MASTERS CUP LONDRES 2010

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# 20/11/2010 à 20:25 Nico
Nadal, objectif final

Rafael Nadal, absent à Paris-Bercy, sera bien à la grand-messe de la Masters Cup à Londres. Remis de sa douleur à l'épaule gauche, le N.1 mondial est focalisé comme jamais sur cet événement rassemblant les huit meilleurs joueurs mondiaux, dernier grand tournoi qui manque à son riche palmarès.
Que les fans de Rafael Nadal se rassurent, l'Espagnol sera bien à Londres pour disputer la Masters Cup dès le 21 novembre. Forfait à Paris-Bercy, pour le dernier Masters 1000 de la saison, pour un problème à l'épaule gauche, le N.1 mondial va beaucoup mieux. Son absence n'était due qu'à une tendinite vite résorbée, ne remettant pas en cause sa présence parmi les huit meilleurs joueurs de l'année dans le dernier tournoi de 2010. Il faut reconnaître que ne pas voir le N.1 mondial incontestable de la saison aurait dénaturé le Masters, privé de Nadal deux fois sur les cinq dernières années. Sa présence se conjugue ainsi avec un fait qui se confirme : "Rafa" gère mieux ses fins de saisons. Raison pour laquelle l'Espagnol sera le principal favori pour décrocher la Masters Cup, qui manque encore à son palmarès.

"Je viens à Londres avec une motivation très spéciale car j'ai tout en main pour y jouer de la meilleure des manières, se motive déjà Nadal qui disputera ce tournoi pour la 4e fois de sa carrière. "C'est un objectif pour moi que de figurer à Londres bien mieux que l'année dernière. Nous verrons bien ce qu'il se passera car je vais jouer sur l'une des surfaces les plus difficiles face aux adversaires les plus coriaces. Ce sera le tournoi le plus compliqué à gagner pour moi cette année." Nadal ne reste pas sur une impression positive dans la capitale anglaise : avec trois défaites en trois matches l'an passé (face à Söderling, Davydenko et Djokovic), il a désormais un ratio victoires/défaites négatif (4/7) en Masters Cup, l'un des seuls tournois où il accuse pareille statistique.

Murray: "Il est en route pour effacer n'importe quel record"

En dépit du fait qu'il n'ait pas remis les pieds sur un court depuis un bon mois, cette année n'a rien à voir avec les précédentes, car c'est l'une des plus abouties de sa carrière. Si le petit Chelem réalisé (Roland-Garros/Wimbledon/US Open) est une pierre de plus sur l'énorme édifice qu'est en train de bâtir le Majorquin, sa récente victoire à Flushing Meadows fait partie du béton qui soude son palmarès. Si cela a fait de lui le 7e joueur de l'histoire à réaliser le Grand Chelem en carrière, il est le premier à avoir remporté consécutivement trois Majeurs sur trois surfaces différentes. Avec sept titres glanés en 2010, dont trois Masters 1000 en plus des autres, Nadal a soulevé plus de trophées que Novak Djokovic, Andy Murray et Andy Roddick réunis cette saison (deux chacun sur une moyenne de 20 tournois disputés*) et que Robin Söderling (6) ou Tomas Berdych (5) dans toute leur carrière, pour ne prendre en exemple que les joueurs présents à Londres.

"Cette saison, il a franchi un pallier important, estimait cette semaine Andy Murray dans les colonnes du quotidien espagnol Marca. Je pense que ça dépendra plus de son physique que de son tennis. S'il conserve la puissance physique qui a été la sienne sur la seconde moitié de la saison 2010, il est en route pour effacer le record de Federer en Grand Chelem (16) ou n'importe quel autre record, a avancé l'Ecossais. Il est difficile d'affirmer que Nadal est le meilleur joueur de tous les temps, mais il est sans aucun doute l'un des deux ou trois meilleurs de l'histoire du tennis. Il a gagné les quatre tournois du Grand Chelem, la Coupe Davis, les Jeux Olympiques. Et il n'a que 24 ans !" Mais pas encore la Masters Cup... Un vide qui pourrait bien être comblé rapidement.

*NB: Murray n'a disputé que 18 tournois cette saison, contre 20 pour Nadal, Djokovic et Roddick.

. COMPOSITION DES GROUPES

Groupe A:
- Rafael Nadal (ESP)
- Novak Djokovic (SER)
- Tomas Berdych (TCH)
- Andy Roddick (USA)

Groupe B:
- Roger Federer (SUI)
- Robin Söderling (SUE)
- Andy Murray (GBR)
- David Ferrer (ESP)

S.P.


Federer, spécialiste et léger

Pour la 9e année de suite, Roger Federer sera présent en Masters Cup. Un modèle de régularité fidèle à une image qui lui colle à la peau. Le Suisse, recordman de victoires en tournoi du Grand Chelem, pourrait égaler le record de Sampras si le dauphin de Rafael Nadal décroche un 5e trophée à Londres.
Roger Federer aborde "relax" son neuvième Masters d'affilée, dimanche à Londres, même si le Suisse, vainqueur d'un seul tournoi du Grand Chelem, l'Open d'Australie en janvier, n'a pas connu en 2010 sa saison la plus éblouissante. Depuis 2004, date de sa première prise de pouvoir au classement ATP, c'est même sa moins bonne, avec "seulement" une finale de Grand Chelem disputée et quatre titres remportés, contre un pic de douze en 2006. Mais le champion, à la tête du plus beau palmarès de l'histoire de son sport, marié et père de deux jumelles qui ont fêté leur premier anniversaire cet été, n'en est plus à 29 ans au point où toutes les défaites faisaient mal.

"Je les prends avec un peu plus de légèreté qu'à l'époque où j'essayais de percer. Quand on n'a encore rien réussi, on ressent les échecs plus durement. Même si je perds, personne ne pourra m'enlever mes victoires", explique Federer, qui garde des souvenirs vivaces, et parfois cuisants, de ses années d'apprentissage. "Quand on essaie de s'imposer, de prouver qu'on peut gagner des Grands Chelems et devenir N.1 mondial, on est sous la pression des médias. De soi-même aussi. C'étaient les moments les plus stressants de ma carrière. Maintenant, je peux jouer beaucoup plus relax", ajoute-t-il. Qu'on n'en conclut pas que l'ambition l'a quitté. Pour cette année, voire pour la première partie de 2011, le sommet de la hiérarchie occupée par Rafael Nadal lui est inaccessible, et cela ne le perturbe guère.

"Maintenant, je peux jouer beaucoup plus relax"

"Ce sera très difficile, car Rafa joue bien. Je devrais défendre les points de ma victoire à l'Open d'Australie. Mais ce n'est pas quelque chose que j'ai en tête en ce moment", assure-t-il. Car il en est persuadé, l'essentiel, la victoire, est toujours à la portée de sa raquette, pas plus tard que cette semaine à Londres, où il tentera d'égaler le record de Pete Sampras avec un cinquième titre après 2003, 2004, 2006 et 2007. "Mon jeu est là où je veux qu'il soit. Il faut maintenant que je le montre sur le court, ce qui n'est pas facile contre les meilleurs du monde", déclare Federer, conscient que ses récents succès dans les tournois mineurs de Stockholm et de Bâle, chez lui, n'ont pas suffi à impressionner ses rivaux.

Comme souvent, le Suisse arrive frais au dernier rendez-vous de la saison. "Physiquement, je suis bien. Mon corps ne réclame pas à tout prix des vacances", assure le champion, qui tire profit au Masters plus qu'ailleurs de son art de gérer les efforts et le calendrier. C'est ainsi qu'en 2006 et 2007, il avait élevé son tennis à des niveaux stratosphériques, peut-être les plus hauts de sa carrière, pour battre en finale James Blake et David Ferrer, qu'il retrouve dimanche dans son premier match de poule. Après l'Espagnol, sorti battu de leur dix rencontres, les choses plus sérieuses commenceront face à deux adversaires qui connaissent eux le goût de la victoire contre l'homme aux seize titres du Grand Chelem: Andy Murray, qui vient de le dominer en finale à Shanghai, et Robin Söderling, son tombeur en mai en quart de finale de Roland-Garros.

