aussi ....et GAEL !!!!!
# 22/01/2009 à 14:46 RAFAEL NADAL FORUM (site web)
Bonjour à tous !!

Rafa a brillamment passé les 2 premiers tours

Haas sera son vrai premier test
# 22/01/2009 à 20:16 Nico
RESULTATS DE JEUDI

Dix Français étaient au programme au deuxième tour ce jeudi à Melbourne. Amélie Mauresmo, Virginie Razzano (tombeuse de la tête de série n°14, Patty Schnyder), Richard Gasquet, Gaël Monfils, Gilles Simon et Jo-Wilfried Tsonga (Photo L'Equipe)sont passés. Séverine Brémond, Julie Coin et Arnaud Clément et Sébastien De Chaunac ont été battus par des têtes de série. Pas de souci pour Rafael Nadal et Andy Murray.

Rod Laver Arena
Gilles Simon (FRA/n°6) bat Chris Guccione : (6-7 [5], 6-4, 6-1, 6-2)
Rafael Nadal (ESP/n°1) bat Roko Karanusic (CRO) : 6-2, 6-3, 6-2
Samantha Stosur (AUS) - Sabine Lisicki (ALL) : 6-3, 6-4
Carla Suarez Navarro (ESP) bat Venus Williams (USA/n°6) : 2-6, 6-3, 7-5
Andy Murray (GBR/n°4) bat Marcel Granollers (ESP) : 6-4, 6-2, 6-2

Hisense Arena
Elena Dementieva (RUS/n°4) bat Iveta Benesova (TRC) : 6-4, 6-1
Serena Williams (USA/n°2) bat Gisela Dulko (ARG) : 6-3, 7-5
Gaël Monfils (FRA/n°12) bat Stefan Koubek (AUT) : 6-4, 6-4, 3-6, 6-2
Jo-Wilfried Tsonga (FRA/n°5) bat Ivan Ljubicic (CRO) : 6-7 (4), 7-6 (8), 7-6 (7), 6-2

Magaret Court Center
Fernando Gonzalez (CHI/n°13) bat Guillermo Canas (ARG) : 7-5, 6-3, 6-4
Flavia Pennetta (ITA/n°12) bat Jessica Moore (AUS) : 6-4, 6-1
Svetlana Kuznetsova (RUS/ n°8) bat Tatjana Malek (ALL) : 6-2, 6-2
James Blake (USA/n°9) bat Sébastien De Chaunac (FRA) : 6-3, 6-2, 6-3

Court 2
Amélie Mauresmo (FRA/n°20) bat Elena Baltacha (GBR) : 4-6, 6-3, 6-2
Mario Ancic (CRO) bat Ivo Karlovic (CRO/n°25) : 5-7, 7-5, 4-6, 6-4, 6-3
Shuai Peng (CHN) bat Sesil Karatantcheva (BUL) : 6-4, 6-0
Igor Andreev (RUS/n°18) bat Ernests Gulbis (LET) : 6-4, 6-4, 5-7, 3-6, 6-4

Court 3
Richard Gasquet (FRA/n°24) bat Denis Istomin (OUZ) : 6-3, 6-4, 6-4
Tommy Haas (ALL) bat Flavio Cipolla (ITA) : 6-1, 6-2, 6-1

Court 6
Virginie Razzano (FRA) bat Patty Schnyder (SUI/n°14) : 6-3, 6-1
Anabel Medina Garrigues (ESP/n°21) bat Julie Coin (FRA) : 6-1, 6-4
Fernando Verdasco (ESP/n°14) bat Arnaud Clément (FRA) : 6-1, 6-1, 6-2

Court 7
Jurgen Melzer (AUT/n°31) bat Andreas Beck (ALL) : 5-7, 7-6 (7), 6-4, 6-3

Court 8
Jie Zheng (CHN/n°22) bat Melinda Czink (HON) : 7-6, 5-7, 6-3
Alona Bondarenko (UKR/n°31) bat Séverine Brémond (FRA) : 7-6 (1), 1-6, 6-2

Court 10
Maria Jose Martinez Sanchez (ESP) bat Akgul Amanmuradova (OUZ) : 6-2, 6-4

Court 13
Victoria Azarenka (BLR/n°13) bat Tathiana Garbin (ITA) : 4-1, abandon
Radek Stepanek (RTC/n°22) bat Michael Berrer (ALL) : 6-3, 6-2, 6-7 (3), 7-5

Court 18
Dudi Sela (ISR) bat Victor Hanescu (ROU) : 6-3, 6-3, 6-2
Nicolas Almagro (ESP/n°17) bat Fabio Fognini (ITA) : 6-2, 7-5, 6-0

Court 19
Dominika Cibulkova (SVQ/n°18) bat Yung-Jan Chan (TAI) : 6-0, 6-2

Court 21
Kateryna Bondarenko (UKR) bat Lourdes Dominguez Lino (ESP) : 7-5, 7-5


Des têtes bien en place

Pas de dégât chez les principales têtes de série. Nadal, Murray, Blake sont passés sans trembler outre mesure. Mais les cadors devront tout de même se méfier d'Igor Andreev, vainqueur héroïque d'Ernest Gulbis en 5 sets et de Fernando Verdasco, qui évolue actuellement sur son petit nuage.

Roko Karanusic pourra toujours se dire qu'en remportant 7 jeux, il a fait mieux que Christophe Rochus. Rien de plus. Qu'on se le dise, Rafael Nadal n'a pas perdu la bonne habitude de débuter ses tournois du Grand Chelem tel un ouragan. L'Espagnol n'a pas pour réputation de partager les points et il n'a pas changé sa façon de procéder (6-2, 6-3, 6-2), ni sa manière révérencielle et sommaire de résumer ses rencontres : «Je suis content. J'ai encore fait un bon petit match aujourd'hui. En face il jouait bien mais était un peu irrégulier. C'était difficile de trouver le rythme. Mais le résultat est parfait». Le baromètre est donc au beau fixe pour le n°1 mondial, qui verra tout de même son tournoi véritablement débuter face à Tommy Haas à l'occasion du prochain tour : «Ce sera un très bon test et je vais devoir jouer encore mieux pour m'imposer».

Au contraire du premier tour, Andy Murray a cette fois-ci terminé son match. Le britannique est tombé face à un Marcel Granollers très volontaire mais au panel de coups très insuffisant pour contrer les passings croisés gagnants et les lobs ajustés à la perfection du n°4 mondial (6-4 6-2 6-2). Après une première manche plutôt accrochée (6-4), Murray a ensuite converti ses occasions de break pour lever les bras aux alentours de 00h10, heure locale. Samedi, pour son 16e de finale, Murray devrait encore bénéficier d'un tour de chauffe supplémentaire face à l'Autrichien Jurgen Melzer.

Ancic, dauphin des Croates
Loin de la ferveur populaire de la Rod Laver Arena, deux hommes se sont disputés la place de dauphin du tennis croate sur le court n°2. Repoussés quelque peu par les performances de Marin Cilic, Ivo Karlovic et Mario Ancic ont montré qu'il fallait encore compter sur eux. Et le duel a tenu toutes ses promesses (5-7, 7-5, 4-6, 6-4, 6-3 en 3h34'). Un véritable feu d'artifice de puissance (33 aces au total), où l'adresse à la volée d'Ancic (73% de montées au filet transformées en point) a finalement fait la différence. Le grand Mario s'attaquera à un tout autre profil au prochain tour, en la personne de Gilles Simon.

Bien que la fatigue d'un tel match se fera tôt ou tard ressentir, Igor Andreev s'est élevé au rang d'outsider à surveiller de près. Très à l'aise sur la surface rapide, (le Russe avait déjà notamment fait trembler Roger Federer au dernier US Open, ndlr), il a accroché le jeune Letton Ernest Gulbis à son tableau de chasse (6-4 6-4 5-7 3-6 6-4). Son duel face à James Blake au 3e tour sent déjà la poudre. Autre outsider déclaré et plutôt inattendu voici encore quelques mois, Fernando Verdasco. Transcendé par sa victoire en Coupe Davis, l'Espagnol ne fait plus parler de lui uniquement par sa relation avec Ana Ivanovic, mais fait désormais peur à nombre de ses adversaires. Après Adrian Mannarino, c'est Arnaud Clément qui est passé au mixeur hispanique (6-1 6-1 6-3). Quand l'on connaît la réputation de l'Open d'Australie, qui voudrait que chaque édition ait son finaliste surprise, cela doit forcément donner quelques idées à Verdasco et Andreev.
A.C


NEWS EN VRAC !

Simon le roi de l'anticipation

Gilles Simon prévoit tout. Même les questions des journalistes. Après sa victoire contre Chris Guccione, il n'a pas pu échapper à la fameuse question sur ses performances en Grand Chelem et il préfère en rire. Petit échange de balles : « Voilà vous égalez votre meilleure performance en Grand Chelem, le tournoi peut s'arrêter ? Je l'attendais celle-là, répond en riant Gilles Simon. Une question, mieux formulée peut-être. (rires) Encore une victoire et c'est le record ? J'aimerais aller très loin d'un coup. Parce que si je fais juste huitième, on va dire maintenant, c'est le quart. Oui encore une victoire et je bats ma meilleure performance en Grand Chelem. »

De Chaunac et le supporter insupportable

Quand un supporter devient insupportable... Au début du troisième set de son match contre James Blake, Sébastien de Chaunac a vécu une situation bien incongrue. Lors d'un long échange, ce fan l'encourageait sur chaque frappe au bord du court. « Déjà que je ne suis pas très fort en concentration, c'était au-dessus de mes forces. Au bout d'un moment, je lui ai dit assez vulgairement de se taire», raconte en riant l'Aixois, auteur d'un parcours remarquable. Le spectateur a finalement été expulsé du court.

Bartoli, la reine du Sudoku

Marion Bartoli se détend en faisant des Sudoku. Comme elle aime toujours être numéro 1, elle se régale à écraser tous les membres de sa famille : « J'aime bien tous ces trucs de chiffres. Chaque fois, je fais des concours avec mon père et je le ratatine. Avec mon frère, c'est pareil. Quand il vient à la maison, il me dit qu'il est prêt et à chaque fois, je finis le Sudoku dix minutes avant lui et cela l'exaspère. J'ai bien tous ces trucs de logique, de chiffres, cela me plaît bien et je ne suis pas trop mauvaise.»

Gasquet préférait la piscine

Entre le vent et la chaleur, Richard Gasquet a choisi et plaisante : « Je préfère sincèrement qu'il y ait 140 km/h de vent que 40 degrés comme le premier jour. Je suis né dans le sud, j'ai l'habitude du vent. Mais quand il faisait 40 degrés à deux heures de l'après-midi, j'étais à la piscine quand j'avais quatorze ans. » Il y a seulement deux ans, la Rod Laver Arena avait été transformée en piscine pour recevoir les Championnats du monde de natation. Il reste peut-être encore un peu d'eau...

Santoro, le « dernier des Mohicans »

Pour qualifier Fabrice Santoro, Amélie Mauresmo a choisi « le dernier des Mohicans. Au-delà de son âge, aussi dans son style de jeu. Ses adversaires ne savent jamais quel coup il va jouer. » Et elle n'oublie pas de chambrer amicalement le vétéran en disant qu'il ne s'est pas beaucoup entraîné cet hiver.
S.D
# 23/01/2009 à 00:14 Nico
PROGRAMME DE VENCREDI

Trois Français seront en lice vendredi au troisième tour de l'Open d'Australie. Fabrice Santoro va tenter de poursuivre sa belle aventure face à l'un des outsiders du tournoi, Andy Roddick. Alizé Cornet sera opposée à la tête de série n°19, Daniela Hantuchova. Marion Bartoli rencontrera Lucie Safarova, quart de finaliste à Melbourne en 2007. Le choc du jour : Roger Federer contre Marat Safin.

Rod Laver Arena, à partir de 11h00 (01h00, HF)
Dinara Safina (RUS/n°6) - Kaia Kanepi (EST/n°25) : 3-0
Amer Delic (USA) - Novak Djokovic (SER/n°3) : 0-1
Jelena Jankovic (SER/n°1) - Ai Sugiyama (JAP/n°26) : 2-0
Pas avant 19h30 (9h30 HF)
Caroline Wozniacki (DAN/n°11) - Jelena Dokic (AUS) : 0-0
Marat Safin (RUS/n°26) - Roger Federer (SUI/n°2) : 2-9

Hisense Arena, à partir de 11h00 (01h00, HF)
Juan Martin Del Potro (ARG/n°8) - Gilles Muller (LUX) : 0-0
Daniela Hantuchova (SVQ/n°19) - Alize Cornet (FRA/n°15) : 2-1
Andy Roddick (USA/n°7) - Fabrice Santoro (FRA) : 3-1
Pas avant 19h30 (9h30 HF)
Alisa Kleybanova (RUS/n°29) - Ana Ivanovic (SER/n°5) : 0-0
Marcos Baghdatis (CHY) - Mardy Fish (USA/n°23) : 0-0

Magaret Court Center, à partir de 11h00 (01h00, HF)
Nadia Petrova (RUS/n°10) - Galina Voskoboeva (KAZ) : 1-0
Marin Cilic (CRO/n°19) - David Ferrer (ESP/n°11) : 0-0
Lucie Safarova (RTC) - Marion Bartoli (FRA/n°16) : 0-2
un double
Pas avant 19h30 (9h30 HF)
Stanislas Wawrinka (SUI/n°15) - Tomas Berdych (RTC/n°20) : 2-2

Court 2, à partir de 11h00 (01h00, HF)
Un double
Pas avant 12h30 (2h30 HF)
Sara Errani (ITA) - Vera Zvonareva (RUS/n°7) : 0-0
Tommy Robredo (ESP/n°21) - Yen-Hsun Lu (TAI) : 0-0
Un double
# 23/01/2009 à 14:37 Florence
Si Cath peine à vous suivre, il ne faut pas demander moi. Alors je me contente de suivre les commentaires.
Néanmoins je lis que Cath fait des infidélités à RAFA.
C'est vrai que depuis Justine, nous les belges ne sommes pas inondés de commentaires de tennis, d'autant que les garçon ne font presque rien.
Et puis Cath, elle connait pas mal de joueurs mais moi je n'en connais que quelques uns.
Vamos RAFA qu'il gagne ce grand schlem
# 24/01/2009 à 01:19 Nico
RESULTATS DE VENDREDI

Trois Français étaient en lice vendredi au troisième tour de l'Open d'Australie. Fabrice Santoro (Photo L'Equipe) a été, lui, éliminé par l'Américain Andy Roddick. Alizé Cornet a dominé la tête de série n°19, Daniela Hantuchova. Marion Bartoli a, elle, éliminé Lucie Safarova, demi-finaliste à Melbourne en 2007, tandis que Jelena Dokic a réussi un nouvel exploit face à Caroline Wozniacki. Le choc du jour : Roger Federer contre Marat Safin.

Rod Laver Arena
Dinara Safina (RUS/n°6) bat Kaia Kanepi (EST/n°25) : 6-2, 6-2
Novak Djokovic (SER/n°3) bat Amer Delic (USA) : 6-2, 4-6, 6-3, 7-6[4]
Jelena Jankovic (SER/n°1) bat Ai Sugiyama (JAP/n°26) : 6-4, 6-4
Jelena Dokic (AUS) bat Caroline Wozniacki (DAN/n°11) : 3-6, 6-1, 6-2

Hisense Arena
Juan Martin Del Potro (ARG/n°8) bat Gilles Muller (LUX) : 6-7[5], 7-5, 6-3, 7-5
Alize Cornet (FRA/n°15) bat Daniela Hantuchova (SVQ/n°19) 4-6, 6-4, 6-2
Andy Roddick (USA/n°7) bat Fabrice Santoro (FRA) : 3-1 6-3, 6-4, 6-2

Margaret Court Center
Nadia Petrova (RUS/n°10) bat Galina Voskoboeva (KAZ) : 6-1, ab.
Marin Cilic (CRO/n°19) bat David Ferrer (ESP/n°11) : 7-6[5], 6-3, 6-4
Marion Bartoli (FRA/n°16) bat Lucie Safarova (RTC) : 3-6, 6-2, 6-1

Court 2
Vera Zvonareva (RUS/n°7) bat Sara Errani (ITA) : 6-4, 6-1
Tommy Robredo (ESP/n°21) bat Yen-Hsun Lu (TAI) : 6-1, 6-3, 6-2


Ivanovic tombe de haut

La finaliste 2008 a été éliminée. Après Venus Williams jeudi, c'est donc Ana Ivanovic qui subit une sortie précoce. La Serbe a perdu un combat acharné contre la Russe Alisa Kleybanova (7-5, 6-7[5], 6-2), 19 ans et 31e mondiale. L'autre fait du jour est venu de Jelena Dokic, qui a éliminé la Danoise Caroline Wozniacki (3-6, 6-1, 6-2). Dans les autres rencontres, les favorites n'ont pas tremblé : Jelena Jankovic, Dinara Safina ou encore Vera Zvonareva sont passées.

Ivanovic avait décidé de venir sans coach, pour tenter une quinzaine à la Federer. Elle aura sans doute compris que ce n'était pas une bonne idée. En difficulté depuis sa victoire à Roland-Garros, pas plus convaincante que ça en tout debut de saison, la Serbe a donc perdu plus vite que désiré son titre de finaliste en titre. Face à Alisa Kleybanova, jeune joueuse qui monte et dont la puissance de fond de court est redoutable, tout autant que sa cadence d'ailleurs, Ivanovic a touché ses limites du moment.

Et pourtant elle s'est battue. Menée d'un break dans la première manche, elle a recollé avant de céder au finish (7-5), menée de deux breaks dans la deuxième (3-0), elle a entraîné son adversaire dans un jeu décisif. Kleybanova, forcément nerveuse car manquant d'expérience, a alors cédé (7-5). Ivanovic a alors pu se dire que le vent avait définitivement tourné, mais Kleybanova a prouvé qu'elle était également une sacrée combattante. Cette joueuse très physique a alors fait explosé l'ancienne n°1 mondiale (3-0) pour ne plus la lâcher malgré un debreak (5-2). Au moment de conclure, la Russe a cette fois su tenir ses nerfs pour décrocher, certainement, la plus belle victoire de sa carrière.

Dokic, c'est fou

Et c'est une autre grande championne qu'elle retrouvera en huitièmes, une revenante. Jelena Dokic, en effet, est en train de réaliser une des grosses performances de cet Open d'Australie. Devant un public en délire, elle s'est en effet qualifiée pour les huitièmes aux dépens de la Danoise Caroline Wozniacki (3-6, 6-1, 6-2), tête de série n°11. L'Australienne, victorieuse du tournoi d'attribution des wild-cards pour Melbourne, n'en finit plus de faire un come-back fracassant.

Après Tamira Paszek au premier tour et surtout Anna Chakvetadze au deuxième, Jelena Dokic a éliminé une des outsiders pour le titre et confirmé encore une fois qu'elle pouvait prétendre, si elle reste en bonne santé, à un retour dans le Top 20. Face à Wozniacki, un des grands espoirs de la nouvelles génération, la puissance et l'agressivité en fond de court de Dokic ont fait la différence. Jouant en patronne, elle a même forcé son destin en se ruant au filet dans les derniers jeux. Actuellement 187e au classement, mais au-delà de la 600e place en 2006, c'est une remontée fantastique qu'est en train de réaliser Dokic. Wozniacki, elle, a manqué un peu de puissance et surtout de régularité pour espérer l'emporter. Elle a aussi cédé face à la pression de tout une foule poussant derrière sa favorite.
C. B.

Santoro a gagné le respect

Après avoir salué son adversaire et assisté à la cérémonie organisée pour Fabrice Santoro sur le HiSense Arena par le directeur du tournoi, Andy Roddick sort en courant du court pour laisser le Français profiter seul de l'ovation du public. Fabrice Santoro peut alors mesurer le respect qu'il inspire. Il vient de perdre son dernier match (6-3, 6-4, 6-2) à Melbourne, mais il a gagné la considération de tous pendant vingt et un ans sur le circuit. Et cette rencontre contre l'Américain le prouve. A Melbourne, dans cette « place qui tient une place particulière dans son coeur » et qui rassemble « six de ses dix meilleurs souvenirs », il termine sur un vrai match. Comme un vrai professionnel. «Aujourd'hui, il y avait un match. J'ai un peu cédé sur les dix dernières minutes, mais j'avais franchement bien récupéré. Mieux que je l'espérais. Il n'est pas question de dire que j'avais mal au dos, au genou ou ailleurs. J'étais pas mal du tout sur le terrain, je bougeais bien, j'étais plutôt explosif au service, relate le 60e mondial. Dans l'échange, je ne me suis pas senti inférieur à lui. J'avais un oeil un peu moins vif ce qui explique le nombre d'aces important.» Il a juste joué la balle de match comme «une exhibition» pour «terminer sur un point sympa».

Le «dernier des Mohicans», comme l'a surnommé Amélie Mauresmo, a encore enflammé le public par ses coups de génie. Mais ce ne sont pas des adieux aux larmes avec pompons et flonflons ! Ce n'est pas le genre du bonhomme. Le spectacle, c'est son jeu. Ses volées amorties acrobatiques, ses montées en slice des deux côtés sur la ligne ou ses lobs millimétrés parsèment encore ce match. « On ne joue jamais un gars qui joue comme lui. C'est différent. Oui, c'est différent », répète, admiratif, Andy Roddick. L'Américain résume parfaitement le Français. Il est différent. Dans son jeu, dans son approche du jeu et dans sa longévité. Le tennis redevient un jeu au sens propre comme au figuré. « Le plaisir était aussi important sur le court n°6 contre Ferrero ou Kohlschreiber, insiste le Varois. Je me régale.» Ce plaisir, son style de jeu et cet amour du tennis expliquent en grande partie sa longévité, le respect de ses "confrères" et l'amour du public.

Comme un artiste qui fait sa dernière tournée, Fabrice Santoro reçoit donc les hommages. Très ému, il se rend compte qu'il « a peut-être marqué un petit peu son sport». Dans les vestiaires, Roger Federer vient le féliciter : « Bravo Fabrice, extraordinaire ce qui tu as fait sur ce tournoi ! C'est fabuleux. » Des plus grands comme des anonymes, il accueille avec beaucoup d'émotions les témoignages : « Quand je marche dans la rue à Paris et qu'un inconnu vient me voir pour me dire : Continuez, allez, jouez une année de plus, c'est aussi hyper touchant. » Mais ce ne sont pas des adieux aux larmes avec pompons et flonflons ! Ce n'est pas le genre du bonhomme. Le spectacle, c'est son jeu. Et il ne veut pas faire de la « figuration » lors de cette dernière saison. Ce vendredi, il a joué son dernier match à Melbourne et les souvenirs ont coulé à flot avec le Saladier d'Argent en 2001 en tête de liste. Mais il se tourne déjà vers la prochaine grande date comme le disent les artistes : Roland-Garros. Son plus grand défi : jouer des matches en cinq sets à 36 ans. « Je ne veux pas faire de la figuration, cela ne me correspondrait pas et je le vivrai mal, explique le vétéran. Je vais me préparer très sérieusement.» Comme toujours, il va s'amuser sérieusement.
S.D.

Le fighting spirit à la Française

Après deux combats, Alizé Cornet et Marion Bartoli se qualifient pour le premier huitième de finale de leur carrière en Australie aux dépens de Daniela Hantuchova et Lucie Safarova. Les deux joueuses ont traduit en français le fighting spirit.

Cornet, sa hargne change tout
On connaît le fighting spirit, mais on a souvent du mal à le traduire en français. Plus connus par le passé pour leur technique que pour leur hargne et leur condition physique, les Tricolores ont bien changé. A Melbourne, Alizé Cornet et Marion Bartoli symbolisent la hargne et la résistante dans l'adversité. Chacune avec ses armes, elles se sont battues pour terrasser mentalement et physiquement leurs adversaires. En simultané sur la HiSense Arena et la Margaret Court Arena, elles ont démoli les "ova", Lucie Safarova et Daniela Hantuchova ! La veille, Alizé Cornet fête ses 19 ans avec sa maman et son entraîneur, mais le stress monte. Elle veut «plus que tout» son premier huitième de finale en Grand Chelem. «La veille , j'étais déjà stressée ce qui m'arrive rarement, avoue la Niçoise. Mais je n'ai rien lâché. Je me disais : Vas-y Daniela, bats-moi, mais tu vas devoir t'employer.» Malgré les «fantômes» de ses deux défaites contre Daniela Hantuchova lors des deux précédentes éditions de l'Open d'Australie, elle terrasse son appréhension (4-6, 6-4, 6-2) en 2h02' et rejoint Dinara Safina pour la revanche de Sydney et de Perth. Pourtant l'histoire est compliquée avec le premier set perdu (4-6) avec un dernier jeu, ponctué par deux doubles fautes. Mais elle a bien grandi et sait que ses adversaires la craignent pour sa combativité hors du commun. Elle se dit : « Je vais me battre et si elle veut gagner, il va falloir qu'elle fasse un match parfait, qu'elle me déborde. » Et elle transforme ses pensées en actes.

Alizé Cornet sert mieux, s'accroche sur chaque balle et la Slovaque commence à vouloir en faire trop. L'élève de Pierre Bouteyre remporte le deuxième set et s'envole avec un double break (3-0) dans la dernière manche. Daniela Hantuchova demande alors l'intervention du kiné et interrompt le jeu une dizaine de minutes. De quoi couper les jambes et l'élan de la Française, faute de prouver le fair-play de l'ancienne 5e joueuse mondial ! Mais Alizé Cornet a regardé jouer Rafa comme elle dit la veille et elle l'imite. Pour ne pas refroidir son épaule douloureuse, elle s'échauffe au service et au retour de la Slovaque, un service gagnant et deux aces claquent ! Qui est pris, qui croyait prendre... Malgré une légère baisse de régime à 4-1, la Française tient le choc et voit comme une délivrance le coup droit de son adversaire partir dans le couloir : « Cela fait quelque chose. Quand le match s'est terminé et que j'ai réalisé que j'avais gagné, j'ai les larmes qui me sont presque montées aux yeux.» Mais la gagne ne s'apprend pas dans les livres et Alizé Cornet est allée chercher une autre victoire dans la foulée en double mixte ! Avec ses douleurs à l'épaule, elle sait très bien qu'il n'est pas « très raisonnable » de s'aligner en doubles dames et en mixte après ses simples, mais elle avoue en riant : « Le pire est que j'ai envie de gagner tout le temps malgré mon épaule et le besoin de m'économiser.»

