BERCY 2010

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# 08/11/2010 à 12:14 Nico
Bercy, tout le monde descend ou presque

Dernière étape de la (trop) longue saison ATP, le Masters 1000 de Paris-Bercy va encore souffrir de ne pas avoir de confrontation Nadal-Federer. Mais la proximité de la finale de Coupe Davis et du Masters occuperont en grande partie la semaine. Que nous réserve l'édition 2011 ?

NADAL ET LE PRINCIPE DE PRECAUTION

Rafael Nadal ne sera pas là. Diminué par une tendinite au coude, le N.1 mondial a préféré se préserver et ne pas venir à Bercy. Un coup dur pour le tournoi qui est finalement habitué à ce genre de désistement. Nadal avait abandonné sous les sifflets à Bercy en 2008 et doit en garder un mauvais souvenir. Cette fois-ci, en tant que N.1 mondial, il n'a pas voulu prendre ce risque. Il a certainement pensé très fort au tournoi qui va suivre : la Masters Cup de Londres. Un seul titre majeur manque au palmarès exceptionnel de l'Espagnol : cette Masters Cup. On imagine son hésitation. Comme hésiterait n'importe quel joueur français avant la finale de Coupe Davis...

L'ANNEE FEDERER ?

Quand Nadal peut se targuer d'avoir atteint une finale à Bercy (malgré une tannée reçue devant David Nalbandian 6-4, 6-0 en 2007), Roger Federer ne compte que trois quarts de finale en sept participations. Sur dur, en indoor, les clients sont nombreux en fin de saison. Le Suisse n'a jamais été à la hauteur sur les courts du POPB. Cette année, après un peu de repos et un bon enchaînement Shanghai-Stockholm-Bâle (trois finales), il semble disposé à jouer son meilleur tennis à Paris et Londres. A surveiller dans sa partie de tableau : Stepanek qui a adore Bercy, Melzer qui joue son meilleur tennis cette saison, Nalbandian vainqueur et finaliste en 2007 et 2008, Monfils finaliste l'an passé et bien sûr Murray, que l'on aimerait voir un peu plus volubile sur ce genre de surface.

COUPE DAVIS ET MASTERS, STIMULATION OU FREIN ?

Sept joueurs sont concernés par Bercy et la Coupe Davis. Un seul de ces sept n'est par le redoutable enchaînement Bercy-Masters-Coupe Davis : Novak Djokovic. A la différence de Nadal, le Serbe a déjà remporté la Masters Cup, en 2008, et Bercy l'an passé. Il ne fera pas l'impasse pour autant car il est performant sur cette surface, mais il est évident que toute son énergie se reportera sur la finale, historique pour la Serbie, de Coupe Davis. Si Viktor Troicki, excellent tout l'automne n'est pas là, les Serbes observeront de près Janko Tipsarevic, qui a été plus moyen depuis la demi-finale de Coupe Davis. La place de N.2 est en jeu.

Côté français aussi la place de N.2 est en jeu, mais il faudrait un vrai bouleversement pour modifier la donne actuelle. Monfils N.1, Simon N.2, c'est l'évidence du moment. Il faudrait des exploits de Gasquet et Llodra, ou Clément pour marquer les esprits. ET Gasquet jouerait au mieux Federer au 2e tour et Llodra au mieux Djokovic au 3e tour... Finalement la grande question est de savoir si Monfils, finaliste l'an passé doit tout donner pour décrocher le titre ou se préserver d'une éventuelle blessure. Idem pour Simon, qui a manqué un peu de jus à Valence en demi-finale. Frein par crainte de la blessure, ou stimulation ? Ce sera les leitmotiv de la semaine au POPB...

J.C.
# 08/11/2010 à 12:14 Nico
Rafael Nadal : "Rien d'inquietant"

"J'ai un peu forcé à l'entrainement, j'ai ressenti une douleur au bras gauche, on a vite compris qu'il s'agissait d'une tendinite, il faut donc que j'observe une période de repos. Il n'y a vraiment rien d'inquiétant. Je serai quand même à Bercy lundi pour les médias mais aussi pour faire des opérations de communication avec mes fans, c'est la moindre des choses"


PROGRAMME DE LUNDI

Court central - A partir de 11 heures

Xavier Malisse ( BEL) - Jarkko Nieminen (FIN)
Arnaud Clément ( FRA) - Feliciano Lopez (ESP): 2-1
Potito Starace (ITA) - Michaël Llodra (FRA): 0-0
Andrey Golubev (KAZ)/Denis istomin (OUZ) - Marin Cilic/Ivan Ljubicic (CRO)

Pas avant 19h30

Nicolas Mahut (FRA) - Richard Gasquet (FRA): 0-2

Pas avant 20h30


Stanislas Wawrinka (SUI) - Josselin Ouanna (FRA)


Court n°1 - A partir de 11 heures

Denis Istomin (OUZ) - Benjamin Becker (ALL)
Michael Berrer (ALL) - Fabio Fognini (ITA)
Michael Russell (USA) - Radek Stepanek (RTC)
Thiemo de Bakker (HOL) - Santiago Giraldo (COL)
Un double
# 09/11/2010 à 00:12 Nico
Enfin les bonnes dimensions pour Federer ?

