MONTREAL 2009

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# 06/08/2009 à 23:44 Nico
Nadal, le swing avant le lift

Rafael Nadal va mieux. C'est en jouant au golf à Manacor qu'il a repris des forces afin de se lancer dans le sprint des US Open Series. Jamais depuis 2004 ou 2003 et ses débuts chez les pros il n'avait abordé la saison américaine avec aussi peu de matches. L'US Open est le seul majeur qui lui manque.

Dès ses débuts professionnels, Rafael Nadal a incarné le modèle du combattant. Jusqu'à la caricature, le Majorquin a été présenté comme un joueur ultra-puissant, dur au mal, au mental d'acier. L'opposition de style avec Roger Federer a consacré cette image qui lui vaut la suspicion ou l'admiration des spectateurs. Derrière cette cuirasse supposée, l'Espagnol, N.1 mondial du 18 août 2008 au 05 juillet 2009, est un joueur au talent exceptionnel qui doit composer avec la douleur. "

QU'EST-CE QUE TU FAIS POUR LES VACANCES ?

. Je me repose, je me soigne et je me change les idées :
Rafael Nadal avait besoin de prendre le large. Après sept saisons chez les "pros", dont quatre saisons aussi exceptionnelles qu'épuisantes, l'Espagnol a dû dire non au plus grand rendez-vous de l'année : Wimbledon. Ce n'est pas la première fois qu'il déclare forfait. En 2003, il a déjà manqué Roland-Garros (blessure au coude), en 2004 il loupe encore le tournoi parisien et Wimbledon (fracture de fatigue). En 2006, il n'avait pu prendre part à l'Open d'Australie (pied gauche). Cette fois-ci, il avait atteint le point de rupture à Roland-Garros (tendinite aux genoux) : trop de matches, des tournois de trop (Barcelone ? Madrid ?), des problèmes personnels à gérer (divorce possible de ses parents) et un corps qui coince. Après un passage par la Méditerranée, entre jet-ski, golf, musculation et physiothérapie, il a finalement passé des tests médicaux réconfortants début juillet, le voilà prêt à rejouer.

. "Torneo Renault Llucmajor" : c'est le tournoi de golf auquel toute la famille Nadal ou presque a participé sur les greens du Marriott Golf Son Antem de l'île de Majorque. "Rafa" a joué en double avec Tomeu Salvá pour défendre leur titre acquis l'an passé !


. Retour fixé début août à Montréal :

Pour la première fois depuis 2004, il va arriver sur les US Open Series sans le poids d'un printemps surchargé. Auteur d'un excellent mois d'août l'an passé, il lui sera certainement difficile de défendre son titre au Canada dans les meilleures conditions. Mais sa préparation pour l'US Open devrait être optimale. Deux gros tournois en un mois, pas de Jeux Olympiques intercalés. C'est donc le meilleur moment pour aller chercher le seul titre du Grand Chelem qui lui échappe. Nadal a simplement besoin de quelques victoires pour lancer la machine.

L'AVIS DE TONI

Toni Nadal, qui avait tiré la sonnette d'alarme il y a deux ans pour un problème au pied, relativise tout en se montrant prudent : "L'important, c'est d'y aller petit à petit et de voir comment sa blessure évolue et qu'il récupère ses moyens." Pourquoi reprendre si tard ? "Il ne fallait pas forcer en jouant à Hambourg, ensuite nous avons conservé le calendrier initial après les grands rendez-vous du printemps. Reste à Nadal à bien finir la saison et revenir au top en 2010", ajoute-t-il.

NOMBRE DE MATCHES JOUES PAR SAISON

Rafael Nadal

2009 - 52 matches disputés avant l'US Open - ? au total
2008 - 78 - 93 au total
2007 - 71- 87 au total
2006 - 56 - 72 au total
2005 - 75- 91 au total
2004 - 38 - 48 au total

Roger Federer

2009 - 56 matches disputés avant l'US Open - ? au total
2008 - 59 - 82 au total
2007 - 52- 66 au total
2006 - 68 - 87 au total
2005 - 68- 86 au total
2004 - 64- 81 au total


Nadal à Montréal, tournoi 0?

