MASTERS CUP LONDRES

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# 18/11/2009 à 23:51 Nico
Nadal : "J'ai souffert"

A 23 ans, Rafael Nadal a vécu la saison la plus difficile de sa carrière. Il a certes gagné l'Open d'Australie, mais il a subi les événements à la fin du printemps : tendinite aux genoux, défaite à Roland-Garros, forfait à Wimbledon et surtout, le divorce de ses parents. Il s'est confié au Guardian.


LES " MOMENTS DIFFICILES"


Rafael Nadal est, à bien des égards, un être humain comme les autres. Quand tout allait bien, il était difficile pour lui et son oncle de faire entendre leur propre vision du tennis et de l'existence. Interrogé pour eurosport.fr à Bercy l'an passé, Toni Nadal expliquait avec simplicité les valeurs que défendait la famille Nadal. Des convictions désarmantes pour tous les tenants de la polémique à répétition qui ont encerclé le joueur depuis ses premières victoires. Quant tout s'est compliqué cette saison, certains ont découvert une autre facette du personnage, loin des caricatures, loin du mythe.

Nadal avait montré de la compassion pour ce rival mais compagnon de route touché par la défaite à l'Open d'Australie. Après une incroyable finale de plus, il l'avait réconforté en pleine remise des trophées, en plein triomphe. Quelques mois plus tard, c'est lui qui était surpris par un mauvais rebond de la vie : "Il y a des mauvais moments à passer pour tout le monde. J'ai été malchanceux car je suis arrivé au moment le plus important de la saison dans les pires conditions possibles. Il y a toujours des hauts et des bas. Roger a vécu un mauvais moment en finale (Open d'Australie), mais il n'a pas perdu au 2e tour, et le reste de l'année, il a eu des grands moments. Pour moi, c'était dur. Je n'ai pas pu jouer Wimbledon, qui est mon tournoi préféré, j'ai perdu à Roland-Garros et j'ai eu quelques problèmes personnels. Alors tout s'est ligué pour me rendre la vie difficile."


"UN MOIS DANS UN AUTRE MONDE"

Au printemps, les médias se concentrent sur les problèmes de santé de Nadal. Tout le monde est d'accord pour dire que son style de jeu est éprouvant. Il arrive à Paris littéralement sur les genoux. Jusqu'ici, il avait réussi à passer outre. La douleur physique, il sait gérer. La force mentale, il l'a. Rien ne le protège de la douleur affective : "Le divorce de mes parents a été un changement important dans ma vie. Cela m'a touché. Après cela, et comme j'étais forfait à Wimbledon, cela a été dur à vivre. Pendant un moins, j'étais dans un autre monde."


AGASSI ? "IMPOSSIBLE D'HAÏR LE TENNIS PENDANT 15 ANS"


Quand Nadal évoque la souffrance physique, il émet une sorte de fierté qui peut surprendre. Donald McRae, le journaliste du quotidien anglais The Guardian, qui a réalisé cet entretien à Paris, le fait même remarquer à Nadal. L'Espagnol montre aussi qu'il est obsédé par le fait de ne pas montrer qu'il n'est pas "prêt mentalement pour un match." Dans cette configuration, Rafael Nadal ne comprend pas les propos d'Andre Agassi publié dans son autobiographie, et qui ont plongé le circuit et ses stars dans l'ombre pendant quelques jours. Dont le fameux "I hate tennis" ("je hais le tennis") : "Je pense que c'est impossible d'être sur le circuit 15 années de suite et haïr le tennis. J'ai toujours vu Agassi jouer avec motivation et passion", commente Nadal.

"Je pense que c'est un choc pour l'ATP. Je comprends qu'il ait pu prendre quelque chose quand il était déprimé alors je ne veux pas critiquer Andre pour la prise de "crystal meth". Mais tout le monde doit être traité de la même manière. Ce n'est pas parce qu'on s'appelle Andre Agassi que l'on doit échapper à une sanction. Le Tennis est un sport difficile. On joue seul, avec beaucoup de concurrence, toute l'année. Mentalement et physiquement, c'est l'un des sports les plus durs, mais ce n'est pas une raison pour prendre ces produits."


LES PROPOSITIONS DE NADAL


Nadal a contesté avoir maigri pendant le tournoi de Bercy. Visiblement moins tonique qu'avant Roland-Garros, il est difficile de faire une comparaison édifiante. On peut juste relever que son visage a paru quelques fois plus émacié, plus marqué par l'effort. Quand on perd quelques litres d'eau en un seul match, cela peut se comprendre, mais la tentation est grande de voir à chaque trait tirés du Majorquin, un stigmate de ses souffrances morales. Il suffirait peut-être de changer le calendrier pour éviter les polémiques et protéger les organismes des joueurs. Nadal, qui constatait en conférence de presse qu'il avait réussi sa meilleure fin de saison, propose sereinement :

"Peut-être pourriez-nous avoir neuf mois où il est obligatoire de jouer et trois mois où nous serions libre de participer ou non aux tournois. Pendant ces trois mois, il pourrait y avoir des tournois, mais pas des tournois décisifs, qui puissent modifier votre classement. Mais il faut prendre en considération les sponsors. L'ATP veut changer, mais je pense qu'il faudra attendra la prochaine génération pour améliorer ça." Envisage-t-il déjà la fin de sa carrière ? Son corps lui permettra-t-il de continuer longtemps sur ce rythme ? Ce sont d'ailleurs des questions qui reviennent inlassablement de la part des spectateurs et des observateurs. Il réplique sans animosité :

"Les gens oublient que j'ai commencé ma carrière professionnelle à 16 ans. C'est ma cinquième année de suite dans le top 2. Je ne pense pas à m'arrêter mais la plupart des joueurs commencent à 20 ans et s'ils finissent à 29 ans, personne ne va leur dire qu'ils ont eu une carrière courte. Si je finissais à 25 ans, j'aurais eu la même carrière qu'eux. Mais je ne veux pas." Et pour conclure, il assène une ultime explication, digne de celles de Toni, qui relativise tous les commentaires sur son métier : "Je travaille toujours avec un objectif à atteindre, et l'objectif est de m'améliorer en tant que joueur et en tant que personne. C'est ça, qui, finalement, est le plus important de tout."
J.C.


Murray vers Federer


Le tirage au sort des groupes du Masters de Londres a été effectué mercredi. Dans le groupe A, Roger Federer sera opposé à Andy Murray, Juan Martin Del Potro et Fernando Verdasco. Dans le groupe B, Rafael Nadal jouera Novak Djokovic, Nikolay Davydenko et Robin Soderling.


Groupe A : Federer (SUI,1), Murray (G-B, 4 ), Del Potro (ESP,5), Verdasco (ESP,8)

Mauvaise pioche pour Federer ? Entre un Novak Djokovic qui vient de le battre en finale à Bâle et un Andy Murray qui mène 2-1 dans leurs confrontations en 2009, le N.1 mondial était assuré de tomber sur un adversaire coriace lors de la Masters Cup de Londres. Mais quite à choisir, il est probable que le Suisse aurait préféré la première solution. Au-delà de ses deux défaites face à Murray en 2009, Roger a déjà perdu à six reprises contre seulement trois victoires face à sa bête noire...

Les deux autres adversaires de son groupe, Juan Martin Del Potro et Fernando Verdasco sont en théorie à sa portée sur le papier. Malgré six victoires en sept matches sur Del Potro, Federer reste toutefois sur un mauvais souvenir face à l'Argentin, en finale de l'US Open. Le N.5 mondial a d'ailleurs la particularité d'avoir battu Federer mais aussi Murray en 2009. Par sa fraîcheur physique, il pourrait créer la surprise dans ce groupe.


Groupe B : Nadal (ESP,2), Djokovic (SER,3), Davydenko (RUS,7), Soderling (SUE,9)

Décidément, les favoris n'ont pas été épargnés lors de ce tirage au sort. A court de forme en cette fin de saison, Rafael Nadal croisera la route de Novak Djokovic, Nikolay Davydenko et Robin Soderling lors de la phase de poule. Le point commun entre ces trois joueurs ? Ils ont tous battu le N.2 mondial lors de leur dernière confrontation ! Le Serbe à deux reprises (Cincinnati et Paris-Bercy), le Russe à Shanghaï en deux sets et le Suédois à Roland-Garros.

Dans ce groupe aussi la fatigue physique pourrait causer bien des dégâts. Grillé lors de sa finale gagnée à Bercy, Novak Djokovic a toujours eu des combats très serrés avec Davydenko (2-2 dans les confrontations). Il n'a en revanche jamais perdu contre Soderling, même si ce dernier lui a pris un set à Paris. Le Suédois pourra jouer crânement sa chance face aux deux ténors de ce groupe B, tout en espérant une victoire face à Davydenko. Les statistiques le placent d'ailleurs en favori de ce duel puisque le N.9 mondial mène 6-3 face au Russe, dont trois victoires en 2009.
D.S.
# 20/11/2009 à 14:36 Nico
Un Masters entre show et froid

Dans l’enceinte ultra moderne de l’O2 Arena de Londres, le Masters opposera les huit meilleurs joueurs de la saison à partir de dimanche. Mais les états de forme incertains des participants rendent la compétition aléatoire.

En décidant d’installer le Masters à Londres pour la période 2009-2012, l’ATP ajoute un peu plus de gigantisme encore à sa manifestation phare. D’une capacité de 23 000 places, l’O2 Arena, qui succède à Shanghai, est certaine d’accueillir tout au long de la semaine londonienne un peu plus de 250 000 visiteurs, ce qui en fera le plus grand tournoi indoor de l’histoire. Comme à Bercy, les organisateurs ont découpé la journée en deux sessions (un double et un simple dans l’après-midi, un double et un simple en soirée), s’assurant un bénéfice maximum. Ils ne seront pas les seuls à s’en mettre plein les poches puisque le prize money assure un chèque de 770 000 dollars au vainqueur de ce Masters. Si celui-ci parvient à remporter le tournoi en restant invaincu, il agrémentera son compte en banque de la coquette somme d’1,63 million de dollars (environ 1,09 million d’euros).


8 prétendants pour une couronne


Une hiérarchie respectée ?

A l’approche du Masters, il est difficile d’effectuer un pronostic sur le vainqueur. En effet, même si 2-3 joueurs semblent favoris, nul ne peut prédire quel joueur sera le plus frais, le plus régulier sur ce dernier tournoi de la saison 2009. A l’image de l’année dernière où c’était le Serbe Novak Djokovic qui s’était imposé, il se pourrait très bien qu’il récidive cette année. On peut donc se demander si la hiérarchie sera respectée sur le terrain Londonien lorsqu’on sait que de multiples facteurs vont entrer en jeu.


Zoom sur les joueurs


Roger Federer est évidemment un des grands favoris. Déchu de sa première place mondiale par Rafaël Nadal en août 2008, le Suisse a dû s’employer pour reprendre son bien qu’il possédait depuis 2004 (établissant un nouveau record de longévité à la tête du classement ATP). Glanant son premier Roland Garros de sa carrière et reconquérant son tournoi favori, le tournoi Anglais de Wimbledon, il n’a pas tardé à se réinstaller confortablement à la place de numéro 1. Malgré une défaite en finale de Bâle face à Djokovic il y a 2 semaines et une élimination précoce face à Benneteau lors du Masters 1000 de Paris Bercy, Federer à l’expérience incroyable saura surement gérer cette passe difficile pour ressurgir à Londres afin de finir l’année sur une bonne note !


Rafaël Nadal fait lui également parti des favoris. Même si l’Espagnol a remporté l’Open d’Australie ainsi que 3 Masters 1000, le Majorquain a été blessé durant plusieurs mois et revient seulement de blessure. Ce manque de jeu lui fera-t-il défaut ? Il est fort possible oui que ’’Rafa’’ ait du mal physiquement face à des joueurs tous membres du Top 10. Et malgré un parcours très honorable à Bercy, ce tournoi arrive peut-être trop tôt pour qu’il puisse être à 100%. Cependant, lorsqu’on connait le talent de ce jeune Espagnol, il sera tout de même un adversaire de taille.


Novak Djokovic est l’homme du moment. Après ses victoires consécutives à Bâle et Paris Bercy, il est avec Federer en tête des pronostics. Ses deux victoires auront donc pour conséquence de lui redonner la confiance qu’il avait quelque peu perdue cette année. Eliminant au passage Federer, Nadal, Soderling ou encore Wawrinka ces dernières semaines, il a montré qu’il était capable de réaliser de grosses performances avec surtout un jeu porté vers l’avant capable de déstabiliser bon nombre d’adversaires.


Andy Murray sera très attendu sur ses terres. L’Anglais, auteur d’une bonne saison (6 titres) même s’il vient de céder sa 3ème place au classement ATP à Djokovic aura un atout majeur avec lui : le public. Après son titre à Valence il y a quelques semaines, il a été éliminé par Stepanek en huitième de finale à Bercy. Capable à l’image de Davydenko de réaliser d’excellents matchs comme de prestations très moyennes, Murray a les capacités de venir tirer son épingle du jeu et de s’imposer chez lui. Une victoire espérée par tout un peuple...


Juan Martin Del Potro est très certainement le joueur qui a confirmé cette année qu’il avait le potentiel de devenir un grand joueur en s’imposant notamment à l’US Open (victoire en finale contre Federer). Cependant, il a dû écourter son match face à Stepanek à Paris en raison de douleurs aux abdominaux ce qui est très préjudiciable à une semaine du Masters. Difficile de dire s’il aura eu le temps de récupérer et de soigner sa blessure. Lorsqu’on connaît le niveau qu’il y aura à Londres, la mission s’annonce quasi impossible si l’Argentin est à court de forme.


Nikolay Davydenko est le joueur piège. Le Russe, auteur tout de même d’une saison plus que correcte est un joueur qui alterne le bon et le moins bon. Mais comme il l’a démontré l’année dernière, il est capable de jouer les trouble-fête et d’aller loin dans ce tournoi. Avec 4 titres remportés cette saison, il prouve qu’il a les moyens de pouvoir rivaliser avec les tous meilleurs. Reste à savoir si le Russe sera dans une bonne passe la semaine prochaine...


Fernando Verdasco
ne partira pas comme favori. En effet, l’Espagnol qui a réussi à progresser en régularité cette saison aura très probablement du mal à rivaliser avec ses adversaires. Sa surface de prédilection étant la terre-battue, il partira avec un désavantage face à des joueurs comme Federer ou Djokovic qui eux, arrivent à déployer leur meilleur jeu sur toutes les surfaces. Auteur d’un seul succès cette année, à New Haven, il n’a pas eu la réussite qu’il espérait (2 finales perdues) pour glaner d’autres titres. Une dernière opportunité la semaine prochaine d’enrichir son palmarès cette année...


Robin Soderling est à coup sur la révélation de l’année. Discret jusqu’alors, le Suédois a été propulsé au devant de la scène du tennis mondial avec sa finale disputée à Roland Garros. A l’image de Verdasco, il n’a remporté qu’un seul titre cette saison mais a réalisé sa meilleure performance en Grand Chelem. Il profite ainsi du forfait d’Andy Roddick pour accéder directement aux groupes. Si ce tournoi peut réserver de grosses surprises dû à la fatigue accumulée lors de la saison, Robin est certainement le joueur qui aura le plus de mal à se qualifier. Attention tout de même ne pas sous-estimer son puissant service et son jeu d’attaque...


Pour synthétiser, chaque joueur peut espérer briller et nul doute que tous voudront finir sur une bonne note avant de prendre du repos bien mérité. Ce tournoi repose très souvent sur l’expérience et sur la fraîcheur physique. Le poids des tournois joué tout au long de la saison sera un facteur primordial. Qui réussira à s’imposer pour cette première édition Londonienne ?


Et notre frenchie’s ?

Après le retrait d’Andy Roddick, blessé, Tsonga devient premier remplaçant. Et lorsqu’on sait que Del Potro a dû abandonner la semaine dernière lors de son 1/8ème de finale, de grands espoirs sont permis quand à la participation de notre frenchie’s Jo-Wilfried Tsonga. Si Jo parvient à intégrer les groupes, il sera capable de pouvoir les franchir et de rejoindre les demi-finales. Cela dépendra des adversaires qu’il rencontrera dans son groupe mais également de son organisme, quelque peu fragile cette saison. Mais la fougue de notre Français arrivera-t-elle à faire oublier ses problèmes physiques ? Espérons-le !
F.E.+ agoravox
# 21/11/2009 à 00:21 Nico
Federer: "Pas inquiet de mes performances"

Battu lors de ses deux précédents tournois, Roger Federer a assuré vendredi qu'il n'était "pas inquiet de ses performances", à deux jours du début du Masters de Londres. Le Suisse espère "que le boulot va payer" : il va en Angleterre pour gagner.


ROGER FEDERER, comment expliquez-vous vos défaites à Bâle et à Paris-Bercy?

"Après six semaines sans compétition, c'était difficile de revenir. A Bâle, Djokovic a bien joué, il ne m'a pas donné grand chose. C'était à moi de faire la différence, mais je n'avais peut-être pas assez joué avant pour y parvenir. A Paris, je suis tombé sur un gars qui jouait incroyablement bien (Julien Benneteau). Cela a a été dur parce que je crois que j'avais vraiment le potentiel pour aller loin dans ce tournoi. Je ne suis pas inquiet de mes performances. Je me suis bien entraîné après."


Attachez-vous de l'importance au fait que la place de N.1 mondial reste en jeu lors de ce Masters en Nadal et vous?