Roger Federer a pris beaucoup de plaisir à Bâle. Le voilà revenu à des considérations plus professionnelles à Bercy, où il n'a jamais atteint la finale. Perturbé par les dimensions du court, il espère pouvoir profiter d'une surface plus rapide que les saisons précédentes.

L'émotion de Roger Federer était belle à voir ce dimanche à Bâle sur le court où le génie local avait grandi en tant que ramasseur de balle. Rayonnant, il y a remporté avec détermination son 4e titre en sept finales. De quoi rendre fier les organisateurs : "Quand on me demande de choisir un tournoi que j'aimerais gagner, je pense tout de suite à Wimbledon ou à l'US Open, puis à Bâle, parce que c'est la où tout a commencé. [...] ici, je joue pour le plaisir", lit-on dans L'Equipe lundi. De quoi rendre jaloux les organisateurs de Bercy.

Voilà tout le malheur de Bercy qui n'a jamais eu les honneurs d'un Federer en finale : être situé juste après le tournoi de Bâle au calendrier et surtout n'être pas un tournoi de la bonne dimension. "La motivation n'a jamais été un problème à Bercy", nuance-t-il cependant. "Je suis souvent arrivé à Paris blessé, mais j'ai surtout toujours des problèmes avec les dimensions du court central. [...] J'ai l'...] J'ai l'impression que le terrain est minuscule, de ne pas pouvoir frapper une balle très fort." Allons donc. Federer bridé ? Cette saison, une légère modification de la surface devrait être en mesure de satisfaire la folie des grandeurs du Suisse : "J'ai entendu dire que la surface était un peu plus rapide. Peut-être que ça, ça peut m'arranger", glissait-il enfin. Et confirmation de tout le monde : Andy Murray, Richard Gasquet, Michaël Llodra. Cela va plus vite. A Roger d'éviter les pièges tricolores qui se profile sur le petit central.

L'an dernier, Julien Benneteau l'avait éliminé d'entrée. Cette fois-ci, Richard Gasquet, dont il apprécie la technique, le défiera pour son premier match. Et Gaël Monfils, un des joueurs en forme du moment, plane dans sa moitié de tableau, pour une demi-finale fantasmée par ceux qui auront un billet pour samedi prochain. D'ici-là, il faut espérer que le court ne rapetisse pas !

J.C.


Nadal pense fort à Londres

Rafael Nadal, forfait pour à Paris-Bercy, n'est pas inquiet. Sa tendinite au bras gauche ne l'empêchera pas de jouer à Londres... Le Masters est, on le rappelle encore, le dernier tournoi majeur qu'il n'a pas encore à son palmarès.

LONDRES EN TÊTE

"C'est une petite tendinite mais le médecin m'a dit que ça pouvait empirer si je jouais ici, a expliqué l'Espagnol ce lundi à Bercy après avoir déclaré forfait il y a deux jours. Il faut que je reste prudent. Ce n'était pas une décision facile à prendre. J'ai joué tous les Masters 1000 et les tournois du Grand Chelem cette année. Mais je risquais de compromettre ma participation au Masters et mon début de saison 2011." Concernant le Masters, il a envie d'y montrer "un autre visage que l'année dernière" lorsque, au bout du rouleau, il avait perdu ses trois matches de poule sans gagner le moindre set.

UNE SEMAINE DE REPOS


"Je vais arriver à Londres très motivé, même si c'est sans doute le tournoi le plus dififcile à gagner pour moi dans l'année", a déclaré Nadal qui n'a plus joué depuis le 14 octobre et son élimination par l'Autrichien Jürgen Melzer en huitièmes de finale du tournoi de Shanghai. "Je ne suis pas inquiet. Je ne sais pas encore exactement quand je vais reprendre l'entraînement mais ce sera bientôt. J'estime avoir besoin au moins d'une semaine pour préparer le Masters. Je vais certainement reprendre d'ici dimanche prochain", a explique le N.1 mondial en conférence de presse.

BERCY ? "ATTENTION A MONFILS". COUPE DAVIS ? "LE DOUBLE CAPITAL"

Selon le Majorquin, les favoris à Bercy seront "les mêmes que d'habitude". "David Ferrer aussi joue très bien en ce moment, a-t-il développé. Et il faudra surveiller les Français à domicile. Un joueur comme Monfils a ses chances et il est en forme. C'est très ouvert. Des joueurs m'ont dit que la surface était très rapide, ça rend les choses plus imprévisibles." Quant à la finale de Coupe Davis entre la Serbie et la France du 3 au 5 décembre, il a également estimé que c'était "ouvert". "Si Djokovic gagne ses deux simples, la Serbie aura un gros avantage, a-t-il souligné. S'il en perd un, la France aura de bonnes chances. Et le point du double sera sans doute capital pour les Français."