AFP


Huit maîtres sur le qui-vive

Djokovic: "Llodra a fait le match parfait"
Dernier tournoi de la saison, la Masters Cup est l'occasion pour les meilleurs joueurs du moment de rajouter une belle cerise sur leur gêteau de la saison, ou de sauver une année sans grand chose à se mettre sous la dent. Zoom sur les 8 participants qui voudront succéder à Nikolay Davydenko, absent.

. COMPOSITION DU GROUPE A

Rafael NADAL (ESP/N.1, 4e participation, meilleur résultat: demi-finales en 2006 et 2007) :
Sans aucune victoire l'an passé (3 défaites en 3 matches sans remporter le moindre set), Nadal revient à Londres en revanchard. Après son impasse à Bercy pour calmer une tendinite à l'épaule gauche, il a toutes les armes pour remporter sa première Masters Cup en carrière : un état de forme qui s'améliore en fin de saison et un tennis au sommet de son art. S'il s'imposait, le Majorquin terminerait triomphalement une saison exceptionnelle, durant laquelle il a réalisé le petit Chelem (Roland-Garros/Wimbledon/US Open) et glané 7 trophées. Il visera un 44e titre ATP, et seulement son 2e en indoor depuis Madrid en 2006. Quelque soit son résultat, il est sûr de conserver la première place mondiale pour la seconde fois après 2008.

Novak DJOKOVIC (SER/N.3, 4e participation, meilleur résultat: victoire en 2007) :
Le Serbe n'aura pas la tête ailleurs. Mobilisé pour la finale de Coupe Davis la semaine suivant la Masters Cup, Djokovic sera concentré sur ce rendez-vous qui l'a déjà honoré une fois en 2008 (face à Nikolay Davydenko). Le Serbe a vu la perte de son titre à Paris-Bercy comme un bienfait pour se reposer un peu plus avant son sprint final. L'un de ses objectifs sera de ne pas perdre sa 3e place mondiale, menacée par Robin Söderling. La faute à une saison avec deux titres au compteur (contre 5 l'an passé), aucun en Masters 1000, mais avec tout de même une belle régularité en Grand Chelem (finale à l'US Open et demi-finale à Wimbledon) qui lui assure un rang confortable.

Tomas BERDYCH (TCH/N.6, 1re participation) :
Aucun titre glané cette année, mais trois résultats aux allures d'éclats : deux finales à Wimbledon et au Masters 1000 de Miami et une demi-finale à Roland-Garros lui permettent de faire sa première apparition en Masters Cup. Une présence qui met en lumière ce Tchèque au service de plomb qui attend toujours sa gloire depuis le gain du Masters 1000 de Paris-Bercy il y a 5 ans. Déjà. Jusqu'à la dernière semaine de la saison régulière à Paris, Tomas n'était pas sûr de rallier Londres. Battu en 1/8 de finale de Bercy par Davydenko, il doit notamment sa qualification à la défaite de Fernando Verdasco face à Gaël Monfils au même stade de compétition, l'Espagnol étant résigné à terminer 9e et être finalement premier remplaçant à Londres.

Andy RODDICK (USA/N.8, 6e participation, meilleur résultat: demi-finale en 2003, 2004 et 2007) :
A-Rod est un modèle de régularité. Pour la 8e fois de suite, l'Américain a terminé parmi les huit meilleurs joueurs mondiaux, mais étrennera en Masters Cup une 6e participation, après deux forfaits en 2005 et 2009. Un statut qui permet aux Etats-Unis d'avoir un représentant en Masters, eux qui cherchent encore désespérément une relève. Et pourtant, ce n'était pas gagné d'avance, Roddick flirtant entre la 7e et la 13e places cette saison. Il a réalisé un bon début d'année en remportant deux titres en trois mois (Brisbane et le Masters de Miami), jouant deux finales (Indian Wells et Sans José) et un quart à l'Open d'Australie. La suite sera moins rose, avant un dernier quart de finale à Paris-Bercy qui lui a permis de valider son billet pour Londres in extremis.

CALENDRIER des premiers matches :
. lundi 22 : Djokovic-Berdych et Nadal-Roddick



. COMPOSITION DU GROUPE B


Roger FEDERER (SUI/N.2, 9e participation, meilleur résultat: victoire en 2003, 2004, 2006, 2007) :
Roger Federer n'a raté un tournoi du Grand Chelem depuis les années 2000... comme une édition de Masters Cup depuis qu'il a le classement pour y participer. Encore plus fort que Roddick, le Suisse va jouer cette compétition à part pour la 9e fois de suite. Pas étonnant qu'il soit celui qui détient le plus de "Coupes des Maîtres" : 4 au total, en 5 finales jouées consécutivement. Et reste depuis 2007 à un titre du record de Sampras. Sur les deux dernières années, Federer a buté en phase de poules en 2008 et en demi-finales en 2009. Vainqueur de 4 trophées cette saison, dont l'Open d'Australie et le Masters de Cincinnati, il a l'occasion de décrocher un 5e titre, ce qui serait son meilleur total depuis 2007 (8).

Robin SÖDERLING (SUE/N.4, 2e participation, meilleur résultat: demi-finale en 2009) :
Robin Söderling confirme sa bonne saison 2009 en remettant les pieds à Londres. Comme l'an passé, le Suédois a rallié sa 2e finale de Grand Chelem à Roland-Garros et est, en outre, parvenu à jouer 5 finales et décrocher son premier Masters 1000 à Paris-Bercy, lui permettant de monter sur une 4e place mondiale inédite. Le protégé de Magnus Norman a même l'occasion de rentrer dans le Top 3 en délogeant Novak Djokovic de la 3e place. Un objectif révélé au grand jour à l'issue de sa victoire à Paris-Bercy en finale face à Gaël Monfils. Il peut aussi redescendre au 5e rang en cas de contre-performances.

Andy MURRAY (GBR/N.5, 3e participation, meilleur résultat: demi-finale en 2008) :
Pour la 2e fois de suite, et ce jusqu'à l'année prochaine, la Masters Cup est organisée sur le sol britannique. Comme à Wimbledon, l'Ecossais sera donc très attendu par un public qui sera tout acquis à sa cause. Malchanceux l'an passé, parce qu'éliminé au set-average en phase de poules malgré deux victoires, il visera le dernier carré pour tenter de récupérer sa 4e place mondiale, voire plus... Vainqueur de deux Masters 1000 à Toronto et Shanghaï, il a eu du mal à effacer sa déception en finale de l'Open d'Australie en début d'année.

David FERRER (ESP/N.7, 2e participation, meilleur résultat: finale en 2007) :
David Ferrer apparaît comme celui qui tentera de survivre dans cette poule relevée. L'Espagnol disputera sa 2e Masters Cup, après une apparition il y a trois ans lorsqu'il était 6e mondial. Avec 5 finales jouées cette saison, il est allé chercher sa place au forceps dans la dernière partie de la saison, après l'US Open, pour faire fructifier ses points acquis sur terre battue (une finale à Rome et deux demi-finales à Monte-Carlo et Madrid). Vainqueur à Valence et finaliste à Pékin en octobre, le Valencian a décroché son billet pour Londres à Paris-Bercy, après l'élimination de Verdasco en huitièmes de finale.

CALENDRIER des premiers matches :
. dimanche 21 : Murray-Söderling et Federer-Ferrer


S.P.
# 20/11/2010 à 20:31 Nico
PROGRAMME DE DIMANCHE

Groupe B

Pas avant 14h (15h en France)

Robin Söderling (SUE/n°4) - Andy Murray (ECO/n°5) : 2-2

Pas avant 20h (21h en France)

Roger Federer (SUI/n°2) - David Ferrer (ESP/n°7) : 10-0

# 22/11/2010 à 00:01 Nico
Hommage à Moya

Après la victoire d'Andy Murray sur Robin Söderling, une cérémonie d'hommage a été rendue à Carlos Moya désormais jeune retraité. Présent à Londres, le premier Espagnol à avoir atteint la première place mondiale a reçu une émouvante ovation de la foule et des joueurs présents pour les finales de l'ATP World Tour. Rafael Nadal, très ému, a salué un ami et mentor qui lui manquera et qui lui a beaucoup apporté tout au long de sa carrière. «Il m'a tellement aidé quand j'étais plus jeune et il m'a beaucoup manqué depuis l'année dernière sur le circuit. C'est un jour triste pour moi parce que je dis au revoir à un ami et parce que le tennis perd un de ses ambassadeurs.»

