BERCY 2009

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# 05/11/2009 à 20:37 Nico
Paris-Bercy s'est fait sa place

Un temps menacé, le BNP Paribas Masters, qui débute ce week end, affiche aujourd'hui une bonne santé, aussi bien financière que sportive. Au point d'être devenu une date stratégique du calendrier ATP.

Appelé à la rescousse par la Fédération française de tennis en 2007 pour redorer le blason du tournoi de Bercy, boudé par les stars et les spectateurs, Jean-François Caujolle, co-directeur de l'événement avec Cédric Pioline, a imposé un nouveau positionnement stratégique : «Pour le BNPPM, on a pris le parti de placer le tournoi dans le registre de l'entertainment. A côté du sportif, il faut faire vivre l'événement au public de façon plus globale avec de l'interactivité, des activités annexes (concert, DJ…). Le Palais Omnisport de Paris-Bercy, qui est une salle de spectacle, est idéal pour la musique. Il faut profiter de ses points forts. A nous de distraire le public entre les matches. Depuis plusieurs années, on regarde de près ce qui se fait aux Etats-Unis, mais également ce que fait Max Guazzini (Ndlr : président du club de rugby du Stade Français). Il faut apporter une dimension supplémentaire de loisirs, d'expérience, de divertissement», nous explique-t-il.


Un tiers du budget consacré aux joueurs


Le show représente donc la cerise, le tennis demeurant le gâteau. Retenir ses spectateurs est une chose, les faire venir en est une autre. Et la meilleure façon d'attirer la foule parisienne, particulièrement connaisseuse en matière tennistique, est de proposer le meilleur tableau possible. «Il y a deux ans, ma mission a été de faire revenir les meilleurs joueurs mondiaux. Même si on fait du divertissement, le sport reste le cœur de cible», rappelle Caujolle. Ce dernier peut aujourd'hui savourer son succès. Le plateau 2009 sera particulièrement relevé. Sauf blessures de dernière minute, toutes les têtes d'affiche ont répondu présent. De Roger Federer à Rafael Nadal en passant par Novak Djokovic, Andy Murray ou Juan Martin Del Potro. Les meilleurs Français seront bien évidemment là, à commencer par Jo-Wilfried Tsonga, tenant du titre. Faire venir de tels joueurs a bien évidemment un coût. «On a été à l'écoute des joueurs, qui faisaient l'impasse, pas par ce que la saison était longue mais par ce qu'il n'aimait pas la surface (à la moquette a succédé du bois acrylique/résine, moins rapide, moins traumatisant), la balle ou l'accueil.» Un tiers des 10 millions d'euros de budget leur est dévolu. Outre les 2,7 millions de prize money, il faut compter entre 500 000 et 600 000 euros de frais annexes (hôtel, transport, repas…). Les deux autres postes lourds concernent l'entertainment (effort de communication, marketing) et la location du POPB. A ce titre, l'extension de Roland Garros, dont le projet ne cesse d'être retardé, pourrait permettre de substantielles économies dans le futur. Le tournoi parisien serait alors délocalisé Porte d'Auteuil dans le nouveau central doté d'un toit. Mais on n'en est pas encore là.


Une fréquentation record


Si l'ATP critique régulièrement Bercy pour sa relative petite taille, elle est aujourd'hui rassurée en termes de fréquentation : «L'épée de Damoclès, qui était la faible fréquentation du tournoi, fait aujourd'hui partie du passé. Alors que l'on ne dépassait pas les 50 000 spectateurs il y a trois ans, on est aujourd'hui à plus de 100 000, l'objectif que j'avais fixé à mon arrivée et qui avait fait grincer des dents. Aujourd'hui, le problème est résolu. Avec 112 000 billets vendus (Ndlr : l'entretien a été réalisé à deux semaines du début de l'événement), soit plus que la saison dernière (111 000), on se retrouve dans le peloton de tête des Masters 1000. On peut tabler sur 120 000 spectateurs payants. Avec les invitations, on arrivera à une fréquentation légèrement supérieure à 130 000.» Un succès dû en partie à la mise en place des double-sessions (soit deux fois plus de billets émis sur les 5 premiers jours), l'un des axes de communication cette année (en témoigne les panneaux publicitaires). «Avant, on était sur un schéma de consommation ancien (le tournoi a été créé il y a 22-23 ans). Les gens pouvaient s'asseoir de 11h à minuit et avaler du tennis pendant 12 heures. Aujourd'hui, la «consommation du sport» est totalement différente. Il faut qu'il y ait des plages plus courtes, d'où la mise en place des double-sessions (passé de 3 à 5 jours cette année). Cela nous a permis d'accroître notre clientèle, en permettant notamment à ceux qui travaillent dans la journée de venir le soir.»


Le label Masters 1000 consolidé

Le fait que le tournoi ne se dispute plus pendant les vacances scolaires n'a donc pas été pénalisant. Au contraire ! Placé juste avant le Masters, Bercy délivrera à la fois les derniers sésames et servira de répétition générale. «Les deux dernières années, le calendrier n'était pas très favorable. Madrid était juste devant nous (Ndlr : il a été déplacé avant Roland Garros cette saison) et le Masters se déroulait à des milliers de kilomètres, à Shanghai. Ceux qui avaient déjà validé leur place n'avaient pas forcément intérêt à venir chez nous. Cette année, le calendrier est très favorable. On est le dernier tournoi avant le Masters, qui se déroule désormais à Londres. Il n'y a donc plus de problèmes de distance, de décalage horaire. En plus, la surface est quasiment la même», se réjouit Caujolle. Le BNP Paribas Masters ne s'est jamais aussi bien porté. Son label Masters 1000, un temps menacé, n'est pas prêt de lui être retiré…
N.C.


Le BNP Paribas Masters de Bercy commence samedi : un succès annoncé

Les meilleurs joueurs du monde seront à Paris pour succéder à Jo-Wilfried Tsonga, vainqueur de l’édition 2008.

A quatre jours de l’ouverture de ce dernier Masters 1000, les organisateurs sont déjà assurés de faire le plein de spectateurs ; 125.000 billets ont déjà été vendus. Au détour d’un petit-déjeuner, le directeur du tournoi, Jean-François Caujolle, a donné hier les clés de ce succès annoncé.


Un plateau de rêve

Roger Federer, Rafael Nadal et bien sûr Jo-Wilfried Tsonga, le vainqueur de l’édition 2008… Aucun membre du Top 20 ne manquera à l’appel du Masters 1000 si ce n’est peut-être le numéro 6 Andy Roddick, qui vient tout juste de reprendre l’entraînement après avoir soigné sa blessure au genou.

« On a l’assurance d’avoir les meilleurs mondiaux parce que le Masters se tient en Europe (à Londres) au lieu de Shanghai », explique le directeur. Les joueurs déjà qualifiés sont là à Bercy puisqu’ils ne risquent plus d’être fatigués par le voyage en Chine. Le changement de surface opéré en 2007 répond par ailleurs parfaitement à l’attente des joueurs.


La « der » de Safin


Le Russe de 29 ans, ancien numéro un mondial, mettra fin à sa carrière à l’issue du tournoi. Victorieux en 2000, 2002 et 2004, Marat Safin, connu pour ses coups de colère mais aussi ses coups de génie sur le court, sera honoré par les organisateurs qui lui remettront un trophée. Fabrice Santoro, également, pourrait disputer son tout dernier match à Bercy, même si l’envie de poursuivre jusqu’à l’Open d’Australie le démange depuis qu’on lui a parlé de battre un nouveau record : être le premier tennisman professionnel à avoir joué sur quatre décennies.


La qualif pour le Masters


Avant le début du tournoi, il restera deux places à prendre. Si Nikolay Davydenko, 7e, est tout prêt de la qualification, la huitième place, actuellement détenue par Fernando Verdasco sera beaucoup plus disputée. Jo-Wilfried Tsonga (9e), Robin Söderling (10e) et Fernando Gonzalez (11e) chercheront à s’en emparer. Gilles Simon (12e) pourrait aussi créer la surprise s’il s’imposait. L’an dernier, ce fut le cas de Tsonga, 12e à l’époque.


Des animations

Comme l’an dernier, deux sessions auront lieu, « pour optimiser la billetterie et permettre au plus grand nombre d’accéder au tournoi », déclare le directeur. Des spectacles sont prévus dès dimanche avec le concert de Superbus pour clôturer la soirée. Mardi, les spectateurs auront droit à l’avant-première de Scooby-Doo et les pirates fantômes. Enfin, des airs d’opéra seront chantés le dernier dimanche.
S.M.
# 07/11/2009 à 00:26 Nico
Tsonga, dernier espoir

Gilles Simon sera au mieux remplaçant au Masters. Le dernier espoir tricolore repose sur les épaules de Jo-Wilfried Tsonga, qui pourrait retrouver son compatriote dès les huitièmes de finale.

Un tableau de Bercy, c'est toujours une surprise. Mauvaise pendant quelques années et bonne la saison dernière. Pour cette édition, seul Andy Roddick manque à l'appel et se réserve pour la Masters Cup. Et le tenant du titre, Jo-Wilfried Tsonga, n'est pas ménagé. Dans son quart de tableau, il peut retrouver dès le troisième tour Gilles Simon et le vainqueur devrait affronter Rafael Nadal.

Cette partie réserve aussi un premier tour très corsé pour Sébastien Grosjean. Invité par les organisateurs, le Marseillais voit se profiler la grande silhouette du vainqueur de Lyon, Ivan Ljubicic. Et le Croate s'annonce comme un épouvantail un peu effrayant pour les Bleus : Sébastien Grosjean au premier tour, Gilles Simon au deuxième tour et Jo-Wilfried Tsonga au troisième tour... La troisième tête de série française n'est guère plus vernie. Gäel Monfils pourrait se retrouver face à Stanislas Wawrinka dès son entrée dans le tournoi.

Du côté des adieux, Fabrice Santoro hérite de James Blake. Pour le spectacle, c'est parfait et pour le jeu, cela s'annonce spectaculaire. L'autre futur retraité, Marat Safin, ne connaît pas encore son adversaire. Le triple vainqueur du tournoi affronte un qualifié. Il y a pire, mais c'est toujours très piégeux. Michaël Llodra, Paul-Henri Mathieu, Julien Benneteau et Jérémy Chardy bénéficient d'un tirage correct avec, respectivement, Benjamin Becker, Victor Troickï, Philipp Petzschner et Juan Monaco.

Du côté des favoris, un choc pourrait avoir lieu dès les quarts de finale entre Andy Murray et Juan Martin Del Potro pour retrouver Roger Federer en demi-finale. Le quart de finale entre Nikolay Davydenko et Novak Djokovic devrait également être explosif. Dès les quarts, Rafael Nadal pourrait avoir des retrouvailles parisiennes très chaudes en quarts de finale face à Jo-Wilfried Tsonga.
lequipe.fr
# 08/11/2009 à 00:20 Nico
Bercy, tremplin de luxe pour Londres

Un temps menacé par les défections et l'ennui, le Masters 1000 Paris-Bercy a retrouvé de la fraîcheur. Une surface qui plaît aux joueurs, des stars, des Français en haut de l'affiche, et surtout une bonne place dans le calendrier avant le Masters de Londres, voilà les atouts du tournoi du POPB.


LONDRES VIA BERCY


Les joueurs qui n'ont pas encore validé leur ticket pour le Masters de Londres ont une chance supplémentaire de le faire à Paris. Tout le monde en convient, c'est plus pratique de passer par la France plutôt que de s'imposer un aller-retour Europe-Asie comme les années précédentes (quand le Masters était hébergé à Shanghai). Cela pourrait être également aussi dramatique que les deux saisons précédentes avec les qualifications in extremis de Richard Gasquet (2007) et Jo-Wilfried Tsonga (2008) pour le tournoi de "Maîtres".

Trop loin pour concilier triomphe parisien et billet pour Londres, comme Tsonga l'an passé, les Français ont toujours les moyens d'assurer le spectacle cette année. Le plateau des tops 10, et malgré l'absence d'Andy Roddick, a également de quoi séduire : ni Roger Federer, ni Rafael Nadal, ni Juan Martin Del Potro, sans parler de Novak Djokovic ou d'Andy Murray seront là et seront là pour gagner un titre qui échappe à leur palmarès. Côté tricolore, sachant que Gaël Monfils n'est pas dans les meilleures dispositions, que Jo-Wilfried Tsonga est diminué par des douleurs au poignet, c'est Gilles Simon qui sera le plus ambitieux. Michaël Llodra, excellent à Lyon (finaliste), tentera de se faire une place dans le tableau.


UN TREMPLIN

Paris-Londres, c'est donc le ticket gagnant du nouveau calendrier ATP. Après quelques années calamiteuses, malgré des noms qui ne sonnent pas faux au palmarès (Henman en 2003, Safin en 2004, Berdych en 2005, Davydenko en 2006), Bercy revient progressivement dans la lumière. En 2007, Bercy est sous pression. La condition physique des meilleurs, qui arrivent éreintés à Paris, pénalisent le tournoi. Les forfaits et les abandons se multiplient. La fréquentation en pâtit, et les joueurs ne sont pas satisfait des conditions de jeu. On change la formule. Bienvenue au tennis night-club, un tennis de fin de soirée peut-être, disons de fin de saison, mais un tennis qui fait danser.

On invite David Guetta en 2007 et David Nalbandian remporte un beau tournoi, où Gasquet brille. En 2008, c'est Martin Solveig qui anime le tennis-floor. Le sol a d'ailleurs lui aussi changé. Fini le mauve gluant, vive le bleu et vert. Fini le supreme court, trop lent pour ces messieurs et hop, vive le retour des résines de Gerflor. Un parquet de bois (aggloméré), trois couches de résines, cela va beaucoup plus vite et cela permet en 2008 de voir un puncheur prendre le titre à Nalbandian : Tsonga. Cela va surtout permettre aux joueurs d'évoluer sur la même surface qu'à Londres.


2009, SUPERBUS ET BERCY A DEUX ETAGES ?

Cette année, c'est le groupe Superbus qui vient donner le ton dès dimanche. Une pop gentille pour mettre les joueurs de bonne humeur et pour indiquer que le chemin n'est plus très long avant Londres. Tsonga ne croit plus vraiment en ses chances de qualification pour le Masters et Simon est déjà mathématiquement out. Le premier espère toutefois, si ces poignets (qui l'ont poussé à l'abandon à Valence), défendre son titre. Le second, qui venait voir ce tournoi tout petit, rêve d'un titre. Les deux se retrouvent dans la même partie de tableau que Nadal et Djokovic et pourraient même s'affronter en huitièmes de finale.

La course au Masters ne sera pas vraiment d'actualité. Avec un Fernando Verdasco demi-finaliste à Valence, un Robin Soderling convalescent et un Fernando Gonzalez en petite forme, c'est une avalanche de coïncidences qu'il faudrait pour changer la donne actuelle (qualifiés : Federer, Nadal, Djokovic, Murray, Del Potro, Roddick, Davydenko, Verdasco). Bercy sera pourtant le lieu idéal pour observer ce qui se fait de mieux dans le tennis mondial : le tennis rigoureux des top 10 et une soixantaine de joueurs aux talents des plus variés. L'occasion aussi de revoir une dernière fois Jérémy Chardy, la plus belle progression tricolore de l'année (face à Monaco au premier tour) et bien entendu, Fabrice Santoro, qui terminera sa carrière cette semaine.
J.C.


Entraînement, adieux et objectifs

Fabrice Santoro ouvre le bal, ce dimanche à 14h45, contre James Blake. Le deuxième match du Sunday Start oppose Michaël Llodra à Benjamin Becker. Samedi, quelques cadors étaient déjà sur le pont et les Français évoquaient leurs objectifs.