"J'en suis conscient. Je mentirais si je disais que je suis là juste pour bien jouer. Je suis là pour essayer de gagner le tournoi et rester N.1 mondial. C'est une des raisons pour lesquelles je ne suis pas allé en Asie, pour être bien frais mentalement et physiquement. Même si j'ai perdu au premier tour à Paris, je me suis entraîné à Roland-Garros jusqu'à dimanche. Je me suis donné la meilleure préparation possible pour être en forme ici. J'espère que le boulot que j'ai fait va payer."


Quelle réflexion vous inspire la composition des groupes?

"Les deux sont équilibrés. Les meilleurs ont été très réguliers au plus haut niveau. Tout le monde a battu un peu tout le monde, c'est pour ça que ça va être intéressant. Les quatre premiers (lui-même, Nadal, Djokovic et Murray) ont tous gagné beaucoup de tournois. Del Potro a remporté l'US Open et Davydenko est revenu très fort après avoir été empêché de jouer en début de saison. Cette année, c'est plus ouvert que les précédentes."
Eurosport - AFP
# 21/11/2009 à 23:55 Nico
Nadal ? Davydenko a "l'antidote"

Nikolay Davydenko ne pensait pas faire partie des huit meilleurs joueurs mondiaux en fin de saison. Gêné par une blessure au pied, le Russe, finaliste au Masters de Shanghai l'an passé, a répondu présent au rendez-vous londonien. Et il a expliqué à Marca comment il compte battre Rafael Nadal...


LA SAISON 2009 DE DAVYDENKO


Longtemps touché au pied en 2009, Nikolay Davydenko n'a véritablement commencé sa saison qu'à Monte-Carlo : "Je suis satisfait d'être parmi les huit meilleurs joueurs de l'année malgré trois mois d'absence en raison d'une blessure. Quand je suis revenu, je pensais finir dans les 15 premiers et me voici pour mon cinquième Masters de suite", a-t-il expliqué à Marca, le quotidien espagnol. Son pied le fait toujours souffrir, mais le voilà animé des meilleures intentions avant de jouer à Londres : "J'ai eu des petits problèmes au pied, mais j'espère que cela va passer cette semaine. Est-ce que je suis favori ? Je dirais oui car j'ai été en demi-finale, en finale l'an dernier et j'ai déjà battu tous les joueurs présents ici. Moi, je ferai attention à Del Potro et à Murray."


COMMENT VOIT-IL NADAL ?

Rafael Nadal et Novak Djokovic, ce sont les deux fortes têtes du groupe de Davydenko au Masters de Londres, avec aussi Robin Söderling. Cette année, ce ne sont pas les deux premiers qui le tracassent le plus. En 2009, Nikolay a été battu une fois par Nadal (Barcelone) pour une victoire (Shanghai), il a dominé Djokovic à Shanghai. En revanche, il a perdu trois fois devant Robin Söderling (Roland-Garros, US Open, Bercy) pour une seule victoire (Kuala Lumpur) ! Interrogé par les journalistes espagnols, le Russe a livré ses secrets pour faire chuter Nadal : "Je l'ai vu un peu fatigué. De toute façon, il n'a pas le même niveau sur terre et sur dur. Je connais l'antidote pour le battre sur dur. Si tu restes au fond, tu es mort. Il faut jouer vite et devant. Sur terre c'est plus difficile, même si j'ai failli le faire à Rome ces deux dernières années."


QUE PENSE-T-IL DES DECLARATIONS D'AGASSI ?

Andre Agassi et Nikolay Davydenko ont un point commun : ils sont tous les deux chauves. Sinon, leur palmarès, leur personnalité et l'image qu'ils donnent d'eux-mêmes, tout oppose l'Américain et le Russe. Agassi a passé quinze ans sous la lumière des projecteurs à essayer de ne pas subir sa carrière, et, d'après sa biographie, en taisant les raisons de sa motivation profonde. Davydenko, pro depuis 1999, c'est l'inverse. Pas de paillettes, pas de perruque et un franc-parler qui refroidit les plus enthousiastes.

Nikolay, malmené par une enquête sur des paris suspects il y a deux ans, parle argent et métier sans se cacher. Il est fier de sa réussite, mais il avoue hic et nunc que le tennis ne le fait pas rêver plus que ça. Il continuera tant qu'il y prendra du plaisir. Quand on évoque la biographie de celui qui a confié qu'il avait "haï le tennis" et ses aveux concernant la prise de crystal meth, Davydenko relativise sans dramatiser : "Tout le monde sait qu'il y avait plus de liberté avant, et qu'aujourd'hui ce n'est plus le cas notamment grâce aux contrôles surprises." Davydenko, c'est le héros froid de l'ATP, le pince-sans-rire du top 10. Et le Masters, il connait : demi-finale en 2005 et finale l'an dernier !
J.C.


Djokovic tient à son bien


Très en forme en cette fin de saison avec trois titres en quatre tournois, Novak Djokovic se présente en favori de la Masters Cup. Mais le Serbe doit éviter un premier piège de taille avec Nikolay Davydenko et prouver que sa fraîcheur est toujours au rendez-vous.

Novak Djokovic est-il le favori de la Masters Cup ? Sur ses derniers résultats, le Serbe tient la corde. En deux semaines, il a dominé le numéro 1 mondial, Roger Federer en finale à Bâle, et le numéro 2 mondial, Rafael Nadal, en demi-finale à Paris. Tenant du titre, il se présente à Londres avec une confiance décuplée par ses victoires et son niveau de jeu. A Bercy, sa prestation contre le Majorquin dévoile son état de forme. Il n'a jamais aussi bien joué. «J'ai retrouvé confiance et je joue comme j'ai toujours voulu jouer en étant agressif et en essayant de prendre le contrôle des matches», se réjouit le Serbe, qui reste sur trois titres en quatre tournois. Comme toujours, le fond et la forme sont liés et le travail physique a agi sur son mental : «J'ai consacré beaucoup de temps à la préparation physique. J'ai beaucoup travaillé ces trois ou quatre derniers mois et cela paie, résume Nole, qui doit affronter lundi Nikolay Davydenko et annoncer un changement d'équipementier avec sa signature chez Tacchini. Je sens vraiment que je peux survivre à des longs matches en cinq sets et être encore frais.»

Cette "caisse" lui permet de tourner la page aux baisses de régime survenues en début de saison... et en indoor, il ne craint pas son pire ennemi, la forte chaleur. Au fil des mois, il a également apprivoisé son changement de matériel et apporté des changements homéopathiques dans son équipe avec, par exemple, la présence de Todd Martin à l'US Open. Le "Djoker" se donne les armes pour atteindre son but : devenir numéro 1 mondial. «Le but de ma vie, c'est d'être numéro 1 et ce sera toujours mon rêve tant que je ne l'aurais pas réalisé. Mais j'ai Roger et Rafa devant moi et ce sont deux gars qui sont très solides, spécialement en Grand Chelem, constate Novak Djokovic qui a vécu une saison difficile en Grand Chelem avec une seule demi-finale dans les tournois majeurs. Le côté positif, c'est que je les ai battus tous les deux et cela m'a donné un fort esprit de compétition et une grande force mentale.»

Mais le favori a-t-il trop joué ? A Londres, sa force mentale doit compenser un état de fraîcheur plus incertain. Des huit participants, le numéro 3 mondial enregistre le plus grand nombre de matches (94 dont 76 victoires et 18 défaites). La finale de Bercy tient lieu de preuve par l'exemple. Après un set et demi de rêve, Novak Djokovic a faibli et a fini par s'imposer au mental, sur sa confiance accumulée. Dans un tournoi aussi sélectif que la Masters Cup, le moindre faux pas se paie cash et le groupe B présente un profil atypique. Dès lundi, il peut vivre une entrée délicate face à Nikolay Davydenko. Et pour la première fois dans un tournoi de cette ampleur, il arrive avec l'étiquette de favori. «Je ne suis pas favori ou numéro 1, assène le Serbe qui préfère enlever bien vite cette étiquette. Chaque joueur peut gagner ici et c'est tout l'intérêt de cette épreuve.»
lequipe.fr


Murray cherche la bonne formule

O2 = Murray² ? C'est encore à prouver. Andy Murray, meilleur joueur britannique depuis Fred Perry, joue le premier match du Masters de Londres face à Juan Martin Del Potro. Après une saison dans le top 4, où il a même atteint le top 3 et top 2, l'Ecossais peut-il décrocher son premier titre majeur ?

Andy Murray est joueur, malin, et réputé pour sa capacité à penser chacun de ses coups. Pour gagner un tournoi majeur, visiblement, cela ne suffit pas. Dans le top 4 depuis le 8 septembre 2008, finaliste à l'US Open en 2008, l'Ecossais a même fait résonner sa cornemuse jusqu'au top 3 (du 11 mai au 10 août 2009, puis du 14 septembre jusqu'au 12 octobre), et a été un éphémère N.2 (du 17 au 31 août 2009). Pour entendre les trompettes de la renommée encore plus haut, il doit frapper plus fort ou calculer plus vite. A Londres, le voilà dans une situation idéale pour transformer le plomb de ses échecs dans les majeurs en promesse d'or futur. Pour cela, la chimie de son tennis éclectique, entre influences obscures de la magie Santoro et la science du timing espagnol, devra profiter de l'alchimie londonienne.

C'est à Wimbledon que Murray a connu le premier grand déclic de sa carrière pro, en battant Richard Gasquet en 2008, après avoir été mené deux sets à rien. En revenant Londres, il compte sur le soutien du public pour passer le cap suivant. Physiquement, il est prêt : "J'ai été blessé pendant un moment", précise-t-il. "C'est peut-être pour cela que j'ai bien joué à Valence et que je suis en forme aujourd'hui." Touché au poignet pendant l'été, Andy a joué à l'US Open diminué. Il a ensuite sacrifié sa santé pour la Coupe Davis (deux victoires inutiles contre la Pologne). Il n'a plus joué ensuite du 18 septembre au 2 novembre soit le début du tournoi de Valence, où il s'est imposé...

Murray, éliminé par un bon Stepanek à Bercy, est concentré sur son dernier objectif de l'année. L'année dernière, il était sorti invaincu du round robin à Shanghai, en livrant une bataille mémorable face à Roger Federer alors qu'il était déjà qualifié. Et il l'avait payé en demi-finale contre Davydenko. Cette année, son premier adversaire va lui offrir un miroir déformant : Juan Martin Del Potro n'est seulement beaucoup plus grand que lui. L'Argentin a réussi là où il a échoué, en finale de l'US Open. Le temps de comprendre ce qui lui arrivait et il perdait ses deux seuls matches joués entre Flushing Meadows et Bercy. Del Potro, diminué par une déchirure aux abdominaux à Paris, voulait être au top à Londres après un passage manqué à Shanghai. Dans le grand laboratoire du top 8, en plein O2, le héros de Tandil ne veut pas finir l'année en simple cobaye. "Il peut frapper à 100%, même au service", a lancé Franco Davin, son entraineur, comme un défi. Andy Murray va devoir travailler sa génétique du retour pour ne pas s'asphyxier dès le premier match.

A SAVOIR : Ce sera la quatrième rencontre entre les deux joueurs cette saison et Murray a gagné les deux jouée sur dur, en finale du Masters du Canada et à Miami. Juan Martin n'a gagné qu'une seule de leur cinq rencontres, c'était donc cette année à Madrid, sur terre battue. C'est la première fois qu'ils se rencontrent en indoor.
J.C.


PROGRAMME DE DIMANCHE


Groupe A :

15h15 : Murray (G-B,4) vs Del Potro (ARG,5)

21h45 : Federer (SUI,1) vs Verdasco (ESP,8)
# 23/11/2009 à 15:27 Nico
RESULTATS DE DIMANCHE

Murray réussit son entrée

Pour son entrée dans la compétition, Andy Murray a dominé (6-3, 3-6, 6-2 en 2h10') Juan Martin Del Potro devant plus de 17.000 spectateurs acquis à sa cause.

Dans l'enceinte de l'immense O2 Arena toute bleutée, la présence d'Andy Murray s'apparente à celle du cinquième Beatles. L'Ecossais ne déclenche pas l'hystérie, mais les attentes s'empilent à longueur de pages de journaux. Pour ouvrir le Masters, les 17.500 spectateurs sont presque tous là pour lui et le Britannique se montre à la hauteur de l'événement en assurant l'essentiel avec une victoire (6-3, 3-6, 6-2) contre Juan Martin Del Potro. Mais ce n'est pas le concert de l'année entre deux joueurs en manque de repères en cette fin de saison. Pendant 2h10', les deux hommes ne jouent jamais en harmonie. Quand l'un trouve son rythme, l'autre décline... «Contre Andy, ce sont toujours des matches très difficiles. Dans tous les tournois, nous avons disputé des matches en trois sets, rappelle l'Argentin. Aujourd'hui, c'était un peu étrange, mais il a joué un grand tennis au troisième set.»

Arrivé avec quelques incertitudes sur ses abdominaux, Juan Martin Del Potro commence par saigner du nez à 3-0. Du haut de son 1,98 m, ses services ne tombent pas comme la pluie sur Londres. Et un voile passe sur son état physique. L'Argentin se voit contré par le 4e mondial qui manoeuvre parfaitement avec son jeu en variations et quelques amorties bien senties. La Tour de Tandil reste dans l'ombre comme les spectateurs. A 5-0, le vainqueur de l'US Open déclenche son réveil et libère ses frappes. Perdu pour perdu, il bombarde et revient à 5-3. Le combat peut s'engager et Andy Murray coince.


Un match en trois temps


La tension aidant, l'Ecossais se montre plus attentiste, recule et se retrouve acculé en défense sous les coups droits adverses. Comme l'Argentin, le Britannique manque de match et de repères en cette fin de saison et cela se ressent dans sa constance (30 points gagnants pour 26 fautes directes). «Juan et moi n'avons pas beaucoup joué depuis l'US Open. Nous pouvions donc nous attendre à un match un peu décousu, plaide l'Ecossais. Il n'a pas bien commencé, mais à partir de 5-0, le niveau était très bon. Nous avons disputé quelques beaux points et je suis très heureux d'avoir gagné.»

Andy Murray connaît un trou d'air au deuxième set avant de se reprendre en début de troisième manche. Avec un break d'entrée, il peut souffler et profiter des montagnes russes adverses. «Il possède un grand coup droit, il frappe beaucoup de coups gagnants, mais il peut aussi faire des fautes sur ce coup, relate le 4e mondial, toujours très fin tacticien. De la fin du premier set au début de la troisième manche, il le frappait vraiment très fort. J'ai réussi à rester dans le point en utilisant des slices lents en revers.» Pour ses débuts, il a réussi à se rassurer, mais la pression ne fait que commencer. A chaque victoire, sa cote monte chez les bookmakers et les tabloïds doivent déjà échafauder les scenarii d'une grande performance de leur chouchou. A Wimbledon, ils ont même titré sur son chien. Au Masters, la raison reste de mise pour l'instant.


Federer en deux temps


Indolent pendant un set et demi, Roger Federer a passé la vitesse supérieure pour s'imposer (4-6, 7-5, 6-1 en 1h59') contre Fernando Verdasco.

Roger Federer s'est fondu dans le décor entre ombre et lumière pour s'imposer (4-6, 7-5, 6-1) contre Fernando Verdasco. Indolent, le quadruple vainqueur de l'épreuve perd son service d'entrée sur un jeu blanc et un revers bas du filet. Le numéro 1 mondial oublie de jouer et l'Espagnol n'en perd pas une miette. «Le premier jeu du match est allé très vite, a expliqué Federer, breaké d'entrée. Après, j'ai dû courir après le score. Pendant tout le set, j'ai eu de mal à retourner dans le court. Ça a commencé à s'améliorer au set suivant.»

Fidèle à une tactique nadalienne, le Madrilène pilonne le revers du Suisse avec son jeu de gaucher. Avec une stratégie simple et efficace basée sur le service slicé et le coup droit lifté sur le revers, le 8e mondial remporte tranquillement le premier set et se retrouve à 6-4, 6-5 sans aucune balle de break à sauver. En manque de repères, Roger Federer ne trouve pas son rythme et multiplie les fautes directes (16 fautes au premier set).


Une occasion, un set puis un match


Mais le numéro 1 mondial appuie sur «on» à 6-5 et son adversaire déclenche le «off». Sur son service à 6-5, Fernando Verdasco commet deux fautes en coup droit, frappe un smash qui atterrit sur l'arbitre et le Suisse se jette sur l'occasion grâce à un excellent retour suivi d'un smash. Le résultat s'apparente au hold-up parfait : une balle de break pour un set dans la poche.

En bon père de famille, Roger Federer capitalise. Après quelques sautillements et assouplissements, il attend son adversaire. Plus mobile, il retrouve son efficacité et enregistre sept jeux consécutifs pour conclure sur son engagement. Fernando Verdasco vient de subir le syndrome du bizuth qu'il est au Masters. Il n'a pas saisi sa chance et contre un maître comme Roger Federer, la sentence tombe en quelques minutes. Sur un jeu, le Suisse a résumé toute la différence entre un grand champion et un excellent joueur.
lequipe.fr


PROGRAMME DE LUNDI

Rafael Nadal entre en piste ce lundi contre Robin Söderling, qualifié après le forfait d'Andy Roddick. Le tenant du titre, Novak Djokovic, affronte Nikolay Davydenko en soirée.


Groupe B

A partir de 15h15 (heure française)

Rafael Nadal (ESP) - Robin Soderling (SUE) : 3-1

Pas avant 21h45

Novak Djokovic (SER) - Nikolay Davydenko (RUS) : 2-2
# 23/11/2009 à 15:35 Nico
Pendant la semaine du Masters à Londres, Rafa nous délivre au quotidien un petit blog et répond à différentes questions, par l'intermédiaire du "Times".