Eurosport - AFP


RESULTATS DE LUNDI

Wawrinka - Ouanna 6-3,7-5
Nieminen - Malisse 6-4,6-3
Clément - López 6-7(8/10),7-6(9/7),6-3
Becker - Istomin 6-4,6-4
Fognini - Berrer 7-5,3-6,6-4
Giraldo - de Bakker 6-7(3/7),6-4,7-5
Štepánek - Russell 6-2,6-0
Gasquet - Mahut 7-5,4-6,7-6(9/7)
Llodra - Starace 6-4,6-1


PROGRAMME DE MARDI

Court central - A partir de 11 heures

Ernests Gulbis (LET) - Mikhail Youzhny (RUS/n°9) 1-1
Marcel Granollers (ESP) - David Nalbandian (ARG) 0-2
Arnaud Clément (FRA/WC) - Fernando Verdasco (ESP/n°6) 1-1
Andrey Golubev (KAZ) - Gilles Simon (FRA) 0-0

Pas avant 19h30

Gaël Monfils (FRA/n°12) - Benjamin Becker (ALL/Q) 1-0

Pas avant à 20h30

Tomas Berdych (RTC/n°5) - Florent Serra (FRA/WC) 1-1


Court n°1 - A partir de 11 heures

Juan Monaco (ARG) - Sam Querrey (USA) 1-1
Sergiy Stakhosky (UKR) - Illya Marchenko (UKR/Q) 1-0
Philip Kohlschreiber (ALL) - Thomaz Bellucci (BRE) 2-1
Radek Stepanek (RTC) - Nicolas Almagro (ESP/n°14) 1-0
# 10/11/2010 à 00:00 Nico
RESULTATS DE MARDI

Stakhovsky - Marchenko 6-2,6-2
Nalbandian - Granollers 6-3,6-1
Mónaco - Querrey 7-6(9/7),6-2
Belluci - Kohlschreiber 7-6(7/5),5-7,6-3
Simon - Golubev 3-6,6-4,6-3

Verdasco - Clément 3-6,6-3,6-0
Monfils - Becker 7-6(7/4),6-4
Berdych - Serra 6-3,6-1
Gulbis - Youzhny 6-4,3-0
Štepánek - Almagro 7-6(7/3),6-4



Federer à Bercy ? "Pression et malchance"

Roger Federer a intérêt de remporter le Masters Paris-Bercy. Pour son palmarès ? Sa gloire personnelle ? Non, sinon il n'en finira jamais d'expliquer pourquoi il n'a jamais atteint ne serait-ce que la finale. Ce mardi, il a encore dû se justifier.
Ne me faites pas dire ce que je ne veux pas dire, c'est un peu ce que Roger Federer fait calmement comprendre aux médias installés face à lui ce mardi. Non, le tournoi de Paris-Bercy, n'est pas un Masters 1000 au rabais, ni un "canard boiteux" (sic, la formule est d'un journaliste); non "je ne me souviens pas d'être arrivé ici en pensant que ce tournoi était moins important que les autres", dit Federer sans broncher. Alors comment expliquer ces contre-performances à Paris ?

"J'ai toujours voulu bien jouer, poursuit-il. Le problème était que, plus jeune dans les années 2002, 2003, je recherchais des points. Tous les joueurs qui sont dans la course au Masters connaissent cette situation. Demandez à Fernando Verdasco, Tomas Berdych et David Ferrer. En 2003, je ne pouvais pas dormir tellement j'étais nerveux le soir. J'avais tellement envie de me qualifier. Cela a eu un impact sur ma façon de jouer".

Guéri par le "fog" ?

Federer insomniaque à Paris ! On ne sait pas si Roger aurait pu décompresser plus facilement en découvrant les joies de la nuit parisienne comme certains footballeurs de l'époque le faisaient, mais on sait qu'il a été beaucoup moins stressé par le classement les années suivantes. Oui mais voilà, il était diminué. Comme Rafael Nadal cette année. "Après j'ai eu des blessures. C'est simplement une question de malchance." Et de dimensions nous en parlions lundi. A Roland-Garros, c'était trop grand, à Bercy, c'était trop petit. Il faut s'habituer.

Comment se fait-il que le Suisse n'a jamais manqué le Masters ? "Généralement, pour Londres, j'arrive à me remettre en forme, à guérir". Le "fog" ("brouillard" en anglais) a finalement des vertus que ne renieraient pas les Alpes versant suisse... "Chaque fois à Bercy, les blessures n'étaient pas si graves que cela, mais suffisamment graves pour je ne puisse pas jouer (dos, élongations)." Là Roger continue son explication pour finalement retomber sur le problème du calendrier. Conclusion, oui, quoi qu'en dise Roger, Bercy est bien un Masters 1000 plutôt défavorisé par le calendrier. Pour les meilleurs tout au moins. Federer explique par ailleurs bien le problème : "Il y a beaucoup de joueurs qui ont perdu assez tôt à l'US Open, qui ont été déçus et qui ont la possibilité de se rattraper en automne. C'est pourquoi la saison est longue. Et elle n'est jamais ennuyeuse." Qui a dit qu'une victoire de Federer à Bercy serait ennuyeuse ?

J.C.