Nadal, Del Potro et Söderling à l'entraînement


Sur les courts n°1 et n°2, les joueurs s'escriment en qualifications avec de belles réussites pour les Français à l'image de la victoire (6-7 [5], 6-4, 6-3) de Vincent Millot contre Simone Bolelli. Et sur le central, les têtes d'affiche se relaient à l'entraînement à l'instar de Juan Martin Del Potro ou de Rafael Nadal. Face à Nicolas Almagro, le Majorquin ne lésine pas dans l'effort sous le regard de son oncle Toni. Juste avant Robin Söderling n'a pas ménagé son épaule face à John Isner.


Grosjean sans douleur

Invité par les organisateurs, Sébastien Grosjean ne se soucie pas de son adversaire, Ivan Ljubicic. Le vainqueur de l'édition 2001 apprécie tout simplement de pouvoir rejouer sans douleur à l'épaule : « C'est un joueur en forme que je connais très bien. Nous sommes de la même génération. Il a retrouvé son niveau de jeu. Ce n'est pas un premier tour facile, mais je m'en fous de savoir contre qui je joue. Je vais disputer mon troisième Grand Prix depuis pas mal de temps. Je suis content d'être sur le terrain. Aujourd'hui, je n'ai plus de douleurs. Cela fait trois semaines que je n'ai plus mal. A Metz, j'avais mal au bout d'une heure. Le lendemain, je ne pouvais plus lever l'épaule. A Orléans, je n'avais pas beaucoup joué à cause de l'épaule mais je n'ai pas eu mal. Cela a enchaîné à Lyon, j'ai joué toute la semaine tous les jours et en servant tous les jours et sans douleur. Je m'entraîne normalement.» Le Marseillais en a aussi profité pour soutenir Xavier Malisse, un joueur qu'il connaît depuis les tournois de jeunes. Il juge «regrettable et sévère» la décision de suspendre un an un joueur qui a connu «des galères, est passé par les challengers pour revenir à un bon niveau» et il espère que sa sanction sera réduite. Il a également précisé qu'il était de «tout coeur» avec Richard Gasquet qui va comparaître en appel le 10 novembre.


Santoro ne «veut pas d'un match plat»

Pour son dernier tournoi, Fabrice Santoro se voit proposer l'adversaire idéal, James Blake : spectaculaire, sympa et jouable. En cinq confrontations, le Français ne s'est imposé qu'une fois à Sydney en 2008, mais il a vécu un des plus beaux moments de sa carrière face à l'Américain sur le central de Flushing Meadows en night session en 2007. Si la victoire n'est pas au rendez-vous avec une défaite (6-4, 3-6, 6-2, 4-6, 6-4), l'émotion a culminé. Pour ses adieux à bientôt 37 ans, le Toulonnais peut rêver d'une telle ambiance : «Je suis content de jouer contre un adversaire pour qui j'ai de la sympathie, avec lequel je m'entends bien et contre qui j'ai déjà eu de bons combats. J'ai fait beaucoup d'efforts pour être prêt, je me suis pas mal entraîné. C'est le dernier. J'aimerais bien gagner et jouer contre Murray. Je vais faire le maximum, j'espère qu'il y aura du monde. Je veux surtout qu'il y ait une ambiance et du suspense. Je ne veux pas d'un match plat.» Dimanche à 14h45, il ouvre le bal de Bercy devant 12.000 spectateurs, il ne devrait pas être déçu. Quand on lui demande si c'est vraiment la der des ders, il répond en souriant : « Oui, oui. Je crois bien.»


Le challenge personnel de Chardy

Etre tête de série dans un Grand Chelem, ce n'est pas anodin. Classé 31e mondial, Jérémy Chardy peut espérer décrocher une place de tête de série en Australie s'il joue bien à Bercy : « Je suis 31e, j'ai donc mon destin entre mes mains. Si je joue bien ici, je sais que je serai tête de série. C'est mon petit challenge personnel pour ce tournoi. Je trouve amusant de finir sur un petit challenge. » Son premier petit challenge se nomme Juan Monaco. Cela tombe bien. L'Argentin est 30e mondial et présente un profil de terrien : « Je l'ai affronté à Monte-Carlo (Ndlr : défaite 6-2, 7-5). Je sais comment il joue, il ne donne pas de points. Sur surface rapide, il joue un peu comme sur terre battue. Il va falloir que j'attende la bonne balle et quand il raccourcira un peu, il faudra que je monte beaucoup au filet. Cela va vite et il n'aime pas trop quand on l'agresse. Si je prends mon temps, que je sers bien et que je l'y mets beaucoup de pression, il peut faire des fautes. Ce n'est pas sa surface, j'espère que cela m'avantagera.»


Surface rapide ou lente ?

Alors il est comment ce court ? Différent de Lyon pour Julien Benneteau, plus lent qu'à Bâle pour Jérémy Chardy, mais agréable pour les deux. Après son entraînement avec Paul-Henri Mathieu, Julien Benneteau donne son avis sur les conditions de jeu : « Le court est bien. C'est un peu différent de celui de Lyon car les balles sont différentes. Cela rebondit un peu moins. C'est peut-être un peu plus lent ici, ce sont des conditions intermédiaires. C'est assez agréable de jouer ici. C'est le dernier coup de collier et c'est plus facile pour nous (Ndlr : joueurs français) parce que c'est à Bercy. C'est génial de pouvoir compter là-dessus. C'est dur physiquement et mentalement, mais j'ai plutôt bien tapé. Je pense que c'est plus dur pour d'autres joueurs que pour moi et je vais essayer d'en profiter.»
S.D.
# 08/11/2009 à 23:41 Nico
Au revoir Monsieur Santoro

Il arrive en jean et tee-shirt en conférence de presse car il a jeté toutes ses affaires de tennis au public lors de son tour d'honneur. Fabrice Santoro a perdu le dernier match de sa carrière (6-4, 6-3) contre James Blake, mais ce n'est pas l'essentiel. A l'image de ses 21 ans à arpenter le circuit, le magicien veut de la qualité, des émotions et du spectacle pour la der des ders. L'amoureux du jeu aime les symboles et son dernier match n'en manque pas. Son échange de chemisette avec l'Américain et leur belle accolade à la fin en témoignent. James Blake en sourit et précise qu'il «gardera le maillot et va peut-être commencer une collection ».

Devant ses amis et ses parents, Fabrice Santoro ne veut surtout pas manquer sa sortie et il vit une « belle défaite, un match de qualité » face à un bel adversaire. «Il y avait la peur de mal gérer mes émotions, de faire un mauvais et de terminer par un raté. Il était important de jouer un match de haut niveau », avoue d'emblée le champion sans guillemets. Par modestie, il en met. Par honnêteté et respect pour son immense carrière, on peut les enlever. A bientôt 37 ans, le Français pointe encore au 53e rang mondial et propose un jeu inimitable comme le souligne James Blake. Sa science du jeu lui permet de traverser le temps et de soulever les foules.

Santoro a traversé les époques


Comme un artiste, il craque au début et voit les six premiers points lui échapper. Puis il se décontracte et sa fameuse cuisine agit sur le coup droit de l'Américain. Il breake le premier et mène 4-2 avant d'encaisser six jeux d'affilée. Malgré un débreak pour revenir à 2-2, il finit par céder. Mais il a le temps de jouer quelques belles volées acrobatiques, de distiller quelques effets rétros ou des chip and charge assassins. Enfant déjà, il donnait mal à la tête à ses adversaires avec son jeu de casse-tête. Il donnait la fessée à ses copains de promo en s'amusant. Et c'est bien le jeu qu'il a personnifié toute sa carrière. Il s'amuse sérieusement. Ou plutôt il s'amuse intelligemment.

Si l'intelligence se définit couramment comme la capacité d'adaptation, Fabrice Santoro est très intelligent car il a su traverser le temps et le jeu. «La chose dont je suis le plus fier est d'avoir exploité mon potentiel à 100% et d'être allé au bout de mes capacités. Avec un jeu un peu dépassé à la base, j'ai réussi à lutter face aux meilleurs. J'ai su réactualiser en permanence mon jeu. Affronter Jonas Svensson en 90, ce n'est pas la même chose qu'affronter Rafael Nadal en 2009, explique le Varois. Pour être capable d'affronter ces deux joueurs sur 20 ans, il faut progresser en permanence. Si on ne fait que se maintenir, on régresse.» Même en conférence de presse, le temps suspend son vol car Fabrice Santoro a envie de prolonger le moment. Il a versé quelques larmes en sortant du court. Des larmes de soulagement et des larmes de deuil d'une première vie bien remplie. Son dernier match est déjà un souvenir. Mais un beau souvenir.


Llodra sort au 1er tour


Deux semaines après sa finale à Lyon, Michaël Llodra espérait boucler sur une bonne note une saison frustrante, gâchée par deux blessures. Mais le Francilien, toujours aussi malheureux à Bercy (1 victoire en 5 participations), a perdu dès le premier tour contre Benjamin Becker, 43e mondial (3-6, 6-2, 6-3 en 1h40'). «J'ai fait pas mal d'efforts à Lyon et je ressens encore un peu de fatigue, a avoué Llodra. Et ce ne sont pas du tout les mêmes conditions. La surface est bien plus lente, les balles aussi, mon service est moins efficace.»

Face à un adversaire sans point faible, très régulier, le Francilien n'a imposé son jeu offensif qu'en début de rencontre, notamment par de beaux revers gagnants en fond de court. Mais il a ensuite alterné volées gagnantes et fautes directes, pour terminer sa saison sur une défaite logique, mais qui ne gâche pas les progrès entrevus ces dernières semaines : «Le bilan de mon année est mitigé car l'objectif était de progresser au classement et d'aller chercher des titres. Mais j'ai quand même joué deux finales en France (à Marseille et à Lyon), en une demi-saison. Et je finis 70e mondial, donc j'attaque 2010 plus sereinement.»

La der avec Arnaud Clément


Llodra n'en a pas totalement fini avec 2009 puisqu'il dispute le double à Bercy avec Arnaud Clément. «Et c'est notre jubilé car je me suis engagé pour 2010 avec Andy Ram, ajoute l'ancien partenaire de Santoro. Ca a été difficile à annoncer à Arnaud car c'est l'un de mes meilleurs copains.» Puis «je vais jouer quelques matches par équipes avec mon nouveau club, la Villa Primrose Bordeaux, partir en vacances une semaine et reprendre l'entraînement début décembre avec Laurent Raymond, au sein de la Fédération.»
A. Q.


Santoro : «Un deuil et un soulagement»

Ce dimanche à 16h15, Fabrice Santoro a quitté la scène avec une «belle défaite» contre James Blake. Emu mais heureux, le Français revient sur ses émotions, évoque son avenir et la «petite mort» d'une retraite sportive.


« Fabrice Santoro, que ressentez-vous après le dernier match de votre carrière ?

C'est une belle défaite, avec un match de qualité face à un bon Blake, avec une bonne ambiance et beaucoup de monde au POPB. C'était important de jouer un match de haut niveau. C'est une si longue page qui se tourne comme si tout avait été prévu à l'avance, c'est trente ans d'une vie, trente ans consacrés au tennis. C'est aussi trente années qui sont passées extrêmement vite. Lorsqu'on est passionné, on ne calcule pas le nombre d'heures passées à s'entraîner, à voyager, à se battre sur un terrain. Tout se fait naturellement. Comme aujourd'hui, j'ai toujours donné le maximum.


Etes-vous triste de quitter la scène ?

Il n'y a pas de tristesse, c'est une forme de soulagement. Depuis quelques mois, j'avais plus de difficultés à m'entraîner et à repousser mes limites. Lorsque j'arrive le matin à la salle de gym, c'est plus difficile d'aller travailler ce qu'on a travaillé des centaines ou des milliers de fois. Je suis allé au bout de mon combat. J'ai essayé de repousser mes limites le plus longtemps possible, de rester compétitif. Aujourd'hui, je suis content que tout cela s'arrête et que je puisse démarrer une vie nouvelle, une vie normale.


Une vie normale, c'est aussi parfois une vie banale.
N'avez-vous pas peur que l'adrénaline vous manque ?

Je n'ai pas peur, mais je pense que cela me manquera. Tous les aspects de mon métier me manqueront : l'adrénaline, le contact avec la presse, le public et l'insécurité de ce métier. Chaque semaine, on se remet en question. Chaque semaine, un classement ATP sort. Parfois on a la banane en le voyant et d'autrefois, on a les larmes aux yeux. Il existe une remise en question permanente. On prend des fessées régulièrement parce qu'on est amené à perdre. A chaque fois qu'on s'inscrit dans un tournoi, on perd à quelques exceptions près. J'ai joué en moyenne 25 tournois par an pendant 21 ans, cela doit faire 525 tournois. Et j'ai perdu 519 fois, c'est beaucoup (sourires). On doit toujours se remettre en question, essayer de progresser et d'avancer, mais cette insécurité est très riche à vivre. On ne peut jamais s'installer, se reposer et attendre que les choses passent.


On parle souvent de petite mort pour l'arrêt d'une carrière sportive. Qu'en pensez-vous ?

Oui, c'est un deuil qu'il faut faire même si j'ai planifié et décidé ce deuil. Beaucoup n'ont pas eu cette chance car ils ont dû quitter le circuit en raison de leur baisse de niveau ou de blessures. C'est un deuil, mais c'est aussi un soulagement de se dire qu'on va pouvoir bénéficier d'une vie plus standard. Dans le sport de haut niveau, il y a des limites physiques qu'on ne peut pas dépasser même si j'aurais pu faire ce métier un an supplémentaire. Les douleurs sont plus fréquentes que par le passé, il faut respecter son corps. Je termine 50e, en bonne santé après 21 ans de carrière, c'est à mes yeux la fin idéale.


Avez-vous déjà réfléchi à votre reconversion ?

J'aimerais découvrir d'autres aspects du monde du tennis. J'ai commencé à mettre un pied dans les médias et un autre pied dans l'événementiel avec l'Open de Moselle. J'ai beaucoup de propositions depuis la fin de l'été, mais je n'ai pas encore pris de décision. Peut-être avec une chaîne de télévision, mais rien n'est décidé. J'aurais peut-être besoin d'avoir une activité en dehors du tennis, mais je ne l'ai pas encore définie. D'ici Noël, je connaîtrai assez clairement mon planning pour 2010. J'ai toujours été très actif avec beaucoup de projets. Depuis quelques années, je n'ai pas que le tennis dans ma vie. Je fais d'autres choses qui m'ont permis de prolonger ma carrière. Si je n'avais eu que le tennis dans ma vie, j'aurais sûrement saturé plus tôt. Lorsque je suis à la maison, je prépare la suite, j'ai des projets avec des copains.


Avez-vous aussi envie de transmettre votre expérience en tant qu'entraîneur ?

J'ai très envie de transmettre parce que j'essaie de me mettre dans la peau d'un joueur de 18-20 ans. Si ces joueurs sont autant perdus que moi à l'époque, il faut vraiment que je les aide. A l'époque, je ne connaissais rien au métier. On n'est pas capable de jouer son meilleur niveau quand on ne sait pas comment utiliser ses armes. J'aimerais aider ces joueurs, leur faire gagner un peu de temps mais j'en ai marre de voyager. Je ne me vois pas parcourir le monde et passer encore des dizaines de nuits dans les hôtels en 2010 pour entraîner un jeune joueur. Occasionnellement, si des joueurs me demandent, je répondrais peut-être présent. Il y en a quelques-uns que j'aimerais aider. Je n'envisage pas être coach en 2010 ou 2011. Peut-être un jour, cela me démangera, mais pas pour l'instant. »
S.D.


PROGRAMME DE LUNDI


Quatre Français jouent leur premier tour lundi : Vincent Millot (contre Berdych), Paul-Henri Mathieu (face à Troicki), Thierry Ascione (contre Safin) et Sébastien Grosjean (face à Ljubicic).