Moya de son côté s'est souvenu du temps où Nadal le battait sur les courts d'entraînement alors qu'il avait tout juste 14 ans. «Rafa est un des meilleurs de l'histoire de ce sport et peut-être même sur le point de devenir le meilleur de tous les temps. Pour moi c'est vraiment spécial car la première fois que je l'ai rencontré, il devait avoir 11 ou 12 ans. Et je pense qu'il m'a aidé. Quand il avait 13-14 ans on s'entraînait ensemble. J'étais proche du Top 10 mais il me battait quand même.Se faire botter les fesses par un ado vous pousse à vous améliorer pour éviter que ça se reproduise ! Je ne peux pas dire qu'il me doit une part de sa réussite. Il mérite tout ce succès. Et puis c'est surtout quelqu'un de bien, avant d'être un grand joueur.»


Le calendrier raccourci


La volonté d'alléger le calendrier ATP était claire depuis un bon moment déjà et voilà que les premières décisions ont été prises. A partir de 2012, le calendrier sera amputé de deux semaines, afin d'assurer une période de sept semaines de transition entre les saisons. Pour cela, les finales de l'ATP World Tour auront désormais lieu dans la foulée du Masters 1000 de Paris Bercy, comme certains joueurs l'avaient d'ailleurs demandé.

Adam Helfant, le grand patron de l'ATP a insisté sur la nécessité d'une plus grande période de repos permettant aux joueurs de récupérer de la saison mais aussi de travailler leur condition physique et améliorer leur niveau de jeu. Certains tournois seront également changés de place dans le calendrier du circuit, mais aucun détail n'a encore été communiqué. Il reste à l'ITF de décider si la date de la finale de la Coupe Davis doit être modifiée. L'ATP le désire.

lequipe.fr
# 22/11/2010 à 00:02 Nico
RESULTATS DE DIMANCHE

Murray démarre fort

Andy Murray a très bien lancé sa campagne dans les finales de l'ATP World Tour dimanche. L'Ecossais a largement dominé le Suédois Robin Söderling (6-2, 6-4) devant un public de Londres acquis à sa cause.

Andy Murray, le brouilleur de cartes. Dimanche à Londres pour ce premier match de la poule B, l'Ecossais donne une leçon tactique à Robin Söderling. Comme quoi la confiance d'arriver avec une victoire à Paris ne suffit pas pour compenser une nervosité évidente en début de partie puis une incapacité flagrante à trouver la clé du jeu adverse. Pour le Suédois, c'est prise de tête assurée. Et se cacher dans sa serviette aux changement de côté n'y change rien : ce Murray-là lui sort par les yeux.

L'Ecossais, lui, démontre une fois de plus pourquoi il est un des meilleurs stratèges du circuit quand il veut bien ne pas se perdre en route. En indoor et face à un Suédois dont la qualité de frappe et la cadence sont des armes redoutables, il applique la meilleure de tactiques : casser le rythme, quitte à parfoit totalement pourrir le jeu. Coups droits bombés sans vie mi-court ou dans les angles, revers slicés au couteau qui font mal aux jambes, balles amorties, demi-volées, etc. Il n'offre jamais la même balle à un adversaire qui n'entre pas dans le match, ne trouve pas son timing et enchaîne les bourdes. Si on ajoute à ça un service enfin retrouvé, le jeu de l'Ecossais devient un cauchemar pour Söderling.

Un Murray grand cru. Söderling perdu


Ce dernier tente bien un plan B. Embourbé dans la toile de l'Ecossais en fond de court, il se jette au filet. Une tactique de l'agression très bien vue. Seulement ce dimanche, la main du Suédois à la volée a décidé de se mettre en grève. Rien n'y fait. Et encore moins face à un roi du passing comme Murray : coup droit croisé dans les pieds, revers plongeant, passing en slice sur un smash. Rien ne sera épargné à Söderling sur une surface plus lente qu'à Bercy où il doit plus travailler les points.

Le demi-finaliste 2009 rate donc son début de tournoi et grille un premier joker. Le chouchou du public, lui, montre le visage d'un garçon déterminé à finir sa saison sur une très bonne note. Les poings serrés régulièrement, s'encourageant vigoureusement, il laisse une très belle impression. En attendant évidemment confirmation.
C.B.


Federer assure l'essentiel

Au terme d'un match très décousu, Roger Federer remporte sa première rencontre dans ces finales de l'ATP World Tour en dominant pour la 11e fois de suite l'Espagnol David Ferrer (6-1, 6-4).

Comment rester dans le match quand votre adversaire n'y entre pas ? Voilà la question qu'a dû résoudre Roger Federer dimanche face à David Ferrer. L'Espagnol a en effet réalisé un premier set catastrophique, enchaînant les coups droits et revers dans les couloirs et commettant donc au passage 17 fautes directes. Il finira le match avec 30 fautes pour 17 coups gagnants. Alors dans ces conditions-là, le n°2 mondial a connu beaucoup de hauts et aussi pas mal de bas.

Les hauts pour empocher le premier set en se ruant très souvent à la volée et en se montrant agressif. Les bas en ayant tendance à se relâcher dans ses jeux de service une fois un 40-0 assuré et à avoir beaucoup de mal à remettre en route quand Ferrer est enfin entré dans la partie. Au final, 26 fautes directes au compteur pour 27 coups gagnants. Tout le jeu reposait bien sur ses épaules. Ferrer, lui, a eu bien trop de mal à se libérer et a laissé passer les seules chances qui se sont présentées lors notamment de ce jeu interminable à 3-2 deuxième set service Federer ou encore à 40-15 sur la mise en jeu du Suisse à 5-4.

Federer a géré

Mais la marche s'est avérée bien trop haute face à un n°2 mondial qui a tenté de régler son jeu vers l'avant mais qui a donc aussi beaucoup raté. Installé dans un faux rythme face à un adversaire passant du pire au correct, le Suisse a eu du mal. Il reste à louer sa volonté de continuer à jouer vers l'avant quitte à y laisser quelques plumes en route. Pour un premier match, il a fait ce qu'il avait à faire, en bon gestionnaire, et a récolté l'essentiel : la victoire. Ferrer, lui, va devoir se remettre la tête à l'endroit s'il veut peser sur ce Masters.
C.B.
# 22/11/2010 à 00:10 Nico
PROGRAMME DE LUNDI

Cour central, à partir de 13h15 (heure française)

Bhupathi (IND) / Mirnyi (BLR) - Kubot (POL) / Marach (AUT)

Pas avant 15 heures (HF)

Novak Djokovic (SER/n°3) - Tomas Berdych (RTC/n°6) : 2-1

Pas avant 19h15 (HF)

Nestor (CAN) / Zimonjic (SER) - Moodie (AFS) / Norman (BEL)

Pas avant 21 heures

Rafael Nadal (ESP/n°1) - Andy Roddick (USA/n°8) : 5-3
# 23/11/2010 à 00:20 Nico
RESULTATS DE LUNDI

Djokovic bien lancé

Novak Djokovic a bien débuté les finales de l'ATP World Tour en dominant Tomas Berdych (6-3, 6-3). Face à un adversaire bien moins inspiré que lors de leur demi-finale de Wimbledon, le Serbe a assuré le principal.

Décidément, les trois premiers matches de ce tournoi se sont joués sur le même mode : expéditif. La faute à des favoris solides et à des adversaires fébriles. Lundi le déroulement du duel Djokovic - Berdych a été à l'image de leur forme du moment : le Serbe est sur une belle dynamique depuis l'US Open, exception faite de son parcours à Bercy et le Tchèque ne digère pas sa très bonne première partie de saison et les attentes qui en ont découlé. Du coup, il n'y a pas photo mais le public ne s'en plaint pas encore. A l'image de Diego Maradona qui est venu, comme la veille, observer ces luttes au sommet.

Certains se demandaient quel serait l'état de la motivation du n°3 mondial pour ce Masters alors que la finale de la Coupe Davis approche. Ils ont eu une première réponse : totale. Les baromètres de son jeu n'ont pas menti : un service solide (aucune balle de break à sauver), un coup droit décroisé qui a martyrisé la défense de Berdych et un revers toujours aussi précis. Le cerveau de Djokovic n'a pas vadrouillé hors de l'O2 Arena de Londres. Il faut dire que son adversaire l'a bien aidé à se sentir serein.