PROGRAMME DE MERCREDI

Court central - à partir de 10h30

Andy Roddick (USA/N.8) - Jarkko Nieminen (FIN) 1-0
Juan Monaco (ARG) - Novak Djokovic (SER/N.3) 0-3
Andy Murray (GBR/N.3) - David Nalbandian (ARG) 1-2
John Isner (USA/N.16) - Michaël Llodra 1-0

Pas avant 19h30


Roger Federer (SUI/N.1) - Richard Gasquet 6-1

Pas avant 20h30

Gilles Simon - Robin Soderling (SUE/N.4) 2-3


Court n°1 - à partir de 10h30

Sergiy Stakhovsky (UKR) - Marin Cilic (CRO/N.13) 0-0
Ivan Ljubicic (CRO/N.15) - Stanislas Wawrinka (SUI) 3-2
Jürgen Melzer (AUT/N.11) - Santiago Giraldo (COL) 1-0
Nikolay Davydenko (RUS/N.10) - Thomaz Bellucci (BRE) 0-0
David Ferrer (ESP/N.7) - Fabio Fognini (ITA) 2-0
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# 10/11/2010 à 23:59 Nico
RESULTATS DE MERCREDI

Söderling - Simon 6-4,6-0
Wawrinka - Ljubicic 6-4,6-4
Roddick - Nieminen 6-1,6-4
Cilic - Stakhovsky 6-4,4-6,6-3
Murray - Nalbandian 2-6,6-4,6-3
Ferrer - Fognini 3-6,6-4,7-6(7/4)
Melzer - Giraldo 6-3,7-6(8/6)
Federer - Gasquet 6-4,6-4
Djokovic - Mónaco 6-4,6-3
Llodra - Isner 6-3,6-4
Davydenko - Belluci 6-3,6-0


Federer: "J'aime quand ça joue vite"


Alors que certains joueurs se plaignent que la surface soit très (voire trop) rapide, Roger Federer est heureux d'évoluer sur la résine parisienne. "Il faut des tournois avec des conditions comme celles-ci", affirme le Suisse qui a éliminé Richard Gasquet au 2e tour du Masters de Paris-Bercy.

ROGER FEDERER, vous aviez l'air à l'aise pendant ce match...

R.F. : Cela a été un bon match, un match de routine. En réalité, je n'ai pas dû lutter pour survivre. J'ai trouvé qu'il n'y avait pas de grand écart entre nous. J'ai réussi à faire la différence sur les points importants, avec mon expérience, ma bonne forme et ma confiance, j'ai su rester lucide au bon moment. Certains disent que je n'ai jamais bien joué ici, mais j'ai fait quand même quelques bons matches, je n'ai juste pas passé assez de temps sur le court central, car j'étais trop souvent blessé ou fatigué. Je n'ai pu jouer que quelques rares matches ici et je compte à ce que cela change cette semaine.

Qu'avez-vous pensé du jeu de Richard Gasquet contre vous ?

R.F. : Il a fait un bon match. Il a joué juste, mais n'a pas su bien servir quand il le fallait. Bon, ce n'est pas le meilleur serveur du monde non plus. J'ai été bon en retours, j'avais une bonne longueur de balles aussi. Sur une surface comme celle-ci, les balles fusent pas mal. Il fallait quand même que je joue à un très bon niveau pour le battre car finalement, le match s'est joué sur deux, trois points.

Vous pensez que, cette année, vos chances sont plus grandes de remporter le tournoi ? Richard le pense en tout cas...

R.F. : Pour l'instant, je ne regarde pas très loin dans le tableau, je ne connais même pas le bout de mon tableau. Je regarde les matches un par un. Ce que je sais, c'est que les conditions sont très rapides, et cela rend le jeu un peu plus délicat. Cela peut jouer en ma faveur parce que j'aime quand ça joue vite. En même temps, les matches se jouent sur un point ici et là, et si l'on tombe contre un adversaire qui sert bien et que vous servez bien aussi, cela peut se décider sur un break, alors que sur le circuit, on a pris l'habitude d'avoir plusieurs opportunités dans un même set. Sur ce match contre Richard, je n'ai eu que deux occasions de faire le break et j'ai eu la chance de les saisir. J'ai une pointe de fatigue, mais ma confiance m'a aidé à surmonter cela. Cette victoire est une excellente préparation pour le match contre Radek Stepanek.

Est-ce que cette surface rapide peut permettre à votre jeu de mieux s'exprimer que sur les autres surfaces ?

R.F. : Je reste prudent encore, car il faut faire des ajustements en raison de sa grande rapidité. On a vu Andy Murray jouer des volées mercredi, ce qui est rare chez lui. Cette surface est sans doute l'une des plus rapides du monde en ce moment. Tous les autres courts sont devenus assez lents, comme à Toronto, ou encore à Shanghai. Il est bien d'avoir des différences entre indoor, extérieur, gazon, terre battue. Cela pousse à jouer un peu différemment. Tu montes, tu bluffes en masquant une volée... Et puis, tu peux tout perdre en faisant une connerie par set. En ce qui me concerne, la confiance est au beau fixe. Cela m'aide beaucoup à faire les bons choix, à bien servir. Et j'en suis ravi.

Jean-François Caujolle, directeur du tournoi, a affirmé que la nature du tennis en salle était d'être rapide. Qu'en pensez-vous ?