Court Central

A partir de 11h00

Philipp Kohlschreiber (ALL) - Andreas Seppi (ITA) : 1-0

Pas avant 13h00

Tomas Berdych (RTC) - Vincent Millot (FRA)
Paul-Henri Mathieu (FRA) - Viktor Troicki (SER) : 1-0
Jérémy Chardy (FRA)-Gilles Simon (FRA) - Simon Aspelin (SUE)-Paul Hanley (AUS)

Pas avant 19h30

Thierry Ascione (FRA) - Marat Safin (RUS) : 0-1
Sébastien Grosjean (FRA) - Ivan Ljubicic (CRO) : 2-3


Court n°1

A partir de 11h00

Pablo Cuevas (URU) - Ivo Karlovic (CRO)
Andreas Beck (ALL) - Lukasz Kubot (POL)

Pas avant 14h00

Victor Hanescu (ROU) - Albert Montanes (ESP) : 5-1
Alejandro Falla (COL) - John Isner (USA) : 0-1
Jaroslav Levinsky (RTC)-Filip Polasek (SVQ) - Arnaud Clément (FRA)-Michaël Llodra (FRA)
Julien Benneteau (FRA)-Jo-Wilfried Tsonga (FRA) - Jeff Coetzee (AFS)-Marcelo Melo (BRE)
# 10/11/2009 à 09:40 Nico
RESULTATS DE LUNDI

* Ljubicic - Grosjean
* 7-6(7/2),6-4

* Safin - Ascione
* 6-4,4-6,7-6(7/3)

* Isner - Falla
* 4-6,7-6(12/10),7-5

* Troicki - Mathieu
* 7-6(7/4),3-0

* Montanes - Hanescu
* 3-6,6-3,7-6(7/3)

* Berdych - Millot
* 6-3,7-6(7/4)

* Kubot - Beck
* 6-4,3-6,6-4

* Seppi - Kohlschreiber
* 6-3,6-3

* Karlovic - Cuevas
* 7-6(7/3),6-4



Les Français calent, Safin poursuit


Grosjean dominé par Ljubicic, Mathieu blessé au mollet droit, Millot battu par Berdych et Ascione qui a raté 3 balles de match face à Safin, aucun nouveau Français n'a encore rallié le 2e tour de Paris-Bercy. Exemptés de 1er tour, Jo-Wilfried Tsonga affrontera Montanes; Gilles Simon jouera Ljubicic.


Ivan Ljubicic (CRO) bat Sébastien Grosjean (FRA) 7-6(7/2), 6-4
Prochain adversaire : Simon

Sébastien Grosjean est déçu. Il n'a pas réussi à être le seul Français du jour à se hisser au 2e tour du Masters de Paris-Bercy. Désormais 705e mondial, le Marseillais est le 4e Tricolore à passer à la trappe à Bercy, accompagnant Ascione, Mathieu et Millot vers la sortie et une fin de saison qui arrive trop vite pour l'ancien vainqueur de ce tournoi (2001). Il a joué à Paris son 9e match de l'année et reste sur un goût d'inachevé, lui qui a été opéré de l'épaule droite et qui tente de retrouver ses sensations sur le circuit professionnel. Mené 3-0 d'entrée de partie, Grosjean a pourtant résisté au récent vainqueur du tournoi de Lyon pour revenir au score et joué un jeu décisif, finalement perdu 7/2. Réalisant le break d'entrée de seconde manche, Ljubicic n'a eu aucun mal à conclure le match sur sa mise en jeu. Et retrouvera Gilles Simon au 2e tour, dès mardi.


Marat Safin (RUS) bat Thierry Ascione (FRA) 6-4, 4-6, 7-6(7/3)
Prochain adversaire : Del Potro

"Je suis désolé pour Thierry..." Visage grave, Marat Safin est peu content de sa prestation à Paris-Bercy. Mais l'ancien triple vainqueur (2000-2002-2004) est toujours en lice. Le Russe, ex-N.1 mondial, est passé à un point de l'élimination et donc de la retraite, lui qui dispute dans la capitale française son dernier tournoi professionnel ATP. Safin a sauvé trois balles de match sur sa mise en jeu à 4-5 dans la 3e et dernière manche. A chaque fois sur un ace, pour 24 servis au total. Issu du tableau des qualifications, le Français 168e mondial n'a pas à rougir de sa prestation, mais regrettera ses 10 balles de break non converties. Au prochain tour, Safin croisera le fer avec Juan Martin Del Potro. L'Argentin, 5e joueur mondial, reste sur deux défaites sur le circuit ATP depuis sa victoire à l'US Open, dont un abandon au 2e tour du Masters de Shanghai il y a un mois en raison d'une tendinite au poignet.


Viktor Troicki (SER) bat Paul-Henri Mathieu (FRA) 7-6 (7/4), 3-0 abandon.
Prochain adversaire : Stepanek.

Saison moyenne, et final en queue de poisson pour l'Alsacien, blessé au mollet droit face au Serbe Viktor Troicki à Bercy. Paul-Henri Mathieu n'était pas fringant ces derniers temps, mais il avouait avoir ressenti un regain d'énergie avant d'attaquer son dernier tournoi de l'année. Solide en début de rencontre, sans pour autant être capable de conclure avec détermination les points au filet, le Français a finalement cédé physiquement. Touché au mollet droit en début de seconde manche, il a préféré ne pas aggraver la blessure. Un partout entre les deux joueurs puisque Troicki avait abandonné lors de leur première confrontation, à Hambourg cette année. Le Serbe, efficace au service sans être foudroyant, défiera Stepanek.

"Je l'ai ressenti d'un coup sur une course. C'était difficile pour moi de continuer", a reconnu PHM. Cette sortie prématurée met fin à une saison très décevante pour le Strasbourgeois de 27 ans. "J'ai joué une finale à Hambourg, mais à côté de ça je n'ai pas fait grand chose, a-t-il admis. Je me demande comment j'arrive à être encore entre la 30e et la 35e place mondiale."


Tomas Berdych (RTC) bat Vincent Millot (FRA, Q) 6-3, 7-6 (7/4)
Prochain adversaire : Robredo.

Vincent Millot ne s'est pas fait tout petit sur le central de Bercy. 247e mondial, avec un seul match sur le grand circuit (à Lyon), opposé à un ancien vainqueur du tournoi, 20e mondial, le grand Tomas Berdych, il aurait pu déjouer ou surjouer. Millot a surmonté son stress des premières balles pour produire son meilleur tennis. Un service tonique à défaut d'être puissant, un bon jeu de jambes et des frappes recouvertes des deux côtés, voilà les atouts du Français. Après un bon set d'adaptation au niveau top 20, Vincent a profité des approximations de Berdych pour prendre son service à deux reprises : 4-1 et surtout 5-3 où il a servi pour le set. Là, la pression a été trop forte, le bras s'est raccourci. Dans le jeu décisif là encore il a été loin d'être ridicule.

"Me qualifier, c'était déjà quelque chose d'extraordinaire pour moi . C'était un match serré et j'ai eu beaucoup d'occasions. Je ne suis pas malheureux. Si je continue à jouer comme ça je vais avancer au classement ." Une défaite sans lendemain ? Pour l'instant car Vincent a assuré qu'il ferait son possible pour aller loin en Australie. Comme à Bercy, il sera certainement dans le tableau des qualifications. Et sinon, il prendra "bientôt un entraîneur". La carrière de Millot se met en place.


. LES AUTRES RESULTATS


Albert Montanes (ESP) bat Victor Hanescu (ROU) 3-6, 6-3, 7-6(7/3)
Prochain adversaire : Tsonga

Andreas Seppi (ITA) bat Philipp Kohlschreiber (ALL) 6-3, 6-3
Prochain adversaire : Verdasco

Ivo Karlovic (CRO) bat Pablo Cuevas (URU) 7-6(7/3), 6-4
Prochain adversaire : Söderling

Lukasz Kubot (POL, Q) bat Andreas Beck (ALL) 6-4, 3-6, 6-4
Prochain adversaire : Cilic

John Isner (USA) bat Alejandro Falla (COL) 4-6, 7-6(12/10), 7-5
Prochain adversaire : Gonzalez
J.C. avec AFP


PROGRAMME DE MARDI

Les Français seront encore nombreux sur les courts mardi. Jo-Wilfried Tsonga, tenant du titre, et Gilles Simon seront notamment en lice. Nikolay Davydenko et Fernando Verdasco feront également leur entrée.


Court central (à partir de 11h00)

Nikolay Davydenko (RUS/n°6) - Benjamin Becker (ALL)

Pas avant 13h00

Jérémy Chardy (FRA) - Juan Monaco (ARG)
Andreas Seppi (ITA) - Fernando Verdasco (ESP/n°7)

Pas avant 19h30

Jo-Wilfried Tsonga (FRA/N.8) - Albert Montanes (ESP)

Pas avant 20h45

Ivan Ljubicic (CRO) - Gilles Simon (FRA/n°11)


Court n°1 (à partir de 11h00)

Nicolas Almagro (ESP) - Marco Chiudinelli (SUI)
Stanislas Wawrinka (SUI) - David Guez (FRA)
Julien Benneteau (FRA) - Philipp Petzschner (ALL)
Feliciano Lopez (ESP) - Arnaud Clément (FRA)
# 11/11/2009 à 12:39 Nico
Nadal récompensé à l'Assemblée

Ce lundi (18h00), l'hôtel de Lassay a été le cadre de la remise des trophées de l'Académie des Sports 2008. A l'invitation de Bernard Accoyer, président de l'Assemblée nationale, et d'Emmanuel Rodocanachi, président de l'Académie des Sports, le Grand Prix Serge Kampf de l'Académie des Sports sera remis à Rafael Nadal.

Nombre de champions olympiques et mondiaux étaient présents à quelques encablures du parlement pour recevoir les différents trophées avec quelques mois de retard en raison de l'indisponibilité du tennisman espagnol. Nadal succède notamment à des stars comme Pelé (1970), Mark Spitz (1972), Eric Heiden (1980), Roger Federer (2005), Laure Manaudou (2006) et Haïle Gebreselassie (2007) au prestigieux palmarès ouvert en 1956 avec le skieur Toni Sailer. A.L



Le palmarès 2008 :


Grand Prix de l'Académie des sports : Rafaël Nadal (ESP) pour son quatrième titre consécutif à Roland-Garros, vainqueur à Wimbledon, médaillé d'or aux JO de Pékin et n° 1 mondial.

Grand Prix Olympique : Alain Bernard, or (100 m nage libre), argent (relais 4x100 m), bronze (50 m) aux JO de Pékin.

Prix Henry Deutsch de la Meurthe : Francis Joyon, tour du monde en solitaire sans escale en 57 jours, 13 heures et 34 minutes.

Prix Guy Wildenstein : Julien Absalon double champion olympique de VTT.

Prix Monique Berlioux : Valentina Vezzali (ITA) triple championne olympique de fleuret individuel.

Prix de la ville de Paris : Steeve et Christophe Guénot, médaillés d'or et de bronze de lutte à Pékin.

Prix Henri Desgrange : Philippe Delerm pour son livre Au bonheur du Tour.

Prix Roland Peugeot : Anne-Caroline Chausson, championne olympique de BMX à Pékin et Mike Di Meglio, champion du monde moto 125 cm3.

Prix Claude Foussier : équipe de France féminine de tir à l'arc (Sophie Dodemont, Virginie Arnold, Bérengère Schuh), médaillées de bronze à Pékin.

Prix François Lafon : Alizé Cornet (tennis).

Prix Emmanuel Rodocanachi : l'équipe de France de handball, championne olympique.

Prix Pierre-Paul Heckly : Dominique Nato, DTN de la boxe. Ses athlètes ont remporté trois médailles olympiques à Pékin.

Prix André de Saint-Sauveur : Yves Rossi (Suisse) - Traversée de la Manche (Calais - Douvres avec une aile à réaction (35 km en 13mn).

Prix Alain Danet : Annie Famose, championne du monde de slalom en 1966, médaillée d'argent en géant et de bronze en slalom aux Jeux de Grenoble 1968. Créatrice de l'école de ski Le Village des Enfants.

Médailles d'or de l'Académie des sports : Benoît Caranobe (gymnastique), bronze olympique au concours général ; Stéphane Houdet et Michaël Jeremiasz (tennis), or paralympique en double messieurs ; Mahiedine Mekhissi-Benabbad (athlétisme), argent olympique au 3000 m steeple ; David Smetanine (natation), or paralympique sur 200 m nage libre.
# 11/11/2009 à 12:42 Nico
Nadal: "Content d'être ici"

A la veille de son entrée en lice dans le Masters 1 000 de Paris-Bercy face à son compatriote Nicolas Almagro, Rafael Nadal s'est présenté décontracté mardi devant la presse. Finaliste au POPB en 2007, l'Espagnol n'a plus remporté de tournoi depuis six mois, mais il assure être très motivé. Le n°2 mondial rend aussi hommage à Marat Safin.


Rafael, comment vous sentez-vous après plus de deux semaines sans compétition ?

Je vais bien, je suis content d'être ici à Paris. Je suis content de pouvoir essayer de bien jouer. Ce tournoi est toujours difficile. Pour moi, ce type de surface, c'est ce qu'il y a de plus compliqué, surtout en fin de saison. Mais j'essaie de faire de mon mieux pour continuer à progresser et jouer de mieux en mieux. Cette année, malheureusement, j'ai un petit peu perdu le rythme en milieu d'année, à cause des blessures que j'ai eues. Après une blessure, c'est toujours difficile de rejouer. La deuxième moitié de l'année a été extrêmement difficile. Mais je vais essayer de terminer aussi bien que possible.


Vous sortez de blessure, Andy Murray aussi. Vous a-t-il impressionné avec les six titres qu'il a gagnés ?

Oui, il a eu une très bonne année. Il faut juste le féliciter. C'est un excellent joueur. Je suis sûr qu'il peut battre n'importe qui.


Est-ce frustrant pour vous de ne pas avoir gagné de tournoi depuis six mois ? Y pensez-vous ?

Non, je n'y ai pas pensé. Durant ces six mois, j'ai joué deux tournois avec une demi-finale et une finale, dans des conditions tout à fait normales. Et dans de mauvaises conditions, j'ai joué les quarts de finale à Cincinnati, à l'US Open je n'ai aussi pas trop mal joué. Mais je n'ai pas pu jouer sur terre battue et dans les petits tournois. C'est plus difficile d'obtenir des victoires dans les grands tournois. Il faut y arriver en pleine confiance, il faut bien jouer. D'une certaine manière, les résultats n'ont pas été aussi mauvais, mais je savais qu'il serait difficile de gagner un titre. Pour la finale de la Coupe Davis, j'aurai une chance. J'espère pouvoir aider mon équipe à gagner la rencontre.


Quel sentiment avez-vous en revenant à Paris après avoir perdu votre titre à Roland-Garros ?
Ressentez-vous une différence ?

Non, aucune. C'est pareil.


Avez-vous la même motivation pour Roland-Garros et Bercy ?

Je suis toujours motivé, quel que soit le tournoi. C'est difficile de comparer ces deux tournois. A Roland-Garros, c'est toujours la même motivation, mais la joie de gagner est peut-être différente. Les conditions sont différentes. Roland-Garros est sur terre battue, ici c'est une surface rapide, c'est donc difficile de comparer les deux. Mais ce sont deux tournois importants.


Vous avez beaucoup de fans ici à Paris. Que pensez-vous du public ?

J'ai de bons fans oui. Quand je suis sorti du court ici l'an dernier, quand j'étais blessé, j'ai eu quelques problèmes avec le public qui ne m'a pas soutenu. Et croyez-moi, c'était plus difficile pour moi que pour le public de quitter le court. Mais à part ça, je n'ai rien à dire. C'est l'une des villes les plus importantes pour moi dans ma carrière. J'ai gagné quatre fois Roland-Garros dans cette ville. Chaque fois que je suis venu ici, j'ai toujours eu des émotions très spéciales. Le public à Roland-Garros a été très sympa avec moi. Je suis sûr qu'il est sympa ici aussi. Quand je suis dans la rue, que je marche, les gens sont toujours gentils avec moi.