Logique respectée

Un peu à l'image du match Murray - Söderling, le sens tactique du Serbe a fait la différence. Sur une surface assez lente, il a lui aussi usé du revers slicé et des amorties et s'est appliqué à faire jouer un Berdych dont la patience a tout autant lâché que son coup droit. Incapable de lâcher ses coups sans partir à la faute, le Tchèque n'avait pas beaucoup d'espoir pour ce match. Un dernier service gagnant a ainsi offert la victoire au Djoker qui l'a saluée d'un poing brandi bien haut et d'un large sourire. Eliminé sur le fil au stade des poules en 2009, le Serbe a sans aucun doute envie de se mêler à la lutte finale à Londres. Il l'avait dit à Bercy : il ne cherchera pas à gérer sa forme, il viendra pour gagner. Pour le moment, impossible de ne pas le croire. - C.B.


REACTIONS

NOVAK DJOKOVIC :
«Tomas n'a pas très bien servi aujourd'hui alors j'ai tenté d'en profiter du mieux possible. Moi de mon côté j'ai bien servi et fait un match correct. (Au sujet de Maradona présent dans son box) C'est un grand honneur de le voir ici et je le remercie d'être venu me voir jouer. Quand je l'ai vu arriver au milieu du premier set je me suis demandé si je devais du coup jouer avec les mains ou avec les pieds ! (rires).»

TOMAS BERDYCH :
«C'était vraiment un match plus que moyen de ma part, je n'ai pas réussi à peser sur le match. Je me suis retrouvé plusieurs fois à 30-0 sur son service mais à chaque fois il est bien revenu. Maintenant pour moi ce n'est pas facile de bien jouer alors que ç afait des mois que je n'ai pas de grands résultats. On peut s'entraîner aussi dur qu'on veut, il n'y a que les victoires qui font du bien à la confiance.»


Nadal en deux temps

Au terme d'un vrai mano a mano, Rafael Nadal a renversé une situation très compromise pour dominer Andy Roddick (3-6, 7-6[5], 6-4) en 2h30' de jeu.

Le n°1 mondial a remporté lundi son premier match dans cette O2 Arena de Londres, où il avait été l'ombre de lui-même en 2009. L'Espagnol avait dit vouloir changer l'image laissée la saison passée, il a très bien commencé. Et après trois premiers matches à sens unique dans ces finales de l'ATP World Tour, les spectateurs en ont cette fois pris plein les yeux.

Face à Rafael Nadal, il est rare que la chance de l'emporter se présente deux fois. Roddick regrettera ainsi d'avoir laissé filer un set et un break d'avance et reverra en particulier cette double-faute à 30A 2-1 avec le break dans la deuxième manche alors qu'il avait la main sur la rencontre. Impérial jusque-là sur sa mise en jeu, courageux dans son jeu de défense, il profitait avec audace du manque de repères adverse. Et puis sur ce jeu, il s'est bloqué. En face, le Majorquin est resté fidèle à lui-même : il n'a rien lâché. Le poing serré, le Vamos rageur, il a utilisé sa haine de la défaite pour retrouver son jeu. Une première balle plus efficace, une plus grande longueur de balle et surtout ce coup droit qui redevient l'arme absolue. Terminées les fautes, oubliés les mauvaix choix, Nadal est redevenu le boss.

Nadal, éternel combattant

Roddick a alors fait l'essuie-glace et a manqué de jus tout autant que du culot de son premier set dans le jeu décisif. Plus lent dans ses montées, il s'est fait transpercé par un Espagnol qui a retrouvé sa précision en passing avec des coups droits ou revers court-croisés d'école. Le tie-break remporté, le break assuré (2-1, 4-2), l'affaire était bouclée. Un signe n'a pas trompé : après un set et demi à tenir le duel revers contre coup droit de Nadal, l'Américain a fini par exploser.

Encore une fois, c'est le mental phénoménal de Rafael Nadal qui lui a permis de l'emporter alors que rien dans son jeu pendant plus d'une heure ne pouvait le laisser présager. Dans le box de l'Espagnol, Kylie Minogue et Carlos Moya peuvent sourire aux côtés de tonton Toni : leur favori a fait le show et déjà fait mieux qu'en 2009. Maintenant, il reste à voir si la machine est lancée. - C.B.


PROGRAMME DE MARDI


Court central : A partir de 15h00 :

Roger Federer (SUI) - Andy Murray (GBR) : 5-8

A partir de 21h00 :

Robin Soderling (SUE) - David Ferrer (ESP) : 8-4
# 23/11/2010 à 23:48 Nico
Nadal honoré

Rafael Nadal a reçu deux prix ce mardi. L'un pour sa sportivité et décerné par les joueurs du circuit et l'autre pour avoir terminé l'année à la place de n°1 mondial.

En marge de la compétition des Finales de l'ATP World Tour, Rafael Nadal s'est donc vu attribuer par ses pairs le prix Stefan Edberg Sportsmanship award (prix du fair-play/de l'esprit sportif) détenu depuis six ans par Roger Federer. Ce dernier s'est, lui, vu remis un autre prix, appelé ATPWorldTour.com Fans' Favourite, décerné par les fans ayant voté sur le site internet de l'ATP. Un prix remporté par 47% des suffrages devant Nadal (42%) et ce pour la huitième fois de suite.

«C'est une grande satisfaction pour moi de recevoir ce prix, car ce sont les autres joueurs qui ont voté et c'est vraiment très important pour moi.» L'Espagnol a également reçu un second trophée, dû à celui qui termine l'année dans la peau du n°1 mondial, l'ATP World Tour n°1. «C'est un honneur pour moi, j'ai vécu une saison fantastique, la meilleure de ma carrière. Après une deuxième partie de saison difficile en 2009, j'ai réussi à revenir donc cette année a été très spéciale et touchante pour moi.»
lequipe.fr
# 23/11/2010 à 23:50 Nico
RESULTATS DE MARDI

Federer en démonstration

Roger Federer a réalisé le match parfait mardi pour dominer Andy Murray (6-4, 6-2) et rester invaincu dans ce groupe B. L'Ecossais, lui, a déçu lors d'un choc qui n'a finalement pas eu lieu.

Entre un Federer tout autant inspiré que déterminé et un Murray tendu comme un arc et incapable de trouver ses marques, il n'y a pas eu photo. Impérial au service, aérien dans ses déplacements et juste dans ses choix, le n°2 mondial n'a fait qu'une bouchée de son adversaire. Le Britannique, devant son public, n'a lui pas été capable de se libérer pour retrouver le jeu qui l'avait vu l'emporter contre le Suisse à Toronto ou encore à Shanghai.

«J'ai super bien joué aujourd'hui mais chaque match est différent et si ça se trouve je jouerai de manière horrible lors du prochain match.» Manifestement, Andy Murray s'est porté le mauvais oeil avec cette déclaration après sa victoire sur Robin Söderling. Avec environ 40% de premières balles, il n'avait quasiment aucune chance de s'en sortir compte-tenu de la forme affichée par Federer. Alors en ajoutant des choix tactiques discutables à l'image de sa passion - inefficace mardi - pour les amorties, et un manque évident de relâchement, il se retrouvait dans un remake de mission impossible.

Federer impressionne, Murray se rate

Federer, lui, a confirmé l'embellie dans son jeu et sa détermination aperçue depuis cet été. Conquérant sur le court, totalement investi sur la quasi totalité des points, il a retrouvé ses principales armes : son service et ce coup droit décroisé qui déstabilise ou met hors d'état de nuire l'adversaire en un ou deux coups de patte. D'habitude mal à l'aise face au jeu de l'Ecossais, le Suisse a cette fois trouvé la parade : frapper le premier et imposer son rythme avant de risquer de se faire piéger dans la toile adverse. Une tâche d'autant plus facile queMurray ne l'a jamais bousculé.

Après un premier match poussif face à David Ferrer, Federer vient de frapper un grand coup avec cette victoire en forme d'avertissement général. Il tient la très grande forme. Même si on a vu avec Murray comment on pouvait passer de brillant à beaucoup moins en l'espace de quelques jours. décidément cette semaine, bien malin qui pourra sortir du chapeau le numéro gagnant. Federer dans tous les cas a quasiment assuré sa place en demi-finales. -C.B.


