MONTE CARLO 2010

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# 11/04/2010 à 12:41 Nico
Nadal en reconquête

Rafael Nadal débute une phase capitale de sa saison. Avec trois titres ATP et une finale à défendre, l'Espagnol joue gros dès Monte-Carlo. S'il vise un historique 6e titre de suite sur le Rocher, le quadruple vainqueur de Roland-Garros a 3680 à défendre sur terre battue... Pas une mince affaire.

Le Masters de Monte-Carlo arrive-t-il à pic pour Rafael Nadal ? Tout porte à croire que oui. D'accord, il n'a pas remporté de titre depuis plus de 13 tournois, mais l'Espagnol retrouve sa surface fétiche, faite de terre et de brique pilée. Une terre promise qu'il retouche enfin du doigt après une année de galère dûe à une sale tendinite aux genoux. Si sa hargne est toujours là, ses déplacements et ses coups font moins mal qu'auparavant. Raison pour laquelle le N.3 mondial n'a plus remporté un titre depuis le 3 mai 2009 à Rome, la plus longue disette depuis son arrivée au sommet en 2005.

"C'est un tournoi spécial pour moi", dit Nadal au sujet de son bac à sable préféré. Il y a de quoi... Avant lui, aucun joueur n'avait gagné le tournoi plus de trois fois. Lui l'a remporté cinq années de suite, série en cours. Il y a deux ans, Monte-Carlo lui avait permis de terminer une période de neuf mois sans trophée. Cette année, l'objectif sera le même, pour décrocher un sixième titre d'affilée et inaugurer avec prestance son deuxième grand chantier du printemps: la reconquête de Roland-Garros.

Monte-Carlo lui sert traditionnellement de camp de base avancé pour partir à l'assaut du Grand Chelem parisien. Le plan a parfaitement fonctionné pendant quatre ans, jusqu'à l'année 2009 où Nadal a perdu son titre à Paris, point de départ d'un second semestre compliqué où il a aussi perdu Wimbledon et sa place de N.1 mondial au profit de Roger Federer. Ce dernier n'a pas fait le déplacement sur le Rocher, profitant du fait que Monte-Carlo n'est plus une étape obligatoire dans le calendrier, afin de se préserver pour la suite.
Eurosport - S.P avec AFP


Tsonga n'est pas verni


Jo-Wilfried Tsonga n'a pas été gâté samedi par le tirage au sort du tournoi de Monte-Carlo. Le Manceau, exempté de premier tour, pourrait rencontrer rapidement aux tours suivants les Espagnols Nicolas Almagro et Juan Carlos Ferrero, ancien n°1 mondial, avant un possible quart de finale choc face au quintuple tenant du titre Rafael Nadal. Pour une première participation au tournoi monégasque, Tsonga, qui entamera à cette occasion sa saison sur terre battue, aura donc fort à faire.

Les autres Français n'ont pas non plus été épargnés. Richard Gasquet et Julien Benneteau rencontrent des sualifiés au premier tour et pourraient ensuite affronter Tomas Berdych et Fernando Verdasco. Florent Serra, qui dispute ce samedi une demi-finale à Casablanca, retrouve son compatriote Stéphane Robert dès le premier tour avec, comme enjeu, un duel avec Novak Djokovic, n°2 mondial et finaliste sortant.

Michaël Llodra est lui opposé à l'Italien Fabio Fognini avant un deuxième tour potentiel face à Ivan Ljubicic. Jérémy Chardy affronte un qualifié avec la perspective de se mesurer à l'Espagnol David Ferrer. Enfin, Paul-Henri Mathieu hérite d'entrée de l'Autrichien Jürgen Melzer.
lequipe.fr


PROGRAMME DE DIMANCHE

Court central :

A partir de 11h00 :

Igor Andreev (RUS) - Simone Bolelli (ITA)
Arnaud Clément (FRA) - Andrey Golubev (KAZ) (qualifications)
Olivier Rochus (BEL) - Andreas Seppi (ITA)
Bernard Tomic (AUS) - Benjamin Becker (ALL)


Court des Princes :

A partir de 11h00

Deux matches des qualifications
Michael Berrer (ALL) - Evgeny Koroloev (KAZ)
# 12/04/2010 à 00:02 Nico
RESULTATS DE DIMANCHE

Berrer - Korolev 6-1,6-4

Seppi - Rochus 7-6(7/3),0-0

Andreev - Bolelli 6-3,6-4


Un tournoi à enjeux

Le Masters 1000 de Monte-Carlo ouvre une période haletante vers Roland-Garros. Les premières réponses sur Nadal, Djokovic, Murray et Tsonga tomberont en effet ces prochains jours.


Nadal a besoin du titre

Rafael Nadal est le boss incontesté à Monte-Carlo. Vainqueur des cinq dernières éditions, il vise plus qu'une sixième couronne cette saison. S'il revient sur les terres de ses exploits avec la confiance qui va avec, il relance aussi une période qui avait vu ses genoux exploser en plein vol en 2009 par un enchaînement d'ogre. Il débute donc un pari physique : comment supportera-t-il cette nouvelle cadence infernale avec Monte-Carlo, Barcelone, Rome et Madrid avant Roland-Garros ?

Le Majorquin lance aussi une opération reconquête de confiance. Bien meilleur dans le jeu lors de la tournée américaine, notamment en coup droit, semblant très affûté, il a cédé deux fois en demies sur un manque de confiance. Implacable il y a encore peu sur les points importants, il a calé ces derniers temps. Face à Ljubicic à Indian Wells, il a même complètement craqué mentalement alors qu'il avait le match en mains. L'Espagnol a un besoin urgent d'un titre, après une disette de onze mois. «C'est toujours spécial pour moi de revenir sur terre battue. (...) Il y a le souvenir de tous les tournois que j'ai gagnés dans le passé. C'est toujours un plaisir. Les entraînements ici ont été très bons. Et puis je jouais déjà bien aux USA», a-t-il confié dans le journal L'Equipe dimanche.


Les énigmes Djokovic et Murray

Nadal favori mais Nadal tête de série n°2 car le n°1 cette semaine est Novak Djokovic. Sur le papier, le Serbe est le plus grand obstacle pour l'Espagnol. Finaliste en 2009, rival sur toute la préparation à Roland-Garros avec une demi-finale mythique à Madrid : le Serbe devrait être le deuxième homme à battre. Oui, mais le Djoker a du mal. Certes il a gagné à Dubaï et enfin décroché cette place de dauphin. Mais son jeu est en chantier et sa tête aussi. Ayant décidé, sur les conseils de Todd Martin, de changer son geste au service, le Serbe, qui aura des tonnes de points à défendre, enchaîne les double-fautes et les échecs. Un coup qui va mal et c'est tout son jeu qui prend. Eliminé en huitièmes à Indian Wells et au deuxième tour à Miami, il est en plein doute.

Parmi les cadors en souffrance, il faut ajouter Andy Murray qui est l'ombre de lui-même depuis des mois. Peine de coeur, jeu à l'arrêt, l'Ecossais finaliste à Melbourne doit se reprendre, même sur une surface qu'il maîtrise encore mal. Parmi les outsiders, il faudra évidemment se méfier de Fernando Verdasco mais aussi, pourquoi pas, d'Andreev et Nalbandian.