En début de saison, vous aviez déclaré être en faveur d'une modification des contrôles antidopage, l'ATP également. En avez-vous parlé lors du Conseil des joueurs ?

Oui, on en a parlé et ce n'est pas un problème pour moi de le répéter. Je suis le premier à souhaiter un sport propre. Mais à mon avis, on n'a pas la bonne méthode, il devrait y avoir quelques changements. Là, je crois que ça va trop loin. Que l'on vous suive partout, où que vous alliez... C'est évidemment difficile de se prononcer. Il faut défendre les joueurs, j'ai confiance en mes collègues. Je crois toujours que les autres joueurs sont propres. Et tant que les résultats n'auront pas prouvé le contraire, je défendrai mes amis.


Parlez-nous de Marat Safin. Quand l'avez-vous connu et vous souvenez-vous de la première fois que vous l'avez joué ?

Je ne me souviens pas exactement quand j'en ai entendu parler parce que j'étais enfant. Mais je l'ai rencontré quand j'ai commencé à jouer sur le circuit, en 2003 je crois. Je me rappelle en tout cas de la finale qu'il a jouée à l'US Open, et aussi celle de l'Open d'Australie, je l'ai vu jouer, j'étais là. C'est un grand joueur. Il va manquer au tennis. C'est l'un des joueurs les plus charismatiques du circuit.
# 11/11/2009 à 12:53 Nico
RESULTATS DE MARDI


* Clément - Lopez
* 6-3,6-1

* Benneteau - Petzschner
* 4-6,7-5,6-3

* Guez - Wawrinka
* 6-3,6-4

* Monaco - Chardy
* 7-6(8/6),7-5

* Almagro - Chiudinelli
* 6-2,6-4


* Simon - Ljubicic
* 6-3,3-6,7-6(7/4)

* Tsonga - Montanes
* 6-1,7-5

* Verdasco - Seppi
* 6-7(3/7),6-4,6-4

* Davydenko - Becker
* 6-2,6-1


La maîtrise Tsonga, le courage Simon

Tenant titre, Jo-Wilfried Tsonga a fêté avec la manière ses retrouvailles avec le public parisien en faisant une véritable démonstration face à Montanes au 2e tour du Masters 1000 du Paris-Bercy. Gilles Simon, lui, a dû surpasser une vive douleur au genou pour se défaire de Ljubicic.


Jo-Wilfried Tsonga (FRA, 8) bat Albert Montanes (ESP) : 6-1, 7-5
Prochain adversaire : Simon

"Ne pas se comporter comme un petit enfant"... Pour ses retrouvailles avec le Masters 1000 de Paris-Bercy, Jo-Wilfried Tsonga avait à coeur de se comporter en patron. Mission pleinement accomplie au premier tour. Confronté à l'Espagnol Albert Montanes, plus spécialiste de terre battue avec notamment deux titres cette saison à Estoril et Bucarest, le Manceau n'a pas manqué ses retrouvailles avec le public parisien en signant un début de match proche de la perfection. Immédiatement dans le bon tempo et très relâché, le numéro un tricolore a pris d'entrée le joueur ibérique à la gorge pour ne plus jamais le lâcher. Porté par un service tonitruant (100% de points remportés derrière sa première balle, seulement 3 points cédés sur son engagement au cours de la première manche), le protégé d'Eric Winogradsky a fait une véritable démonstration de jeu offensif en creusant des brèches béantes dans la défense adverse, pourtant réputée solide, grâce à son énorme coup droit. "Je me suis senti bien d'entrée. Dès les premières balles à l'échauffement, j'ai eu l'impression que mon tennis était revenu, un peu par magie. J'aime l'atmosphère de Bercy, j'aime le terrain. Ca me donne une sensation de légèreté", ne pouvait-il que reconnaitre à l'issue du match.

Totalement dépassé au cours du premier acte, Albert Montanes a cependant refusé de tendre la deuxième joue. Nullement traumatisé par la perte de la première manche, l'Espagnol a au cours de la seconde montré un tout autre visage, démontrant qu'il avait quelques arguments pour perturber la marche en avant triomphale de Jo. Capable de parfaitement varier effet et longueur, de faire preuve d'un toucher de balle certain au filet, le Barcelonais a longtemps résisté mais le mur Tsonga était trop difficile à franchir. En se montrant intraitable sur les points importants (3 balles de break converties sur 3) et toujours aussi impressionnant au service (seulement 8 points 48 cédés sur l'ensemble du match), le numéro un tricolore a fini le travail, conservant encore ses chances de truster un des deux derniers billets pour la prochaine Masters Cup.


Gilles Simon (FRA, 11) bat Ivan Ljubicic (CRO) : 6-3, 3-6, 7-6(4)
Prochain adversaire : Tsonga

12e au classement ATP à l'attaque du dernier Masters 1000 de la saison, Gilles Simon a d'ores et déjà conscience d'avoir signé une saison très solide mais le Niçois peut cependant nourrir quelques regrets. Où se situerait-il si une récurrente blessure aux genoux n'était pas venue gâcher sa fin de saison. Obligé d'abandonné au troisième tour de l'US Open face à Juan Carlos Ferrero, il pensait certainement avoir mangé son pain noir. Il n'en était rien.

Soucieux de briller à Paris pour sa dernière sortie de la saison, le numéro deux tricolore a fait la preuve tout au long de la première manche, qu'il avait les moyens de viser encore plus haut. Soucieux de ne pas laisser Ivan Ljubicic prendre l'initiative, le Niçois a su forcer sa nature pour prendre la direction des échanges et ne pas uniquement se contenter de contrer. S'appuyant sur un service très efficace au cours du premier acte (6 aces, 81% de première balle), le protégé de Thierry Tulasne n'a pas laissé le Croate s'installer dans le court, ne lui a pas laissé l'opportunité d'imposer son jeu en profitant de la moindre balle un peu courte, un peu timide pour réciter un tennis offensif assez inhabituel, se montrant notamment très impressionnant en coup droit (17 coups gagnants pour seulement 9 fautes directes).

Gilles Simon n'a cependant pas été en mesure de tenir la distance. Dans un premier temps, au cours de la deuxième manche, en se montrant comme trop souvent un peu trop attentiste, le Tricolore a permis à Ljubicic de sortir la tête de l'eau. Moins régulier, il a ainsi concédé un break de retard qu'il n'a jamais été capable de combler dans la deuxième manche.

Dans la troisième, c'est à nouveau son corps qui a montré des signes de faiblesses. Sa blessure au tendon rotulien du genou droit s'est ainsi réveillée sans prévenir alors que les deux hommes se rendaient coup pour coup (3-3). Plus capable de courir, de fléchir, le Français ne semblait pas en mesure de pouvoir défendre ses chances. A force de courage, en faisant preuve d'un toucher de balle impressionnant et en profitant d'un Ljubicic soudain hésitant, il a cependant réussi l'exploit de résister avant d'aller chercher la victoire au terme d'un tie-break parfaitement maitrisé. Un beau succès, mais qui laisse encore une fois des regrets... Où serait Gilles Simon avec un corps à la hauteur de son talent ?


Fernando Verdasco (ESP, 7) bat Andreas Seppi (ITA) 6-7(3/7), 6-4, 6-4
Prochain adversaire : Cilic ou Kubot

Fernando Verdasco s'est qualifié pour les huitièmes de finale du Masters de Paris-Bercy en battant l'Italien Andreas Seppi 6-7(3/7), 6-4, 6-4. Une victoire difficile à obtenir, mais acquise après deux heures de combat face à un joueur qui ne l'avait jamais battu au cours de leurs cinq premières rencontres. Peu en jambes parce qu'il ne pensait pas jouer dès aujourd'hui, l'Espagnol, tête de série N.7, ne rassure pas vraiment avec ce succès étrique mais il assure l'essentiel en atteignant les huitièmes de finale où il affrontera le vainqueur du match Cilic/Kubot pour une place en quart de finale. Fernando Verdasco, pour l'instant huitième du classement à la course à la Masters Cup et dernier qualifié pour Londres, aura son ticket s'il atteint la finale de Paris-Bercy ou si ses concurrents sont éliminés avant lui ou au même tour. Avant même cela, sa victoire au 2e tour condamne déjà deux joueurs : Marin Cilic et Radek Stepanek. Ils ne peuvent plus se qualifier mathématiquement. L'Espagnol compte désormais plus de 1000 points d'avance au classement sur le Croate et le Tchèque.


Nikolay Davydenko (RUS, 6) bat Benjamin Becker (ALL) 6-2, 6-1
Prochain adversaire : Söderling ou Karlovic

Nikolay Davydenko a parfaitement entamé le dernier rush qui le sépare de Londres. Vainqueur à Paris-Bercy en 2006 face à Dominik Hrbaty, le Russe a dominé l'Allemand Benjamin Becker sans difficulté pour se hisser en huitièmes de finale. Pour être sûr de composter son billet pour l'Angleterre, Davydenko devra au moins atteindre les demi-finales, ou attendre la chute de ses adversaires. Il aura l'occasion d'écarter un prétendant s'il affronte Robin Söderling au prochain tour.


PROGRAMME DE MERCREDI

Le deuxième tour du Masters 1000 de Paris-Bercy se conclut mercredi, avec l'entrée en lice de Gaël Monfils, contre David Guez. Entrent également en lice Roger Federer (contre Julien Benneteau), Rafael Nadal, Novak Djokovic et Andy Murray. Arnaud Clément sera opposé à Tommy Haas.


Court central

A partir de 11h00

Juan Monaco (ARG) - Novak Djokovic (SER/n°3) 0-2
Marat Safin (RUS) - Juan Martin Del Potro (ARG/n°5) 0-0
Nicolas Almagro (ESP) - Rafael Nadal (ESP/n°2) 0-4
David Guez (FRA) - Gaël Monfils (FRA/n°15) 0-0

Pas avant 19h30

Roger Federer (SUI/n°1) - Julien Benneteau (FRA) 2-0
Andy Murray (GBR/n°4) - James Blake (USA) 1-1


Court n°1

A partir de 11h00

Ivo Karlovic (CRO) - Robin Söderling (SUE/n°9) 2-1
Tommy Haas (ALL) - Arnaud Clément (FRA) 5-0
Fernando Gonzalez (CHL/n°10) - John Isner (USA) 0-1
Tommy Robredo (ESP/n°14) - Tomas Berdych (RTC) 2-3
Marin Cilic (CRO/n°12) - Lukasz Kubot (POL) 0-0
Viktor Troicki (SER) - Radek Stepanek (RTC/n°13) 0-2
# 12/11/2009 à 13:09 Nico
RESULTATS DE MERCREDI


* Murray - Blake
* 6-3,6-7(5/7),7-6(7/4)

* Benneteau - Federer
* 3-6,7-6(7/4),6-4

* Stepanek - Troicki
* 6-4,6-0

* Cilic - Kubot
* 6-7(3/7),6-4,6-2

* Monfils - Guez
* 6-4,7-5

* Robredo - Berdych
* 6-4,6-4

* Nadal - Almagro
* 3-6,7-6(7/2),7-5

* Gonzalez - Isner
* 7-5,7-6(7/3)

* Del Potro - Safin
* 6-4,5-7,6-4

* Clément - Haas
* 5-7,6-3,7-6(10/8)

* Soderling - Karlovic
* 6-4,7-6(8/6)

* Djokovic - Monaco
* 6-3,7-5


Nadal, c'est fou !


Après avoir sauvé cinq balles de match au deuxième set, Rafael Nadal a fini par éliminer son compatriote espagnol Nicolas Almagro (3-6, 7-6 [2], 7-5) mercredi au deuxième tour du tournoi en 3h15'.

Bousculé, malmené, agressé mais pas coulé. Au-delà du niveau de jeu, c'est un véritable tour de force mental et physique que le n°2 mondial a livré devant un Central comble. Face à un joueur qu'il avait tout le temps battu en quatre confrontations, mais jamais rencontré en indoor, Rafael Nadal a dû puiser très loin dans son refus de la défaite. L'Espagnol, resté sur une défaite en finale de Shanghai, est toujours assez loin de son meilleur niveau mais pas de ses qualités de battant.

Car la défaite a semblé inéluctable quand à 6-3, 6-5 40-0, Almagro a eu la victoire dans la raquette. La puissance du 27e joueur mondial et son culot faisaient jusque-là des merveilles, transperçant la défense adverse, rendant anecdotique le service d'un ex n°1 mondial crispé et attentiste. Crispé car la foudre qui part de du bras droit adverse envoie des coups droits sur les lignes et des revers à une main très croisé sortis de nulle part. Alors, quand après avoir raté deux balles de set à 5-4 service Almagro et s'être effondré sur sa propre mise en jeu, le quart de finaliste 2008 a vu son adversaire à un point du match, la résignation aurait pu l'emporter. Pas pour Nadal. C'est au contraire là, dos au mur, que le Majorquin a sorti le grand jeu ! Il a écarté les trois premières menaces puis les deux suivantes, avant d'arracher le jeu à sa première opportunité. Derrière, le jeu décisif n'a été qu'une formalité, et Nadal s'est envolé en breakant d'entrée de dernière manche. Réalisme quand tu nous tiens.

La souffrance d'Almagro

Seulement le Nadal du moment a le réalisme et la confiance sur courant alternatif. Entre ses blessures aux genoux, aux adducteurs, aux abdominaux et, aujourd'hui, ses ampoules au pied droit, l'ancien patron a les nerfs à vif. Comment expliquer sinon la perte de trois jeux de suite en subissant encore et toujours (1-3) ? Loin de sa ligne et commettant des fautes inhabituelles, il n'a pas su tuer le match. Il aura finalement fallu une énième révolte (3-3) et la faillite physique d'Almagro pour qu'il s'en sorte. A 3-3 40-30, les crampes sont en effet arrivées dans la cuisse droite du futur vaincu. Le kiné et le public qui a pris fait et cause pour l'outsider n'allait rien changer. Et pourtant, en jouant le coup gagnant sur la première frappe en guise de survie, il a mené 5-3 face à un Nadal incroyablement tendu et perdant sa lucidité. Avant de la retrouver. Almagro ne pouvait quasiment plus plier les jambes : Nadal abusait d'un slice très bas. Almagro avait bien du mal à courir : Nadal jouait la sécurité avec un lift très long. Epuisé, écoeuré et abattu, Almagro a cédé.

Nadal a alors levé les bras au ciel, incrédule. Souvent agacé par ses fautes, recherchant le regard de tonton Toni pour se donner du courage, le n°2 mondial est toujours là. Même sans convaincre sur une surface qu'il ne maîtrise pas au mieux et, surtout, lors d'une période où il cherche ses repères. Ce service devenu si solide a semblé bien loin, ce revers à deux mains lâché à fond aussi et le voir jouer autant de revers slicés n'est pas bon signe. Certes, il casse le rythme mais c'est aussi parce qu'il est sans arrêt débordé. Alors à défaut de pouvoir jouer en patron, Nadal aura de nouveau épaté la galerie par sa rage de vaincre. Ce Nadal-là n'est pas au mieux mais il ne lâchera rien. Almagro, sorti en titubant sous l'ovation du public, peut en témoigner. Au prochain tour, la tête de série n°2 retrouvera encore un compatriote, Tommy Robredo. Il mène 5-0 dans leurs confrontations mais sait encore plus maintenant que ça ne veut rien dire...
C.B.


Safin se sent «libre»

Dans une salle de conférence pleine à craquer, Marat Safin s'est confié sur ce qu'il ressentait alors que sa carrière est officiellement terminée. Pas de nostalgie chez le Russe mais une envie de désormais réussir ce qui ressemble à une deuxième vie.
Tennis - ATP : Safin tire sa révérence


«Marat Safin, comment vous sentez-vous alors que vous venez de finir votre carrière ?