Bartoli, son physique change tout
On croit entendre en écho Marion Bartoli qui exècre de ne pas être numéro 1 depuis son enfance. Mais cette haine de la défaite ne suffit pas. Face à Lucie Safarova, la tête de série n°16 prouve également que son physique est devenu un atout. Malmenée pendant un set et un break (3-6, 0-2) par une Tchèque déchaînée, elle trouve des ressources incroyables pour renverser la tendance. Avec son service slicé de gauchère et ses prises de balle très précoces en retours, Lucie Safarova met au supplice la Française pendant une heure. Malgré un excellent niveau de jeu, la finaliste de Wimbledon 2007 ne trouve pas la parade. Mais elle cherche et elle finit par trouver : « Il a fallu que je trouve une solution sur le plan tactique pour arriver à mieux engager l'échange parce que je n'arrivais pas à bien retourner son service. Elle prenait confiance dès le premier coup de raquette en mettant souvent un point gagnant. Il a fallu que je recule un petit peu pour me laisser un peu de temps, relancer plus long, engager l'échange et la faire courir.» Un détail pour certains, cela veut dire beaucoup pour elles.

Plus affûtée, Marion Bartoli peut se permettre d'engager la bagarre physique et elle gagne la majorité des rallyes. Minute après minute, elle grignote du terrain et s'appuie sur un service très performant. Agressée en permanence et moins endurante que la Française, Lucie Safarova décline et perd douze des treize derniers jeux ! Marion Bartoli peut faire la tournée des autographes, elle vient de se qualifier (3-6, 6-2, 6-1) pour son premier huitième de finale en Australie. A sa huitième édition, elle dompte ses démons à Melbourne et se voit proposer un challenge à sa portée. Face à la numéro 1 mondiale, Jelena Jankovic, elle aura le temps de poser son jeu et depuis quelques jours, Marion Bartoli aime beaucoup l'Australie. Encore un heureux hasard, Alizé Cornet et Marion Bartoli annoncent attendre avec « impatience » leur prochain match. Complexe d'infériorité n'est donc plus dans le lexique du tennis français.
S.D.

Federer n'a pas été piégé

Roger Federer ne s'est pas fait surprendre par Marat Safin et s'est qualifié (6-3, 6-2, 7-6[5]) pour les huitièmes de finale de cet Open d'Australie. Le Suisse rencontrera désormais le Tchèque Tomas Berdych. Dans les autres rencontres du jour, Berdych a donc sorti Stanislas Wawrinka, tandis que Juan Martin Del Potro est passé et retrouvera Marin Cilic, tombeur de David Ferrer.

C'était le choc du jour et ils étaient nombreux à attendre ce remake de la fameuse demi-finale 2005 gagnée par Marat Safin face à Roger Federer au terme d'un match épique. Mais les années ont passé et leurs chemin se sont éloignés : la victoire de Federer (6-3, 6-2, 7-6[5]) l'a démontré. Et pourtant. Il n'a parfois pas paru très loin le Russe, le revers toujours aussi brillant par ailleurs. Mais il n'a plus l'habitude des matches d'une telle intensité et sa qualité de déplacement n'est plus du tout la même qu'à sa grande époque. Federer, lui, a montré qu'il attendait ce match avec plaisir et détermination et que sa montée en puissance avait bien commencé.

Federer monte en puissance.
Pas de jeux d'attente, de rodage : l'ancien n°1 mondial a servi le plomb, joué très vite et pris de vitesse, dans les deux premiers sets, un adversaire qui lui a fait en plus le cadeau de dévisser dans les moments importants. Le Russe, dont la dernière performance notable est une demie à Wimbledon, perdue, déjà, contre Federer, n'est pas parvenu à tenir le rythme. Et les quelques occasions manquées lors de ces manches sur le service du Suisse ont été payées cash dès les jeux suivants. Federer a en plus su profiter de toutes les errances de concentration adverses, des fautes directes aussi pour se détacher sereinement. Ave 51% de premières balles, Safin a clairement peiné sur sa mise en jeu. Mais dans la troisième manche, soudain, tout s'est mis en place. Le spectacle pouvait commencer.

Autoritaire sur leurs services, les deux joueurs se sont en effet livrés de belles batailles et ont fait admirer la panoplie de leur talent : coup droit court croisé joué en bout de course, passing de revers, volées, cadence infernale sur la ligne de fond. Federer a bien senti que l'affaire se corsait et l'heure nétait plus à cette gestion savante des deux premières manches. Mais il s'est montré tellement solide sur les points clés que le jeu décisif semblait devoir forcément lui revenir. Encore plus quand à 1-3 contre lui, Marat Safin a piqué une énorme colère en s'entendant compter une faute de pied. Fidèle à lui-même, il a copieusement arrosé le juge arbitre et bougonné pendant un bon moment. Curieusement, au lieu de sortir du match, cela l'a fait repartir de plus belle (4-4) contre un Federer tout d'un coup très nerveux. Mais l'ancien n°1 mondial avait trop de marge et un dernier passing de revers hallucinant l'a envoyé en huitièmes de finale.

Djokovic retrouvera Baghdatis

Interrogé sur la prochaine retraite de Marat Safin, Roger Federer n'a pas caché ses regrets. «C'est vraiment dommage. J'espère qu'il reviendra. J'adore le jouer et il apporte beaucoup au monde du tennis avec son jeu, son caractère, sa façon d'être sur le court et hors du court d'ailleurs. C'est un personnage ! Aujourd'hui je suis ravi de mon jeu, surtout dans le troisième quand Marat commençait à très bien jouer. » Safin, lui, s'est montré un peu déçu d'avoir raté le coche en fin de troisième manche mais ne regrettait rien d'autre. «J'ai commencé à me sentir bien mieux dans ce dernier set mais face à un joueur comme Roger c'était évidemment trop tard. Mais pour ma dernière ici, j'ai perdu contre le plus grand joueur de l'histoire. Enfin j'espère qu'il le sera, comme ça moi je pourrai raconter à mes enfants que j'ai joué avec lui. On se connaît depuis 1994, on a grandi ensemble, on s'apprécie beaucoup.» La franche accolade entre les deux joueurs à la fin du match en disait d'ailleurs long sur leur complicité.

Dans les autres rencontres, le tenant du titre Novak Djokovic a souffert mais est parvenu à se défaire de l'Américain Amer Delic ( (6-2, 4-6, 6-3, 7-6 [4]). Il devra élever nettement son niveau de jeu en huitièmes de finale face à Marcos Baghdatis, qui a éliminé Mardy Fish (6-2, 6-4, 6-4) et semble avoir retrouvé toutes ses sensations. Juan Martin Del Potro, lui, a eu un peu de mal contre Gilles Muller (6-7, 7-5, 6-3, 7-5) mais continue sa route. Il croisera désormais le Croate Marin Cilic, vainqueur de David Ferrer (7-6, 6-3, 6-4).
C.B.


Carnet de balles

Affrontement entre supporteurs

Après le match dans un bon esprit entre Novak Djokovic et l'Américain d'origine bosniaque, Amer Delic, une violente bagarre a éclaté sur la place centrale de Melbourne Park. Des supporteurs des deux clans se sont affrontés, se lançant des chaises, se battant et blessant légèrement une femme. Une trentaine de supporters a été expulsée et deux personnes devraient être poursuivies.

Bonheur ou malheur ?

Tête de série n°13, numéro 113 dans le tableau et deux matches disputés sur le court n°13, Victoria Azarenka, prochaine adversaire d'Amélie Mauresmo, est poursuivie par le chiffre 13. Porte-bonheur et porte-malheur ? « Beaucoup de gens pensent que cela porte malheur, mais moi, cela me porte chance », répond la Bélarusse. Mais face à la Française, elle ne jouera pas sur le 13. Alors...

Alexia Dechaume a beaucoup changé !

La télévision australienne est farceuse... Lors du match d'Amélie Mauresmo, un gros plan montre son entraîneur, Hugo Lecoq, avec le nom d'Alexia Dechaume-Balleret en incrustation. Il est vrai que le nouvel entraîneur de l'équipe de France de Fed Cup a été le coach de l'ancienne numéro 1 mondiale. Mais question ressemblance, ça se discute !

Venus au boulot

Après sa grande désillusion la veille au soir contre Carla Suarez Navarro, Venus Williams était de retour à l'entraînement, vendredi à midi. Sa soeur Serena jouait en même temps sous le regard de sa maman, Oracene et de son sac rouge vernis d'une grande marque française, et d'un entourage pléthorique sur le court.

Les Musketeers

Dans son édition de vendredi, le quotidien australien, The Age, consacre une page aux « Musketeers » français, Jo-Wilfried Tsonga, Gilles Simon, Gaël Monfils et Richard Gasquet, et à la bonne santé du tennis tricolore. Titré « Melbourne Park de Triomphe », l'article conclue même sur la devise des Mousquetaires : Un pour tous, tous pour un.


PROGRAMME DE SAMEDI

Six Tricolores seront sur les courts samedi pour jouer leurs places en huitièmes de finale. Amélie Mauresmo n'aura pas la tâche facile face à Victoria Azarenka, récemment titrée à Brisbane. Virginie Razzano en découdra, elle, avec Dominika Cibulkova. Jo-Wilfried Tsonga devra avoir bien récupéré de ses efforts pour écarter l'Israélien Dudi Sela, tandis que Gaël Monfils devra se méfier de l'Espagnol Nicolas Almagro. Gilles Simon sera opposé au Croate Mario Ancic et Richard Gasquet devra être très solide pour se défaire du Chilien Fernando Gonzalez. Rafael Nadal, lui, passera un test intéressant contre l'Allemand Tommy Haas, alors qu'Andy Murray jouera face à Jurgen Melzer et que Radek Stepanek jouera le remake de sa finale victorieuse de Brisbane contre Fernando Verdasco.

Le programme :
Rod Laver Arena, à partir de 11h00 (01h00, HF)
Shuai Peng (CHN) - Serena Williams (USA/n°2)
Victoria Azarenka (BLR/n°13) - Amélie Mauresmo (FRA/n°20) : 1-0
Dudi Sela (ISR) - Jo-Wilfried Tsonga (FRA/n°5) : 0-1
Pas avant 19h30, (9h30 HF)
Samantha Stosur (AUS) - Elena Dementieva (RUS/n°4) : 0-2
Rafael Nadal (ESP/n°1) - Tommy Haas (ALL) : 3-0

Hisense Arena, à partir de 11h00 (01h00, HF)
Gaël Monfils (FRA/n°12) - Nicolas Almagro (ESP/n°17) : 1-1
Svetlana Kuznetsova (RUS/n°8) - Alona Bondarenko (UKR/n°31) : 0-2
James Blake (USA/n°8) - Igor Andreev (RUS/n°18) : 5-1
Pas avant 19h30, (9h30 HF)
Andy Murray (GBR/n°4) - Jurgen Melzer (AUT/n°31) : 2-0
Un double

Magaret Court Center, à partir de 11h00 (01h00, HF)
Anabel Medina Garrigues (ESP/n°21) - Flavia Pennetta (ITA/n°12) : 1-2
Mario Ancic (CRO) - Gilles Simon (FRA/n°6) : 1-0
Virginie Razzano (FRA) - Dominika Cibulkova (SVQ/n°18) : 1-1
Un double
Richard Gasquet (FRA/n°24) - Fernando Gonzalez (CHI/n°13)

Show Court 2, à partir de 11h00 (01h00, HF)
Carla Suarez Navarro (ESP) - Maria Jose Martinez Sanchez (ESP)
Jie Zheng (CHN/n°22) - Kateryna Bondarenko (UKR) : 1-2
Radek Stepanek (RTC/n°22) - Fernando Verdasco (ESP/n°14) : 3-0
Un double
# 24/01/2009 à 02:29 cath
....MERCI !!!!!!!
c'est pas possible ???une des soeurs wiwi s'est cassée la binette ????
elles ont tout gagné les frangines !!!
plaçe aux autres
IVANOVIC va finir par me faire pleurer ... à mon avis , elle est tellement dans le doute ....qu'elle n'avançe plus ....

-SAFIN et SANTORO m'ont mis la larme à l'oeil ...d'émotion 7:
avec tout ça , je vous dis que RODGEUR est toujours bien là !!!
qu'elle résistançe cette ahtlète !!!

vive la petite ALIZEE CORNET !!!!!
on y croit toujours !!
( la petite Alizee doit bien faire près du metre 80 , mais bon ...)

oh non FLO !!!
je ne fais surtout pas d'infidélité à mon RAFA : j'en suis gaga
mais je suis bien les résultats de près et je regarde ce que je peux regarder ....
façe à l'allemand HAAS je vais m'enfiler deux kilos de chocolat ....
SI RAFA va en finale..enfin , hein on y crois ....je ne vous dis ce que je vais manger comme chocolat 17:....

à mon avis , MURRAY , DJOKO ..(TSONGA, j'en sais rien et c'est vrai que c'est pas mon chouchou ...)ET FEDERER .....ça fait du beau monde pour les demis tout çà...
si la au milieu ,GAEL et GILLOU se distingue , chapeau !!!!
qu'en pensez vous , THOMAS ET NICO ????
# 24/01/2009 à 14:48 florence
C'est vrai qu'il y a des gros bras pour la demi finale mais Cath, donne moi ton régime??? après avoir mangé autant de pralines ou chocolat comment évacues tu toutes tes calories car moi, même avec mon vélo je n'évacue rien. Et si on a la chance d'avoir en finale RAFA alors moi ce sont les peaux à mes ongles que je vais manger.
Tu vois chacun ses vices.
Bises à tous et bone journée
# 24/01/2009 à 14:49 Nico
Hello à tous, hello Cath !

Et oui, que d'émotions et de belles perspectives en vue pour la deuxième semaine en effet et au vu des matchs et des différentes prestations proposées !!!

Les français confirment et même le dernier mousquetaire qui a perdu aujourd'hui (voir ci-dessous) est sur la bonne voie ! Quant à la jeune Cornet, les "alizés" sauront la porter bien loin je pense lol !

Pour le reste il faut dire que les favoris sont au rendez-vous et que depuis 2 ans ils se méfient et sont prêts à livrer bataille contre les jeunes prétendants aux dents longues dès le début de la saison ! Bon, il faut bien une exception, Nalbandian, mais en est-ce bien une ??? La régularité n'étant pas de loin sa plus belle qualité !

VAMOS !!!

# 24/01/2009 à 15:10 Nico
RESULTAS DE SAMEDI

Amélie Mauresmo a été éliminée, au troisième tour, par Victoria Azarenka. Virginie Razzano a chuté contre Dominika Cibulkova. Jo-Wilfried Tsonga a eu raison de l'Israélien Dudi Sela, tandis que Gaël Monfils est venu à bout de l'Espagnol Nicolas Almagro. Gilles Simon s'est qualifié pour les huitièmes aux dépens de Mario Ancic. Andy Murray a dominé Jurgen Melzer et Radek Stepanek a été étrillé par Fernando Verdasco.

Rod Laver Arena
Serena Williams (USA/n°2) bat Shuai Peng (CHN) 6-1, 6-4
Victoria Azarenka (BLR/n°13) bat Amélie Mauresmo (FRA/n°20) : 6-4, 6-2
Jo-Wilfried Tsonga (FRA/n°5) bat Dudi Sela (ISR) : 6-4, 6-2, 1-6, 6-1)
Elena Dementieva (RUS/n°4) bat Samantha Stosur (AUS) 7-6[6], 6-4

Hisense Arena
Gaël Monfils (FRA/n°12) bat Nicolas Almagro (ESP/n°17) : 6-4, 6-3, 7-5
Svetlana Kuznetsova (RUS/n°8) bat Alona Bondarenko (UKR/n°31) : 7-6[7], 6-4
Andy Murray (GBR/n°4) bat Jurgen Melzer (AUT/n°31) : 7-5, 6-0, 6-3

Magaret Court Center
Anabel Medina Garrigues (ESP/n°21) bat Flavia Pennetta (ITA/n°12) : 6-4, 6-1
Gilles Simon (FRA/n°6) bat Mario Ancic (CRO) : 7-6[2], 6-4, 6-2
Dominika Cibulkova (SVQ/n°18) bat Virginie Razzano (FRA) : 7-5, 7-5

Show Court 2
Carla Suarez Navarro (ESP) bat Maria Jose Martinez Sanchez (ESP) : 6-1, 6-4
Jie Zheng (CHN/n°22) bat Kateryna Bondarenko (UKR) : 6-2, 6-2
Fernando Verdasco (ESP/n°14) bat Radek Stepanek (RTC/n°22) : 6-4, 6-0, 6-0


James Blake s'est qualifié pour les huitièmes de finale en éliminant (6-3, 6-2, 3-6, 6-1) le Russe Igor Andreev, manifestement pas du tout remis de son combat du tour précédent face à Ernests Gulbis.


Les nouveaux « Musketeers » ont encore frappé. Les deux grands copains, Gaël Monfils et Gilles Simon, se retrouvent l'un contre l'autre en huitièmes de finale et Jo-Wilfried Tsonga poursuit sa route en bon gestionnaire de son énergie. Après un match héroïque, Richard Gasquet s'incline contre Fernando Gonzalez.

La "French connection" ou "Melbourne Park de Triomphe" titrent les quotidiens de Melbourne. Au fil des tours, les Australiens deviennent francophiles et s'intéressent même aux Mousquetaires. Et les trois "Musketeers" dégagent une force tranquille, digne des héros d'Alexandre Dumas avec le cartésien Gilles Simon, le chevaleresque Jo-Wilfried Tsonga et l'extravagant Gaël Monfils. Il ne manque que le quatrième, le prodige, Richard Gasquet et encore son match héroïque, perdu (3-6, 3-6, 7-6 [10], 6-2, 12-10) après avoir obtenu une balle de match contre Fernando Gonzalez, mérite la palme de la combativité. Mais rien ne semble perturber ce triumvirat. Ils n'ont pas besoin de bomber le torse, ils en imposent naturellement. Dans ce registre, Gaël Monfils donne le ton en dominant (6-4, 6-3, 7-5) Nicolas Almagro. Avec le Parisien, les apparences sont trompeuses. Il aime le fun et l'excentricité, mais il joue avec sa tête et son coeur. Sa tactique de variations et de changements de rythme perturbe complètement son adversaire. Toujours aussi impeccable dans sa couverture du terrain, il neutralise l'Espagnol par quelques slices en revers, alternés avec de grands coups droits. A l'exception d'un très léger flottement lors du troisième set, il ne perd jamais sa ligne de conduite. « Parfois, c'est un peu chiant, avoue l'élève de Roger Rasheed. A un moment, j'ai changé très légèrement de tactique, mais je suis vite retourné dedans. Il fallait le faire jouer, le déplacer, parfois ne pas lui donner de rythme. » Il a rajouté quelques petites "Monfilseries" avec des passings du bout du monde et l'affaire est dans le sac en un peu plus de deux heures pour son premier huitième de finale en Australie.

Et le rendez-vous n'est pas anodin. Un de ses meilleurs potes au jeu assez similaire l'attend : Gilles Simon. Le rationnel et le fantaisiste s'entendent comme larrons en foire depuis qu'ils sont jeunes. Avec beaucoup d'affection, Gilles Simon se souvient en riant de leur première rencontre : «On est à l'Insep, il a encore ses lunettes et il me dit : "Toi, viens, on va faire un match et je vais te fourrer". Direct. Alors qu'on avait six niveaux d'écart. On avait fait un premier match, ça avait été une boucherie. Et il n'a jamais arrêté, chaque année. Contrairement à ce qu'on a pu dire sur lui, c'est un super mec. Oui, il est extravagant. Oui, il a parfois des attitudes très inattendues. Mais si tu as besoin de lui, il est toujours là. Il est hyper généreux. On a un énorme respect l'un pour l'autre et ce n'est pas de se jouer en huitièmes qui va changer quoi que ce soit.» Au Centre national d'entraînement, ils ont rêvé ensemble devant les joueurs de Roland-Garros et aujourd'hui, ils se retrouvent face à face dans une forme impeccable. Comme Gaël Monfils, Gilles Simon délivre un match parfait pour sortir (7-6 [2], 6-4, 6-2) Mario Ancic. Rien ne peut lui arriver, même le filet est de son côté au premier set. Mais son tie-break ne doit rien au hasard avec cinq points gagnants lors des six premiers points ! Puis il gère, il fait courir le Croate, le fait jouer avant de lui porter l'estocade en long de ligne. Face à Gaël Monfils, il possède une idée claire de la tactique et inversement. Mais les avis sont unanimes sur une chose : la durée ! « Richard et moi, on est pressés de voir ça. Ce sont deux joueurs qui aiment bien jouer dans la même filière, du fond du court. A chaque fois qu'ils jouent l'un contre l'autre, ils se font de bons marathons», sourit Jo-Wilfried Tsonga. Pour cette première sur le circuit, chacun glisse malicieusement : «Cela peut durer.»


Tsonga et la chaussure magique...

Cela peut durer... C'est exactement ce que Jo-Wilfried Tsonga évite en ce moment. Contre le qualifié israélien, Dudi Sela, le finaliste de l'édition 2008 gagne (6-4, 6-2, 1-6, 6-1) sans « puiser dans ses réserves ». A la Française, il gère. Après la perte de son service au troisième set, il laisse filer pour garder son influx lors de la quatrième manche. « Je sentais que j'avais un peu de marge. Les deux premiers sets, j'ai réussi à les gagner sans en faire trop, analyse, avec toujours autant de lucidité, le Manceau. Pour moi, l'important est de gagner sans laisser trop de forces sur le terrain. » Victime d'un lumbago la semaine dernière à Sydney, il ne tente pas le diable et poursuit son chemin en attendant les gros bras de fer comme son huitième de finale contre James Blake. Tout paraît si normal avec Jo-Wilfried Tsonga. Incapable de marcher il y a dix jours, il se retrouve aujourd'hui en deuxième semaine. Et c'est normal !

D'où vient cette force tranquille des Français ? « On aime bien regarder devant nous et on rêve tous de grandes choses. On est tous les quatre dans les vingt meilleurs joueurs du monde, on a tous les quatre de bons physiques, on a tous les quatre bien joué ces derniers temps. Il n'y a aucune raison qu'on perde les matches précédents alors qu'on est à chaque fois favoris. On vise plus haut. » Viser plus haut ne veut pas dire se prendre la tête et Jo-Wilfried Tsonga aime bien blaguer. D'abord avec Jim Courier lors d'une interview sur le court quand il lui lance en éclatant de rire qu'il préfère les garçons avant de démentir en conférence de presse : « Il faut bien faire le clown de temps en temps. Je démens bien sûr (rires). Evidemment que j'adore les filles, peut-être plus que le tennis (rires). » Puis il répond au compliment de Marion Bartoli qui trouve qu'il donne envie de jouer au tennis : « C'est génial. Qu'est-ce que je pourrais dire ? A part...» Il enlève alors sa chaussure avec le drapeau français sur la languette et son nom avec le chiffre 7, son préféré, sur le côté et lance en plaisantant : « Achetez mes chaussures.» Et le sept, Jo, c'est le nombre de matches pour gagner un Grand Chelem... «Exactement.» Les Mousquetaires gagnent sérieusement sans se prendre au sérieux... Un bonheur.


Rafael Nadal a économisé une énergie précieuse lors de sa qualification pour les huitièmes de finale. Le n°1 mondial a en effet dominé en trois manches (6-4, 6-2, 6-2) l'Allemand Tommy Haas. Il jouera désormais sa place en quarts contre Fernando Gonzalez, vainqueur au bout de l'épuisement de Richard Gasquet. Un des autres grands favoris, Andy Murray, s'est également qualifié aux dépens de Jurgen Melzer (7-5, 6-0, 6-3) et retrouvera l'Espagnol Fernando Verdasco, qui continue de faire forte impression. James Blake a, lui, éliminé Igor Andreev.

En quatre rencontres face à Tommy Haas, Rafael Nadal n'a donc jamais perdu un set. Leur match du troisième tour, samedi à Melbourne, a de nouveau confirmé combien le n°1 mondial est à l'aise face au jeu du joueur allemand. Ce dernier, qui n'est plus au même niveau que lors de ses grandes années, possède pourtant toujours une bonne force de frappe et un jeu complet. Oui, mais Haas a besoin de temps pour s'installer dans l'échange et il aime travailler ses points avant de placer ses accélérations. Le problème, c'est que Nadal ne laisse pas le temps de s'organiser. Jamais. Très concentré, l'Espagnol s'est appliqué sur ce qu'il fait de mieux : promener son adversaire et gagner mètre après mètre à l'intérieur du court pour étouffer et résigner l'opposition. En ajoutant à sa panoplie un service désormais très efficace, il n'a laissé aucune chance à Haas. Le break concédé (0-2) en début de match a pu laisser croire à un combat équilibré, mais le demi-finaliste 2008 a vite remis les pendules à l'heure. Il va en falloir beaucoup plus pour le faire tomber et Fernando Gonzalez aura intérêt à avoir bien récupéré, si c'est possible, de son marathon contre Richard Gasquet, s'il veut exister. D'autant plus que Nadal voudra une revanche de ce quart à Melbourne en 2007 où le Chilien l'avait étrillé.