REACTIONS


ROGER FEDERER :
«C'est difficile de jouer le match parfait quand il y a autant d'engouement avant un match. Cela m'a parfois posé des problèmes et c'est peut-être ce qui est arrivé à Andy. Je suis surpris d'avoir gagné mes jeux de service aussi facilement. On m'a dit que je n'avais cédé que huit points sur mon engagement, ce n'est pas ce qui se passe normalement contre Andy, qui est un des meilleurs retourneurs du circuit, sinon le meilleur.»

ANDY MURRAY :
«J'ai mal démarré dans les deux sets. J'ai mal retourné, j'ai mal servi. Contre lui, ce n'est pas comme ça qu'on gagne. Je ne me sentais pas tendu. J'ai essayé de jouer agressif. A Shanghai ça avait marché, aujourd'hui j'ai fait plus de fautes que d'habitude. Je crois que je frappe plutôt bien la balle du fond du court, ce qu'il faudra améliorer au prochain match, c'est le service et le retour.» (AFP)


Söderling revient

Robin Söderling s'est maintenu dans la course à la qualification pour les demi-finales en dominant, mardi, David Ferrer (7-5, 7-5). Dans ce match entre les deux perdants du premier tour, le quatrième joueur mondial n'avait pas beaucoup de marge de manoeuvre s'il voulait garder l'espoir d'atteindre le dernier carré comme en 2009.

Vainqueur pour la neuvième fois en treize confrontations de David Ferrer, le double finaliste de Roland-Garros a su se remettre de sa mauvaise entrée en matière lors de ces Finales de l'ATP World Tour. Solide au service (69% de premières, 12 aces), il a cependant joué avec le feu en ne parvenant pas à boucler le match sur sa mise en jeu à 5-3. Mais son adversaire n'a pas su profiter de ce moment de fébrilité et a fini par de nouveau céder son engagement.

Battu par Andy Murray dans cette poule B dimanche, il lui restera un match à disputer face à Roger Federer. L'an passé, le déroulement des poules avait donné lieu à un casse-tête pour départager les joueurs, il n'est pas dit que l'histoire ne se répète pas en 2010. Le public britannique va commencer à retenir son souffle pour Andy Murray. Rien n'est joué. L'Ecossais et le Suédois sont en effet désormais à égalité à la deuxième place de ce groupe. Murray finira la première phase face à Ferrer. La tension va être à son comble dans l'O2 Arena. - C.B.


PROGRAMME DE MERCREDI

Court central, à partir de 13h15 (heure française)

Kubot (POL) / Marach (AUT) - Moodie (AFS) / Norman (BEL)

Pas avant 15 heures (HF)

Tomas Berdych (RTC/n°6) - Andy Roddick (USA/n°8) 2-5

Pas avant 19h15 (HF)

Nestor (CAN) / N Zimonjic (SER) - Bhupathi (IND) / Mirnyi (BLR)

Pas avant 21 heures (HF)

Rafael Nadal (ESP/n°1) - Novak Djokovic (SER/n°3) 15-7
# 25/11/2010 à 00:04 Nico
RESULTATS DE MERCREDI

Berdych tombe Roddick

Tomas Berdych a dominé Andy Roddick (7-5, 6-3) mercredi et gardé des chances de qualification pour les demies. Roddick est quasiment éliminé.

Il y a plus que la satisfaction du match gagné dans ce poing serré et ce sourire appuyé vers son clan une fois la balle de match joué. Tomas Berdych, tellement loin de son meilleur niveau depuis des semaines, a l'air soulagé du joueur qui s'est retrouvé. Demi-finaliste à Roland-Garros, finaliste à Wimbledon, le Tchèque s'est ensuite perdu en route sous le poids des nouvelles attentes nées de ses succès. Inhibé et peu inspiré face à Novak Djokovic, il a su réveiller son orgueil pour réaliser un très bon match face à Andy Roddick.

Agressif et opportuniste, il sauve ainsi deux balles de set à 4-5 première manche sur son service : à chaque fois il part à l'abordage et s'offre même le luxe de sortir une demi-volée de revers exceptionnelle pour revenir à 5-5. Roddick, jusque-là impérial sur ses mises en jeu, vient de voir passer sa seule et unique chance. Sonné, il perd son engagement sur un retour gagnant de coup droit, puis s'étiole. Qui sait si ne lui revient pas en tête le set et le break d'avance gâchés contre Rafael Nadal...

Berdych est de retour...pour le moment

Touché mentalement, il finit par subir le jeu adverse. Berdych, lui, fait parler son réalisme au meilleur moment en allant chercher un break à 2-2 pour définitivement assommer son adversaire. Ce dernier abandonnera d'ailleurs un nouveau service et le match à 3-5. Les vacances d'intersaison lui tendent désormais les bras. L'Américain, très bon jusqu'à Miami, a eu bien du mal à finir 2010. Cette défaite face à un joueur qu'il avait battu six fois en huit rencontres illustre bien la baisse de régime. Mais encore une fois, cette défaite face à Nadal lors du premier match était peut-être la déception de trop.

Berdych, lui, peut encore croire en une place en demi-finales. Même s'il n'y parvenait finalement pas, il pourrait toujours se satisfaire d'une certitude : le tennis qui l'a fait briller à Paris et sur gazon à Londres n'était pas une période de grâce. Il l'a toujours dans la raquette. A sa tête désormais de ne plus en douter. - C.B.


Nadal vire en tête

Rafael Nadal a pris les commandes de ce groupe A en dominant Novak Djokovic (7-5, 6-2) au terme d'un choc qui n'a pas eu lieu...la faute à une lentille de contact.

Il y a des joueurs qui ont envie de s'arracher les cheveux en cours de match, mais Novak Djokovic mercredi se serait bien arraché les yeux. A la limite de l'improbable, le Serbe a vu son match et ses chances de victoire synonyme de qualification en demies s'envoler non seulement par le très bon jeu adverse mais aussi par une fichue lentille de contact à l'oeil droit. Ce n'est pas une blague.

Alors que le bras de fer bat son plein, que Nadal a breaké le premier (3-2) avant de voir le Serbe passer devant (4-3) à coup de coups droits décroisés et de missiles en revers le long de la ligne, le match prend une tournure hallucinante. On commence par un frottement de l'oeil, on enchaîne par un appel au médecin et on finit par un n°3 mondial qui prend une interminable pause aux vestiaires à 4-4. Lentille déplacée, oeil irrité. Nadal s'agace du temps qui passe mais prend sur lui. A 5-5, il passe la vitesse supérieure et breake. Le dernier mano a mano a lieu là avec trois balles de break sauvées par le n°1 mondial qui finit par boucler le set (7-5).

Djokovic perd une lentille et ses nerfs


D'un côté, des médecins de l'ATP qui s'affairent sur l'oeil du Serbe. De l'autre un Rafael Nadal hors de lui qui passe un savon au superviseur du tournoi, argumentant qu'on laisse Djokovic prendre des pauses à rallonge alors qu'à lui on lui reproche cinq secondes de trop au service. On connaît les critiques dont a fait objet le Serbe pour ses appels au kiné, mais il n'y avait qu'à le voir enrager à la limite de s'arracher la rétine pour comprendre son désarroi. Il est aussi évident qu'il s'est sorti du match en se laissant dévorer par la frustration.

La fin du match est une parodie. Djokovic se rue au filet en vain et enchaîne les fautes. Nadal, fidèle à lui-même, appuie la tête du Serbe sous l'eau. L'Espagnol est en très bonne position pour retrouver le dernier carré d'un Masters dans un groupe où tout est relancé et se jouera dans les dernières rencontres : Nadal - Berdych et Djokovic - Roddick. L'Espagnol monte en puissance, alors que Djokovic retrouvera une de ses bêtes noires. Il faudra avoir l'oeil, et le bon.

Pas de rancune entre les deux joueurs. Une fois la victoire assurée, Rafael Nadal est venu demander à Novak Djokovic ce qui s'était passé et l'a applaudi à sa sortie. Nadal a donc remporté sa 16e victoire en 23 confrontations face à Djokovic. Ils se retrouvaient pour la première fois depuis la finale de l'US Open.
C.B.


