CINCINNATI 2010

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# 16/08/2010 à 12:11 Nico
Et on enchaine avec Cincinnati !!!



VAMOS !!!




PROGRAMME DE LUNDI

Court central - A partir de 11 heures (17 heures en France)

Stanislas Wawrinka (SUI) - Nicolas Almagro (ESP) : 1-1
Taylor Dent (USA) - Feliciano Lopez (ESP) : 1-1
Sam Querrey (USA) - Philipp Petzschner (ALL) : 0-1

Pas avant 19 heures (01h00 en France)

Sergiy Stakhovsky (UKR) - Andy Roddick (USA) : 0-1
Robby Ginepri (USA) - Somdev Devvarman ( IND) : 0-0


Granstand - A partir de 11 heures (17 heures en France)

Paul-Henri Mathieu (FRA) - Victor Hanescu (ROU) : 1-0
Juan Monaco (ARG) - Thiemo de Bakker (HOL) : 1-0
David Ferrer (ESP) - Alexandr Dolgopolov ( UKR) : 0-0
Jürgen Melzer (AUT) - Santiago Giraldo ( COL) : 0-0
Thomaz Bellucci (BRE) - Benjamin Becker (ALL) : 0-0


Court n°3 -

Philipp Kohlschreiber (ALL)/Gaël Monfils (FRA) - Mardy Fish (USA)/Mark Knowles (BAH)
Radek Stepanek (RTC) - Viktor Troicki (SER) : 3-0
Michael berrer (ALL) - Tommy Robredo (ESP) : 0-1
# 17/08/2010 à 13:27 Nico
RESULTATS DE LUNDI

Melzer - Giraldo 6-1,6-4
Berrer - Robredo 6-7(4/7),6-4,7-6(10/8)
Ginepri - Devvarman 6-7(3/7),7-6(7/4),6-2
Querrey - Petzschner 6-1,6-4
Ferrer - Dolgopolov 3-6,6-3,6-4
Mathieu - Hanescu 6-7(6/8),7-6(7/2),6-3
Belluci - Becker 7-6(8/6),7-5
Wawrinka - Almagro 6-3,6-3
Dent - López 6-3,6-2
Troicki - Štepánek 7-5,6-1
Roddick - Stakhovsky 6-4,6-7(5/7),6-1
de Bakker - Mónaco 6-4,6-7(5/7),6-3


Nalbandian vise les têtes

David Nalbandian est de retour. Les Argentins, privés de Juan Martin Del Potro depuis près de six mois, jubilent. Le joueur le plus talentueux de sa génération les fait encore vibrer. Après Washington, il a calé logiquement devant un Murray furieusement bon à Toronto. Il revient déjà à Cincinnati.

"Avec la raquette, David est Michelange", écrivait récemment un journaliste de La Nacion, quotidien argentin enthousiasmé par les performances de David Nalbandian à Washington et Toronto. C'est tout un peuple qui se remet à rêver après les désillusions de ces derniers mois. Juan Martin Del Potro, grand espoir freiné par des blessures à répétition, bousculé par sa propre victoire à l'US Open, n'a pas encore la carrure de David Nalbandian. Lui qui n'a pourtant jamais remporté le moindre Grand Chelem, lui qui n'a pas eu les fulgurances et la déchéance d'un Guillermo Coria, le voilà à nouveau en pleine lumière.

Face à Ivan Ljubicic, ce mardi à Cincinnati, Nalbandian entame une nouvelle campagne. Une nouvelle conquête. Après quatre mois sans jouer (opération à la hanche), et 18 mois sans gagner le moindre titre, l'Argentin veut jouer, et gagner pour rentrer dans les 32 au classement ATP et devenir tête de série à l'US Open. La France, Lyon et la Coupe Davis sont encore loin. Il l'a dit dans un entretien au même journal. L'objectif est simple : retrouver la résistance nécessaire pour enchaîner les victoires.

Après sa victoire à Washington, il louait le travail de son kiné (Diego Rodriguez), celui de son préparateur physique (Galasso), de ses médecins et de son nouvel entraîneur (Lobo). Après sa défaite devant un Andy Murray intenable à Toronto, il veut gagner en assurance sur le long terme. Et s'il se donne encore trois ou quatre ans à jouer au plus niveau, il est probable qu'il soit déjà très performant à Flushing Meadows et en France pour la Coupe Davis. L'incontestable talent de Nalbandian fait peur. S'il est physiquement capable d'enchaîner deux semaines de compétition, il faudra se souvenir qu'il avait fallu un Andy Roddick exceptionnel en 2003 pour le stopper à New York...