Tsonga au défi


Dans le camp tricolore, les meilleures chances d'exploit seront dans la raquette de Jo-Wilfried Tsonga. En l'absence de Gaël Monfils, il voudra démontrer qu'il a raison d'être ambitieux sur terre battue. Il l'a dit et répété : il veut faire un gros coup à Roland-Garros et faire mentir les quelques mauvaises langues qui restent dubitatives. Etant donné le tableau que le tirage au sort lui a concocté avec éventuellement Almagro, Ferrero et Nadal, le Français va pouvoir vite s'étalonner face aux spécialistes. Parmi les autres Bleus, Richard Gasquet tentera de poursuivre sa reconstruction, tout comme Paul-Henri Mathieu. Jérémy Chardy, remis d'une légère blessure au dos pourrait devoir défier David Ferrer dès le deuxième tour. A tous les étages cette semaine le thème semble devoir être : attention, danger.
C.B


PROGRAMME DE LUNDI

Court central

David Nalbandian (ARG) - Andreas Beck (ALL)
Tomas Berdych (RTC/n°10) - Feliciano Lopez (ESP)
Daniel Gimeno-Traver (ESP/Q) - Richard Gasquet (FRA/WC)
Marcel Granollers (ESP/Q) - Juan Carlos Ferrero (ESP/n°9)


Court des Princes


Jérémy Chardy (FRA) - Andrey Golubev (KAZ/Q)
Julien Benneteau (FRA) - Olexandr Dolgopolov Jr. (UKR/Q)
Peter Luczak (AUS) - David Ferrer (ESP/n°11)
Juan Monaco (ARG/n°14) - Jarkko Nieminen (FIN/Q)


Court n°2


Nicolas Almagro (ESP) - Simon Greul (ALL)
Thomaz Bellucci (BRE) - Philipp Kohlschreiber (ALL)


Court n°9


Ernests Gulbis (LET) - Marco Chiudinelli (SUI)
Guillermo Garcia-Lopez (ESP) - Philipp Petzschner (ALL)
Bernard Tomic (AUS) - Benjamin Becker (ALL)
# 13/04/2010 à 09:18 Nico
RESULTATS DE LUNDI

Gulbis - Chiudinelli 6-3,6-2
Mónaco - Nieminen 7-5,7-5
Ferrero - Granollers 6-0,6-3
Becker - Tomic 6-4,6-2
Almagro - Greul 3-6,7-5,6-2
Kohlschreiber - Belluci 2-6,6-3,7-6(7/3)
Petzschner - García-López 6-3,2-6,6-2
Ferrer - Luczak 6-2,6-4
Golubev - Chardy 6-2,7-6(7/2)
Benneteau - Dolgopolov Jr. 6-4,5-7,6-2
Gasquet - Gimeno 6-2,4-6,6-2
Berdych - López 6-3,6-1
Nalbandian - Beck 6-3,6-1


Federer se fait désirer

Roger Federer ne jouera pas à Monte-Carlo cette semaine. Loin d'être blessé comme peut l'être Juan Martin Del Potro, Robin Söderling ou encore Gaël Monfils, le N.1 mondial suisse veut préparer la défense de son titre à Roland-Garros en douceur et sans se ruer à la tâche.

Roger Federer sera l'un des grands absents du premier Masters 1000 sur terre battue de la saison. Tournoi non obligatoire pour les membres du Top 10 sans pépin physique, Monte-Carlo ne sera pas un de ses rendez-vous sur surface ocre du Suisse pour la première fois depuis 2004. Tenant du titre à Roland-Garros, le Suisse a décidé de se préparer différemment pour Roland-Garros en disputant les tournois de Rome (dès le 25 avril), Estoril (3 mai) et Madrid (9 mai). Monaco ne sera surtout pas le premier lieu des retrouvailles sur terre battue entre lui et Rafael Nadal, comme cela avait pu l'être dans les années précédentes, notamment en finale des éditions 2006, 2007 et 2008.

Le N.1 mondial a mûrement réfléchi à son programme pour ne garder que trois rendez-vous avant les Internationaux de France. Finalement, comme la saison dernière. "Il faut savoir planifier intelligemment et en fonction de sa santé, je crois que c'est le bon planning pour moi cette année. Je vais tout faire pour conserver ce titre à Roland-Garros. Les années passées, je me mettais beaucoup de pression, je commençais ma préparation physique très tôt, décembre, février, et ensuite en avril il fallait essayer de garder du jus pour arriver frais. Il y a beaucoup de points en jeu mais Monte-Carlo est trop tôt pour moi dans la saison, je veux prendre du repos après ce long voyage aux Etats-Unis de façon à être frais pour le long enchaînement de Rome (25 avril) à Wimbledon (début le 21 juin) de façon à ne pas accuser le coup au milieu."


A Roland- Garros avec le sourire

Il est vrai que son passage aux Etats-Unis pour jouer les deux premiers Masters 1000 de la saison ne s'est pas fait sans heurts. Tentant de se remettre d'aplomb après une infection pulmonaire après l'Open d'Australie, le Suisse a accusé le coup physiquement. Et est reparti d'Indian Wells et Miami sans avoir un parcours aussi digne que son doublé réalisé en 2005 et 2006. Si ses défaites au 3e tour en Californie et au 4e en Floride ont étonné, elles n'ont pas interpelé le principal intéressé, focalisé sur l'échéance de la terre battue, déterminante pour la suite de sa saison. N.1 mondial pour la 278e semaine de sa carrière, lui sait, par exemple, que le record de longévité que détient encore Pete Sampras (286 semaines au top du classement ATP) tombera à l'issue de Roland-Garros, si le Suisse conserve son titre.*Et ne parlons pas de son rêve inassouvi de Grand Chelem...

"Cette fois, ce sera différent parce que j'ai déjà gagné une fois ce tournoi. Je pourrai cette fois simplement me concentrer sur mon tennis et profiter des lieux, ce qui n'a pas toujours été le cas pour moi dans le passé. Je crois que ça va probablement être une des premières fois que je vais arriver à Roland-Garros avec le sourire, en me disant: tu sais quoi ? Tu as déjà gagné ce tournoi, ça va. J'aurai enfin moins de pression, même si je suis tenant du titre et que ce ne sera pas simple de défendre la Coupe des Mousquetaires et 2000 points. Mais ce type de pression-là me convient". A la différence de Rafael Nadal qui commencera tambour battant dès cette semaine, le Suisse pourra se jauger dans une quinzaine de jours au moment de jouer le 2e tour du Masters de Rome.

NB : Roger Federer égalerait le record des 286 semaines non consécutives en tant que N.1 mondial la semaine du 7 juin et le dépasserait la semaine du 14, avant de jouer à Wimbledon huit jours plus tard.

Eurosport - S.P.


PROGRAMME DE MARDI

Court central, à partir de 10h30

Marin Cilic (CRO/N.4) - Igor Andreev (RUS)
Julien Benneteau (FRA) - Fernando Verdasco (ESP/N.6)
Jo-Wilfried Tsonga (FRA/N.5) - Nicolas Almagro (ESP)
Tomas Berdych (CZE/N.10) - Richard Gasquet (FRA)


Court des Princes, à partir de 10h30

Jürgen Melzer (AUT/N.15) - Paul-Henri Mathieu (FRA)
Fabio Fognini (ITA) - Michael Llodra (FRA)
Victor Troicki (SER) - Lukasz Kubot (POL)
Albert Montanes (ESP) - Marcos Baghdatis (CYP/N.16)


Court N.2, à partir de 11h30

Florent Serra (FRA) - Stéphane Robert (FRA)
Victor Hanescu (ROU) - Stanislas Wawrinka (SUI/N.13)


Court N.9, à partir de 11h30

Thiemo De Bakker (HOL) - Eduardo Schwank (ARG)
Tommy Robredo (ESP/N.12) - Horacio Zeballos (ARG)
# 14/04/2010 à 00:11 Nico
RESULTATS DE MARDI

Wawrinka - Hanescu 6-2,6-4
Serra - Robert 7-6(8/6),3-6,6-4
De Bakker - Schwank 6-3,7-5
Melzer - Mathieu 6-3,6-2
Llodra - Fognini 6-3,6-3
Montañés - Baghdatis 6-4,6-2
Troicki - Kubot 4-6,6-2,6-2
Robredo - Zeballos 6-3,6-3

Tsonga - Almagro 7-6(7/5),7-5
Verdasco - Benneteau 6-2,6-1
Berdych - Gasquet 6-2,6-0
Cilic - Andreev 6-7(4/7),6-1,6-4


Tsonga réussit son entrée

Jo-Wilfried Tsonga a sorti Nicolas Almagro 7-6, 7-5, au 2e tour à Monte-Carlo, pour son premier match sur terre de la saison. Serra, vainqueur face à Robert (7-6, 3-6, 6-4), jouera Djokovic. Llodra est passé, Mathieu a chuté ainsi que Benneteau devant Verdasco et Gasquet devant Berdych.


Jo-Wilfried Tsonga (FRA, 5) bat Nicolas Almagro (ESP) 7-6 (7/5), 7-5
Prochain adversaire : Ferrero.

