FINALE COUPE DAVIS 2009

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# 03/12/2009 à 20:19 Nico
Nadal : ça sera «compliqué»

La finale de la Coupe Davis a lieu de vendredi à dimanche à Barcelone entre l'Espagne, tenante du titre, et la République tchèque. Et Rafael Nadal, n°2 mondial, a déclaré s'attendre à une «épreuve compliquée». Mais il a aussi admis qu'il était «heureux de pouvoir aider l'équipe pour que la Coupe reste ici». Et l'Espagnol de préciser qu'il se sentait bien malgré un Masters très décevant avec trois défaites au premier tour et une élimination prématurée la semaine dernière.

«A Londres, je ne jouais pas bien, a confié Rafael Nadal. La surface n'aidait pas mais il faut être réaliste et savoir que je n'étais pas à mon meilleur niveau et pour affronter les adversaires que j'ai eus, ou tu joues à ton meilleur niveau, ou c'est pratiquement impossible de gagner.» Mais le quadruple vainqueur de Roland-Garros pense cependant que le fait de jouer la finale sur la terre battue devrait l'aider à améliorer son niveau.

Pour cette finale, l'Espagne évoluera avec Rafael Nadal, Fernando Verdasco, Feliciano Lopez et David Ferrer. La République tchèque sera, elle, engagée avec Radek Stepanek, Tomas Berdych, Jan Hajek et Lukas Dlouhy. L'Espagne a déjà enlevé la Coupe Davis en 2000 (avec A. Costa, Ferrero, Corretja, Balcells), 2004 (Moya, Nadal, Robredo, Ferrero) et 2008 (Ferrer, Lopez, Verdasco, Granollers. Ce dernier n'a pas joué le moindre match). Depuis la partition de la Tchécoslovaquie en 1993, la République tchèque n'a jamais remporté le trophée.


Ferrer préféré à Verdasco

David Ferrer, 18e mondial, a été préféré à Fernando Verdasco, 9e, pour représenter l'Espagne, aux côtés de Rafael Nadal, lors des premiers simples de la finale de la Coupe Davis contre la République tchèque, sur la terre battue de Barcelone. Il ne s'agit que d'une demi-surprise car Verdasco, aligné au Masters une semaine plus tôt, souffre des adducteurs depuis plusieurs jours. Il pourrait faire son retour dimanche.

De son côté, la République tchèque aligne ses leaders Radek Stepanek et Tomas Berdych, qui avaient éliminé la France au premier tour. La finale débutera par la rencontre entre Nadal et Berdych, puis Ferrer sera opposé à Stepanek.

A première vue, la mission des Tchèques est désespérée. Battre l'Espagne devant son public, sur sa terre battue, contre Nadal, est un défi démesuré. Mais les états de forme précaires du n°2 mondial et de Verdasco, remplacé donc par Ferrer pour le premier simple, pourraient changer la donne. Touché aux genoux depuis le printemps, Nadal n'a plus remporté de tournoi depuis sept mois. Pire, il n'a plus battu un membre du Top 8 depuis le tournoi de Madrid en mai et a perdu ses trois rencontres au Masters la semaine dernière. «A Londres, je ne jouais pas bien. La surface n'aidait pas», souligne le Majorquin qui assure que son dos, qu'il s'est fait masser lors de son dernier match au Masters, le laisse aujourd'hui tranquille. «Si la finale avait eu lieu à Ostrava, j'aurais misé une pièce sur eux, souligne Guy Forget, capitaine de la France. Mais en Espagne, tout est inversé.»

Les Tchèques sont plus frais

Si Nadal et Verdasco ont trimé au Masters de Londres où ils sont tous deux apparus fatigués, les Tchèques arrivent confiants et moins usés par leur saison. «On est en pleine forme», prévient Stepanek, récent demi-finaliste à Bercy. «On donnera tout ce qu'on a et même ce qu'on n'a pas», ajoute t-il, histoire de rappeler que dans son pays aussi, la Coupe Davis réveille les passions. (lequipe.fr avec AFP)


[b]PROGRAMME DE VENDREDI

A partir de 16H00

Rafael Nadal (ESP) - Tomas Berdych (CZE)

David Ferrer (ESP) - Radek Stepanek (CZE) [/b]
# 05/12/2009 à 10:40 Nico
Nadal épuise Berdych

Rafael Nadal a donné le premier point à l'Espagne lors de la finale en usant jusqu'à la corde le Tchèque Tomas Berdych (7-5, 6-0, 6-2) au terme de 2h30' de jeu.