Toni Nadal a confirmé lundi que Rafael Nadal participera au Masters de Montréal. "Jouer, c'est une chose, le rendement en est une autre", a précisé l'oncle et entraîneur du N.2 mondial. "L'objectif, c'est d'arriver à l'US Open avec des garanties". Et si c'était une étape décisive de sa carrière.

Deux mois après sa défaite en huitièmes de finale de Roland-Garros face à Robin Soderling, Rafael Nadal est prêt à renouer avec la compétition. Mais pour la première fois depuis ses débuts professionnels, la victoire n'est pas l'objectif N.1 du Majorquin. L'Espagnol va tenter de défendre son titre à Montréal sans exégérer. Comme le dit son oncle, l'objectif, c'est "d'obtenir des garanties sur son jeu avant l'US Open." Le seul titre du Grand Chelem qui lui échappe.

Cette fin de convalescence annonce peut-être une nouvelle ère pour le clan Nadal. Sur le plan personnel, Rafa doit faire face à la séparation de ses parents, qui ne se sont pas revus depuis un an selon les médias espagnols. Sur le plan physique, il doit évaluer ses limites avec plus de finesse. Ses tendinites rotuliennes l'ont penalisé depuis longtemps. Son organisme a été mis à rude épreuve depuis son adolescence. Et s'il est un des rares joueurs à savoir composer avec la souffrance, à pouvoir jouer de sa souffrance pour aller chercher des forces pendant les matches, il doit changer son calendrier à défaut de pouvoir métamorphoser son jeu exigeant.

Sur le plan du tennis, il a donc déjà effectué des modifications intéressantes (jeu vers l'avant, jeu plus direct). Il doit surtout repenser son jeu dans la continuité d'une saison. Nadal, comme le soulignait récemment Tom Perrotta sur tennis.com, n'a jamais mieux joué que quand il enchaînait les matches. Les blessures de Nadal lui imposent, comme Roger Federer l'a d'ailleurs fait auparavant, une modification de son calendrier. Jouer moins, arriver avec moins de rythme sur les tournois, c'est exactement ce qu'il va se passer à Montréal. L'expérience canadienne sera donc cruciale pour les saisons à venir. La patience, Nadal connaît. On peut donc compter sur lui pour prendre ses marques pour le début de ce qui pourrait être le deuxième souffle d'une carrière aussi fantastique qu'éprouvante.
J.C
# 08/08/2009 à 12:02 Nico
Federer de retour

Roger Federer, tout juste devenu père, a annoncé qu'il allait disputer le tournoi de Montréal.
En plus d'être dans la dernière ligne droite vers l'US Open, le tournoi de Montreal va permettre aux deux meilleurs joueurs mondiaux d'effectuer leur retour en compétition, en plus de Gaël Monfils. Alors que Rafael Nadal, absent du circuit depuis son élimination à Roland-Garros, avait déjà annoncé se préparer pour être présent dans la capitale du Québec, Roger Federer a fait de même, vendredi.

Par le biais de son site internet, le Suisse a expliqué qu'il allait disputer le tournoi, ajoutant être «heureux de revenir à la compétition». Tout récemment devenu père de deux jumelles, Federer aura donc effectué une pause d'environ un mois, lui qui a coupé avec la compétition après son sacre à Wimbledon, le 5 juillet. Il va désormais faire en sorte d'être prêt pour la défense de son titre à Flushing Meadows.


Nadal:"C'était pire en 2005"

Rafael Nadal vit un moment unique de sa carrière. Fort d'un palmarès déjà exceptionnel, l'Espagnol ne veut pas dramatiser son cas. Il vit une période délicate mais veut rebondir. Grâce à un entretien donné à Marca de son domicile de Porto Cristo, à Majorque, on saisit ses doutes et ses certitudes.

OU EN EST-IL ?

Rafael Nadal a envie de jouer. Il espère ne pas faire de rechute (tendinite aux genoux) mais il a suffisamment confiance pour revenir. "J'ai été plus en forme. Si je suis honnête, je ne sais pas si je suis à cent pour cent. " C'est un processus lent, le gonflement est toujours là, mais cela ne fait plus mal." "J'ai deux cas d'oedèmes dans l'insertion des genoux, un problème à long terme"

"Je ne pense pas que ce problème au genou annonce la fin de ma carrière. En 2005, la situation était beaucoup plus difficile avec mon pied que maintenant. J'avais 19 ans et je venais d'arriver sur le circuit. J'en ai maintenant 23 et j'ai beaucoup plus de trophées dans ma chambre."