Nous vous faisons la traduction en Français pour pouvoir en bénéficier, bonne lecture !



J'adore être de retour à Londres !


Salut tout le monde,

N'est-il pas étrange d’écrire ce blog de Londres à cette époque de l'année ?
J'espère que vous apprécierez tout le tennis ici à Londres. Je suis vraiment heureux d'être de retour ici à Londres. J'ai toujours dit que Wimbledon est probablement mon tournoi préféré et j’ai toujours beaucoup apprécié mon séjour à Londres. Soit au Queen’s soit à Wimbledon, les gens me traitent toujours bien et je m’y sens vraiment bien. C'est drôle puisque dès la première fois que je suis venu, j'ai été traité ici de manière particulière.

J'aime être de retour ici à Londres avec la possibilité de jouer. Je me souviens plus tôt dans l’année de ces journées difficiles où je suis venu ici et j'ai dû prendre la décision de ne pas jouer Wimbledon. Ces temps sont révolus mais je ne pouvais pas jouer Wimbledon blessé, mais au moins, j'ai la chance de jouer ici encore, dans un nouveau tournoi, un nouveau site qui est fantastique avec une atmosphère particulière.

J'aime être de retour à Londres !!!



QUESTIONS


Le football devrait suivre le tennis et disposer de la vidéo



Aussi loin que je me souvienne, la fin de saison se joue sur court intérieur rapide. Estimez-vous que cela soit injuste pour les spécialistes de terre battue qui se battent pour être dans le top 8 ?
Danny LeGuen

RN: Je pourrais être d'accord avec vous, mais il n'y a pas de temps pour ce genre de questions, de mon point de vue. Il y a d'autres questions. Mais comme j’ai dit je pourrais être d’accord.


Allez-vous avoir la possibilité de travailler votre service entre la finale de la Coupe Davis et l'Open d'Australie ?
Pete Isaacs

RN: Une chose est sûre, je n'aurai pas le temps pour les vacances ... juste après la Coupe Davis, je reprends l’entraînement.


Que pensez-vous des fans anglais ? Pensez-vous qu'ils sont parmi les plus respectueux de tennis ?
Kim, Londres

RN: Je pense qu'ils sont grands et avec moi ils ont toujours été très bien et m'ont toujours donné beaucoup de soutien. Ils sont certainement au sommet, tout au sommet.


Comment allez-vous vivre avec le froid et l’humidité de Londres en hiver ?
Julie Tingle

RN: Il gèle ! Aujourd'hui, c'était très venteux et quand nous sommes sortis du bateau qui nous a amenés il faisait vraiment, vraiment froid !


Regardez-vous des comédies et si oui qu'est-ce que vous appréciez le plus ?
Mary

RN: Je n’en regarde pas beaucoup. Certains espagnols sont très bons et drôles !


Avez-vous déjà été dans une situation où un appel lancé par un arbitre ou un juge de ligne s'est avéré être inexact, mais en votre faveur ?
Anjali

RN: Oui, comme tout le monde. Nous faisons tous des erreurs et aussi les arbitres! :-)


Rafa, pensez-vous que la vidéo devrait être introduite dans les matchs de football comme c'est le cas dans le tennis ?

RN: C'est un débat très long ... Je souhaiterais qu’elle y soit.


Quels sont les aspects spécifiques de votre jeu que vous changez lorsque vous passez d'un court en terre à un court en dur ? Ou préférez-vous jouer de la même manière sur les deux ?
Alex

RN: Vous devez modifier de nombreux aspects et cela dépend aussi de la surface, des balles, des rebonds, etc.


Quand allez-vous commencer à être sur Twitter ?
Sammy

RN: Pas vraiment. Je suis sur Facebook et je l'apprécie vraiment. Je lis beaucoup ce que les fans écrivent.


Vous avez été souvent à Londres, avez-vous vu beaucoup de choses de la ville et si oui, y a-t-il des endroits spéciaux que vous souhaiteriez visiter si vous aviez le temps ?
Kate, Toronto

RN: Cette année, à cette époque plus que jamais.
# 24/11/2009 à 10:25 Nico
RESULTATS DE LUNDI

Söderling récidive


Ils ne s'étaient pas affrontés depuis Roland-Garros et la victoire alors surprise de Robin Söderling sur Rafael Nadal. Le Suédois, lundi à Londres, pour son premier Masters, a de nouveau dominé le n°2 mondial (6-4, 6-4).

On avait quitté Rafael Nadal en demies du Masters 1000 de Bercy, étrillé par Novak Djokovic. On avait également quitté Robin Söderling à Bercy mais éliminé au forceps par le Serbe. Il n'est donc pas forcément surprenant que ce soit le Suédois qui, sur surface rapide indoor, ait décroché sa deuxième victoire d'affilée sur l'ex n°1 mondial. Encore moins surprenant quand on sait à quel point l'Espagnol est en reconstruction. Physique après un enchaînement de blessures, mais également technique avec un service qui a été mis en chantier par tonton Toni. Sous les yeux de ce dernier mais aussi de son père, le Majorquin leur a montré tout le chemin restant afin d'attaquer 2010 par le bon bout.

Söderling, pour son premier match en Masters, a joué sur ses forces, profitant de son impressionnante qualité de frappe et d'une confiance au beau fixe pour celui qui vit sa plus belle année sur le circuit. Le ton a été donné d'entrée avec un break du Suédois (3-0) et on a vite craint pour l'Espagnol que la note ne soit salée. Mais, lui qui avait sauvé trois balles de match contre Almagro à Bercy, a de nouveau prouvé sa haine de la défaite. Encore plus contre un adversaire envers qui il n'a pas, mais alors pas du tout, de sympathie. Ceux qui en douteraient encore pourront se repasser la poignée de mains de fin de rencontre... Alors Nadal est revenu (3-3) et a même semblé pouvoir embrouiller la cadence adverse avec ses revers slicés très bas et son lift enroulé en coup droit. Mais Söderling a fini par avoir le dernier mot tant il a imposé une énorme pression.


Confiance, confiance


Nadal n'est toujours pas redevenu Nadal. Comment expliquer qu'à 4-5 40-30 il ait fini par perdre sa mise en jeu et le set sur des fautes ? Une fin de set d'autant plus cruelle pour lui que c'était bien un ace qu'il avait servi à ce moment-là. Mais il a préféré faire confiance à l'arbitre et pas au Challenge vidéo... Comment expliquer qu'en faisant le break à 1-1 il ait cédé dans la foulée ou encore comment comprendre que, de nouveau dos au mur (4-5), il ait encore cédé mentalement.

Nadal a bien sauvé une balle de match sur un vamos mais pas une deuxième. Il l'avait dit à Bercy : il manque de confiance, donc il joue plus court donc il négocie moins bien les points importants. On est désormais à Londres mais pour Nadal rien n'a changé. Sur une surface qui n'a jamais été la sienne, il a finalement logiquement cédé face à un joueur qui figure parmi les meilleurs en indoor. Söderling, lui, n'a pas masqué sa joie et pourrait bien jouer un très grand rôle dans ce Masters. Très solide à l'échange, ne donnant plus gratuitement et se montrant capable de tenir un mano a mano du fond, il ne craint plus rien ni personne. - C.B.


Djokovic fissure le mur

Novak Djokovic a souffert mais il n'a pas rompu face à un excellent Nikolay Davydenko (3-6, 6-4, 7-5). Après 2h47' de jeu, le Serbe a réussi son entrée en lice dans un tournoi dont il est le tenant du titre.

Novak Djokovic, homme en forme de cette fin de saison, a subi un test dont il commence à avoir l'habitude face à Nikolay Davydenko. Largement dominé pendant un set et demi, le Serbe a su rester patient et prendre l'offensive pour venir à bout d'un Davydenko en mode muraille. Sur les bases de leur demi-finale hallucinante de Shanghaï et dans un remake de la finale du dernier Masters c'est finalement le n°3 mondial qui a eu le dernier mot (3-6, 6-4, 7-5) après 2h47' de jeu. Une fin de match au couteau avec un Serbe qui a tremblé, comme ça lui arrive parfois, au moment de conclure (5-4, 5-5) mais qui a su garder son calme pour reprendre la main dans la foulée. Davydenko pourra regretter de ne pas avoir su profiter de la fébrilité adverse en fin de rencontre en commettant bien trop de fautes, mais surtout de ne pas avoir gardé son emprise sur le match dans le deuxième set. L'arrivée du médecin avant le début du troisième set a pu laisser penser, comme son mauvais début de manche décisive, que quelque chose avait lâché chez le Russe mais sa fin de partie n'a pas montré de flagrante souffrance.
La lutte va faire rage


Nikolay Davydenko a brillé mais cela n'a pas suffi


Djokovic, qui reste sur deux titres à Bâle et dans le Masters 1000 de Paris Bercy, a donné des signes de fatigue mais surtout de nervosité. Raquette balancée, influx perdu à s'époumonner devant son clan, le Serbe aujourd'hui avait clairement besoin d'aller puiser de l'énergie et de la sérénité chez les siens. Ses parents et son coach ont ainsi parfaitement rempli ce rôle, très souvent debout et animés pour pousser derrière leur champion. La pancarte de grand favori sur le dos pèse peut-être tout aussi lourd que la longueur de la saison. Mais la qualité de jeu produite entre les deux adversaires du jour ne trompe pas non plus. Cadence infernale sur la ligne, travail dans les angles avec une précision impressionnante : Djokovic et Davydenko ont livré un match de cadors. Comme souvent entre ces deux joueurs aux qualités si semblables même si la faculté du Serbe à varier effets, longueurs et angles lui donne souvent l'avantage. La lutte va à n'en pas douter laisser des traces dans les organismes mais Djokovic aura, lui, la satisfaction de la victoire et des 200 points qui vont avec. La lutte dans ce groupe B n'a pas fini de faire rage. - C.B.


REACTIONS

Nadal, panne de confiance


Rafael Nadal sait très bien trouver ses failles du moment : une confiance en berne et un jeu d'attaque rouillé. Robin Söderling, lui, s'est félicité d'avoir su tenir dans les moments importants.

Rafael Nadal (ESP, battu par le Suédois Robin Soderling) : «Le match a mal commencé. Après, j'ai joué à un niveau correct, mais j'ai fait des fautes aux moments où il ne fallait pas. Il me manque la tranquillité et la confiance qu'il faut pour surmonter ces moments de grande tension. Je ne me suis pas senti inférieur à lui, sauf du point de vue de la confiance. Je crois qu'avec un niveau de confiance normal, j'aurais eu de bonnes chances de gagner. C'est sûr qu'il faut que j'améliore mon service et mon jeu d'attaque, mais tout va un peu ensemble. Je ne crois pas que ce soit un problème de niveau. Je ne suis pas excessivement préoccupé. Je savais que le tournoi allait être difficile pour moi. Je vais essayer comme toujours de donner le meilleur de moi-même. Si c'est 60%, alors j'essaierai de donner 65. Perdre le premier jour, ça t'enlève pas mal d'options, mais on verra bien ce qui va se passer. Pour gagner un tournoi comme celui-ci, il me manque le petit plus indispensable.»

Robin Soderling (SUE, vainqueur de l'Espagnol Rafael Nadal) : «J'ai bien joué sur les points importants. C'est ce qu'il faut faire pour battre ce genre de joueurs. J'ai joué pas mal de gros matches cette année et j'ai battu de bons joueurs. Je suis sûr que ça m'a permis d'améliorer cet aspect de mon jeu. J'ai essayé de raccourcir les échanges car Rafa est un grand combattant et il se déplace très bien.» (AFP)


Djokovic « épuisé»


«Etre capable de gagner même quand on est dans un mauvais jour, c'est une qualité appréciable», a commenté Novak Djokovic après sa victoire contre Nikolay Davydenko lundi à Londres.

Novak Djokovic (vainqueur du Russe Nikolay Davydenko): «Je ne me sentais pas tellement bien sur le court. J'étais un peu lent et je n'arrivais pas à trouver le bon rythme. Je suis épuisé après une très longue saison. Je savais que ça allait être long. Davydenko est en grande forme et c'est un joueur très agressif. Il a été meilleur pendant les deux premiers sets et même peut-être dans l'ensemble du match. Etre capable de gagner même quand on est dans un mauvais jour, c'est une qualité appréciable.»

Nikolay Davydenko (battu par le Serbe Novak Djokovic)
: «J'ai joué du bon tennis mais j'ai quand même perdu. J'ai encore une chance de me qualifier. On verra bien ce que ça donnera contre Nadal. (à la fin du 2e set) J'ai perdu ma concentration et j'ai commencé à avoir des problèmes physiques. J'ai appelé le médecin. J'avais des problèmes pour respirer. Ca dure depuis trois semaines. Je ne sais pas d'où ça vient. Certains médecins disent que c'est de l'asthme, d'autres une allergie, d'autres une bronchite.» (AFP)


PROGRAMME DE MARDI


Les joueurs du groupe A font leur retour mardi avec, pour ouvrir le programme, le match entre les deux vaincus de la première journée : Juan Martin Del Potro et Fernando Verdasco. Le choc aura lieu en fin de soirée avec le duel entre Roger Federer et Andy Murray.

Pas avant 15h15 : Juan Martin Del Potro (ARG) - Fernando Verdasco (ESP)

Pas avant 21h45 : Roger Federer (SUI) - Andy Murray (GBR)
# 24/11/2009 à 12:48 Nico
Voici le blog et les questions à Rafa de ce mardi !


Ça fait mal de perdre ... Je suis désolé pour tous mes fans à Londres


Salut tout le monde,

Je suppose que la question aujourd'hui pour moi est pourquoi j’ai perdu ? Eh bien, c'est simple. Je n'ai pas joué comme je le devais.

Je ne sentais pas cette confiance, j'ai senti un manque de concentration parfois et c'est tout.

Je suis rentré au vestiaire et il y avait Toni et le reste de l'équipe qui m'attendait. Ces moments sont tristes, croyez-moi. Nous sommes en bas, on ne parle pas beaucoup, les visages sont graves ... Alors Toni commence par l'analyse des points et du jeu et bien ... ce n'est pas la fin du monde ! Il a raison. Mais ça fait mal de perdre !

Et je suis aussi triste pour tous les fans qui veulent que je gagne ...

Encore une chose !

J'ai oublié de dire qu'au moins, j'ai reçu un prix aujourd'hui ! Raul Zurutuza, le Directeur du Tournoi d’Acapulco m'a donné le trophée que j'avais perdu de retour en 2005 en allant à l'aéroport!

Rafa

Merci à ce super tournoi. J'ai obtenu ce trophée deux fois après avoir remporté ce tournoi une fois ! :-)




Est-ce que pourrais battre Serena Williams ? Qu’en pensez-vous ...?


J'ai adoré l'histoire quand vous étiez un petit garçon et que votre oncle prétendait qu'il vous rendait invisible et toute votre famille prétendait qu'elle ne pouvai pas vous voir ! Si vous pouviez avoir un habit invisible où iriez-vous et que feriez-vous ? Juliette Westbrook-Finch

RN: Oui, c'est maintenant une histoire drôle. Il avait l'habitude de jouer ce genre de jeux avec moi. Le truc, c'est qu'il avait la complicité de quelques autres membres de la famille.


Existait-il un doute dans votre esprit avant de jouer à nouveau Soderling après le match de Roland Garros? J'espère que non ! Jen

RN: Non, aucun doute à cause de Soderling. Juste un autre match. J'ai perdu à nouveau, mais ça n’a rien à voir avec cela.


Allez-vous modifier votre style pour ne pas avoir de blessures ou allez-vous le garder dans l’espoir d'une meilleure année l’an prochain ? Peter

RN: Je ne pense pas que mon style va changer beaucoup pour être honnête. Espérons que je reste en bonne forme.


Quel type d’entrainement envisagez-vous pour l’intersaison - Pensez-vous que quelque chose en particulier vous aidera pour attaquer la nouvelle année avec la possibilité de défendre votre titre de l'Open d'Australie ? Sam

RN: Il n'y a pas de hors-saison cette année. Entrainement et condition physique seront à travailler.


Pensez-vous que vous pourriez battre Serena Williams en cinq sets ? Pavi

RN: Je sais que ce n'est pas poli pour moi de répondre par une autre question ... mais ma réponse est ... Qu’en pensez-vous ?


Quelle est votre conseil pour revenir de blessure ? Y-a-t-il des exercices spécifiques efficaces ? Kerri

RN: Cela dépend du type de blessure.


Qui vous fait rire le plus - Roger Federer ou Andy Murray ? Julie, Chicago

RN: Bonne question ! Ils peuvent tous deux être drôle ... si seulement je pouvais parler mieux l'anglais pour les comprendre ...


Qui est votre joueur préféré de l'équipe actuelle du Real Madrid? JoAnn Chu

RN: Cristiano Ronaldo


Les fans de l'Inde vont-ils vous voir à nouveau à Chennai ? Shilpa

RN: Non, je n’y serai pas. Je jouerai à Abu Dhabi cette année.
# 25/11/2009 à 00:27 Nico
RESULTATS DE MARDI

Del Potro tient bon

Juan Martin Del Potro a décroché une victoire qui comptera peut-être beaucoup dans la lutte pour la qualification au sein du groupe A. L'Argentin a écarté l'Espagnol Fernando Verdasco (6-4, 3-6, 7-6[1]) au terme d'un match entre les deux vaincus du premier jour.