SON TABLEAU A CINCINNATI : Si Nalbandian passe Ljubicic, il aura Isner ou Kubot devant lui puis un Serbe, Djokovic ou Troicki. Ensuite, Söderling, qu'il vient de battre, pourrait atteindre les quarts et enfin Murray serait un adversaire potentiel en demi-finale. Une revanche ?

Eurosport - J.C.


PROGRAMME DE MARDI

Court central - A partir de 11 heures (17 heures en France)

Denis Istomin (UZB) - James Blake (USA) 0-0

Pas avant 13 heures (19h00 en France)

Gilles Simon (FRA) - Mardy Fish (USA) : 1-0
Paul-Henri Mathieu (FRA) - Tomas Berdych (RTC) : 0-2

Pas avant 19 heures (1h00 en France)


John Isner (USA) - Lukasz Kubot (POL) : 0-0


Granstand - A partir de 11 heures (17 heures en France)


Alejandro Falla (COL) - Gael Monfils (FRA) : 0-0
Richard Gasquet (FRA) - Mikhail Youzhny (RUS) : 1-2
Marcos Baghdatis (CYP) - Tomaz Bellucci (BRE) : 0-0
Lleyton Hewitt (AUS) - Yen Hsun Lu (TPE)

A partir de 19 heures (01h00 heure en France)

Ivan Ljubicic (CRO) - David Nalbandian (ARG) : 5-2


Court 3 - A partir de 11 heures (17 heures en France)

Horacio Zeballos (ARG) - Philipp Kohlschreiber (ALL) : 0-1
Michael Llodra (FRA) - Julien Benneteau (FRA) : 1-1
Enerts Gulbis (LAT) - Donald Young (USA) : 0-0


Court 4 - A partir de 11 heures (17 heures en France)

Florian Mayer (ALL) - Jérémy Chardy (FRA) : 0-0
# 18/08/2010 à 15:09 Nico
RESULTATS DE MARDI

Gulbis - Young 7-6(7/5),6-4
Gasquet - Youzhny 2-6,6-4,6-1
Fish - Simon 7-6(7/4),7-5
Falla - Monfils 6-3,6-4
Kohlschreiber - Zeballos 6-7(2/7),6-3,6-4
Istomin - Blake 6-3,6-0
Benneteau - Llodra 3-6,6-3,6-2
Isner - Kubot 6-2,6-3
Nalbandian - Ljubicic 7-5,6-0
Hewitt - Lu 6-4,4-0
Chardy - Mayer 6-2,7-6(7/4)
Berdych - Mathieu 6-4, 6-4


La revanche de Gasquet

Richard Gasquet a effacé son mauvais souvenir contre Mikhail Youzhny. En janvier à l'Open d'Australie, le Français avait livré un grand match contre le Russe, mais il avait perdu au bout de la nuit en cinq sets. A Cincinnati, il est monté en puissance pour s'imposer (2-6, 6-4, 6-1 en 1h44') et rejoindre Michael Berrer au deuxième tour.

Pour comprendre la physionomie du match, il faut regarder la position du Tricolore. Au fil du match, il avance dans le court pour finir par dicter le jeu. Un peu passif en début de rencontre, il subit les attaques du Russe. Dans la deuxième manche, son service lui permet de tenir jusqu'à 5-4 où il serre le jeu et réalise le hold-up parfait. Plus agressif, il pousse à la faute le 14e mondial et termine par une attaque de coup droit.

En confiance, il prend de plus en plus l'initiative et breake à 2-1 Mikhail Youzhny grâce à trois fautes directes en revers. Le Russe ne marque plus qu'un point ! Efficace au service (61% de premières balles, 8 aces) et entreprenant dans le jeu (20 points sur 28 montées, 33 points gagnants), le Biterrois déroule et enterre les espoirs du Russe. Débarrassé de ses problèmes à l'épaule et plus à l'aise sur dur, Richard Gasquet s'offre ainsi une victoire probante.