R.F. : Je suis d'accord avec ça. Si on ne joue plus sur surface rapide en indoor, le tennis en souffrira. A quoi bon, par exemple, faire un passing-shot en bout de course si la surface reste lente ? C'est intéressant pour les joueurs de vivre ça, un peu moins pour les autres sans doute. Je pense que c'est une bonne idée. On verra pour la suite. En tout cas, je ne suis pas pour que cela soit rapide sur tous les courts, sinon on verrait beaucoup moins d'échanges... C'est bien d'évoluer sur ce genre de surface. Tu vois des matches serrés. C'est ainsi que j'ai grandi sur le circuit face aux Sampras, Ivanisevic, Kiefer ou encore Pioline. Cela fait plaisir de rejouer comme cela au tennis.

S.P.


PROGRAMME DE JEUDI

Court Central - A partir de 10h30

Andy Roddick (USA/n°8) - Ernests Gulbis (LET): 2-0
Gaël Monfils (FRA/n°12) - Fernando Verdasco (ESP/n°6): 1-0
Michaël Llodra (FRA) - Novak Djokovic (SER/n°2): 0-1
Tomas Berdych (RTC/n°5) - Nikolay Davydenko (RUS/n°10): 1-8

Pas avant 19h30

Roger Federer (SUI/n°1) - Radek Stepanek (RTC): 8-2
Andy Murray (GBR/n°3) - Marin Cilic (CRO/n°13): 3-1


Court n°1 - Pas avant 13h30

Jürgen Melzer (AUT/n°11) - David Ferrer (ESP/n°7): 1-3

Pas avant 15h00

Stanislas Wawrinka (SUI) - Robin Söderling (SUE/n°4)
# 12/11/2010 à 00:33 Nico
RESULTATS DE JEUDI

Llodra - Djokovic 7-6(8/6),6-2
Davydenko - Berdych 4-6,7-6(7/5),6-0
Söderling - Wawrinka 7-6(7/3),6-3
Roddick - Gulbis 6-3,7-6(10/8)
Monfils - Verdasco 6-7(4/7),7-6(7/2),7-5
Murray - Cilic 7-6(8/6),3-6,6-3
Melzer - Ferrer 7-6(8/6),2-6,6-3
Federer - Štepánek 6-4,6-3


PROGRAMME DE VENDREDI

Court central - A partir de 14h

Andy Roddick (USA/n°8) - Robin Söderling (SUE/n°4) : 2-2
Nikolay Davydenko (RUS) - Michael LLodra (FRA) : 4-1

Pas avant 19h30

Roger Federer (SUI/n°1) - Jürgen Melzer (AUT/n°11) : 2-0

Pas avant 20h30

Andy Murray (GBR/n°3) - Gaël Monfils (FRA/n°12) : 3-1
# 13/11/2010 à 00:17 Nico
RESULTATS DE VENDREDI

Monfils - Murray 6-2,2-6,6-3

Federer - Melzer 6-1,7-6(7/4)

Llodra - Davydenko 7-5,6-1

Söderling - Roddick 7-5,6-4


PROGRAMME DE SAMEDI

Court central - Pas avant 14h00

Robin Soderling (SUE/n°4) - Michael Llodra (FRA) 0-2

Roger Federer (SUI/n°1) - Gaël Monfils (FRA/n°12) 5-0
# 13/11/2010 à 23:37 Nico
RESULTATS DE SAMEDI

Söderling - Llodra 6-7,7-5,7-6(8/6)

Monfils - Federer 7-6(9/7),6-7(1/7),7-6(7/4)


Federer : "Comme Llodra"

Roger Federer a apprécié en spectateur le match Llodra-Söderling, et le sien malgré la défaite : "C'était deux match assez extraordinaires". Déçu d'avoir encaissé un break qui lui a coûté le match, le Suisse a pris avec philosophie la victoire de Gaël Monfils 7-6, 6-7, 7-6, qu'il voit plus "stable."

UN BREAK, UNE DEFAITE


Roger Federer : "Ce match, c'était surtout un duel au service. Au second set, j'ai eu ma chance, je l'ai prise. La déception c'est de ne pas avoir su garder mon break d'avance au 3e set. Vu le genre de surface, ici cela va vite. C'est rapide, je sais que c'est ce genre de tournoi où un match bascule rapidement. Je menais 4-2 30/0 et d'un seul coup sans savoir comment, tu te retrouves avec une balle de break contre toi."

"J'ai plutôt bien joué cette semaine, je n'ai pas manqué de concentration contre Monfils. C'est rageant de perdre son premier break de la semaine et de perdre le match. Mais c'est comme Michaël Llodra, j'ai eu ma chance, comme son passing est resté dans la bande, des fois cela ne passe pas, c'est comme ça. Je joue bien pas un mauvais match de ma part."

MONFILS N'EST PLUS UNE ENIGME ?

Gaël Monfils était "une énigme" dit un journaliste, a-t-il changé, est-il en train de s'affirmer ?

Roger Federer : "Oui, il est encore jeune, il a souffert avec ses genoux mais il joue mieux qu'avant, c'est sûr. C'est difficile de juger sur un match, mais tout le monde connaît son potentiel athlétique et on connait sa première balle. J'ai beaucoup d'estime pour lui mais Ici c'est difficile de donner un jugement, le match s'est déroulé dans des conditions extrêmement rapides. Il s'en est fallu d'un point ici ou là. Est-ce qu'il est mentalement plus stable ? C'est possible. Il a bien joué malgré la pression. Je suis content pour lui. Maintenant, il lui faudra confirmer l'année prochaine."