L'explosion de joie de Rafael Nadal une fois la balle de match remportée en a dit beaucoup. De l'importance de cette finale de Coupe Davis évidemment, mais surtout du soulagement psychologique après les trois défaites encaissées au Masters de Londres. Au moment de retrouver un adversaire difficile mais sur sa surface de prédilection, le n°2 mondial n'a pas déçu le public du Palau Sant Jordi et ne s'est pas déçu non plus.

Mais il lui a fallu un set pour évacuer les doutes. Un break d'entrée aussitôt perdu pour commencer et c'est tout son jeu qui a de nouveau connu la panne. Comme à Londres, les coups se sont fait trop courts, le service bien timide et les fautes se sont accumulées. Comme à Londres il a subi encore et toujours la puissance d'un adversaire dont le revers le long de la ligne le mettait au supplice. Mais, à Barcelone, devant les siens et sur sa meilleure surface, il a cette fois su se révolter. Tout d'abord pour arracher la première manche au terme d'un sévère mano a mano avant de prendre les commandes, enfin relâché. En face, Berdych a commencé à vive allure mais a fini par s'étioler. Un coup de pompe d'abord mental après la perte d'un set qu'il avait semblé globalement dominer et puis un vide physique suite à la visite régulière des quatre coins du court et de ce lift adverse qui n'a cessé de monter en puissance.

Nadal, la chasse aux doutes


Jaroslav Navratil sur le banc n'a rien pu faire pour aider Berdych à trouver un second souffle tant son jeu à risques exige un engagement total. Sur terre battue indoor, son amour du tennis en deux-trois coups de raquette a ainsi logiquement fini par étouffer sous la recette du Majorquin. Albert Costa, sur sa chaise, et tonton Toni juste derrière, ont ainsi pu bondir pour féliciter Nadal. Le n°1 espagnol a conquis un point, mais aussi donné de la confiance à son équipe, tenante du titre. Il a peut-être, surtout, mis fin à une série de défaites qui avaient fini par faire mal au moral. Le Vamos sonore et les poings serrés pendant de longues minutes n'ont pas dit autre chose. Mais c'est dans le jeu des deux derniers sets qu'il a le plus à chercher le soulagement : longueur de balle retrouvée, une vraie agressivité de nouveau en revers et cette claque de coup droit décroisée qui était jusque-là en panne totale. Rafael Nadal, à Barcelone, a bien commencé sa quête du trophée mais également d'une belle note pour finir 2009. Mais la République Tchèque, si elle a perdu la première bataille, a encore de jolis atouts en manche. La chasse au trophée et aux doutes est loin d'être finie. - C.B.


L'Espagne proche du but

Après 4h17' de jeu, David Ferrer a donné l'avantage (2-0) à l'Espagne lors de la finale à Barcelone. Mené deux manches à rien, l'Espagnol a réussi un vrai tour de force (1-6, 2-6, 6-4, 6-4, 8-6) contre Radek Stepanek. En début de programme, Rafael Nadal avait dominé Tomas Berdych.

L'Espagne mène 2-0 au terme de la première journée, mais la lutte a été rude pour ce deuxième point. Dans un Palau Sant Jordi au bord de l'explosion, David Ferrer, invité surprise, a réalisé un tour de force. A deux sets à rien en faveur de Stepanek, le pari d'Albert Costa a semblé prendre l'eau. Verdasco et ses adducteurs douloureux l'avaient poussé à ménager sa deuxième vedette, en vue du double de samedi et du simple de dimanche. Mais Ferrer n'avait plus joué depuis début novembre quand il s'est déchiré le mollet droit à Valence.

Et puis l'impensable s'est produit. Stepanek, surfant sur ses deux demies décrochées à Bâle et à Bercy, a vu fondre son avance. Lui qui avait déroulé ses volées, services gagnants ou autres slices et amorties, a soudain tout vu revenir. Le mano a mano a pu débuter devant un Rafael Nadal bondissant sur son banc, les poings serrés et demandant le soutien de la foule comme si lui-même était sur le court. Ferrer le contreur contre Stepanek, un des derniers attaquants du circuit. Une opposition de styles qui a donné lieu à un final de toute beauté et c'est Ferrer qui, à l'usure, s'est extrait de la toile de variations et de montées du Tchèque. Une victoire qui a sonné debout tout le clan tchèque.