Murray gère et fonce sur Verdasco
Andy Murray, autre prétendant légitime à la couronne, a juste eu besoin de rester concentré face au gaucher autrichien Jurgen Melzer afin d'assurer sa qualification. Face à un joueur talentueux, l'Ecossais a failli se faire surprendre dans la première manche en se faisant rejoindre de 4-1 à 4-4. Une petite alerte qui a eu le mérite de lui remettre les idées et le jeu en place. Non seulement il a fini par empocher le set (7-5) mais sur sa lancée il a survolé le deuxième (6-0) avant de boucler l'affaire (6-3).

Murray va désormais devoir en découdre avec un joueur qui semble transformé depuis sa victoire en Coupe Davis et son bon début de saison. Fernando Verdasco. Si Murray arrivera en confiance, auréolé de son statut de favori et aussi du fait qu'il mène 5-0 dans leurs confrontations, il devra tout de même se méfier du gaucher espagnol. Ce dernier, qui a largement (6-4, 6-0, 6-0) pris sa revanche contre Radek Stepanek de la finale de Brisbane, pourrait bien être le premier vrai test de Murray. Mais, conscient de la menace, le finaliste du dernier US Open est trop ambitieux à Melbourne pour prendre le match à la légère. James Blake, lui, a laissé une belle impression après sa victoire (6-3, 6-2, 3-6, 6-1) contre le Russe Igor Andreev, manifestement pas remis de son combat du tour précédent contre Ernests Gulbis. Il arrivera dans de bonnes dispositions face à Jo-Wilfried Tsonga en huitièmes de finale. - C.B et S.D.


PROGRAMME DE DIMANCHE

Marion Bartoli et Alizé Cornet vont tenter, dimanche, de créer l'exploit afin de se qualifier en quarts de finale. La première citée va devoir se défaire de la n°1 mondiale Jelena Jankovic, tandis que la seconde devra défier la n°3 mondiale Dinara Safina. Roger Federer sera, lui, opposé au Tchèque Tomas Berdych, tandis que le choc du jour sera la rencontre entre Novak Djokovic et Marcos Baghdatis. L'héroïne du public de Melbourne, Jelena Dokic, jouera contre la Russe Alisa Kleybanova, tombeuse d'Ana Ivanovic. Juan Martin Del Potro affrontera Marin Cilic et Andy Roddick sera aux prises avec Tommy Robredo.

Rod Laver Arena, à partir de 11h00 (01h00, HF)
Jelena Jankovic (SER/n°1) - Marion Bartoli (FRA/n°16) : 3-3
Dinara Safina (RUS/n°3) - Alizé Cornet (FRA/n°15) : 1-0
Tomas Berdych (RTC/n°20) - Roger Federer (SUI/n°2) : 1-6

Pas avant 19h30, (9h30 HF)
Jelena Dokic (AUS) - Alisa Kleybanova (RUS) : 0-0
Marcos Baghdatis (CHY) - Novak Djokovic (SER/n°3) : 0-2

Hisense Arena, à partir de 11h00 (01h00, HF)
Juan Martin Del Potro (ARG/n°8) - Marin Cilic (CRO/n°19) : 0-0
Nadia Petrova (RUS/n°10) - Vera Zvonareva (RUS/n°7) : 5-1
Andy Roddick (USA/n°7) - Tommy Robredo (ESP/n°21) : 9-0
# 24/01/2009 à 18:45 Thomas
Bonjour a tous et bienvenue ! C'est vrai que je n'est pas beaucoup été sur mon site cette année mais je vais rattrappé le temps perdu !

VAMOSSSSSS
# 25/01/2009 à 01:32 cath
oui , oui , là , je cours après le match : JANKOVIC/BARTOLI ....

qu'est ce que vous voulez que je vous dise avec une rencontre entre GILLES ET GAEL ?????: encore manger du chocolat ????

notre RAFA est merveilleux.....
SI tout va bien , il devrait etre en quart ....

quant à RICHARD , si il persiste et signe dans cette persévérançe, il va peut etre finir par prendre gout à "la bagarre"!! et nous faire des perfs : à tout age , on peut forger un trait précis de son caractere pour une raison ou une autre ....
bon , là , il lui a manquer une poignée de points ...pour passer au tour suivant !!!
j'ai compté ...: un total de trente jeux pour RICHARD ....et un total de trente et un jeux pour GONZALEZ ...
les stats d'un match ....ça cause
j'ose pas compter les points gagnants de part et d'autre ....

à bientot !!!!!
# 25/01/2009 à 12:16 Nico
Oui Cath tu as raison voilà un match sur lequel Gasquet doit absolument se référer. Car il y a eu énormément de choses positives et on peut se baser sur des défaites comme celle-là car il y a défaite et...défaite... Je crois qu'il est sur la bonne voie !
# 25/01/2009 à 21:42 Nico
RESULTATS DE DIMANCHE

Marion Bartoli a créé l'exploit contre la n°1 mondiale Jelena Jankovic (6-1, 6-4), mais pas Alizé Cornet contre Dinara Safina (6-2, 2-6, 7-5) malgré une avance de 5-2 dans la dernière manche et deux balles de match. Novak Djokovic, Roger Federer, Andy Roddick et Juan Martin Del Potro sont passés tout comme Jelena Dokic et Véra Zvonareva.

Rod Laver Arena

Marion Bartoli (FRA/n°16) bat Jelena Jankovic (SER/n°1) : 6-1, 6-4
Dinara Safina (RUS/n°3) bat Alizé Cornet (FRA/n°15) : 6-2, 2-6, 7-5
Roger Federer (SUI/n°2) bat Tomas Berdych (RTC/n°20) : 4-6, 6-7[4], 6-4, 6-4, 6-2
Jelena Dokic (AUS) bat Alisa Kleybanova (RUS) : 7-5, 5-7, 8-6
Novak Djokovic (SER/n°3) bat Marcos Baghdatis (CHY) : 6-1, 7-6[1], 6-7[5], 6-2

Hisense Arena

Juan Martin Del Potro (ARG/n°8) bat Marin Cilic (CRO/n°19) : 5-7, 6-4, 6-4, 6-2
Vera Zvonareva (RUS/n°7) bat Nadia Petrova (RUS/n°10) : 7-5, 6-4
Andy Roddick (USA/n°7) bat Tommy Robredo (ESP/n°21) : 7-5, 6-1, 6-3


Roger Federer a vu la sortie de très près. Mené deux manches à rien par le Tchèque Tomas Berdych, le Suisse a dû se faire violence et s'employer férocement afin de se qualifier (4-6, 6-7[4], 6-4, 6-4, 6-2) pour les quarts de finale. Manifestement dans un jour moyen, l'ancien n°1 mondial n'a dû son salut qu'à la nervosité de Berdych dans le troisième set, au retour de son service ainsi que de son coup droit et, surtout, à sa grande expérience. Berdych, lui, a de nouveau montré les limites de la solidité de ses nerfs face à un joueur qui mène désormais 7-1 dans leurs confrontations. Dans les autres rencontres, Novak Djokovic a tremblé, Juan Martin Del Potro a dominé Marin Cilic et Andy Roddick a écarté Tommy Robredo.

Tout se joue au mental. Combien de fois les joueurs lancent-ils cette phrase pour expliquer un renversement de situation ou juste tenter de faire comprendre que la technique n'est pas tout. Le match entre Federer et Berdych en est l'illustration parfaite. Le Tchèque, dont on continue d'attendre tellement au vu de son talent, a attaqué son match comme le potentiel Top 10 qu'il est avant de se voir soudain trop beau et de subir l'aplomb et la confiance en soi de Roger Federer.

Berdych a craqué, Federer s'est réveillé

Ce dernier, beaucoup moins en jambes que lors des tours précédents, a passé les deux premiers sets à subir et à souffrir. Décontenancé. Jouer contre un Berdych qui joue le plomb du fond du court, il avait l'habitude. Jouer contre un Berdych qui retourne bien et impose une cadence infernale sur sa ligne, aussi. Mais se retrouver face à ce même Berdych, qui en plus vient au filet et se comporte en patron sur le court, ça c'était nouveau. Cueilli à froid (1-4) dès le premier set, Federer a ensuite réussi à revenir d'un break (3-4) mais pas de deux. Servant pour le set (5-4), Berdych a remporté sereinement sa mise en jeu, mais il n'y avait pas encore le feu dans la maison suisse.

Le break d'entrée de deuxième set a même pu faire croire à la mise en route de la fusée. Et non. Très lent sur ses jambes, peu inspiré aussi bien en revers qu'en coup droit et le service inoffensif, Federer était toujours grippé. Et les assauts de coup droit décroisé de Berdych l'ont mis au supplice, très loin de sa ligne de fond. Arrivé tant bien que mal dans le jeu décisif, il n'est pas parvenu à hausser son niveau et s'est incliné logiquement contre un adversaire bien plus entreprenant. L'exploit était au bout de la raquette du Tchèque. Encore plus après un nouvel échange de breaks et des balles de 4-3 qui lui ont tendu les bras en milieu de troisième manche. Mais ses nerfs en ont décidé autrement. Des volées qui s'envolent, un smash facile qui tombe avant le filet et c'est le jeu qui a filé. Le match venait de tourner car on ne laisse pas passer autant d'occasions face à un champion de ce calibre. Federer a senti que Berdych paniquait et a cueilli sa proie. Cessant la prise de risques, il s'est acharné à faire jouer son adversaire et, du même coup, il est enfin parvenu à régler ses coups (6-4).

Un Federer soudain virevoltant, le poing serré et l'oeil rageur, a alors marché sur un Berdych émoussé et rattrapé par toute la tension du monde. Ses regards perdus vers son clan ont alors violemment contrasté avec ceux, déterminés, de l'ancien n°1 mondial. Le patron était de retour : coup droit puissant et très solide à l'échange. Le Suisse a enfoncé le clou avec un break d'entrée de quatrième et s'est détaché (4-2). Berdych a jeté ses dernières forces pour décrocher deux balles de break à 4-5, mais la confiance de Federer avait fait son retour depuis trop longtemps pour céder. Il a servi le plomb et empoché le set en éteignant les dernières résistances du Tchèque. Le cinquième set ne sera qu'une formalité (6-2).

«Je me suis battu aussi fort que je pouvais mais il m'a vraiment poussé dans mes derniers retranchements. J'ai mal commencé et je l'ai mis en confiance. Il était très agressif et moi je me faisais promener. Mais j'ai commencé à jouer plus long et j'ai trouvé le moyen de m'en sortir. Mais quand j'ai vu mon niveau de jeu dans le premier set, j'ai senti que ça allait se finir en cinq ! Physiquement je me sens encore bien et ça c'est une bonne nouvelle pour la suite.» Le Suisse s'en est donc sorti même s'il est loin d'avoir impressionné et c'est un autre visage qu'il devra avoir en quart contre Juan Martin del Potro, tombeur (5-7, 6-4, 6-2, 6-2) de Marin Cilic. Andy Roddick, lui, continue son chemin discètement mais sûrement après sa victoire sur Tommy Robredo (7-5, 6-1, 6-3).

Novak Djokovic s'est également qualifié, mais après un terrible mano a mano (6-1, 7-6[1], 6-7[5], 6-2) avec le Chypriote Marcos Baghdatis. Le Serbe, tenant du titre, a énormément souffert et affrontera désormais Andy Roddick. Djokovic est donc est train de découvrir ce qu'est la pression d'être le tenant du titre. Et il a du mal. Extrêmement nerveux, le Serbe n'a pas livré un grand match mais a assuré le principal. Hormis au premier set, le match a été une véritable bataille des nerfs entre un Chypriote qui n'a plus l'habitude de ce genre de match et un Serbe parfois tétanisé par l'enjeu, jouant court et semblant extrêmement nerveux. Le coup droit sur courant alternatif et son fameux revers aux oubliettes, il a composé avec les moyens du bord. En face, Baghdatis, poussé par ses supporters, a joué sa chance à fond, arrachant un jeu décisif au troisième set, où Djokovic a donné l'impression de totalement paniquer. Un break rapide dans le quatrième a un peu libéré le Serbe, mais sa marge n'a jamais été bien grande. En danger sur chaque jeu de service, c'est au forceps qu'il s'en est sorti. Sans se rassurer.
C.B.


Petit clin d'oeil féminin

Après son grand match contre la numéro 1 mondiale, Marion Bartoli revient sur sa performance et explique tous les efforts qu'elle déploie au quotidien pour se façonner un physique de championne. La Française considère ce succès comme «une récompense» et ne veut pas entendre parler «de sacrifices » car elle fait ce qu'elle «aime le plus au monde». Son prochain défi se nomme Vera Zvonareva en quart de finale.

«Marion Bartoli, vous venez de réaliser un très grand match.

Aujourd'hui, j'ai vraiment joué de façon incroyable, même si le deuxième set a été plus dur. J'ai vraiment fait un premier set parfait et je suis très contente. Même si c'était la première fois que je jouais sur la Rod Laver Arena, je me suis tout de suite bien sentie. Je trouve que la surface est un peu plus rapide cette année. Je pense qu'ils n'ont pas repeint les courts et c'est à mon avantage. J'espère que l'an prochain, ils ne les repeindront pas non plus (rires). Contre Jelena, je me sens à l'aise parce qu'elle n'a pas un jeu où elle me déborde très vite. Je peux toujours jouer. Elle avait l'air vraiment gênée aujourd'hui et j'en ai bien profité. J'ai mis beaucoup de vitesse dans la balle. Mon jeu la gêne avec mes frappes à plat car elle n'a pas le temps de s'organiser et de diriger le jeu.

Estimez-vous que vous aviez le même niveau que lors de votre dernier set contre Justine Henin à Wimbledon en 2007 ?

En termes de performances, je le mettrai au même niveau. Justine a un jeu très différent de Jelena, elle joue avec beaucoup moins de rythme, avec beaucoup plus de balles slicées et de variations. Quand je revois parfois en DVD le troisième set avec Justine, c'était incroyable. Aujourd'hui, mon niveau de jeu était similaire à celui de Wimbledon. Je ne dirais pas que c'était meilleur. Mais aujourd'hui, je suis capable de le reproduire plus souvent. A Wimbledon, cela avait été dur physiquement d'enchaîner contre Venus (Ndlr : défaite en finale contre Venus Williams) le lendemain. Aujourd'hui, je me sens davantage capable d'enchaîner ce genre de match.

Vous êtes en grande forme physique. Vous avez beaucoup minci. Avez-vous suivi un régime alimentaire spécifique ?

J'ai toujours fait très attention à ce que je mangeais. Il y a des gens qui sont très grands et très minces naturellement. Il y a des gens comme moi qui peuvent faire très attention, prendre très vite du poids et avoir beaucoup de mal à garder un physique svelte. Si je ne fais pas d'activités pendant un jour et que je mange très peu lors de mes trois repas, je prends un kilo. Pour moi, c'est un combat difficile. Je suis obligée de faire attention tous les jours pour arriver à garder cette forme. Auparavant, en faisant un tout petit moins, j'avais ce problème sur le terrain. C'était criant. Ma fierté est de voir tous mes efforts récompensés.

Est-ce un travail permanent ?

Je pense que les gens ne se rendent pas compte à quel point je dois faire des efforts tout le temps. Il faut que je surveille tout. Ce n'est pas surveiller ce que je mange parce que je mange peu. Mais c'est m'astreindre à faire une activité tous les jours. On est partis de la maison le 26 décembre pour l'Australie. Le 25, j'ai travaillé. Le 26 au matin, j'ai travaillé. On est arrivé le 28 au matin et le 28 dans l'après-midi, je travaillais. A part dans l'avion, j'ai toujours travaillé (rires). Bien sûr, en jouant beaucoup de matches, j'essaie de prendre du repos parce que je me dépense beaucoup avec les matches. J'essaie donc de gérer.

Est-ce que vous le vivez comme un sacrifice ?

Pas du tout. Je travaille, mais j'ai la récompense de mon travail. Quand je joue sur un central, que les gens m'encouragent et apprécient mon niveau de jeu, c'est quand même beaucoup plus sympa que d'être programmée sur le court n°21 et perdre au premier tour comme l'an dernier sur Ardvisson. Cela n'a rien à voir comme sensations et émotions. Je fais ce que j'aime le plus au monde tous les jours et cela n'a pas de prix. Même si je dois faire plus de sacrifices que les autres, ce sont MES sacrifices. Personne ne me pousse à les faire et ce sont MES décisions.

Cette évolution physique vous offre d'autres options tactiques. Mais vous a-t-elle aussi libéré psychologiquement ?

C'est quand même plus sympa d'avoir des abdominaux taillés que d'avoir trois bourrelets sur le ventre (sourires). En termes d'image personnelle, c'est un peu mieux. Au-delà de l'aspect extérieur, c'est-à-dire le respect et l'image qu'on peut avoir de soi, cela m'aide énormément sur le terrain. Aujourd'hui, Jankovic sait qu'elle doit jouer les lignes pour gagner un point et cela lui met beaucoup plus de pression qu'à Roland-Garros en 2007 où il lui suffisait de mettre la balle un mètre à gauche et un mètre à droite pour gagner le point. Cela la gêne beaucoup plus.

Votre prochain défi se nomme Vera Zvonareva. Est-ce votre bête noire ?

Nos deux derniers matches étaient en indoor. Ce n'est pas pareil. Ce sont des conditions qui l'avantagent beaucoup. Lors de notre dernier match, j'étais sur les rotules. Je pense que même mon père m'aurait battu ce jour-là (sourires). Je ne mettais plus un pied devant l'autre. C'était le dernier match de l'année. J'étais au bout du rouleau. On va donc oublier ce match. De toutes les façons, ce sera un match difficile, mais je n'étais pas au même niveau qu'aujourd'hui. J'espère que je vais me venger parce que perdre deux fois (6-0, 6-1), cela ne m'est pas arrivé souvent (Ndlr : (6-0, 6-1) à Linz et (6-2, 6-0) à Stuttgart). Elle est en forme et elle possède un jeu assez compliqué à lire car elle n'a pas la même technique que les autres. Mais lors de notre dernière rencontre en extérieur, j'avais gagné en finale à Auckland (Ndlr : victoire (6-2, 6-2) en 2006). Je vais essayer de rester sur cette note positive.


Alizé Cornet, c'est un bonheur.

Quelques heures après sa défaite si cruelle avec deux balles de match contre Dinara Safina, elle arrive en conférence de presse. Après une telle désillusion, la salle de presse se transforme souvent en veillée funèbre ! Mais Alizé n'est pas ordinaire. Elle réussit à déclencher l'hilarité dans la salle par sa spontanéité et sa générosité. Elle rend plus palpable une telle déception pour le commun des mortels : «A 5-2 au troisième set, j'ai commencé à visualiser des images de victoire. C'est humain. Je me disais : Qu'est-ce que cela va me faire de gagner sur la Rod Laver Arena ? A 5-4 et 40-15, je me dis presque : Qu'est-ce que je vais faire quand je vais gagner ? Je me dis que cela va être trop fort et là, l'émotion monte. C'est ce qui fait le plus mal de penser à la joie que j'aurais pu éprouver si j'avais pu gagner ce match. A la place, j'ai une cuisante désillusion.» Elle explique l'inexplicable : «J'ai tout donné. Tout n'était pas assez.» Elle ne se cache pas derrière de faux-semblants : «A froid, j'en tirerais certainement quelque chose. Maintenant, je n'en tire strictement rien.»

A tout juste 19 ans, sa lucidité et son intelligence ne peuvent qu'inspirer le respect :
«C'est cruel, mais le tennis est un sport de fou qui est toujours juste.» Bien sûr, elle a déversé toutes les larmes de son corps après le match. Bien sûr, elle choisit d'en rire pour ne pas en pleurer. Mais Alizé n'est pas ordinaire. Une heure après sa défaite, elle part jouer un double mixte avec Marcelo Melo sur le court n°6. N'importe quel joueur aurait couru à l'hôtel. Mais Alizé n'est pas ordinaire. Elle s'accroche et gagne le mixte au super tie-break contre Flavia Pennetta et Dusan Vemic. Et ce n'est pas si anodin. Comme toutes les bonnes histoires drôles, elles possèdent souvent un sens plus profond : «Cette victoire en mixte m'apporte plus de problèmes qu'autre chose. J'avais prévu dès ma défaite en simple de partir voir mon copain aux Etats-Unis et je ne sais pas pour quelle raison j'ai gagné en mixte ! C'est vraiment n'importe quoi. Une chose est sûre, c'est qu'on ne rejoue pas demain (lundi). Cela met mon plan à l'eau. C'est le dilemme. J'adore mon partenaire, je ne peux pas le laisser tomber et d'un autre côté, j'ai envie de gagner ce tournoi en mixte. On joue de mieux en mieux et cela me fait peur parce que je me dis qu'on peut encore être là samedi en finale. Mais c'est aussi ça qui fait ma force. Même pour un mixte que je dois perdre, je n'y arrive pas (sourires). Je suis toujours là, je me bats et j'essaie de gagner. Dans ma tête, je me disais : Constantin ou Marcelo ? Ce n'est ni Constantin (son petit ami autrichien, étudiant aux Etats-Unis) ni Marcelo (son partenaire de double), c'est juste la victoire qui prend le pas sur tout. C'est peut-être pour cela que je vais devenir une grande championne.» C'est mieux qu'une fable de La Fontaine avec sa morale à la fin !

«Tout n'était pas assez»

Un conseil pour ceux qui voudraient la consoler... Ne lui dites pas que ce n'est pas grave ! Du moins dans la semaine qui vient. Sa maman a essayé et le résultat déclenche une nouvelle salve de rires : «Ma maman est désespérément positive. Elle me gave (rires). Rien n'est grave pour elle. Elle me dit : c'est pas grave, tu as fait un bon match ! Mais je m'en fous, j'ai perdu. Elle est positive tout le temps. Parfois, on n'a pas envie d'entendre cela après une telle défaite. On a envie de quelqu'un qui compatit comme Pierre (Bouteyre, son entraîneur). Il a failli se pendre tout à l'heure avec son badge (rires). Mais ma mère est là et elle est contente. J'ai fait un bon match et elle sait que je suis sur la bonne voie, que j'ai fait du spectacle, qu'elle a apprécié et que les gens ont apprécié. Elle est forcément déçue pour moi, mais elle sait que je vais rebondir. Elle est positive. C'est un exemple parce qu'elle pourrait être aussi très déçue. Elle est contente que j'ai gagné en mixte et elle veut que je gagne le tournoi (rires). C'est dur, je n'ai pas envie de la décevoir.» Cela s'appelle dédramatiser une situation qui lui paraît aujourd'hui insupportable.

Quand elle analyse son match, les rires se dissipent et les oreilles s'ouvrent : «C'est une défaite un peu creuse. J'ai tout donné et j'ai perdu. J'avais beau m'asseoir sur mes jambes et être présente, son revers est monstrueux. C'est long et rapide et le Rod Laver est plus rapide que les autres courts. Quand elle est dans une bonne dynamique, on laisse passer l'orage, on essaie d'être le plus agressif possible. Effectivement, l'orage est passé. Elle a commis davantage de fautes au deuxième set. Elle a failli faire assez de fautes au troisième set, mais elle a vraiment redressé la barre quand il fallait.» Si Alizé était dans une salle de spectacle, on lui aurait réservé une standing ovation. Mais on lui dit simplement merci et à bientôt. Une standing ovation l'attend très prochainement sur le court.


Jelena Dokic a de nouveau enflammé la Rod Laver Arena en se qualifiant pour les quarts de finale aux dépens de la Russe Alisa Kleybanova (n°29) en trois manches acharnées (7-5, 5-7, 8-6). Face à la tombeuse d'Ana Ivanovic, Dokic a livré une performance remarquable de détermination et continue ainsi de forcer son destin à Melbourne. Vera Zvonareva, elle, est venue à bout de Nadia Petrova (7-5, 6-4) pour la deuxième fois seulement en huit rencontres au terme d'un match solide sans être exceptionnel. La finaliste du dernier Masters trace son chemin discrètement mais avec détermination. Marion Bartoli est prévenue.

Après les victoires obtenues sur Chakvetadze (n°17) et Wozniacki (n°11), ce nouveau succès prouve que Dokic est bel et bien revenue à un excellent niveau de jeu. Celle qui a dit viser le Top 50 à la fin de la saison pourrait bien devoir réviser ses objectifs à la hausse si son physique tient une année entière. Surtout que Kleybanova n'était pas une proie facile. La Russe de 19 ans, en pleine progression, fait en effet partie de la génération montante. Dans tous les cas, face à un public acquis à sa cause et qui a tiré un trait sur le passé, Dokic réalise la belle histoire de cette quinzaine. Sa puissance et sa qualité de frappe toujours intactes, l'ancienne n°4 mondiale a en plus retrouvé une grande condition physique car ces trois derniers matches ont été de vrais thrillers en trois sets et elle n'a jamais rien lâché. Mentalement, elle fait preuve aussi d'une force assez incroyable.

Menée 5-4 dans la première manche, service Kleybanova, elle a su revenir et arracher la manche. De nouveau dominée dans le deuxième set, elle s'est encore battue mais a cédé sur le fil. Et dans la troisième, alors qu'on pensait qu'elle avait laissé passer sa chance (1-3), elle s'est accrochée, a tenu le terrible bras de fer en fond de court pour finalement revenir et arracher le match sur le service adverse. Elle a également su surmonter la fatigue et la douleur d'une cheville gauche tordue en fin de match. Elle l'avait donc dit mais certains en avaient douté : les épreuves passées en ont fait une autre personne, plus forte et plus sûre d'elle-même et quelqu'un qui revient jouer pour le plaisir du jeu. Il va vraiment falloir commencer à lui faire confiance. La Russe Dinara Safina aura maintenant la tâche de mettre fin à la belle aventure de l'Australienne. Mais cette dernière vendra chèrement sa peau.
SD et CB.