Les nerfs ont tremblé. Au bout de 2h24' de jeu, Juan Martin Del Potro a enfin pu laisser sortir joie et soulagement, hurlant de bonheur sur le court de ce Masters londonien. C'est peu dire si c'est au mental qu'il est allé chercher cette victoire. En face, Fernando Verdasco venait de passer complètement à côté de son jeu décisif, lui qui n'est donc pas passé loin d'un énorme renversement de situation. En tête 5-2 dans la manche décisif, le récent vainqueur de l'US Open a en effet totalement coincé, manquant une balle de match à 5-2 et une autre à 5-4 avant de survoler le jeu décisif. Un moment de stress qu'il a également connu au moment de conclure le premier set en se retrouvant soudain confronté à des balles de break. Son service l'avait sorti de là. Mais la nervosité n'a cessé de gagner du terrain.

Del Potro au mental


Ainsi il n'y a pas eu d'autre explication à ce jeu de service catastrophique à 3-4 dans le deuxième set pour offrir le break à un adversaire enfin rentré dans le match. Verdasco a en effet eu besoin d'un set pour lâcher ses grands coups droits décroisés face à un adversaire qu'il rencontrait pour la première fois. Le poing serré et l'oeil rageur, il démontrait comment il avait déjà bousculé Federer dimanche. Mais il s'est sabordé tout seul à 2-3 dans la manche décisive (2-4, 2-5). Sa chevauchée fantastique pour recoller à 5-5 puis arracher le tie-break a certes réveillé un public un peu lassé du schéma un point gagnant - trois fautes, et prouvé sa vaillance, mais elle lui a sans doute coûté nerveusement la dernière ligne droite.

S'il n'a pas franchement impressionné à l'échange, Del Potro, de son côté, a en revanche de nouveau prouvé que son service pouvait le sortir des situations les plus compliquées, tout comme son coup droit souvent décisif. Il a aussi prouvé que son nouveau statut lui donnait calme et assurance dans le money time. Verdasco, lui, a encore coincé dans ces moments qui comptent double. Le tie-break évidemment mais aussi le début du premier set et celui du troisième. Méritant contre Federer, au niveau face à Del Potro, il reste proche du top mais manque encore la dernière marche pour passer le cap. Ses chances de qualification en demies sont par ailleurs désormais bien entamées. L'Espagnol, battu par Roger Federer dans son premier match, sera éliminé si le Suisse perd contre Murray. L'Ecossais serait alors qualifié. Del Potro reste donc bien dans la course et, physiquement, n'a pas donné l'impression d'être au bord de la rupture. Jo-Wilfried Tsonga ne devrait donc plus trop regarder du côté de l'Argentin pour espérer participer à la fête. - C.B.


Federer s'offre Murray

Roger Federer a eu raison d'Andy Murray (3-6, 6-3, 6-1) et compte désormais deux victoires dans le groupe A. La victoire du Suisse a pour effet de maintenir les espoirs de qualification en demies de Verdasco. Rien n'est joué !

Roger Federer a fini par résoudre l'équation Andy Murray, bien aidé par un Ecossais qui s'est complètement effondré dans la manche décisive. Avec un pourcentage de service en chute libre pour parfois passer sous les 40%, Murray n'a pas réussi à confirmer son avantage sur un adversaire qu'il avait dominé six fois en neuf confrontations.

La victoire de Roger Federer a pour première conséquence de garder en vie dans ce groupe l'Espagnol Fernando Verdasco. Murray, lui, a raté l'occasion de se qualifier pour les demi-finales et la dernière ligne droite dans cette poule va s'avérer très tendue. L'Ecossais avait pris le meilleur départ dans ce match pour les retrouvailles des deux joueurs au Masters après leur rencontre épique de 2008 où Murray avait jeté toutes ses forces pour éliminer le Suisse. Ce dernier est tout d'abord retombé dans ses travers en se montrant incapable de trouver l'équation. Quand il a trop attaqué, il a commis des fautes et quand il a temporisé il s'est fait prendre dans les filets adverses. Manquant de patience il a subi le talent de contreur d'un Murray sachant manoeuvrer à la perfection pour promener le n°1 mondial et l'empêcher de dicter le jeu. Poing brandi et cri rageur, Murray était remonté comme une pendule. Mais il a déraillé au fur et à mesure que Federer, lui, s'est réglé.

Murray, service non compris

Implacablement, Federer a pris le dessus. Irrégulier au service, il a vite corrigé le tir et s'est donc facilité la tâche sur ses mises en jeu. Le pressing a changé de camp et c'est le Suisse qui a fini par dicter la cadence. En face, Murray a définitivement lâché prise après avoir perdu sa mise en jeu au milieu du deuxième set. Agressé sans cesse, il n'a plus été en mesure d'installer sa tactique alors que Federer, lui, a tout fait pour devenir le patron sur le court. En revenant à un set partout il a en fait gagné le match puisque son adversaire n'a pas opposé une grande résistance dans la manche décisive, totalement en panne sèche au service.

Tout va donc se jouer lors de la dernière journée pour l'accession au dernier carré dans une ambiance qui promet. Roger Federer arrivera avec confiance face à Juan Martin Del Potro pour une revanche de la finale du dernier US Open, tandis qu'Andy Murray devra s'être remis de sa déception pour venir à bout d'un Fernando Verdasco très dangereux depuis le début du tournoi. Les jeux sont loin d'être faits ! - C.B
# 25/11/2009 à 15:21 Nico
PROGRAMME DE MERCREDI

Les joueurs du groupe B seront à l'honneur mercredi. Le Suédois Robin Soderling, tombeur de Rafael Nadal lundi, sera opposé au tenant du titre, le Serbe Novak Djokovic. Quant au n°2 mondial, il affrontera en soirée le Russe Nikolay Davydenko.

Pas avant 15h15

Novak Djokovic (SER) - Robin Soderling (SUE)
Pas avant 21h45

Rafael Nadal (ESP) - Nikolay Davydenko (RUS)



Federer comme Lendl

Détrôné l'an passé par Rafael Nadal, Roger Federer finira de nouveau l'année N.1 mondial. C'est le premier joueur depuis Ivan Lendl à retrouver son trône, il y a tout juste 20 ans. Une statistique qui démontre l'énorme saison qu'a vécue le Suisse, auréolé de deux nouveaux titres majeurs.

Roger Federer peut être soulagé. Mardi soir, le Suisse a assuré sa première place mondiale après sa victoire sur le Britannique Andy Murray (3-6, 6-3, 6-1), lors de son 2e match de poule du Masters de Londres. Grâce à ce deuxième succès, le Suisse, vainqueur dimanche de Fernando Verdasco, s'est mis hors de portée de Rafael Nadal en tête du classement ATP. Pour la cinquième fois de sa carrière, il terminera au sommet de la hiérarchie après 2004, 2005, 2006 et 2007. L'intérim du Majorquin n'aura finalement duré qu'un an. Cette première place couronne une saison exceptionnelle pour le champion helvétique, durant laquelle il a remporté pour la première fois de sa carrière Roland-Garros, récupéré son trophée à Wimbledon et battu le record des titres en Grand Chelem avec 15 victoires de Pete Sampras.

"C'était l'un des mes grands objectifs. Je crois que c'est une de mes meilleures performances, compte tenu de ce qui s'est passé aussi hors du court: me marier, avoir de s jumelles. .. A près avoir eu une année 2008 aussi dure, revenir au sommet alors que le niveau du tennis est si dense, je pense que c'est une merveilleuse réussite." Et le Suisse sait que sa saison, qui connaîtra forcément une fin heureuse quel que soit son résultat à Londres, a été exceptionnelle. Récupérer son trône après un an d'absence au sommet est une performance que seul Ivan Lendl a réussi à accomplir. N.1 mondial entre 1985 et 1987, l'Américano-tchèque a vu Mats Wilander, vainqueur de trois titres majeurs (Open d'Australie, Roland-Garros et US Open), le dépasser au terme d'une année 1988 très riche. Pourtant, un an plus tard, Lendl a reconquis la place de N.1 après le gain de 10 titres, dont celui de l'Open d'Australie. Contraste saisissant avec le Suédois, fanny cette année-là. C'était il y a déjà 20 ans.

Depuis, Federer est passé par là. Présent dans le Top 2 mondial depuis 2003 et dans le Top 10 depuis 2002, le Suisse a passé 237 semaines de suite avec le costume de N.1 mondial jusqu'au 17 août 2008, avant de reprendre sa place le 6 juillet 2009 suite à la reconquête du titre à Wimbledon : il terminera l'année en entamant sa 263e semaine en tête de l'ATP, ce qui fait de lui le 4e joueur de l'histoire avec le plus grand nombre de semaines passées au top du classement ATP, derrière Sampras (286), Lendl (270) et Connors (268). S'il parvient à s'imposer en Australie pour la 4e fois de sa carrière en 2010, Federer pourra venir talonner Pete Sampras... En terminant N.1 pour la 5e fois de sa carrière, le Suisse égale déjà Jimmy Connors dans cette même quête (1974-78), dépasse Lendl (1985-87 et 89) et McEnroe (1981-84) et se place à un rang de Sampras, sacré 6 fois de suite en fin de saison (1993-98). L'histoire de Federer n'a pas fini de s'écrire.


. TOTAL des SEMAINES en N.1 MONDIAL

1. Pete Sampras (286)
2. Ivan Lendl (270)
3. Jimmy Connors (268)
4. Roger Federer (263) - au 31 décembre 2009
5. John McEnroe (170)
6. Bjorn Borg (109)
7. Andre Agassi (101)
8. Lleyton Hewitt (80)
9. Stefan Edberg (72)
10. Jim Courier (58)
11. Rafael Nadal (46)


. HISTOIRE du CLASSEMENT ATP (depuis 1973)


2009 Roger Federer (Suisse)
2008 Rafael Nadal (Espagne)
2007 Roger Federer (Suisse)
2006 Roger Federer (Suisse)
2005 Roger Federer (Suisse)
2004 Roger Federer (Suisse)
2003 Andy Roddick (USA)
2002 Lleyton Hewitt (Australie)
2001 Lleyton Hewitt (Australie)
2000 Gustavo Kuerten (Brésil)
1999 Andre Agassi (USA)
1998 Pete Sampras (USA)
1997 Pete Sampras (USA)
1996 Pete Sampras (USA)
1995 Pete Sampras (USA)
1994 Pete Sampras (USA)
1993 Pete Sampras (USA)
1992 Jim Courier (USA)
1991 Stefan Edberg (Suède)
1990 Stefan Edberg (Suède)
1989 Ivan Lendl (République tchèque)
1988 Mats Wilander (Suède)
1987 Ivan Lendl (République tchèque)
1986 Ivan Lendl (République tchèque)
1985 Ivan Lendl (République tchèque)
1984 John McEnroe (USA)
1983 John McEnroe (USA)
1982 John McEnroe (USA)
1981 John McEnroe (USA)
1980 Bjorn Borg (Suède)
1979 Bjorn Borg (Suède)
1978 Jimmy Connors (USA)
1977 Jimmy Connors (USA)
1976 Jimmy Connors (USA)
1975 Jimmy Connors (USA)
1974 Jimmy Connors (USA)
1973 Ilie Nastase (ROU)
S.P. avec AFP
# 25/11/2009 à 15:27 Nico
Voici le blog et les questions à Rafa de ce merdredi avant d'affronter ce soir Davydenko : VAMOS !!!




Je suis encore en vie et j’essaierai de me remettre sur les rails contre Davydenko

Bonjour à tous,

Un grand merci pour tous vos messages de soutien. Ils sont vraiment importants pour moi. Beaucoup d'entre vous pourraient se demander comment je me sens après cette défaite sans pour autant rentrer chez moi.

Normalement, lorsque vous perdez un match dans un tournoi de tennis, vous quittez le lieu ou si vous êtes au milieu d'un tournoi loin de chez vous, vous vous reposez un jour et vous enchainez pour le tournoi suivant.

Ici, c'est différent. J'ai perdu hier, mais vous pouvez dire que je suis encore en vie. Je me suis entraîné dur aujourd'hui et je suis vraiment impatient de jouer demain. Davydenko est un joueur très difficile mais qui ne l’est pas ? Mais il me battait la dernière fois que nous avons joué il y a seulement quelques semaines à Shanghai.

Sur un plan personnel, j'ai pris du temps ce soir et j’ai vu le match de Ligue des Champions de football entre le Barça et l'Inter dans un bar sportif, ici à Londres avec mon équipe. Nourriture ? oui, oui ...



Ce que je voudrais pour Noël ? La paix mondiale

Pensez-vous que l'ATP pourrait avoir un calendrier réaliste pour les joueurs et une trêve décente ?
Stephanie Thomas

RN: Je l'espère. Nous travaillons étroitement avec eux. Nous verrons.


Qu’est-ce qui est important dans votre carrière maintenant, le classement ou la longévité ?
Hanne K, de la Norvège

RN: Le plus important maintenant est de bien jouer. Il est clair que gagner des titres c’est la chose la plus importante. Le classement en découle alors.


Pourquoi utilisez-vous autant le slice durant un match ? J'ai vu cela particulièrement dans vos derniers matches et personnellement je ne pense pas que ce soit une bonne idée.
Alexandra

RN: Cela dépend de la surface où vous jouez. Ici, en indoor vous essayez de faire cela pour casser le rythme de l'autre joueur. Cependant, permettez-moi de vous dire, j'aimerais tout simplement frapper de gros points ... Mais ce n’est tout simplement pas possible.


Que pensez-vous de la foule étant dans l'obscurité dans le stade et de toute la lumière sur le court ?
Lisa, Londres

RN: C'est drôle, tu as raison. Je pense que le court et le stade sont vraiment formidables.


Regarderez-vous El Clasico Barcelone/Réal Madrid dimanche ?
Nick Clarke

RN: ABSOLUMENT! :-)


Faites-vous de la méditation ou de la visualisation pour vous aider à vous concentrer et vous préparer pour les matchs ?
Juliette

RN: Non.


Si vous pouviez imaginer une chose pour Noël, ce serait quoi ?
Anna

RN: Plus du tout de guerres !


Pourquoi ne pas avoir demandé un challenge alors que vous pensiez avoir frappé un ace contre Soderling ? (Balle d’égalisation à 5/5 au 1° set)
Alice

RN: L'arbitre m'a dit qu'il avait bien vu la balle faute ... S'il est si sûr je ne conteste pas. Mon équipe m'a dit plus tard qu'ils avaient reçu des SMS d’amis regardant la télévision et me disant que c'était un ace ... C’est trop bête.


J'ai remarqué que vous frappiez la balle beaucoup plus à plat sur dur en début de saison (très réussi) mais maintenant je vois que vous faites plus d'effets liftés à nouveau. Pourquoi ce changement de tactique ?
Javidan

RN: Simplement pour essayer de mieux jouer. J'aimerais frapper la balle comme en début d’année !
# 26/11/2009 à 00:28 Nico
RESULTATS DE MERCREDI

Söderling impressionne


Robin Söderling, déjà tombeur de Rafael Nadal, a frappé fort mercredi en dominant Novak Djokovic (7-6[5], 6-1). Très agressif, il a totalement écoeuré un tenant du titre qui a semblé nerveusement dans le rouge.

Toutes les séries ont une fin. Novak Djokovic restait sur deux titres, à Bâle et à Paris, et menait 5-0 dans ses confrontations avec Robin Söderling, la dernière ayant eu lieu en quarts à Bercy, mais tout s'est arrêté lors de ce deuxième match de la poule B. Le Suédois, très en jambes et très solide dans le mano a mano du premier set, a fini par prendre l'avantage. Qualifié pour ce Masters après le forfait d'Andy Roddick, il a largement dominé les débats et se retrouve désormais dans le dernier carré. Le finaliste du dernier Roland-Garros a encore prouvé pourquoi il était redoutable en indoor : qualité de frappe impressionnante, des claques à plat avec une grande longueur aussi bien en coup droit qu'en revers et un service qui frôle régulièrement les 210km/h ou plus. Pour en venir à bout, il aurait fallu un Djokovic à son vrai niveau en retour et à l'échange pour imposer cadence et pression. Mais ça n'a pas été le cas et le Suédois s'est offert le n°3 mondial après le n°2.

Djokovic a explosé nerveusement

Le n°3 mondial, qui ambitionne de passer n°2 cette semaine, n'a lui rien montré du joueur qui avait dominé Nikolay Davydenko lundi et encore moins de celui qui avait fait plier Federer à Bâle et Nadal à Bercy. Attentiste, agacé et même colérique, le Serbe a semblé cette fois vraiment épuisé aussi bien physiquement que mentalement. Pas très efficace au service, inexistant en coup droit alors que ce coup, décroisé, est d'habitude son arme, Djokovic n'a fait que subir. Les trois balles de set sauvées à 4-5 n'ont pas suffi à le relancer ni à frustrer Söderling qui a ensuite arraché le jeu décisif d'une main de fer. Le protégé de Magnus Norman a surtout impressionné au service et dans sa faculté à rester dans sa bulle. La tête dans la serviette à tous les changements de côté, il a joué le match parfait et manifestement trouvé cette saison comment garder ses neurones sous contrôle. Son vainqueur du jour, lui, grand favori de ce Masters étant donné sa fin de saison, a donné de sérieux signes de burn out. Alors certes il n'a pas tout donné dans le deuxième set, mais tout de même... Si Söderling a déjà son ticket pour les demies, la lutte s'annonce désormais tendue entre ses trois poursuivants. Décidément dans ce Masters le suspense a pris les commandes. - C.B.