Jo-Wilfried Tsonga sait que le chemin est long avant Roland-Garros, son grand objectif du printemps. Avant cela, il doit construire son jeu et accumuler la confiance nécessaire. Pour ce, il avait décidé de participer pour la première fois au tournoi de Monte-Carlo. Il a eu raison. Ne serait-ce que pour cette première victoire sur Nicolas Almagro. Pour un premier match sur terre en 2010, le Français a été en effet convaincant. Almagro a pratiqué un tennis agile et puissant. Tsonga a rétorqué avec intelligence et détermination. Malgré une première balle très aléatoire, qui lui a coûté 13 balles de break à sauver, dont 7 au premier set, le Français a été solide dans l'échange, inventif, et surtout appliqué à respecter les fondamentaux du jeu sur terre : longueur de balle et densité.

L'autorité avec laquelle le Français a négocié les balles de break, le jeu décisif intense et la révolte d'Almagro en fin de match, rassureront les plus sceptiques. On connaissait sa capacité à claquer des premières balles dans les moments difficiles sur dur. Sur terre, il a su tenter des enchaînements avec autant d'efficacité. Cela a été valable dès son premier jeu de service, puis au second. Très vite, le match s'est joué sur un rythme classique de terre battue : longs échanges, petites variations vers le filet. Tsonga a connu quelques flottements en fin de première manche avant de foncer au tie-break : Almagro a sorti le grand jeu pour revenir trois fois au score puis s'est finalement incliné. Au deuxième set, même topo. Almagro fait vivre la balle, Tsonga serre le jeu au service.

"Je voulais l'agresser, ne pas le laisser jouer", a dit Tsonga. C'est ma première victoire ici et sur terre battue cette année. Je suis aussi content parce que ma petite nièce est née il n'y a pas longtemps. Le prochain tour sera difficile." En effet, Tsonga n'a raté qu'un seul jeu, à 5-4 quand il servait pour la première fois pour le match mais il a réussi son premier test face à un Espagnol redoutable. Au prochain tour, ce sera un cran plus haut avec le meilleur joueur sur terre de ce début de saison, un autre Espagnol : Juan Carlos Ferrero.


Fernando Verdasco (ESP, 6) bat Julien Benneteau (FRA) 6-2, 6-1
Prochain adversaire : Berdych

"Il devait être un peu fatigué de son match de la veille", c'est le commentaire de Fernando Verdasco donné à la télévision au sortir du court, après une victoire nette et sans bavure sur Julien Benneteau, au 2e tour à Monte-Carlo. L'Espagnol, qui avait déjà joué sur terre à Acapulco cette saison, a en effet profité du manque de tonus du Français. Sans imagination, sans énergie, Benneteau avait sorti difficilement un joueur issu des qualifications la veille (Dolgopolov Jr). Il a été rapidement débordé par son adversaire du jour dans l'échange. Preuve de son impuissance du jour, face à un adversaire qui n'est pas réputé pour être un très grand serveur, il n'a obtenu qu'une seule balle de break.


Tomas Berdych (RTC, 10) bat Richard Gasquet (FRA, WC) 6-2, 6-0
Prochain adversaire : Verdasco.

Il n'y a pas vraiment eu de match en cette fin d'après-midi entre Tomas Berdych, un des joueurs qui ont le vent en poupe en ce moment, et Richard Gasquet, amorphe et à des années-lumières de son meilleur niveau. Dominé dans tous les secteurs du jeu, le Français a connu une série de 13 points encaissés consécutivement qui en dit long sur la nature des échanges. Le Biterrois s'est même offert le luxe d'avoir des balles de break. Ce qui dans ces conditions étaient inespéré. Après un bon match au premier tour, Gasquet devra une nouvelle fois comprendre ce qui peut l'empêcher de se livrer totalement dans ce genre de confrontation. Très loin de sa ligne, avec un jeu de jambe aussi vif que celui des statues des Mousquetaires à Roland-Garros, il a joué quelques coups avec son formidable bras. C'est tout, et c'est tellement peu. A revoir, dans de meilleures dispositions.


Florent Serra (FRA) bat Stéphane Robert (FRA) 7-6 (8/6), 3-6, 6-4
Prochain adversaire : Djokovic.

Comme à Casablanca la semaine dernière (au 2e tour), Florent Serra a battu Stéphane Robert, la tardive révélation du tennis français cette saison, en trois sets. 2-6, 6-1, 6-3 au Maroc, le Bordelais avait contrôlé la fin de rencontre. Cette fois-ci, le duel a été plus équiibré.Serra a été constamment sous pression sur son engagement. Il a été en danger deux fois plus que son compatriote : 12 balles de break à sauver contre 6 pour Robert. Il a été plus efficace : deux breaks dans les deuxième et troisième sets, et un premier set remporté au jeu décisif sans avoir réussi un seul break. Après un bon match face à Roger Federer à Miami, Serrra court toujours après un grand coup d'éclat sur le circuit. Contre Djokovic, finaliste l'an passé, au prochain tour ?


Michael Llodra (FRA) bat Fabio Fognini (ITA) 6-3, 6-3
Prochain adversaire : Ljubicic.

C'est la troisième fois que Michael Llodra, 66e mondial, atteint le deuxième tour sur le Rocher après 2002 et 2006. Il n'a encore jamais franchi ce cap et devra réussir un exploit face à Ljubicic pour y parvenir cette année.


Jurgen Melzer (AUT, 15) bat Paul-Henri Mathieu (FRA) 6-3, 6-2.
Prochain adversaire : Petzschner.

Avec 38 fautes directes, une seconde balle médiocre (moins de 30% de points) et un fond de jeu trop irrégulier, Paul-Mathieu mesure encore ce qui le sépare du top 20 et plus précisément, de son meilleur niveau. Dans un contexte plutôt favorable, sur terre battue, face à un adversaire solide mais pas "injouable", PHM n'a pas fait mieux qu'à Casablanca, où Oscar Hernandez l'avait éliminé au premier tour, et Miami, où il avait échoué face à l'obscur Ukrainien Illya Marchenko, toujours au premier tour. De retour sur le circuit après une très longue pause médicale (pubalgie) à Indian Wells, l'Alsacien n'a pas encore le rythme nécessaire pour pratiquer le jeu d'usure qui lui est propre. "C'est toujours là. Je fais jusqu'à trois heures de soins par jour et la douleur diminue mais elle diminue très lentement. Je sais que j'aurais mal à Roland-Garros", a expliqué l'Alsacien de 28 ans, assurant que la blessure ne risquait pas de s'aggraver s'il continue à jouer.

Après une saison "décevante" selon ses propres mots, 2010 s'annonce une saison décisive. Douzième mondial en avril 2008, Mathieu est retombé depuis au 48e rang et a seulement disputé mardi son cinquième match de l'année, pour quatre défaites depuis sa rentrée il y a un mois à Indian Wells.Il y a beaucoup de travail sur la planche. "Je ne peux pas m'entraîner comme je le voudrais. Cela demande beaucoup d'énergie d'essayer de supprimer la douleur, de passer au-dessus de l'appréhension, ça fatigue", a déploré le Strasbourgeois qui fera l'impasse la semaine prochaine sur le tournoi de Barcelone, avant d'aller à Rome et Munich. "Je ne me donne pas de date pour retrouver tous mes moyens. J'aimerais juste gagner un match, ensuite on verra", a-t-il conclu.


DE BAKKER POUR NADAL

Thiemo de Bakker (P-B) bat Eduardo Schwank (ARG) 6-3, 7-5
Prochain adversaire : Nadal.