Plutôt bien en fait. Evidemment j'ai beaucoup de souvenirs qui me reviennent et je pense que ça va encore durer un bon moment mais c'était bien de voir tous ces gens venus pour moi aujourd'hui, particulièrement les joueurs. J'espère juste que l'ATP n'a forcé personne parce qu'il y en a certains que je n'attendais pas ! (rires) Cela veut donc dire beaucoup. Si c'est sincère, ça veut dire beaucoup.


Que s'est-il passé dans votre tête lors du dernier jeu ?

Je savais que je n'avais quasiment plus aucune chance de le battre mais je savais aussi que finalement j'avais fait un assez bon match alors... C'est plus facile de jouer sans pression et j'ai assez bien réussi, j'ai eu des occasions mais oui le dernier jeu c'est évidemment spécial. Je pense que c'est peut-être plus facile dans ces conditions là, ici et contre Juan Martin Del Potro.


Parmi vos nombreux souvenirs, est-ce qu'il y en a un qui vous revient en ce moment particulièrement ?

En fait je crois qu'ils me sont tous revenus aujourd'hui. Roland-Garros pour commencer quand je sors des qualifications pour battre Agassi et Kuerten. L'US Open face à Sampras évidemment, mon année 2000 où je jouais si bien et puis le titre à Melbourne en 2005 que je voulais tant. A chaque fois cela a été une émotion spéciale. Vous savez, des tas de gens pensent que je n'étais pas un gros bosseur mais tous mes entraîneurs vous diront que je me suis donné à fond et que j'ai travaillé dur pour tout ça.


Quel joueur va prendre votre succession de casseur de raquettes ?

(Rires) Il y a du potentiel chez certains ! Mais il faudra que ce soit un joueur un peu dingue. Je suis sûr que ce sera quelqu'un de spectaculaire, quelqu'un qui sera encore meilleur que Goran Ivanisevic et moi réunis !

Et demain, pour votre premier jour de retraité, qu'avez-vous prévu ?

Je ne sais pas mais je suivrai mes envies. Je n'appartiens qu'à moi désormais, je n'ai pas de planning, pas d'entraînement, rien. Je suis totalement libre. Mais pour ce soir et demain je ne m'en fais pas, j'ai beaucoup d'amis ici donc on va bien trouver comment célébrer tout ça.


Qu'est-ce qui vous manquera le plus et qu'est-ce que vous ne regretterez pas ?

Etre sur le court et jouer pour la gagne, ça va certainement me manquer. Les gens aussi vont me manquer, les joueurs mais également le staff et même les journalistes. Tous ceux qui ont été là avec moi depuis le début de ma carrière vont me manquer. Mais en même temps c'est un sport difficile où on est toujours sous pression. Vivre dans le stress, à penser à mes points, à mes blessures, à être tête de série... C'est vraiment ce que je détestais dans ce métier. Le tennis ce n'est pas comme le football où tu signes un contrat et seras payé pareil peu importe comment tu joueras. Au tennis, tu joues mal tu ne gagnes pas d'argent, un jour tu es Top 10 mais tu peux te retrouver 150 très rapidement aussi. A force toute cette pression ça devient trop.


Trouvez-vous que vous quittez un circuit qui a fondamentalement changé ?

Je suis sur le circuit depuis dix ans et ce n'est plus du tout le même sport. Les gars ont fait d'énormes progrès, ils sont plus puissants, plus rapides. Pas plus talentueux forcément, mais quand j'ai commencé par exemple on n'était pas nombreux à retourner des services à 205km/h alors que maintenant pour eux ce n'est rien. Tout le monde sait jouer, tout le monde a des armes.


Que voudriez-vous qu'on retienne de Marat Safin, le joueur ?

Que j'étais un bon joueur évidemment. Mais aussi que je me suis toujours bien comporté envers mes adversairs sur le court et avec tous les joueurs en général. Je n'ai jamais eu de vrais ennuis avec qui que ce soit sauf peut-être deux fois et ce n'est pas beaucoup en douze ans ! Oui je me suis souvent querellé avec les arbitres mais bon ensuite on s'excuse et basta. Donc oui ce serait une manière sympa de se souvenir de moi.


Si vous pouviez changer des choses dans votre carrière...

La demi-finale de Roland-Garros en 2002 contre Ferrero et la finale de l'Open d'Australie contre Johansson. Défnitivement ces deux échecs là.


Terminer votre carrière en France, est-ce que c'est un sentiment spécial pour vous ?

C'est là que tout a commencé et c'est là que tout se termine. Je n'aurais pas pu trouver de meilleur endroit. Le public français a toujours été fantastique avec moi et a toujours prouvé qu'il connaissait très bien le tennis. Ma carrière n'aurait pas pu se terminer dans un meilleur endroit qu'aujourd'hui à Bercy.»
C.B.


Benneteau fait tomber Federer

Auteur d'un match remarquable et dans une ambiance magique, Julien Benneteau a réalisé un immense exploit en battant (3-6, 7-6 [4], 6-4) Roger Federer. En huitièmes de finale, le Français affronte son compatriote Gaël Monfils.

Quand Julien Benneteau tombe à genoux sur le central de Bercy, 14.000 spectateurs se lèvent. Lui, le 49e mondial. Lui, le joueur de 27 ans. Lui, l'athlète trop souvent catalogué dans les rôles de seconds couteaux. Lui, l'homme intelligent, posé et travailleur aux analyses toujours très fines. Le joueur de l'ombre vient d'entrer dans la lumière en battant (3-6, 7-6 [4], 6-4) Roger Federer. Et ce n'est pas une "simple" victoire contre un numéro 1 mondial. C'est une vraie victoire avec la manière, à Paris et dans un contexte émotionnel intense avec une séparation probable et non désiré par le joueur avec son entraîneur Thierry Champion. Tout simplement le « plus beau moment de sa carrière ».

Ses larmes mêlent la joie et la tension nerveuse qui retombe. Julien Benneteau connaît trop bien l'histoire du tennis et les subtilités de son art pour ignorer la portée de son exploit. Il est allé chercher le Maître en produisant un tennis d'une qualité exceptionnelle pendant les deux derniers sets. Même le Suisse lui rend hommage : « Je ne fais pas un mauvais match, Julien a su aller chercher la victoire. Je suis tombé sur un joueur qui était en feu et a joué bien au-dessus de son niveau. » Quand le compliment vient du numéro 1 mondial, les mots pèsent et dénotent la performance. Agressif et offensif, il a bousculé en permanence son adversaire sans jamais dévier de ses schémas de jeu. Il a puisé son énergie dans le public et dans le regard de son entraîneur Thierry Champion à qui il « dédie totalement sa victoire ». Dans sa bulle, il attrape les émotions et s'en nourrit pour claquer 79% de premières balles, 29 points gagnants pour seulement 19 fautes directes.

C'est "remember Tsonga 2008" sur le central dans sa façon de haranguer la foule, dans sa façon d'aller «chercher le match jusqu'au fond de ses tripes » et dans sa façon de négocier les points importants. « Quand Jo a gagné, il a dit qu'il était allé vraiment chercher jusqu'au fond de ses tripes son match contre Roddick. Pour moi, c'était pareil aujourd'hui, analyse le Lyonnais, futur adversaire de Gaël Monfils en huitièmes de finale. Je n'ai pas le souvenir d'un match dans ma carrière où je suis allé chercher toutes mes ressources mentales et physiques au plus profond pour rester concentré, rester au présent, être agressif, attentif, créer du jeu et aller au filet. Il fallait que j'aille chercher le match. »

Comme un artiste qui vient de finir sa toile, il sait qu'il a réalisé son chef d'oeuvre. Comme un artiste à la fin d'une représentation, il se lance dans les remerciements. Toujours attentif, il n'oublie personne : « Tout mon staff, kiné, préparateur physique, cela fait du bien de gagner en équipe. Toute ma famille, ma petite amie, mes parents, mes soeurs, ma grand-mère, mes meilleurs amis, c'est quelque chose de fort. J'ai une grosse pensée pour mon petit frère qui est aux Etats-Unis dans son université. Je sais qu'il aurait adoré être là, c'est mon premier supporter. Je pense fort à lui. » A la sortie du court, la réaction de son papa résume bien l'état d'esprit familial et du fils : « Je suis fier, mais il faut relativiser. C'est un match. Il faut relativiser les victoires et les défaites. Même s'il avait perdu, j'aurais été fier de lui. » Julien Benneteau connaît donc le prix de ses efforts et la valeur de son exploit.
S.D.


Benneteau : «Magique et fabuleux»

«Magique et fabuleux, tout ce vous pouvez imaginer. Tous les superlatifs.» Après sa victoire contre Roger Federer, Julien Benneteau savourait sa performance et se délectait de telles émotions devant 14 000 personnes sur le central de Bercy.


«Julien Benneteau, comment qualifiez-vous votre victoire ?

C'est une grosse, grosse victoire. Une grande, grande émotion. C'est la plus belle victoire de ma carrière parce que c'est Roger Federer et avec un contexte. On est à Bercy, en France, en night session, cela ajoute une saveur incroyable. C'est magique, fabuleux. Tout ce que vous pouvez imaginer, tous les superlatifs. Ce souvenir restera toujours dans ma mémoire.


Quel a été l'apport du public ?

Entendre le public derrière vous, cela fait un bruit énorme. Je ne pensais pas que c'était possible sur un match de tennis de vivre ça. Le public était partagé, mais à la fin quand je lui ai demandé du soutien, il m'a répondu. C'est fabuleux de pouvoir compter là-dessus. La dernière fois que j'ai vécu une émotion comme ça à Bercy, c'était au concert de Coldplay l'année dernière (sourires). Ils m'avaient rendu fou les mecs. Ce soir, quand je suis rentré sur le terrain, il y avait une ambiance de dingues. Je me suis dit qu'il pouvait se passer quelque chose. C'est fabuleux d'avoir 15 000 personnes pour soi. On est juste des privilégiés. C'est juste indescriptible. A part être père de famille, ce que je ne connais pas encore, c'est indescriptible.


A 5-4 au troisième set, quand vous vous levez de votre chaise, vous avez la clameur du public. Que ressentez-vous ?

J'ai des frissons, je regarde d'abord mon coin où il y avait mes amis, ils sont tous debout. Je regarde Thierry (Ndlr : Champion, son entraîneur) parce que je sais que lui va me faire redescendre, ce qu'il fait. Tout de suite, je suis concentré sur ce que j'ai à faire, sur les détails techniques de mon service, ma zone, mon rythme, mon lancer de balle. Je ne pense pas à autre chose. Je me dis qu'il faut que je sois agressif. Cette clameur du public m'a fait un bien fou parce que j'adore ça, je marche à ça. Au troisième set, j'ai fait appel au public pour qu'il m'aide. C'était dur physiquement, j'avais les jambes qui traînaient. Je me disais : fais l'effort, ça pourrait être le plus beau moment de ta carrière. A l'arrivée, je suis récompensé.


Quelle signification avaient vos larmes à la fin ?

C'était tout. Des larmes de joie et la tension nerveuse qui relâchait. Cette victoire est la plus belle car je suis allé la chercher au plus profond de moi-même et de mes tripes. Quand j'ai fait appel au docteur, c'était très dur physiquement, j'avais le ventre noué. Je n'avais pas de pression, mais j'avais mal au ventre. Je sentais qu'il fallait que j'aille la chercher. A la fin, quand je vois mon service partir sur la ligne, je m'écroule car tout retombe. Puis sur la chaise, ce sont des larmes de joie et le fait d'avoir tenu car je breake tôt. Il fallait tenir et j'ai eu des balles de double break. C'est là où je suis fier de moi car j'ai réussi à faire abstraction, je n'ai pas ressassé ces balles de double break en me disant que j'avais peut-être laissé passer une chance de battre Roger Federer. J'avais mon destin dans ma raquette si je restais concentré. Cela demande une attention et une intensité mentale de tous les instants.


Est-ce que vous vous dites «enfin» après cette victoire ?

Non. Ce qui est terrible dans le tennis, c'est que ce n'est pas fini. Ce n'est pas l'aboutissement. Demain, il faut remettre ça. Mais je sais que j'ai vu quelque chose de très fort et très particulier que peu de joueurs ont pu vivre. Je me dis que cela fait du bien de travailler dur quand on a une récompense aussi belle.»
S.D.


PROGRAMME DE JEUDI

Cinq Français seront sur les courts jeudi à Bercy pour disputer les huitièmes de finale. Il y aura deux duels 100% tricolore : Tsonga - Simon et Benneteau - Monfils. Clément sera lui opposé à Djokovic.


Court central (à partir de 11h00) :

Nikolay Davydenko (RUS/n°6) - Robin Soderling (SUE/n°9)
Arnaud Clément (FRA) - Novak Djokovic (SER/n°3)
Jo-Wilfried Tsonga (FRA/n°8) - Gilles Simon (FRA/n°11)
Julien Benneteau (FRA) - Gaël Monfils (FRA/n°15)

Pas avant 19h30 :

Tommy Robredo (ESP/n°14) - Rafael Nadal (ESP/n°2)
Pas avant 20h45 :
Fernando Gonzalez (CHL/n°10) - Juan Martin Del Potro (ARG/n°5)


Court N.1 (pas avant 15h00) :

Marin Cilic (CRO/n°12) - Fernando Verdasco (ESP/n°7)

Pas avant 17h00 :

Andy Murray (GBR/n°4) - Radek Stepanek (RTC/n°13)
# 13/11/2009 à 10:13 Nico
RESULTATS DE JEUDI

* Del Potro - Gonzalez
* 6-7(8/10),7-6(10/8)

* Nadal - Robredo
* 6-3,3-6,7-5

* Monfils - Benneteau
* 6-4,6-3

* Stepanek - Murray
* 1-6,6-3,6-4

* Tsonga - Simon
* 6-2,6-3

* Cilic - Verdasco
* 3-6,6-3,6-4

* Djokovic - Clément
* 6-2,6-2

* Soderling - Davydenko
* 6-3,3-6,6-4


Nadal pour Tsonga

Tsonga a sorti Simon, touché au genou, (6-2, 6-3) et jouera Nadal en quarts. La défaite de Verdasco devant Cilic fait que JWT peut aller au Masters en cas de victoire. Benneteau, héros la veille face à Federer, a perdu devant Monfils. Murray et Davydenko sont out. Soderling et Del Potro passent.


Rafael Nadal (ESP, 2) bat Tommy Robredo (ESP, 14) 6-3, 3-6, 7-5.
Prochain adversaire : Tsonga.


Rafael Nadal, émacié, marqué par l'effort, est toujours vivant dans le tableau. C'est un petit exploit pour le N.2 mondial qui a traversé ses deux premiers matches à Bercy comme on gagnerait les qualifications d'un Masters d'Espagne. Après avoir sauvé cinq balles de match face à l'Espanol Nicolas Almagro, il a résisté au meilleur Tommy Robredo possible. Après 3h20 de jeu la veille, Nadal a ajouté 2h20 jeudi à son compteur. Son adversaire a souvent gagné les duels très toniques en fond de court, mais Nadal a su conquérir le filet pour ne pas finir en victime.

Pour la sixième fois de sa carrière, Robredo s'incline devant le joueur qui aura mis une grande partie de sa carrière dans l'ombre. C'était aussi la sixième rencontre entre les deux joueurs. Tommy n'a pourtant jamais été aussi près de battre "Rafa". C'est lui qui a provoqué la "bagarre" de fond de court, c'est lui a cherché le coup qui fait mal. Nadal, gêné par la rapidité de la surface, et visiblement moins explosif physiquement, a contrôlé la partie dans sa largeur avant de tanguer pendant deux sets. Avec 30 fautes directes, ce qui est inhabituel pour lui, il a été constamment en danger. Robredo et lui ont d'ailleurs des statistiques similaires. Robredo a un peu mieux servi, mais Nadal a mieux retourné et a su mettre la pression sur son compatriote.