Nadal a assumé, l'Espagne peut rêver


C'est désormais un exploit total qui attend les Tchèques s'ils veulent l'emporter. Car si l'Espagne a pu lancer Ferrer pour préserver Verdasco, les outsiders, eux, ne sont que deux. Invaincus en cinq doubles disputés ensemble, Berdych et Stepanek semblaient devoir s'aligner samedi. Seulement les jambes du n°12 mondial doivent être bien lourdes. Certes, il l'a déjà fait en demi-finale, mais sa fin de saison a déjà été bien remplie et le coup porté par Ferrer va faire très mal au moral. Lopez et Verdasco peuvent boucler l'affaire samedi. Dans le cas contraire, Stepanek, toujours lui, devra réaliser un exploit contre Rafael Nadal, qui a fait belle impression.

Le moral en berne après les trois défaites du Masters de Londres, le n°2 mondial a largement tenu son rang face à Berdych. Après une première manche sous le signe de la nervosité, le Majorquin a retrouvé sa patte pour épuiser son adversaire amateur des joutes sur surfaces rapides. Il a su mettre fin à sa série de défaites et a pu retrouver dans son jeu des raisons de se réjouir : longueur de balle, vraie agressivité de nouveau en revers et cette claque de coup droit décroisée qui était jusque-là en panne. Nadal retrouvé, Verdasco lancé pour le double : l'Espagne a tout en main pour offrir le trophée à son public. Mais Ferrer l'a prouvé aujourd'hui : la magie de la Coupe Davis est imprévisible. - C.B.


REACTIONS

Nadal avait «confiance»

Vainqueur de Tomas Berdych pour l'ouverture de cette finale, Rafael Nadal a reconnu la nervosité du début mais s'est réjoui d'avoir vite mis son jeu en place. Ferrer, lui, était aux anges.

David Ferrer (ESP, vainqueur de Radek Stepanek)
: «C'est assurément une des plus grandes victoires de ma carrière. Le Masters (2007) reste également un souvenir fantastique mais j'avais perdu la finale. Aujourd'hui, même mené deux sets à zéro, je n'ai jamais pensé à ma défaite de l'année dernière (en match d'ouverture de la finale en Argentine). Je me suis juste accroché. Après avoir gagné le troisième set, la confiance avait changé de camp.»

Albert Costa (capitaine de l'équipe d'Espagne): «Cela a été une belle journée, dans une superbe ambiance et avec un deuxième match incroyable. Demain (samedi) on aura une première chance de conclure. Si on n'y arrive pas, il nous en restera deux autres dimanche. On est en bonne posture, c'est certain. Mais il faut qu'on garde notre calme, il reste encore beaucoup de travail. Je n'ai pas l'intention de changer mon équipe de double. Lopez et Verdasco forment une bonne équipe, ils vont jouer.»

Rafael Nadal (ESP, vainqueur de Tomas Berdych) : «J'étais un peu nerveux au début, j'ai joué plus court que je ne le fais d'habitude sur terre battue. Ce premier set a été la clé. Après, tout a changé. J'ai trouvé plus de profondeur et plus de lignes dans mes frappes. Je n'ai plus fait beaucoup de fautes et je pense que Tomas était plus fatigué que moi. A mon avis, il a perdu pied parce que je jouais beaucoup mieux à partir de la fin du premier set. Avec le public derrière moi, j'avais confiance et j'ai commencé à dérouler mon tennis habituel sur terre battue. Pour moi, cette victoire n'est pas une libération. Je voulais seulement sortir sur le court et apporter un point à mon équipe.»