Marin Cilic (CRO/N.4) bat Igor Andreev (RUS) 6-7 (4/7), 6-1, 6-4

Albert Montañés (ESP) bat Marcos Baghdatis (CYP, 16) 6-4, 6-2

Stanislas Wawrinka (SUI, 13) bat Victor Hanescu (ROU) 6-2, 6-4

Tommy Robredo (ESP, 12) bat Horacio Zeballos (ARG) 6-3, 6-3

Viktor Troicki (SER) bat Lukasz Kubot (POL) 4-6, 6-2, 6-2

Eurosport


PROGRAMME DE MERCREDI

. Court central (à partir de 10h30 heure française):

Benjamin Becker (GER) - Juan Carlos Ferrero (ESP/N.9)

Novak Djokovic (SRBN.1) - Florent Serra (FRA)

Thiemo de Bakker (NED) - Rafael Nadal (ESP/N.2)

Philipp Kohlschreiber (GER) - Andy Murray (GBR/N.3)


. Court des Princes (à partir de 10h30 heure française):

Andrey Golubev (KAZ) - David Ferrer (ESP/N.11)

Andreas Seppi (ITA) - Albert Montanes (ESP)

Ivan Ljubicic (CRO/N.8) - Michael Llodra (FRA)

David Nalbandian (ARG) - Mikhail Youzhny (RUS/N.7)


. Court N.2 (à partir de 10h30 heure française):


Ernests Gulbis (LAT) - Stanislas Wawrinka (SUI/N.13)

Tommy Robredo (ESP/N.12) - Victor Troicki (SRB)

Juan Monaco (ARG/N.14) - Michael Berrer (GER)


. Court N.9 (à partir de 12h00 heure française):

Jürgen Melzer (AUT/N.15) - Philipp Petzschner (GER)
# 14/04/2010 à 12:11 Nico
Grand début de Rafa cet après-midi :

VAMOS !!!

# 15/04/2010 à 00:27 Nico
RESULTATS DE MERCREDI

Nadal - de Bakker 6-1,6-0
Berrer - Mónaco 6-4,6-4
Ferrero - Becker 6-3,6-4
Kohlschreiber - Murray 6-2,6-1
Petzschner - Melzer 7-6(6/4),6-2
Ferrer - Golubev 6-3,6-2
Ljubicic - Llodra 6-3,7-6(7/3)
Montañés - Seppi 7-6(7/1),3-6,6-0
Nalbandian - Youzhny 4-6,6-3,7-6(7/5)
Robredo - Troicki 6-4,6-3
Wawrinka - Gulbis 6-1,6-4
Djokovic - Serra 6-2,6-3

Nadal est dans la place

Rafael Nadal a expédié Thiemo De Bakker (6-1, 6-0) pour son premier match sur terre battue de l'année à Monte-Carlo. Djokovic a dominé Serra (6-2, 6-3). Les Espagnols Ferrero, futur adversaire de Tsonga, Ferrer et Robredo sont qualifiés. Murray a été balayé par Kohlschreiber, Llodra est éliminé.


BONS DEBUTS DE NADAL ET DJOKOVIC


. Rafael Nadal (ESP, 2) bat Thiemo de Bakker (P-B) 6-1, 6-0
Prochain adversaire : Berrer.


Rafael Nadal, quintuple tenant du titre a réussi une rentrée sur terre battue tout en douceur face à Thiemo De Bakker. Une habitude pour le N.3 mondial qui, de toute sa carrière, n'a jamais perdu un set lors de son premier match de la saison sur la surface. Ce mercredi, De Bakker, éparpillé façon puzzle, lui a facilité la tâche. Le Néerlandais, qui avait fait bien des misères à Gaël Monfils en Coupe Davis l'an passé, a été totalement crispé d'un bout à l'autre de la rencontre. Avec deux coups droits lâchés en 13 jeux, un pourcentage de premières balles à 41%, il a offert la victoire à un Nadal appliqué.

A Monte Carlo, Nadal n'a perdu qu'un match face à Guillermo Coria, lors de sa première participation en 2003 alors qu'il n'avait pas encore intégré le Top 100. Il a l'habitude de survoler les débats lors de son entrée en lice avec une moyenne de cinq jeux perdus pas rencontre. Mercredi, il a encore fait mieux en surclassant De Bakker, 73e mondial, pour sa 155e victoire sur terre battue depuis 2005 (contre 6 défaites). Au prochain tour, il rencontrera l'Allemand Michael Berrer qui a sorti son ami, l'Argentin Juan Monaco 6-4, 6-4.


. Novak Djokovic (SRB/N.1) bat Florent Serra (FRA) 6-2, 6-3
Prochain adversaire : Wawrinka
Stanislas Wawrinka (SUI/N.13) bat Ernests Gulbis (LET) 6-1, 6-4


Florent Serra accroche les plus grands. Et puis décroche. Le Bordelais joue plutôt bien en ce moment, cela s'est vu à Miami, contre Roger Federer, à Casablanca, et ici à Monaco contre Novak Djokovic. Cela s'est vu quelques jeux, notamment en fin de premier set et en début de deuxième manche. Le Français, sans complexe, frappait la balle avec envie et puissance, et n'hésitait pas à prendre le filet pour bousculer le N.2 mondial. Malheureusement, les autres jeux de la partie ont été plutôt dominés par un Djokovic plus serein qu'à Miami, et plus complet dans l'échange.

Le Serbe rencontrera le Suisse Stanislas Wawrinka qu'il avait battu en demi-finale l'année dernière avant de perdre contre Rafael Nadal en finale. A 22 ans, Djokovic est pour la première fois de sa carrière tête de série N.1 d'un Masters 1000, la catégorie de tournois la plus importante après ceux du Grand Chelem.


. Philipp Kohlschreiber (ALL) bat Andy Murray (G-B, WC) 6-2, 6-1
Prochain adversaire : Petszchner.


Philipp Kohlschreiber a le succès modeste. En cueillant un Andy Murray en manque de confiance, dès son premier match sur terre battue, l'Allemand a bien fait son boulot mercredi à Monte-Carlo. C'était la première fois que Philipp rencontrait Andy sur le circuit. Le N.33 mondial, fort d'un tennis dense et tonique, tout à fait adapté aux joutes sur terre, a pris le meilleur sur l'Ecossais en prenant cinq fois son service (sur sept balles de break) sans jamais être lui-même en danger (aucune balle de break à sauver. Il est vrai, avec 37% de premières balles, Murray était à la merci de n'importe quel membre du top 50. C'est d'ailleurs la 3e défaite de suite du Britannique sur le circuit ATP, après sa défaite en quart à Indian Wells face à Robin Söderling (7-6, 6-1) et celle d'entrée à Miami face à Mardy Fish (6-4, 6-4).


. Juan Carlos Ferrero (ESP/N.9) bat Benjamin Becker (ALL) 6-3, 6-4
Prochain adversaire : Tsonga.

. Ivan Ljubicic (CRO, 8) bat Michael Llodra (FRA) 6-3, 7-6 (7/3)
Prochain adversaire : Ferrer.


AUTRES RESULTATS :

David Nalbandian (ARG) bat Mikhail Youzhny (RUS/N.7) 4-6, 6-3, 7-6(7/5)

Tommy Robredo (ESP/N.12) bat Viktor Troicki (SRB) 6-4, 6-3

Albert Montanes (ESP) bat Andreas Seppi (ITA) 7-6 (7/1), 3-6, 6-0

David Ferrer (ESP/N.11) bat Andrey Golubev (KAZ) 6-3, 6-2

Philipp Petzschner (GER) bat Jurgen Melzer (AUT/N.15) 7-6 (7/4), 6-2

Eurosport


PROGRAMME DE JEUDI

Court central

A partir de 10h30

Tomas Berdych (RTC) - Fernando Verdasco (ESP)
Michael Berrer (ALL) - Rafael Nadal (ESP)
Jo-Wilfried Tsonga (FRA) - Juan Carlos Ferrero (ESP)
Novak Djokovic (SRB) - Stanislas Wawrinka (SUI)


Court des Princes

A partir de 10h30

Marin Cilic (CRO) - Albert Montanes (ESP)
Ivan Ljubicic (CRO) - David Ferrer (ESP)
Tommy Robredo (ESP) - David Nalbandian (ARG)
Philipp Kohlschreiber (ALL) - Philipp Petzschner (ALL)
# 16/04/2010 à 01:01 Nico
RESULTATS DE JEUDI

Nadal - Berrer 6-0,6-1
Ferrero - Tsonga 6-1,3-6,7-5
Kohlschreiber - Petzschner 6-3,6-4
Ferrer - Ljubicic 6-0,7-6(7/4)
Verdasco - Berdych 5-7,6-3,6-2
Montañés - Cilic 6-4,6-4
Nalbandian - Robredo 6-3,6-4
Djokovic - Wawrinka 6-4,6-4


Tsonga, beau perdant

Malgré une belle résistance face à l'ex-N.1 mondial, Jo-Wilfried Tsonga n'a pas passé Juan Carlos Ferrero en huitième de finale du Masters de Monte-Carlo (6-1, 3-6, 7-5). L'Espagnol, la référence sur terre battue cette saison, affrontera en quart un autre spécialiste sur le retour : Rafael Nadal.


