INDIAN WELLS 2014

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# 09/03/2014 à 19:49 Nico
Nadal bousculé

Rafael Nadal a été laborieux pour son entrée en lice à Indian Wells. Le N°1 mondial a eu besoin de 2h25 pour venir à bout de Radek Stepanek (2-6, 6-4, 7-5). Surtout, il souffre toujours du dos.

Rafael Nadal n'a toujours pas perdu contre Radek Stepanek. L'Espagnol mène désormais 7-0 dans leurs face-à-face, mais le Tchèque n'était pas loin d'inverser la tendance dans leur match du deuxième tour d'Indian Wells. Toujours pénible, Stepanek s'est évertué à appuyer là où ça faisait mal et à profiter des nombreuses sautes de concentration du n°1 mondial. A 35 ans, Stepanek n'a peut-être plus le jeu de jambes pour faire tomber les tous meilleurs, mais si ces derniers ne sont pas attentifs, ils peuvent se prendre les pieds dans le tapis du jeu du Tchèque qui n'aime rien tant que mettre la tête à l'envers de ses adversaires. «Stepanek n'est pas le genre de joueur qu'on aime rencontrer au premier tour», avouait d'ailleurs Nadal après une rencontre remportée en 2h25 et trois sets (2-6, 6-4, 7-5).

Il faut dire que le Majorquin n'a pas montré son meilleur profil dans la nuit californienne. Trahi par son service (8 double-fautes), il a eu le plus grand mal à faire valoir sa puissance supérieure. «Je n'ai rien obtenu grâce à mon service sur ce match. Je ne suis pas encore à 100 % confiant en mon service», avouait-il laconiquement. Se posait alors la question de l'état réel de son dos, objet d'un long retrait de la compétition après sa finale perdue à l'Open d'Australie. On se souvient que Nadal avait retrouvé le chemin de la victoire dès son tournoi de reprise à Rio. Mais cette victoire n'était-elle pas l'arbre qui cache la forêt ? «Ça va mieux qu'à Rio, a-t-il tenu à préciser. Je redoute toujours un peu de me faire à nouveau mal au dos en servant. Après Rio, je n'ai pas servi à l'entraînement pendant dix jours. J'ai juste recommencé à servir il y a quelques jours. J'ai un jour sans match (dimanche). Il va falloir trouver la solution, parce que sans service, cela va être délicat».
B.L. avec AFP
# 11/03/2014 à 23:18 Nico
Nadal au tapis

Rafael Nadal, n°1 mondial et tenant du titre, s'est incliné dès le 3e tour contre l'Ukrainien Alexandr Dolgopolov (6-3, 3-6, 7-6[5]), lundi.

Les têtes tombent comme des mouches dans le tableau masculin, cette année, à Indian Wells. Après les éliminations précoces de Tomas Berdych (n°4) et de Jo-Wilfried Tsonga (n°9), c’est le portrait le plus prestigieux du tableau qui s’est retrouvé à terre dans la nuit de lundi à mardi sur le central. Un an après son formidable triomphe ici même, Rafael Nadal n’a pu faire mieux que résister à Alexandr Dolgopolov.

Eliminé (6-3, 3-6, 7-6[5]), le numéro 1 mondial a trop souvent subi l’ascendant ultra offensif de son adversaire. En pleine réussite, notamment sur son revers laser frappé à pleine vitesse, l’Ukrainien s’est payé le luxe de réussir 36 coups gagnants (contre 17 à l’Espagnol). En cinq matches (dont le dernier, il y a deux semaines, en finale de Rio de Janeiro), il ne lui avait jamais grappillé un seul set. Voilà l’accroc magistralement réparé.

Au tour précédent, Nadal s’est déjà sorti d’extrême justesse des griffes de Radek Stepanek, autre prototype ultra offensif. Le Tchèque avait même obtenu trois balles de break au cœur du troisième set, qu’il n’avait su faire fructifier. Le numéro 1 mondial avait ensuite avoué souffrir encore du dos qui l’avait tant handicapé en finale de l’Open d’Australie, contre Stanislas Wawrinka. Au point de ne pas pouvoir effectuer le moindre geste de service durant dix jours. Lundi après sa défaite, le Majorquin affirmait pourtant ne plus avoir ce problème. «Mon dos va mieux, ce n’est donc pas le sujet, oubliez ça, a-t-il dit. Je n’ai pas eu un souci de dos, j’ai eu un souci de coup droit et de revers. Je n’ai pas joué assez solide, je n’ai pas été assez costaud en fond de court, j’ai fait beaucoup trop de fautes. Un grand joueur ne commet pas ce genre de choses. C’est une défaite, un accident mais pas un drame.»

De son côté, Alexandr Dolgopolov savourait son succès : «Je n’ai pas paniqué quand j’ai perdu mon break d’avance à 5-3 dans le dernier set. Je savais que mon niveau de jeu était suffisamment élevé pour me permettre de gagner ce match. Le seul point d’interrogation, c’était de ne pas devenir trop nerveux. Mais j’ai réussi un très bon jeu de service à 5 partout et j’ai très bien manœuvré sur la fin du tie-break. Rien à voir avec la finale que j’ai perdue à Rio contre lui. Aujourd’hui, je retournais bien mieux et j’avais de très bonnes sensations.» V.C. et C.T

Nadal : «La vie continue»

Eliminé par Alexadr Dolgopolov au troisième tour d'Indian Wells, Rafael Nadal se veut rassurant sur l'état de son dos. La Majorquain assure avoir juste mal joué.