BERCY, C'ETAIT SYMPA, MAINTENANT LONDRES

Roger Federer : "C'est un peu un tournoi à part cette année. Je trouve cela sympa et j'espère que ce ne sera pas le dernier. La surface ? Faut que ça change. Le reste de l'année, tu attaques tu sais que tu vas te faire passer (rires). Tu restes au fond, tu attends. Tu cherches à gagner à l'usure. Là c'est un autre défi, c'est plus direct, on peut attaquer plus à plat. C'est bien de changer."

C'est aussi un soulagement de finir Bercy dans un bon état, frais mentalement et physiquement aussi. C'est le plus important. La victoire est importante mais quand tu n'es pas en forme, que tu es blessé, c'est moins drôle. C'est pourquoi cette défaite, je vais m'en remettre rapidement. Je vais aller en Suisse (Bâle) et me préparer pour Londres derrière, car c'est la grande finale de l'année. Je pense que j'ai une bonne carte à jouer là-bas."

J.C.
# 15/11/2010 à 00:42 Nico
Monfils, une marche de trop

Face à un excellent Robin Söderling, Gaël Monfils perd (6-1, 7-6) sa deuxième finale à Bercy. Son manque de fraîcheur mentale et la qualité adverse l'ont terrassé.

Gaël Monfils sourit tristement. Il vient de perdre contre Robin Söderling et son deuxième petit plateau de finaliste à Bercy pèse une tonne de frustration : «C'est frustrant de perdre en finale. C'est un super parcours, mais j'aimerais bien gagner le titre. On se souvient des vainqueurs. L'objectif n'a pas été atteint.» En sortant du court, les ramasseurs de balles lui redonnent le sourire. Il leur tape dans les mains et les «Gaël, tu es le meilleur» lui mettent du baume au coeur. Pour les enfants, il reste le meilleur. Sur le court, Söderling est le meilleur.

Vainqueur de son premier Masters 1000, le Suédois délivre un grand match malgré la pression : «J'étais extrêmement nerveux. Je n'ai pas vraiment dormi. Je voulais vraiment bien faire. Je suis très heureux de mon début de match. Ensuite, c'était plus facile même s'il a commencé à mieux jouer. J'étais plus détendu.» En quelques minutes, le finaliste de Roland-Garros évacue sa nervosité en s'appuyant sur ses deux armes majeures, le service et le coup droit.

Une fois les fondations posées, le futur 4e mondial, lundi (son meilleur classement), construit son succès sur l'agressivité. Lui le grand cogneur du fond de court, provoque le destin en allant chercher les points au filet (15 points sur 18 montées). Il refuse le dialogue et Monfils n'a pas le temps de souffler, se poser et trouver son rythme. Agressé en permanence et en manque de premières balles (56%, 8 aces), il cherche la bonne distance et n'arrive pas à lire le service adverse.

Il attend la petite étincelle, se fait violence pour rester dans sa bulle et s'accroche. Contre Söderling, cela ne suffit pas. Le Suédois est trop fort. Et l'essence manque. «Je ne suis pas très bien rentré dans le match, j'étais un peu moins agressif, j'avais moins de jus, constate le Parisien qui part lundi aux Antilles se ressourcer une semaine. Robin frappe très fort, il est difficile à manoeuvrer. C'est pénible, mais j'en tire une leçon.» La première leçon se situe toujours dans le détail. «Je suis arrivé un peu tard au stade, c'est de ma faute et j'ai fait un peu tout dans le speed. Cela ne m'a pas aidé. J'ai voulu changer, j'aurais dû rester dans ma routine. C'est bien, j'apprends. Pour gagner une grande finale, il faut tout faire bien de A à Z.» Il s'est arrêté à la lettre Y, mais il connaît la méthode. C'est un pas immense.
S.D.


Les turbulences de Monfils

Gaël Monfils a souffert, il a même perdu sa deuxième finale de suite à Bercy. Et pourtant, le Français progresse et impressionne. Capable de parler avec lucidité de ses faiblesses, il s'engage comme Michaël Llodra dans une perspective à long terme. L'apprentissage continue pour le N.1 français.

STABILISATION EN COURS

12e mondial à 140 points de son pote Jo-Wilfried Tsonga, Gaël Monfils va terminer l'année un petit rang au-dessus de celui qui était le sien le 4 janvier 2010. Descendu 20e fin juin, il redevient N.1 français et peut s'asseoir sur 20 victoires lors de ses 25 derniers matches, et ses trois victoires de suite sur des "Top 10" cette semaine. Ces quelques chiffres devraient rassurer les plus sceptiques des observateurs de la trajectoire Monfils. Mais ils ne témoignent que du happy-end d'une saison aussi tumultueuse qu'un vol Paris-Guadeloupe à travers un ouragan. Ou qu'une semaine à Bercy !