GASQUET : «REVENIR DANS LE TOP 15»

«J'ai démarré très doucement, c'était même terrible, je n'étais pas bien, je ne retournais pas bien, j'avais eu des douleurs à un bras ces derniers jours. Dans le deuxième set, je me suis dit qu'il fallait absolument que je garde mes services, c'est ce que j'ai fait et j'ai aussi fait un super jeu à 5-4 qui m'a permis de gagner le set sur son service. Le moral est reparti de mon côté. (A propos de son prochain adversaire) Berrer, c'est un bon joueur mais ce n'est pas Federer non plus... Il ne faut pas se mettre inutilement la pression en se disant que c'est un match qu'il faut gagner parce que c'est un Masters 1000. En tout cas, c'est bien de gagner un match difficile comme ça, je crois que je peux revenir dans le top 15 mondial, mais il me faut du temps et aucun de ces petits pépins qui viennent souvent couper la saison, comme ça m'est arrivé après le Queen's. Cela m'a coûté un mois et demi et à chaque fois tu repars à zéro...»
lequipe.fr et AFP


PROGRAMME DE MERCREDI


Court central - A partir de 11 heures (17 heures en France)

Viktor Troickï (SER) - Novak Djokovic (SER) : 1-3

Pas avant 13 heures (19heures en France)

Rafael Nadal (ESP) - Taylor Dent (USA) : 1-0


Jérémy Chardy (FRA) - Andy Murray (GBR) : 0-1
Thiemo de Bakker (HOL) - Andy Roddick (USA) : 0-2

Pas avant 19 heures (01h00 en France)
Roger Federer (SUI) - Denis Istomin (OUZ) : 1-0
Un double


Grandstand - A partir de 11 heures (17 heures en France)


David Ferrer (ESP) - Sam Querrey (USA) : 0-1
Fernando Verdasco (ESP) - Mardy Fish (USA) : 1-2

Pas avant 14 heures (20 heures en France)

David Nalbandian (ARG) - John Isner (USA) : 0-0
Robby Ginepri (USA) - Nikolay Davydenko (RUS) : 2-2

Pas avant 19 heures (01h00 en France)

Robin Söderling (SUE) - Lleyton Hewitt (AUS) : 0-3


Court n°3 - A partir de 11 heures (17 heures en France)

Michael Berrer (ALL) - Richard Gasquet (FRA) : 0-1
Jürgen Melzer (AUT) - Ernests Gulbis (LET) : 0-0
Trois doubles


Court n°4 - A partir de 11 heures (17 heures en France)


Julien Benneteau (FRA) - Stanislas Wawrinka (SUI) : 0-1
Philipp Kohlschreiber (ALL) - Alejandro Falla (COL) : 1-0
Sergiy Stakhovsky (UKR)/Mikhail Youzhny (RUS) - Julien Benneteau/Michaël Llodra (FRA)
# 19/08/2010 à 14:04 Nico
RESULTATS DE MERCREDI


Davydenko - Ginepri 6-2,6-7(5/7),6-2
Ferrer - Querrey 7-5,6-2
Söderling - Hewitt 4-6,6-3,7-5
Murray - Chardy 6-3,6-7(3/7),6-2
Gulbis - Melzer 6-7(8/10),6-3,7-6(7/5)
Gasquet - Berrer 6-4,6-2
Fish - Verdasco 7-6(7/1),7-6(7/4)
Kohlschreiber - Falla 6-0,1-6,6-3
Federer - Istomin 5-2
Benneteau - Wawrinka 6-4,6-2
Nadal - Dent 6-2,7-5
Djokovic - Troicki 6-3,7-5
Nalbandian - Isner 4-5
Roddick - de Bakker 7-6(7/4),6-4


Nadal rejoint Benneteau

Pour son entrée dans le tournoi, Rafael Nadal assure l'essentiel avec une victoire (6-2, 7-5 en 1h24') contre Taylor Dent. En huitièmes de finale, il affrontera Julien Benneteau.

Rafael Nadal aime prendre son temps. Après Toronto, la surface de Cincinnati lui paraît bien rapide. Rafael Nadal aime avoir du temps. Serveur-volleyeur à l'ancienne, Taylor Dent joue son va-tout sur chaque frappe. Tous les ingrédients sont donc réunis pour un premier match compliqué pour l'Espagnol. Pourtant il déroule au premier set avec un double break (4-0) en un quart d'heure. Il met en lumière le manque de vélocité de l'Américain sur chaque frappe (21 fautes directes au premier set, 40 au total).

Mais Taylor Dent prend progressivement la mesure de son adversaire et réalise le hold-up parfait sur un beau revers croisé à 3-2 dans la deuxième manche. Ce n'est qu'un feu de paille... Rafael Nadal débreake dans la foulée et profite de chaque seconde balle adverse pour mettre la pression sur le qualifié américain. Sur un dernier coup d'accélérateur, le numéro 1 mondial conclut sur trois jeux d'affilée. Sur une 40e erreur de son adversaire, il peut serrer le poing et saluer le public. Il s'est donné du temps, mais il a fait son job. Comme toujours.
lequipe.fr


PROGRAMME DE JEUDI

Court central - A partir de 12 heures (18 heures en France)