PROGRAMME DE LUNDI

Les yeux du camp français seront tournés, lundi, vers le duel entre Gaël Monfils et Gilles Simon. Ces derniers joueront une place en quarts de finale, tout comme le n°1 mondial Rafael Nadal, opposé au Chilien Fernando Gonzalez. Jo-Wilfried Tsonga, lui, aura les honneurs de la Night Session pour son duel face à l'Américain James Blake. Andy Murray devra se montrer très vigilant dans sa rencontre contre l'Espagnol Fernando Verdasco. Chez les filles, Serena Williams n'aura pas la tâche facile contre Victoria Azarenka, pas plus qu' Elena Dementieva contre Dominika Cibulkova.

Le programme :

Rod Laver Arena, à partir de 11h00 (01h00, HF)

Gaël Monfils (FRA/n°12) - Gilles Simon (FRA/n°6) : 0-0
Serena Williams (USA/n°2) - Victoria Azarenka (BLR/n°13) : 1-0
Rafael Nadal (ESP/n°1) - Fernando Gonzalez (CHL/n°13) : 4-3

Pas avant 19h30 (09h30 HF)
Jo-Wilfried Tsonga (FRA/n°5) - James Blake (USA/n°9) : 0-1


Hisense Arena, à partir de 11h00 (01h00, HF)

Carla Suarez Navarro (ESP) - Anabel Medina Garrigues (ESP/n°21) : 0-0
Dominika Cibulkova (SVQ/n°18) - Elena Dementieva (RUS/n°4) : 1-1
Zheng Jie (CHN/n°22) - Svetlana Kuznetzova (RUS/n°8) : 2-0
Andy Murray (GBR/n°4) - Fernando Verdasco (ESP/n°14) : 5-0
# 26/01/2009 à 22:50 Nico
RESULTATS DE LUNDI

Rod Laver Arena,
Gilles Simon (FRA/n°6) bat Gaël Monfils (FRA/n°12) : 6-4, 2-6, 6-1, ab.
Serena Williams (USA/n°2) bat Victoria Azarenka (BLR/n°13) : 3-6, 4-2, ab.
Rafael Nadal (ESP/n°1) bat Fernando Gonzalez (CHL/n°13) : 6-3, 6-2, 6-4
Jo-Wilfried Tsonga (FRA/n°5) bat James Blake (USA/n°9) : 6-4, 6-4, 7-6[3]

Hisense Arena
Carla Suarez Navarro (ESP) bat Anabel Medina Garrigues (ESP/n°21) : 6-3, 6-2
Elena Dementieva (RUS/n°4) bat Dominika Cibulkova (SVQ/n°18) : 6-2, 6-2
Svetlana Kuznetzova (RUS/n°8) bat Zheng Jie (CHN/n°22) : 4-1, ab.
Fernando Verdasco (ESP/n°14) bat Andy Murray (GBR/n°4) 2-6, 6-1, 1-6, 6-3, 6-4


Simon : «On reste à 0-0»

Entre la joie d'une qualification pour un premier quart de finale en Grand Chelem et la tristesse pour Gaël Monfils, contraint à l'abandon, le coeur de Gilles Simon balance. Toujours aussi lucide et intelligent, il commence par asséner que les confrontations avec un de ses meilleurs copains restent à 0-0 et il revient sur une rencontre très tactique où la victoire prime sur le spectacle.

« Gilles Simon, cette victoire possède un goût amer avec l'abandon de votre copain Gaël Monfils ?

Je ne vais pas faire des bonds partout en étant super content. J'aurais préféré gagner en allant jusqu'au bout après une belle bataille. Même si j'avais l'avantage, cela ne veut pas tout dire dans un match en cinq sets. Pour moi, on reste à 0-0 dans nos confrontations. Je suis en quart de finale, mais je n'ai pas gagné le match. Ce qui m'intéresse, c'est de gagner les matches. Ce n'est pas de gagner parce que l'autre s'est arrêté. Bien sûr, je ne vais pas non plus m'en plaindre. Je vais essayer d'en profiter. D'un point de vue comptable, je n'ai pas passé trop de temps pour le prochain tour et c'est parfait. Mais d'un point de vue émotionnel, cela ne fait pas du tout plaisir. C'est un sentiment très mitigé.

C'était un match avant tout tactique ?

Je suis quand même content de ce que j'ai fait sur le terrain même si cela a pu paraître un peu spécial, vu de l'extérieur. On se connaît tellement bien qu'on a davantage essayé de se faire déjouer. Je me suis tout de suite senti bien. J'ai joué dès le début à fond, mais j'avais envie de jouer plutôt doucement et cela a pu donner l'impression qu'on se regardait (sourires). Mais c'était volontaire. Il est difficile à déborder, il faut donc s'y prendre autrement. J'ai essayé d'alterner des balles vraiment molles avec des balles vraiment rapides pour faire un gros contraste. Mais quand on joue doucement et mou, c'est dur de laisser partir une balle forte. C'est pour cela que j'ai pu rater des coups vraiment faciles à certains moments.

A force de vouloir casser le rythme, n'aviez-vous pas peur de perdre le vôtre ?

Oui, c'est ce qui m'est arrivé au début du deuxième set. Mais il est plus facile de se re-concentrer quand on sort un peu du match que d'envoyer un droite-gauche dès le début du match où on va être explosés physiquement tous les deux au bout de deux heures et demi. C'est un moyen de gagner comme un autre, qui est moins fatigant mais qui demande plus de concentration et d'application. C'est plus fatigant mentalement que physiquement. Chacun joue comme il a envie.

Les rires du public lors de certains longs échanges vous perturbent-ils ?

C'est très dur. Cela me gêne énormément. C'était déjà le cas quand j'avais voulu le faire contre Murray au Masters de Shanghaï. Du coup, je vais au filet alors que je ne dois pas y aller. Si je dois jouer 850 fois un coup croisé, je dois jouer 850 fois croisé. Je me suis dit que si je rejouais contre Murray, cela durerait peut-être huit plombes, mais tant pis. C'est important parce qu'il y a une dimension mentale qui s'installe dans cette gamme. Si tu pars long de ligne et que tu fais le point, c'est bien. Mais si ce n'est pas le cas, tu es un peu celui qui a craqué. Ce sont des joueurs qui sont beaucoup trop forts en contre ou en défense pour les attaquer ouvertement.

Face à un copain, est-ce que vous cogitez davantage pour essayer de le surprendre ?

C'est une erreur que j'ai souvent commise face aux joueurs français en me disant qu'ils me connaissaient bien et qu'il fallait que je fasse autre chose. Finalement, je tombe dans quelque chose que je ne sais pas faire. Par exemple, si je fais tout le temps mon revers long de ligne, il y a une raison. C'est que je me sens mieux comme ça. Si on change, on finit par perdre en jouant à l'envers. C'est bête. Autant faire ce que je sais faire le mieux.

Que représente ce premier quart de finale en Grand Chelem ?

Je suis déjà content d'arriver en quart sans avoir puisé dans mes réserves physiques. Pouvoir aborder un quart de finale en étant à 100% dans sa tête et physiquement, c'est une bonne chose. Je vais essayer d'en profiter un maximum. Je sens bien mes coups même si cela ne s'est pas forcément vu sur le match d'aujourd'hui. Mais c'était un peu voulu aussi. J'espère faire un grand match en quart de finale et aller plus loin. Etre en quart me soulage aussi parce qu'à force d'entendre que j'avais du mal en Grand Chelem, j'aurais pu finir par m'en persuader tout seul. Alors qu'en Grand Chelem, je ne ressens aucun problème. L'an dernier, j'ai perdu contre les joueurs qui avaient simplement mieux joué que moi et les matches en cinq sets me conviennent très bien. Plus c'est long, plus j'aime. »


Coup de tonnerre à Melbourne. Andy Murray, qui faisait figure de grandissime favori pour le titre, a été éliminé en huitièmes de finale par Fernando Verdasco. L'Espagnol a sorti un grand match (2-6, 6-1, 1-6, 6-3, 6-4) face à un Ecossais qui a été cloué au lit ces derniers jours par un état grippal et qui a subi le jeu adverse tout au long du match. Le n°4 mondial s'est accroché jusqu'au bout et a fait avec les moyens du jour mais la confiance accumulée par Verdasco depuis la victoire en Coupe Davis a permis à l'Espagnol de prendre toutes ses chances.

Il peut exulter Fernando Verdasco. L'Espagnol atteint non seulement les quarts de finale d'un tournoi du Grand Chelem pour la première fois de sa carrière, mais il le fait en éliminant un des prétendants au titre. La victoire en Coupe Davis en fin de saison dernière, puis la finale à Brisbane avant Melbourne, ont véritablement transformé le gaucher espagnol. On le savait doué, mais il avait jusque-là toujours calé sur les cadors. Lundi, il a franchi un nouveau cap. En face pourtant il y avait l'épouvantail de ce début de saison : Andy Murray. Vainqueur de l'exhibition, certes, d'Abu Dhabi mais surtout du tournoi de Doha avec, à ces occasions, deux victoires sur Roger Federer et une sur Rafael Nadal. L'Ecossais restait en plus sur cinq victoires de suite contre Verdasco.

Mais en Grand Chelem rien n'est écrit à l'avance. Ni de tomber sur un adversaire en pleine confiance, ni d'être affaibli par un virus. S'il a bien attaqué la rencontre (6-2), Murray a ensuite eu l'énorme tort de reculer et de laisser le rôle de patron dans l'échange à son adversaire, dans un jour où il n'avait visiblement pas les moyens de faire trainer les débats. Verdasco, grâce à sa puissante patte de gaucher, a alors imposé un pressing constant pour recoller (1-6). Le n°4 mondial a eu une réaction d'orgueil (6-1) en se montrant plus agressif mais cela n'a finalement pas duré. Verdasco a alors su prendre rapidement le large (0-1, 1-4) dans le quatrième et tenir grâce à un redoutable service (3-6). Face à Murray, toujours loin de sa ligne et manquant de tranchant et d'inspiration dans ses frappes, l'Espagnol n'a pas lâché un point. Déterminé, il a ainsi éteint le début de révolte adverse et fait définitivement basculer le match en sauvant une balle de break à 3-2. Remonté à bloc, il a enchaîné en prenant le service adverse.

Murray, loin du joueur habitué à ces batailles de fond de court et d'habitude si bon tacticien, n'a pas trouvé la clé sur le service adverse (4-5) et a fini par s'incliner sur plus fort que lui ce lundi. «C'était mon but de jouer enfin un quart en Grand Chelem alors je suis ravi ! Je me sens confiant et très fort physiquement donc tout va bien pour moi. Après j'étais dans un bien meilleur jour que lui et j'en ai profité. Maintenant je suis proche du Top 10 et ça c'est un autre de mes buts.» Une immense joie évidemment pour Verdasco mais aussi une terrible déception pour Murray. Cet Open d'Australie 2009 lui aura certainement encore appris beaucoup. Dans la douleur, certes, mais c'est aussi comme cela qu'on avance. «Evidemment je suis déçu d'avoir perdu. Je n'étais pas à mon meilleur mais il a très bien joué et surtout très bien servi. J'ai eu mes chances mais je n'ai pas pu les saisir. C'est comme ça. Je ne vais pas déprimer pour ça, je vais apprendre encore et c'est tout. Maintenant, en ayant été malade depuis ces derniers jours, je suis assez fier d'avoir tenu comme ça. J'ai fait tout ce que j'ai pu avec les moyens du jour mais ce n'est pas passé.»


Nadal toujours en contrôle

Rafael Nadal, lui, s'est qualifié pour les quarts en dominant sans trop de difficulté le Chilien Fernando Gonzalez (6-3, 6-2, 6-4). Ce dernier, qui avait livré un match épique contre Richard Gasquet, n'a pas pesé lourd contre le n°1 mondial. S'il a bien tenté et réussi quelques coups de fusil en coup droit, son impuissance à tenir, dès lors que l'échange s'engageait, l'a empêché de jouer sa chance. Il aurait fallu un Gonzalez en pleine possession de ses moyens physiques pour perturber l'Espagnol. Ce dernier s'est tout de même fait quelques frayeurs : en menant 3-0 et en se faisant rejoindre 3-3 dans le premier set ou encore en concédant le break(0-3) dans le troisième set. Il devra désormais en découdre avec le Français Gilles Simon. «Je joue bien en ce moment, mais vous ne pouvez jamais vraiment savoir si ce sera suffisant. Tous les matches sont durs et je sais que mon prochain match sera très difficile. Je sens que je joue mieux que l'an dernier à la même période. Je ne dis pas que je vais aller en demi-finale ou en finale attention. Je sens juste que je joue mieux, mais seul le résultat compte.»


Tsonga, assurance tout risques

Les Australiens ont décidé de fêter les Français avec leur fête nationale ! Après les vingt-et-un coups de canon pour Gilles Simon, le feu d'artifice a fêté en plein match la victoire (6-4, 6-4, 7-6 [3]) de Jo-Wilfried Tsonga contre James Blake. Si Gilles Simon privilégie la victoire au spectacle, Jo-Wilfried Tsonga veut tout : la victoire et le spectacle. Dès son entrée sur la Rod Laver Arena, il fonce poing levé comme un boxeur sur un ring et ses supporteurs entonnent la Marseillaise. Ce 26 janvier, c'est un peu leur 14 juillet à eux. Et James Blake n'est pas à la fête avec un break dès le premier jeu du match alors qu'il mène 40-0.

Le Français se charge de gérer la suite et rassure les inquiets sur l'état de son dos en claquant un ace à 220 km/h dès son premier jeu de service. En s'appuyant sur ses deux armes majeurs, le service et le coup droit, et en montrant toujours uen confiance inébranlable, il remporte la première manche sans aucune alerte sur ma mise en jeu. Ni plus, ni moins. James Blake se charge du reste. Après un premier jeu calamiteux avec deux doubles fautes et deux fautes directes, l'Américain offre le break d'entrée à son adversaire. Le deuxième set relève alors du copier-coller. Jo-Wilfried Tsonga gère l'essentiel, son service, sans connaître le moindre souci. Les supporters peuvent de nouveau chanter (faux) la Marseillaise. Mais le coeur y est et c'est bien l'essentiel.

Rien n'est impossible...
A 1-2 dans la troisième manche, le feu d'artifice interrompt dix minutes le match. Et ça sent la poudre sur la Rod Laver Arena au sens propre comme au figuré. En panne de premières balles, le 6e mondial perd son engagement à 2-3 et montre une certaine frustration. James Blake trouve mieux la mire en retours et prend davantage d'assaut le filet pour mener 2-5 et s'offrir deux balles de set à 3-5. Une bonne attaque de revers, un coup de plus en plus solide chez le Français, et une faute de coup droit éteignent l'étincelle.

Plus solide dans tous les compartiments du jeu, la tête de série n°5 ne lui laisse pas le moindre espoir au tie-break et sur un ace à 203 km/h, Jo-Wilfried Tsonga rejoint Fernando Verdasco, tombeur en cinq sets d'Andy Murray, en quart de finale. Et il y a dix jours, il ne pouvait plus marcher en raison d'un lumbago ! Avec le grand "Jo", chouchou des Australiens, « nothing is impossible » selon son sponsor. Parfois, les slogans ont un sens. Sur ses chaussures, il est écrit « Tsonga, 7 » comme le nombre de matches à gagner pour un titre en Grand Chelem. Il en reste trois et « rien n'est impossible » avec une telle assurance.


Thierry Tulasne et Toni Nadal, entraîneurs de Gilles Simon et de Rafael Nadal, se portent une sincère estime. Face à face, ils n'excluent pas que le Français puisse prendre à nouveau le meilleur sur l'Espagnol, alors que leurs deux élèves vont se retrouver en quarts de finale mercredi à Melbourne. L'entretien croisé recueilli, pour L'Equipe, par Frédéric Bernès à l'avant-veille de ces retrouvailles entre le numéro 1 mondial et son bourreau de Madrid en octobre dernier, en témoigne. Extraits.

«Comme l'an dernier, il y aura un Nadal-Simon à Melbourne...

- Thierry Tulasne : «Oui, mais entre les deux, il y a eu la demi-finale à Madrid. (Simon avait battu Nadal pour la première fois 3-6, 7-5, 7-6). Et ça change pas mal le décor. Ici, l'an dernier (victoire de Nadal au 3e tour 7-5, 6-2, 6-3), Gilles avait perdu parce que, menant 5-2 au premier set, il s'était soudain mis à retenir son bras. À Madrid, même au moment de gagner, Gilles n'a jamais oublié d'agresser. Si demain il peut gagner, il n'aura plus peur.

- Toni Nadal : Il y a un an, je pensais que Rafael devait gagner. Aujourd'hui, je crois qu'il peut gagner mais je sais que Simon aussi. Si c'est arrivé une fois... (...) Avec Carlos Moya, nous avons parié sur qui finira l'année dans le top 10. Nous avons mis Simon tous les deux. C'est un super contre-attaquant. Très astucieux, très intelligent. Il sait repérer les faiblesses des autres et les accentuer. Il a de la patience. Il sent le jeu. (...)

À Madrid, le match avait été d'une rare intensité. Et la défense de Nadal s'était disloquée sous les attaques du Français...

- T. T. : Si Gilles veut avoir une chance de le battre, il est condamné au match parfait, spécialement dans ses coups d'attaque. Il ne faudra pas se tromper sur quand attaquer Nadal et y aller à fond, sans frein. Autre élément importantissime : la qualité de retour de Gilles. S'il retourne beaucoup, si le combat du fond du court s'engage, c'est bon signe. Gilles aura aussi grand besoin d'un pourcentage de première balle : autour de 65 %. Comme ça, il aura pas mal de balles courtes à attaquer.»
SD, CB et FB


PROGRAMME DE MARDI

Marion Bartoli, opposée à la Russe Vera Zvonareva, espère décrocher une place en demi-finale de la première levée du Grand Chelem devant le public de la Rod Laver Arena. L'autre quart de finale féminin opposera une autre Russe, Dinara Safina, à la revenante australienne Jelena Dokic. Deux quarts masculins auront aussi lieu : Andy Roddick - Novak Djokovic, et Juan Martin Del Potro - Roger Federer.

Rod Laver Arena, à partir de 11h00 (01h00 HF)

Un double

Pas avant 02h30

Marion Bartoli (FRA/n°16) - Vera Zvonareva (RUS/n°7) : 1-6

Pas avant 05h00

Andy Roddick (USA/n°7) - Novak Djokovic (SER/n°3) : 1-2

Pas avant 09h30

Dinara Safina (RUS/n°3) - Jelena Dokic (AUS) : 1-0

Juan Martin Del Potro (ARG/n°8) - Roger Federer (SUI/n°2) : 0-3
# 27/01/2009 à 11:42 cath
bonjour à tous !!!
" j'ai tout donné .tout , ce n'était pas assez "
une merveille cette ALIZE .....j'y reviendrai.....

MURRAY ET DJOKO sont out ....
le serbe était cuit ( 60 degrés !!! ) et à mon avis , pour l'écossais, ça devait etre du meme tonneau ...

bon allez , top là !!!!
entre RAFA et SIMON , mon choix est fait : RAFAAAAAAAAAAAAAAAA!!!!!!!!

attendez , je reviens ....
# 27/01/2009 à 12:08 cath
voila , c'est fait :
DINARA SAFINA a gagné !!!
mais la petite joueuse australienne , DOKIC a tres bien joué !!!!!

je compte sur SAFINA pour mettre une bonne trempe à sésé WIWI ....( qui avant va rencontrer KUZNETSOVA : avec elle tout est possible ....)

avec tout ça , je viens de te relire NICO , MURRAY a bien eu un coup de chaud , mais à cause de la grippe

et tu as raison : RICHARD , coeur de lion ....il peut acquérir un mental plus fort ...allez ,allez .....

que de suspens pour cet open :
RAFA ??? FEDERER ????le suisse est toujours la !!
RODDICK ????j'y crois moins ...
TSONGA ???j''y peux rien , c'est pas ma tasse de thé ...
GILLES SIMON , qui écrabouille tout le monde ?????
et chez les dames ???
sésé ???
DEMENTIEVA ???? SAFINA ?????......:

à bientot!!!!!!!
# 27/01/2009 à 12:20 Florence
Moi je suis du même avis que Cath Tsonga je ne l'aime pas. J'ai regardé hier matin, pour une fois que j'avais quelques chose.
Par vous n'êtes pas un peu chauvins les français ???? Pour les Williams, pour ma part, elles peuvent partir mais par contre je suis heureuse de voir que depuis Justine Hennin, il n'y a pas beaucoup de joueuses pour rester en tête, ça défile comme n°1 mondiale.
Comme quoi Justine a marqué le tennis .
Pour la finale je voudrais Rafa mais ne crions pas trop vite victoire.
Un pas à la fois et on verra Vamos Rafa

# 27/01/2009 à 13:42 Nico
Hello à tous ! De très beaux matchs sur cet Austalian Open c vrai. Mais quelle chaleur ! C'est la même pour tous mais il faut tenir quand même !!! Plus de 40° à l'ombre donc environ 50° au soleil avec les efforts...ouïe ouïe ouïe !!!

Les femmes sont plusieurs à viser la place de n°1 et c'est vrai que si Justine revenait je suis sûr qu'elle mettrait tout le monde d'accord ! Alors, un p'tit retour en vue ???

Les français sont-ils chauvins ? Oui sans doute par moment mais avec tout le respect que j'ai, c'est exactement la même chose pour tous les pays ! Alors français ou pas, il y a match nul là-dessus lol !

Demain, duels franco espagnols avec notamment Rafa, wait and see !

VAMOS !!!

# 27/01/2009 à 16:17 Nico
RESULTATS DE MARDI

Novak Djokovic a perdu sa couronne.

Le Serbe a été dominé par l'Américain Andy Roddick qui s'est imposé en quatre manches (6-7[3], 6-4, 6-2, 2-1 ab.). Sous une chaleur de plomb, le Serbe a plié physiquement et a dû abandonner, victime d'un gros coup de chaud. Il avait par ailleurs subi lors des deux derniers sets le jeu d'un Roddick qui a fait impression. Au prochain tour, l'Américain retrouvera Roger Federer, qui n'a fait qu'une bouchée de Juan Martin Del Potro (6-3, 6-0, 6-0)

Andy Roddick l'avait dit dès le début du tournoi : il veut faire une grande saison 2009. Frustré par sa saison 2008, l'Américain veut prouver qu'il a le niveau pour revenir à la lutte avec les quatre premiers du classement. Il a plutôt bien commencé. Dans un remake du quart de finale explosif remporté par Djokovic à l'US Open, Roddick a fait exploser physiquement le n°3 mondial. Ce dernier aura tenu deux sets. Deux sets pour apprécier un match de grande qualité entre un Roddick très solide, commettant peu de fautes et tenant très bien à l'échange, et un Serbe toujours aussi efficace en retour et dont la cadence sur la ligne de fond est impressionnante.

Roddick fait impression, Djokovic encore trop court

En difficulté avec son jeu depuis le, court, début de saison, Djokovic ne montrait tout de même pas le visage du vainqueur 2008. Le jeu encore pollué par de grosses fautes, il avait eu du mal à tenir sa mise en jeu jusqu'au jeu décisif mais quelques éclairs de talent lui avaient sauvé la mise. Roddick, lui, le service des grands jours tout comme le coup droit, était bien plus serein et partait favori pour le tie-break. Mais ce diable de ''Nole'' est sorti de sa boîte au meilleur moment en dominant largement grâce à un coup droit enfin perforant et une agressivité offensive retrouvée. Mais l'embellie n'a pas duré.

Après son match terminé au milieu de la nuit face à Marcos Baghdatis au tour précédent, un jour de repos forcément tronqué et une programmation sous un fort soleil, Djokovic devait en finir en trois sets et il le savait. Il avait d'ailleurs demandé aux organisateurs une programmation en Night Session, mais sa demande avait été rejetée. L'Australienne Jelena Dokic passait avant. Le jeu de service catastrophique lâché à 2-3 avec trois fautes directes annonçait donc la suite. Lent sur les jambes, accumulant les fautes, le Serbe s'est alors fait marcher dessus par Roddick. Ce dernier a su éteindre les dernières opportunités adverses à coup de volées et de passing incroyables en bout de course sur son coup droit pour empocher les deux manches suivantes manche (6-4, 6-2). L'appel au kiné par le Serbe pour un massage des jambes et de la nuque, puis la venue du médecin avaient annoncé la fin de l'histoire depuis un bon moment. Tout comme les poches de glace vers lesquelles il fonçait à chaque changement de côté.

Si le Serbe est connu pour ses appels fréquents au kiné et son don à sembler au plus mal quand ce n'est pas toujours le cas, il faut reconnaître qu'aujourd'hui la souffrance semblait bien réelle. Lent sur les jambes, il ne tenait que sur le talent de son bras, sortant par ci par là des coups de fusil. Pour repousser l'inéluctable. Un dernier break à 1-1 dans le quatrième a alors eu raison de son envie de continuer. Après avoir consulté le médecin une dernière fois, il a jeté l'éponge. Roddick s'envole donc en demi-finales en laissant depuis le début du tournoi une impression de détermination absolue. Egalement très affûté, il a manifestement effectué un gros travail à l'intersaison. «Il faisait vraiment très chaud aujourd'hui. Moi j'ai bien tenu et je suis content de mon jeu. Au premier set, Novak était excellent, mais je me suis accroché. Lui, il a eu des matches durs auparavant et il avait terminé très tard son match précédent. Cela m'était arrivé à l'US Open et je sais que c'est très difficile.» Le vaincu du jour, lui, avait l'air bien triste en saluant la foule avant de sortir. «Je suis terriblement déçu de finir mon tournoi comme ça. j'ai tout tenté, j'ai fait de mon mieux mais vous ne pouvez pas vous battre contre votre propre corps. A partir du deuxième set, je n'arrivais plus à servir ni à tenir à l'échange. Lui, il a très bien joué mais moi je n'en pouvais plus, j'avais des crampes partout. Je vculais défendre mon titre, j'avais toute la motivation du monde. Sinon j'aurais arrêté à la fin du deuxième set tellement j'étais mal. J'ai essayé, mon esprit le voulait mais mon corps a dit stop.» Djokovic avait aussi certainement compris, depuis Brisbane et sa sortie d'entrée, que son début 2009 serait compliqué.