Tomas Berdych (RTC, battu par Rafael Nadal)
: «J'ai eu beaucoup d'occasions dans le premier set que j'aurais dû saisir. Ça aurait pu donner un match complètement différent. A 5-5, il y a eu un jeu très long où je n'ai pas bien servi. Il n'y a eu que de longs échanges. Mais il faut surtout féliciter ''Rafa''. La façon dont il a joué dans les deux derniers sets a tout simplement été incroyable. C'est difficile de perdre treize jeux de suite. J'ai essayé de trouver des solutions, de venir un peu plus au filet, mais rien n'a vraiment fonctionné. Affronter ''Rafa'' en Espagne c'est vraiment difficile. On a déjà renversé la vapeur dans d'autres rencontres. J'espère qu'on y arrivera cette fois encore. Si je dois jouer le double, je serais prêt.» (AFP)


SAMEDI A PARTIR DE 16H00 :

Feliciano Lopez/Fernando Verdasco (ESP) - Jan Hajek/Lukas Dlouhy (RTC)
# 06/12/2009 à 00:31 Nico
L'Espagne garde son bien

L'Espagne a remporté, samedi, sa quatrième Coupe Davis grâce à la victoire du duo Fernando Verdasco - Feliciano Lopez sur la paire tchèque Radek Stepanek - Tomas Berdych (7-6[7], 7-5, 6-2). L'Espagne menait déjà 2-0 avant ce match.


Verdasco et Lopez, la paire gagnante


Grande favorite de ce week-end, un temps soucieuse de l'état de forme de ses deux stars Rafael Nadal et Fernando Verdasco, l'Espagne a finalement bouclé l'affaire dès le point du double samedi à Barcelone. Une aubaine qui avait semblé si loin quand Stepanek, la veille, menait deux sets à rien contre David Ferrer. Le clan espagnol doit d'ailleurs beaucoup à ce dernier : évidemment pour le point décroché mais aussi pour avoir bien usé les jambes de Stepanek. Aligné pour une opération commando avec déjà 4h17' de combat, il a fini par être rattrapé par la fatigue sur cette terre battue indoor. Un peu lâché par son pilier, Berdych n'a pas eu les épaules pour prendre le relais.

En face, Verdasco, héros de la campagne 2008, et Lopez, qui avait qualifié les siens avec Robredo en remportant le double face à Israël, ont su se libérer progressivement pour apporter le coup de massue décisif en fin de deuxième manche et début de troisième. Moins bien organisés que les Tchèques qui, invaincus en cinq rencontres avant cette finale, ont fait admirer pendant deux sets des automatismes exceptionnels, les Espagnols ont été plus réalistes. Ils ont globalement su s'arracher en défense même si leur jeu au filet et leurs passings étaient en souffrance. Ils ont aussi fait preuve d'un mental plus solide, ne se frustrant pas des trois balles de set ratées dans le jeu décisif, en écartant l'une d'elle sur service adverse et ne paniquant pas dans la deuxième manche lors de jeux de service tendus. A deux sets à rien, la confiance a pris le dessus et le duo, plus frais, s'est envolé. Poussés par le public de Palau Sant Jordi, encouragés par leur clan avec en première ligne Rafael Nadal, qui termine finalement 2009 sur une bonne note, Verdasco et Lopez n'ont pas craqué pour conclure.


Mention spéciale pour les Tchèques

La République Tchèque a subi le talent adverse tout comme ses propres limites : mener une campagne de Coupe Davis avec seulement deux joueurs reste un pari risqué. Cela a tenu jusqu'en finale mais contre une équipe adverse qui a trois ou quatre cartes dans sa manche... Mais leur ronde collective une fois le double perdu voulait tout dire : Stepanek et Berdych ont livré une campagne splendide de panache et ont tenu à bout de bras tout un pays. Un investissement total à saluer.

La victoire de l'Espagne, la troisième à domicile après 2000 contre l'Australie et 2004 contre les Etats-Unis vient, elle, récompenser un collectif qui a pris du volume et qui ne dépend pas seulement de son n°1. Victorieuse héroïque en 2008 en terre argentine alors qu'elle était donnée battue d'avanche, l'équipe d'Espagne a su, en 2009, confirmer qu'elle est tout simplement la meilleure équipe du moment. Les hommes d'Albert Costa forment un groupe soudé où l'ego laisse sa place pendant trois jours à la force du groupe. Robredo, décisif en demi-finales mais écarté de la lutte pour le titre, était ainsi là à faire la fête samedi. Ce saladier 2009, ils en ont tous conquis un morceau. - C.B


L'Espagne connaît sa force


En décrochant sa quatrième Coupe Davis, l'Espagne a encore démontré sa puissance et la force de son collectif. Le couronnement de Barcelone est la récompense de tout un groupe.