Enerst Gulbis (LAT) - Andy Murray (ANG) : 0-4
Rafael Nadal (ESP) - Julien Benneteau (FRA) : 1-1
Roger Federer (SUI)- Philipp Kohlschreiber (ALL) : 5-0

Pas avant 19 heures (01h00 en France)


Robin Soderling (SUE) - Andy Roddick (USA) : 2-1


Granstand - A partir de 12 heures (18 heures en France)


Mardy Fish (USA) - Richard Gasquet (FRA) : 0-2
David Nalbandian (ARG) - Novak Djokovic (SRB) : 1-3
Marcos Baghdatis (CYP) - Tomas Berdych (RTC) : 1-2

Pas avant 19 heures (01h00 en France)

David Ferrer (ESP) - Nikolay Davydenko (RUS) : 1-2
# 20/08/2010 à 13:04 Nico
RESULTATS DE JEUDI

Djokovic - Nalbandian 6-1,7-6(9/7)
Roddick - Söderling 6-4,6-7(7/9),7-6(7/5)
Murray - Gulbis 4-6,6-3,7-6(7/4)
Fish - Gasquet 7-5,6-2
Davydenko - Ferrer 4-6,6-3,7-5
Federer - Kohlschreiber
Baghdatis - Berdych 7-5,6-4
Nadal - Benneteau 5-7,7-6(8/6),6-2


Benneteau, si près...

Offensif et décomplexé, Julien Benneteau a bougé Rafael Nadal et obtenu une balle de match...mais a finalement cédé (5-7, 7-6[6], 6-2), jeudi en huitièmes de finale. Il n'y a plus de Français en lice.

Il devrait en retenir autant de regrets que de motifs de satisfaction. Julien Benneteau s'est trouvé à un point d'un petit exploit, faire tomber le n°1 mondial Rafal Nadal, sans parvenir à saisir sa chance lors du tie-break du deuxième set. Mené 4-1 dans ce jeu décisif, le Français a pourtant réussi un incroyable retour, avec notamment deux superbes montées au filet, pour recoller et même passer devant (6-5), balle de match à la clé. L'expérience de Nadal, qui a travaillé son adversaire en fond de court avec une grande lucidité, lui a alors permis d'écarter la menace, puis d'empocher la mise au deuxième set. Et de couper ainsi la superbe dynamique de Benneteau.

Pas complexé à l'idée d'affronter le Majorquin, qui cherche à monter en régime pour l'US Open, le Français a dicté la filière des échanges et s'est montré très offensif. Il a su attaquer le revers de Nadal pour ensuite le prendre à défaut côté coup droit, à plusieurs reprises. Ajoutez à cela une prise de risques au service (7 aces), un Nadal pas encore au top physiquement, et vous obtenez une première manche en faveur de Benneteau (7-5). Comme dans le tie-break du deuxième set, Benneteau a su renverser des situations délicates tout au long de cette manche. Breaké d'emblée (2-0), il a recollé au score (2-2) en poussant Nadal à la faute sur son engagement. Mieux, il est revenu de 40-0 pour réussir un deuxième break d'affilée et passer devant (3-2). Il a ensuite écarté une balle de break, synonyme de balle de set pour Nadal (6-5), alors que le Majorquin avait retrouvé de la hargne sur le court.


En manque de ressources au troisième set

Malgré une gêne à la jambe droite et au pied (ampoules), le n°1 mondial a en effet muselé la puissance du Français, notamment avec un lift très travaillé, pour débreaker (3-3) puis faire la course en tête. Nadal a resserré le jeu sur son engagement, tandis que son adversaire s'est déréglé (7 double fautes). Semblant parfois à bout de souffle, Benneteau n'a pas lâché...jusqu'à sa balle de match à 6-5. Son échec dans cette deuxième manche a plombé sa fin de rencontre, une douleur à la cuisse gauche s'étant en plus réveillée au début du troisième set. Un troisième set à sens unique. Nadal a pu finir la rencontre plus tranquillement qu'il ne l'avait commencée. Il ne s'en plaindra pas, à la veille d'affonter Marcos Baghdatis en quarts de finale, vendredi.
lequipe.fr


PROGRAMME DE VENDREDI

Court central - A partir de 12 heures (18 heures en France)

Mardy Fish (USA) - Andy Murray (ANG) : 3-3

A partir de 14 heures (20h00 en France)

Andy Roddick (USA) - Novak Djokovic (SRB) : 4-2
Roger Federer (SUI) - Nikolay Davydenko (RUS) : 13-2

Pas avant 19h00 (01h00 du matin en France)