Federer en roue libre

Un test ? Quel test ? C'est ce qu'on se demande après la démonstration de Roger Federer face à Juan Martin Del Potro. Le n°2 mondial avait bien retenu les leçons de sa frayeur contre Tomas Berdych et a attaqué la rencontre pied au plancher. En face, on s'est vite rendu compte que Del Potro n'avait ni les mêmes armes que Berdych, ni les mêmes intentions. Incapable de tenir à l'échange car pris de vitesse et mal dans ses frappes, l'Argentin a en plus subi encore et toujours, incapable de mettre en place son jeu tout en puissance. En face, Federer a réalisé un récital : coups gagnants à la chaîne, demi-volées de génie, aces. Il n'y avait certainement pas grand-chose à faire contre ce Federer là, mais Juan Martin Del Potro a paru incroyablement tendre et à des kilomètres d'avoir seulement le début des moyens de pouvoir lutter. Le service en panne, tout autant que l'inspiration, il a tenté de frapper encore et toujours, finissant soit par manquer le court ou par subir un coup de génie du Suisse. Federer a vraiment été impérial ce mardi, virevoltant sur la Rod Laver Arena en enchaînant des coups hallucinants avec une facilité déconcertante. «Plus le match durait, plus il s'enfonçait et plus je jouais bien, a commenté le lauréat. Cela ne m'est pas arrivé souvent de me sentir aussi bien. J'ai toujours bien joué contre Juan Martin, qui tape fort des deux côtés.»

Cette qualité de jeu a sans doute résigné Del Potro dès la fin du premier set. Federer jouera désormais sa place en finale contre Andy Roddick lors de sa 19e demi-finale en Grand Chelem consécutive. Il mène 15 à 2 dans leurs confrontations... Roddick devra oublier cette statistique s'il veut y croire et ne se souvenir que de leur dernière rencontre, à Miami la saison passée où il s'était imposé. Un souvenir encore vivace dans l'esprit de Federer, qui apprécie l'Américain : «Beaucoup attendaient de lui qu'il gagne 25 tournois du Grand Chelem, et il est l'un des membres de ma génération à être au top depuis cinq, six ans. Peut-être plus encore. C'est pour ça que je suis excité de jouer contre lui.»
C.B.


Bartoli : «Elle a trop bien joué»

Si le sentiment d'impuissance est fort après sa défaite (6-3, 6-0) contre Vera Zvonareva, Marion Bartoli peut se réjouir d'avoir vaincu le signe indien en Australie et être satisfaite par sa tournée, ponctuée par une finale à Brisbane et un quart de finale à l'Open d'Australie.

« Marion Bartoli, avez-vous juste envie de dire bien joué à votre adversaire ou avez-vous des regrets ?

Les deux. J'ai l'impression qu'elle lit dans mon jeu comme dans un livre ouvert, qu'elle a toujours un petit temps d'avance sur mes frappes et qu'il faut que je joue des coups absolument incroyables pour marquer un point. J'ai pu en sortir quelques-uns pour mener 3-1 avec des revers long de ligne à deux centièmes de la ligne, mais on ne peut pas reproduire ce niveau de jeu tout un match, ce n'est pas tenable. Contre Jankovic, j'avais quand même davantage d'espaces de jeu, elle commettait des fautes et son deuxième service était plus faible, j'avais plus de marge entre guillemets. Contre elle, j'ai toujours l'impression de devoir jouer à 100% les lignes les yeux fermés pour marquer un point. C'est difficile. Même si j'ai perdu aujourd'hui, ce n'est pas un drame. Je retiens beaucoup de choses positives de ce tournoi et cela va m'aider à progresser.

Le sentiment d'impuissance prédomine-t-il après cette défaite ?

Elle a fait un très gros match. J'avais l'impression de ne pas avoir de solutions et de jouer contre une machine à renvoyer les balles. Elle ne faisait pas de fautes et elle redonnait plus de puissance à ma balle. Pourtant, j'ai vraiment essayé de frapper fort, on ne peut pas dire que j'ai retenu mes coups. Parfois, il faut savoir dire : "trop bien joué, elle était plus forte que moi aujourd'hui". J'ai tenu pendant cinq jeux, je vais retenir cela de positif et essayer d'être encore plus fort pour tenir tout un match comme ça. Il faut parfois accepter cette impuissance, c'est grâce à cela qu'on progresse. Cela va vraiment m'encourager à travailler encore plus dur pour être au niveau de cette fille-là qui va entrer dans le Top 5 d'ici très peu de temps. Elle a largement les moyens de gagner le tournoi si elle ne s'écroule pas nerveusement ou mentalement.

Au début du deuxième set, vous avez essayé de changer de tactique en montant au filet.

Ca a marché deux fois et puis, je me suis pris un passing long de ligne de revers et un passing long de ligne de coup droit. Contre elle, une tactique peut marcher deux points ! Cela ne laisse pas beaucoup de marge (rires). Sur deux coups un peu moins exceptionnels, je prends deux passings : boom et boom. C'est très pénible contre elle. Je ne sais pas si c'est mon jeu qui lui convient très bien, mais j'ai une tactique qui marche deux points et il faut changer (rires).

Quel bilan dressez-vous de votre tournée australienne ?

Une finale à Brisbane et un quart de finale en Grand Chelem, ce n'est pas trop mal pour attaquer l'année. En plus, je n'avais jamais bien joué en Australie, cela m'encourage à continuer à progresser. J'ai du travail pour être plus endurante et plus affûtée pour pouvoir tenir cette cadence très élevée. Ce sont ces matches-là qui m'intéressent : jouer des quarts ou des demies de Grand Chelem ou des finales de tournoi. Je veux aussi bien jouer sur terre battue et surtout à Roland-Garros. Il va falloir que je me prépare bien à l'avance.

Quel est votre programme ?

Je rentre à la maison. Je vais pouvoir me reposer quelques jours. Puis je vais attaquer une bonne semaine d'entraînement avant de partir à Dubaï. Je vais faire la tournée Dubaï-Indian Wells-Miami. »
SD


Safina sort Dokic

La Russe Dinara Safina s'est qualifiée pour les demi-finales de cet Open d'Australie en mettant un terme (6-4, 4-6, 6-4) à la belle aventure de Jelena Dokic, qui a encore livré un énorme combat et n'est pas passée loin d'un nouvel exploit. La n°3 mondiale jouera désormais sa place en finale contre Vera Zvonareva.


Simon: "Nadal va m'agresser"

Gilles Simon garde deux souvenirs de ses matches face à Rafael Nadal, qu'il joue en quart de l'Open d'Australie, mercredi: sa défaite à Melbourne l'an passé, et son exploit à Madrid quelques mois plus tard. Le Français, fort de ce succès, affirme qu'il faut jouer court sur le revers du N.1.

OPEN D'AUSTRALIE - Quart de finale

Rafael Nadal (ESP/N.1) - Gilles Simon (FRA/N.6)
Face-à-face: 2/1 pour Nadal
Dernière rencontre à l'Open d'Australie : 2008, Nadal 7-5 6-2 6-3

Quels sont les atouts qui vous permettent de croire en vos chances, seuls quatre joueurs ont battu Nadal depuis mai 2008 : Djokovic, Murray, Monfils et vous (et Davydenko sur abandon) ?

GILLES SIMON : "Je ne suis pas plus en mesure de le gêner lui qu'un autre. Mais il a un coup droit tellement puissant, et qui rebondit tellement haut, que contre la plupart des joueurs ça lui suffit à gagner le match. L'arme de défense que j'ai et qui me fait du bien contre lui, c'est que j'arrive souvent à trouver son revers, même quand il m'a embarqué dans sa diagonale coup droit. Encore une fois, je pense que la clé du match sera ma capacité à le faire jouer un maximum de ce côté-là, et, bien sûr, le contre-attaquer de temps en temps sur son coup droit."

Rafael Nadal est désormais N.1 mondial. A-t-il, lui aussi, changé, évolué dernièrement ?

GILLES SIMON : "Tous les joueurs progressent. Le niveau de jeu s'élève forcément à un moment où à un autre. Je pense qu'il a fait une année vraiment… incroyable ! C'est simple, à un moment donné, quand il rentrait sur le terrain, je ne voyais vraiment pas qui était en mesure de lui prendre un set. Même sur dur, dehors, c'était une boucherie ! (rires). Alors oui, il sait faire de plus en plus de choses. Mais moi aussi… Souvent, les joueurs améliorent leurs points forts, plus que leurs points faibles. Lui, il est de plus en plus percutant sur son coup droit. Mais il y a toujours des compartiments du jeu où on peut lui poser problème. Personnellement, je ne serai pas un volleyeur-né l'année prochaine, même si cela va s'améliorer un peu. Ma nature n'est pas là. Ma nature est que j'ai confiance en fond de court et pas au filet. Point. Je pense que je vais pouvoir encore lui poser des problèmes sur ce match. Je l'espère, en tout cas…"

Comment analysez-vous le jeu de Rafael Nadal ?

GILLES SIMON : "En fait je pense tout simplement qu'il est vraiment impressionnant en défense. Les meilleurs attaquants du monde essayent d'être de plus en plus agressifs et finalement ne parviennent pourtant jamais à gagner. Donc ce n'est pas moi, avec mes schémas offensifs, qui vais réussir à gagner dans cette filière (sourire). C'est pourquoi, même si cela paraît étonnant, je préfère le jouer dans la filière longue, même si c'est celle qu'il préfère, car c'est également là où je me sens le mieux. Il est très performant quand il vient de derrière, qu'il a fait une ou deux défenses et qu'après il rentre dans le terrain, il est très difficile à contrer quand il joue comme ça. Maintenant, je pense qu'il est toujours un peu moins à l'aise côté revers, surtout quand on joue court : ça l'oblige à rentrer dans le terrain, et s'il n'a pas réussi à décaler avec son coup droit, c'est l'endroit du terrain où il se sent le moins bien."

Qu'est-il possible de faire face à lui ?

GILLES SIMON : "De toute façon, il est très difficile à battre. C'est extrêmement rare de le voir prendre trois petits sets en Grand Chelem, donc il va falloir être très performant. Je pense qu'il va essayer de m'agresser un peu plus que ce qu'il a pu faire à Madrid. Il faudra essayer de le contenir et le faire toujours jouer au maximum."

Qu'avez-vous appris de votre victoire sur Nadal à Madrid (6-3, 5-7, 7-6) ?

GILLES SIMON : "Appris ? Pas grand-chose… Rassuré : un peu… J'ai souvent réussi à lui poser des problèmes. Même lors de notre première rencontre, à Marseille, je menais 5-2 au premier set… J'ai l'impression que j'arrive à lui faire se poser deux, trois questions sur le terrain. Mais c'est juste très difficile de gagner et de tenir un tel niveau. Ça l'a déjà été à Madrid pendant trois heures sur trois sets. Là ça va être cinq sets… Donc ça va être une autre dimension. Le fait de l'avoir déjà battu une fois m'aidera peut-être à ne pas avoir de complexes sur la fin si je suis en mesure de finir le match."


LA DECLA DE RAFA

"Je ne suis pas surpris de retrouver Gilles en quarts. C'est même logique puisqu'il est le N.8 mondial, non ? Il a commencé à s'habituer aux gros matches lors du deuxième semestre 2008; il a atteint la demi-finale du Masters, il joue vraiment très bien. Je sais qu'il faudra que je lui impose un rythme élevé si je veux vraiment le déborder."
KR


PROGRAMME DE MERCREDI

La journée de mercredi marquera la fin des quarts de finale et deux joueurs français seront en lice. Jo-Wilfried Tsonga en découdra avec Fernando Verdasco, tombeur d'Andy Murray, tandis que Gilles Simon jouera le choc du jour contre le n°1 mondial Rafael Nadal. Chez les femmes, Elena Dementieva affrontera Carla Suarez-Navarro et Serena Williams sera aux prises avec Svetlana Kuznetsova.

Le programme :

Rod Laver Arena, à partir de 11h00 (01h00 HF)

Carla Suarez Navarro (ESP) - Elena Dementieva (RUS/n°4) : 0-0
Svetlana Kuznetsova (RUS/n°8) - Serena Williams (USA/n°2) : 1-4
Fernando Verdasco (ESP/n°14) - Jo-Wilfried Tsonga (FRA/n°5) : 0-0

Pas avant 19h30 (9h30 HF)

Rafael Nadal (ESP/n°1) - Gilles Simon (FRA/n°6) : 2-1


VAMOS !!!

# 28/01/2009 à 13:45 Florence
Et voilà, il n'y a plus de français en lice, RAFA a fait le nettoyage. Il vient de battre Simon en 3 sets et ce n'est pas faute que le français n'a pas été acclamé, Cocorico Nadal va en demi final mais il m'a encore donné des chaleurs, ouf mes peaux
Nadal n'était pas dans sa forme habituelle mais le résultat c'est qu'il a gagné
Cath c'est le meilleur
# 28/01/2009 à 20:22 Nico
RESULTATS DE MERCREDI

Elena Dementieva (RUS/n°4) bat Carla Suarez Navarro (ESP) 6-2, 6-2

Serena Williams (USA/n°2) bat Svetlana Kuznetsova (RUS/n°8) 5-7, 7-5, 6-1

Fernando Verdasco (ESP/n°14) bat Jo-Wilfried Tsonga (FRA/n°5) : 7-6[2], 3-6, 6-3, 6-2

Rafael Nadal (ESP/n°1) bat Gilles Simon (FRA/n°6) : 6-2, 7-5, 7-5


Elena Dementieva s'est qualifiée, mercredi sous une très forte chaleur (39°), pour les demi-finales de cet Open d'Australie. La Russe a eu raison de l'Espagnole Carla Suarez-Navarro en deux manches (6-2, 6-2) et affrontera désormais Sérena Williams. C'est la première fois que Dementieva jouera les demies à Melbourne. La tête de série n°4, troisième russe qualifiée pour les demies, se rapproche peut-être de son premier titre du Grand Chelem mais également de la place de n°1 mondiale.

Elena Dementieva a été la patronne de ce début de saison avec l'enchaînement de deux titres, à Auckland et Sydney. Très en forme et très en confiance, la seule interrogation restait sur sa capacité à enchaîner désormais trois semaines de compétition sans craquer. Ce mercredi, sous une chaleur écrasante, elle a prouvé qu'elle pouvait toujours compter sur son physique. Son adversaire en revanche a terriblement souffert des conditions de jeu et a logiquement cédé. Malgré la dureté du score, le match a tout de même été disputé avec de nombreux jeux de service très accrochés. Mais Dementieva a su mieux jouer les points décisifs que son adversaire qui ne sera pas parvenue à concrétiser ses occasions.

Après un cavalier seul de la Russe (4-0) en début de match et une balle de 5-0, Carla Suarez Navarro avait pourtant fini par entrer dans le deuxième quart de finale en Grand Chelem de sa carrière. Dementieva, elle, avait jusque-là adopté la bonne tactique. Elle se refusait à entrer dans de longs échanges, imposait sa cadence du fond et évitait soigneusement de trop jouer sur le splendide revers adverse tout en plaçant quelques incursions au filet. Mais la Russe a soudain commencé à se gripper et à reculer. Le jeu à 4-1 sur son service a ainsi duré une éternité pour 11 égalités et 5 balles de break sauvées. La faute à un service en panne et au retour de sa manie de la double-faute. La faute aussi à une adversaire plus relâchée, mettant beaucoup plus d'intensité dans ses frappes et parvenant enfin à engager le bras de fer du fond. Une fois la menace écartée (5-1) par quelques jolies accélérations de coup droit et de revers décroisés, la fin du set a été bien gérée par Dementieva (6-2). Le break d'entrée de deuxième set (2-0) a ensuite achevé de donner toute la confiance nécessaire à Dementieva pour aller en chercher un deuxième (4-1) et s'envoler vers le dernier carré. La Russe devait être bien soulagée de pouvoir enfin quitter ce sauna géant après avoir décroché son 15e match gagné de suite cette saison.
«Vous ne pouvez pas vous habituer à jouer par cette chaleur. C'est impossible. il faut juste tout tenter pour en finir au plus vite, rentrer dans le court et être agressif. Mais vraiment je ne comprends pas pourquoi le toit n'a pas été fermé. Ils savaient que ça allait se passer comme ça. C'est génial d'avoir ce toit alors autant l'utiliser. Franchement, personne ne comprend vraiment comment tout ça est géré» a confié la Russe à l'issue du match


Le toit est fermé

Les organisateurs de l'Open d'Australie ont pris la décision de fermer le toit au-dessus de la Rod Laver Arena suite à la très forte chaleur qui règne actuellement. La décision a été prise après le premier set de la partie entre Serena Williams et Svetlana Kuznetsova. Une vingtaine de minutes a été nécessaire à l'opération ainsi qu'à la mise en route de la climatisation.

La cote d'alerte avait été atteinte selon des critères prédéfinies d'humidité et de température. On devrait d'ailleurs atteindre les 40 degrés à l'ombre pendant les trois prochains jours. Après la fin du match entre Kuznetsova et Williams, le quart entre le Français Jo-Wilfried Tsonga et l'Espagnol Fernando Verdasco devait également se dérouler dans des conditions indoor ainsi que pour le dernier match entre Rafa et Simon.


Serena face aux Russes

Serena Williams (n°2) a ruiné les espoirs russes de voir quatre de leurs représentantes en demi-finales. Mais il ne s'en est fallu que d'un jeu. L'Américaine s'est en effet imposée en trois manches (5-7, 7-5, 6-1) contre Svetlana Kuznetsova (n°8) après avoir été menée 7-5, 5-3. La Russe a servi pour le gain du match (5-4) mais c'est ce moment qu'a choisi l'Américaine pour hausser son niveau de jeu et lâcher ses frappes. La triple gagnante de l'épreuve (2003, 2005, 2007) en découdra désormais avec Elena Dementieva pour une place en finale. C'est la première fois que Dementieva jouera les demies à Melbourne.

Serena Williams au diesel
Comme souvent, c'est dos au mur que la championne se réveille et se révèle. Alors que le match semblait avoir définitivement tourné en la faveur de Kuznetsova, Serena Williams est parvenue à gommer tout ce qui polluait son jeu en seulement quelques minutes afin de renverser la situation. Plus de fautes directes, plus de service en panne et bienvenue aux retours gagnants, aux aces et à des frappes surpuissantes. Et pourtant elle ne faisait pas bonne mine à la fin du premier set, pliant dans la fournaise de Melbourne face à une adversaire en réussite qui prenait sa chance à fond. Poussive, Williams ne tenait pas à l'échange et ne trouvait pas l'ouverture sur le service adverse. Elle avait pourtant failli, déjà, s'en sortir en breakant pour revenir à 5-5. Mais à ce moment là les nerfs de Kuznetsova avaient tenu le choc, tout autant que sa qualité de frappe. Patronne sur le court, la Russe l'avait emporté (7-5).

Les limites d'une température supportable étant atteintes, les organisateurs ont alors décidé de fermer le toit. Fini le sauna. Les joueuses ont donc continué la rencontre en indoor et avec la climatisation. Mais cela n'a pas pour autant complètement relancé l'Américaine, qui continuait à retenir ses frappes et à subir la cadence imprimée par la Russe. Cette dernière n'a pas eu grand chose à se reprocher en servant pour le match (5-4), mis à part d'avoir peut-être un peu moins appuyé ses premières. Mais elle a surtout subi la révolte de l'Américaine, qui a enchaîné les retours gagnants et l'attaque à tout va pour revenir. Lancée, Serena Williams a gardé le pied sur l'accélérateur pour s'emparer de la manche (7-5), le poing serré et l'oeil noir vers son clan. La vraie Serena Williams a alors remplacé celle, hésitante et nerveuse, du début de match. Le service enfin performant, elle n'a cessé de rentrer dans le court et d'imposer son jeu. Plus constante à l'échange, elle a rapidement fait se résigner la Russe (3-1). Ce break arraché, le match était terminé tant l'emprise de Williams était totale, tout autant que les regrets et la frustration de son adversaire. «Dans le premier set j'avais l'impression de regarder quelqu'un d'autre que moi jouer. Il faisait tellement chaud que je ne parvenais pas à me secouer. Forcément la fermeture du toit m'a aidé, mais j'ai aussi commencé à mieux jouer, à faire moins de fautes. Je ne suis absolument pas à mon meilleur niveau mais je m'en sors quand même... Je préfère me dire que c'est encourageant. Mais bon je me suis entraînée tellement dur et je n'arrive pas à reproduire quoi que ce soit... J'aurais mieux fait d'aller à la piscine ! » a préféré sourire Williams.


Tsonga, c'est fini

Métamorphosé depuis sa victoire en Coupe Davis en Argentine et tombeur d'Andy Murray au tour précédent, Fernando Verdasco a réalisé un grand match pour sortir en quatre sets, Jo-Wilfried Tsonga, en quart de finale. Mais le Français revient de loin et n'a pas la mémoire courte.

En politique, on peut parfois détourner le sens de certains chiffres. En tennis, on ne peut souvent que constater les dégâts. Une statistique illustre la différence entre Fernando Verdasco et Jo-Wilfried Tsonga. L'Espagnol convertit quatre balles de break sur ses quatre tentatives. Le Français atteint un petit 15% avec un faible 2/13. « C'est là que je perds le match. Il n'y a pas d'autres analyses. Si j'en fais une ou deux de plus, le match est complètement différent», résume le Manceau après sa défaite (7-6 [2], 3-6, 6-3, 6-2) en 2h48' en quart de finale. Mais un chiffre n'illustre pas tout un match. Il ne raconte pas la confiance, gagnée en Coupe Davis contre l'Argentine, de l'Espagnol sur les points importants et l'efficacité implacable de son service de gaucher. Il n'évoque pas les progrès indéniables du Madrilène en revers et sa longueur de balle pour empêcher le Français de prendre l'initiative. Il n'illustre pas le jeu de jambes de Fernando Verdasco, parti travailler son physique avec l'ancien gourou d'Andre Agassi, Gil Reyes. Et il ne se souvient pas de l'état de Jo-Wilfried Tsonga, victime d'un lumbago, avant le tournoi. «Il ne faut pas oublier qu'avant le tournoi, on ne faisait pas les marioles et on n'était vraiment pas loin de rentrer en France, rappelle Eric Winogradsky. J'aurais signé pour un quart de finale.»

Dès l'entrée sur la Rod Laver Arena, couverte en raison des 42 degrés à Melbourne, Jo-Wilfried Tsonga apparaît moins conquérant. Il ne brandit pas son poing vers la foule. Ce n'est que le langage du corps, mais tous les signes comptent. Il ne déchaîne pas autant d'enthousiasme dans le public. Mais les raisons sont simples : le jeu adverse. Le Manceau connaît quelques difficultés pour relancer en revers. Gêné par la longueur de balle adverse et son effet avec une gifle de coup droit et un slice de revers, il se montre moins agressif et son service ne l'aide pas à se sortir de toutes les ornières qui parsèment son chemin. « Il a empêché Jo de diriger suffisamment l'échange dans les conditions qu'il affectionne, constate son entraîneur Eric Winogradsky. Il l'a constamment repoussé et l'a obligé à beaucoup courir. Au fil du match, cela a pesé de plus en plus dans les jambes. » Pourtant, le Français est bien le seul à se procurer quatre balles de break lors de la première manche. Mais côté gauche, l'Espagnol n'est pas manchot et son service slicé met au supplice le finaliste de l'édition 2008. «Si je dois avoir juste un regret, c'est le premier set. S'il l'avait gagné, la physionomie aurait été différente, estime le coach de Jo-Wilfried Tsonga. Verdasco se serait peut-être un peu tendu et que Jo aurait trouvé des ressources supplémentaires. C'est un signe chez lui quand il n'arrive pas aller chercher la gagne. Il faut aussi savoir reconnaître que l'adversaire a été meilleur.»

Les occasions manquées
Dans le deuxième set, il cherche alors d'autres solutions et tente de neutraliser son adversaire, tombeur d'Andy Murray au tour précédent. La méthode s'avère payante dans un premier temps avec le gain de la manche. Mais l'endormeur s'endort et le faux rythme trompe son monde. «J'ai senti qu'il commençait à baisser et j'ai baissé un peu d'intensité. Je me suis endormi alors qu'à ce moment-là, j'aurais encore dû donner du rythme pour lui montrer que cela allait être difficile », déplore Jo-Wilfried Tsonga qui se retrouve mené (0-4) en un quart d'heure. Comme toujours, il se bat et s'offre même deux balles, très bien sauvées par le Madrilène, pour défaire le double break. La cadence imposée par l'Espagnol commence à peser et son envie de suivre au filet se conclut par des volées ratées ou de magnifiques passings adverses. « Sur la fin du match, son dos commençait vraiment à se raidir. Il servait beaucoup moins fort et cela partait moins en coup droit. C'est le jeu dans un tournoi du Grand Chelem où il faut être fort physiquement, explique Eric Winogradsky. A un moment donné, il faut régler la facture. Il est humain comme tout le monde. Mais il a démontré des qualités exceptionnelles pour surmonter le contexte et un pépin très embêtant.»

Jo-Wilfried Tsonga et son entraîneur n'ont pas la mémoire courte. Ils savent d'où il viennent. « Il ne faut pas que je minimise la chose. Cela reste quand même un quart de finale de Grand Chelem. Il y a deux ans, je jouais des Futures. Je ne vais pas cracher dans la soupe », se souvient l'élève. « C'était bien pire il y a encore trois ou quatre ans quand il devait repartir de zéro ou du troisième sous-sol après une blessure, corrobore l'entraîneur. Quand il repartait dans un Future pourri, cela ne faisait du tout rigoler. Là, il est dans un Grand Chelem avec un statut de tête de série. En plus de ses qualités naturelles, c'est là qu'il s'est forgé cette force morale.» Il ne faut pas oublier que de nombreux finalistes de l'Open d'Australie ont coulé l'année suivante. Jo-Wilfried Tsonga a tenu son rang.


