MONTE CARLO 2014

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# 17/04/2014 à 10:48 Nico
Nadal facile

Rafael Nadal n'a pas tremblé pour son entrée en lice à Monte-Carlo, ce mercredi. Le numéro un mondial a écarté le Russe Teymuraz Gabashvili, en deux manches et 1h12 de jeu (6-4, 6-1). Il affrontera au prochain tour l'Italien Andreas Seppi, qui s'est défait de Pablo Andujar (7-6 [5], 5-7, 6-4).

Rafael Nadal a vite réglé la mire, et ça a suffi. Dominé en début de rencontre par Teimuraz Gabashvili, l'octuple vainqueur du Masters 1000 de Monte-Carlo a su se faire violence pour reprendre la main face à la puissance du Russe. Une fois son timing retrouvé en coup droit et son jeu de jambes plus incisif, le n°1 mondial a largement dominé les débats, bien trop maître de cette surface pour ne pas user le plan de jeu adverse. «J'ai commencé un peu lentement, a confié l'Espagnol, alors que lui se montrait très agressif, frappait très fort et ne ratait pas. Dans un premier match, l'important est de trouver le rythme et les sensations. Là j'avais encore du mal à vraiment voir où j'allais. Après j'ai sauvé cette balle de double break à 3-1 et soudain j'ai réussi à mettre plus d'intensité».

A 4-4 dans le premier set, il a effectivement appuyé sur l'accélérateur, avant de dérouler jusqu'à 4-0 dans la seconde manche. Et là il a connu son deuxième passage d'énervement du jour : après sa mise en route diesel, l'avertissement pour dépassement de temps. Un ramasseur de balles en avait déjà pris pour son grade quelques minutes plus tôt car il traînait à lui donner les balles pour servir. L'arbitre avait pourtant demandé aux ramasseurs d'accélérer un peu le mouvement. Mais à 4-0 30-40, suite à un long échange, Nadal a été puni par l'arbitre Pascal Maria. Et a perdu le point suivant d'un coup droit trop long. Très mécontent, il n'a pas manqué de dire à l'arbitre ce qu'il pensait de son jugement. Et n'en a pas démordu après la rencontre : «Je dois voir la vidéo. La plupart du temps je suis le premier à accepter ce genre de choses mais là je ne peux pas car c'était après un très long échange et sur une balle de break. Pascal Maria est un bon arbitre mais là il a eu tort. Je sais que je dois accélérer et j'essaie. (...) Mais bon à ce rythme-là autant mettre une horloge sur le court et se passer des arbitres non ? On a le hawk eye, on a le score donc pourquoi sont-ils encore là s'ils ne font pas l'effort de comprendre le jeu ?» Voilà, il râle mais il gagne.
C.B.
# 18/04/2014 à 07:53 Nico
Nadal : «Un vrai défi»

Rafael Nadal (ESP), qualifié (6-1, 6-3) pour les quarts de finale aux dépens d'Andreas Seppi (ITA) : «Aujourd'hui j'ai un peu mieux joué qu'hier, j'ai réussi pendant un long moment à garder un bon niveau et à bien maîtriser les changements de direction. Mais à 4-1 dans le deuxième set j'ai un peu cessé de bouger les jambes...Et Seppi est un joueur qui prend la balle tôt alors si tu ne bouges pas bien tu vas avoir des problèmes. Le prochain match face à David Ferrer va être très dur. Sur terre battue face à lui c'est un vrai défi. Je l'ai joué très souvent et c'est toujours compliqué. Si je ne joue pas à mon meilleur niveau face à lui, ça ne peut pas passer. Je vais devoir trouver de la longueur de balle, me montrer agressif afin d'avoir ma chance. Sinon le match dépendra de lui et ça n'est vraiment pas une bonne stratégie.»

C.B., avec F.M
# 19/04/2014 à 00:04 Nico
Ferrer éjecte Nadal du Rocher

Stupeur à Monte-Carlo. Huit fois vainqueur ici, Rafael Nadal, méconnaissable, a chuté dès les quarts de finale contre un excellent David Ferrer (7-6 [1], 6-4).