Rafael Nadal (ESP) - Marcos Baghdatis (CYP) : 6-0
# 21/08/2010 à 12:30 Nico
RESULTATS DE VENDREDI

Baghdatis - Nadal 6-4,4-6,6-4

Roddick - Djokovic 6-4,7-5

Federer - Davydenko 6-4,7-5

Fish - Murray 6-7(7/9),6-1,7-6(7/5)


Baghdatis croque Nadal

Les retrouvailles entre Rafael Nadal et Roger Federer n'auront pas lieu. En quart de finale, Marcos Baghdatis a battu (6-4, 4-6, 6-4) l'Espagnol pour la première fois de sa carrière. Il prive du même coup Nadal d'une dixième participation consécutive à une demi-finale d'un Masters 1000, ce qui aurait constitué un record. Au tour précédent, le Majorquin avait déjà lutté trois heures pour éliminer le Français Julien Benneteau. Face à Baghdatis, Nadal s'est encore montré inhabituellement fragile, commettant 41 fautes directes et ne concrétisant que deux balles de break sur huit. «Je dois m'améliorer si je veux avoir une chance dans une semaine ou deux à l'US Open. Il faut que j'améliore ma confiance en mon revers et mon service», a observé Nadal.


«Je suis heureux sur le court en ce moment»

Baghdatis confirme, lui, sa bonne forme du moment. Finaliste à Washington au début du mois, le Chypriote s'est d'abord appuyé sur son service, inscrivant 18 aces et remportant 87% de points sur son premier engagement. «Je savais que Rafa (Nadal) ne me donnerait pas le match, qu'il fallait que j'aille le chercher a expliqué le 20e joueur à l'ATP. J'ai super bien servi, ça a été la clé du match. Je suis heureux sur le court en ce moment.» Bagdhatis affrontera samedi Roger Federer pour une place en finale. Avec l'envie d'imiter Andy Murray, qui avait réalisé la semaine passée à Toronto l'exploit de faire tomber les deux meilleurs joueurs mondiaux. (Avec AFP)


PROGRAMME DE SAMEDI

Stadium - A partir de 12 heures (18 heures en France)

Lukasz Kubot (POL)/Oliver Marach (AUT) - Mahesh Bhupathi (IND)/Max Mirnyi (BLR)

Pas avant 14 heures (20 heures en France)

Mardy Fish (USA) - Andy Roddick (USA) : 2-9

Pas avant 19 heures (01h00 en France)

Marcos Baghdatis (CHY) - Roger Federer (SUI) : 1-6

Wesley Moodie (AFS)/Dick Norman (BEL) - Bob Bryan/Mike Bryan (USA)
# 22/08/2010 à 13:04 Nico
RESULTATS DE SAMEDI

Roddick s'est effondré

Dans le duel 100% américain du jour, Mardy Fish a fini par écoeurer Andy Roddick afin de se qualifier pour la finale du Masters 1000 de Cincinnati (4-6, 7-6[3], 6-1).

A n'y rien comprendre. 6-4, 5-2 pour Andy Roddick. Mardy Fish a mal digéré la longue interruption par la pluie à 4-5 dans le premier set et a coulé à pic avec notamment un coup droit totalement grippé. Le match entre les deux meilleurs amis semble alors plié et ce malgré une nouvelle interruption pour cause de pluie. Roddick va effacer l'affront douloureux du Queen's, mener 10-2 dans leurs confrontations et se qualifier pour sa troisième finale de Masters 1000 de la saison après celle perdue à Indian Wells et celle remportée à Miami. Son US Open est finalement bien lancé après des dernières semaines très compliquées et le voilà de retour dans le top 10. Seulement voilà, contrairement à la rumeur publique, il n'y a pas que dans le tennis féminin qu'on a le bras qui tremble beaucoup au moment de conclure. Ces messieurs, aussi grands champions qu'ils soient, en sont aussi de beaux exemples...

Il ne faut rien enlever au mérite de Mardy Fish. Il a fait ce qu'il sait faire le mieux ces derniers temps : sentir l'odeur de la tête de série fébrile et partir à l'abordage. Ses grandes frappes à plat, son service puissant et son sens de l'offensive en font un joueur très difficile à manoeuvrer sur surface rapide. Fish ne donne pas un match, il faut aller le chercher. Oubliées les trois balles de break manquées à 2-2 dans la première manche, oubliée la frustration de cette pluie qui lui a coupé les jambes, il a suffi d'un moment de faiblesse adverse pour que Fish retrouve les armes qui avaient été décisives face à Murray. En particulier son obstination.