Juan Carlos Ferrero (ESP/N.9) bat Jo-Wilfried Tsonga (FRA/N.5) 6-1, 3-6, 7-5. Prochain adversaire: Nadal

Rafael Nadal (ESP/N.2) bat Michael Berrer (ALL) 6-0, 6-1


Jo-Wilfried Tsonga peut être fier de lui. D'accord, il n'a pas gagné cette rencontre comme vous avez pu le remarquer. Mais face à ce Ferrero-là, peu de joueurs auraient fait le poids comme le Manceau l'a fait ce jeudi sur le court central de Monte-Carlo. Pour son deuxième match sur terre battue de la saison, le 10e mondial a réussi à faire jeu égal avec l'Espagnol, mais regrettera peut-être de l'avoir fait trop tard, après 30 minutes de match suite à la perte de la première manche (1-6). Une satisfaction quand on sait que Juan Carlos Ferrero est celui qui a remporté deux trophées à Monte-Carlo (en 2002 et 2003) et deux titres cette saison sur terre à Bueno Aires et Costa do Sauipe. Avec 17 matches remportés pour un seul perdu (en finale du tournoi d'Acapulco face à David Ferrer), l'ancien N.1 mondial est en train de devenir la référence sur la surface ocre cette saison. N'en déplaise à Rafael Nadal, quintuple tenant du titre monégasque qu'il rencontrera au prochain tour.

Pour jouer ce choc de spécialistes en quart de finale, Ferrero a fait preuve d'un grand sang-froid. Déjà en défense, où l'Espagnol a couru le plus souvent le long de sa ligne de fond de court plus que vers le filet. Ensuite au service, où l'actuel 16e mondial a été un métronome avec 76% de premières balles dans sa raquette et seulement deux balles de break concédées. En face, Tsonga a dû en défendre 11, pour en perdre 4. Si ses coups, "punchy" à souhait, ont trouvé grâce un certain nombre de fois, le Français s'est montré friable sur ses mises en jeu (60% de premières balles et 5 doubles fautes) et à la volée, commettant également 43 fautes directes contre 12 pour son adversaire. Beaucoup trop pour espérer dompter le joueur de 30 ans qui a repris goût au tennis cette saison et qui avait été dominé lors de ses deux premières confrontations avec le Français, dont la dernière à Miami il y a quelques semaines (6-2, 6-2). C'était sur surface dure, une toute autre histoire. "Je suis tombé sur un Ferrero en forme. Il y avait la place pour gagner, mais il a été plus fort que moi, plus solide, c'est dommage, mais c'est comme ça", regrettait-il. "Je joue contre des joueurs qui atteignent la perfection sur cette surface. Il faut que je m'habitude et que je joue davantage de matches sur cette surface pour faire le poids. Je n'en avais qu'un dans les jambes sur terre battue. Lui a déjà deux titres. Il était clairement favori, mais je n'étais pas si loin que ça. Il a retourné beaucoup de mes premières balles et cela m'a pénalisé. Il va falloir que je travaille mon service."

Ferrero, Nadal et la mer

Le Manceau, qui participait pour la première fois au tournoi monégasque, s'est pourtant longtemps accroché, défendant une première balle de match incroyable à 5-4 au troisième set, en attrapant le coin du court adverse d'un passing de coup droit flottant, avant de s'avouer vaincu face à l'ancien vainqueur de Roland-Garros (2003). "Sur la première balle de match, je la frappe les yeux fermés ! Que tout le monde le sache, je ne fais pas exprès de la sauver", avouait même Tsonga à l'issue du match. La victoire de Ferrero scelle le triomphe du tennis espagnol qui a annexé le Rocher cette année avec cinq représentants en quarts de finale, un record dans l'histoire du tournoi qui n'en avait vu que trois au maximum jusqu'à maintenant. On retrouvera vendredi, outre Rafael Nadal, ses compatriotes Fernando Verdasco, Albert Montanes, David Ferrer et Juan Carlos Ferrero. A côté de cela, c'est la troisième année de suite qu'il n'y aura aucun Français à ce stade de la compétition. Le dernier était Richard Gasquet qui, en 2007, avait été battu par... Ferrero. Cédric Pioline, sacré en 2000, restera encore le seul vainqueur français à Monte Carlo.

De son côté, Rafael Nadal entend se faire respecter sur la terre monégasque. En route pour un 6e titre historique sur le Rocher, l'Espagnol n'a perdu que deux jeux en deux matches à Monte-Carlo. Pour parler de ce départ impressionnant, Rafa se dit inspiré par la mer. "Me réveiller le matin et voir la mer me donne beaucoup d'énergie. C'est la même mer que chez moi à Majorque. Alors j'adore", a souligné l'Espagnol, logé, comme tous les joueurs, dans un splendide palace face à la Méditerranée. Vainqueur de l'Allemand Michael Berrer (6-0, 6-1), il a estimé avoir "mieux joué encore" que la veille face au Néerlandais Thiemo De Bakker, puni du même tarif (6-1, 6-0). "Je me suis appliqué à rester concentré de bout en bout, le premier jeu a été compliqué mais après j'ai vraiment bien joué, je suis très satisfait de mon niveau de jeu, a-t-il développé. Je joue bien depuis le début de saison mais sur terre battue c'est plus facile pour moi de dérouler mon jeu, je suis ravi de mon début du tournoi." Face à son compatriote, il saura se rappeler au bon souvenir de ceux qui l'avaient enterré trop tôt.


. AUTRES RESULTATS

Novak Djokovic (SER/N.1) bat Stanislas Wawrinka (SUI/N.13) 6-4, 6-4
Prochain adversaire: Nalbandian
David Nalbandian (ARG) bat Tommy Robredo (ESP/N.12) 6-3, 6-
4

David Nalbandian a réussi son premier résultat significatif dans un grand tournoi depuis un an et demi en se hissant en quarts de finale de Monte Carlo. Vainqueur de l'Espagnol Tommy Robredo (6-3, 6-4), l'Argentin atteint pour la première fois ce stade de la compétition dans un Masters 1000 depuis sa finale à Paris-Bercy fin 2008. Ancien N.3 mondial retombé au 151e rang, Nalbandian a connu une saison 2009 pratiquement blanche à cause d'une opération à la hanche. Il n'avait plus participé à un Masters 1000 ni à un tournoi du Grand Chelem depuis son huitième de finale à Monte Carlo l'année dernière. Il rencontrera vendredi le Serbe Novak Djokovic, tête de série N.1, vainqueur du Suisse Stanislas Wawrinka (6-4, 6-4).


Fernando Verdasco (ESP/N.6) bat Tomas Berdych (TCH/N.10) 5-7, 6-3, 6-2
Prochain adversaire: Montanes
Albert Montañés (ESP) bat Marin Cilic (CRO/N.4) 6-4, 6-4



David Ferrer (ESP/N.11) bat Ivan Ljubicic (CRO/N.8) 6-0, 7-6 (7/4)
Prochain adversaire: Kohlschreiber
Philipp Kohlschreiber (ALL) bat Philipp Petzschner (ALL) 6-3, 6-4


S.P avec AFP


PROGRAMME DE VENDREDI

Court central

A partir de 10h30

David Ferrer (ESP/N°11) - Philipp Kohlschreiber (ALL) : 3-2

Rafael Nadal (ESP/N°1) - Juan Carlos Ferrero (ESP/N°9) : 6-2

David Nalbandian (ARG) - Novak Djokovic (SER/N°1) : 1-2

Fernando Verdasco (ESP/N°6) - Albert Montanes (ESP) : 3-0
# 17/04/2010 à 00:07 Nico
RESULTATS DE VENDREDI

Nadal - Ferrero 6-4,6-2

Ferrer - Kohlschreiber 7-5,7-6(7/1)

Verdasco - Montañés 6-3,6-7(4/7),6-0

Djokovic - Nalbandian 6-2,6-3


Nadal intraitable

Il n'y a toujours personne pour tenir le bras de fer. Après la démolition en règle de ses deux premiers adversaires, Rafael Nadal a confirmé en dominant son compatriote Juan Carlos Ferrero (6-4, 6-2), 16e joueur mondial. Sa trentième victoire de suite dans ce tournoi. Qualifié pour les demi-finales, il a passé sans problème ce qui devait être un premier test. Le quintuple tenant du titre a ainsi parfaitement maîtrisé son sujet avec pour seule fausse note un break (2-0) perdu dans la première manche au beau milieu de la tempête et de la pluie (2-3) avant l'interruption du match pour une grosse demi-heure. Jouant peut-être un peu court lors du premier set, le n°3 mondial a petit à petit posé son emprise sur la rencontre en se montrant beaucoup plus agressif. En face, Ferrero, auteur d'un très joli retour au premier plan ces derniers mois, s'est progressivement effrité avec de grandes difficultés à tenir le lift bondissant de coup droit de son adversaire. Au final, l'éventuel choc attendu n'a donc pas eu lieu.