Nadal stoppe Simon

Malgré un bon match, Gilles Simon s'est incliné en trois sets contre Rafael Nadal qui reste le seul joueur à ne pas avoir perdu une manche dans le tournoi. Mais ses velléités offensives et sa place en quart de finale en Grand Chelem pour la première fois de sa carrière démontrent qu'il assume parfaitement son nouveau statut de huitième mondial.

Sa joie démontre son soulagement. Rafael Nadal ne sous-estime jamais un adversaire, son oncle et entraîneur, Toni, veille. Encore moins un adversaire qui le bat chez lui à Madrid lors de leur dernière rencontre. «Jouer contre Simon est toujours difficile. Je ne peux pas exactement jouer mon jeu, explique le numéro 1 mondial après sa victoire (6-2, 7-5, 7-5) contre le Français en 2h28'. Il se sent très bien deux mètres derrière la ligne et il court tout le temps. Je suis obligé de changer un peu de tactique et essayer de casser le rythme avec davantage de slices et des variations.» C'est la force d'un champion. Il ne se satisfait jamais de ses acquis et ne lâche jamais rien. Il cherche encore et toujours des solutions. Et il les trouve. Pour cette troisième confrontation, il utilise davantage les changements de rythme et son slice en revers et il s'appuie sur son gros point fort, le coup droit en décalage.

Le constat est frappant. Malgré un excellent match, Gilles Simon perd en trois sets. Malgré une balle de set à 5-4 (30-40) au deuxième set, une balle de 5-3 ou une balle de break à 5-5 au troisième set, il s'incline de manière implacable. Les coups droits du Majorquin atterrissent sur les lignes, mais ce n'est pas un hasard. A chaque point clé, il élève son niveau de jeu et prend sa chance. De son côté, l'élève de Thierry Tulasne prend sa chance jusqu'au moment clé en se montrant très agressif et en n'hésitant pas à attaquer l'Espagnol sur le coup droit. Mais il ne "tue" pas le point au moment important. Entre la "mise à mort" du toréador et la "mise en souffrance" du picador, il y a toute la différence entre le numéro 1 mondial, habitué au grand rendez-vous, et le 8e mondial qui dispute son premier quart de finale en Grand Chelem. « J'arrive à lui faire énormément de points gagnants même s'il défend très bien, mais je n'ai pas confiance dans ces schémas de jeu. Au moment où cela pouvait tourner, j'ai un peu trop attendu la faute et aujourd'hui, il n'en a commise aucune», déplore Gilles Simon, impressionné par le « niveau d'intensité sans aucune baisse de régime » de son adversaire.

A l'image du premier set, le Français pâtit de son manque d'habitude de match contre de tel joueur. Mais il apprend. Et il apprend vite et bien. Juste après la fin du match, sa lucidité le démontre : « Faire un bon match contre lui, cela ne suffit pas. Il faut vraiment faire un match parfait. C'est vraiment un autre niveau de difficulté en Grand Chelem face à un adversaire comme lui. Arriver à être concentré tout le temps et à jouer son meilleur tennis sur chaque point, c'est très difficile. C'est ce qu'il fait le mieux. Il n'y a pas un point où il n'y ait pas. Moi, j'ai eu des petits moments de flottement, souvent en début de set et à chaque fois cela m'a coûté le break. C'est un peu dommage.» Comme toujours, il ne se cache pas. Il admire l'attitude du Majorquin et connaît la voie à suivre. Naturellement, il a tendance à entrer dans une filière longue où il se sent à l'aise. Aujourd'hui, il se fait violence pour se montrer très agressif et venir terminer les points au filet. Il lui reste à le réussir lorsque la pression s'empare de la rencontre. Sa déception de ne pas avoir pris au moins un set démontre également son niveau d'exigence. Il ne veut pas donner confiance à ses adversaires et pense toujours avec un coup d'avance. En décembre, Gilles Simon annonce qu'il veut se concentrer sur les Grands Chelems. En janvier, il répond présent avec un premier quart de finale en Grand Chelem. L'ovation du public australien et les applaudissements de son adversaire à sa sortie de la Rod Laver Arena démontrent qu'il a gagné un nouveau statut. Et ce n'est pas rien.


Tsonga : «Une bonne défaite»

Après sa défaite (7-6, 3-6, 6-3, 6-2) en quart de finale contre Fernando Verdasco, Jo-Wilfried Tsonga vante les mérites de son adversaire, très solide, et émet quelques regrets sur les nombreuses balles de break qu'il n'a pas su ou pu concrétiser. Mais le Français ne «minimise pas» son parcours et n'oublie pas qu'il jouait des Futures il y a seulement deux ans.

«Jo-Wilfried Tsonga, comment analysez-vous votre match ?

Je suis tombé sur un très bon Verdasco. Il a su bien gérer son match et saisir les opportunités. C'est ce que je n'ai pas réussi à faire. Je sors d'un match où j'ai plein d'occasions, mais je n'en ai pas concrétisés. C'est dommage, mais ce n'est que partie remise.

Il a converti toutes ses balles de break et vous n'en convertissez que deux sur treize. Cette statistique symbolise-t-elle votre défaite ?

C'est là que je perds le match. Il n'y a pas d'autres analyses. Si j'en fais une ou deux de plus, le match est complètement différent.

Son service vous a posé beaucoup de problèmes ?

Il va en poser à pas mal de monde. Il arrivait à servir très court avec beaucoup d'effets à 175 ou 180 km/h, je ne connais pas beaucoup de joueurs qui vont aimer ça. Aujourd'hui, il a eu pas mal de réussite.

Il vous a empêché de développer votre jeu ?

J'aurais pu aller un peu plus à la volée, mais c'était difficile car il m'en empêchait. Il jouait super long, il me repoussait assez loin derrière la ligne de fond de court. J'aurais aimé servir un peu mieux, avoir un peu plus de pêche au service dans le troisième set. Je sens qu'il commence à avoir un petit coup de moins bien et finalement, il m'endort. Je me rends compte qu'il n'est pas fatigué du tout et il donne un petit coup de collier où je me fais breaker un peu bêtement. Ensuite, cela s'est mal enchaîné et cela devenait difficile. Face à un joueur en confiance, il me met à trois mètres de la balle sur les points importants parce qu'il les joue bien.

Etiez-vous éprouvé physiquement au quatrième set ?

C'était un match éprouvant. Les deux premiers sets étaient intenses. Il y avait pas mal de frappes. Cela jouait très vite et très fort, on courait tous les deux en faisant des droite-gauche. C'était éprouvant, mais je n'étais pas trop mal. Ce n'est pas là-dessus que je perds mon match. Jusqu'à la fin, je me dis que je peux revenir et qu'à un moment donné, cela va tourner. Finalement, cela n'a pas tourné. Mais c'est une bonne défaite qui va sûrement me faire progresser un peu plus.

Il y a quinze jours, vous étiez victime d'un lumbago. Aujourd'hui, vous perdez en quart de finale. Arrivez-vous déjà à positiver votre quinzaine australienne ?

Cela restera positif d'avoir pu jouer et d'avoir atteint les quarts de finale. Il ne faut pas que je minimise la chose. Cela reste quand même un quart de finale de Grand Chelem. Il y a deux ans, je jouais des Futures. Je ne vais pas cracher dans la soupe. C'est très bien de faire un quart de finale, mais ce n'est pas ce qui va rester graver dans ma mémoire.»


Simon : «Il fallait un match parfait»

«Faire un bon match contre lui, cela ne suffit pas. Il faut vraiment faire un match parfait.» En une phrase, Gilles Simon a résumé son duel contre Rafael Nadal, victorieux (6-2, 7-5, 7-5) de son quart de finale. Malgré cette défaite, le Français peut se réjouir d'avoir assumé son statut et de s'être hissé pour la première fois de sa carrière en quart d'un tournoi du Grand Chelem.

«Gilles Simon, avec quel sentiment ressortez-vous de ce match ?

Faire un bon match contre lui, cela ne suffit pas. Il faut vraiment faire un match parfait. Il faut se mettre en situation pour lui faire mal et pour essayer de passer devant au score. Même si je suis revenu d'un break de retard aux deuxième et troisième sets et que j'ai eu ma chance, il a été à chaque fois très bon dans ces moments-là. Il a pris l'échange à son compte et à terminé par un point gagnant. Il a été beaucoup plus fort et surtout beaucoup plus fort dans les moments importants.

Est-ce frustrant de perdre en trois sets en faisant un bon match ?

C'est frustrant. J'aurais vraiment voulu lui prendre un set. Cela peut paraître bête, mais gagner un set contre ces joueurs-là, c'est toujours bon à prendre car on ne sait pas ce qui peut se passer derrière. Je m'en sentais capable. Aujourd'hui, il a été meilleur que moi et il méritait vraiment de gagner mais j'avais l'opportunité à un ou deux moments de le bousculer un peu. Je n'avais jamais été en position de lui faire mal et d'être devant au score. Il n'a jamais douté. Peut-être éventuellement sur la balle de set. C'est vraiment un autre niveau de difficulté en Grand Chelem face à un adversaire comme lui. Arriver à être concentré tout le temps et à jouer son meilleur tennis sur chaque point, c'est très difficile. C'est ce qu'il fait le mieux. Il n'y a pas un point où il n'y soit pas arrivé. Moi, j'ai eu des petits moments de flottement, souvent en début de set et à chaque fois cela m'a coûté le break. C'est un peu dommage.

Qu'est-ce qui vous a manqué ?
*
J'étais très performant dans mon jeu d'attaque, mais au moment où cela pouvait tourner, j'ai un peu trop attendu la faute et aujourd'hui, il en a fait aucune. Autant à Madrid, il a commis deux ou trois fautes. Aujourd'hui, il n'en a commis aucune même avec son revers où il donne parfois deux ou trois points. Naturellement, j'ai réussi à faire de bons coups pour faire la différence, mais quand j'étais en position pour faire la différence, j'ai fait jouer. Il aurait fallu être plus entreprenant.

Face à un joueur qui met une telle intensité sur chaque balle, a-t-on tendance à surjouer ?

Je n'ai pas l'impression de surjouer. J'ai l'impression de bien jouer, mais c'est beaucoup plus facile de bien jouer contre ces joueurs-là parce que je frappe vraiment mes coups. Cela peut surprendre parce que je n'arrive pas toujours à jouer de cette manière-là, mais je ne ressens pas le besoin de tenter cela contre des adversaires moins forts.

Quel bilan tirez-vous de votre Open d'Australie ?

Je continue de progresser, d'être de plus en plus solide. J'aimerais jouer ce jeu-là plus souvent car cela m'aiderait contre les tout meilleurs pour finir le match. J'étais pour la première fois dans les huit premières têtes de série et je me hisse en quart de finale en Grand Chelem pour la première fois de ma carrière. C'est toujours rassurant d'assumer son statut. Ensuite, il fallait faire au moins un exploit pour aller plus loin et encore beaucoup plus pour aller au bout. Mais je n'ai rien à me reprocher sur le match. J'ai fait le maximum et je suis simplement tombé sur plus fort que moi.»


Nadal : « Je me sens bien »

Rafael Nadal : «Je joue mieux ici que l'année dernière, je me sens bien. A part le deuxième tour, le reste a été d'un très bon niveau. Jouer contre Simon est toujours compliqué. Contre lui, je ne peux pas jouer mon jeu normal car il adore faire des aller-retour pendant des heures. Je devais donc changer un peu de stratégie pour essayer de casser le rythme, avec des slices notamment. Rencontrer un autre Espagnol en demi-finale est une excellente nouvelle pour nous. Car il y en aura un en finale. Je n'ai encore jamais joué contre Verdasco depuis qu'il est à ce niveau-là. Il a battu Murray, Tsonga, il est en pleine confiance, ce sera très compliqué. On s'entend très bien. Mais sur le court cela ne fera aucune référence. La chaleur? Je n'avais encore jamais vu quelque chose de comparable lorsque je me suis échauffé cet après-midi. Incroyable.»


Fernando Verdasco : «C'était compliqué. J'ai eu de la chance au premier set où il a été au-dessus de moi, sauf au tie-break. Le troisième set a été la clé, je me sentais beaucoup mieux sur ces deux derniers sets. Il y a eu beaucoup de pression mais la finale de Coupe Davis m'a rendu fort mentalement. Elle m'a fait grandir en tant que joueur. Je crois en moi, je me sens bien et je n'ai aucun problème physique nulle part. Si je joue contre "Rafa" (Nadal, en demi-finale), je passerai le plus gros test qu'on puisse avoir dans un Grand Chelem. On se connaît depuis des années, on s'est tellement entraîné ensemble que je n'ai pas besoin de voir son match aujourd'hui. Contre lui, je vais m'appliquer à jouer mon jeu. J'ai tellement confiance en ce moment que j'ai l'impression de pouvoir battre n'importe qui. Ce sera ma première demi-finale, je veux aussi pouvoir profiter du moment. »
SD, CB et AFP.


PROGRAMME DE JEUDI

La journée de jeudi sera consacrée aux premières demi-finales. La Russe Elena Dementieva affrontera l'Américaine Serena Williams lors du premier match de la journée. A leur suite se déroulera le duel 100% russe du jour entre Dinara Safina et Vera Zvonareva. La première demi-finale hommes sera également au programme, en soirée, Roger Federer tentera de faire encore un pas vers le record de Pete Sampras en atteignant la finale aux dépens d'Andy Roddick.

Le programme

Rod Laver Arena, à partir de 13h30 (3h30 HF)

Elena Dementieva (RUS/N.4) - Serena Williams (USA/N.2) : 3-4

Vera Zvonareva (RUS/N.7) - Dinara Safina (RUS/N.3) : 4-4

Pas avant 19h30 (09h30 HF)

Andy Roddick (USA/N.7) - Roger Federer (SUI/N.2) : 2-15
# 29/01/2009 à 03:39 cath
QUE CALOR , QUE CALOR ......
il parait que l'Australie n'avait pas vu une telle chaleur depuis un siecle ...
inutile de vous dire que les fans de DJOKO étaient furax : à juste titre , je trouve : comment peux t'on laisser des sportifs faire de tels efforts sous une chaleur de 50 à 60 degrés au sol ?????

plusieurs joueurs et joueuses n'ont pas été bien ....
faut t'il donc aller jusqu'à l'arret cardiaque ?????
- entre le calendrier , les tournois les uns sur les autres , les changements de surfaçes , les matchs qui finissent à ....3 heures du mat et les suivants qui reprennent quelques heures après ....
C'EST AFFOLANT .......
on en revenait déja pas de l'us open 2008 .....avec ses night sessions ...les australiens ont fait mieux : ils ont mis le chauffage plein régime ...
moi , ça me choque

meme sésé WIWI , qui voyait double ....ça me fait pas rire ...

et FEDERER a des horaires "aménagés": il suffit de lire les programmes ...et RAFA avait déja souligné ce "passe- droit" à Wimbledon ....
: ça me choque ....

la chaleur me tape aussi sur le systeme.....

en vrac , merçi de tout coeur NICO pour toutes les news:
-GILLES SIMON a donné une bonne interview....
-je vous l'avais dit que RODGEUR ....c'est RODGEUR ....

- RODDICK : "le retour" LOL
une grande prod ' hollywoodienne , avec dans le role de RODDICK , JIM CARREY !!!!!!! et dans le role du serviçe de plomb , le bras de RODDICK !!!!!SI !!!!!!
bon allez...j'arrete de prendre des bains de soleil ..

je suis gaga quand je vois les demis finales qui se préparent .........
# 29/01/2009 à 20:24 Nico
RESULTATS DE JEUDI

Serena indestructible

L'emprise psychologique de Serena Williams et l'effet Grand Chelem pour Elena Dementieva, une des meilleures joueuses du circuit à n'avoir jamais remporté un tournoi majeur, offrent une qualification (6-3, 6-4) en finale pour l'Américaine, de plus en plus convaincante au fil des tours.


Dinara rejoint Serena

La finale de l'Open d'Australie opposera samedi Serena Williams, victorieuse (6-3, 6-4) d'Elena Dementieva, à Dinara Safina, tombeuse (6-3, 7-6 [4]) de Vera Zvonareva. Lors de ce dernier match, l'Américaine et la Russe se disputeront également la première place mondiale.


Federer en finale

Roger Federer s'est montré très impressionnant pour venir à bout d'Andy Roddick en trois sets (6-2, 7-5, 7-5) et 2h07' de jeu. Le Suisse tentera de décrocher son 14e titre du Grand Chelem dimanche face au vainqueur de l'autre demi-finale disputée vendredi entre Rafael Nadal et Fernando Verdasco.


Roddick a essayé de survivre

Andy Roddick, battu en demi-finale par Roger Federer : «Roger a formidablement bien servi. Pour des raisons qui m'échappent, il sert toujours particulièrement bien contre moi. Il a passé plus de 70% de premières, ce qui est beaucoup pour lui. Au troisième set, j'essayais juste de survivre, je frappais très bien la balle. Si vous regardez les stats vous verrez qu'elles sont bonnes pour nous deux, mais il a réussi à sortir les coups qu'il fallait au moment où il le fallait. C'est comme ça qu'il fait. Il y a eu plein de choses positives pour moi dans ce tournoi. Si je continue à jouer comme depuis le début de l'année, cette saison devrait être meilleure pour moi que les dernières.»- J.Re.

Roger Federer, qualifié pour la finale : «J'ai très bien débuté. Cela m'a beaucoup aidé. Ensuite, je me suis montré solide et j'ai produit un bon niveau de jeu tout le match. J'ai très bien servi quand j'en ai eu besoin, notamment à 30-A où je m'en susi sorti avec des aces. C'était une bonne chose car Andy retournait bien et se montrait très agressif.»


Federer: «On juge un grand à la fin»

Après sa victoire (6-2, 7-5, 7-5) contre Andy Roddick, Roger Federer se montre très satisfait de son début de match et de la qualité de son service. Et le Suisse n'oublie pas de préciser que «c'est vers la fin d'un tournoi qu'on juge un grand joueur.»

«Roger Federer, vous avez des raisons d'être satisfait de votre match aujourd'hui...

Oui, j'ai pris un très bon départ. Ca m'a bien aidé. Ensuite j'ai joué solidement. Le niveau a été bon tout le long du match. Et j'ai très bien servi quand j'en ai eu besoin. Souvent à 30-A, j'ai réussi l'ace. Ca m'a fréquemment tiré d'affaire, et ça tombait bien car Andy retournait très bien et jouait très agressivement.

L'an dernier, vous aviez dit que vous aviez créé un monstre, qu'on attendait énormément de vous. Sentez-vous toujours ce poids, ou bien a-t-il disparu du fait de vos résultats de l'année dernière ?

Un peu. Mais je suis encore très étonné de la rapidité avec laquelle varie l'humeur des médias, des fans, de tout le monde. Si je perds un set ou deux contre Berdych, tout le monde se dit "Mon dieu, il n'est plus le même !". Et après Del Potro, tout redevient normal. Ca ne devrait pas être comme ça. On ne perd pas son tranchant comme ça. Je sais que je joue bien, que je me sens bien. Bien sûr je peux toujours perdre contre un joueur en pleine bourre. Mais là, je viens de remporter deux bonnes victoires contre Del Potro et Roddick. Et c'est en général à ce stade d'un tournoi que je commence à jouer le mieux. C'est vers la fin d'un tournoi qu'on juge un grand joueur.

Vous avez dit sur le court que Nadal était le meilleur joueur en ce moment. Préféreriez-vous le rencontrer, lui, en finale, dimanche ?

Tout dépend de ce qu'on recherche. J'aimerais bien jouer Fernando (Verdasco) parce qu'il n'a encore jamais joué une finale du Grand Chelem. Donc j'aurais un petit avantage. Mais jouer contre Rafa est plus passionnant, à cause de notre passé commun dans des finales du Grand Chelem.

Dimanche, il se peut que vous égaliez Sampras avec 14 titres du Grand Chelem, mais avez-vous une pensée pour Rod Laver ou Ken Rosewall qui, étant passés professionnels, n'ont pas pu disputer les tournois du Grand Chelem pendant cinq ans pour Laver et onze pour Rosewall ?

Oui. Je connais très bien les problèmes qu'ils ont rencontrés. Et je leur suis très reconnaissant de ce qu'ils ont fait pour nous. Nous ne saurons probablement jamais qui est le meilleur joueur de l'histoire, et c'est plutôt intéressant comme ça. Bien sûr, si quelqu'un gagne 35 Grand Chelem, alors il aura marqué des points.

Vous voilà à égalité avec Sampras avec 18 finales du Grand Chelem et à un titre de lui...

Faire ma dix-huitième finale, c'est vraiment très sympa, et avoir une chance d'égaler Sampras, c'est un grand moment dans ma vie. Je vais me préparer du mieux possible les deux prochains jours et j'espère faire le match parfait dimanche.

Vous aviez dit l'autre jour que vous aviez été en relation avec Tiger Woods pendant le tournoi, et avec Pete Sampras ?

Oui, avec lui aussi, après le match précédent.

Que vous a-t-il dit ?

Il m'a félicité et m'a souhaité bonne chance. »

PB


PROGRAMME DE VENDREDI

Un seul match sera au programme vendredi. Il s'agit de la demi-finale 100% espagnole, mettant aux prises le n°1 mondial Rafael Nadal au toujours plus surprenant Fernando Verdasco (n°15). Ce dernier n'a jamais brillé face à son compatriote, mais les deux hommes ne se sont pas encore rencontrés depuis que Verdasco a remporté la Coupe Davis avec l'Espagne. Le vainqueur tentera en finale de décrocher le premier titre de l'histoire de la nation espagnole en Australie.


Rod Laver Arena, à partir de 19h30 (9h30 HF)

Rafael Nadal (ESP/N.1) - Fernando Verdasco (ESP/N.15) : 6-0

VAMOS !!!

# 29/01/2009 à 21:47 Thomas
Coucou cath florence nico , et oui c'est vrai qu'il fait chaud depuis quelques années en Australie, pendant l'australian Open. Je ne sais plus en quelle année Bennetau avait vomit sur le cour car il avait eu un coup de chaud.
Rafa va jouer de toute façon à 19H30 (heure en australie alors ça devrait aller !) en plus Rafa en général explose encore plus ses adversaires quand il fait grâce à son physique mais bon ça va bien de temps en temps mais tout le temps non !
Allez on encourage RAFA vamossss
Et merci Nico pour les news
On va bien voir ce que ça va donner mais il est en forme on y croit et Rafa est en forme et beaucoup plus en confiance que l'année dernière. Car encore 1 fois Rafa joue contre quelqu'un qui est en forme comme Tsonga l'année dernière, sachant que Verdasco vient de le battre !
Tsonga l'année dernière avait battu youzny en quart il lui avait mi une raclé comme verdasco cette année on verra bien car Rafa a bien progressé depuis l'année derniere ! Bonne chance champion
# 29/01/2009 à 21:55 Thomas
Nadal en gros bras
Tennis - Open d'Australie



Gilles Simon a résisté comme il a pu face à Rafael Nadal en quart de finale de l'Open d'Australie (6-2, 7-5, 7-5). Le N.1 mondial ne s'est pas laissé intimider par le N.8 qui l'avait battu à Madrid fin 2008. Il affrontera son compatriote Fernando Verdasco, tombeur de Tsonga.

OPEN D'AUSTRALIE - Quart de finale messieurs

Rafael Nadal (ESP/N.1) bat Gilles Simon (FRA/N.6) 6-2, 7-5, 7-5
Prochain adversaire: Verdasco.

Fernando Verdasco (ESP/N.14) bat Jo-Wilfried Tsonga (FRA/N.5) 7-6(7/2), 3-6, 6-3, 6-2.

Voilà, c'est fini. Il n'y a plus de Français dans cet Open d'Australie. La faute à l'Espagne et ses deux hommes en forme du moment, Fernando Verdasco et, évidemment, Rafael Nadal. Après le succès du premier sur Jo-Wilfried Tsonga un peu plus tôt, le numéro un mondial s'est appliqué à rejoindre son compatriote en demi-finale, dont il sera le très grand favori, en dominant Gilles Simon en trois petits sets. Petits ? Pas si sûr. Aucun joueur n'avait, dans ce tournoi, ravi plus de quatre jeux dans une manche au Majorquin. Simon y est non seulement parvenu, mais il a réussi cette prouesse deux fois, se procurant même une balle pour revenir à un set partout.

Madrid, c'est loin

Le Niçois a beaucoup tenté. Le seul regret est peut-être qu'il s'y soit mis trop tard après une entame de match des plus maladroites (20 fautes directes) et des plus timorées (5 montées seulement malgré plusieurs situations favorables). Il faut dire que, bizarrement, Simon pouvait ressentir une certaine pression avant ce duel face au patron de la planète tennis. En raison de ce premier quart en Grand Chelem bien sûr. Mais aussi en raison du dernier affrontement entre les deux hommes qui avait tourné en faveur du Français en demi-finale du Master Series de Madrid. Dans des conditions indoor, en raison du toit tiré pour cause de chaleur extrême, Nadal fait rapidement savoir que cette salle-là était très loin de la capitale espagnole. "C'est un autre niveau de difficulté en Grand Chelem face à un joueur comme lui" confirmait après coup Simon.