Roddick, la machine est grippée

Mais quand même. Comment expliquer que Roddick si dominateur a fini par sombrer si facilement ? Comment expliquer ce jeu décisif catastrophique parsemé de montées au filet mal négociées ? Le manque de confiance de ces derniers temps ? Les récents pépins physiques ? Un peu des deux sans doute. Il ne faut pas oublier que face à Djokovic aussi il avait perdu son service au moment de conclure. Le Serbe avait eu la délicatesse de ne pas profiter de sa nervosité. Fish la lui a fait payer très cher. Il ne faut pas oublier non plus la mononucléose avancée par l'Américain pour expliquer son manque d'énergie à Atlanta notamment. Mais tout de même, le réveil de ce virus juste au moment de conclure ses deux derniers matches serait pour le moins étrange, d'autant plus qu'il avait jusque-là très bien tenu physiquement notamment face à Söderling... Pour le vainqueur du jour, la belle histoire continue et son rôle d'outsider pour le prochain US Open a pris de l'épaisseur. Mais quelle cruelle déception pour le vaincu. Plus que la défaite, la manière va poser des questions sur sa fraîcheur mentale et physique au moment d'aborder la fin de saison. Il avait commencé 2010 en trombe mais semble s'étioler. Sa saison sur gazon sous forme de crève-coeur a-t-elle finalement grippé toute la machine ? Ou ne faut-il retenir de sa semaine que ses victoires sur Söderling et Djokovic en mettant la défaite du jour dans la case accident ? Réponse dans quelques jours à New York. - C.B.


REACTIONS

Andy Roddick : «La première interruption de jeu m'a aidé, la deuxième non... C'est le problème avec les suspensions à cause de la pluie, ça peut faire tourner le sens du match rapidement. Il était mou après la première interruption mais il est bien revenu après la deuxième et m'a totalement surclassé dans la troisième manche. Il était plus puissant, plus confiant. Mardy joue mieux que moi en ce moment. Cela fait cinq ou six semaines qu'il monte en puissance. Il a mieux joué que moi dans les moments importants. De mon côté, j'ai plus ou moins essayé de survivre toute la semaine, mais je me sens bien, je n'avais aucune attente en arrivant ici, alors le fait d'avoir pu jouer cinq matches difficiles avant d'aller à l'US Open, c'est plus que ce que je pouvais espérer. Au-delà de la déception, qui va durer quelques heures, je pense que la semaine a été très positive pour moi, considérant là où j'en étais il y a dix jours (quand il annonçait qu'une mononucléose l'avait affaibli ces dernières semaines, ndlr).» (AFP)

Mardy Fish : «A 6-4, 5-2 au retour de la deuxième interruption, j'étais quasiment foutu. J'ai eu de la chance de m'en sortir. Dans cette situation, les joueurs sont nerveux, alors j'ai juste essayé de le faire jouer le plus possible. Andy a mieux joué que ça dans le passé contre moi. Je ne me suis jamais aussi bien senti sur un court de tennis, je n'ai jamais aussi bien joué. J'ai gagné beaucoup de matches cet été, ça me donne de la confiance. J'ai déjà gagné plus de matches à ce point de la saison qu'à la fin de toutes les autres saisons de ma carrière. Au début du tournoi, je ne m'attendais pas à en être là, même si je savais que je jouais bien. Pour être honnête, je sens que je peux battre n'importe qui en ce moment.» (AFP)


Federer en finale

Roger Federer ne s'est pas laissé surprendre par Marcos Baghdatis. Le n°2 mondial s'est ainsi imposé (6-4, 6-3) pour la septième fois désormais lors de leurs huit dernières confrontations. Le tenant du titre retrouvera donc l'Américain Mardy Fish en finale. Baghdatis de son côté ne pourra que se féliciter d'une semaine où il a confirmé son retour en forme. Sa victoire sur Rafael Nadal en quarts de finale lui a sans aucun doute apporté une grande confiance, lui qui avait déjà atteint la finale de Washington (battu par David Nalbandian). Cela ne lui aura en revanche pas fait pousser des ailes face à Federer, contre lequel il restait pourtant sur une victoire à Indian Wells. Mais avec seulement 40% de premières balles et aucune balle de break décrochée, il n'a jamais pu mettre son adversaire sous pression.

Il ne reste que Fish sur sa route

Finaliste à Toronto, Roger Federer confirme donc sa belle forme de l'été et tous les voyants semblent au vert non seulement pour dimanche mais également pour arriver dans les meilleures conditions possibles à l'US Open. De nouveau plus tranchant au service, plus décisif sur les points importants, il laisse une très belle impression de sérénité. Ses deux premiers tours écourtés ont préservé son capital fraîcheur et il serait bien surprenant de le voir manquer l'occasion d'accrocher un nouveau Masters 1000 à son palmarès. Nadal, Djokovic, Murray et Roddick sur la touche, c'est une occasion en or.