REACTIONS

Djokovic, colère froide

Dominé (7-6[5], 6-1) par Robin Söderling, Novak Djokovic n'a pas réussi à cacher sa mauvaise humeur. Fou de rage par moments sur le court, il a tenté de contrôler ses nerfs devant la presse. Söderling, lui, était évidemment très satisfait.

Novak Djokovic (SER, battu par Robin Söderling) : «Je n'ai pris aucun plaisir à jouer ce match. Il n'avait rien à perdre, a super bien servi alors bravo à lui. Je pense que c'est le meilleur joueur depuis le début de la semaine. Moi je suis épuisé, l'année a été longue. C'est tout. Je ne pense pas avoir trop joué, c'est juste que j'ai été loin dans beaucoup de tournois. Je ne veux pas m'exprimer sur le calendrier maintenant, je ne suis vraiment pas dans les meilleures dispositions pour le faire.»

Robin Söderling (SUE, qualifié pour les demi-finales) : «Battre coup sur coup le n°2 puis le n°3 mondial c'est fantastique évidemment. Mais il y a encore plus à aller chercher désormais. J'ai beaucoup travaillé sur mon comportement sur le court, sur le contrôle de mes nerfs et ça paie.»


Davydenko élimine Nadal

Rafael Nadal a été éliminé dès le premier tour du Masters après sa deuxième défaite en deux matches contre le Russe Nikolay Davydenko en deux sets 6-1, 7-6 (7/4), mercredi à Londres.

Rafael Nadal a tout donné. Mais en cette fin de saison 2009, jouer en indoor n'était pas un cadeau pour l'ex-N.1, qui restera N.2 mondial à la fin de la saison. L'Espagnol devra se contenter du rôle d'arbitre entre Nikolay Davydenko et Novak Djokovic lors de la dernière journée du groupe B vendredi. Nadal a été dominé par Davydenko de façon encore plus nette que lors de leur précédent affrontement il y a un mois en finale du tournoi de Shanghai (7-6, 6-3). Décevant pour son entrée en lice contre Soderling, incapable de trouver la bonne longueur de balle contre le Russe, Nadal a perdu le premier set en une demi-heure.

Sérieux, Davydenko n'a pas hésité à conquérir le court abandonné par Nadal loin derrière sa ligne avec une belle réussite au filet (14 points sur 16 montées). Breaké en milieu de seconde manche et mené 4 à 2, Nadal a fait honneur à sa réputation en revenant deux fois malgré un jeu médiocre à 4-4, puis à 6-6 alors que Davydenko avait servi pour le match. C'était en vain, puisque le Russe, après une frayeur au début du jeu décisif de la seconde manche, savait comment déborder un adversaire loin de son meilleur niveau. Reste à savoir qui de Davydenko ou Djokovic accompagnera Soderling vers les demi-finales.
Eurosport - avec AFP


PROGRAMME DE JEUDI

Roger Federer et Juan Martin Del Potro s'affronteront jeudi soir lors de la 5e journée du Masters, à Londres.

Pas avant 15h15 : Andy Murray (GBR) - Fernando Verdasco (ESP)

Pas avant 21h45 : Roger Federer (SUI) - Juan Martin Del Potro (ARG)



Federer sous pression


Roger Federer n'est pas encore sûr de participer aux demi-finales du Masters de Londres avant sa dernière rencontre de poule jeudi face à Juan Martin Del Potro. Bien que vainqueur de ses deux premiers matches, le Suisse a tout intérêt de battre l'Argentin.

Programmé en soirée, le Suisse aura son billet en poche avant d'entrer dans l'02 Arena si le Britannique Andy Murray perd face à l'Espagnol Fernando Verdasco dans le match précédent. En revanche si l'Ecossais s'impose logiquement, tout se jouera contre Del Potro dans le remake de la dernière finale de l'US Open, perdue par le N.1 mondial contre le jeune Argentin de 21 ans.

Federer aurait alors tout intérêt à prendre sa revanche car en cas de défaite, presque tous les cas de figure lui seraient défavorables. Il faudrait que Murray ait gagné en trois sets contre Verdasco et que lui-même perde en trois sets contre Del Potro pour que tout se décide au ratio de jeux entre le Suisse, l'Argentin et le Britannique, ex aequo au nombre de victoires et au ratio de sets. Au repos mercredi, Federer est tout de même venu à la 02 Arena pour recevoir le trophée de N.1 de l'année 2009, qu'il est assuré de remporter depuis son succès sur Murray mardi.
# 26/11/2009 à 11:29 Nico
Nadal : «Gagner en confiance»

Déjà éliminé du Masters avant même son dernier match contre Novak Djokovic dans le groupe B, Rafael Nadal n'en menait pas large après sa défaite mercredi face à Nikolay Davydenko (6-1 7-6[4]). L'Espagnol est passé à côté de son tournoi. Une conséquence logique selon lui d'une saison difficile, perturbée par les blessures, et qui l'a empêché d'aborder cet ultime rendez-vous dans des conditions idéales. «Je ne suis pas venu ici (à Londres) pour être numéro un, a-t-il d'emblée lancé en conférence de presse après la partie. Ce n'était pas mon objectif car je ne joue pas assez bien pour l'être dès maintenant.»

« J'ai essayé de faire de mon mieux, de tenter des choses différentes.»

Même s'il a observé un léger mieux contre le Russe, le n°2 à l'ATP n'a pas encore totalement retrouvé toutes ses sensations sur le court, celles qui auraient pu lui permettre de mieux défendre ses chances. «Je ne suis pas arrivé avec le plein de confiance, celui dont vous avez besoin pour gagner ces matches, a-t-il poursuivi. Et dans les moments où je devais bien jouer, je ne l'ai pas fait. J'ai fait des erreurs. Même si j'ai essayé de faire mon mieux, de tenter des choses différentes en étant plus agressif en coup droit, ça n'a pas été suffisant.»

« Changer la situation » pour la Coupe Davis

COMPOSITION DE L'ÉQUIPE ESPAGNOLE : Rafael Nadal, Fernando Verdasco, David Ferrer, Féliciano Lopez. Remplaçant : Juan Carlos Ferrero

Malgré tout, le Majorquin sera présent du 4 au 6 décembre pour disputer la finale de la Coupe Davis avec l'Espagne, contre le République tchèque, car il pense encore progresser d'ici là. «Je préfère y aller en étant à mon meilleur niveau et je dois continuer à travailler très dur pour changer la situation et gagner en confiance, a-t-il expliqué. C'est ce que j'ai connu toute ma vie. Travailler dur.» A l'entendre, tout n'est finalement pas si différent.
lequipe.fr
# 26/11/2009 à 12:45 Nico
Voici le blog de Rafa de ce jeudi et ses réponses aux questions posées.


Désolé si je vous ai laissé tomber, mais j'ai donné le meilleur

Salut tout le monde,

Eh bien, on dirait que les chances d'être là samedi sont très, très minces, pratiquement impossible si je ne me trompe pas. J'ai perdu à nouveau aujourd'hui et c’est effectivement une sensation étrange de perdre deux fois en une semaine. Je me suis senti mieux aujourd'hui, plus agressif, avec plus de détermination, mais pas encore assez pour battre un joueur de premier plan comme Davydenko.

Demain, je vais continuer avec la routine normale de toute façon. Je m’entraînerai autour de 14H00 sur le site du tournoi. L'important est de continuer, de s’entraîner, de continuer à s’améliorer et de se préparer pour le match de vendredi. Après cela, je ferai le point et me préparerai pour la finale de la Coupe Davis.

Je ne suis pas heureux comme vous pouvez l'imaginer, mais je ne suis pas abattu non plus. Je me sentais mieux aujourd'hui, j’ai eu ma chance, j’ai joué une bonne deuxième partie de match et j’étais proche d’aller au 3° set. Cela est encourageant. Je suppose que ce dont j'ai besoin, c'est de revenir à « El Cambio de Tercio » pour un bon repas avec mon équipe et de retrouver toutes les bonnes habitudes, en jouant bien, bien sûr :-)

Je tiens aussi à dire que je suis désolé pour tous mes fans ici. Je me sens vraiment bien au Royaume Uni. Probablement ici, et en dehors de mon pays d'origine, je sens que j'ai le plus de fans. Je sais que beaucoup d'entre vous proviennent de différents endroits autour du monde aussi. Merci, merci beaucoup c'est le moins que je peux dire.

Merci beaucoup.



Gagner Wimbledon en 2010


Rafa, vous-faites-vous à dîner ? Et que pensez-vous de votre cuisine ?
Xiao Hu, en provenance de Chine

RN: Non, je ne le fais que pendant Wimbledon et très peu à la maison. Je suis limité, mais le peu de choses que je fais semble vraiment bon.


Il y a de la neige sur les collines où je vis. Vous aimez la neige et avez-vous déjà skié ?
Miles

RN: Non, je n'ai pas encore skié.


Cher Rafa!
Je sais que ce n’est pas le plus important dans votre jeu, l'essentiel étant vos victoires. Il est simplement intéressant de savoir : vous reverra-t-on en manches courtes et short long l'année prochaine ?
Merci, bonne chance !
Avec amour, votre fan Paolina

RN: Non, ça fait partie du passé et peut-être de l'avenir à long terme, mais pas tout de suite.


Je sais que vous aidez déjà beaucoup de personnes avec votre Fondation et je me demandais si vous n’aimeriez pas être un politicien dans l'avenir pour essayer de faire du monde un meilleur endroit ? Ou quelqu'un comme notre princesse Diana était, elle était surnommée la «reine des coeurs», comme elle a aidé beaucoup de personnes et les bonnes causes portées à l'attention du public.
Vous pourriez faire un merveilleux « roi des coeurs" tant vous êtes rempli de compassion et les gens vous écoutent. (Je voterais pour vous si je pouvais !)
Besos y abrazos
Juliette Westbrook-Finch (Angleterre)

RN: Non, je ne serai pas un politicien. Je voudrais définitivement essayer de rendre le monde meilleur à ma manière mais pas par la politique. Vous êtes très gentille de me comparer à la princesse Diana mais je ne pense pas que ce soit comparable.


Hola from Puerto Rico ! Je me demandais : chaque fois que je vous ai vu à la télé ou sur vos photos, je ne vous ai jamais vu porter des lunettes de soleil. Portez-vous des lunettes de soleil ou simplement ne les utilisez-vous pas ? Aussi, si vous n’en portez pas, n’avez-vous pas des maux de tête d'avoir le soleil dans les yeux tout le temps (parce que vous êtes en plein air une grande partie du temps) ?? Merci et Vamos !
Yaritza de Puerto Rico

RN: J’en porte mais pas très souvent, vous avez raison.


Tout ce que la presse écrit sur vous et votre jeu – Y lisez-vous ou est-ce trop frustrant ? Je parle spécifiquement des pages sportives, comme The Times, Marca et ESPN?
Gill Leone, Londres

RN: Je lis beaucoup sur Internet. J'ai simplement ma propre opinion et il est intéressant de lire ce que pensent les autres. Je demande seulement du respect et ceux dont vous parlez ont normalement beaucoup de respect envers moi et ce que je fais.


Rafa, si vous aviez à choisir un grand chelem que vous voudriez particulièrement remporter en 2010, voudriez-vous défendre l'Open d'Australie, récupérer votre titre de Roland Garros, Wimbledon ou conquérir l’Us Open ?
Anthea xxx Yeung

RN: Aucun des quatre en particulier, mais donnez-moi encore Wimbledon... ce serait étonnant !


Salut, je viens de la Grèce et le tennis ici n'est pas un sport très populaire encore, bien sûr des personnes s’y intéressent de plus en plus mais je pense qu'il est considéré comme un sport d’élite. C’est très décevant ... Avez-vous déjà pensé au tennis de cette manière, comme un sport pour les personnes d'un certain statut social ?
Liana

RN: Non, je ne l'ai jamais fait. Je ne pense pas que ce soit de cette façon en Espagne, où j'ai grandi.


Au fil des ans, vous avez diminué vos rituels sur les courts. Pensez-vous que vous pouvez jouer sans eux dans les années à venir ?
Manahil, au Pakistan.

RN: Je l'espère ... :-)
# 27/11/2009 à 00:22 Nico
RESULTATS DE JEUDI

Murray gagne et patiente


Après un très long combat de trois heures et une victoire (6-4, 6-7 [4], 7-6 [3]) contre Fernando Verdasco, Andy Murray doit attendre le résultat du match entre Roger Federer et Juan Martin Del Potro pour connaître la suite de son programme.

C'est le bal des fatigués. Pas vraiment une fatigue physique mais une grande lassitude. Dans ce contexte, tous les défauts sont grossis et le match entre Andy Murray et Fernando Verdasco propose un effet loupe. Fébrile et frustré, l'Ecossais ne laisse pas partir ses frappes, demeure très attentiste et finit par gagner (6-4, 6-7 [4], 7-6 [3] en trois heures) mais sans panache. Usé mais courageux, l'Espagnol propose un chaud-froid permanent où sa volonté permanente d'être agressif côtoie une volée de revers défaillante et un jeu de jambes approximatif.

Trop passif, le numéro 4 mondial donne les clés du jeu à son adversaire. L'Espagnol s'en charge en alternant 56 points gagnants avec 64 fautes directes. Fatigué et diminué par ses douleurs au pied, le Madrilène tente à juste raison (48 montées au filet), écarte douze balles de break sur treize et bouscule le Britannique, englué deux mètres derrière sa ligne de fond de court et agacé par sa déficience au service dans la première manche (47% au premier set, 66% au deuxième, 64% au troisième set). Des erreurs de Fernando Verdasco lui permettent de conquérir le premier set : une volée facile de revers dans le filet pour le break à 4-4 puis un coup droit dans le filet sur la quatrième balle de premier set...

Murray attend son sort


Plus le temps passe, plus la frustration s'accentue. Les balles de break se succèdent et l'Ecossais n'arrivent toujours pas à conclure. Perdu pour perdu, l'Espagnol prend tous les risques et son audace paie au tie-break. La troisième manche relève du copier-coller et les deux hommes se retrouvent au jeu décisif. «Je ne pense pas avoir disputé un mauvais match. Je n'ai pas commis beaucoup de fautes, j'ai réussi beaucoup de points gagnants, notamment beaucoup d'aces (18 au total). Je ne lui ai donné qu'une seule occasion de breaker, je ne lui ai pas laissé beaucoup de chances, constate le Britannique. C'était très difficile car il a joué de grands points au deuxième set. Il servait très fort, il dictait les points, mais je suis resté solide.»

Sur le fil du rasoir, Fernando Verdasco craque et Andy Murray peut se détendre. Son exultation tient davantage du soulagement que de la satisfaction. Maintenant, il doit attendre et espérer une victoire en deux sets de Roger Federer ou de Juan Martin Del Potro. Sinon, il devra encore se triturer le cerveau et sortir sa calculatrice pour connaître son emploi du temps de samedi. «Je ne reste pas pour regarder le match, confie le chouchou des 17.500 spectateurs. Je vais rentrer à la maison, me reposer et on verra bien ce qui se passe.»


Federer et Del Potro gagnent


Après un excellent match, Juan Martin Del Potro décroche sa qualification en battant (6-2, 6-7 [5], 6-3 en 2h06') Roger Federer, lui aussi en demi-finales.

Tout s'est donc joué à un jeu dans ce groupe A de folie ! Au classement final, Federer termine avec un jeu-average de +4, Del Potro +2 et Murray +1. L'Ecossais est éliminé.
lequipe.fr et europsort


PROGRAMME DE VENDREDI


La lutte s'annonce difficile entre Nikolay Davydenko et Novak Djokovic pour la deuxième place en demi-finale du groupe B. Le Serbe affronte Rafael Nadal, déjà éliminé, et le Russe est opposé à Robin Söderling, déjà qualifié.


Pas avant 15h15

Rafael Nadal - Novak Djokovic : 14-6

Pas avant 21h45


Nikolay Davydenko - Robin Söderling : 2-6
# 27/11/2009 à 11:30 Nico
Del Potro et Federer y sont

En battant Roger Federer au terme d'un très bon match (6-2, 6-7, 6-3), Juan Martin Del Potro s'est qualifié jeudi pour les demi-finales du Masters de Londres. L'Argentin profite d'un meilleur pourcentage de jeux gagnés pour éliminer Andy Murray. Federer est lui aussi qualifié dans le groupe A.

Un jeu. Tout s'est joué à un jeu entre Juan Martin Del Potro et Andy Murray pour accompagner Roger Federer en demi-finale du Masters. Dans un groupe qui aura réjoui tant les amateurs de mathématiques que les inconditionnels de Hitchcock, le cas de figure le plus improbable s'est finalement passé avec trois joueurs pour deux places lors d'un set. Un Suisse, un Argentin et un Ecossais sont dans un bateau, qui tombe à l'eau ?

Les esprits les plus retords affirmeront que Federer, déjà qualifié après avoir marqué un jeu dans le troisième set face à Del Potro, n'a peut-être pas tout donné pour arracher la victoire, sinon au moins un 4e jeu qui aurait sorti l'Argentin de la course au dernier carré en même temps qu'il aurait qualifié Murray. Oui mais quand on connaît l'inimitié qui lie le n°1 mondial au Britannique... mais laissons cela aux tabloïds. Le fait est que Juan Martin Del Potro méritait bien sa qualification. Peut-être même plus que Murray, assez attentiste contre Verdasco plus tôt dans la journée.