Exproprié du Rocher l’an dernier en finale par Novak Djokovic, après huit ans de règne ininterrompu, Rafael Nadal a valdingué cette année dès les quarts de finale. Ce tremblement de terre vaut facilement un 8 sur l’échelle de Richter. Perdre à Monaco, ça n’était arrivé à Nadal que deux fois. En 2003, en huitièmes de finale contre Guillermo Coria. Il n’était alors qu’un gamin. Et donc l’an dernier après quarante-six victoires de suite (absent car blessé en 2004, il a phagocyté le tournoi de 2005 à 2012). Cette fois, l’onde de choc est d’autant plus forte que le n°1 mondial n’avait plus perdu sur terre battue contre David Ferrer depuis leur tout premier match, à Stuttgart en 2004. Ensuite, « Ferru » avait mordu la poussière dix-sept fois de suite. Plus qu’il n’en faut pour décréter qu’il n’y arriverait jamais. Erreur magistrale !

Le finaliste du dernier Roland-Garros, actuel 6e mondial, y est arrivé. Et comment ! Que Ferrer soit ici mille fois loué. Pendant longtemps, avouons qu’on a pensé qu’une fois de plus, une fois de trop, il allait se faire cueillir par son bourreau attitré. On s’est demandé ce qu’il devait faire de plus, ce qu’il devait faire de mieux pour prendre ce premier set XXL, qui s’éternisa 1h26. Ferrer avait tout juste. Il coupait les trajectoires, trouvait des zones courtes pour excentrer le n°1 mondial, venait finir au filet mais, comme d’habitude, Nadal restait là, collé dans son rétro.

Il a toujours eu le chic de durcir un match même quand il est à côté de la plaque, ce qui était le cas la veille. Pendant ce premier set, Nadal a mal servi et horriblement souffert sur tous ses engagements jusqu’à 5-5. Il a été breaké dans ses deux premiers jeux de service, dut sauver quatre balle de break dans le troisième, une autre dans le quatrième et se retrouva à égalité dans le cinquième. L’agressivité de Ferrer explique pas mal de choses. Mais pas les vingt-huit fautes directes commises par Nadal à la fin du premier set (44 au total !), pas tous ces coups boisés, ces placements pas rigoureux, ces coups droits « badufs ». Ça n’explique sûrement pas pourquoi le patron n’a dégainé que cinq coups droits gagnants dans la première manche. Et encore moins pourquoi il a explosé en vol dans le tie-break, encaissant sept points de suite (7-1). Déréglé en coup droit, Nadal perdit au second set son service à 1-1 puis encore à 4-2. Choqué, abasourdi, le public ne réagissait même pas. Certes, Ferrer « chocotta » un peu au moment de conclure à 5-2 et perdit un de ses breaks. Mais à 5-4, il balança deux énormes coups droits gagnants qui l’envoyèrent, après 2h13, en demi-finale contre Wawrinka. Et aussi au paradis. F.Be, à Monte-Carlo

REACTION

Nadal : «Normal de perdre»

Rafael Nadal, battu par David Ferrer en quarts de finale du Masters 1000 de Monte-Carlo : «Quand l'adversaire fait les choses mieux que toi, c'est normal de perdre. C'est ce qu'il s'est passé aujourd'hui (vendredi). Je n'ai pas joué dans le bon sens, pas de la bonne manière et pas avec la bonne intensité en coup droit. Je ne peux pas être content de ça. J'ai joué trop court. Je lui ai donné la chance de prendre le contrôle du point pratiquement à chaque fois. Je le félicite. Je ne suis pas content de la façon dont j'ai joué le second set. J'aurais dû mettre plus d'intensité au tout début de ce deuxième set. Dans les jambes, l'intensité n'était pas bonne. David est un joueur fantastique. L'an dernier, à Madrid, j'étais à un point de perdre contre lui. Qu'il me batte, ce n'est pas une surprise. Mais je ne suis pas content de la façon dont j'ai joué. Je ne suis pas le style de joueur qui finit les points en deux frappes. Sauf quand je joue super bien. Moi, la plupart du temps, je construis les points, je me bats, je ne fais pas tant d'erreurs.»
F.Be., à Monte-Carlo
# 13/05/2014 à 08:51 Nico
Wawrinka, prince de Monte-Carlo face à Federer

Le Suisse Stanislas Wawrinka a décroché le premier Masters 1000 de sa carrière dimanche en finale à Monte Carlo, privant au passage son compatriote Roger Federer de l’un des très rares tournois qui manque à son palmarès.