Il partira avec un large avantage sur Mardy Fish, puisqu'il mène 5-1 dans leurs duels. Il a cependant perdu leur dernier affrontement, en demi-finales à Indian Wells en 2008. A cette époque, Federer avait d'ailleurs livré l'un des plus mauvais matches de sa carrière. Attention cependant à l'Américain, qui fait office de coupeur de têtes depuis le début de la semaine et qui semble totalement décomplexé.


REACTION

A la sortie de sa demi-finale, Roger Federer s'est montré satisfait de sa performance. «J'ai bien servi, je l'ai empêché de trouver l'équilibre. J'ai essayé de monter au filet car je sais qu'il a parfois des problèmes avec ça. Lui a moins bien servi. Hier (vendredi contre Nadal en demi-finale) il a avait fait vingt aces (ndlr: 18) et aujourd'hui (samedi) trois. C'est ça le tennis, tu ne sais jamais à quoi t'attendre d'un jour à l'autre.»(AFP)
# 22/08/2010 à 13:07 Nico
Nadal : "Nous verrons ça dans deux semaines"

Après Toronto, Rafael Nadal a montré à Cincinnati de nouvelles difficultés qui lui ont coûté cher face à Marcos Baghdatis en quarts. Pas de quoi s'alarmer pour le N.1 mondial qui analyse parfaitement ce qu'il s'est passé. Il lui reste une semaine pour corriger cela avant que l'US Open ne débute.

"Beaucoup de gens, moi compris, sont persuadés que sa meilleure chance de remporter l’Open, c’est aujourd’hui", affirme un John McEnroe élogieux. "Pourquoi est-il N.1 ? Parce qu'il volleye mieux, mieux même que Federer aujourd’hui. Il a aussi amélioré son service. Il a pris les mesures qui s’imposaient pour devenir un meilleur joueur. Alors oui, je pense que Rafael Nadal peut remporter l'US Open." Cela intéressera sûrement le Majorquin de savoir qu'un quadruple vainqueur de Flushing Meadows pense cela de lui. Pourtant, stoppé en demi-finale à Toronto la semaine dernière et en quart de finale de Cincinnati, difficile d'affirmer que l'Espagnol est dans les meilleures dispositions pour décrocher son 8e titre du Grand Chelem à New York. Celui-là même qui lui manque à son palmarès déjà impressionnant du haut de ses 24 ans.

Il faut dire que sa défaite face à Marcos Baghdatis à Cincinnati, qui faisait suite à un dur combat gagné face à Julien Benneteau au tour précédent, n'a pas rassuré les observateurs. Pour l'anecdote, le Chypriote a même empêché Nadal d'atteindre pour la dixième fois d'affilée le dernier carré d'un Masters 1000, ce qui aurait été un record. "Je dois m'améliorer si je vais avoir une chance dans une semaine ou deux à l'US Open, a constaté un N.1 mondial lucide. Il faut que j'améliore ma confiance en mon revers et mon service." Sans doute fait-il mention de sa double faute sur une balle de break dans le dernier set face à Baghdatis... Du pain béni pour le Chypriote qui a précipité sa première victoire sur l'Espagnol après six défaites. "J'ai certes fait trop de fautes directes (41 en tout, NDLR), en coup droit surtout, mais ce n'est pas le coup droit mon problème, c'est le revers". Un aveu aussi sincère que terrible, cette arme étant presque plus essentielle sur le ciment que sur les autres surfaces.

De là à s'alarmer ? Ce serait mal connaître Nadal. "La chose positive est que je termine le tournoi mieux que je ne l'ai commencé. Autre chose, je ne jouais pas bien au début et j'ai quand même réussi à changer la dynamique du jeu en revenant au score (un set partout). A la fin, je servais mieux et j'étais mieux en coup droit. La clé, ça a été quand il y avait 4-4 dans la dernière manche et 30-0 pour moi sur son service, là j'ai manqué deux retours faciles sur second service alors que j'avais le match à ma portée." Le problème est-il mental alors ? "Non, précise-t-il. Mon jeu peut s'améliorer. J'ai une semaine pour travailler dur pour y arriver. Je sais que je peux le faire. Je vais prendre déjà quelques jours de repos. Nous verrons cela dans deux semaines." Et ce n'est pas John McEnroe qui dira le contraire.
S.P.
# 23/08/2010 à 00:25 Nico
Federer garde son bien

Il reste le patron des lieux. Roger Federer a remporté dimanche le titre du Masters 1000 de Cincinnati en dominant Mardy Fish (6-7[5], 7-6[1], 6-4). Le n°2 mondial, déjà finaliste la semaine passée à Toronto, a ainsi remporté le deuxième titre de sa saison, son quatrième à Cincinnati, mais surtout parfaitement lancé l'US Open. Après les déceptions de Roland-Garros et Wimbledon, le Suisse semble avoir retrouvé des couleurs.