Simon, ennemi du hawk-eye

Pourtant, après une première manche calamiteuse et un break concédé d'entrée de deuxième set (comme à Madrid...), Simon s'accroche, ventouse même Nadal pour le pousser dans ses retranchements. "Contre lui, je ne peux pas jouer mon jeu normal car il adore faire des aller-retour pendant des heures. Je devais donc changer un peu de stratégie pour essayer de casser le rythme, avec des slices notamment." Son service de retard récupéré grâce à la baisse de régime de l'Espagnol au service (46% de réussite derrière la seconde), Simon se procure même une balle de set à 5-4. En champion, Nadal écarte le danger d'un enchaînement service slicé-smash. Et comme souvent, dans le mouvement, l'homme de Manacor fait la différence en breakant dans la foulée avant de boucler le set. Malgré l'abnégation de Simon dans le troisième set, le match se termine sur la dernière de ses 41 fautes, vérifiée par le hawk-eye sous l'oeil amusé des deux hommes. Comme à chaque challenge, la décision va en faveur du numéro un. Comme un symbole de sa supériorité du jour. De sa supériorité tout court.
# 29/01/2009 à 21:58 Thomas
Federer attend Nadal
Tennis - Open d'Australie



Roger Federer a battu l'Américain Andy Roddick 6-2, 7-5, 7-5 pour rallier sa 4e finale de l'Open d'Australie. Déjà triple vainqueur à Melbourne, le Suisse jouera sa 4e finale majeure de suite, sa 18e en carrière. Le N.2 mondial y affrontera un Espagnol : le N.1 Rafael Nadal ou Fernando Verdasco.

OPEN D'AUSTRALIE - Demi-finale messieurs

Roger Federer (SUI/N.2) bat Andy Roddick (USA/N.7) 6-2, 7-5, 7-5 en 2h07. Prochain adversaire: Nadal ou Verdasco.

C'est officiel : Roger Federer est bel et bien de retour à son tout meilleur niveau. Enfin, pour être tout à fait validé, le retour aux affaires de l'ancien patron du tennis mondial devra se solder par une victoire en finale dimanche. Ce sera face à un gaucher espagnol mais ce n'est que vendredi que le Suisse saura qui de Rafael Nadal ou de Fernando Verdasco il devra dominer pour égaler le record de 14 titres du Grand Chelem de Pete Sampras. Pour l'heure, le Suisse savoure sa qualification pour sa 18e finale en tournoi majeur (sa 4e de rang !), à égalité désormais avec Sampras et à une longueur du record d'Ivan Lendl. Qui dit mieux ?

Federer adore Roddick

Pour cela, Federer a dû se défaire d'Andy Roddick au terme de trois sets très spectaculaires. Pour qui n'a pas vu ce 18e face à face entre les deux hommes, la conclusion semble toute trouvée : Federer n'a encore fait qu'une bouchée de Roddick. Certes, le Suisse a encore dispensé une prestation haut de gamme (51 coups gagnants pour seulement 15 fautes) finalement assez voisine de sa copie quasi parfaite rendue en quarts face à Juan Martin Del Potro (38 coups gagnants pour 9 fautes). Mais face à ce Federer parfois en lévitation, Roddick a fait admirer tous ses progrès, à l'origine notamment de son quart extrêmement convaincant face à un Novak Djokovic, essoré avant l'heure. "Cette année je suis évidemment en meilleure santé, précise Federer. Mais c'était aussi peut-être plus facile de rencontrer Andy en demi-finale plutôt que Novak. On a joué à un excellent niveau ce soir. Cela m'est déjà arrivé de servir plus d'aces qu'Andy. Je suis surtout content d'avoir bien servi aux moments où j'en avais besoin."

Et puis, il y a ce mental incroyable du Texan rarement mis en évidence. Ce mental qui lui permet de se mettre encore minable lors de la préparation hivernale pour perdre 7 kgs et arriver affûté comme jamais depuis 2003 et sa seule victoire en Grand Chelem (US Open) assortie de la place de numéro 1 mondial. Ce mental qui lui permet de croire encore et encore à ses chances malgré les nombreuses désillusions subies (16) face à son rival de toujours, dont l'une très sévère subie à Melbourne il y a deux ans en demi-finale déjà (6-4, 6-0, 6-2). "J'adorerais haïr Federer ou avoir quelque chose de mal à dire à son sujet, déclarait l'Américain après sa défaite en finale de l'US Open 2006. Mais il se comporte impeccablement et fait tellement pour notre sport... Même si je devais perdre 30 fois de suite contre lui, je paierais pour jouer la 31e."

Roddick: "C'est dingue ce qu'il a accompli"

Le problème pour Roddick, c'est que Federer aussi adore le retrouver. "C'est toujours sympa de jouer Andy. On se connaît depuis longtemps, on a fait tant de gros matches l'un contre l'autre. Il apporte tellement d'énergie avec son service et son tempérament. En plus, il a mon âge, ce qui est sympa car tous les autres sont si jeunes !" Il faut dire que le Suisse lit admirablement le service de Roddick si redouté par tous les autres (seulement 8 aces) quand l'Américain déchiffre si mal le sien (16 aces pour Federer). Et on ne parle pas de la difficulté d'A-Rod à relever ses coups chipés courts ou de la propension du natif de New-York à aller droit sur le coup droit de l'Helvète (25 coups gagnants de ce côté).

"Lorsque vous êtes mené deux sets à zéro contre lui, c'est difficile, explique Roddick. On essaye de s'accrocher et de survivre. Contre lui on peut savoir quoi faire, réussir à le faire et toujours perdre. Contre la plupart des joueurs, lorsque vous arrivez à réaliser ces deux conditions, vous sortez du court en vainqueur. C'est ce qui peut être tellement frustrant contre Roger." Dimanche, face à Nadal ou Verdasco, pas sûr que Federer se régale autant. "S'il en gagne un 14e (tournoi du Grand Chelem), ce serait énorme, évidemment , estime Roddick. Quand Pete (Sampras) l'avait fait en 2002, on ne pensait pas voir quelqu'un être en position de le rejoindre de sitôt. Et Roger a commencé dès l'année suivante. C'est dingue ce qu'il a accompli. C'est assez effrayant quand on considère tout ce qu'il faut pour l'accomplir."
# 30/01/2009 à 00:45 Nico
De nada Thomas ! Allez, ce vendredi, cap sur Verdasco, avec ou sans toit, avec chaleur ou sans, Rafa saura être présent !

VAMOS !!!

# 30/01/2009 à 20:17 Thomas
Aujourd'hui Rafa a vraiment fait un match exceptionnel je n'ai pa vu le match mais quelques extraits, mais c'était du bon !
Qui attendait un Verdasco aussi bon ? Il a poussé Rafa au cinquième set et même si nous étions prévenus par ses résultats qu'il était bien meilleur eh ben je ne m'attendais pas à voir un match avec un point d'écart ! Eh oui un point d'écart. C'est rien du tout mais ça à changé le cours du match . Bravo Verdasco et Rafa aussi ! Car Rafa joue sa première finale à Melbourne et sur dur, il va affronter Rodger Federer.
Et sa fait un moment qu'il ne c'est pas affronter sur dur je ne sais pas du tout le résultat qu'il va y avoir sachant que Rafa va peut-être être entamé physiquement ??
J'ai du mal à me prononcer sur le sort de la finale car Rodgeur était en général beaucoup plus fort sur dur que Rafa mais comme la défaite de Rafa date de plus 1 ans c'est difficile à dire
RDV pour de nouvelles aventures pour la finale.
# 30/01/2009 à 20:19 Thomas
Inoxydable Nadal
Tennis - Open d'Australie



Au terme de cinq sets magnifiques (6-7, 6-4, 7-6, 6-7, 6-4), Rafael Nadal a contenu le tennis brillant de son compatriote Fernando Verdasco, après 5h14 de jeu sur le court. Le N.1 mondial disputera sa huitième finale de Grand Chelem, la première à Melbourne face au Suisse Roger Federer.

OPEN D'AUSTRALIE - Demi-finales messieurs

Rafael Nadal (ESP/N.1) bat Fernando Verdasco (ESP/N.14) 6-7(4/7), 6-4, 7-6(7/2), 6-7(1/7), 6-4. Prochain adversaire: Federer.

Roger Federer (SUI/N.2) bat Andy Roddick (USA/N.7) 6-2, 7-5, 7-5

Tranquillement installé dans sa chambre d'hôtel, Roger Federer a certainement apprécié le spectacle. La demi-finale entre Rafael Nadal et Fernando Verdasco à Melbourne restera en effet longtemps dans les mémoires. Mais surtout, le Suisse peut savourer ces 24 heures de repos supplémentaires, d'autant plus décisives que lui avait zigouillé Andy Roddick en trois sets jeudi quand Nadal a dû lutter plus de 5h pour se tirer de la patte gauche de ce Verdasco proprement fabuleux. N'empêche : voilà Nadal pour la première fois en finale à Melbourne, sa huitième en Grand Chelem dont sept contre Federer. Une sorte de progression logique à bien y regarder : quart-de-finaliste en 2007, en demie en 2008 et finaliste en 2009. Chacun s'en doute, l'insatiable Espagnol grillerait bien cette étape pour aller directement au trophée.

Mais qui eut cru que le numéro un mondial devrait suer autant pour sortir un rival déjà dominé six fois sur six par le passé. "Mais ce n'était pas le même Fernando", précisait quand même Nadal avant le coup d'envoi de leur 7e joute. Tout le monde a pu constater que le Majorquin disait vrai. Ce Verdasco, tombeur d'Andy Murray et du finaliste 2008 Jo-Wilfried Tsonga, s'est attaché à montrer pourquoi il avait atteint le dernier carré majeur pour la première fois de sa carrière, lui qui n'avait jamais dépassé le stade des huitièmes. Même perdant, le demi-finaliste sera un nouveau membre du Top 10 à l'issue de la quinzaine australienne. "C'est dommage de jouer un match comme ça et de le perdre , estime "Nando". Je suis très fier de mon niveau. Cela a été un match incroyable. On a tous les deux joué à un niveau fantastique. Ce match, je m'en souviendrai toute ma vie."

193 points à 192

Cinq sets durant, le Madrilène a été de toutes les audaces avec une précision, voire une réussite, parfois insensée. Résultat : le héros de la dernière finale de Coupe Davis a planté pas moins de 95 banderilles dans le cuir du "taureau" de Manacor. Une statistique peut-être unique face à Nadal roi des défenseurs. Evidemment, ce tennis risque-tout a un coût élevé : 76 fautes directes. En face, Nadal a fait parler sa rigueur habituelle : 25 fautes seulement pour le double de coups gagnants (52). Le genre de ratio qui finit par payer. À un moment ou à un autre. L'essentiel du côté épique de cette demi-finale titanesque est venu du fait que Verdasco a retardé ce moment au maximum. Et même un peu plus.

Mais si Nadal est le plus fort de l'armada espagnole (51 duels ibériques gagnés par le Majorquin pour 9 revers dont 4 seulement depuis 2005), c'est entre autre pour cette capacité rare à pousser encore plus dans les moments important. Dans le cinquième set, au plus fort de la fatigue, le N.1 mondial a su s'arracher pour se procurer huit balles de break contre aucune à un Verdasco roulant sur la jante dans la dernière ligne droite. Mais, et c'est peut-être sa limite du jour, "Rafa" n'en n'aura converti qu'une (et seulement 4 sur 20 dans le match) sur une ultime double faute de son malheureux compatriote. Stat incroyable, bien dans la lignée de ce bras de fer homérique, le décompte des points en indique 193 pour Nadal contre... 192 à Verdasco ! Le dernier ayant été attribué sur une double faute... Un petit point de différence comme un point final.
# 30/01/2009 à 20:51 Nico
Ouh la la quel match !!! Un bras de fer hallucinant où les 2 joueurs méritaient la victoire ! Il y a tout eu : technique, tactique, coups de pompes, coups gagnants, suspens, points magnifiques, combativité...et j'en passe ! BRAVO MESSIEURS !!!

Maintenant place à la finale entre ces 2 formidables joueurs qui devraient nous réserverun beau spectacle !

VAMOS !!!

# 30/01/2009 à 22:21 Thomas
Bonsoir ! Voici l'interview d'après match de RAFA / VERDASCO :
http://video.eurosport.fr/tennis/open-d-australie/2009/nadal-tres-difficile_vid96405/video.shtml

Voici le résumé du match :
http://video.eurosport.fr/tennis/open-d-australie/2009/hglts-nadal-verdasco_vid96410/video.shtml

# 30/01/2009 à 22:42 Florence
Salut tout le monde. Pour une fois j'ai eu l'occasion de voir les 2 premiers sets et puis la TV flamande a changé de programme. Mais déjà dans les 2 sets ce n'était pas triste, les coups durs étaient là, Nadal a même répondu le Mr; sur sa chaise et je pense bien qu'il s'agissait de son entraîneur mais c'était en espagnol. J'étais triste de ne pas voir la suite mais celà fait monter ma tension.
Espérons que dimanche Nadal aura récupéré car Federer lui est bien reposé, et que Nadal sortira vainqueur
Vamos Rafa et nous sommes derrière toi
Encore une chose, il fait tellement chaud là bas que les joueurs ont changé de maillot. Mais l'espagnol n'est pas très fair play, il rouspète toujours

Allez bonsoir à tous et toutes
# 30/01/2009 à 23:37 Nico
Merci pour les liens Thomas !

Cela nous permet notamment de voir ou revoir de sacrées séquences d'un match de très très haut niveau !

VAMOS !!!

# 31/01/2009 à 19:49 Nico
LA PATRONNE, C'EST SERENA

La patronne se nomme Serena Williams. Après l'avoir clamé haut et fort, l'Américaine le prouve haut et fort en infligeant une leçon de cinquante-neuf minutes (6-0, 6-3) à Dinara Safina pour remporter son dixième titre du Grand Chelem et retrouver la première place mondiale.

Un titre du Grand Chelem pour Serena Williams, c'est comme un iceberg. Quand le dixième émerge, on s'aperçoit de l'étendue du palmarès de l'Américaine qui totalise dix titres en simples et dix en doubles en Grand Chelem, dépasse ainsi Monica Seles et retrouve la première place mondiale à seulement 27 ans. Pour la partie immergée, il faut regarder Dinara Safina qui se transforme pendant 59 minutes en «ramasseuse de balles» selon son propre aveu et termine le match (6-0, 6-3) en larmes. La Russe rate même l'heure de jeu et les minutes ont dû lui paraître interminables. Son frère Marat, qui a fêté son titre lors de l'Open d'Australie 2005 à la vodka, va peut-être lui conseiller une bonne rasade pour oublier !

Quand la cérémonie de remise du trophée dure presque aussi longtemps que le match, on peut mesurer l'étendue du désastre pour la numéro 2 mondiale. Quand on reste sur le chef d'oeuvre de la veille entre Rafael Nadal et Fernando Verdasco, on peut mesurer l'étendue du désastre pour les spectateurs et par ricochet pour le tennis féminin. Mais la rapidité du match ne doit pas édulcorer la performance de Serena Williams quis'est inspirée de cette demi-finale et a construit sa montée en puissance avec sa soeur en double pour travailler son retour. La patronne, c'est elle. Elle le clame haut et fort. Elle le prouve haut et fort. «Je veux gagner et j'ai besoin de gagner, explique la quadruple lauréate de l'épreuve, arrivée bien pomponnée lors de sa conférence de presse. C'est réellement un besoin.» Et c'est bien toute sa différence. Jamais l'Américaine ne recule, elle met une pression constante sur son adversaire et semble toujours lui lancer : «Viens me chercher si tu peux !» Dinara Safina le peut avec son nouveau corps d'athlète et ses derniers résultats. Mais ses muscles ne commandent pas son cerveau.

Dinara Safina trahie par ses nerfs

Pour sa deuxième finale du Grand Chelem après Roland-Garros 2008, elle se laisse autant submerger par l'événement que par son adversaire. Avec trois doubles fautes lors de son premier jeu de service, elle perd son engagement et permet à la cadette des Williams de commencer son récital et de démontrer une nouvelle fois son emprise psychologique sur ses adversaires. «Normalement, mon service est mon arme. Jouer sans cette arme, c'est trop dur contre elle», avoue la Russe, tout en louant la performance de son aînée : «Elle a joué exactement comme elle le souhaitait. Elle s'est montrée très agressive et elle ne m'a pas laissé le temps de m'installer et revenir dans le match.» Après dix-huit minutes, elle mène 5-0 et capitalise déjà douze points gagnants. A la fin du premier set, Dinara Safina n'a inscrit que huit points ! En grande championne, Serena Williams élève toujours son niveau de jeu au fil des matches pour devenir redoutable en finale. La tension la rend électrique.

Plus concentrée et plus mobile, elle étouffe sa rivale et oublie les scories des premiers tours. Dinara Safina subit l'effet inverse. Arrivée en finale sans bien jouer, la Russe sombre sous la pression d'un double enjeu, son premier titre du Grand Chelem et la place de numéro 1 mondiale. «Je ne jouais pas seulement pour un titre du Grand Chelem mais aussi pour la place de numéro 1. C'était la première fois pour moi. Elle possède beaucoup plus d'expérience que moi de ce genre de situation, rappelle la finaliste, qui avoue avoir tremblé. Avant d'entrer sur le court, je me sentais bien. Mais sur le court, les choses ont changé.» Le commentaire de Serena Williams résume bien la différence d'état d'esprit : «J'ai complètement oublié la place de numéro 1 jusqu'à la fin du match oùles gens dans mon boxm'ont fait signe que j'étais n°1. J'ai toujours cru que j'étais la meilleure que je sois n°1 ou n°100. Alors c'est juste un super bonus.» Son break d'entrée au premier jeu du deuxième set ne fait pas illusion. Les larmes commencent à monter au changement de côté à 6-0, 4-1 et ses regards perdus vers son coach trahissent simplement son désarroi. Sur un jeu blanc, le calvaire s'achève sur une joie sobre de Serena Williams. Dans les tribunes, Venus peut prendre une photo de sa soeur avec la coupe. Sur le buffet familial, cela fera un dix-septième cliché avec un trophée du Grand Chelem. Faute de montrer sa qualité, le tennis féminin a trouvé une patronne. Les Français peuvent se réjouir, la patronne sera à Coubertin en février pour l'Open Gaz de France. En fermant les yeux, elle a lancé dans un sourire : «I love Paris»


Serena : «La victoire est un besoin»

Maquillée et pomponnée, Serena Williams arrive en salle de conférence de presse deux heures après son dixième titre du Grand Chelem. Comme une actrice de cinéma, elle minaude un peu. Comme une championne, elle explique sa rage de vaincre par un «réel besoin». Et elle n'oublie pas de plaisanter quand un journaliste lui demande s'il devrait être surpris ou inquiet par le score du premier set (6-0) : «Vous ne devriez jamais être surpris par ce que je peux faire. » En plus, elle a raison !

«Serena Williams, que ressentez-vous après votre victoire ?

Je suis très excitée parce que je voulais gagner, je ressentais le besoin de gagner. C'était réellement un besoin. Je voulais les dix titres car on ne sait jamais ce qui peut se produire et les opportunités ne se présentent parfois pas deux fois. Je sentais que c'était ma chance et qu'il fallait que je la saisisse. Je pense que j'ai réalisé un de mes meilleurs matches, particulièrement en finale. J'ai réussi à élever mon niveau de jeu en finale.

Comment expliquez-vous votre capacité à élever votre niveau de jeu ?

Je pense que le double m'a bien aidée. Hier et aujourd'hui, j'ai beaucoup travaillé mon retour à l'entraînement et en double, j'ai travaillé mon retour en coup droit. Je me suis également inspirée de la demi-finale des hommes hier soir (Ndlr : victoire de Nadal contre Verdasco en 5 sets et 5h14'). Ils jouaient tellement bien, c'était fou. Aujourd'hui, j'ai senti que je n'avais rien à perdre et qu'il fallait simplement que je fasse de mon mieux.

Avez-vous senti que vous contrôliez le match dès le premier point ?

J'ai pris le contrôle du match au troisième jeu. Je sentais que je maîtrisais sur mon service. Quand elle a perdu son engagement d'entrée après avoir eu des occasions, j'ai gagné en confiance.

Dinara Safina a expliqué que la place de numéro 1 mondiale l'avait rendue nerveuse. Cela vous a-t-il affecté ?

J'avais complètement oublié jusqu'à ce que je regader mon box à la fin du match. Ils m'ont dit que j'étais numéro 1. Comme je l'ai déjà expliqué, j'ai toujours cru que j'étais la meilleure, peu importe que je sois n°1 ou n°100. Cette place est juste un super bonus.

Vous êtes à la moitié du chemin d'un Grand Chelem calendaire. Est-ce un objectif réaliste ?

Je n'ai pas encore pensé à ça. Hum, hum... Ce serait bien d'en gagner un de plus, non deux de plus cette année ou trois. Mon but est de bien jouer à Roland-Garros car je n'ai pas bien joué l'an dernier.»

S.D.
# 31/01/2009 à 19:55 Nico
THE rendez-vous du dimanche

Comme avec un grand restaurant, on ne se lasse jamais d'un rendez-vous avec Rafael Nadal et Roger Federer. Les grands chefs ne changent pas, mais ils réservent toujours une surprise dans le menu. Pour cette dix-neuvième confrontation, les numéros 1 et 2 mondiaux se présentent, ce dimanche à 19h30 (9h30 heure française), pour une première en Australie. Roger Federer a rendez-vous avec l'Histoire et le record de quatorze titres du Grand Chelem, détenu par Pete Sampras. «C'est un grand moment parce que je peux égaler le record de Sampras. On sait ce que cela signifie pour moi, répète le Suisse, toujours très sensible à l'histoire de son sport et très enclin à entrer dans la légende. C'est encore plus intéressant parce que je joue contre Rafa, qui est numéro 1 mondial en ce moment.» Rafael Nadal a rendez-vous avec son histoire et une victoire sur une troisième surface différente en Grand Chelem.

Mais les deux histoires se croisent et les itinéraires divergent depuis la demi-finale marathon de l'Espagnol contre Fernando Verdasco. Pendant que le Majorquin dispute le plus long match de l'Open d'Australie en 5h14' et cinq sets, le Suisse, qualifié la veille en trois sets et 2h07' contre Andy Roddick, ne subit qu'un contretemps... Une coupure d'électricité due aux températures caniculaires le contraint à prendre les escaliers pour descendre de sa chambre d'hôtel ! Quand il débute son entraînement face à un gaucher, Rafael Nadal commence sa demi-finale. Puis il part dîner et en rentrant, il regarde la fin du match à la télévision ! Dans son sommeil, il n'entend pas l'Espagnol répondre, avec philosophie, à la presse à trois heures du matin sur cette disparité : «C'est comme ça. L'année dernière, c'était à mon avantage. Cette année, c'est au tour de Roger. Bien sûr, Roger sera en meilleure condition physique que moi pour la finale, mais je ferai de mon mieux pour recouvrer mon physique.»

Federer : «Rafa sera en forme»

Samedi, le Suisse revient sur le sujet et estime que son grand rival «sera en forme pour la finale, même s'il a vécu une rencontre difficile. Il a disputé des matches très faciles pour arriver jusqu'en demi-finales, il a un jour de repos et il est très affûté. A l'US Open, nous n'avons pas de jour de repos. Pour être honnête, nous pouvons donc nous estimer heureux d'avoir un jour de repos ici.» Selon le maître, le chef d'oeuvre n'est donc pas en péril... Entre les deux hommes, le respect ne fait jamais défaut et Roger Federer connaît les qualités exceptionnelles de récupération de Rafael Nadal. Il préfère donc se concentrer sur le jeu et évoque les progrès du Majorquin ces dernières années : «Il bouge bien sur toutes les surfaces, il ne joue plus aussi défensivement qu'avant où il laissait beaucoup trop jouer l'adversaire. Comme hier soir par exemple (vendredi contre Verdasco). Auparavant, il jouait chaque match comme ça. Maintenant il peut jouer beaucoup plus dans le terrain et c'est un avantage pour lui.»

Ces velléités offensives amusent plutôt le numéro 1 mondial. Il répond en souriant à un journaliste sur son petit manque d'agressivité contre Fernando Verdasco : «C'était dur d'être plus à l'intérieur du terrain, non ? Qu'en pensez-vous ? Avez-vous vu la vitesse de la balle ? Bien sûr, j'aimerais être plus près de ma ligne de fond de court. Je vais essayer en finale, mais je joue contre... Federer.» L'ascendant psychologique de l'Espagnol qui mène douze victoires à six contre le Suisse (seulement deux sur cinq sur dur), pourrait clore les débats sur la tactique ou le physique. Comme le dit l'ancien numéro 1 mondial, «on ne juge les grands joueurs qu'à la fin d'un tournoi.»
S.D.

VAMOS !!!

# 31/01/2009 à 20:07 Thomas
Derien fan de Rafa ! Mais pour la finale ça va pas être évident Rafa le dit il y a un federer qui rêve d'avoir de nouveau un grand Chelm pour que ce soit le 14 comme Sampras. :
Interview des deux joueurs avant la finale de l'open d'australie

Nadal: "Cela va être compliqué"
Tennis - Open d'Australie



Rafael Nadal n'a pas caché son inquiétude d'avoir dû jouer plus de cinq heures vendredi dans l'optique de sa finale face à Roger Federer dimanche à l'Open d'Australie. L'Espagnol reste pourtant sur quatre succès face au Suisse, qui n'a joué un match en Grand Chelem face à un N.1 mondial...

Vous avez été impliqué dans deux des meilleurs matches de l'histoire avec la finale de Wimbledon 2008 et ce match-ci. Qu'est-ce que ça vous inspire?

R.N. : Beaucoup d'émotion. C'était un match incroyable. Verdasco a joué le feu. A un moment au quatrième set j'avais l'impression qu'il fatiguait un peu mais il a commencé alors à servir des boulets à 210 km/h/. Il a ensuite joué un tie-break d'un autre monde et au cinquième set c'était pareil. S'il continue comme ça, il peut viser n'importe quel classement.

Fier d'avoir survécu à un match comme celui-là?