«Il ne faut pas se chercher d'excuses. Quand rien ne vous gêne et que vous jouez mal, il faut le dire. Donc je le redis : j'ai mal joué». Rafael Nadal ne sait plus comment faire passer le message après sa défaite au troisième tour d'Indian Wells face à Alexandr Dolgopolov (6-3, 3-6, 7-6[3]). Son dos, objet de toutes les inquiétudes des observateurs, va bien. En revanche, il n'en dirait pas autant de son jeu. «Mon dos va bien, ce n'est vraiment pas le problème. Le problème aujourd'hui, c'était mon coup droit et mon revers, pas mon dos (rires)».

Le N°1 mondial n'est, en effet, pas du genre à se trouver des excuses dans la défaite. Face à Dolgopolov, il a juste fait un match indigne de son niveau. Pas la peine de théoriser des heures sur le sujet. «J'ai mal joué, c'est tout. Je suis déçu par ma façon de jouer, cela arrive parfois. J'ai tout fait pour arriver en forme ici, je me suis entraîné très dur la semaine dernière. Mais dès que le tournoi a commencé, je n'ai pas eu de bonnes sensations».

«La vie continue»

Tout au plus, Nadal fait-il remarquer que son tableau ne lui permetttait pas une entrée en matière facile à Indian Wells. «C'est vrai que cela ne m'a pas aidé à trouver mon rythme de jouer contre deux adversaires comme Stepanek et Dolgopolov, mais je n'ai à m'en prendre qu'à moi-même. J'ai réussi à sauver la situation la première fois, j'ai failli y parvenir encore cette fois, mais c'était vraiment limite. Et quand on est à la limite, ce genre de choses arrive». Rafael Nadal a donc perdu son titre à Indian Wells. Il ne va pas pour autant sombrer dans la déprime après cette défaite et se poser mille et une questions sur son jeu, à l'image de jo-Wilfried Tsonga. Non, Nadal préfère relativiser. «J'ai perdu, il a mieux joué que moi, mais la vie continue». On le reverra donc à Miami, le seul Masters 1000 avec Paris qui lui échappe encore.
B.L.
# 17/03/2014 à 20:39 Nico

Novak Djokovic retrouve le chemin


Novak Djokovic (n°2) a remporté dimanche, à Indian Wells, son premier titre de la saison aux dépens de Roger Federer (n°7) (3-6, 6-3, 7-6 [3] en 2h12'). Il s'agit du 17e Masters 1000 du Serbe, le troisième dans le désert californien (après 2008 et 2011).

Un poing serré comme seul signe extérieur de joie. Novak Djokovic n'est pas dans la démonstration. Pas cette fois. Privé de titre jusque-là cette saison, il vient pourtant de marquer des points. En panne de confiance, il se cherche sur le court au début du match. Quand le corps et l'esprit font enfin bon ménage, Roger Federer récite son tennis. Quand le corps et l'esprit sont en froid, le Serbe s'accroche à sa foi inébranlable. Sur un "chip and charge", c'est le Suisse qui s'offre une première balle de break. Convertie illico après un revers trop long (2-0). Très loin de la balle, "Djoko" subit les assauts d'un adversaire de retour à son meilleur niveau (3-0, 4-1 puis 5-3). Intraitable au service (2 aces, 74% de premières, 75% des points remportés derrière, aucune balle de break à effacer), le recordman du nombre de titres en Grand Chelem vire en tête sur un jeu blanc (6-3).

Si le numéro 2 mondial tient mieux l'échange dans la deuxième manche, il ne parvient pas à enfoncer le clou. Un exemple : en tête 2-1 et 15/30 service adverse dans le quatrième jeu, il ne met pas le coup d'accélérateur nécessaire et finit par craquer sur un revers dans le filet (30A). Avant d'être rejoint, deux points plus tard, sur un revers trop long (2-2). Très à l'aise dans ses déplacements, intraitable sur ses fameux décalages coup droit, Federer, le regard acéré, affiche une belle sérénité. Mais il n'a plus remporté un tournoi de ce calibre depuis Cincinnati, en août... 2012. La perte d'habitude a un prix. Même pour lui.

Plus solide, plus percutant, plus résistant en fond de court, le "Djoker" sort de sa boîte. Sur un coup droit boisé, il breake pour la première fois (5-3), avant de revenir à hauteur (6-3). Le rapport de forces s'inverse clairement. S'il laisse filer une occasion (coup droit dans le filet sur une balle de break dans le premier jeu du 3e set), il maintient la pression et s'empare finalement de l'engagement de Federer, pris en retour (2-1). En tête 5-4, l'élève de Marian Vajda va alors totalement passer à côté de son jeu de service (qu'il cède blanc). 5-5. Puis 6-6. Rapidement devant dans ce tie-break mal négocié par son aîné (3 points à rien puis 5-1), il ne laissera plus fondre son avance pour prendre sa revanche sur celui qui l'avait battu à Dubaï et s'adjuger un 17e Masters 1000, le 3e à Indian Wells (après 2008 et 2011). Son 42e trophée au total. Assuré de retrouver le Top 5, Roger Federer pouvait marquer les esprits en décrochant son premier grand succès depuis près de deux ans. Loupé. A la recherche de sa confiance, Novak Djokovic l'a trouvée dans le désert. Et lancé sa saison.
J.G.
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