Au terme d'une semaine où il n'aura été bousculé que lors de la finale, il a mis tous les voyants au vert. Certes, la bataille pour le titre, malgré les trois sets, n'a pas atteint des sommets d'intensité. Face à un adversaire adepte de la filière courte, le Suisse - et la rencontre - a parfois manqué de timing mais l'ex n°1 mondial a su assurer le principal. Les quatre balles de break manquées dans la première manche avaient fini par coûter cher face à un Mardy Fish aussi opportuniste que contre Murray et Roddick. Mais ce dernier a raté le hold-up parfait en manquant une balle de break à 2-2 dans le deuxième set sur un coup droit semblant tout fait mais qui a fini par sortir.

Federer, le plus au point avant New York ?

Enfin piqué au vif, Federer a ensuite passé la vitesse supérieure en sortant le grand jeu dans le second jeu décisif. Un tie-break très mal négocié par Fish, beaucoup trop timoré alors que la pression était sur les épaules de son adversaire. Le Suisse a ainsi pris complètement l'emprise sur un match où son coup droit croisé aura fait des merveilles. Trop court dans l'échange, Fish s'est ensuite entêté dans un mano a mano de coup droit où il n'a que très rarement pu prendre l'avantage. Toujours inspiré à la volée, il n'a pas pu se ruer suffisamment au filet à cause de la longueur de balle adverse. Globalement, l'Américain a de nouveau sorti un match courageux et prouvé qu'il pouvait rivaliser avec les meilleurs en ce moment. Mais son revers reste encore bien trop fragile.

Au bilan de la semaine, Roger Federer a été le seul cador à tenir son rang et a pu constater que Nadal, Djokovic, Murray, Roddick ou Söderling avaient encore des réglages à effectuer même si l'Ecossais a plus craqué physiquement que dans le jeu. Sa victoire de dimanche n'a pas pour autant envoyé un signal d'invincibilité à la concurrence. Certes, il n'a pas franchement puisé dans ses réserves et avait globalement trop de marge pour s'égarer mais il n'a pas non plus atomisé le 36e joueur mondial. Le voilà, et c'est l'essentiel, avec un 17e titre décroché en Masters 1000 et avec une place de dauphin toujours intacte. Federer a donc gagné la répétition générale. Place désormais au direct en prime time à New York. - C.B.


REACTIONS

Roger Federer : «J'ai bien joué durant tout le match, pas forcément mieux au deuxième ou au troisième set. En fait, c'est même le premier set que j'aurais dû gagner. Il y a certes eu des moments chauds, comme cette balle de break contre moi en deuxième manche. J'aurais pu perdre en jouant bien. Mais dans l'ensemble, je suis content de mon service et je crois que j'avais la main depuis la ligne de fond de court. J'étais peut-être un poil plus en forme que lui à la fin, car il a eu des matches difficiles pour arriver là alors que j'ai eu un parcours plus facile. Aujourd'hui, j'ai eu la preuve que je jouais vraiment bien en ce moment. Je suis content de voir que c'est le dur labeur de l'après Wimbledon qui paye déjà.» (AFP)

Mardy Fish
: «Concéder un seul break face à Federer, c'est plutôt bien. Cela s'est joué sur quelques points. Mais Roger a tellement bien servi... Il ne m'a pas laissé d'occasions. Il dicte le jeu, il tourne autour de son coup droit, te laisse jouer sur les talons en permanence. j'ai juste le petit regret de ne pas avoir été agressif sur certains de ses seconds services. Je suis satisfait, cette saison j'ai fait des choses que je n'avais jamais faites auparavant. J'ai beaucoup de confiance avant l'US Open, qui est le tournoi le plus important de l'année pour nous Américains. Bien sûr c'est décevant de perdre mais j'ai vécu une belle semaine. C'est sûr que j'aimerais un jour gagner un grand tournoi car j'ai souvent terminé 2e, comme aux JO en 2004, à Indian Wells en 2008 et deux fois ici (2003, 2010)...» (AFP)
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