"Il n'y a pas de bon moment pour se blesser", rappelle Nadal qui explique qu'il est déjà très fier de ce qu'il a accompli et qu'il ressent moins de pression actuellement qu'en 2005: "Le bon moment, ce n'était pasquand j'étais numéro 2 et que je n'avais jamais été N.1. Ma plus grande joie a été quand j'ai gagné en tant que numéro 1. Mon plus grand bonheur, c'est quand j'ai gagné Wimbledon, l'Australie et les Jeux l'année dernière, lorsque j'ai remporté le Davis en 2004. Et les problèmes familiaux (instance de divorce entre ses parents, ndlr), ne m'ont pas empêché de gagner des titres."

COUPE DAVIS

Un mot sur Espagne-Israël en Coupe Davis : "Nous ne devons pas perdre à la maison".

SON CALENDRIER

A venir : "Montréal, Cincinnati, U. S. Open, Coupe Davis puis Bangkok, Beijing, Shanghai, Paris et Londres".

Rafa a reconnu qu'il avait eu tort de jouer à Madrid. Mais attention, que personne ne s'y méprenne, il ne regrette pas d'y avoir joué. Lui qui met un point d'honneur à ne jamais déclarer forfait d'un tournoi qui a débuté, il veut faire savoir qu'il y retournera, qu'il y a pris du plaisir et que ce qu'il a appris c'est qu'il a fait une erreur étant donné les circonstances. C'est ce qu'il appelle "apprendre de ses erreurs". Sinon, contrairement à ce que l'on pourrait penser, il n'est pas forcément prêt à réduire son calendrier. Il veut "toujours aller de l'avant, sans connaître de limites avec un maximum de force". "J'ai toujours su dépasser mes limites", martèle-t-il. Et puis, même si je n'avais pas joué Madrid, qui dit que j'aurais eu de meilleurs résultats à Paris et que j'aurais joué à Wimbledon. A Madrid j'ai vécu de très grands moments dont ma victoire sur Novak Djokovic, avec une ambiance inoubliable."

ROGER FEDERER


"Il est le meilleur de l'histoire que j'ai connu", nuance Nadal qui se pose dans cet entretien en historien peut-être pour la première fois de ses apparitions médiatiques. "Après il y a Rod Laver, que je n'ai pas vu jouer. Un gars qui a remporté deux fois le Grand Chelem avec sept ans d'écart (1962-1969, ndlr), qui étaient les meilleures années de sa carrière, j'ai dit que c'était le meilleur de l'histoire. Mais il faut attendre la fin de la carrière de Federer."

"C'est un gentleman", ajoute-t-il de façon générale. Le journaliste de Marca évoque les duels Borg/McEnroe our comparer sa rivalité avec Roger, il répond : "Oui, et pensez, j'ai été étonné de l'apprendre, ils n'ont disputé que quatre finales l'un contre l'autre."

GAGNER 15 GRAND CHELEM ?


"Aujourd'hui, je ne me vois pas réussir cela, non."

US OPEN

C'est l'inconnu du moment. Quel objectif là-bas ? "Cela dépend de deux choses", dit-il : "Comment sont les deux précédents tournois, comment vont répondre mes genoux."

Eurosport - J.C. avec marca.com
# 10/08/2009 à 10:45 Nico
PROGRAMME DE LUNDI

Cinq Français seront en lice lundi sur les courts canadiens : Paul-Henri Mathieu, Gaël Monfils, Gilles Simon, Florent Serra et Jérémy Chardy. Mais l'attraction du jour sera le retour de Rafael Nadal, absent depuis son élimination à Roland-Garros, qui jouera en double avec
son compatriote espagnol Francisco Roig.
Gaël Monfils sera opposé en night session au Russe Marat Safin.