Ferrero usé, Nadal affamé

Après son combat de la veille face à Jo-Wilfried Tsonga, celui qui s'était imposé sur le Rocher en 2002 et 2003, a également semblé manquer de jus pour tenir le bras de fer et s'est logiquement incliné pour la septième fois en neuf confrontations face à Nadal. Ce dernier continuera son championnat d'Espagne face à David Ferrer, qu'il a dominé neuf fois en douze rencontres. L'ex n°1 mondial a donc encore toutes les cartes en mains pour poursuivre son implacable domination sur le Rocher. Demi-finaliste à Indian Wells et Miami, Nadal confirme - au-delà de son retour sur terre battue - qu'il est très proche d'avoir retrouvé ses meilleures sensations. Cette semaine, il a l'occasion de franchir la dernière marche en remportant son premier titre depuis onze mois et il faudra sortir un énorme combat pour le faire dévier de sa trajectoire. - C.B.


Djokovic au rendez-vous

Novak Djokovic a su se retrouver au meilleur moment. Le Serbe, arrivé sur le Rocher en manque de confiance et de repères au terme d'une tournée américaine décevante, a totalement maîtrisé (6-2, 6-3) son duel du jour face à David Nalbandian. L'Argentin, qui faisait jusque-là très forte impression, s'est heurté à un mur vendredi.

Le Djoker a plusieurs visages et il en change de manière imprévisible, sortant souvent le meilleur quand le danger lui brûle la raquette. Hésitant, maladroit et nerveux lors des deux premiers tours, il s'est au contraire imposé en patron lors de ce quart. Ce n'est pas tellement au service, devenu un point-clé et la raison du départ de Todd Martin, qu'on a pu juger du renouveau du n°2 mondial mais sur tout le reste : grande cadence du fond, coup droit décroisé enfin de retour et surtout ce revers le long de la ligne décoché comme dans ses meilleures périodes. Et pourtant, question revers il avait à qui parler avec Nalbandian ! Les deux joueurs ont ainsi offert quelques échanges de hautes volées pour un mano a mano qui a été plus serré que ce que dit le score. Mais Nalbandian s'est finalement heurté à meilleur contreur que lui.


Un signal fort

Voir Marian Vajda encourager son joueur à la fin de chaque jeu et se lever pour l'applaudir à la fin de la première manche a bien aidé à comprendre l'importance de la rencontre du jour. Battre Nalbandian avec la manière a peut-être servi de déclic pour le finaliste 2009. L'Argentin, qui n'avait jamais affronté Djokovic sur terre battue, a, comme dans un miroir, retrouvé un joueur possédant quasiment les mêmes qualités. Quand il a défendu, Djokovic a ramené une balle de plus, quand il a sorti un contre normalement imparable il a récolté un point gagnant sur des coups droits en bout de course ou des fusées en revers. Nalbandian a également commis plus de fautes, frustré et placé face à un adversaire imprimant une cadence supérieure et dont le lift de coup droit a fini par l'user. Le choc annoncé a fait un flop, comme pour le Nadal - Ferrero. Un signal fort des deux favoris. Si la démonstration de Nadal était attendue, celle de Djokovic est une des informations du jour. Il reste maintenant à voir si le Djoker montrera le même visage en demi-finale face à Fernando Verdasco, qu'il a dominé cinq fois de suite lors de leurs sept confrontations. - C.B.


Ferrer en demies


David Ferrer est le premier qualifié du jour pour les demi-finales du Masters 1000 de Monte-Carlo. L'Espagnol a dominé Philipp Kohlschreiber (7-5, 7-6[1]) après avoir été mené d'un break en début de chaque set. Le tombeur d'Andy Murray peut donc regretter d'avoir très mal négocié les points importants et de ne pas avoir su profiter du stress de Ferrer au moment de conclure. A 5-4 service à suivre, l'Espagnol a en effet craqué et vu l'Allemand recoller puis passer en tête (6-5).

Mais le 17e joueur mondial a finalement su se reprendre (6-6) et survoler le jeu décisif. Après quatre quarts de finale en terre monégasque (2005, 2006, 2007, 2008), Ferrer atteint donc enfin le dernier carré.


Verdasco en demies

Fernando Verdasco défiera bien Novak Djokovic en demi-finales du Masters 1000 de Monte-Carlo. L'Espagnol (n°6) a livré un drôle de match vendredi face à son compatriote Albert Montanes. En tête 6-3, 5-1, la tête de série n°6 a soudain totalement craqué pour finir par perdre le deuxième set dans le jeu décisif. Et puis, comme par enchantement, Verdasco s'est envolé dans la manche décisive afin de se qualifier (6-3, 6-7[4], 6-0).

S'il veut atteindre la finale, il devra inverser la tendance face au n°2 mondial : ce dernier reste en effet sur cinq victoires de suite lors de leurs sept confrontations. Les succès de l'Espagnol sur le Serbe datent de 2005 et 2006. Ce sera également sa première demi-finale dans un tournoi de cette catégorie.
lequipe.fr


PROGRAMME DE SAMEDI

Court central

Pas avant 13h30

Rafael Nadal (ESP/n°2) - David Ferrer (ESP/n°11) 9-3


Novak Djokovic (SRB/n°1) - Fernando Verdasco (ESP/n°6) 5-2
# 17/04/2010 à 19:54 Nico
RESULTATS DE SAMEDI

Nadal, le grand patron


Très impressionnant, Rafael Nadal a largement dominé (6-2, 6-3) David Ferrer pour se qualifier pour sa sixième finale à Monaco.

Il lui reste la PlayStation. C'est le constat que David Ferrer a pu faire après sa défaite (6-2, 6-3) contre Rafael Nadal en demi-finale du Masters 1000 de Monte-Carlo. Avec son grand ami majorquin, il se livre souvent à des parties endiablées. Mais ce n'est que dans le virtuel. Dans la réalité, le match a tourné court. David Ferrer, c'est un petit Rafael Nadal. C'est du champagne sans les bulles. C'est un immense combattant sans armes contre un tel adversaire.

Le Valencien fait tout un peu moins bien que le quintuple vainqueur du tournoi monégasque et il se retrouve dans l'obligation de surjouer. «C'était vraiment très difficile. Je n'ai eu aucune chance, Rafa était tout simplement bien supérieur. Il joue très bien, lorsque vous accélérez, il accélère encore derrière, explique David Ferrer en conférence de presse. Mais pour moi, cela restera malgré tout une bonne semaine. J'ai atteint les demi-finales ici pour la première fois.» Pour basculer la tête de série n°2, il part dans une filière plus courte et inhabituelle, il tente de frapper plus à plat pour prendre de vitesse son adversaire, il appuie davantage ses services. En jouant contre-nature, il multiplie les fautes directes (27 au total pour 8 points gagnants) et l'ancien numéro 1 mondial lui met une pression constante.

Nadal, 31e victoire d'affilée à Monaco

Pourtant, le 17e mondial est un des treize hommes à avoir battu le Majorquin sur terre battue. Mais c'était en 2004 et Rafa avait 17 ans... Un autre temps. Ce samedi sur le central du Monte-Carlo Country club assombri par quelques nuages, Rafael Nadal a une mission. Sur "sa" terre battue, il veut montrer qu'il est bien toujours le grand patron. Son coup droit gicle comme avant, son revers part comme une fusée et ses jambes moulinent comme au bon vieux temps. Même la pluie lors de l'échauffement n'a pas perturbé son allant.