PROGRAMME DE JEUDI

Court central, à partir de 13h15 (heure française)

Bryan (USA) / Bryan (USA) - Dlouhy (RTC) / Paes (IND)

Pas avant 15 heures (HF)

Roger Federer (SUI/n°2) - Robin Söderling (SUE/n°4) 14-1

Pas avant 19h15 (HF)

Fyrstenberg (POL) / Matkowski (POL) - Melzer (AUT) / P Petzschner (GER)

Pas avant 21 heures (HF)

Andy Murray (GBR/n°5) - David Ferrer (ESP/n°7) 1-3
# 25/11/2010 à 23:08 Nico
RESULTATS DE JEUDI

Federer en demies

Roger Federer domine Robin Söderling (7-6[5], 6-3 et se qualifie pour les demi-finales de ces finales de l'ATP World Tour.

En remportant le premier set face à Robin Söderling, Roger Federer s'est déjà assuré sa place dans le dernier carré. Cela n'a pas empêché le n°2 mondial de rester sur le même rythme pour empocher la deuxième manche et le match (7-6[5], 6-3).

Le Suisse termine donc invaincu dans ce groupe B où il n'aura pas perdu le moindre set en route. Jeudi, face à un adversaire qu'il a désormais battu 15 fois sur 16, il a gardé le même très bon niveau que depuis le début de la semaine. Il pourra juste se reprocher le break d'avance (3-1, 4-2) envolé sur un relâchement entraînant quelques fautes directes. Mais il avait trop de marge aujourd'hui. Très solide au service (11 aces) et dominateur dès que l'échange durait un peu, le n°2 mondial a géré son affaire.

La victoire et la manière

En face, Söderling peut s'en vouloir de cette deuxième balle de set dans le jeu décisif. Revenu de 4-6 à 5-6 il a alors très mal jugé un passing alors qu'une volée toute simple lui tendait les bras. Il a préféré laissé passer la balle. Qui est retombée largement dans le court. Il y a des jours comme ça. Sur cette surface, le jeu du Suédois s'embourbe. Pris de vitesse, maladroit dans son jeu de jambes, il ne parvient pas à trouver le timing pour lancer ses grandes frappes à plat. Federer, lui, bouge comme un chat et compte toujours un temps d'avance.

Le Suisse, peu avare de poings serrés aujourd'hui, s'impose donc fort logiquement. Il peut aller profiter de la fin du spectacle sereinement, son billet pour les demies dans
la poche. Il peut aussi se satisfaire de garder un niveau de jeu sur la pente ascendante depuis cet été. Manifestement le plan ''saison 2011'' débuté avec Paul Annacone, lui permet déjà de bien finir 2010. - C.B.


REACTION

ROGER FEDERER :
«(au sujet de la balle de premier set) C'est juste une de ses balles flottantes... Ce n'est pas un slice, pas un lift, mais le souci c'est cette seconde où vous doutez de vous. C'est le pire sentiment quand vous laissez passer un coup comme celui-là et que vous le voyez rester dans le court. J'ai eu de la chance. Globalement je suis satisfait de mon match aujourd'hui, où j'ai très bien joué face à un joueur en forme. Je ne voulais pas savoir avant le match quelles étaient les conditions pour ma qualification. Perdre n'est jamais la solution pour gagner un tournoi. Donc je suis ravi de ces trois victoires en deux sets. Pas d'énergie perdue.»


Murray en demies

Andy Murray se qualifie pour les demies jeudi au terme d'une victoire plus compliquée que ne le laisse penser le score face à David Ferrer (6-2, 6-2).

Alors qu'il remporte le premier set (6-2) face à David Ferrer, l'Ecossais Andy Murray s'est d'ores et déjà qualifié pour les demi-finales. Après avoir livré un début de match tétanisé par l'enjeu (0-2), il a su se reprendre - et bénéficier aussi de la fébrilité adverse - pour lâcher ses frappes et prendre le dessus. Le n°5 mondial prend la deuxième place qualificative de ce groupe B derrière Roger Federer.

Il s'est fait peur Andy Murray ! Sur la lancée de sa défaite face à Roger Federer, il a en effet disputé deux premiers jeux catastrophiques face à un Ferrer qui l'a jusque-là battu trois fois sur quatre. Tendu comme un arc, jouant dans le carré de service, incapable de faire passer le bras, il était aussi blanc que sa chemisette. La place en demi-finales dans la raquette et un public dont les attentes sont toujours immenses envers lui, cela a manifestement suffi à le bloquer. Les Britanniques ont pourtant pu vite retrouver leur calme. Un «come on» rageur pour fêter son debreak, un autre quand il est revenu à 2-2 et puis enfin la sérénité, et son agressivité, de retour une fois le double break assuré (5-2). Au moment de servir pour le set, et donc la qualification, il ne tremble plus.

Murray triomphe de ses nerfs

Il lui faudra désormais vraiment maîtriser ces émotions qui le noient parfois s'il veut aller au bout devant les siens. Capable de battre Nadal et Federer à Toronto, et de s'imposer encore à Shanghai face au Suisse, l'Ecossais n'est toujours pas débarrassé de ces coups de stress, à l'image de sa défaite précoce à l'US Open ou encore de son non-match en poule face à un excellent Federer. On saluera le fait que Murray a mis un point d'honneur à remporter le match et que Ferrer a mis un point d'honneur à ne pas lâcher si facilement, à l'exemple du jeu à 3-2 dernier set. En plus de sa place en demies, l'Ecossais reprend par ailleurs la quatrième place mondiale. Une belle soirée donc. - C. B.


PROGRAMME DE VENDREDI


Court central, à partir de 13h15 (heure française)

Nestor (CAN) / Zimonjic (SER) - Kubot (POL) / Marach (AUT)

Pas avant 15 heures (HF)

Rafael Nadal (ESP/n°1) - Tomas Berdych(RTC/n°6) 8-3

Pas avant 19h15 (HF)

Bhupathi (IND) / Mirnyi (BLR) - Moodie (AFS) / Norman (BEL)

Pas avant 21 heures (HF)

[3] N Djokovic (SRB) vs [8] A Roddick (USA) 2-5
# 27/11/2010 à 00:22 Nico
RESULTATS DE VENDREDI

Nadal, c'est carré

Rafael Nadal s'est qualifié vendredi pour la troisième fois de sa carrière (2006, 2007, 2010) pour les demi-finales. Vainqueur (7-6[3]), 6-1) de Tomas Berdych, il est invaincu et premier dans ce groupe A.

Le défi de l'US Open atteint, le Masters prend sa place. Après avoir triomphé à New York, Rafael Nadal est toujours en lice pour faire tomber une citadelle dont la surface ne l'avantage pas : l'indoor des finales de l'ATP World Tour. Pour ceux qui doutent de son désir de triompher à Londres, un seul point suffira à les convaincre.

A 5-6 sur son service, le n°1 mondial va proposer une première historique au public londonien. Il va tout simplement griller un fusible, comme jamais on ne l'a vu faire depuis le début de sa carrière, en piquant une colère monstrueuse contre l'arbitre et le superviseur du tournoi. Motif de sa rage : une balle jugée longue de Berdych et annoncée faute apparemment par l'arbitre de chaise puis challengée par Berdych. Confusion, Nadal avait aussi levé le bras au moment de la frappe. Le Hawk Eye donne la balle bonne. Point Berdych. Et Nadal explose, certain que le point doit être rejoué. L'arbitre ne veut rien entendre, Nadal hausse le ton et va hurler sur le superviseur.

Nadal fonce sur Murray

Et ce n'est pas qu'une anecdote puisque l'Espagnol va passer la surmultipliée pour arracher ce jeu, le set puis le match. Mais Nadal reste Nadal et c'est dans un sourire qu'il va serrer la main de l'arbitre en fin de match. Avec trois victoires, il arrive avec une détermination de titan en demies. Berdych peut regretter ses 41% de premières balles. Pour le reste, il a beaucoup tenté, mais s'est heurté à un mur.

Vendredi, la rage de vaincre de Nadal a tout emporté. Même ses nerfs. Si on n'encourage pas les champions à s'en prendre au corps arbitral, on trouve rassurant que ces monstres de contrôle redeviennent parfois des êtres humains à fleur de peau. On se souvient de colères - vite contrôlées - de Federer, de celles beaucoup plus nombreuses d'un Roddick, d'un Djokovic et dans l'ancienne génération d'un Safin. On reste très loin de la fureur d'un McEnroe. Place maintenant au duel face à Andy Murray : nul doute que les nerfs seront encore à vif. - C.B.