L'Espagne est la première équipe depuis la Suède en 1998 à conserver sa couronne dans l'épreuve. Après avoir successivement dominé la Serbie (4-1) l'Allemagne (3-2) et Israël (4-1), elle a su ne pas tomber dans le piège tchèque. Poussée par plus de 16 000 personnes au Palau Sant Jordi, cette formation a surtout prouvé qu'elle possédait de très nombreux atouts dans ses manches. Il faut ainsi rappeler que c'est sans Rafael Nadal que l'équipe avait triomphé en finale en 2008 contre l'Argentine mais que c'est également sans lui qu'elle avait passé les quarts et les demies. Sa présence ce week-end face à la République Tchèque, sur terre battue, rendait quasiment la défaite impossible.

Mais tout s'est finalement révélé bien plus simple que ce que le capitaine Albert Costa avait imaginé. «Franchement, on ne s'attendait pas à gagner si vite ! La force de cette équipe de toute manière c'est son unité. Alors c'est vrai que j'ai beaucoup de choix et que ce n'est pas toujours facile, mais c'est surtout une chance. Nous avons réalisé une belle campagne. J'ai eu la chance de gagner la Coupe Davis comme joueur et maintenant comme capitaine. Je suis un homme comblé.»
Nadal finit en beauté, Verdasco en veut plus


Verdasco, Lopez et Robredo autour de Nadal


Une joie immense évidemment partagée par Rafael Nadal. Arrivé dans des conditions difficiles avec un physique limite et un moral en berne suite au Masters de Londres, le n°2 mondial repart de Barcelone avec le sourire. Très actif sur le bord du court lors du match face à Ferrer, encore très impliqué lors du double, le Majorquin désirait cette Coupe Davis plus que tout, histoire de lancer sa préparation pour 2010 avec confiance. Sa belle victoire contre Berdych est un début. «Jouer une finale à domicile est quelque chose de très émouvant. Je remercie mes coéquipiers de m'en avoir donné l'opportunité, moi qui n'étais pas là en quarts et en demi-finales.» En ce qui concerne la Coupe Davis, l'Espagne devra vite se remettre de ses émotions puisque le premier tour lui réserve une opposition délicate face à la Suisse de Roger Federer. Même si la présence du n°1 mondial n'est pas acquise, comme souvent pour un premier tour, et même si le combat aura de nouveau lieu à domicile, il ne faudra pas se rater. Pour Fernando Verdasco, l'appétit vient en mangeant : «le but désormais est de continuer sur notre lancée et de gagner encore cette Coupe Davis. Plus on en gagne, mieux c'est !» - C.B. (avec AFP)


LES DIX DERNIERES FINALES

2009: Espagne bat République tchèque 3 à 0 (avant les 2 derniers simples)
2008: Espagne bat Argentine 3-1
2007: Etats-Unis battent Russie 4-1
2006: Russie bat Argentine 3-2
2005: Croatie bat Slovaquie 3-2
2004: Espagne bat Etats-Unis 3-2
2003: Australie bat Espagne 3-1
2002: Russie bat France 3-2
2001: France bat Australie 3-2
2000: Espagne bat Australie 3-1


PALMARES


1. Etats-Unis 32 victoires
2. Australie 28
3. France 9
. Grande-Bretagne 9
5. Suède 7
6. Espagne 4
7. Allemagne 3
8. Russie 2
9. Croatie 1
. République tchèque 1
. Italie 1
. Afrique du Sud 1


REACTIONS

Costa: "Une grande équipe"

Albert Costa, capitaine de l'équipe d'Espagne de Coupe Davis, s'est réjouit du 4e trophée des Ibériques dans cette compétition. "En gagnant deux années de suite, on a prouvé qu'on était une grande équipe. Le plus important pour moi ce sont les joueurs. Sans eux, je ne suis rien."

"Je suis très heureux, c'est un moment spécial pour moi. J'ai eu la chance de gagner la Coupe Davis comme joueur (en 2000) et maintenant comme capitaine. Je suis un homme comblé.


Les Tchèques fatalistes


Battus en finale par l'Espagne, Radek Stepanek et Tomas Berdych n'ont pas cherché loin la raison de leur échec : l'armada adverse était bien trop solide. Au terme d'une vaillante campagne, ils n'ont pu que s'incliner.