Murray à quai


Après tout, la Tour de Tandill ne vient-elle pas de battre pour la 2e fois de rang le roi Roger en personne ? Le géant sud-américain a confirmé au passage que sa finale victorieuse à l'US Open ne devait rien au hasard ni à la chance des débutants. Lui qui avait été dominé lors de ses six premières confrontations face à l'Helvète a semble-t-il trouvé la parade et ce même si, à bien y regarder, la recette a l'air assez basique. Un coup droit explosif par-ci, un revers supersonique par-là et une première balle à assommer un bœuf pour être tranquille sur sa mise en jeu. En 2h08 de jeu, Federer ne sera jamais parvenu à breaker son adversaire. Un cas de figure que le Suisse n'a pas dû souvent connaître dans sa carrière !

Le grand mérite de JMDP aura été de croire à ses chances jusqu'au bout. Même après la perte du second set alors qu'il menait tout de même 5 points à 4 avec deux services à suivre dans le tie-break. L'Argentin a-t-il fait ses calculs à l'entame de la dernière manche ? Toujours est-il qu'à 3-3, alors qu'un jeu de Federer suffit à le sortir de la course, il sauve trois balles de break et se met à retrouver sa frappe à la sécheresse "safinesque". Face à un adversaire qui se bat pourtant jusqu'au bout, il termine en trombe cette dernière manche qu'il conclut finalement sur un ace. Au classement de ce groupe, Federer termine donc en tête avec un jeu-average de +4, Del Potro présente un bilan de +2, soit un de plus que Murray (+1), dindon de la farce de ce "qui perd gagne" à trois !
J.L.


Federer : «Incroyable»


Roger Federer est soulagé de s'être qualifié de justesse pour les demi-finales, malgré sa défaite contre Juan Martin Del Potro, également propulsé dans le dernier carré.

Roger Federer (SUI, battu par Juan Martin Del Potro, qualifié pour les demi-finales) : «Que ça se soit joué à si peu, c'est incroyable. Les règles sont les règles. Cette fois-ci, c'est très dur pour Murray. A la fin du match, au filet, j'ai demandé à Del Potro s'il était qualifié. Il m'a répondu : je ne crois pas. J'étais mal en point à 6-2, 4-4. Je cherchais mon jeu. J'ai aussi mal commencé le tie-break (du deuxième set). J'ai juste cherché à m'accrocher. Je savais que je n'avais pas le droit de perdre en deux sets, que ça m'éliminerait. Pour le reste, je me suis concentré sur le match parce que je n'aime pas perdre contre un rival. A la fin, c'est décevant de perdre contre Juan Martin comme à l'US Open. Lors de ses deux premiers matches, il avait l'air fatigué, mais, là, il a réussi à élever son niveau de jeu. Il a beaucoup progressé depuis 18 mois. Pour être honnête, je ne pensais pas qu'il allait devenir aussi bon. Il semble très régulier, très fort mentalement aussi. Il ne semble pas y avoir de limite pour lui.»

Juan Martin Del Potro (ARG, qualifié pour les demi-finales): «Franco (Davin son entraîneur) m'a dit que j'étais qualifié 25 minutes après le match. Personne ne savait ce qui se passait. J'ai bien joué, un peu comme à New York (en finale de l'US Open contre Federer), un peu mieux par moment. J'ai saisi mes occasions. C'est ce qu'il faut faire contre le meilleur joueur du monde.» (Avec AFP)
# 28/11/2009 à 10:21 Nico
RESULTATS DE VENDREDI

Djokovic perd son titre

Dans un match très décousu, Novak Djokovic domine (7-6 [5], 6-3) Rafael Nadal. Mais quelques heures plus tard, il perd son titre avec la victoire de Nikolay Davydenko qui l'élimine du Masters.

Dans le match entre le doute de Rafael Nadal et la fatigue de Novak Djokovichttp://rafaelnadalbest.e-monsite.com/forum-lire-215639.html#null, la lassitude du Serbe a gagné (7-6 [5], 6-3) son combat contre le manque de confiance du Majorquin. Entre les n°2 et n°3 mondiaux, la rencontre se résume ou presque à un festival de fautes directes où l'Espagnol, déjà éliminé, et le Serbe se battent avant tout contre eux-mêmes.

Comment expliquer les trois breaks lors des trois premiers jeux du match ? Comment expliquer les 72 fautes directes à eux deux (37 pour Nole et 35 pour Rafa) ? Comment expliquer la fébrilité commune lors du tie-break ? La fatigue pour l'un, le doute pour l'autre. Mais la fatigue se surmonte. Le manque de confiance ne se maîtrise pas. Et le constat de Rafael Nadal qui repart avec trois défaites en trois matches, s'avère lucide : «Ce n'est pas très décevant. C'est décevant si tu arrives en ayant le sentiment d'avoir une grande chance de gagner. Mais je ne suis pas arrivé ici avec cette sensation. Avant le tournoi, je savais que ce serait très difficile. Mais j'ai essayé. Tous les jours, j'essaie de faire de mon mieux. Je me suis un peu amélioré. Ce n'était pas suffisant sur cette surface. Mais c'est le tennis. J'ai joué contre les meilleurs joueurs du monde.»
La fatigue a vaincu le doute

Le jeu décisif illustre bien les difficultés de chacun. Un coup droit boisé de Rafael Nadal offre le mini-break à Novak Djokovic. Le vainqueur de Bercy qui traîne ses souliers rouges sur le bleu craquelé du court, se détache six points à deux. Trois fautes directes et la situation s'inverse. Sur son service, le Majorquin peut égaliser. Quand l'adrénaline monte, il n'est jamais aussi fort. Enfin, normalement, le vrai Nadal. A Londres, l'Espagnol se fait violence mais il n'y arrive pas. Et à six points à cinq, il boise son coup droit et n'engage même pas l'échange pour offrir le set à son adversaire. Novak Djokovic doit tenir et profiter des balles dans le carré de service de l'Espagnol. Malgré un service en panne (45% au premier set et 52% au total) et un jeu de jambes en déliquescence, le tenant du titre prend sa chance.

Devant sa montagne d'erreurs, Rafael Nadal esquisse même un sourire. Il vaut mieux en rire... L'intervention du kiné pour des douleurs au dos est moins drôle. Mais il continue à se battre. Eliminé, diminué et très en dessous de son niveau de jeu, l'Espagnol joue et le Serbe trouve la parade en se montrant offensif pour conclure sur une attaque de revers. Après un salut amical avec son adversaire, Nole mime un solo de guitare et c'est bien le seul jeu sans une fausse note du match. Le tenant du titre va «juste attendre et voir» le résultat de Nikolay Davydenko et Rafael Nadal va juste ouvrir un nouveau chapitre avec la finale de la Coupe Davis : «Je suis confiant pour la finale de la Coupe Davis. Je sais que ce sera difficile, mais on joue sur terre et c'est un grand changement. Je suis très motivé, j'ai envie de finir l'année sur une victoire. J'ai l'opportunité de bien jouer, de pratiquer un bon tennis sur terre et de gagner quelque chose d'important pour mon pays et mes amis.»


REACTIONS


Novak Djokovic, vainqueur de l'Espagnol Rafael Nadal
: «Il est évident que je ne me déplace pas aussi bien et que je n'ai pas autant d'énergie qu'à Bâle ou à Paris. Je paie un peu sur ce tournoi la saison que j'ai faite. Malheureusement, la fatigue m'a rattrapé dans le tournoi où j'aurais eu le plus besoin d'être frais, celui-ci. Mais je me suis quand même débrouillé pour gagner deux matches sur trois.»

Rafael Nadal, battu par le Serbe Novak Djokovic : «Ce n'était pas trop mal, pas suffisant, mais pas trop mal. Il n'y avait pas beaucoup d'enjeu pour moi, je voulais juste ne pas terminer sur un trop mauvais sentiment. J'ai fait quelques bons coups droits, j'ai servi un peu mieux que lors de mes deux précédents matches. Pour le reste, c'est pareil. Il me manque le calme nécessaire dans les moments décisifs, par exemple quand je perds le premier set à cause de ce coup droit qui ne m'aurait posé aucun problème si j'avais bien joué. Ce n'est pas trop décevant. On est déçu quand on arrive avec le sentiment qu'on a une grosse chance de gagner. Je savais avant le tournoi que ça allait être très dur. J'ai essayé à chaque match, à chaque entraînement, personne ne peut dire le contraire. Je me suis un peu amélioré. Mais ce n'était pas suffisant sur cette surface contre les meilleurs joueurs du monde.» (AFP)


Davydenko qualifié

En battant (7-6, 4-6, 6-3) Robin Söderling, Nikolay Davydenko a décroché sa place en demi-finale et éliminé par ricochet le tenant du titre, Novak Djokovic. Les demi-finales opposent donc samedi Roger Federer à Nikolay Davydenko et Juan Martin Del Potro à Robin Söderling.

Comme Andy Murray, Novak Djokovic a constaté son élimination dans son canapé. Comme l'Ecossais, le Serbe a été sorti du dernier carré par sa première victime, Nikolay Davydenko. Comme Juan Martin Del Potro, le Russe a largement mérité sa qualification en livrant un match très solide (7-6 [4], 4-6, 6-3) contre Robin Söderling. Les demi-finales opposent donc samedi Roger Federer (n°1) à Nikolay Davydenko (n°6) et Juan Martin Del Potro (n°5) à Robin Söderling (n°8).

Et ce dernier carré illustre les deux qualités majeures pour réussir au Masters : la confiance, comme d'habitude, et la fraîcheur, comme toujours en fin de saison. Roger Federer a fait l'impasse sur la tournée asiatique. Juan Martin Del Potro a peu joué ces deux derniers mois. Robin Söderling s'est ménagé en raison de douleurs à l'épaule. Nikolay Davydenko n'a quasiment pas disputé de tournois lors des six premiers mois de la saison. Et ces quatre hommes sont apparus comme les moins entamés.

Confiance et fraîcheur

Le parcours de Nikolay Davydenko est particulièrement exemplaire. Quand Novak Djokovic a décliné au fil des matches à Londres, le Russe est monté en puissance. Après sa défaite face au Serbe, le 7e mondial a enchaîné deux victoires convaincantes contre Rafael Nadal et Robin Söderling. Face au Suédois, il a encore montré sa vélocité et a réussi à imposer une cadence infernale à son adversaire (23 coups gagnants pour 21 fautes directes) pour riposter au grand coup droit adverse.

Bien sûr, la qualification du finaliste de Roland-Garros avant la rencontre a pesé inconsciemment. Mais Robin Söderling n'a jamais abdiqué pour décrocher la première place du groupe. Au troisième set, il a juste cédé mentalement en encaissant trois jeux blancs consécutifs à partir de 2-2 pour finir par une énorme toile en coup droit sur la balle de match. Est-ce que le Suédois va regretter cette débauche d'énergie la veille de sa demi-finale contre Juan Martin Del Potro ? L'an dernier, Andy Murray en a fait les frais. Est-ce que le Russe va récupérer pour tenter de vaincre pour la première fois le numéro 1 mondial lors de leur 13e confrontation ? La réponse tourne autour de deux valeurs : la confiance et la fraîcheur.


REACTIONS


Nikolay Davydenko (qualifié pour les demi-finales): «Je ne vais pas arriver contre Federer battu d'avance. Je vais jouer du fond du court et courir de gauche à droite. Murray l'a battu souvent en courant de gauche à droite et en ne commettant pas de fautes. Je n'ai pas assez de temps pour récupérer avant la demi-finale. J'ai joué en session de nuit ce soir et je recommence demain à 14h00. C'est la faute de l'ATP.»

Robin Soderling (qualifié pour les demi-finales): «Contre Del Potro ce sera très difficile. Il a un grand service, il tape très bien en coup droit et il joue vite. Il faudra que je joue mieux qu'aujourd'hui pour avoir une chance. Il doit être en confiance après avoir battu Federer. Battre les n°2 (Nadal) et 3 (Djokovic) m'a aussi donné confiance.» (Avec AFP)


Federer : "C'est le jeu"


Roger Federer n'est pas du genre compatissant. Qualifié pour les demi-finales dans une confusion compréhensible, le N.1 mondial estime que Juan Martin Del Potro mérite autant sa place dans le dernier carré qu'Andy Murray, grand perdant du système de calcul complexe pour déterminer les qualifiés.


Vous avez vécu des émotions différentes dans votre carrière, mais face à Juan Martin Del Potro, vous êtes passé à deux points de la disqualification et à un jeu d'éliminer Juan Martin Del Potro. N'était-ce pas une situation curieuse à vivre ?

R.F. : Eh bien ,en fait, je ne me suis concentré que sur ma propre qualification. Je sais que je n'avais pas l'air très bon à 6-2, 4-4 face à Del Potro. Mais je n'ai jamais cessé d'essayer de retrouver mon jeu. Encore et encore. Cela me rappelait beaucoup les deux premiers matches de Round robin que j'ai joués. Je démarrais doucement et n'étais pas favorisé en raison du départ très fort de mes adversaires. J'ai essayé de tenir et ai surtout retrouvé mon service à 5-4 dans la 2e manche. Je savais qu'il ne fallait que je perde en deux sets sous peine de disqualification. C'est pour cela que j'étais très content de décrocher le 2e set. Mais bon, je suis surtout content de m'être qualifié pour les demi-finales plus que de ma défaite.


Del Potro vous a impressionné une fois de plus ?

R.F. : C'est vrai. Mais j'étais tout de même déçu de perdre à la fin face à Juan Martin qui m'avait déjà battu à l'US Open. Pourtant j'ai eu ma chance avec des balles de break dans le 3e set. Lors de ses deux premiers matches, il avait l'air fatigué, mais là il a réussi à élever son niveau de jeu. Il a beaucoup progressé depuis 18 mois. Pour être honnête, je ne pensais pas qu'il allait devenir aussi bon. Avant il jouait davantage comme quelqu'une de petite taille, alors qu'il est très grand. Maintenant, il se sert de cet avantage pour faire la différence. Il sera intéressant de voir comment il évolue. Je ne sais pas où il s'arrêtera... Il n'y a que le ciel pour le freiner en ce moment...


La fin de votre match a été un peu confuse car personne ne savait exactement qui était qualifié. Vous vous saviez sorti d'affaires ?

R.F. : Je ne pensais qu'à gagner mon match en premier lieu. Je n'ai su qu'après que le premier jeu du 3e set m'envoyait en demi-finale. Je savais juste qu'il ne fallait pas que je perde en deux sets. D'où ma joie en fin de 2e manche. Le reste, cette confusion en fin de match, je ne m'en suis pas trop rendu compte. Au filet, j'ai juste demandé à Del Potro s'il était qualifié. Il m'a répondu: "je ne crois pas".


Ne trouvez pas ce système de qualification trop compliqué ?

R.F. : Comme je l'ai déjà dit, il y a des règles et les règles sont les règles. Parfois en votre faveur, parfois non. C'est dur pour Murray qui a été éliminé, j'en suis conscient. Mais c'est le jeu. Le système n'est pas autrement. En même temps, Del Potro a battu le joueur N.1 mondial du moment, donc je considère qu'il mérite sa place en demi-finale. Ce qui est arrivé est très, très rare à ce stade de la compétition. Maintenant, je ne suis pas du genre à calculer...
Eurosport


PROGRAMME DE SAMEDI


A partir de 15h15 (heure française)

Roger Federer (SUI) - Nikolay Davydenko (RUS) : 12-0

A partir de 21h45

Juan Martin Del Potro (ARG) - Robin Soderling (SUE) : 1-1


Après un suspense qui a duré deux heures, Nikolay Davydenko a finalement décroché sa place pour les demi-finales de la Masters Cup pour la 2e année de suite, la 3e fois dans sa carrière, en arrachant sa qualification face à Robin Söderling 7-6, 4-6, 6-3. Le Russe était obligé de l'emporter depuis le succès en début d'après-midi de son rival et tenant du titre, Novak Djokovic, face à Rafael Nadal en deux manches. Il affrontait un adversaire certes déjà qualifié, mais motivé par la perspective d'éviter Federer en demi-finale en terminant en tête du groupe B, objectif pour lequel un set lui suffisait.

Le Russe comme le Suédois traînent un très lourd bilan de 12 défaites en 12 matches contre le N.1 mondial. Soderling n'a donc pas cherché à s'économiser et les deux joueurs se sont livrés un intense duel de fond de court, émaillés quand même d'erreurs, comme dans la plupart des rencontres de ce Masters qui sent la fin de saison. Vu leurs antécédents, Federer avancera sereinement face à Davydenko, même si les références commencent à dater. Leur dernier affrontement, en mai 2008 à Estoril, avait été tronqué par l'abandon du Russe et il faut remonter à il y a deux ans, au Masters de Shanghai, pour trouver la trace d'un match mené à son terme. Il n'empêche que l'énorme ascendant psychologique du N.1 mondial devrait peser de tout son poids. Davydenko a certes fait un parcours solide, en battant notamment Nadal en deux sets, mais il s'est plaint à plusieurs reprises de difficultés respiratoires et on peut se demander s'il tiendra la distance si le match devait se prolonger.

L'autre duel paraît nettement plus indécis. Del Potro a obtenu sa qualification de façon un peu miraculeuse, pour un jeu de différence par rapport à Andy Murray, mais il a dû pour en arriver là réussir l'exploit de battre Federer pour la deuxième fois d'affilée après la finale de l'US Open. Le Suisse a déclaré après le match qu'il ne semblait "pas y avoir de limites" à la progression du jeune Argentin de 21 ans. Soderling, lui, est porté par les événements. Alors qu'il n'aurait même pas participé sans le forfait de l'Américain Andy Roddick, il a réussi deux performances de haut vol en dominant Nadal et Djokovic, éliminant ainsi les 2e et 3e joueurs mondiaux de la Coupe des maîtres. Une trajectoire heureuse qui n'est pas sans rappeler celle de David Nalbandian en 2005 qui remporta le titre avec le statut de remplaçant, déjà face à Federer...
S.P. avec AFP
# 28/11/2009 à 23:34 Nico
RESULTAT 1° DEMI FINALE DE SAMEDI

Davydenko en finale


Après douze défaites consécutives, Nikolay Davydenko a effacé son complexe en battant (6-2, 4-6, 7-5 en 1h55') Roger Federer. En finale, le Russe doit affronter Juan Martin Del Potro ou Robin Söderling.