REACTIONS

RAFAEL NADAL :
«Quel que soit le résultat de la demi-finale, j'aurai fait une très bonne fin de saison. Trois victoires contre des joueurs du top 8 sur la surface la plus difficile pour moi, c'est incroyable. (Murray) Ce sera un match très difficile. Peut-être que les circonstances le favorisent un peu. Je suis très content de mon jeu. J'ai progressé en cours de tournoi. (au sujet de l'incident) : je n'ai pas demandé le challenge, c'est l'arbitre qui a annoncé la balle faute. De toute manière je pense que j'ai joué aussi bien avant qu'après ce point donc ça n'a pas eu beaucoup d'influence.»

TOMAS BERDYCH :
«(le Masters) C'était une nouvelle expérience pour moi. Commencer un tournoi contre un joueur aussi fort que Djokovic, c'était quelque chose de nouveau. Ce premier match n'était pas très bon. Mais après j'ai trouvé mon rythme et j'ai assez bien joué les deux matches suivants. C'était super de finir l'année ici. (au sujet de l'incident : ça montre que l'arbitre a eu peur de Rafa, il l'a laissé discuté pendant trop longtemps. Ce n'est pas la faute de Rafa, c'est à l'arbitre de lui montrer qu'il ne peut pas faire ce qu'il veut sur le court.»


Djokovic rejoint Federer

En remportant le premier set (6-2) face à Andy Roddick, Novak Djokovic s'est qualifié pour les demies de ces Finales de l'ATP World Tour. Titré au Masters en 2008, il défiera désormais Roger Federer.

Ceux qui occuperont les quatre premières places mondiales au prochain classement, et qui les ont occupées quasiment toute la saison, en découdront donc dans la dernière ligne droite. Il ne manquait plus que Novak Djokovic à l'appel et il n'a pas raté le rendez-vous. Et pourtant il n'avait pas la tâche facile sur le papier face à un joueur qui l'avait battu cinq fois en sept confrontations et face auquel il a toujours montré beaucoup de nervosité. Mais, vendredi, il n'a même pas eu besoin d'aller tester la solidité de ses nerfs. Roddick n'était pas là et ''Nole'' en a profité (6-2, 6-3).

Battu, et très déçu, par Nadal et Berdych, l'Américain a lutté pendant deux jeux seulement avant de couler. Le temps de se procurer deux balles de break sur le premier jeu du Serbe, de les rater et de tenir sa mise en jeu (1-1). La suite a été faite de fautes et de tête baissée. Pris de vitesse en fond de court et maintenu loin du filet par les frappes du n°3 mondial, l'américain a refusé le combat. Une attitude qui ne lui ressemble pourtant pas, d'autant plus qu'il pouvait encore se qualifier.

Et maintenant, Federer...

Djokovic de son côté a montré le visage des bons jours. Arrivé avec un bandeau de pirate sur l'oeil droit histoire de balayer par l'humour sa mésaventure face à Nadal, le Serbe a évacué la pression assez rapidement avant de retrouver la forme montrée depuis cet été. Bien dans ses frappes, il a assuré l'essentiel pour conserver son break d'avance jusqu'au bout. Son coup droit décroisé lui a pour cela bien servi, ce qui est souvent signe chez lui qu'il tient la forme.

Un poing serré vers son clan sans joie excessive une fois la première manche dans la poche, le Djoker pouvait déjà se projeter sur son duel face à Federer. Vainqueur du Suisse à l'US Open, mais battu à Shanghai et à Bâle, il va devoir sortir le grand jeu s'il veut déboulonner de nouveau le n°2 mondial. Encore plus quand on voit le niveau de jeu affiché par son rival depuis le début de la semaine. Les quatre fantastiques débutent la lutte finale, souhaitons donc que le show soit au rendez-vous de ces affiches alléchantes. - C.B.


PROGRAMME DE SAMEDI


Court central, à partir de 13h15 heures (heure française)

Bob Bryan/Mike Bryan (USA) - Daniel Nestor/Nenad Zimonjic (CAN/SRB)

Pas avant 15 heures (HF)

Rafael Nadal (ESP) - Andy Murray (GBR) 8-4


Pas avant 19h15

Mariusz Fyrstenberg/Marcin Matkowski (POL) - Mahesh Bhupathi/Max Mirnyi (IND/BLR)

Pas avant 21 heures
Roger Federer (SUI) - Novak Djokovic (SER) 12-6
# 28/11/2010 à 00:35 Nico
RESULTATS DE SAMEDI

Nadal, première !

Tombeur d'Andy Murray samedi (7-6 [5], 3-6, 7-6 [6] en 3h11') au terme d'un match époustouflant, Rafael Nadal décroche la première finale de sa carrière aux ATP World Tour Finals.

O2 Arena. Dans les tribunes, Diego Maradona a laissé sa place à Peter Gabriel. "Big time", l'un des titres du chanteur britannique, pourrait d'ailleurs servir de bande originale à cette première demi-finale. Sous les yeux de sa mère Judy - qui n'hésite pas à se lever pour l'encourager - et d'Alex Corretja, son ancien coach, Andy Murray débute tambour battant. A l'image de ce rallye (27 coups), dans le cinquième jeu, conclu victorieusement d'un revers croisé gagnant. S'il est moins flamboyant, Rafael Nadal fait le job. Et attend son heure. Impeccables sur leurs engagements (79% des points gagnés derrière sa première pour le Majorquin, 9 aces pour l'Ecossais), les deux hommes ne concèdent pas la moindre balle de break.

Deux balles de match sauvées

Dans le jeu décisif, le numéro 1 mondial prend les choses en main, mettant à profit sa gifle de coup droit pour se détacher rapidement (3-1 puis 5-2). Le travail de sape commence à payer. Revenu à 5 partout après un nouveau combat de fond de court (36 coups), Andy Murray courbe l'échine deux points plus tard sur une superbe volée de coup droit amortie de l'Espagnol. Et ce, malgré le soutien indéfectible d'un public qu'il n'hésite pas à haranguer. "Rafa" serre un poing rageur, Toni peut sourire tout en lançant des "vamos" en direction de son poulain.

S'il s'offre les deux premières balles de break de la rencontre (dans le 2e jeu du 2e set), son neveu est pourtant le premier à perdre son service, dans le "fameux" septième jeu. Assommé de coups (17 points gagnants contre 9), Rafael Nadal subit. En état de grâce, Andy Murray empoche 16 points sur 20 pour revenir à hauteur (6-3) et se retrouver en tête (1-0, 0/30 service adverse) dans la manche décisive. Le moment "choisi" par l'Ecossais pour sortir de sa bulle et multiplier les fautes directes. En tête 5-3, son vis-à-vis laisse alors filer une première balle de match. L'O2 Arena s'embrase. Rejoint à 5-5, puis mené (4-1 et 5-4) dans le tie-break, c'est pourtant Rafael Nadal, imperturbable, qui s'offre deux nouvelles occasions de conclure. La seconde est la bonne sur un coup droit décroisé gagnant. Sa mère Ana Maria, présente dans les tribunes, peut être fière. Son fils se rapproche du seul (grand) titre qui manque encore à son prestigieux palmarès.
J.G.


REACTIONS

Nadal : «Un match incroyable»

Rafael Nadal et Andy Murray sont revenus sur leur superbe demi-finale de samedi, remportée par l'Espagnol au tie-break du troisième set.

Rafael Nadal :
«C'était un match incroyable. Même si j'avais perdu, je serais rentré chez moi content d'avoir joué à un niveau aussi élevé pendant trois heures sur cette surface difficile pour moi. Je me suis senti un peu fatigué au deuxième set, mes jambes commençaient à durcir. Au début du troisième, à 0-1, 0-30, j'ai eu de la chance qu'Andy fasse quelques fautes. Je ne sais pas comment je vais me sentir demain (dimanche) mais pour le moment, c'est vrai, je suis très fatigué.»

Andy Murray :
«C'était un grand match. Je crois que nous avons tous les deux très bien joué. J'ai dû disputer un seul mauvais jeu pendant tout le match, ou même seulement quelques mauvais points. Il faut pourtant que je progresse car j'affronte les deux meilleurs joueurs de tous les temps (Federer et Nadal), donc, si je veux gagner ce genre de tournoi et les Grands Chelems, il faut que je sois meilleur. J'adore jouer contre Rafa. Je ne sais pas s'il y a déjà eu un sportif qui se comporte aussi bien. J'ai beaucoup de respect pour lui.» (AFP)


Federer rejoint Nadal

Roger Federer, qui s'est défait de Novak Djokovic samedi (6-1, 6-4 en 1h20'), retrouvera Rafael Nadal pour une finale de gala.