Depuis l'US Open, tout le monde, et particulièrement ses adversaires, n'ont qu'un mot à la bouche : "stabilité". Ivan Ljubicic disait à Montpellier : "Gaël a joué avec beaucoup de régularité, ce qui n'est pas habituel chez lui." Roger Federer se demandait : "Est-ce qu'il est plus stable? C'est possible". Et Gaël lui-même convenait lors de sa dernière conférence de presse : "Je pense que j'étais plus stable, j'ai peut-être passé un palier". Il y a de l'ironie chez le Croate, de la curiosité chez le Suisse, et un peu d'incrédulité chez Monfils... Souvent spectaculaire mais plus mesuré dans l'expression de ses sentiments sur le court, Monfils "tient" de mieux en mieux son tennis, c'est évident. Il lui reste cependant encore du chemin à faire.

"JE RESTE BIZARRE..."


Contrôler ses émotions sur le court, c'est une chose. Se renier totalement en est une autre. Et Monfils n'est pas prêt de changer de vie ni de caractère. C'est un aspect fondamental de cet "athlète" hors du commun que Richard Warmoes, son premier véritable entraîneur, nous avait confié : "Monfils veut se construire tout seul, en prenant en compte ses défauts", disait-il en substance.

Ainsi peut-on expliquer qu'il soit capable, depuis deux mois et demi, de rester concentré tout un match, et qu'il soit assez lucide et honnête envers lui-même et le public pour déclarer, après sa victoire sur Roger Federer : "Ce côté imprévisible, c'est ça qui est chiant chez moi. Même si je suis plus stable qu'avant, je reste bizarre !" Et après sa deuxième finale perdue à Bercy : "Encore une fois, j'apprends. [...] Aujourd'hui, je suis arrivé en retard au stade. [...] J'étais trop speed, moins de temps, moins d'étirements. [...] Cela montre que la première fois que j'arriverai à gagner une grande finale, c'est parce que j'aurais fait tout bien de A à Z."

LLODRA, MONFILS, MÊME COMBAT


Monfils, c'est une certaine idée de la perfection ("tout réussir de A à Z" donc, ou encore "la plus belle victoire ce sera quand je gagnerai Roland-Garros"), et une certaine idée de la désinvolture. Comme s'il fallait faire son métier de jeune homme pour grandir sur un circuit d'une exigence extrême. "Je suis sportif professionnel par hasard", a-t-il glissé dimanche en évoquant les sports qu'il pratique volontiers pour s'amuser en vacances. Et "l'humain" compte tout autant que la technique.

Techniquement, justement, le Français a prouvé qu'il pouvait se montrer plus volontaire vers l'avant, tout en faisant comprendre que ce n'était pas encore un acquis. Comme la plupart des joueurs français à l'exception de Jo-Wilfried Tsonga, qui joue plus instinctivement vers l'avant, et Gilles Simon, avancer sur le court est un travail à faire sur soi-même. Même Michaël Llodra, serveur-volleyeur, expliquait que c'était un chantier pour lui. Pour l'anecdote, il est amusant de constater que Llodra avait finalement plus le jeu pour gêner Robin Söderling cette semaine que Monfils... Gaël continue d'apprendre, il le revendique : "Je cherche, j'apprends, c'est bien."

On retiendra essentiellement, du Bercy des Français, qu'en pratiquant un très bon tennis mais sans être exceptionnel, Llodra et Monfils ont su garder la même attitude pour dresser le même constat : à la fois le sentiment d'avoir tout donné (ou "puisé" en profondeur), et celui de se savoir perfectible et ambitieux. Ce qui leur ouvre des horizons qui dépassent de loin la finale de la Coupe Davis. Cela ne doit pas occulter que la rencontre à Belgrade sera le plus grand rendez-vous de leur carrière. L'expérience de cette de fin de tournoi devrait leur permettre de relativiser l'effort à fournir. "Mentalement, je me suis fait violence toute la semaine, c'est ce que je vais essayer de retrouver à Belgrade", conclut Gaël.
J.C.


REACTIONS


Monfils : «Encore une fois, j'apprends»

Déçu mais lucide, Gaël Monfils a tiré les enseignements de sa défaite en finale : un manque de fraîcheur mentale, un retard dans sa préparation et la performance de Robin Söderling.

«Gaël Monfils, quel sentiment prédomine après votre défaite ?

C'est frustrant de perdre en finale. C'est un super parcours, mais j'aimerais bien gagner le titre. On se souvient toujours des vainqueurs. L'objectif n'a pas été atteint. Je ne suis pas très bien rentré dans le match, j'étais un peu moins agressif, j'avais moins de jus. Je n'ai pas réussi à trouver les solutions aux questions, je n'ai pas réussi à le bouger, j'apprends. Robin frappe très fort, il est difficile à manoeuvrer. Robin a mérité sa victoire, il a été plus agressif. C'était simple et rapide. C'est pénible, mais j'en tire une leçon.

Vous manque-t-il un peu de jus aujourd'hui ?

Oui, un peu. J'étais moins frais physiquement, j'étais moins percutant. C'était plus dur. La préparation était moins bonne. Aujourd'hui, je suis arrivé un peu tard au stade, c'est de ma faute. J'ai tout fait dans le speed et cela ne m'a pas forcément aidé. Je pense que Robin a bien joué, il a un jeu difficile. Encore une fois, j'apprends. Aujourd'hui, c'était la préparation. Je n'aurais pas dû changer et rester plus simple. C'est bien, j'apprends. Je n'ai pas eu l'étincelle. Quand j'arriverai à gagner une grande finale, j'aurai tout bien fait de A à Z.