Cela donne une addition très lourde pour une 31e victoire d'affilée à Monaco, pour une 185e victoire en 201 matches sur terre battue, pour une sixième finale en Principauté et pour conquérir un 37e titre dans sa carrière. Le Majorquin n'a plus soulevé de trophée depuis Rome 2009 et il a très faim. «Ne me mettez pas trop de pression. Cela paraît peut-être bizarre d'entendre ça, vu que j'avais gagné ici l'an dernier, puis à Barcelone, Rome et que j'avais atteint la finale à Madrid, mais je vous assure qu'en 2009, je ne jouais pas bien, avoue Rafel Nadal sur le site du tournoi. Là, je joue de nouveau très bien.» Ce n'est pas une très bonne nouvelle pour ses adversaires. Même David Ferrer, l'inusable guerrier, est apparu par instant désabusé. Au tour de Fernando Verdasco ?



Verdasco rejoint Nadal

Fidèle à la tradition, la terre battue fait la part belle aux Espagnols. Vainqueur (6-2, 6-2) de Novak Djokovic, Fernando Verdasco rejoint Rafael Nadal en finale.

Novak Djokovic cherche son souffle, demande sa serviette, traîne un peu les pieds, marche en regardant ses chaussures. C'est la face sombre du Djoker qui se présente sur le central monégasque contre Fernando Verdasco. Solide, l'Espagnol n'en demande pas tant et enregistre sa première finale en Masters 1000 de sa carrière avec une victoire (6-2, 6-2 en 1h32'). Lucide, il propose donc une filière longue au Serbe. Concentré, il reste fidèle à sa stratégie et attend les fautes adverses. Et c'est un festival.

En une demi-heure et en six jeux, le numéro 2 mondial a déjà commis 17 erreurs ! Il offre le premier break sur une double faute à 2-2. Pour le deuxième break à 4-2, c'est un jeu blanc avec trois fautes directes. Pour le troisième break à 1-1 au deuxième set, il fait durer le plaisir. Le jeu dure 13 minutes avec six avantages, mais Novak Djokovic finit par craquer après un gros combat de 27 frappes et des droite-gauche d'enfer.

Le festival de fautes de Djokovic

Le débreak à 3-2 n'est qu'un feu de paille. Le Serbe ne marque plus que trois points et rejoint vite les vestiaires. Dans son sac, il porte 42 fautes directes pour seulement 8 points gagnants. De son côté, Fernando Verdasco se sent bien léger. Il se qualifie pour sa première finale en Principauté et rejoint son compatriote Rafael Nadal, un habitué de la maison.

Le Madrilène connaît les données du problème. Il a déjà affronté à neuf reprises le Majorquin, ne lui a jamais pris un set sur terre battue, ne l'a jamais battu toutes surfaces confondues. Mais il a vécu un des plus beaux moments de sa carrière lors d'une demi-finale mythique à l'Open d'Australie en 2009. Il sait qu'affronter Nadal sur terre s'apparente au test ultime. Il sait qu'affronter Nadal en finale s'apparente à la montée de l'Everest. Il sait que battre Nadal en finale à Monaco est un exploit jamais réalisé.
lequipe.fr


REACTIONS

Nadal : «Le jour et la nuit»

Très satisfait par la qualité de son jeu, Rafael Nadal estime qu'il joue beaucoup mieux que l'an dernier. Fernando Verdasco sait qu'il devra produire «le match parfait».

«Etre en position de remporter un sixième tournoi de suite est incroyable. Mais les statistiques, on en parlera quand j'aurai terminé ma carrière. Là je me concentre sur mon jeu et, oui, je joue bien. J'étais un peu nerveux car j'avais perdu en demi-finales à Indian Wells et à Miami. Mais aujourd'hui j'ai fait vraiment un très bon match. Je joue bien depuis le début de la saison et sur terre battue c'est sans doute encore plus facile pour moi car mon jeu s'y prête mieux. Par rapport à il y a un an c'est le jour et la nuit. L'année dernière, c'est terrible à dire car j'ai gagné ici, à Barcelone, à Rome et j'ai fait une finale à Madrid, mais je jouais mal ! Ici j'avais fait des matches horribles contre Lapentti, Ljubicic et Chela. J'avais commencé à avoir mal aux genoux et j'avais des problèmes personnels (divorce de ses parents, ndlr). Ce n'était pas évident mentalement. Cette année, je joue beaucoup mieux, je cours mieux, je suis plus agressif, le coup droit marche bien, le revers aussi, tout fonctionne mieux.» (AFP)


Verdasco : «Il faudra réussir le match parfait»

«Je suis très heureux d'être en finale d'un Masters 1000 pour la première fois. C'était ma première demi-finale déjà et j'ai fait un excellent match contre un grand joueur. J'ai très bien joué sur le plan tactique. J'ai essayé de le faire bouger beaucoup, d'imposer de longs échanges, d'en faire un match physique. Ma surface préférée ? J'aime dire que je m'exprime bien sur toutes les surfaces. J'ai une petite préférence pour les courts en dur, mais j'aime bien jouer aussi sur terre battue. Mais contre "Rafa", je choisirais une surface rapide, gazon ou dur, c'est clair. A l'Open Australie (en demi-finale 2009), je jouais le meilleur tennis de ma carrière et c'était sur dur. Pour battre "Rafa" sur terre battue, je dois réussir le match parfait.» (AFP)


Djokovic : «Un mauvais jour»

«C'est certain que ce match offre un grand contraste avec mes trois premiers ici. Fernando a très bien joué, mais je lui ai facilité la tâche en faisant tellement de fautes directes. Je bougeais mal, je n'étais pas à l'aise sur le court. J'étais dans un mauvais jour. J'ai aussi des problèmes d'allergie depuis un mois et demi. Je ne veux pas me trouver d'excuses, mais ce n'est pas facile de se battre avec la nature. Mon service ? Tout le monde peut voir qu'il ne fonctionne pas. J'ai perdu l'équilibre, le rythme et ce n'est pas facile de les retrouver. J'imagine qu'il faut que je travaille des heures et des heures sur mon service en espérant que ça revienne.» (AFP)
# 19/04/2010 à 00:09 Nico
Gigantesque Rafa !

Intraitable Rafael Nadal. L'Espagnol a remporté son sixième titre consécutif à Monte-Carlo, un record, en dominant son compatriote Fernando Verdasco (6-0, 6-1). Nadal n'aura concédé que 14 jeux sur l'ensemble du tournoi. C'est aussi sa première victoire sur le circuit depuis Rome en mai 2009.

Rafael Nadal a mis fin dès son premier tournoi de l'année sur terre battue à une disette de onze mois sans titre en remportant dimanche un sixième sacre de suite à Monte Carlo où il est apparu plus fort que jamais. C'est au pas de course, comme aux plus beaux jours, que le Majorquin est sorti de la plus longue traversée de désert de sa carrière. "Fanny" treize tournois de suite depuis sa victoire à Rome en mai 2009, il a abrégé le supplice en survolant la finale (6-0, 6-1) face à Fernando Verdasco, balayé en 85 minutes.

Il devient au passage le premier joueur de l'ère Open à remporter un tournoi six années de suite. Même Roger Federer n'y est jamais arrivé, en partie à cause de Nadal qui l'avait privé d'une telle lignée à Wimbledon en 2008. Le Majorquin de 23 ans aura l'occasion de rééditer l'exploit dès la semaine prochaine à Barcelone qu'il ralliera, comme tous les ans, en voiture. Le moins qu'on puisse dire c'est que ses chances y seront bonnes. Car Nadal a été plus qu'impressionnant tout au long de la semaine sur le Rocher où il n'a perdu aucun set pour aller au bout. Mieux! Il concédé seulement 14 jeux au total, un chiffre inouï et un nouveau record personnel. Son match le plus long, en quarts de finale face à Juan Carlos Ferrero, a duré 1h35. Lors de la finale, bouclée en 1h25, il a affiché un niveau de jeu ahurissant pour remporter le 37e titre de sa carrière, le 26e sur terre battue.