Radek Stepanek : «Gagner quatre fois en neuf ans montre à quel point le tennis espagnol est fort. L'Espagne possède un réservoir de joueurs tel qu'elle peut présenter une deuxième équipe presque aussi forte que la première. J'ai tout donné, la Coupe Davis représente énormément de choses pour moi même si la saison a été très longue.»

Tomas Berdych : «L'équipe espagnole a démontré sa force, surtout à domicile. Ils méritent cette victoire. On était inférieurs dans à peu près tous les domaines. Aujourd'hui, la clé à été la première manche où on laisse passer une balle de set. Après ils étaient en confiance et ne nous ont plus laissé aucune ouverture.»

Jaroslav Navratil (capitaine de l'équipe tchèque): «On est très content de notre campagne, c'était notre première finale depuis 29 ans. L'Espagne est très forte, on ne peut que la féliciter.»
# 06/12/2009 à 15:44 Nico
Nadal finit 2009 en beauté

Rafael Nadal a fini la saison 2009 sur une victoire. Le n°2 mondial a dominé (6-3, 6-4) le Tchèque Jan Hajek lors du premier simple dimanche. Un match sans enjeu puisque l'Espagne est déjà assurée du titre mais qui aura permis au Majorquin de fermer l'exercice 2009 sur une bonne note. Hajek, 102e joueur mondial, a bien défendu ses chances mais il n'y a pas eu de miracle. Un break d'entrée tenu jusqu'au bout du premier set, deux balles de 3-5 tout de même à sauver dans la seconde manche, puis un break à 4-4 pour sceller la rencontre. Dans un Palau Sant Jordi bien rempli, le n°1 espagnol a de nouveau tenu son rôle. Il finit sa saison sur une finale gagnée de Coupe Davis, donc en beauté. Et c'est tout ce qu'il demandait.

Oubliées les trois défaites de suite du Masters de Londres ? Peut-être pas, mais le moral doit de nouveau être au beau fixe. Avant ce week-end de Coupe Davis, son oncle Toni l'avait dit touché mentalement. Ce à quoi Rafa avait répondu que c'est seulement s'il perdait cette finale qu'il serait franchement déprimé. Les deux points apportés et surtout cette belle victoire contre Berdych l'ont certainement relancé sur de bonnes bases en vue de 2010. Mais il devra bientôt retrouver les surfaces rapides australiennes et défendre son titre à Melbourne.


Merci les copains !

Une tâche qui en dira plus sur son état physique et sa capacité à redevenir ou non le boss du tennis mondial. Mais pour l'instant il se dit en grande forme. «Je me sens vraiment bien, j'ai pu effectuer une très bonne semaine d'entraînement avant cette finale et mes sensations étaient très bonnes. Je n'ai plus aucun problème désormais.» On se souciait de ses abdominaux, de ses adducteurs puis récemment de son dos et on garde toujours quelques craintes pour ses genoux mais, comme à son habitude, Nadal a choisi de ne pas s'étendre sur le sujet. Il termine la saison par un titre et continuer de se construire un palmarès de titan. Mais cette dernière victoire, c'est à ses coéquipiers qu'il l'a dédiée.

«J'avais été tellement déçu l'année dernière de ne pas pouvoir jouer la finale. Mais finalement ça avait été un bien pour l'équipe étant donné le niveau de jeu que les gars avaient produit. Cette saison j'étais fou de joie de retourner dans le groupe et en plus jouer cette finale à la maison c'était fantastique. Maintenant je veux juste dire un grand merci à l'équipe pour s'être qualifiée sans moi et m'avoir ensuite donné la chance de jouer pour le titre.» Le capitaine Albert Costa le martèle depuis des lustres : la force de l'Espagne c'est son esprit de groupe. - C. B.


Ferrer complète le tir

La victoire de David Ferrer sur Lukas Dlouhy (6-4, 6-2) permet à l'Espagne de s'imposer 5-0 face à la République Tchèque lors de la finale de la Coupe Davis 2009.


L'Espagne comme la Suède

En conservant son trophée, l'Espagne a réussi un exploit que seule la Suède avait accompli ces 20 dernières années. Les Suédois avaient remporté la Coupe Davis en 1997 et 1998.

S'ils l'emportent à nouveau en 2010, les Espagnols accompliront un triplé inédit depuis le début des années 701, lorsque les Etats-Unis avaient conservé le titre quatre années durant.