Sept ans d'attente, douze défaites d'affilée et des tonnes de complexes ont disparu en moins de deux heures. Nikolay Davydenko a enfin vaincu (6-2, 4-6, 7-5) son bourreau, Roger Federer, pour atteindre la finale du Masters. Jo-Wilfried Tsonga et Gilles Simon doivent sourire. Avant le tournoi, les deux Frenchies considéraient le Russe comme le favori. Et le petit bonhomme au crâne dégarni et au sourire timide qui n'affole par les têtes (bien) pensantes du marketing, possède de sérieux arguments et tous les joueurs du circuit le savent.

Sur le jeu, le 7e mondial n'a rien à envier aux meilleurs grâce à sa capacité à imposer une cadence infernale et à prendre la balle très tôt. Sur le physique, son jeu de jambes est un modèle du genre. Et la tête ? C'est bien la seule inconnue face à un joueur comme Roger Federer. Quand vous avez perdu douze fois en douze rencontres, quand vous avez gagné quatre sets sur trente-deux disputés, quand vous attendez depuis sept ans de faire tomber le maître, la fébrilité peut légitimement jouer les trouble-fête. Ajoutez à la recette, une interrogation sur votre état de fraîcheur en raison d'une qualification décrochée la veille à plus de 23 heures, et vous obtenez un doute insidieux.

Davydenko ne craque pas


Comble de l'ironie, c'est le numéro 1 mondial qui va lui apporter quelques certitudes. Roger Federer se charge de lever quelques interrogations lors d'un premier set fantomatique. A Londres, le Suisse la joue diesel depuis le début de la semaine. En quatre matches, il a perdu à quatre reprises le premier set. En demi-finale, il s'est encore incliné dans la première manche et il a même concédé à trois reprises son service en produisant un tennis qui aurait frustré le plus grand maître du zen (40% de premières balles, 12 fautes directes). Le premier break à 1-1 est un modèle du genre : deux doubles fautes et deux erreurs en coup droit. Le deuxième break enfonce le clou avec une double faute et deux fautes directes. Rien ne sort de sa raquette et Nikolay Davydenko agit en excellent joueur de l'ombre. Sans faire de bruit, le Russe court, se bat, impose sa cadence et engrange les fautes.

Mais le passé vous rattrape souvent et au moment de servir à 5-4 dans la deuxième manche, le Russe craque, cède son engagement et le set. Plus le temps passe, plus le numéro 1 mondial retrouve son rythme. A 5-4, Roger Federer mène 0-30 en position idéale pour rééditer son hold-up. Nikolay Davydenko trouve la parade et prend sa chance sur sa seule balle de break au troisième set. Sur une deuxième balle adverse, il frappe un retour gagnant de revers. Il faut tenir et oublier les vieux démons pour sauver une balle d'égalisation à 6-6 grâce à un grand coup droit gagnant croisé. Le 7e mondial a bien tourné la page et peut savourer sa victoire. Comment ? A peine un petit geste de satisfaction et un léger sourire. Nikolay Davydenko préfère s'exprimer dans le jeu.


REACTIONS

Davydenko : «Ça me donne confiance»

Nikolay Davydenko, vainqueur de Roger Federer : «Toute ma famille, tous les gens qui me soutiennent attendaient ce moment. J'avais battu tous les Top 10, sauf Federer. Je ne me prends pas pour le n°1 parce que je l'ai battu, mais ça me donne confiance.»

Roger Federer, battu par le Russe Nikolay Davydenko : «C'est décevant. J'ai de nouveau raté mon départ. C'est ça qui me coûte le match. Après, je me suis senti de mieux en mieux, mais en indoor, on ne sait jamais, ça peut tourner dans un sens ou dans l'autre. Il a été solide pendant tout le match, même si je pense que ce n'était pas le meilleur match que nous ayons joué l'un contre l'autre. Nikolay a le respect des autres joueurs. Cela n'a pas été facile pour lui ces dernières années. Il a été soupçonné d'avoir mal agi, ce qui était injuste. J'ai quand même eu une grande saison. Compte tenu de la densité du tennis, être au sommet, c'est phénoménal.»
lequipe.fr et AFP
# 29/11/2009 à 12:34 Nico
RESULTAT 2° DEMI FINALE DE SAMEDI

Del Potro, le nouveau gringo


Dans le sillage de son aîné David Nalbandian, surnommé "El gringo", Juan Martin Del Potro se qualifie pour finale en dominant (6-7 [1], 6-3, 7-6 [3] en 2h11') Robin Söderling. Pour le titre, l'Argentin retrouvera dimanche à 15h30 Nikolay Davydenko.

L'homme fort, c'est lui. A 21 ans, « El Pibe de Tandil » a bien grandi et le grand Juan Martin Del Potro rejoint Nikolay Davydenko en finale après un énorme bras de fer remporté (6-7 [1], 6-3, 7-6 [3] en 2h11') contre Robin Söderling. Comme les grands, l'Argentin choisit déjà ses événements. Après sa victoire à l'US Open , il retrouve à Londres un niveau de jeu à la hauteur de son talent et son mental colore son avenir.

Dans le sillage de David Nalbandian, surnommé « El gringo » et dernier vainqueur albiceleste du Masters en 2005, le 5e mondial a bien pris une autre dimension. Il n'est pas qu'un grand gaillard de 1,98 m qui balance des aces comme les feuilles tombent en automne. Face à son double à l'énorme service (18 aces) et au grand coup droit (38 coups gagnants), Juan Martin Del Potro a montré ses qualités mentales et physiques. Le grand échalas se déplace bien, même très bien pour sa taille.

Del Potro, plus régulier et plus mobile

Ses jeunes années autour d'un ballon de foot ou de basket lui offrent une vivacité, supérieure au Suédois. A l'échange, le protégé de Franco Davin a réussi à faire craquer l'élève de Magnus Norman et s'est montré beaucoup plus régulier (23 fautes directes contre 41). Surtout il a dépassé sa frustration. Après avoir dominé le premier set sans convertir ses quatre balles de break, il se troue littéralement au tie-break en commettant cinq fautes d'affilée pour offrir la manche à Robin Söderling. Il soliloque, s'énerve et refait toute l'histoire de la littérature argentine en voyant défiler les aces sur les points importants.

Après 1h16' de jeu, il trouve enfin la faille et réalise le premier break de la rencontre avant de conclure sur son engagement. Mais ses travaux d'Hercule se poursuivent au troisième set. Mené 4-2, il débreake dans la foulée pour réciter une nouvelle leçon au jeu décisif. Comme tous les bons élèves, il ne commet pas deux fois les mêmes erreurs. Le premier point du tie-break donne le ton. Sur le service de Robin Söderling, il gagne une énorme bras de fer et termine l'échange de 24 frappes sur un revers gagnant. Il enchaîne et conclut sur un 13e ace. Comme toujours, il se signe, lève les yeux au ciel pour dédier sa victoire à sa jeune soeur disparue puis il exulte. En 2005, « El gringo », l'original, s'est imposé en revenant précipitamment d'une partie de pêche. Quatre ans plus tard, le nouveau « gringo » ne pêche que du gros sans précipitation.


REACTIONS

Juan Martin Del Potro (ARG, qualifié pour la finale)
: «C'était un match très dur, très serré. Nous avons joué des points incroyables. Davydenko (son adversaire en finale) est très rapide et il joue bien sur ce genre de surface. Mais si je joue bien j'ai ma chance. Au début de la semaine, je jouais mal, mais maintenant je me sens mieux. Je suis en confiance, comme à New York (quand il a gagné l'US Open en septembre)»

Robin Soderling (SUE, battu en demi-finale par Del Potro): «J'aurais peut-être pu mieux jouer les points importants et mieux saisir mes occasions, mais dans l'ensemble je ne pouvais pas faire grand chose de plus. Il a simplement joué un peu mieux que moi.»
lequipe.fr avec AFP


FINALE DE DIMANCHE : A PARTIR DE 15H30


Une finale inédite

Dimanche, un nouveau joueur du Top 10 remportera la Masters Cup à Londres : Nikolay Davydenko, finaliste l'an passé et tombeur de Roger Federer en demi-finale, ou Juan Martin Del Potro, récent vainqueur de l'US Open face au N.1 mondal.

Nikolay Davydenko et Juan Martin Del Potro, les deux joueurs qui ont réussi l'exploit de battre cette semaine le N.1 mondial Roger Federer, s'affronteront en finale du Masters dimanche à Londres. L'Argentin, vainqueur en demi-finale du Suédois Robin Soderling en trois sets 6-7 (1/7), 6-3, 7-6 (7/3), s'était imposé face au Suisse jeudi dans le dernier match de groupe. Le Russe l'a imité samedi (6-2, 4-6, 7-5), de façon beaucoup plus inattendue. Car, si Del Potro connaissait la saveur d'une victoire sur Federer depuis la finale de l'US Open en septembre, Davydenko désespérait d'y goûter après avoir subi sa loi douze fois en autant de confrontations.

La présence de ces deux hommes en finale est une demi-surprise, ne serait-ce que parce que Federer avait été présent dans cinq des six dernières (de 2003 à 2007) et avait joué les quatre finales de Grand Chelem de l'année. Mais elle consacre des valeurs sûres du circuit et des joueurs en pleine confiance. Davydenko, battu en finale l'année dernière par Novak Djokovic, est un habitué de l'épreuve, qu'il dispute pour la cinquième fois d'affilée. En triomphant enfin de Federer, il a réussi une prouesse qui vaut presque une victoire finale et qui peut lui donner le sentiment à double tranchant que le plus dur est derrière lui.

Del Potro, N.4 mondial ?


La finale opposera deux joueurs très différents par la morphologie (1,98 m pour l'Argentin contre 1,77 m), mais l'opposition de style ne sera que relative. Les deux hommes sont des adeptes du jeu de fond de court, avec l'avantage de la puissance pour Del Potro et celui de la vitesse pour Davydenko. Il faut s'attendre à des échanges menés à une cadence infernale entre deux adversaires qui se connaissent assez peu, ne s'étant rencontrés que trois fois (2-1 pour Davydenko).

Les demi-finales ont été toutes les deux très serrées. Après avoir si souvent eu le dessous dans le combat psychologique, au point de souffrir d'un véritable complexe contre le Suisse, Davydenko a trouvé des ressources mentales insoupçonnées alors que l'éternel scenario semblait devoir se reproduire. En effet Federer, après un début de match raté, avait retourné la situation et se préparait à porter l'estocade dans le troisième set. Mais c'est le Russe qui a eu les nerfs les plus solides et a réussi le break décisif à 5-5. Dans la soirée, Del Potro a globalement dominé les débats, mais a laissé échapper la première manche dans un très mauvais tie-break (7/1). Il avait manqué quatre balles de break dans le courant du set.

Après avoir logiquement égalisé en profitant des fautes de son adversaire, mais en réussissant lui aussi quelques coups somptueux, notamment un passing sur la ligne au bout d'une course désespérée, le Sud-Américain s'est fait breaker sur la première occasion obtenue par le Suédois depuis le début du match. Mené 4 à 2, il ne s'est pas affolé, a recollé au score immédiatement, pour conclure dans le tie-break final sur son douzième ace. Del Potro s'est installé parmi les cadors en gagnant à l'US Open. Il avait été plutôt discret depuis, en partie à cause de petits problèmes physiques, mais son énorme potentiel n'est plus contesté par personne. Il pourrait même ravir la 4e place mondiale à Andy Murray en cas de victoire à Londres... Il est en tout cas le le 3e Argentin à rallier la finale des maîtres après David Nalbandian en 2005 et Guillermo Vilas en 1974. Ses deux compatriotes ont à chaque fois été vainqueurs ces années-là.
Eurosport - AFP
# 29/11/2009 à 15:54 Nico
Voici le dernier blog de Rafa et ses réponses aux questions posées pendant la Masters Cup de Londres !


Londres était fabuleux, mais malheureusement pas mon tennis


Bonjour et au revoir à tout le monde.

On dirait que le blog que j'ai fait ici ne m'apporte pas le bonheur comme dans les précédents ... Je suis en route d'ores et déjà pour la maison et j'ai pensé que j'avais besoin d'écrire ce blog avant de quitter Londres.

J'ai été traité incroyablement bien par tous. Par vous les fans, par l'ATP, les organisateurs du tournoi, les gens de l'hôtel. Tout ici a été fabuleux à l'exception de ma performance et de mes matches. J'ai essayé mais n’ai pas trouvé mon jeu et je suis donc rentré à la maison, triste de ne pas avoir bien joué, mais calme car je sais que j'ai essayé. J'ai besoin de continuer à travailler.

Quand j'ai dit à la conférence de presse que j'avais besoin de réinitialiser, je voulais dire que j'ai besoin de jouer d'abord la Coupe Davis la semaine prochaine et ensuite reprendre immédiatement l’entraînement et commencer à réfléchir sur ce que j'ai à faire pour revenir au top de mon jeu .

Comme je l’ai dit c'était un vrai plaisir d'être ici à Londres et je tiens à remercier les personnes qui me permettent d'écrire ici. Je suis un joueur de tennis, pas un écrivain, j'espère que vous comprenez tous.

Je saisis également l'occasion pour souhaiter à tous déjà de bonnes vacances (je ne vais pas en avoir), un Joyeux Noël et un bon Nouvel-An. Je sais qu'il est tôt, mais je n'aurai pas la chance de le réécrire ici d’ici là ... :-)

Un grand merci encore et je suis vraiment impatient d'être de retour ici au début de l'été !

Bien à vous

Rafa



J'étais assis tout près de votre oncle Toni et j’ai remarqué qu'il vous a donné beaucoup d'encouragement lors de votre match. Quelle est son importance et celui de l'appui de vos fans pour votre moral quand vous jouez ?
Vanesha

RN: Très, très important !


Cher Rafa
Vous avez dit que vous ne pensez pas que vous alliez jouer jusqu'à 30 ans. Est-ce parce que vous ne pensez pas que votre corps tiendra de nombreuses années ou bien parce que vous ne pourriez pas pu maintenir la concentration et l’intérêt ?
Love, Emma

RN: J'ai dit que je ne suis pas sûr ... pas que je ne veux pas. J'espère que je le ferai.


Bonjour Rafa, prévoyez-vous un autre événement de charité avec Iker Casillas cette année ? Il y a beaucoup de plaisir pour une telle grande cause.
Love Emily

RN: Non, il semble que nous ne le ferons plus cette année.


Avez-vous jamais rêvé de quelque chose la nuit qui s'est passé le lendemain, comme une prémonition ?
Alicia, en Chine.

RN: Oui, cela arrive parfois. Étrange, n'est-ce pas ?



Cher Rafa,
En tant que fan de longue date, je vous ai vu gagner et perdre beaucoup de matchs mais avez-vous eus des larmes aux yeux dans le vestiaire après avoir perdu un match important ?
Muchos besos de Amberers Chloé xXx

RN: Oui. Et aussi après une victoire. Mais pas souvent.


Hola Rafael. Seulement une note plus légère, les serviettes n'ont pas l'air mal du tout. En avez-vous recueilli une pour un souvenir ou pour vos amis ? :) :-)
Mary (Australie)

RN: Non.


Salut Rafa !!
Quelles sont vos réflexions sur la main de Thierry Henry lors du match France Irlande ?
JoAnn Chu

RN: Je préfère ne pas faire de commentaires sur ce point. Merci
# 29/11/2009 à 22:40 Nico
Banco pour Davydenko

A 28 ans, Nikolay Davydenko voit enfin ses efforts récompensés par un grand titre. Le Russe s'est montré impérial pour battre (6-3, 6-4) l'Argentin Juan Martin Del Potro en finale.

La vitesse a battu la puissance. La vivacité a battu la force. Nikolay Davydenko a battu (6-3, 6-4 en 1h24') Juan Martin Del Potro pour décrocher le premier grand titre de sa carrière à 28 ans. Et ce n'est pas une surprise. Ses collègues l'avaient prédit. Jo-Wilfried Tsonga et Gilles Simon l'avaient désigné favori après Bercy. Eux, il savent. Ils connaissent les qualités du Russe : sa vitesse de déplacement, ses prises de balle précoces, sa cadence infernale du fond de court. En cette fin de saison, il a ajouté la confiance et par ricochet, l'audace. Avec sa première victoire en treize confrontations contre Roger Federer en demi-finales, le 7e mondial, futur 6e, a perdu un point de faible capital : la fébrilité.

En confiance, Nikolay Davydenko s'apparente à un Jokari. Plus Juan Martin Del Potro frappe, plus la balle revient vite et à l'échange, il ne gagne jamais. Visiblement émoussé par son long combat de la veille terminé à plus de 23 heures, l'Argentin ne trouve pas la faille. Il faut toujours se méfier d'un plus petit que soi... Avec ses 21 centimètres de moins, le Russe contre, relance très bien et propose une visite guidée de l'O2 Arena. Droite-gauche, gauche-droite, la Tour de Tandil a perdu le sens de l'orientation et force. Frustré par son manque de solution, le 5e mondial oublie vite ses fondamentaux. Une faute de pied prend des proportions aussi grandes que sa pointure et le break arrive dès le quatrième jeu.