10 sur 10 face à Verdasco


Le pirate de Manacor considère que son plus beau record reste sa série de 81 victoires sur terre battue entre avril 2005 et mai 2007. "Je ne pense pas, dit-il, que ce soit possible de le reproduire". Mais, au fond, pourquoi pas? Car ce qu'il a montré cette semaine pourrait annoncer une nouvelle période de domination à outrance. "On dirait l'ancien Nadal", a estimé Boris Becker ce week-end en assistant aux travaux de démolition du phénomène. Nadal lui-même a souligné qu'il jouait mieux que l'année dernière à la même époque. "C'est même le jour et la nuit", a-t-il lâché, une phrase qui hante déjà les nuits de ses futures victimes qui se rappellent qu'en 2009 le cannibale avait gagné à Monte-Carlo, Barcelone, Rome et atteint la finale de Madrid. Alors si en plus il a mal joué! Verdasco, qui a perdu pour la dixième fois en dix matches face à Nadal, a eu un aperçu de ce que pouvait donner un Rafa en pleine forme: un coup droit qui enfonce, un revers qui cisaille, un service sans mauvaise surprise et des passings qui laissent penaud.

Débarrassé de ses problèmes aux genoux, il gambade surtout à nouveau comme un cabri et avance l'esprit libre, contrairement à l'année dernière lorsque le divorce de ces parents l'avait beaucoup perturbé. Après seulement une semaine, c'est déjà une évidence: Nadal sera l'écrasant favori à Roland-Garros où il voudra laver l'affront de sa défaite face à Robin Soderling en huitièmes de finale l'an passé. On est loin en tous cas du début de semaine lorsque Novak Djokovic, avant d'être sèchement éliminé par Verdasco en demi-finales, racontait que la chute de Nadal à Roland-Garros avait décomplexé les autres joueurs. "Tout le monde y croit un peu plus", disait alors le Serbe. Difficile aujourd'hui de ne pas penser que, dans ce cas, il y aura quelques déçus. Car comme le dit Ferrero: "Bien sûr que Rafa peut avoir un mauvais jour. Le problème est qu'en ce moment, même ses mauvais jours sont plutôt bons."
Avec Eurosport - AFP


REACTIONS


Nadal : «C'est irréel»

Après son sixième titre à Monaco, Rafael Nadal évoque son émotion, son attente et surtout son niveau de jeu : «Quand je regarde les scores, je me dis que c'est trop, que c'est irréel.»

«Rafael Nadal, est-ce un soulagement de gagner un titre après onze mois d'attente ?

Ca fait presque un an, c'est vrai, mais l'important est de jouer un bon tennis et je me sens vraiment bien depuis le début de l'année. Cela m'a détendu de voir que j'avais retrouvé un bon niveau. Je savais que j'allais bientôt avoir ma chance. J'en ai eu deux à Indian Wells et à Miami. Ca a fini par payer ici. C'est un moment fort, dans un tournoi que j'adore. J'étais plus tendu que d'habitude parce que je savais que je jouais bien, que j'avais une bonne chance de gagner ce titre que j'attends depuis longtemps. C'est un grand moment.


Vous n'avez perdu que 14 jeux dans tout le tournoi...

Mon niveau de jeu n'a rien à voir avec celui que j'avais ici l'an dernier. Mais cela ne signifie pas que je vais gagner facilement à chaque fois. Ce qui s'est passé cette semaine n'est pas normal. Quand je regarde les scores, je me dis que c'est trop, que c'est irréel. Mais j'étais concentré sur chaque point. Et j'avais très envie de gagner.


Avez-vous retrouvé votre meilleur niveau à Monte-Carlo ?

J'ai retrouvé mon meilleur niveau depuis le 1er janvier. Lors du premier tournoi (exhibition) de l'année à Abu Dhabi, j'ai très bien joué. J'avais fait un premier set incroyable contre Davydenko en finale à Doha. Sur terre battue, j'ai joué une des plus belles finales de ma carrière.» (AFP)


Verdasco : «Une victime de plus»

Après la démonstration de son compatriote Rafael Nadal, Fernando Verdasco ne pouvait qu'exprimer son impuissance : «Je n'étais qu'une victime de plus.»

«S'il joue comme aujourd'hui, je pense que personne ne peut le battre sur terre battue. Ca fait six ans qu'il gagne ici. Je n'étais qu'une victime de plus. Que voulez-vous que je vous dise ? L'année dernière il avait perdu contre Federer (à Madrid) et Söderling (à Roland-Garros) parce qu'il était très fatigué et qu'il avait mal aux genoux. Si ce n'est pas le cas, il est le meilleur, et de loin ! Meilleur que jamais ? Pas forcément. Lorsqu'il avait facilement battu Federer en trois sets à Roland-Garros (en finale 2008), il évoluait également à un niveau fantastique. J'ai raté quelques occasions de l'accrocher un peu plus, de le faire réfléchir davantage. Mais il m'a conduit à forcer mes coups et à commettre plus de fautes que d'habitude. Je me sentais bien avant le match. Je n'étais pas spécialement nerveux. Un peu tendu comme d'habitude avant un grand match, mais rien de particulier. J'ai fait appel au soigneur parce que j'avais mal à la nuque.» (AFP)


Nadal égale Federer

Avec son sixième succès à Monte-Carlo, Rafael Nadal rejoint Roger Federer en deuxième position du classement des victoires en Masters 1000, la deuxième catégorie de tournois après ceux du Grand Chelem, et s'approche à une longueur du record d'Andre Agassi.

Victoires en Masters 1000:


1. Andre Agassi (USA) 17
2. Roger Federer (SUI) 16
. Rafael Nadal (ESP) 16
4. Pete Sampras (USA) 11
5. Thomas Muster (AUT) 8
6. Michael Chang (USA) 7
7. Boris Becker (GER) 5
. Jim Courier (USA) 5
. Marcelo Rios (CHI) 5
. Gustavo Kuerten (BRA) 5
. Marat Safin (RUS) 5
. Novak Ðjokovic (SRB) 5
# 20/04/2010 à 19:58 Nico
Nadal : «Je préfère être prudent»

Rafael Nadal est venu expliquer les raisons de son forfait pour le tournoi de Barcelone. Le Majorquin se veut prudent et ne veut pas reproduire les erreurs de l'an dernier.

Dans une salle de presse comble, Rafael Nadal est venu expliquer son forfait au tournoi de Barcelone. Besoin de repos, calendrier mal adapté et leçons du passé tracent les grandes lignes des raisons de son absence. Le Majorquin ne veut pas reproduire les erreurs de l'an dernier et il choisit donc de ménager sa monture : «Trois semaines sans s'arrêter avec les grosses échéances qui viennent, ce n'est pas très recommandé. Il s'agit de matches sur terre, longs et durs. Même si c'est une décision difficile à prendre, je considère que c'est mieux pour moi. J'ai connu plus d'une année avec des problèmes physiques. Même si je me sens bien aujourd'hui physiquement et dans mon jeu à l'image de ma victoire à Monte-Carlo, je préfère être prudent cette année.»

Le roi de la terre battue est revenu sur ses problèmes physiques et sur sa volonté de se montrer plus prudent. La saison dernière, il hésitait déjà beaucoup sur sa participation au tournoi de Madrid. Pour faire plaisir à ses fans espagnols et à ses sponsors, le numéro 3 mondial s'était résolu à participer à l'épreuve. On connaît la suite avec des problèmes récurrents aux genoux qui ont causé sa perte à Roland-Garros et son forfait à Wimbledon. «Avec les années, on acquiert de l'expérience et on connaît mieux ses limites. L'an passé a été une expérience difficile et dure à accepter, avoue l'Espagnol. Mais cela m'a permis d'apprendre. Le calendrier est chargé. La saison dernière, j'ai voulu en faire beaucoup et cela n'a pas été bénéfique. Il faut donc penser à plus long terme et être présent aux moments importants.»

Ces moments importants, c'est une façon pudique de pointer Roland-Garros. Rafael Nadal compte bien reconquérir le titre Porte d'Auteuil. Son niveau de jeu est là et son titre à Monte-Carlo l'a rassuré : «A part en Australie, j'ai toujours joué à un très bon niveau avec la sensation de pouvoir gagner chaque match. Je pense que je suis sur la bonne voie. Ma victoire à Monte-Carlo m'apporte beaucoup de confiance, la seule chose qui me manquait.» Et il a promis de venir dans sa «maison», son «club», Barcelone, l'an prochain.
lequipe.fr
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