A 3-6, 6-3, 5-4, service à suivre, Robredo n'avance pas dans le court comme il l'avait si bien fait pendant deux sets. Nadal en profite et fait basculer le match. Emacié, marqué par l'effort mais avecun grand sourire, Nadal se dirige vers une confrontation passionnante, contre Jo-Wilfried Tsonga. Le Français sera plus à l'aise sur la surface, soutenu par le public, mais ses propres poignets sont douloureux (il a déclaré forfait en double pour préserver). Avec la fatigue et le relâchement, on pourrait assister à une rencontre imprévisible, comme tous les matches de Nadal en ce moment...


Gaël Monfils (FRA, 15) bat Julien Benneteau (FRA) 6-4, 6-3.
Prochain adversaire : Cilic.

Julien Benneteau aurait dû se méfier: être "sur un nuage", en indoor... C'est louche. Héroïque et vainqueur la veille face à un bon Roger Federer, Benneteau a subi la loi d'un bon Gaël Monfils ce jeudi à Bercy. Il lui a manqué un brin de fraîcheur pour poursuivre sa route dans le tableau et ne pas redescendre brutalement du sommet de sa carrière atteint contre le N.1 mondial. Les intentions étaient là, mais pas l'intensité. Contre un Monfils sans grandes ressources physiques mais totalement relâché, blaguant avec l'arbitre à l'occasion, Benneteau a subi un sacré contre-coup. Pendant neuf jeux, Julien a semblé trouver son rythme dans l'échange. A 4-5, il a pris de plein fouet deux accélérations de Monfils, bien décidé à ne pas se laisser engluer. Destabilisé, Benneteau n'a pas pu réagir. Breaké, il perd le premier set et une partie de ses moyens. "C'est sûr que j'avais un peu moins d'influx qu'hier. Mais même si j'en avais eu autant, je ne sais pas si j'aurais pu gagner car (Monfils) a été très solide. Il a très bien servi (16 aces) et quand il est comme ça, il fait partie des meilleurs", a commenté Benneteau, 49e mondial. "Ce qui est dur en tennis, c'est qu'on n'a pas le temps de savourer. Il faut tout de suite se mettre dedans", a-t-il souligné.

Dès le début de la seconde manche, il se retrouve distancé. C'est pourtant lui qui avait obtenu la première balle de break dans ce match à 2-2. Sur l'ensemble du match, il en a d'ailleurs eu 6. Pour 6 grosses premières balles de Monfils. Aces ou services gagnants. Pas de regret à avoir ? Pas de regret, Julien a convenu à la sortie du court, qu'il était tombé sur un joueur trop "solide pour lui". Ce Benneteau était encore trop dans les nuages de son exploit pour puiser son énergie aussi profondément que la veille. Monfils, qui avait affiché sa grande fatigue à grands renforts de déclarations mercredi, était très incisif pendant ce match. Avec une telle fatigue, il peut aller loin ! "Il ne faut pas tirer de conclusion trop vite, relativise-t-il. Ça n'a pas été un match très physique, a prévenu le Parisien. Mais bon, c'est un peu moi ça. Je me suis levé du bon pied et j'ai rassemblé mon énergie. J'étais favori et je voulais montrer que j'étais le meilleur".


Marin Cilic (CRO, 12) bat Fernando Verdasco (ESP, 7) 3-6, 6-3, 6-4
Prochain adversaire : Monfils.

La défaite de Fernando Verdasco n'est pas anodine à Bercy: elle permet à Nikolay Davydenko de se qualifier pour le Masters de Londres le jour même de sa défaite face à Robin Soderling, et elle permet à Söderling lui-même, à Fernando Gonzalez et Jo-WIlfried Tsonga de rester dans la course au dernier ticket. Verdasco doit attendre les résultats de ces trois joueurs pour connaître sa fin de saison. Si Gonzalez ou Soderling vont en finale, Verdasco sera remplaçant à Londres. Si Tsonga gagne le tournoi aussi.


Jo-Wilfried Tsonga (FRA) bat Gilles Simon (FRA) 6-2, 6-2.
Prochain adversaire : Nadal.

C'était le choc entre les deux meilleurs joueurs français de ces deux dernières saisons, cela n'a été qu'une parodie de match entre un joueur blessé, Gilles Simon, et un tenant du titre appliqué, Jo-Wilfried Tsonga. Depuis (trop) longtemps, le genou de Gilles Simon tiraille le joueur et rend sa situation bancale. Le joueur a joué une partie de l'année en serrant les dents, et l'autre en attendant que ça passe. Après plusieurs semaines sans douleurs trop handicapantes, le natif de Nice, qui a passé son enfance à Fontenay-sous-Bois, pas très loin de Bercy, a gagné un titre (Bangkok), joué une demi-finale (Lyon) et deux quarts (Shanghai, Valence). Réussir au POPB, c'est un rêve de gosse pour Simon. Malheureusement, dès son premier match, (victoire contre Ivan Ljubicic), il a ressenti une forte douleur au genou sur un retour.

Avant même son match contre Tsonga, il savait que la gravité de sa blessure pouvait même l'empêcher de participer à l'Open d'Australie en 2010 ! Alors Simon a joué pour ne pas terminer sa saison sur une fausse note, mais il ne pouvait visiblement pas plier la jambe correctement. Sur les enchaînements rapides vers le filet, il a pu faire illusion, le reste de la partie ne pouvait échapper à un Tsonga serein, motivé et appliqué. L'an dernier, JWT avait réussi un parcours flamboyant en réussissant une série de très gros matches.


Juan Martin Del Potro (ARG, 5) bat Fernando Gonzalez (CHI, 10) 6-7 (8/10), 7-6 (10/8), ab.
Prochain adversaire : Stepanek.

Le match le plus étrange du tournoi : Juan Martin Del Potro, touché aux abdominaux, était apathique, uniquement secoué par quelques éclairs au service et en coup droit. Fernando Gonzalez frappait très fort, plutôt bien, mais malgré sept balles de match dans le seconde set, il n'a pas réussi à conclure. Touché au genou gauche, le Chilien a préféré abrégé le match d'un abandon surprenant car son adversaire ne semblait pas capable de courir... Gonzalez était en course pour le Masters de Londres.


Novak Djokovic (SER, 3) bat Arnaud Clément (FRA, Q) 6-2, 6-2.
Prochain adversaire : Söderling.

Robin Soderling (SUE, 9) bat Nikolay Davydenko (RUS, 6) 6-3, 3-6, 6-4


Radek Stepanek (RTC, 13) bat Andy Murray (GBR, 4) 1-6, 6-3, 6-4
Prochain adversaire : Del Potro.

Après avoir terminé son précédent match la veille à près de 02h00 du matin contre l'Américain James Blake, Andy Murray a cédé en trois sets jeudi contre Radek Stepanek. Absent pendant six semaines à cause d'une blessure à un poignet, Murray avait remporté dès son retour la semaine dernière à Valence son sixième titre de la saison, soit plus que tout autre joueur sur le circuit. : "Ce n'est pas la préparation parfaite, mais on essaie quand même de faire le maximum. Cela n'a pas été suffisant", a expliqué l'Ecossais, 4e mondial. "J'aurais signé pour jouer sept matches et pour en gagner six avant le Masters", a dit le Britannique de 22 ans, déjà qualifié pour le grand rendez-vous de clôture programmé à Londres du 22 au 29 novembre. Stepanek, tête de série N.13, s'était révélé en 2004 à Paris-Bercy en atteignant la finale. Agé de 30 ans, il affrontera en quart de finale l'Argentin Juan Martin Del Potro.
J.C. avec AFP


Nadal se sent outsider

Rafael Nadal, qualifié de nouveau dans la douleur pour les quarts de finale, a confié que Jo-Wilfried Tsonga, futur adversaire, était peut-être le favori de ce match. Mais il sent que son jeu va mieux et il jouera sa chance à fond.

«Rafael Nadal, vous avez dit hier que vous aviez eu de la chance. Quel est votre sentiment après ce nouveau match très compliqué ?

Je pense que j'ai encore eu un peu de chance mais moins qu'hier car je trouve que j'ai bien mieux joué, que j'étais bien plus agressif en coup droit notamment. Vraiment je sentais bien mieux la balle et mon jeu aujourd'hui. Mais soudain j'ai perdu le timing en revers et ça m'a fait commettre trop de fautes. Ensuite c'était devenu très difficile. Robredo a servi pour le match et finalement il avait tout entre les mains. Mais la bonne nouvelle c'est que j'ai gagné, alors... Je ne suis toujours pas à mon meilleur mais je sens que je m'améliore, que je joue plus dans le court et que je contrôle mieux les longs échanges. Maintenant je dois juste continuer de rentrer dans le court et cesser de trop reculer si je veux avoir mes chances (vendredi).


Vous allez affronter Jo-Wilfried Tsonga, forcément favori du public, et tenant du titre. Que vous inspire cette rencontre ?

Il joue très bien en ce moment et évidemment il est dans de très bonnes conditions en jouant à la maison et sur surface rapide. Il sera même probablement le favori demain. Mais au tennis rien n'est joué d'avance vous savez, et je vais vraiment essayer de mieux jouer et surtout de jouer mon jeu. Ce sera ma seule chance contre lui : jouer parfaitement. Je sais que ce sera compliqué mais si je suis encore là c'est bien pour essayer.


Qu'est-ce qui manque encore à votre jeu pour retrouver toutes vos sensations ?

Me déplacer un peu mieux je pense. Essayer d'être plus dans le court, d'être plus agressif en revers aussi. Mais tout cela est une question de confiance donc je suis sur la bonne voie. J'ai dû m'arrêter suite à des blessures et forcément ensuite c'est compliqué de retrouver son meilleur niveau. Mais finalement depuis mon retour j'ai eu de très bons résultats et je vais maintenant essayer de finir ma saison. Chaque match est important pour moi, chaque victoire m'aide à retrouver cette confiance. Je pense que je ne m'en sors pas si mal en ce moment et qu'il me manque juste un peu de confiance. C'est pour ça que le match de (vendredi) sera très important.»
C.B.


PROGRAMME DE VENDREDI

Le choc de ces quarts de finale oppose Jo-Wilfried Tsonga à Rafael Nadal. Dans la soirée, Gaël Monfils va tenter de contrer le Croate Marin Cilic.


Court central

A partir de 14 heures

Robin Söderling (SUE) - Novak Djokovic (SER) 0-4

Jo-Wilfried Tsonga (FRA) - Rafael Nadal (ESP) 1-3


Pas avant 19h30

Gaël Monfils (FRA) - Marin Cilic (CRO) 0-0

Pas avant 20h45

Radek Stepanek (RTC) - Juan Martin Del Potro (ARG)
# 13/11/2009 à 23:52 Nico
RESULTATS DE VENDREDI


* Stepanek - Del Potro
* 4-0

* Monfils - Cilic
* 3-6,6-4,6-4

* Nadal - Tsonga
* 7-5,7-5

* Djokovic - Soderling
* 6-4,1-6,6-3


Nadal recadre Tsonga



Rafael Nadal a fait chuter le tenant du titre Jo-Wilfried Tsonga en quart de finale à Bercy (7-5, 7-5). Cette défaite élimine Tsonga de la course au Masters de Londres pour lequel Verdasco est définitivement qualifié. Auparavant, Djokovic a sorti Söderling 6-4, 1-6, 6-3.


Rafael Nadal (ESP, 2) bat Jo-Wilfried Tsonga (FRA, 8) 7-5, 7-5
Prochain adversaire : Djokovic.

Rafael Nadal est plus solide que le mur de Berlin. La défense du N.2 mondial, un peu plus affûté que lors de ses deux premières rencontres dans le POPB, a résisté aux coups de boutoir (coup droits et services) de Jo-Wilfried Tsonga, pour se qualifier pour les demi-finales. C'est la deuxième fois qu'il atteint ce niveau après sa finale en 2007. Pour Tsonga, qui perd un titre acquis après un parcours flamboyant en 2008, c'est le retour à un sentiment qui aura dominé sa saison : la frustration. Deuxième remplaçant pour le Masters de Londres, derrière Robin Söderling, le Français ne sait pas encore s'il se rendra dans la capitale londonienne. Nadal, que l'on sent encore fragile physiquement, retrouve par moments ce qui a rendu son tennis irrésistible l'an passé. Il s'évertue surtout à en conserver les fondations : la défense et le contre.

Un schéma de jeu qui fait mal

Toni Nadal et son neveu avait pris un malin plaisir à faire de Tsonga le "favori" de cette rencontre, et de rajouter que les conditions ne favorisaient pas le Majorquin. Surface trop lente, court en indoor ou pas, Nadal, déjà finaliste en 2007, savait parfaitement comment organiser son tennis : jouer le revers de Tsonga dès que possible et plus généralement pousser ce dernier à courir derrière son coup droit. Tant que le leader du tennis français a su sortir de ce cadre de jeu, il a tenu Nadal en respect et il a même surclassé. Le problème, c'est qu'au jeu de casse-briques, il lui a manqué un peu de poids en revers pour ouvrir définitivement les brèches.

Au premier set, Tsonga a eu cinq balles de break. Dès le premier jeu (deux) puis trois à 3-2 (0/40). Nadal a très bien servi sur la plupart de ces balles de break, mais il restera un échange sur lequel Tsonga pourra nourrir des regrets : A 15/40, Tsonga monte sur un excellent coup droit côté revers, mais sur sa volée de revers, il tente un contre-pied. Nadal le lobe astucieusement. Il n'aura plus d'autres occasions aussi nettes. Dans la seconde manche, il n'aura d'ailleurs qu'une seule balle de break de plus.

Tsonga s'est progressivement épuisé à tourner autour de son revers. En service et en coup droit, JWT c'est Cassius Clay. En revers, face à des joueurs du calibre de Nadal, c'est trop souvent "Bisounours". Nadal, sans être exceptionnel, a calmement imposé le schéma de jeu : jouer revers et surprendre le Français si nécessaire en montant au filet sur son propre engagement. Quand Tsonga a eu l'énergie de frapper ses coups droits très loin côté revers, Nadal a fait le dos rond. Dès que le jeu de jambes n'a plus été aussi précis, l'Espagnol a pris le match à son compte. "C'est à l'image de ma saison. J'ai les occasions. J'ai tout ce qu'il faut dans la raquette pour terminer, mais finalement je ne le fais pas", a-t-il commenté. Il y a eu trop de matches cette année où j'ai eu dix ou douze balles de break sans en faire une". Le Manceau a aussi admis du bout des lèvres qu'il s'était ressenti de la douleur aux poignets qui l'avait contraint à l'abandon la semaine dernière à Valence, mais sans s'apesantir sur le sujet. "Le jour où je serai plus fort que lui je le battrai, mais pour le moment ce n'est pas le cas", a-t-il dit. C'est la troisième fois depuis son inoubliable demi-finale de l'Open d'Australie 2008 que Tsonga est dominé par le Majorquin, la quatrième au total. Quant à lui, Nadal aura l'occasion de vérifier samedi en demi-finale, s'il mérite le surnom de "mur de Bercy"...
J.C. avec AFP


Monfils réjouit Bercy



Gaël Monfils a réussi une superbe performance face à Marin Cilic, la révélation de la saison, en quart à Bercy (3-6, 6-4, 6-3). Le Français s'est qualifié pour la seconde demi-finale de Masters 1000 de sa carrière, trois ans après sa défaite à Rome. Il jouera Stepanek. Del Potro ayant abandonné.


Gaël Monfils (FRA, 15) bat Marni Cilic (CRO, 12) 3-6, 6-4, 6-3.
Prochain adversaire : Stepanek..