A partir de 17h00 :

Marin Cilic (CRPO) - Mikhail Youzhny (RUS)
Guillermo Garcia-Lopez (ESP) - Paul-Henri Mathieu (FRA)
Stanislas Wawrinka (SUI) - Nicolas Kiefer (ALL)

Pas avant 01h00 :

Marat Safin (RUS) - Gael Monfils (FRA)
Gilles Simon (FRA) - Franck Dancevic (CAN)


BN Court
A partir de 17h00 :

Dmitry Tursunov (RUS) - Igor Andreev (RUS)
Igor Kunitsyn (RUS) - Frederic Niemeyer (CAN)
Bruno Agostinelli (CAN) - Peter Polansky (CAN)
Rafael Nadal-Francisco Roig (ESP) - Novak Djokovic-Dusan Vemic (SER)

Pas avant 01h00 :

Philipp Petzschner (ALL) - Sam Querrey (USA)
Leonardo MAyer (ARG) - Mischa Zverev (ALL)


Court 9

A partir de 17h00 :
Rainer Schuettler (ALL) - Florent Serra (FRA)
1 double
Yen-Hsun Lu (TAI) - Jérémy Chardy (FRA)
# 11/08/2009 à 12:17 Nico
RESULTATS DE LUNDI

Wawrinka - Kiefer 6-4,6-1
Chardy - Lu 6-7(5/7),6-3,6-4
Mathieu - Garcia-Lopez 7-5,0-6,6-1
Schuettler - Serra 6-4,6-0
Youzhny - Cilic 4-6,7-6(7/4),6-1


Reçus quatre sur cinq

Gaël Monfils (N.13) et Gilles Simon (N.9) ont respectivement sorti Marat Safin et Franck Dancevic au 1er tour à Montréal. Il s rejoignent Paul-Henri Mathieu et Jérémy Chardy, qualifiés plus tôt. Des cinq Français engagés, seul Florent Serra a chuté face à Rainer Schuettler (6-4, 6-0).

Gaël Monfils (FRA/N.13) bat Marat Safin (RUS) 6-2, 3-6, 6-2.
Prochain adversaire : Ferrero ou Hewitt.

Gaël Monfils est décidément la bête noire de Marat Safin. En quatre confrontations avec le Parisien, le Russe n'est toujours pas parvenu à s'imposer, malgré des matches disputés à chaque fois. Cette nuit, la tendance s'est confirmée et la tête de série N.13 a dû batailler pendant près de deux heures pour décrocher son ticket pour le 2e tour à Montréal. La partie avait pourtant très bien débuté pour le Français, très efficace au service (82% de premières balles dont 83% gagnées) et qui ne concède pas la moindre balle de break. Agressif sur les seconds services de Safin, il prend deux fois sa mise en jeu pour boucler la première manche 6-2.

Le deuxième set partait sur les mêmes bases et Monfils n'a pas grand chose à se repprocher. Safin sert un peu mieux et convertit la seule balle de break qui se présente pour obliger le N.2 français à disputer un troisième set. En début d'année au Masters 1000 de Miami, Monfils avait également concédé un 3e set à Safin qu'il avait remporté au tie-break. Cette fois, la "Monf" ne s'occasionnera aucune frayeur. Profitant d'un second service catastrophique du Russe, Gaël Monfils remporte cette manche décisive 6-2 et se qualifie pour le 2e tour où il sera opposé à Juan Carlos Ferrero ou Lleyton Hewitt. Du spectacle en perspective.


Gilles Simon (FRA/N.9) bat Frank Dancevic (CAN) 6-1, 6-2.
Prochain adversaire : Falla ou Sela.

Le N.2 français n'a pas fait dans le détail pour son entrée en lice dans les Masters 1000. Face au local de l'étape, Frank Dancevic, Simon n'a passé qu'une petite heure sur le court et n'a laissé que trois jeux au Canadien. Malgré un pourcentage calamiteux de premiers services (48% sur le match, 30% dans le 2e set), la tête de série N.9 a su attraper le 105e joueur mondial à la gorge en retour de service, notamment sur les deuxièmes balles. Au prochain tour, le Niçois devrait avoir un match à sa portée, face au Colombien Alejandro Falla ou à l'Israélien Dudi Sela.