R.N. : Forcément. J'ai été très fort mentalement. Je suis content de la façon dont j'ai joué. J'ai très bien servi. Je suis resté concentré à 100% pendant tout le match. Ce n'est pas facile face à un joueur aussi agressif que lui. Il m'a "tué" sur certains points. Mais c'est sympa aussi, ça vous oblige à trouver des solutions, à changer de stratégie. C'est le type de match où on apprend beaucoup de choses.

Comment voyez-vous la finale face à Roger Federer?

R.N.: Chacun de nos matches est spécial, alors une finale du Grand Chelem je ne dis même pas. Cela va être notre septième déjà, un match important pour lui, mais aussi pour moi. J'espère que je serai en forme mais ça va être compliqué. Vous savez, après un match comme celui-là, le lendemain, vous vous sentez très, très lourd.

Trouvez-vous normal que les deux demi-finales n'aient pas lieu le même jour?

R.N. : Ce serait plus équitable, mais c'est comme ça. Ca tourne aussi, l'année dernière c'était moi qui jouais (la demi-finale) le jeudi. Et puis il me reste toujours un jour de repos. C'est certain que Roger sera en meilleure forme que moi, mais je vais essayer de récupérer au maximum.

Qu'allez-vous faire avant votre finale ?

R.N. : Déjà je ne sais pas quand je vais me coucher. Quelle heure est-il? Ma montre indique toujours l'heure espagnole! C'est difficile de dormir après un match comme celui-là. Et il faut encore que je mange, que je me fasse masser. Je n'ai aucune idée de l'heure à laquelle je vais me réveiller demain. Je vais essayer de m'entraîner en fin d'après-midi.




Federer: "Le record de Sampras en tête"
Tennis - Open d'Australie



Roger Federer est devant une "opportunité fantastique" d'égaler le record de quatorze victoires en Grand Chelem de Pete Sampras. Pour cela, il devra battre le N.1 mondial Rafael Nadal, dimanche à Melbourne, qu'il n'a battu qu'une fois en six finales de Grand Chelem.

Quel sentiment éprouvez-vous à la veille de pouvoir égaler Pete Sampras ?

R.F. : C'est une opportunité fantastique. Surtout ici, dans un tournoi avec lequel j'ai toujours entretenu un lien particulier. Je n'oublie pas que c'est grâce à ma victoire ici en 2004 que je suis devenu N.1 mondial. Dimanche sera un grand moment dans ma carrière.

Quel est le record à vos yeux le plus significatif en tennis ?

R.F. : Celui-là sans doute, avec peut-être aussi le nombre de semaines passées dans la peau du N.1 mondial. Ce sont les deux records les plus importants de nos jours. Ce sont des témoins de la régularité au sommet.

Avez-vous parlé de ce record avec Pete il y a un an lors de votre tournée d'exhibition ?

R.F. : Mouais. On a surtout parlé de la difficulté à rester au sommet aussi longtemps, des différences entre nos deux époques. Je ne lui ai pas demandé combien de tournois du Grand Chelem j'allais gagner à son avis. C'était un grand honneur de passer une semaine avec lui, de se fréquenter au quotidien, de s'entraîner ensemble. C'est un tel champion. On a beaucoup parlé. On s'entend bien, j'ai pris un plaisir énorme à échanger avec lui. J'étais plus intéressé par sa personne que par ses records en fait.

Nadal risque d'être diminué après sa demi-finale de vendredi ?

R.F. : On pourrait le croire mais je ne pense pas que "Rafa" soit affecté tant que ça. Il avait eu des matches faciles auparavant et ces parties sont de toute façon toujours plus longues. Je ne pense pas que cela ait une incidence sur la finale.

Est-ce équitable de de pas faire disputer les deux demi-finales le même jour ?

R.F. : Je comprends le problème mais je ne pense pas que ce soit injuste. Ce n'est quand même pas comme si vous n'aviez aucun jour de repos, comme cela peut arriver à l'US 0pen. Pour les fans c'est génial aussi d'avoir deux matches en session de nuit. Et je répète que je ne pense pas que ce soit un désavantage pour Rafael.

Comment voyez-vous cette finale ?

R.F. : Je suis excité de retrouver "Rafa". Jouer une finale du Grand Chelem devient encore plus intéressant quand c'est contre lui, surtout qu'il est le N.1 mondial du moment. Ce sera un match serré. Nadal a joué un tennis fantastique depuis le début du tournoi, je m'attends à un grand match.

Il vous a battu 12 fois sur 18. C'est lui le favori ?

R.F. : On peut le voir ainsi, même s'il y a beaucoup de ses victoires qui ont eu lieu sur terre battue. Il est favori parce qu'il a remporté plus de duels que moi. Moi j'ai l'avantage de savoir comment on gagne l'Open d'Australie. Sur dur, je me rappelle de l'avoir battu en réussissant de super matches au Masters de Shanghai. Je me réjouis de jouer ce match, je ne me soucie pas trop de qui est le favori.

Vous avez perdu vos deux dernières finales du Grand Chelem contre Nadal et il vous a ravi la place de N.1 mondial. Avez-vous l'esprit de revanche pour enrayer votre déclin ?

R.F. : Vous savez, les classements ça change très vite dans le tennis. Si Rafa se blesse pendant Roland-Garros et Wimbledon cette année, il ne sera plus N.1, alors ça ne veut rien dire. Quant à cette histoire de déclin, il faut relativiser. J'ai toujours eu des hauts et des bas ces cinq dernières années mais avant on n'en parlait pas parce que j'arrivais toujours à m'en sortir.

Que pensez-vous de votre rivalité ?

R.F. : Il y a un gros respect mutuel. Nos rencontres se sont toujours disputées dans un parfait état d'esprit. Les fans le ressentent. On a parfois tendance à vouloir présenter les matches comme des combats de boxe. Mais entre nous deux, ça se passe toujours de manière très courtoise. C'est positif pour le tennis, ça montre que c'est un sport où les gens ont de bonnes manières.
# 01/02/2009 à 11:30 cath
merçi pour toutes ces news :
j'avais lu les interviews .....
sésé WIWI a gagné .....
j'en suis malade: DINARA n'a rien pu faire .....
j'espere que JANKOVIC qui était absente ( grippe??? chaud ??? ) va se ressaisir ....et que DINARA SAFINA s'imposera en grande

NADAL /VERDASCO ???? a tomber : c'est pas possible ...y'a plus de mots ...

on se remonte le moral comme on peut, hein ???????
RAFAEL EST UN CHAMPION HORS NORMES .......
il a 5 ANS DE MOINS QUE FED .....
sur 18 rencontre façe au suisse , il en a remporté 12 !!!!!!sur toutes surfaçes .....
RAFA peut etre plus fin tactitien , plus intelligent dans son jeu, que FED .....
RAFA est un excellent retourneur .......

RAFAEL NADAL PREFERERAIT CREVER QUE DE PERDRE UN MATCH

HIIIIIIIIIIIIIIIIIIIII................................ b]
# 01/02/2009 à 17:59 Florence
Moi j'ai pu suivre 4 sets et je trouve que Federer n'est plus au top. S'il est arrivé aussi loin c'est parcequ'il a eu la chance de bien tomber. Quand on voit le match de RAFA face à Verdasco, on se demande où notre chéri va chercher toute son énergie. Je suis follement heureuse du résultat de Nadal. Il est très jeune et je pense qu'il ira loin. Quant à Wiwi, elle n'avait pas d'adversaire véritable devant elle et puis, les garçons, comme femme.... qu'en pensez vous ???
Ce que je ne sais pas c'est si Nadal s'est couché quand il a gagné ?
# 02/02/2009 à 09:40 Florence
Pour ceux qui en douterait encore voilà bien un grand champion et humbre en plus. Encourager son adversaire qui pleure, il faut le faire et Nadal l'a fait. Après un match vendredi de plus de 5h reùettre celà le dimanche c'est fantastique.
Dommage que les Belges et les Français soient aussi chauvins car aussi les journaux TV Français que Belges n'ont accordé que quelques minutes pour relater l'exploit de notre Nadal.
J'avais de toutes façons confiance quand j'ai vu Nadal avant d'entrer sur le terrain sauter comme une gazelle, quel sportif et que j'adore voir son regard de braise quand il n'est pas content. Cath, si tu étais devant ta TV, combien de ballotins de pralines as-tu dégustés ?????
Nico on ne te lit pas beaucoup, serais-tu encore sous le coup de cette belle et merveilleuse victoire comme ici nous les aimons !!!
# 02/02/2009 à 10:09 Nico
Hello à tous !

Alors, tous supers heureux de cette superbe victoire ? Quel magnifique dénouement, après un tournoi et une finale menés de main de Maître !

Rafa était le dauphin indéboulonnable de Federer pendant 4 saisons, les rôles sont aujourd'hui inversés sans qu'il n'y ait rien à dire et ce, malgré que derrière, ça se bouscule au portillon !!!

Tout cela pour dire que nous avons véritablement les 2 cadors de la discipline et qu'au-delà de l'aspect purement sportif c'est toute l'humilité qui les caractérisent qu'il faut souligner. En effet, quel respect total entre ces deux personnes à tout moment et à toute occasion, c'est si rare que ça fait du bien !

A prendre exemple il va de soi !

VAMOS !!!

# 02/02/2009 à 10:27 Nico
NADAL, FORTE TÊTE

En larmes, Roger Federer subit sa cinquième défaite d'affilée contre Rafael Nadal. L'Espagnol est allé au-delà de sa fatigue pour dominer en cinq sets le Suisse et aller chercher son sixième titre du Grand Chelem, son premier en Australie.

Ca me tue.» En pleurs lors de la remise des trophées, Roger Federer ne peut prononcer que cette phrase et il vient de résumer sa défaite (7-5, 3-6, 7-6 [3], 3-6, 6-2) contre Rafael Nadal. Son trop-plein d'émotions s'échappe et ses larmes relèvent autant de la détresse que de la tristesse. Rafael Nadal l'a tué et il en est presque gêné. Face au Majorquin, le Suisse n'est plus le même joueur. Il le sait même s'il le nie. «Dans un cinquième set, tout peut arriver. Le meilleur ne gagne pas toujours. J'ai joué un cinquième set affreux, mais je n'aurais jamais dû aller jusqu'aux cinq sets. J'aurais dû gagner la 1re et la 3e manche», assène même l'ancien numéro 1 mondial qui a laissé passer une bonne pléiade de balles de break (6 sur 19) et à connu une panne de services rarissime (52% au total et 37% au deuxième set). L'homme aux treize titres du Grand Chelem ne perd sa lucidité que face à un seul homme : Rafael Nadal. Et ce n'est pas rien.

Le numéro 1 mondial, déjà vainqueur de six Grands Chelems à seulement 22 ans, se présente comme un digne héritier. Si le style diffère, la classe et l'élégance ne dépareillent pas. Par respect, il mesure sa joie et par sincère confraternité, il console son grand rival sur le podium. Et pourtant, il a souffert, a connu une vraie baisse de régime physique due à son marathon en demi-finale. Comme sur le court, l'Espagnol ne triche pas et se livre avec générosité. Dans les coursives, son oncle et entraîneur Toni pleure à l'évocation des larmes du Suisse. C'est la solidarité des champions. Et en conférence de presse, Rafael Nadal ne peut s'empêcher d'évoquer en premier lieu son émotion et rendre hommage à son adversaire : «Aujourd'hui, c'est dur pour Roger. C'est un grand champion, le meilleur. C'est une personne très importante pour notre sport.» Il élude légèrement les questions sur sa fatigue.


L'emprise psychologique de Nadal

Et pourtant, ce troisième set a semblé bien difficile et peut laisser des regrets au Suisse. Rafael Nadal se fait masser la cuisse droite et Roger Federer laisse échapper six balles de break. Après deux sets et demi, le Majorquin a commis autant de fautes directes qu'en 5h14' contre Fernando Verdasco, mais il reste toujours fidèle à sa stratégie de pilonner le revers adverse ! Son adversaire ne prend pas sa chance. Il mène 4-2 au premier set, il mène 0-40 à 4-4 et 15-40 à 5-5 au troisième set puis il mène 30-0 à 2-1 sur son service avant de vivre une sévère panne d'électricité en accumulant sept fautes directes.

Le combat n'a pas lieu, il manque un combattant dans la cinquième manche. Et ce n'est pas le plus fatigué physiquement. En revanche, c'est bien le plus fatigué mentalement. Il n'en peut plus et lâche prise. A minuit, 23h53 exactement, le carrosse se transforme en citrouille et son revers si solide pendant tout le match prend le chemin du filet. Rafael Nadal, lui, n'oublie pas les paroles de son oncle : « Bats toi et crois en la victoire tout le temps. » Et c'est bien là toute la différence entre les deux hommes. L'un y croit plus fort que l'autre. Et cette victoire ne peut que renforcer ce sentiment et cette confiance inébranlable. Et si Roger Federer se trompait... Au cinquième set, ce n'est jamais une loterie et c'est toujours le meilleur qui gagne.


Federer : «Un cinquième set terrible»

Les yeux encore brillants, Roger Federer arrive en conférence de presse à peine une demi-heure après avoir perdu sa finale contre Rafael Nadal. Le champion a retrouvé ses esprits mais regrette toujours amèrement ses occasions manquées et sa panne au service. Il veut positiver. Encore et toujours.

«Roger Federer, quel est votre sentiment après ce match ?

C'était un bon match. J'ai eu beaucoup d'opportunités et je les ai manquées. Cela me coûte cher. C'était un match très dur. Malheureusement, je n'ai pas bien servi, je n'ai jamais trouvé le rythme et c'est la clé du match. Cela m'a peut-être enlevé de la confiance pour la fin. Mais j'ai bien joué dans l'ensemble à l'exception du cinquième set qui était terrible. Mais je n'aurais jamais dû arriver au cinquième. J'aurais dû gagner les 1er et 3e sets.

Que s'est-il passé au cinquième set ?

C'est dur pour tous les joueurs, mais c'est vrai qu'un cinquième set est particulièrement dur contre lui. Au cinquième set, tout peut arriver. C'est le problème. Ce n'est pas toujours le meilleur qui gagne. Nous avons joué à un très bon niveau. A la fin, il faut un vainqueur, ce n'est pas comme au foot. Rafa va repartir d'ici avec un peu plus de confiance, mais est-ce que cela fera une différence pour la suite ? On ne sait pas. Ce match nous a coûté beaucoup d'énergie. On verra comment on va récupérer. Cela prend plus d'énergie qu'on ne le pense. Cela reste à l'intérieur du corps. J'ai quelques semaines pour digérer et on verra. Mais c'est un bon début d'année pour moi et je me réjouis pour la suite.

Est-ce que la pression de ce possible quatorzième titre a été plus forte que ce vous pensiez ?

Je n'ai pas pensé à ça. J'étais dans un combat. J'ai essayé de donner mon maximum. Je trouve que j'ai bien joué en fond de court, je me suis montré agressif en revers, je retournais bien. J'aurais peut-être pu faire davantage le jeu avec mon coup droit, mais c'est le jeu contre Rafa.

Cette occasion manquée d'égaler Pete Sampras a-t-elle décuplé votre déception ?

Non, pas vraiment. Sur le moment, j'étais très déçu, j'étais choqué et triste. Le problème est que tu ne peux pas partir aux vestiaires et prendre une douche froide.

Comment expliquez-vous votre manque de réussite sur vos balles de break ?

Il est gaucher et il peut jouer les points importants du bon côté. Il sert à 80% sur le revers et cela complique les choses sur les balles de break. Mais ce n'est pas une nouveauté (sourires). Il a beaucoup progressé sur dur. Il n'a pas gagné les Jeux Olympiques pour rien. J'étais choqué de voir qu'il n'était pas parmi les favoris avant le tournoi. On voit maintenant.

Comment allez-vous essayer d'inverser la tendance contre Rafael Nadal ?

Je vais me donner plus d'occasions de jouer contre lui sur dur. Il m'a beaucoup affronté sur terre, sa surface, et cela lui a beaucoup apporté. Sa victoire à Wimbledon est la conséquence de Roland-Garros où il m'a écrasé. C'est un avantage pour lui d'arriver sur gazon avec une grande confiance. Je vais continuer à travailler très dur. Je suis content de me sentir mieux après une année très dure. J'ai travaillé pour revenir, j'ai peut-être trop joué à la fin et j'ai eu mal au dos. Même après la finale de Roland-Garros, je savais que j'aurais de nouveau ma chance. Je joue très bien sur terre battue et ce n'est pas une défaite comme celle-là qui va me laisser aucune chance. »


Nadal «reste le même»

Il remet délicatement la coupe en place sur la table et il dit bonjour. Rafael Nadal a beau avoir gagné son sixième titre du Grand Chelem, il n'oublie jamais la politesse et reste très humble sur sa performance. La fatigue ne lui permet pas encore d'apprécier ce premier titre en Australie sur une troisième surface différente, mais il n'a pas oublié le conseil de Toni, son oncle et entraîneur : « Bats toi et crois en la victoire tout le temps.» Avant ou après son succès, il « reste le même ».

« Rafael Nadal, ce sixième titre a-t-il une saveur particulière ?

Il est très spécial pour moi. C'est un rêve de gagner un tournoi du Grand Chelem sur dur. J'ai travaillé très dur l'année dernière (il se reprend), toute ma vie pour améliorer mon jeu sur dur. Je suis très heureux de ce titre. Aujourd'hui, c'était beaucoup d'émotions. Il y avait Rod Laver. Mon oncle m'a beaucoup parlé de lui parce qu'il a réalisé deux Grands Chelems. C'était aussi très spécial parce que c'était très dur pour Roger aujourd'hui. Je comprends ce qu'il peut ressentir. C'est un grand champion. C'est le meilleur et c'est vraiment une personne très importante pour notre sport. Je suis désolé pour lui.

Etiez-vous inquiet après votre long combat délivré en demi-finale ?

Oui et non. J'étais un peu fatigué et j'étais un peu inquiet sur mes capacités physiques parce que j'avais du mal à me concentrer pendant mon entraînement. Mais j'ai parlé avec Toni avant le match et il m'a dit de me battre et de croire en la victoire tout le temps. J'y ai pensé jusqu'à la fin.

Au cinquième set, le combat était-il davantage mental que physique ?

Je ne sais pas. Il a commis plus de fautes que moi. J'étais plus solide que Roger sur ce cinquième set. Le jeu où je réalise le premier break, il fait une faute en revers qui a été très importante pour moi.

Ce titre est-il comparable à vos premiers succès à Wimbledon ou à Roland-Garros ?

C'est différent. C'est mon premier titre sur dur, mais je n'ai encore pas eu le temps d'apprécier ce titre parce que je suis si fatigué. Je suis rentré aux vestiaires et c'était vertigineux.

Vous venez de gagner sur toutes les surfaces à seulement 22 ans. Allez-vous chercher à battre le record de Sampras ?

J'en ai six et je suis heureux avec mes six titres. Bien sûr, je vais essayer de m'améliorer tous les jours pour continuer à gagner des matches et des titres. Mais je sais à quel point c'est difficile. Je ne sais pas si je vais en gagner davantage, mais je sais que je vais essayer. On ne peut pas savoir quand cela va s'arrêter. Il faut toujours être prudent et humble pour continuer à travailler.

Cette victoire signifie-t-elle que vous êtes le vrai patron ?

Oh, non. Le vrai, non. J'ai juste gagné un titre important dans ma carrière. Je n'étais pas meilleur ou moins bon cinq heures avant ce titre. Quand tu gagnes un match important, tu dois savoir qui tu es avant le match et tu dois savoir qui tu es après le match. Et tu es le même ! »
S.D.
# 02/02/2009 à 10:34 Nico
SYNTHESE AUSTRALIAN OPEN AU NIVEAU DES CLASSEMENTS WTA ET ATP

Serena Williams retrouve le sommet

Grâce à sa victoire lors de l'Open d'Australie, Serena Williams s'est emparée des commandes du classement mondial. Avec 9432 points, elle devance sa dernière victime à Melbourne, Dinara Safina de près de 300 points. Jelena Jankovic recule à la troisième place et se trouve désormais menacée par Elena Dementieva, toujours quatrième. L'ex-patronne du circuit, Ana Ivanovic réalise une très mauvaise opération comptable : la Serbe recule de la 5e à la 8e place et devra probablement défendre son titre à Roland Garros si elle ne veut pas sortir du top 10. A noter que Maria Sharapova, absente à Melbourne, dégringole à la 17e place.

Côté Français, Marion Bartoli a repris des couleurs dans cette hiérarchie. Avec son quart de finale en Australie, la native du Puy-en-Velay gagne six places et se trouve désormais aux portes du top 10 (11e), de nouveau première tricolore. Alizé Cornet grapille elle aussi quelques rangs. La Niçoise occupe le meilleur classement de sa jeune carrière avec sa 14e position. Enfin, malgré un Open de bonne facture (éliminée par Azarenka), Amélie Mauresmo se stabilise (23e).


Rafa tranquille, Tsonga s'écroule

Grâce à son succès en Australie, Rafael Nadal reste bien ancré tout en haut de la hiérarchie mondiale. Avec 14 260 points, «Rafa» devance toujours Roger Federer (11 000 points). Mauvaises opérations en revanche pour Novak Djokovic qui se retrouve à près de 2000 points de Federer, après avoir perdu son titre à Melbourne et pour Jo-Wilfried Tsonga, qui perd sept places et pointe désormais au 14e rang mondial.

Côté remontées spectatulaires, Fernando Verdasco fait son apparition dans le top 10. Le demi-finaliste de l'Open d'Australie est désormais 9e, juste derrière Gilles Simon, qui a repris sa place de n°1 Français. Enfin, Andy Roddick recouvre les avant-postes avec sa sixième place mondiale.
# 02/02/2009 à 12:03 cath
merçi ....merçi infiniment mon RAFA.....
je n'en reviens pas ....je plane completement ....

- RAFA a dit " RODGEUR fait tellement pour le tennis " et j'ai tout de suite pensé : MON CHERI ( comme dirait FLO ...) mais toi aussi , tu en fait infiniment !!!! tu nous fait rever !!!!

- je suis agéablement surprise par la venue et le talent de VERDASCO ...
et je dis chapeau à RODDICK , je pensais qu'il décrochait de la planete tennis : penses tu !!!

merçi THOMAS ET NICO pour vos coms' et les bonnes interviews ....

les larmes de FEDERER ont fait couler ....beaucoup d'encre ....
QUI était en couverture du " hérald tribune " , ce matin ????
: FED et ses larmes ....SI !!!!!

passons sur sésé WIWI ..désolée , j'y peux rien ....

FLO , j'ai mangé des cremes au chocolat et j'ai bu un bon verre de bourgogne ( mâcon-verzé ) pour feter la victoire de RAFA qui est prodigieuse ....
# 03/02/2009 à 08:33 Thomas
Coucou tous le monde c'est vrai que les infos françaises n'ont pas accordé beaucoup de temps pour le plus grand tournoi du tennis du moment !
Ca me dégoute un peu car quand c'est du foot c'est pas pareil. Mais bon c'est sur internet qu'il y a le plus de résumé du match.
# 03/02/2009 à 09:29 Florence
Tu es poli toi Thomas, moi je dis c'est dégueulasse mais pas des français mais des belges aussi. On a fait plus de foin pour les 2 autres ( voile et basket (non) que pour ce grand schlem. Moi j'aurais voulu voir la remise de la coupe mais nada. Et en Belgique on essaye de nous faire prendre les chaînes payantes pour voir un peu de sport. Enfin tu as lu Cath, je me demande si elle a bu sa bouteille toute seule ????
# 03/02/2009 à 19:40 Thomas
LOL florence, c'est pareil en france on essaye de nous faire acheter les chaines payantes, en s'abonnant à TPS ou canalsatellite.
# 03/02/2009 à 23:01 cath

merçi infiniment pour vos coms' : c'est bien dit!!
heureusement qu'il y a internet pour voir pleins de matchs!!! et les revoir !!! et revoir de "bons vieux trucs" ....c'est en 1988 que DEDE AGASSI est apparu !! OUH OUH !!! ça nous rajeunit
FLO , le lien que je t'ai indiqué , tu as pu l'utiliser ????

hé oui ....RODGEUR a beaucoup de talent ....mais il est dépassé par RAFA ; tant dans le jeu , je trouve , ( surtout maintenant! ) ; que dans sa tête....
bon : on sait qu'il ne veut pas prendre sa retraite et continuer à travailler et il rêve encore à roland garros : mais WILANDER a dit sur le journal l'équipe :
" FEDERER n'a pas de coach ; cela lui permettrait de réfléchir à ses matchs : est ce qu'il regarde ses matchs en vidéo ????....
et d'enchainer sur le jeu intelligent de RAFA....

...je vous l'avais dit !!! la forçe mentale , l'intelligençe ....la différençe d'age ;....
et RAFA de préciser : etre prudent , rester humble et continuer à travailler .....
chapeau !!!!
hé oui !!trop d'orgueil c'est pas bon du tout ...heureusement que RAFA sait en avoir , ainsi que de la rage de vaincre , quand il est sur le court!!!

FLO , va bien falloir qu'on s'y fasse , la patronne depuis le départ de JUSTINE ...c'est sésé WIWI ...
j'espere que la clique RUSSO-SERBE v se réveiller , pour gagner de tems en temps ....
# 04/02/2009 à 08:10 Thomas
C'est vrai que depuis 2004 rafa progresse chaque année même si peut-etre en 2007 il a fait une progression moins forte que les autres années. Et cela embarrasse federer autant au classement que dans les tournois ! Mais bon la pour l'instant rafa creuse l'écart cette année mais ces prochains mois va falloir tenir car il a un paquet de points à défendre. Mais à partir du mois de septembre c'est l'inverse. On verra bien comme cette saison va se passer mais pour l'instant c'est plutot pas mal, même si j'avais un peu peur de murray pour l'open d'australie, heureusement que Verdasco était là
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