Un Roger Federer aux deux visages. Flamboyant dans la manche initiale (31 points gagnés sur 49, aucune balle de break concédée), l'ex-numéro 1 mondial réussit tout ce qu'il entreprend : coup droit chopé dans le replacement, revers gagnant long de ligne, service-volée... Novak Djokovic préfère d'ailleurs en sourire. «Que faire ?» semble-t-il alors se demander. Déployer des trésors de combativité, à l'image d'un rallye victorieux dans le quatrième jeu... à l'issue duquel il lève les bras au ciel. Un service gagnant met fin à son calvaire (6-1 en 31 minutes).

Un Roger Federer aux deux visages. D'entrée de seconde manche, le Suisse perd son engagement sur une volée de revers qui reste dans le filet (0-2 puis 0-3). Le numéro 3 mondial et son petit frère Marko serrent le poing à l'unisson. Bousculé par un adversaire qui distribue parfaitement le jeu en coup droit, le recordman du nombre de titres en Grand Chelem retrouve alors tout son allant, empochant 12 points sur 15 pour revenir à hauteur (3-3).

22e face-à-face avec Rafael Nadal

Un Roger Federer aux deux visages. S'il "vendange" trois balles de break dans le "fameux" septième jeu (3-4), le numéro 2 mondial décoche un retour de coup droit à 100 à l'heure pour faire le break (5-4). Et conclut sans trembler. «Il a été au top dès le début. Il mérite sa victoire, c'était le meilleur, a reconnu le Serbe, qui peut désormais se concentrer sur la finale de Coupe Davis. «Je sui en train de faire un grand tournoi. Je n'ai toujours pas perdu un set, s'est félicité le vainqueur. Aujourd'hui (samedi), j'ai réalisé un excellent match.»

Le Suisse retrouvera dimanche Rafael Nadal pour un 22e face-à-face (14-7 pour le Majorquin). Le premier depuis la finale du Masters 1000 de Madrid, en mai (victoire de l'Espagnol). Un cinquième succès dans l'épreuve (après 2003, 2004, 2006 et 2007) permettrait à Roger Federer d'égaler Ivan Lendl et Pete Sampras. Un premier sacre permettrait à Rafael Nadal de compter tous les grands titres à son palmarès (après les quatre levées du Grand Chelem, les Jeux Olympiques et la Coupe Davis). Un combat de chefs.
J.G. avec AFP


PROGRAMME DE DIMANCHE

Court central - A partir de 15h30 (16h30 H française)

Daniel Nestor/Nenad Zimonjic (CAN/SER/n°3) - Mahesh Bhupathi/Max Mirnyi (IND/BLR)

Pas avant 17h30 (18h30 H française)

Rafael Nadal (ESP/n°1) - Roger Federer (SUI/n°2) : 14-7
# 29/11/2010 à 09:36 Nico
Federer reprend la main

Tombeur de Rafael Nadal en finale, dimanche à Londres (6-3, 3-6, 6-1 en 1h37'), Roger Federer décroche un 5e titre aux ATP World Tour Finals, égalant ainsi Ivan Lendl et Pete Sampras.

Une finale de gala, la dix-huitième entre les deux hommes. Leur vingt-deuxième face-à-face au total (14-7 pour l'Espagnol jusque-là), le troisième en indoor (2-0 pour le Suisse). Habitués à se retrouver de part et d'autre du filet, ils ne se sont affontés qu'une seule fois cette saison, en finale du Masters 1000 de Madrid (victoire du Majorquin). Voilà pour les premiers rôles.

Dans les tribunes, les figurants ont pour noms Diego Maradona, Thierry Henry, Kevin Spacey ou Ronnie Wood, guitariste des Rolling Stones. Entre autres. «Je joue très bien en ce moment. J'espère bien stopper "Rafa", qui réalise une année 2010 exceptionnelle» prévient le Suisse dans le synopsis. Dès les premières séquences, le scénario lui fait la part belle. Impressionnant sur son engagement (100% des points gagnés derrière sa première, aucune balle de break concédée), il profite des hésitations de l'Espagnol, visiblement émoussé physiquement après son marathon de la veille face à Andy Murray (6-3).

5e titre en 2010, le 66e au total

Comme la veille face à Novak Djokovic, une saute de concentration en début de deuxième set permet à son adversaire de prendre un peu de lumière. Plus mobile, plus incisif en coup droit, Rafael Nadal pilonne le revers adverse. En panne de premières (42% seulement), le Suisse ne peut compenser. Et se laisse rejoindre (6-3). Pour la première fois, il laisse une manche à l'Espagnol en indoor. Dans le final, l'élève de Paul Annacone se remet en ordre de marche, alignant 10 points sur 13 pour se retrouver en tête (3-1). Le "Federer Express" est lancé.

Un dernier coup droit croisé sur la ligne lui permet de décrocher un 66e titre, le cinquième dans l'épreuve. Ce que seuls Ivan Lendl et Pete Sampras avaient réussi avant lui (en 1981, 1982, 1985, 1986, 1987 pour le premier, en 1991, 1994, 1996, 1997 et 1999 pour le second). Retour vers le futur. L'ex-numéro 1 mondial n'avait plus soulevé de trophée majeur depuis l'Open d'Australie en janvier, laissant la vedette à son "meilleur ennemi". Prochain rendez-vous en 2011 pour de nouveaux chefs-d'oeuvre à quatre mains
JG.


Federer : «Fantastique»

Roger Federer s'est dit enchanté du tennis qu'il a pratiqué toute la semaine à Londres, où il a remporté dimanche son cinquième titre aux ATP World Tour Finals.

«Roger Federer, que ressentez-vous après votre victoire ?

C'est fantastique. Je suis enchanté de la façon dont j'ai joué toute la semaine. C'est superbe de gagner le Masters dans une troisième ville différente après Houston et Shanghaï. Je suis ravi d'avoir fini la saison en proposant l'un de mes meilleurs tennis. J'ai gardé le meilleur pour la fin. Bien sûr, battre Rafa en finale rend cette victoire encore plus spéciale après l'année qu'il a connue.

Avez-vous été inquiet au deuxième set ?

Le jeu de service que j'ai perdu, je n'ai presque pas mis une première balle. Je me suis donc seulement concentré sur ça. Je suis resté offensif, je savais que ce serait vital à long terme. Je suis très content d'avoir réussi à rester positif pendant tout le match.

Ce genre de victoire vous donne-t-elle envie de poursuivre votre carrière encore longtemps ?

Oui, tant que je suis en forme, tant que j'ai envie, ce qui est clairement le cas. Je prends toujours du plaisir à voyager, à jouer contre les meilleurs, à me lancer des défis à l'entraînement. Je n'ai aucune intention d'arrêter. J'espère que je pourrai encore continuer à jouer pendant de nombreuses années.» (AFP)


AUTRES REACTONS


Roger Federer :

«C'est super d'être de retour à Londres après Wimbledon. C'est un tournoi extraordinaire. C'est dur de se qualifier mais c'est vraiment magnifique (sourire). Je tiens à remercier les ramasseurs de balles, l'organisation dans son ensemble, les arbitres, même si on n'est pas toujours d'accord avec eux (sourire). Je voudrais également remercier mon équipe, qui me suit tout au long de l'année. Enfin, un grand merci aux spectateurs, qui rendent l'atmosphère si particulière ici. A bientôt à Wimbledon !»

Rafael Nadal :

«Roger était injouable au premier set. Son niveau était très élevé, je ne peux que le féliciter. Je ne vais pas dire que j'ai perdu le match à cause de samedi (ses trois heures de match contre Murray, ndlr). J'ai perdu parce que je suis tombé contre un très bon Federer. J'étais là, mais ce n'était pas suffisant. Il a joué de manière agressive, il a bien servi, son coup droit était incroyable et son revers pas mal non plus. Il jouait près des lignes, il montait au filet. Je suis content de mon match et encore plus de ma semaine, qui a été incroyable. J'ai battu quatre joueurs du top 8 sur une surface difficile pour moi. Ça ne m'était jamais arrivé.» (lequipe.fr avec AFP)
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