Le N.3 mondial, vainqueur du premier Grand Chelem de la saison à Melbourne en Australie, en janvier, s’est imposé en trois sets, 4-6, 7-6 (7/5), 6-2, infligeant à Federer sa quatrième défaite en finale sur le Rocher, après trois échecs en 2006, 2007 et 2008, à chaque fois face à l’Espagnol Rafael Nadal.

Pas de 22e Masters 1000 donc pour «Roger», qui a remporté tous les tournois portant ce label sauf ceux de Monte-Carlo et Rome, et qui pensait peut-être avoir fait le plus difficile samedi en sortant en demi-finale le tenant du titre, Novak Djokovic, le N.2 mondial. Visiblement diminué par une blessure au poignet, le Serbe venait de remporter quatre Masters 1000 d’affilée (Shanghai, Paris-Bercy, Indian Wells et Miami).

«Roger, tu es un des plus grands joueurs de tous les temps, et c’est un honneur de pouvoir jouer contre toi, merci de tout ce que tu fais pour le tennis», a déclaré Wawrinka après sa victoire, face à un Federer toujours «gentleman», qui lui a souhaité en réponse de continuer comme ça «plein de semaines et plein d’années».

- 2e victoire contre Federer -

Wawrinka, 29 ans, avait déjà disputé deux finales de Masters 1000, s’inclinant à Rome en 2008 face à Novak Djokovic et à Madrid l’an passé face à Rafael Nadal.

Amis sur le court, les deux joueurs, qui viennent la semaine dernière de qualifier leur pays pour les demi-finales de la Coupe Davis, un trophée que la Suisse n’a jamais remporté, ont disputé dimanche la première finale 100% helvète sur le circuit ATP depuis celle qui avait opposé Federer à Marc Rosset en 2000 à Marseille.

Après avoir perdu le premier set (6-2), le natif de Lausanne, quart-de-finaliste à Roland-Garros en 2013, a peu à peu imposé sa puissance face à son aîné de 32 ans, arrachant le droit de jouer un troisième set au bout d’un tie-break très disputé (7 pts à 5).

Dans le troisième et dernier set, il n’a par contre jamais tremblé, menant rapidement 4-0 avec un double break pour finalement conclure facilement 6-2 et empocher son 7e titre en 16 finales sur le circuit. Et sa 2e victoire contre son compatriote en 15 duels, après une première en 2009, à Monte-Carlo déjà. Mais en 8e de finale cette fois.

- Le Big Four déstabilisé -

Wawrinka confirme ainsi son nouveau statut de grand joueur sur terre battue, à quelques semaines de Roland-Garros, après avoir sorti facilement en demi l’Espagnol David Ferrer, le tombeur de Rafael Nadal en quart. Un Nadal qui n’avait pas été absent de la finale à Monte Carlo depuis dix ans, après huit victoires entre 2005 et 2012 et une finale l’an passé, contre Djokovic.

Avec ce succès dimanche sur la Côte d’Azur, Wawrinka, seul joueur à avoir gagné trois tournois cette saison, est devenu le troisième joueur seulement à briser l’insolente domination du traditionnel «Big Four» depuis quatre ans en Masters 1000, après le Suédois Robin Soderling (à Paris-Bercy en 2010) et l’Espagnol David Ferrer (à Paris-Bercy également en 2012).

Rafael Nadal, Novak Djokovic, le Britannique Andy Murray, absent cette année à Monte-Carlo, et Federer avaient à eux quatre empoché 34 des 36 derniers Masters 1000, depuis l’édition 2010 de Monte-Carlo.
AFP
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