Marin Cilic se souviendra de sa première rencontre face à Gaël Monfils. Débarqué à Paris sur une bonne dynamique, le grand Croate a vécu trois sets intenses et une défaite frustrante devant des tribunes de Bercy parfois portée à incandescence par "La Monf'". Défense intraitable, points spectaculaires et un service torride, le tout avec la même décontraction que la veille face à Julien Benneteau. Monfils, qui n'avait pas été autant à la fête en Masters 1000 depuis sa défaite en demi-finale du tournoi de Rome, en 2006, n'avait gagné que cinq matches en Masters 1000 cette saison. Il s'offre un dernier carré à Paris, comme à Roland-Garros 2008. Cette fois-ci, il n'y a plus Federer dans la partie haute du tableau. Après Gasquet en 2007, Tsonga en 2008, c'est la troisième fois consécutive qu'un Tricolore atteint ce niveau à Bercy.
J.C.


Djokovic ne lâche rien

Novak Djokovic, les nerfs à fleur de peau et dans le dur physiquement, a fini par s'en sortir face à Robin Söderling (6-4, 1-6, 6-3) et jouera les demies à Bercy pour la première fois, face à Rafael Nadal.

Novak Djokovic est parfois une énigme. En grande forme depuis l'US Open, titré à Pékin, finaliste à Shanghaï, de nouveau titré cette fois à Bâle face à Roger Federer : il respirait jusque-là la confiance absolue à Bercy. Et puis arrive ce quart face à Söderling, redoutable joueur d'indoor et qui vit la plus belle saison de sa carrière. L'obstacle est élevé, d'autant que le Suédois joue sa qualification au Masters, mais il n'y a pas de quoi paniquer pour le Serbe, qui semblait en pleine forme physique. Et pourtant... Deux double-fautes et un revers bas du filet plus tard, on comprend que le n°3 mondial est tendu comme un arc et qu'il n'a pas les jambes dans un grand jour.

«J'ai senti dès le début que ce serait très dur car physiquement j'étais mort. Dès les premiers jeux j'ai compris. La saison a été longue, récemment j'ai beaucoup joué et beaucoup gagné alors là j'étais épuisé. Mais comme d'habitude je me suis battu, j'ai aussi réussi à faire preuve de patience et en fin de match j'ai été là au bon moment. Honnêtement je suis chanceux de breaker à 4-3 parce que Robin frappait très fort, était très agressif et me rendait la tâche très compliquée.»


Djokovic ne veut pas penser au Masters


C'est sans doute en arrachant la première manche qu'il a gagne finalement le match. En tête 3-1, puis 4-2, il perd son avance avant de profiter d'un service adverse en panne (51% sur le match) pour servir pour le set (5-4). Ecartant la deuxième balle de break à 5-4 sur son premier coup droit décroisé lâché à fond du match, le Serbe lâche alors un «Come on ! » rageur. Il s'en sort mais il ne tarde pas à en payer le prix. Jusque-là très juste tactiquement avec ses revers slicés pour casser l'énorme cadence adverse et ce jeu dans les angles pour empêcher le Suédois de prendre ses appuis de balancer ses missiles, il s'effondre d'un coup (1-3, 1-6).

Grosse colère et tempête sous un crâne : "Nole" balance la manche. «Il y a des moments où il faut être stratège et là ça ne servait à rien de lutter. Alors j'ai récupéré en pensant au dernier set et une fois là, j'ai fait preuve de patience en attendant l'ouverture. Elle a fini par venir et j'ai su tenir mes nerfs.» Söderling, lui, regrettera de n'avoir pas su mettre Djokovic sous pression alors que le Serbe tenait sur un fil. Mais il en voudra surtout à ce coude droit qui l'a empêché de disputer les tournois précédents, une plaie pour le Masters. Djokovic y sera et Nadal tout comme Murray, interrogés la veille, en ont fait un des grands favoris. Mais le n°3 mondial fait profil bas, histoire d'éviter la pression. «Je ne veux pas y penser maintenant. Là je veux faire de mon mieux à Paris. Ensuite j'aurais le temps de me reposer et d'y penser. C'est comme ça que je fonctionne, sans faire de diférence entre les tournois et je ne changerai rien. Un gros match m'attend (samedi) car Rafa et moi on se connaît bien et je sais combien c'est un battant. Je pense donc juste à mon service que je vais devoir améliorer parce qu'en face j'aurai un grand champion.» Le Serbe se livrera donc jusqu'au bout devant un public qui semble cette semaine s'être laissé séduire.
C.B.


PROGRAMME DE SAMEDI

Les demi-finales s'annoncent alléchantes, avec pour débuter un affrontement entre les n°2 et n°3 mondiaux, Rafael Nadal et Novak Djokovic. Ensuite, Gaël Monfils sera opposé à Radek Stepanek pour tenter de s'offrir sa première finale en Masters 1000 cette saison.


Court central (à partir de 14h00)


Novak Djokovic (SRB/N°3) - Rafael Nadal (ESP/N°2)

Gaël Monfils (FRA/N°15) - Radek Stepanek (RTC/N°13)
# 14/11/2009 à 23:39 NicoFABC5C
RESULTATS DE SAMEDI

Djokovic, un ton plus haut


Novak Djokovic s'est qualifié pour sa première finale à Bercy en donnant la pleine mesure de son tennis face à Rafael Nadal (6-2, 6-3). Le Serbe, dominateur de bout en bout de la rencontre, a remporté sa sixième victoire seulement face au Majorquin en 20 rencontres. Il jouera contre Monfils.


Novak Djokovic (SER, 3) bat Rafael Nadal (ESP, 2) 6-2, 6-3
Face-à-face : 14/6 pour Nadal.

A Bercy, ceux qui roulent des mécaniques sont aussi les plus écolos. Ils n'ont plus d'essence dans le moteur mais fonctionnent à l'électricité. Ainsi, quand Gaël Monfils s'est branché sur les tribunes toutes acquises à sa cause la veille, Novak Djokovic a laissé reposer sa batterie pour faire rugir son moteur contre Rafael Nadal. Le Serbe, qui retrouve toutes ses sensations depuis quelques semaines, vainqueur à Bâle, a marqué les esprits en demi-finale. Beaucoup plus équilibré que Tsonga, plus dense, Djokovic, il a imposé une profondeur de balle impressionnante au N.2 mondial. Pour sa 20e rencontre avec l'Espagnol, Novak n'a connu aucune baisse de régime. Comme à Cincinnati, il n'a laissé que cinq jeux à celui qui l'a pourtant déjà battu 14 fois.

"Quoi qu'il arrive, j'utilise toujours mes dernières énergies", déclarait Novak Djokovic vendredi après sa victoire difficile sur Robin Söderling. Contre Nadal, le Serbe s'est montré maître en "énergies renouvelables". Visiblement bien reposé, il a très vite pris l'ascendant dans l'échange. Quand l'Espagnol pouvait gagner du temps en jouant le revers de Jo-Wilfried Tsonga la veille, il s'est retrouvé trop loin de la balle après deux ou trois échanges. En jouant près de la ligne de fond des deux côtés, "Nole" a épuisé un Nadal version Diesel. Jusqu'à 2-2 dans la première manche, Djokovic a testé le temps de réaction de son adversaire en l'attirant au filet. Ensuite, il n'a quasiment plus utilisé l'amortie. Ses coups droits et ses revers pris en haut du rebond ont suffi. Il a aligné sept jeux de 2-2 à 6-2, 3-0, dont une incroyable série de quinze points à la fin de la première manche. Soit 14 points perdu d'affilée par Nadal sur sa mise en jeu. Dans la seconde manche, Nadal a serré le poing deux fois en revenant à 30A sur service adverse. Comme toujours, il y a cru. Ses jambes et son bras n'ont cette fois-ci pas suivi. Il a concédé sa sixième défaite devant Novak.

Ce dernier est le joueur qui a gagné le plus de matches cette saison. Son succès face à Nadal était son 75e de l'année. Il n'a pas eu une réussite optimale dans ses finales, n'en remportant "que" quatre (Dubai, Belgrade, Pékin et Bâle) sur neuf. Il sera l'un des grands favoris du Masters de Londres, du 22 au 29 novembre, où il défendra son titre. En attendant, il y a une première finale à Bercy à jouer. Il n'a plus gagné une finale de Masters 1000 depuis Rome 2008. Au total, il en a remporté 4 sur 10 finales.
J.C.


Monfils garde Bercy sur le feu


Gaël Monfils a décroché sa première finale d'un Masters 1000 à Bercy. Le Français a battu Radek Stepanek 6-4, 5-7, 6-4 et rejoint ainsi Novak Djokovic, qui avait fait chuté Rafael Nadal (6-2, 6-3). C'est la 5e fois qu'un Français joue le titre au POPB.


Gaël Monfils (FRA, 15) bat Radek Stepanek (RTC, 13) 6-4, 5-7, 6-4

Comme Jo-Wilfried Tsonga en 2008, Sébastien Grosjean en 2001 et Guy Forget en 1991 et 1992, Gaël Monfils est en finale du tournoi de Bercy. La grande différence entre les trois cités plus haut et Monfils, c'est qu'ils ont tous décroché le titre au moins une fois. Le Français, vainqueur de Radek Stepanek en trois sets, doit encore faire le plus dur : battre Novak Djokovic, étonnant d'autorité contre Rafael Nadal. C'est tout le paradoxe du parcours de l'actuel N.3 tricolore, qui estime être dans le rouge physiquement mais qui joue et gagne en toute décontraction. A 23 ans, le voilà enfin en finale d'un Masters 1000, lui qui ne compte que deux titres ATP (Sopot et Metz) et une demi-finale de Grand Chelem (Roland-Garros) à son palmarès. Jo-Wilfried Tsonga, Gilles Simon et Richard Gasquet l'avait fait avant lui, il rattrape son retard.

Devant le public de Bercy, devant ses potes et sa famille (il avait demandé 33 places pour ce match, et on a pu entrevoir dans les tribunes, Tsonga, mais aussi Ted Riner le judoka rencontré aux JO de Pékin), Monfils est prêt à régaler la planète. Une générosité qui lui a permis sur ce tournoi de laisser la fatigue de côté pour se concentrer sur le plaisir de jouer. Pour sa deuxième demi-finale d'un Masters 1000, après celle perdue à Rome en 2006, il était opposé à un joueur atypique : Radek Stepanek. Le Tchèque, qui avait sorti Murray cette semaine, propose depuis toujours un tennis sans rythme mais résolument offensif. Longtemps blessé au dos, il a joué son meilleur tennis cette année, à 31 ans. Cela ne s'est pas vu pendant un premier set globalement maîtrisé par le Français malgré un dérapage au départ (0-2).

Ça flotte et ça tranche mais ça ne fait pas le poids

Stepanek a la particularité d'offrir un style de jeu très rare : des balles frappées plutôt à plat, flottantes ou tendues et une excellente qualité de frappe à la volée. Contre Monfils, il a souvent cherché à user la défense du Tricolore en gardant souvent la balle dans le court plutôt que de prendre des risques. Compact, Gaël n'est pas tombé dans le panneau. A 6-4, 5-4, il sert pour un match qui ne doit pas lui échapper. A 6-4, 5-7, il a perdu de son agressivité : "Je me suis un peu déconcentré. Je pensais déjà à demain", a reconnu le vainqueur au micro de Canal Plus. Après une série de breaks (2-1, 2-2) et de jeux indécis, il a finalement repris l'avantage 4-4 et a conclu après 2h33 minutes de lutte.

"Je n'ai pas fait un tennis extraordinaire mais j'ai bien joué. J'ai essayé de faire des choses simples. Après le deuxième set, il y a eu de la frustration, j'étais en colère, hyper-énervé, mais j'ai réussi à trouver des ressources mentales, je ne sais pas trop comment ", a commenté Monfils. Bourreau des coeurs (ex de Martina Hingis, fiancé de Nicole Vaidisova), parfois chambreur de service, Stepanek n'était pas perdu sur les courts parisiens. En 2004, il avait déjà atteint la finale ici-même (défaite devant Safin). Samedi, son expérience ne lui a été d'aucune utilité face au poids de la balle de Monfils. Stepanek avait obtenu des balles de match face à Djokovic à Bâle la semaine dernière... Si Monfils veut succéder à Tsonga au palmarès, il faudrait faire encore mieux.
J.C. avec AFP


REACTIONS


Nadal : "Rien à faire"


Battu en demi-finale du Masters 1000 de Paris-Bercy, l'Espagnol Rafael Nadal a admis la supériorité de Novak Djokovic. "Il n'y avait rien à faire", a-t-il lâché. "Il a joué incroyablement bien. Il n'avait jamais joué comme ça contre moi. Il frappait des coups gagnants presque à chaque fois".

"Je n'ai pas mal joué. Mais quand Novak est à ce niveau, c'est très difficile, surtout sur cette surface. Comme la balle ne prend pas beaucoup les effets, il est difficile de le faire sortir de sa zone", a ajouté Nadal.


Djokovic : "Parfait"

Tombeur de Rafael Nadal en demi-finale à Bercy, Novak Djokovic a jugé que ce match était "parfait, exactement comme (il) le voulait". "Tactiquement, j'ai fait tout ce que j'avais imaginé et prévu de faire. J'ai été très agressif et j'ai frappé des coups gagnants depuis tous les endroits du court."

"Cette surface me convient bien pour jouer Rafa. La balle ne rebondit pas trop haut et reste dans la zone où je peux bien la frapper. Je veux vraiment soulever ce trophée par que j'ai perdu mes quatre dernières finales (de Masters 1000)", a ajouté le Serbe.


Monfils : «Une sensation unique»


Usé en début de tournoi, Gaël Monfils a retrouvé de l'énergie au fil des matches et mise maintenant sur sa «force mentale» pour battre en finale Novak Djokovic, très impressionnant : «Quand la tête veut, les jambes sont obligées de suivre et je donnerai tout ce que j'ai.»


«Gaël Monfils, comment analysez-vous votre match ?

J'ai réalisé un gros match, long et intense mentalement. Je n'ai pas pratiqué un tennis extraordinaire, mais j'ai bien joué. J'ai appliqué la tactique. J'avais l'opportunité de le finir en deux sets, mais j'ai connu une baisse de concentration. Je pensais un peu trop que le match était fini et cela a basculé. Derrière, j'ai fait preuve d'une grande force mentale. A l'arrivée, c'est fabuleux, c'est une sensation unique, cela donne des frissons. Je joue au tennis pour vivre des moments comme ça. Le public était fantastique.


Est-ce que la force mentale résume votre tournoi ?

Oui, vraiment. Jusqu'à présent, je me surprends en bien, je suis très content. Je tiens les matches mentalement, physiquement et je ne m'y attendais pas forcément. Il me reste un dernier match, un dernier effort.


Avant le tournoi, vous disiez être fatigué. Est-ce que cela vous a enlevé de la pression ?

Non, c'est le contraire. Quand je me retrouve à 6-4, 5-5 contre Guez au premier tour, ce n'est pas évident. Je ne rigolais pas trop.


En termes de jeu, est-ce que cela vous a incité à aller davantage au filet ?

De manière générale, j'essaie de plus en plus de le faire. Je pense que cela m'a aidé à me concentrer davantage sur des petits détails : mon service ou prendre plus de temps entre les points. La fatigue me met plus de pression car je me dis : "Putain, je vais m'éteindre d'un coup ou pas ?" Ce n'est pas facile car j'arrive sur le terrain avec aucune certitude. Je commence à me sentir mieux dans mon tennis, mais est-ce que je vais tenir l'impact physique ? Je n'en ai aucune idée. Cela ajoute un peu de pression. Quand j'ai une opportunité, je me dis que ce n'est pas sûr que je tienne si je joue plus.


Vous reste-il de l'énergie pour la finale ?

Mentalement, il m'en reste beaucoup. Physiquement, je verrai bien. Quand la tête veut, les jambes sont obligées de suivre et je donnerai tout ce que j'ai. Je ne me préoccupe plus de mon physique depuis quelques jours et le reste suit. Ce n'est plus une question de physique, c'est une question de mental. J'ai envie de gagner, je ne m'écoute plus. C'est le dernier match, je vais tout donner. Je serais peut-être charrue demain (dimanche à 15 heures), mais la charrue va courir quand même.