LES MEILLEURES SERIES EN COUPE DAVIS

Sept titres de suite: Etats-Unis (1920-26)

Six titres de suite: France (1927-32)

Cinq titres de suite: Etats-Unis (1968-72), Australie (1907-11)

Quatre titres de suite: Australie (1964-67, 1959-62, 1950-53, 1907-11), Etats-Unis (1946-1949), Grande-Bretagne (1933-36), Iles Britanniques (1903-06)

Triplés: Australie (1955-57), Etats-Unis (1900-02)

Doublés: Espagne (2008-09), Suède (1997-98), Allemagne (1988-89), Suède (1984-85), Etats-Unis (1981-1982, 1978-79, 1937-38)
# 06/12/2009 à 23:29 Nico
Cette Armada a une âme, et un avenir

L'Espagne, quatre fois vainqueur depuis 2000, s'impose comme la nation référence en Coupe Davis. Soudés, Nadal, Ferrer, Verdasco, Lopez et Ferrero, collent à l'esprit de l'épreuve. Ce groupe possède un leader et un esprit de corps, la formule optimale. En 2010, ils viseront un triplé historique.

COUPE DAVIS 2009, FINALE : Espagne bat République tchèque 5-0 et conserve son titre acquis l'an dernier en Argentine.


Ce n'est pas seulement un constat statistique, comme nous allons le voir ci-dessous, ni la qualité de jeu produite, c'est aussi un état d'esprit que l'équipe d'Espagne de Coupe Davis consacre depuis quelques années. "Tous pour un, un pour tous", c'est une devise qui convient bien aux représentants de l'Espagne. Ce pays n'est pas uniquement celui qui est le mieux représenté dans le top 100 du classement ATP depuis plusieurs années (avec la France), mais il a été capable de produire des leaders incontestés du circuit avec Carlos Moya, Juan Carlos Ferrero puis l'inévitable Rafael Nadal. Il ne faut pas oublier que la véritable initiation de Nadal aux joutes du plus haut niveau a eu lieu en Coupe Davis. Après la victoire historique du pays en 2000, avec Albert Costa, Alex Corretja, Juan Carlos Ferrero et Juan-Manuel Balcells, Carlos Moya et Rafael Nadal avaient triomphé en 2004. L'ère ibérique ne faisait que commencer.

Depuis l'Armada s'est étoffé de deux joueurs capables d'évoluer dans le top 10 David Ferrer et Fernando Verdasco et peut compter sur les services de Feliciano Lopez, Tommy Robredo et Juan Carlos Ferrero, lesquels ont tous joué cette année dans l'équipe. Tous "potes", tous prêts à prendre la relève en cas de défaillance comme l'an dernier en finale, quand l'Espagne a conquis le titre en Argentine sans Nadal. Ce n'est pas insignifiant si ce dernier affirme : "Cette équipe à une âme".

A SAVOIR :

. Feliciano Lopez et Tommy Robredo ont gagné le double contre Israël en demi-finale (victoire finale 4-1), et perdu le double contre la Serbie (4-1) au 1er tour. Lopez a gagné le double contre l'Allemagne (3-2) en quarts et celui de la finale avec Fernando Verdasco. Tommy Robredo a perdu son seul simple devant Philipp Kohlschreiber en quarts.

. L'Espagne est la quatrième nation depuis 1972 qui a conservé son titre. La Suède avait été la dernière en date (1997/1998) à le faire. Auparavant : les Etats-Unis (1978/79 et 1981/82) et l'Allemagne (1998/89). Aucune équipe depuis la fin du Challenger round (le vainqueur défend systématiquement son titre l'année suivante) n'a remporté le titre trois fois de suite.

. Les plus belles séries (Challenger Round) : Sept titres de suite: Etats-Unis (1920-26)
Six titres de suite: France (1927-32)
Cinq titres de suite: Etats-Unis (1968-72), Australie (1907-11)
Quatre titres de suite: Australie (1964-67, 1959-62, 1950-53, 1907-11), Etats-Unis (1946-1949), Grande-Bretagne (1933-36), Iles Britanniques (1903-06)
Triplés: Australie (1955-57), Etats-Unis (1900-02)
Doublés: Espagne (2008-09), Suède (1997-98), Allemagne (1988-89), Suède (1984-85), Etats-Unis (1981-1982, 1978-79, 1937-38)

. L'Espagne est invaincue depuis dix ans à domicile.