Vous avez beaucoup donné mentalement, aviez-vous encore de l'énergie ?

Depuis le début du tournoi, je puise beaucoup dans la tête. J'étais déjà en détresse lors du premier match. C'est la première fois que je bats trois top 10 dans un même tournoi. Aujourd'hui, il fallait sortir encore un meilleur tennis, encore davantage dans la tête. C'était le dernier coup de pelle. Là, j'ai péché. Cela me prouve que je peux le faire. Si je veux gagner un Grand Chelem, il faut battre ce genre de mecs jour après jour. Physiquement, ça va, mais cela me montre jusqu'à quel point je vais devoir être concentré, précis et où je dois puiser. C'est une nouvelle expérience.

Aviez-vous plus de pression et d'attente sur cette finale que lors des matches précédents ?

Pas forcément. Je savais que ce serait dur. La semaine dernière, j'avais déjà un peu goûté au jeu de Robin (Ndlr : défaite à Valence), il ne m'avait pas plu. Je ne me suis pas mis une pression de dingue. Je n'étais pas favori. Je voulais jouer mon meilleur tennis, je n'ai pas réussi. Cela va très vite quand tu perds un peu les pédales en début de match. Tu cogites plus, les choix sont plus durs à trouver et tu te tends forcément un peu plus. Tu as envie de bien faire et l'autre ne te laisse pas beaucoup de temps, cela va vite.» - Recueilli par S.D.



Söderling: "Devenir N.3"

Le premier titre en Masters de Robin Söderling réveille ses ambitions. Désormais N.4 mondial à l'heure de rallier Londres pour jouer la Masters Cup, le Suédois sent qu'à 26 ans, il peut jouer les premiers rôles n'importe où. Et bousculer le Top 3 mondial...
Que ce soit sur une surface lente ou rapide, Robin Söderling se sent bien. Ses grands coups droits à plat, sa régularité au service, mais aussi la grande maîtrise de ses nerfs lui ont permis de remporter le plus beau titre de sa carrière à Bercy. Un succès qui arrive à pic pour le Suédois. Celui-ci attendait cette "délivrance" depuis un an et demi. Depuis qu'il a émergé sur le devant de la scène en mai 2009 en atteignant la finale de Roland-Garros pour la première fois. Avec Paris comme ville-étape dans sa carrière, c'est presque logiquement que Bercy lui ouvre les bras pour lui apporter son premier Masters 1000, comme ce fut le cas pour Tomas Berdych en 2005, Nikolay Davydenko en 2006 ou encore Jo-Wilfried Tsonga en 2008, pour ne prendre que les derniers.

A une semaine de disputer sa deuxième Masters Cup à Londres, Robin Söderling voit son capital confiance gonfler un peu plus, même s'il sait que la surface ultra-rapide de Bercy ne sera pas présente toutes les semaines. "Ce qu'on retient, ce sont les vainqueurs, pas les finalistes", déclare-t-il d'ailleurs, lui qui, grâce à ce succès, va chiper lundi le quatrième rang mondial à Andy Murray, relégué au cinquième pour la première fois depuis le 26 avril. "A Londres, il faudra jouer tous les meilleurs où chaque match est potentiellement une finale de Grand Chelem. Alors il faut énormément de confiance. Ce peut être l'une des clés".

"Ce qu'on retient, ce sont les vainqueurs"



Ces clés, le protégé de l'ex-N.1 mondial Magnus Norman a envie de trouver les bonnes serrures qui vont avec. Celles qui lui ont permis déjà d'être le premier Suédois, depuis Thomas Enqvist en 2000, vainqueur d'un Masters 1000... Avant d'aller plus haut ? "Je sais maintenant que je peux réussir sur toutes les surfaces. Les meilleurs joueurs, ceux du Top 10, sont capables de bien jouer sur toutes les surfaces", analyse Söderling. Le Suédois estime que sa "trajectoire va dans le bon sens". "Cette victoire veut dire beaucoup, parce que maintenant je sais que je peux réussir sur toutes les surfaces. Les meilleurs joueurs, ceux du Top 10, sont capables de bien jouer sur toutes les surfaces."

Avant sa première finale heureuse à Bercy, il n'avait joué que deux demi-finales en Masters 1000 à Indian Wells et Miami cette saison. "Rafael Nadal, il y a quelques années, était surtout bon sur terre battue et maintenant il joue bien partout. C'est pour cela qu'il est N.1 mondial", rappelle-t-il. Söderling viserait-il ainsi la postérité ? "N.5, ce n'est déjà pas mal. Donc N.4 c'est encore mieux. Maintenant mon but est de devenir N.3." Pour franchir ce cap supplémentaire, il sait donc ce qu'il lui reste à faire, à commencer par étoffer son palmarès, celui du Suédois (6 titres) étant le plus faible des joueurs du Top 8 mondial présents à Londres, après Tomas Berdych (5).

S.P.
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