A quoi vous attendez-vous pour votre première finale en Masters 1000 ?

Je ne sais pas trop à quoi m'attendre. Je sais que le public va me soutenir. L'expérience peut me faire défaut, je peux être un peu trop tendu et essayer de tenter trop de choses ou au contraire, pas du tout. Mais je me battrai et je donnerai tout. On a toujours gros à perdre quand on arrive sur son rêve, on a toujours envie de le réaliser. Ce n'est pas tous les jours qu'on arrive en finale d'un Masters 1000. Quand on a une opportunité, on n'a pas envie de la gâcher.


Que pensez-vous de votre adversaire, Novak Djokovic ?

J'attends une revanche et un très gros match. Novak joue très bien en ce moment, cela va être un match mental. C'est un très grand joueur. Il bouge bien et il va essayer de me sortir beaucoup du court avec son coup droit croisé puis entrer dans le court avec son revers. Je vais tenter de tenir ma ligne. Je vais m'inspirer de notre match aux JO l'an dernier : taper fort au milieu, varier beaucoup au service. Je ne vais pas forcément essayer de le fixer d'un côté mais davantage jouer à contre-pied. Ma tactique n'est pas encore bien établie, je vais encore en parler avec Roger (son coach, Roger Rasheed), mais je vois à peu près à quoi m'attendre. Je sais ce qu'il va faire, je ne pense pas qu'il sache encore ce que je vais faire.»
Recueilli par Sophie DORGAN, à Bercy
# 14/11/2009 à 23:54 Nico
PROGRAMME DE DIMANCHE

La finale entre le Serbe Novak Djokovic et le Français Gaël Monfils aura lieu ce dimanche à partir de 15H00.
# 15/11/2009 à 12:33 Nico
Nadal: "Je ne suis pas un génie"

Balayé en deux petits sets par Novak Djokovic (6-2, 6-3) à Paris-Bercy, Rafael Nadal a salué la performance de son adversaire, contre lequel il reste sur deux défaites consécutives. Pas vraiment à son aise en indoor, l'Espagnol se tourne désormais vers le Masters de Londres, "un tournoi plus difficile à remporter" que la Coupe Davis selon lui.


Rafael, vous ne sembliez pas en grande forme physique sur le court. Avez-vous une explication ?

Non, ça allait. Je pense que mes jambes répondaient bien, normalement en tout cas. Il a très bien joué, incroyablement bien même. Il n'y avait rien à faire aujourd'hui. Je n'ai pas mal joué. Quand je joue mal, je le dis sans aucun problème. Aujourd'hui, je pense que je n'ai pas mal joué, mais vu le niveau de Novak, il était difficile de jouer au même niveau, surtout sur cette surface. C'est une surface dure, rapide, indoor. Ici, la balle est difficile à lifter et Novak a pris son rythme. Quand il joue comme aujourd'hui, il est impressionnant. Je n'ai jamais joué contre lui à ce niveau. Je n'ai pas eu beaucoup de possibilités de faire des choses un peu différentes ou de changer de tactique, parce que chaque coup était pratiquement un coup gagnant de sa part.


Etes-vous satisfait de votre parcours à Paris-Bercy ?

Je suis content d'une chose: j'ai terminé ce tournoi en jouant bien mieux qu'au début, c'est positif. Je me suis bien entraîné, j'étais prêt à jouer, j'étais positif dans ma tête, c'est l'essentiel. Les deux premiers jours, j'ai dû batailler beaucoup en jouant mal. Ensuite, j'ai beaucoup mieux joué. Aujourd'hui, je n'ai pas un mauvais sentiment quant à mon jeu. Je ne perdrais pas ma confiance à cause de ce score. Novak a très bien joué, je sentais très bien la balle, beaucoup mieux qu'au début du tournoi.


La surface de Londres est-elle plus propice pour votre jeu ?

Je ne suis pas un génie, je ne connais pas le court de Londres, je n'ai pas encore joué dessus, je ne sais pas comment il est. On verra quand on y sera.


"La deuxième partie de l'année a été difficile pour moi"



Quel est votre programme avec le Masters de Londres ?

Je vais rentrer à la maison à Majorque. Je vais m'entraîner là-bas quelques jours. Ensuite, je prendrai l'avion pour Londres, pour me préparer pour ce Masters.


Sentez-vous que la confiance est revenue ?

Je l'ai dit avant le tournoi, la deuxième partie de l'année a été difficile pour moi. Mais ce n'est pas une raison pour être malheureux. Depuis cinq ans, je suis n°1 ou n°2, je suis content de ce que j'ai réussi à faire: jouer cinq demi-finales d'affilée dans des tournois difficiles. Et c'est toujours compliqué pour moi durant cette partie de l'année. Il me semble d'ailleurs que c'est l'une des mes meilleures fins d'année dans ma carrière. L'autre jour, quelqu'un me demandait si ça me manquait de ne pas avoir gagné de tournoi. Bien sûr, mais les conditions dans ces tournois sont plus difficiles pour moi. C'est plus dur de les gagner.


A choisir, préférez-vous remporter le Masters ou la Coupe Davis ?

C'est plus difficile de remporter le Masters.


Quel match de football allez-vous regardé ce soir ? L'Espagne ou la France ?

Oui, je vais essayer de regarder un match, si je ne suis pas dans l'avion pour rentrer. Je vais essayer d'avoir un vol ce soir, il faudra que je m'organise d'abord. On verra si je suis ici ou à Majorque. Si je peux, je regarderai. Mais je suis désolé, je vais regarder Espagne-Argentine. Mais je suis aussi un supporter des grandes équipes.
F.Q.
# 15/11/2009 à 20:44 Nico
Djokovic conquiert Bercy

Premier titre à Bercy pour Novak Djokovic qui a remporté son 5e Masters 1000 en battant Gaël Monfils en 2h44 de jeu (6-2, 5-7, 7-6). Le Serbe a mené 6-2, 2-0, puis 4-1 dans la dernière manche mais le Français est toujours revenu pour échouer de peu au jeu décisif.


Novak Djokovic (SRB/N.3) bat Gaël Monfils (FRA/N.15) 6-2, 5-7, 7-6 (7/3)
Face-à-face : 4/0 pour Djokovic.

Ils ne pouvaient pas aller plus loin. Novak Djokovic et Gaël Monfils, éprouvés, sonnés par leur fin de saison, par une longue semaine à Bercy et par trois sets d'une finale sans concession, ont joué le titre sur un ultime jeu décisif. Le Serbe, plus entreprenant, a ainsi décroché son premier titre à Paris, face à un adversaire courageux, soutenu par le public, mais trop attentiste dans cette dernière épreuve. Djokovic remporte ainsi son cinquième Masters 1000 (après Indian Wells, Canada, Miami et Rome, le dernier en 2008). Il se rapproche ainsi de Rafael Nadal au classement ATP (695 pts sur l'année, avant de disputer la Masters Cup à Londres, dont il est tenant du titre. Gaël Monfils, qui avait une chance de participer au Masters en tant que remplaçant, reste derrière Jo-Wilfried Tsonga.

Pendant trois sets, Novak Djokovic a fait la course en tête au tableau d'affichage. Chaque set a commencé avec l'impression que le Serbe allait écraser le Français comme il avait balayé Rafael Nadal en demi-finale. Breaké à 1-3 dans la première manche, Monfils a concédé six jeux consécutifs (6-2, 3-0). Le Français ne sert pas assez bien, et il laisse Djokovic s'installer dans le court. Il a besoin d'un électrochoc et c'est le public qui lui offre. Monfils sourit et se relâche. Après trois aces et un jeu de service revigorant, il retrouve une dynamique positive. Novak, jusque-là imperturbable, est gêné. Monfils débreake à 3-3 et réveille définitivement Bercy. Pendant quatre jeux de suite, Gaël va obtenir au moins une balle de break par jeu de service de Djokovic. A 6-5, il confirme son break et égalise à un set partout.


Djokovic en français s'il vous plaît

Le Français n'a mené qu'une fois dans cette rencontre, à 2/1 dans le jeu décisif. "Au début, il jouait très bien, je n'avais pas trop de solution. J'étais un peu trop défensif. J'ai continué à y croire, je me suis accroché. J'ai réussi à renverser la vapeur, c'est dommage. J'ai mal géré les deux derniers jeux de retour alors que j'avais un peu l'ascendant", a commenté Monfils, très déçu, au micro de Sport Plus. Après avoir chancelé et commis 20 fautes directes au second set, Djokovic a frôlé le scénario catastrophe à la fin du troisième set. Après avoir exposé un profil impérial sur chaque frappe au premier set, il se voyait réduit au rôle de nain de jardin du patio de Bercy. La geste acrobatique de Monfils prenait forme : le N.3 mondial a eu deux fois un break d'avance au cours de quatre jeux étonnants : quatre doubles fautes de Monfils pour offrir deux breaks, deux doubles fautes de Djokovic pour deux débreaks ! Soutenu par un public qui espérait que Monfils prenne le relais de Tsonga au palmarès, le Français n'a malheureusement pas pris - ou pas pu prendre - les risques nécessaires dans le "jeu définitif" du tournoi. Moins lucide, il y a perdu un ultime marathon de fond de court et offert une 6e double faute sur la balle de match.

Bercy attendait un 4e vainqueur français, héroïque, il a eu un formidable vainqueur serbe, qui n'a jamais été aussi proche de la deuxième place mondiale, et qui a reçu son trophée en saluant le public d'un français très courtois. Cela ne consolera pas le clan Monfils mais cela donne une touche finale sympathique à cette épuisante, mais belle édition 2009 du Masters parisien. Djokovic, qui vient de prendre le titre de Bâle au nez et à la barbe suisse de Roger Federer et celui de Bercy aux Français Tsonga et Monfils, peut rêver de conserver son tite à Londres. Sa saison n'est pas finie.


A SAVOIR :

. Novak Djokovic compte un total de 7910 points après sa victoire à Bercy, soit moins que son total avant le début du tournoi (8300 pts). C'est normal ses points du Masters de l'an passé ont été déjà soustraits à son total. Il reste donc derrière Nadal et loin devant Andy Murray. Ceci ne concerne que le classement ATP technique.

. Gaël Monfils est désormais 13e joueur mondial au classement ATP technique.

. C'était la première fois que le Parisien, âgé de 23 ans, se qualifiait pour la finale d'un Masters 1000, les tournois les plus prestigieux après les Grands Chelems. Il faut aussi passer par ce genre d'échec pour apprendre à gagner. Il disputait sa troisième finale de l'année après sa défaite à Acapulco et sa victoire à Metz fin septembre.

. Bercy compte un 18e vainqueur différent pour 24 tournois. Un vainqueur N.3 mondial, comme en 2006 (Davydenko) et 2002 (Safin).


LE CHIFFRE : 76

Le Serbe est le joueur qui a gagné le plus de matches cette saison (76). Il remporte son cinquième titre de la saison, mais son premier en Masters 1000. Jusqu'à présent, il avait perdu ses quatre finales à ce niveau cette année, à Miami, Monte Carlo, Rome et Cincinnati. C'est le 16e titre de sa carrière à 22 ans et le cinquième en Masters 1000.
J.C.


REACTIONS


Monfils : "Pas assez agressif"


Gaël Monfils a déclaré dimanche que son parcours jusqu'en finale du Masters 1000 de Paris-Bercy prouvait qu'il avait "trouvé les bonnes personnes" pour l'entourer. "Le bilan c'est 'merci' à mon équipe", a dit le Français, battu en finale par Novak Djokovic. IL fini la saison 13e mondial.


GAËL MONFILS, avec quel sentiment ressortez-vous de ce match ?

"Je suis déçu. Je suis un compétiteur et je ne suis pas passé loin de la victoire. Peu importe mon retour et mon match, je n'ai pas été présent dans le tie-break du troisième."


Vous reprochez-vous quelque chose ?

"La seule chose c'est le tie-break. J'aurais pu être plus agressif sur ses deuxièmes balles. Novak a très bien joué. Quand il mène 6-2, 3-0 il tape super bien. Il ne fait pas de fautes, que des coups gagnants. Je me suis accroché. J'ai retrouvé un peu d'agressivité. Après j'ai recommencé à bien jouer."


Qu'avez-vous pensé au moment où Djokovic menait 6-2, 3-0 ?

"J'ai regardé mon clan et je me suis dit 'ce mec est un cyborg'. Il ne ratait pas grand chose. Il prenait la balle tôt. Bravo. Même à Virtua Tennis il joue moins bien".


Quel bilan tirez-vous de votre saison ?

"Ce n'est pas une très bonne saison. C'est une saison normale, un peu plate. Pas dégueulasse, mais pas superbe. J'ai eu un titre (Metz), une finale en Masters 1000, mais j'aurais aimé finir au moins dans les dix. En même temps, je me dis que j'ai manqué un Grand Chelem (Wimbledon) et plusieurs Masters Series (sur blessure). J'ai eu quelques problèmes physiques. Je n'ai presque pas joué sur terre battue. Si j'avais fait une année pleine, je pense que j'aurais terminé dans les dix. L'année prochaine, j'ai envie de jouer enfin une saison complète."


Et de votre semaine ?

"Ce que j'ai fait ici je le dois à mon staff. Ca me prouve que j'ai trouvé les bonnes personnes. On m'a souvent reproché de ne pas les avoir, maintenant ça y est. J'ai mon bon agent, mon bon kiné, mon bon entraîneur (l'Australien Roger Rasheed). Ce sont des gens qui arrivent à me parler, à être durs quand il le faut. Cette semaine, je n'avais pas forcément envie d'être là, je ne me sentais pas bien, je passais mon temps à me plaindre. Ils ont réussi à me remettre mentalement au top. Le bilan c'est +merci+ à mon équipe."


Quel est votre programme dans les prochaines semaines ?

"Demain je prends l'avion pour la Guadeloupe. C'est l'anniversaire de mon papa. Il y a un énorme match de foot. Donc pas de repos ! Je suis à l'attaque et je dois marquer des buts, donc j'ai encore plus de pression."
J.C.


Djokovic est "soulagé"

Vainqueur de Gaël Monfils en finale du Masters 1000 de Paris-Bercy, Novak Djokovic s'est dit "soulagé et heureux", tout en soulignant que ce titre est "l'un de (ses) plus grands succès". "Un si gros combat face à un joueur qui était devant son public. Ca rend la victoire encore plus belle."

Je suis passé par toutes les émotions mais je me suis efforcé de les garder en moi. J'avais perdu mes quatre dernières finales de Masters Series et j'y ai pensé. Lorsque Gaël a trouvé le rythme c'est devenu très difficile. Il jouait avec le public dans son dos et ça a été un facteur important pour lui. Je suis d'autant plus fier d'avoir gagné cette finale. Et à la balle de match toutes les émotions sont ressorties. Je ne me sentirai jamais comme le N.1 tant que je ne le serai pas. Je joue un excellent tennis en ce moment et ces deux victoires (Bâle et Bercy) me donnent énormément de confiance, surtout après avoir battu les deux meilleurs joueurs au monde (Federer à Bâle et Nadal à Paris). Certains disent que cette débauche d'énergie n'est pas bonne dans l'optique du Masters. Moi je sais juste que j'aborderai le tournoi avec beaucoup de confiance", a commenté le N.3 mondial.
# 20/08/2012 à 23:58 Nico
lol mdr faut passer à l'ombre de temps en temps ptdr
# 20/08/2012 à 23:58 Nico
lol mdr faut passer à l'ombre de temps en temps ptdr
# 01/09/2012 à 10:50 Nico
# 06/09/2012 à 00:18 Nico
# 06/09/2012 à 23:05 kitKeffuelt
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