. Nadal a perdu son premier match de Coupe Davis, face à Jiri Novak mais il a gagné les 14 suivants, dont son deuxième simple de la finale 2009.


LA CONCURRENCE EN 2010

Premier adversaire de l'Espagne en mars 2010, la Suisse ferait peur si Roger Federer prenait la décision de s'investir dans la compétition. L'année prochaine, Stanislas Wawrinka, excellent N.2, n'est pas sûr de jouer car il attend un heureux événement au même moment. L'Argentine de Juan Martin Del Potro et David Nalbandian, qui sera de retour après une opération à la hanche, les Etats-Unis d'Andy Roddick et James Blake, déjà vainqueurs en 2007, la Russie de Nikolay Davydenko et Mikhail Youzhny sans parler du potentiel français avec Jo-Wilfried Tsonga-Gaël Monfils et Gilles Simon sont des concurrents sérieux. L'Espagne n'est pas à l'abri des blessures mais elle possède l'avantage rare de possèder un leader d'exceptionnel et un groupe homogène et solidaire.


DECLARATIONS

Albert Costa (capitaine de l'équipe d'Espagne): "Cette équipe n'a pas de limites".
"En gagnant deux années de suite, on a prouvé qu'on était une grande équipe. Il y a une grande tradition de tennis en Espagne. Le plus important pour moi ce sont les joueurs. Sans eux, je ne suis rien. Je suis très heureux, c'est un moment spécial pour moi. J'ai eu la chance de gagner la Coupe Davis comme joueur (en 2000) et maintenant comme capitaine. Je suis un homme comblé."

Rafael Nadal : "Cette équipe a une âme, on est tous très proche".
"Jouer une finale à domicile est quelque chose de très émouvant. Je remercie l'équipe de m'en avoir donné l'opportunité, moi qui n'étais pas là en quarts et en demi-finales. La clé du succès vient du fait qu'on a beaucoup de bons joueurs. On est aussi tous très amis, ça aide beaucoup, mais le plus important c'est d'avoir une telle qualité dans l'équipe."

Feliciano Lopez : "Gagner la Coupe Davis est toujours un sentiment spécial, mais la gagner à la maison est encore plus formidable. En Argentine (en 2008) c'était très dur. Ici, avec le public derrière nous, c'était plus facile pour nous."

Fernando Verdasco : "Le calendrier est très chargé. C'est impossible d'être toujours prêt pour la Coupe Davis. Avec 'Rafa' on a raté deux rencontres cette année. Mais dès qu'on peut, on la joue car on adore ça."


. TABLEAU du 1er tour du groupe mondial de la Coupe Davis 2010 :

Espagne - Suisse
France - Allemagne
Russie - Inde
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J.C.
# 08/12/2009 à 23:08 Nico
L'Espagne se congratule

Le président du gouvernement espagnol, José Luis Rodriguez Zapatero, a reçu lundi les vainqueurs de la Coupe Davis et les a félicités d'avoir fait du tennis espagnol "le meilleur du monde".

"C'est une série spectaculaire, vous avez réussi à faire du tennis espagnol, sans aucun doute, le meilleur tennis du monde", a déclaré lundi à Madrid M. Zapatero. L'équipe d'Espagne de Coupe Davis, dont le capitaine est l'ancien vainqueur de Roland-Garros Albert Costa, a remporté ce week-end son quatrième "saladier", le second d'affilée, en battant la République tchèque (victoire finale sans appel 5-0). "Vous avez encore démontré avec cette Coupe Davis", la qualité du tennis espagnol, "vous avez joué comme la "Roja", a ajouté le chef du gouvernement, en référence à l'équipe d'Espagne de football, sacrée championne d'Europe en 2008 en pratiquant un jeu séduisant et enthousiasmant. "Ce qu'on remarque surtout c'est ce grand travail d'équipe, cet esprit d'équipe dont vous avez fait preuve", a encore déclaré M. Zapatero. Rafael Nadal et David Ferrer ont remporté leurs deux simples vendredi et dimanche et la paire Fernando Verdasco/Feliciano Lopez s'est adjugé le double samedi.
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