Davydenko, rapide, solide et véloce

Nikolay Davydenko dirige les échanges dans le court. Juan Martin Del Potro subit et reste deux mètres derrière sa ligne de fond de court. En champion, l'Argentin se fait violence, réduit ses fautes, mais il ne prend jamais le contrôle. Même ses trois balles de break ne peuvent offrir des regrets. Le Russe les sauve avec trois points gagnants. Et son deuxième break à 4-4 au deuxième set résume son ascendant : un revers gagnant croisé, un coup droit gagnant décroisé et un passing gagnant.

En moins d'une heure et demie, il a donné un cours de physique en démontrant la formule vitesse/puissance et un cours de géométrie en dessinant tous les contours du court. Pour le cours de yoga et de sophrologie, il suffit de regarder son dernier jeu conclu en beauté. Lors de la remise des prix, il s'est même offert un cours d'humour en proposant aux anglais de changer le gazon de Wimbledon en dur. Avec une seule défaite contre Novak Djokovic en poules et deux victoires probantes sur les n°1 et n°2 mondiaux, le petit bonhomme au crâne dégarni est bien le grand monsieur de cette semaine. A 28 ans, Nikolay Davydenko est bien le joueur le plus mésestimé du circuit. Enfin surtout par les sponsors. Ses collègues savent. Et désormais, il sait aussi qu'il peut gagner un grand tournoi. S.D.


REACTIONS


Nikolay Davydenko, vainqueur de Juan Martin Del Potro et du tournoi : «Battre Federer, c'était bien, mais un titre c'est différent. Je suis surpris d'avoir gagné 6-3, 6-4 en 1h 20'. J'ai été à 100% concentré depuis le début. Voir mon nom sur le trophée aux côtés de ceux de Federer et Sampras, c'est extraordinaire. J'espère être plus connu en Russie maintenant. Quand j'ai joué contre Safin à Moscou, j'ai été déçu de voir que 80% des gens étaient pour lui.»

Juan Martin Del Potro, battu par le Russe Nikolay Davydenko : «Le tournoi a un grand champion avec Nikolay. Il a joué un tennis incroyable, bien meilleur que le mien. Il est très fort, il va vite, il joue comme une PlayStation. C'est très difficile de faire un point contre lui. Il faut que je continue à travailler. J'ai encore beaucoup de choses à améliorer : mon service, mon coup droit, ma volée.» (AFP)


Le Top 10 final


A l'issue de la Masters Cup, dernière épreuve de la saison, Roger Federer termine l'année 2009 à la première place mondiale, reprenant le pouvoir après une année de vacance. Battu en finale dimanche à Londres, Juan Martin Del Potro rate l'occasion de grimper à la 4e place.

LE TOP 10 2009


1. Roger Federer (Sui)
2. Rafael Nadal (Esp)
3. Novak Djokovic (Ser)
4. Andy Murray (GB)
5. Juan Martin Del Potro (Arg)
6. Nikolay Davydenko (Rus)
7. Andy Roddick (EU)
8. Robin Soderling (Sue)
9. Fernando Verdasco (Esp)
10. Jo-Wilfried Tsonga (Fra)
# 30/11/2009 à 16:19 Nico
La concurrence pousse

La finale du Masters symbolise bien l'ouverture. Le Maître se nomme Nikolay Davydenko et son dauphin, Juan Martin Del Potro. Roger Federer et Rafael Nadal ne se livrent plus un simple mano a mano, la concurrence pousse.

Une concurrence décomplexée


C'est un temps que les moins de vingt ans doivent bien connaître... Le temps où Roger Federer et Rafael Nadal rentraient sur le terrain avec un ascendant psychologique immense sur leurs principaux adversaires. Le temps où les deux champions avaient la mainmise sur le circuit. Les temps ont changé. Roger Federer et Rafael Nadal demeurent les ténors avec trois titres du Grand Chelem à eux deux, mais le choeur se fait entendre de plus en plus fort à l'image de Novak Djokovic, Andy Murray, Juan Martin Del Potro ou Nikolay Davydenko. Pour la première fois, Roger Federer a chuté contre Juan Martin Del Potro en finale de l'US Open après six succès, contre Nikolay Davydenko au Masters après douze victoires, Julien Benneteau après deux victoires ou Jo-Wilfried Tsonga après une victoire. Novak Djokovic l'a battu à trois reprises en cinq confrontations en 2009. Pour Rafael Nadal, les écarts se réduisent également à l'instar de ses trois défaites consécutives contre Juan Martin Del Potro ou de ses deux échecs d'affilée contre Nikolay Davydenko.

Des chiffres évocateurs


Le Suisse et l'Espagnol enregistrent un pourcentage victoires/défaites inférieur à l'année précédente : 79,22% en 2009 contre 80,72% en 2008, 88,46% en 2007, 94,84% en 2006 et 95,29% en 2005 pour Federer et 82,05% en 2009, 88,17% en 2008, 73,95% en 2007, 83,33% en 2006, 88 ,50% en 2005 pour Nadal. Il faut bien sûr relativiser ces pourcentages car les deux champions se focalisent davantage sur les grands événements. Mais ils perdent plus. Par conséquent, les deux champions s'affrontent moins. En 2009, ils se sont partagé leurs deux seules rencontres (4 matches en 2008, 5 en 2007 et 6 en 2006).

Les trois «grâces» de l'année


Les chefs d'oeuvre de l'année sont aussi symboliques de la grande ouverture. Si Roger Federer et Rafael Nadal sont souvent les protagonistes des meilleurs matches, ils partagent désormais l'affiche avec d'autres. A Melbourne, la demi-finale entre Fernando Verdasco et Rafael Nadal a atteint des sommets. Après 5h14' d'un combat héroïque, le plus long de l'histoire de l'Open d'Australie, le Majorquin domine (6-7 [4], 6-4, 7-6 [2], 6-7 [1], 6-4) le Madrilène dans un match d'une intensité ahurissante. Dans les tribunes, le grand Rod Laver n'a pu décoller de sa chaise et avalé en vitesse un fish and chips pour ne pas en louper une miette. Le numéro 2 mondial se trouve également impliqué dans ce top 3 lors d'une autre demi-finale. C'est à Madrid face à Novak Djokovic. Après avoir sauvé trois balles de match et livré un bras de fer dantesque de 4h02', Rafael Nadal élimine (3-6, 7-6 [5], 7-6 [9]) le Serbe dans une Caja magica en transes. Le must demeure la finale de Wimbledon remportée (5-7, 7-6 [6], 7-6 [5], 3-6, 16-14 en 4h16') par Roger Federer contre Andy Roddick. Pas forcément par son niveau de jeu mais par son intensité et sa dramaturgie, ce match reste dans toutes les mémoires et dans l'histoire avec quinze titres du Grand Chelem pour le Suisse. Dans un pays qui n'aime que les winners, l'Américain est entré dans le coeur de ses concitoyens et a été accueilli en héros. S.D.
# 01/12/2009 à 10:36 Nico
Davydenko, jovial opportuniste

Oubliez Marat Safin et Yevgueny Kafelnikov, oubliez surtout les enquêtes de l'ATP à l'encontre d'un joueur accusé sans preuve de tricherie, et ne retenez qu'un nom à l'horizon de la Toundra : Nikolay Davydenko. A 28 ans, le Russe le mieux classé depuis quatre ans, vit une véritable consécration.

Nikolay Davydenko n'a rien fait pour être une star du tennis russe. Né en Ukraine dans la sévère bourgade de Severodonezk, il est ensuite parti en Allemagne et n'a obtenu la nationalité russe qu'à l'âge de 18 ans avant de s'y installer plus tard, à Volvograd. Qui plus est, il ne doit sa passion pour le tennis qu'à une histoire familiale. C'est son frère Eduard, grand amateur et joueur de tennis, qui lui a progressivement transmise. Nikolay l'a suivi sur les courts et c'est lui qui est devenu son coach en 1992. Il avait 12 ans et travaillait dur non pas pour briller dans les salons du Hall of Fame mais simplement pour gagner sa vie, et bien si possible. Mais dans la Russie postsoviétique, il faut savoir quitter et reprendre les sentiers battus pour recevoir la gloire sonnante et trébuchante qui sied aux héros.

Davydenko a pu ainsi observer le parcours des deux icônes de son sport Yevgueny Kafelnikov et Marat Safin. Le premier, né à Sotchi, a eu le mérité de survivre à l'inertie de la fin de l'U.R.S.S. pour devenir le premier Russe N.1 mondial et vainqueur d'un titre du Grand Chelem (Roland-Garros 1996 puis Open d'Australie 2000). Entre la mer noire, New York et Moscou, Yevgueny a construit sa carrière sans rompre les liens avec la capitale russe. Idem pour un certain Marat Safin. Basés dans cette ville, les Safin sont comme Kafelnikov dans la nébuleuse du Spartak, l'épicentre de l'élite sportive russe, sans y être totalement attaché. C'est pourtant après un exil en Espagne que le diamant Safin (vainqueur à l'US Open 2000 et Open d'Australie 2005) a poli son tennis.

Le Tsar du Ping-Pong et joueur Playstation

Kafelnikov et Safin incarnent une étrange intelligentsia du tennis russe. Entre des carrières professionnelles riches en hauts mais aussi en bas. Des parcours aboutis mais traversés de doutes. Derrière ces deux icônes fragiles, la silhouette de Nikolay Davydenko a longtemps paru frêle, voire insignifiante. Ces idoles d'adolescent laborieux, ce ne sont pas des Russes, mais Ivan Lendl et Yannick Noah, apprend-on auprès de l'ATP. Le glacial et le bouillant. Lui jouera le tiède pendant longtemps. Un tiède qui asphyxie ses adversaires, mais un joueur tiède et flou. Quand certains paparazzi s'amusaient à prendre en photo les très people Safin et Kafelnikov à côté du "Petit Taïwanais" (Little Taiwanese, alias Alimzhan Tokhtakhounov pour les intimes) lors d'un scandale liant mafia et patinage artistique, Davydenko a vécu un petit enfer flou après une longue enquête de l'ATP sur une affaire de paris autour d'un match à Sopot. Moins glamour.

Depuis 2005, date du dernier titre en Grand Chelem pour un Russe (Safin à Melbourne), ce bonhomme de 1m78 et de moins de 70 kg, est le représentant de son pays le mieux classé (5e en 2005, 3e en 2006, 4e en 2007, 5e en 2008, 6e en 2009). En 2009, Nikolay a même vécu une transformation notable. Longtemps blessé (talon puis cuisse), il a retrouvé son meilleur niveau de jeu en une moitié de saison. Lui qui ne pensait même pas finir dans le top 10, il a remporté le premier titre majeur de sa carrière. Quand ses déclarations le faisaient passer pour un gagne-petit sans passion, on a progressivement découvert un joueur décontracté, heureux de faire son métier et au franc-parler amusant, ce qui ne gâche rien.

Marié, comblé


Cette histoire de match truqué, dont il a finalement été blanchi pour défaut de preuve, lui a peut-être permis de se libérer. Plus d'un an et demi après l'affaire, le tennis mécanique du Russe refleurit. Il avait calé quatre fois en demi-finales de Grand Chelem (deux fois Roland-Garros, deux fois l'US Open), il a remporté son premier titre important en débloquant un peu ses vieilles habitudes, en se projetant vers l'avant plus souvent. Une constante depuis quelques mois. A Londres, Davydenko a prouvé qu'il pouvait aller au bout d'un tournoi majeur en deux sets gagnants. Opportuniste, il a choisi de jouer au tennis pour y faire carrière. Opportuniste, il sait désormais qu'il peut même y laisser une trace plus profonde dans l'histoire de son sport.

Longtemps symbole du tennis "ping-pong", axé sur un jeu ultra-rapide, fait de prise de balles précoces du fond de court, le Russe met désormais sa vitesse au service de sa progression dans le court. Juan Martin Del Potro, qui sait de quoi il parle en matière de jeu stéréotypé, quasi-mécanique, l'a comparé à un avatar de "Playstation" après sa défaite dimanche. Il y a un an, cela aurait pu ressembler à une caricature. Aujourd'hui, cela ne traduit plus la nouvelle dimension prise par Nikolay. Mari heureux, joueur comblé, voire "étonné" de rentrer dans l'histoire du Masters, n'est plus le stakhanoviste que l'on croyait : "Depuis deux ans, je ne m'entraîne pas tellement, juste deux heures par jour. On m'a dit qu'à Arsenal, ils ne s'entraînent qu'une heure par jour. J'aimerais bien être un joueur de foot". Oubliez les frasques de Safin et les mises de Kafelnikov au poker, le tennis russe d'aujourd'hui, c'est la jovialité de Davydenko.

NIKOLAY DAVYDENKO EN BREF:


Né le 2 juin 1981 à Severodonezk (Ukraine)
Réside à Volgograd
Professionnel depuis 1999.
Taille: 1,78 m.
Droitier, revers à deux mains.
PALMARÈS: Titres: 19, dont 5 cette année (Hambourg, Umag, Kuala Lumpur, Shanghai, Masters)

En Grand Chelem: 4 demi-finales: Roland-Garros (2005, 2007), US Open (2006, 2007)
Masters: 1 victoire (2009), 1 finale (2008)
Coupe Davis: 1 victoire (2006)
Classement ATP actuel: 6e mondial (dès lundi)
Meilleur classement: 3e mondial (novembre 2006)
Gains en carrière: environ 13 millions de dollars.
J.C.
# 01/12/2009 à 10:38 Nico
Federer/Nadal : destins croisés

Les cinq premiers mois sont nadaliens et les cinq suivants sont federesques. Le Suisse et l'Espagnol ont vécu des destins croisés avec un point central : le tournoi de Madrid. L'un a retrouvé confiance et l'autre a hypothéqué son physique en forçant sur ses genoux douloureux. Les deux hommes trustent quand même trois titres du Grand Chelem.

A chacun ses doutes


Numéro 2 mondial en début de saison, Roger Federer a essuyé des larmes de frustration en finale de l'Open d'Australie et des interrogations sur sa capacité à terrasser Rafael Nadal. Comme les albums de Martine, les «Federer et l'urgence d'un coach », «Federer et le complexe Nadal », « Federer ne fait plus peur » ont fait fureur. Au comble de l'agacement, il craque et fracasse même une raquette lors de sa défaite (3-6, 6-2, 6-3) en demi-finale contre Novak Djokovic à Miami. Pour Rafael Nadal, le cathédrale s'effondre à Roland-Garros avec une première défaite Porte d'Auteuil. Le Majorquin vit un calvaire sur le central acquis à la cause de Robin Söderling et il repart en larmes à Majorque avec une défaite (6-2, 6-7 [2], 6-4, 7-6 [2]) en huitièmes de finale. Il ne dit rien, mais ses genoux le font souffrir. L'inquiétude se traduit par une conférence de presse improvisée au All England Lawn Tennis Club où l'Espagnol annonce son forfait. Il ne reprend la compétition qu'à Montréal en août. Entre-temps, il a perdu son titre à Wimbledon et sa première place mondiale. Mais ses soucis de santé ne sont pas terminés et s'accompagnent d'une douleur personnelle avec le divorce de ses parents. Son été est dur, très dur. Comme toujours, il ne dit rien, mais il s'est blessé aux abdominaux contre Petzschner à Montréal. Il poursuit dans la souffrance la tournée américaine qui se conclut par une demi-finale à l'US Open et une petite déchirure aux abdos... Il enchaîne les défaites, perd confiance et inversement.

Madrid, le tournant


Le 17 mai vers 18 heures dans la Caja Magica, son année bascule. Son 14e titre en Masters en 1000 (15 au total) relève de l'anecdote. Mais battre (6-4, 6-4) Rafael Nadal sur terre battue en finale, cela représente beaucoup dans son capital confiance : « C'est une source d'inspiration et de motivation, lance alors le champion. Je crois toujours en mes chances à Roland-Garros et j'y croirais jusqu'à ma dernière année de carrière.» Il ne croit pas si bien dire. Rafael Nadal vient de perdre gros, il est allé trop loin et ses genoux ont cédé. L'Espagnol ne voulait pas disputer le tournoi, il n'a pas osé faire l'impasse sur un Masters 1000 dans son pays et en demi-finale, il est allé au bout de ses forces pour vaincre Novak Djokovic après une demi-finale d'anthologie. Mais le coeur ne suffit pas...

Le passé, le présent et l'avenir


Cette saison, Roger Federer est passé par toutes les émotions pour vivre l'année de tous les bonheurs : mariage en mai, papa de jumelles le 23 juillet et quatre finales de Grand Chelem ponctuées par deux titres. A Roland-Garros, Roger Federer remporte le seul Grand Chelem qui manque à son palmarès et rejoint Andre Agassi, vainqueur de Grand Chelem sur toutes les surfaces. Sur sa lancée, il décroche son 6e titre à Wimbledon et bat le record de Grand Chelem (15) de Pete Sampras après un combat épique (5-7, 7-6 [6], 7-6 [5], 3-6, 16-14 en 4h16') contre Andy Roddick. Puis le champion célèbre sa paternité par un titre à Cincinnati et passe à un fil de gagner l'US Open. La fin de saison s'avère plus laborieuse. Après tous les bonheurs, il lui faut de nouveaux challenges et raviver la flamme. Rafael Nadal vit la même situation que Roger Federer début 2009. Les interrogations pleuvent sur lui : « Peut-il retrouver son niveau ? », « N'a-t-il pas trop tiré sur son physique ? », etc. Comme son aîné, il ne devrait pas tarder à donner une réponse cinglante. Un champion n'oublie jamais le goût des victoires. S.D.
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