Paul-Henri Mathieu (FRA) bat Guillermo Garcia-Lopez (ESP) 7-5, 0-6, 6-1.
Prochain adversaire : Nikolay Davydenko (RUS)

Paul-Henri Mathieu n'a pas livré un match constant mais il continue l'aventure montréalaise. Il aurait pu l'emporter en deux sets, mais une entame catastrophique de 2e set l'a poussé à laisser filer la manche pour se concentrer sur la dernière. Ce fut le bon choix. Autre point positif, il n'a pas été perturbé par la longue interruption imposée par la pluie. Il va maintenant devoir régler son service, car avec 41% de 1ère balle dans le 1er set et 55% dans le 3e set contre Garcia-Lopez, il n'est pas dit que cela soit suffisant pour déstabiliser le Russe Nikolay Davydenko, qui l'a battu cette année en finale à Hambourg. Même si ses pourcentages de points gagnants sur ses premiers engagements ont été bons face à l'Espagnol (88% et 75%), avec respectivement 5 et 3 aces.


Jérémy Chardy (FRA) bat Yen-Hsun Lu (TPE) 6-7 (5), 6-3, 6-4
Prochain adversaire : Andy Murray (GBR/N.3)

Jérémy Chardy a rétabli une situation mal engagée mais 2 heures et 45 minutes lui auront été nécessaires. Il faudra voir à quel point cela pèsera mardi face au N.3 mondial Andy Murray. Il s'agira d'une rencontre inédite.


R. Schuettler (ALL) bat Florent Serra (FRA) 6-4, 6-0
Prochain adversaire : J.-W. Tsonga (FRA/N.7)

Pas de miracle pour Florent Serra, qui aura joué 1 h 25 min dans la capitale du Québec. Le natif de Bordeaux n'a rivalisé avec Rainer Schuettler que dans le 1er set, avec un ratio légèrement supérieur de points gagnés sur ses premières balles (68% contre 63%). Il faut regarder les stats des secondes balles pour comprendre la première défaite du Tricolore en quatre oppositions : il n'a gagné que 37% des points alors que Schuettler a émargé à 67%. Puis, Serra s'est écroulé. Le jeu s'est développé à sens unique dans la seconde manche car le germanique a tourné à plein régime au service, avec 79% de 1ères balles suivies de 82% de points empochés dont 6 aces. Pour Serra, il n'y avait rien à faire avec 50% de 1er service et 33% de points gagnants, et même 22% sur la seconde balle...
S.V. et D.S


Rafael Nadal ne rate pas sa rentrée au tournoi de la Coupe Rogers
De Robert Laflamme (CP) – Il y a 6 heures

Rafael Nadal a couronné de succès son retour à la compétition, lundi, en remportant un match de double en compagnie de son compatriote Francisco Roig au tournoi de la Coupe Rogers de tennis. Le duo espagnol a eu raison des Serbes Novak Djokovic et Dusan Vemic en deux manches, 7-5 et 6-4.

Nadal en était à son premier match sur le circuit de l'ATP depuis le 31 mai, date de sa défaite en huitième de finale aux Internationaux de France. Il a été contraint à l'inactivité depuis ce temps en raison de tendinites aux genoux.

"C'était super d'être de retour. J'ai eu beaucoup de plaisir à jouer avec Francis, a-t-il commenté. C'est toujours un bon sentiment de gagner. Et jouer en double, c'est agréable et important. Je suis heureux de la façon que ça s'est passé. Il y avait énormément d'atmosphère avec la présence de plusieurs spectateurs.

"J'ai réellement hâte de jouer en simple, mercredi", a ajouté l'Espagnol âgé de 23 ans, gagnant d'un premier tournoi en carrière sur surface dure à Montréal en 2005.


PROGRAMME DE MARDI

Central :
A partir de 17h00 :

Lleyton Hewitt (AUS) - Juan Carlos Ferrero (ESP)
Andy Murray (GBR) - Jérémy Chardy (FRA)
Peter Polansky (CAN) - Novak Djokovic (SRB)

Pas avant 01h00 :
Roger Federer (SUI) - Frederic Niemeyer (CAN)


BN Court :
A partir de 17h00 :

Paul-Henri Mathieu (FRA) - Nikolay Davydenko (RUS)
Feliciano Lopez (ESP) - Fernando Verdasco (ESP)
Vikto Troicki (SRB) - David Ferrer (ESP)

Pas avant 01h00 :
Fernando Gonzalez (CHL) - Milos Raonic (CAN)


Court 9 :
A partir de 17h00 :

Tommy Robredo (ESP) - Alex Bogomolov Jr (USA)
Philipp Kohlschreiber (ALL) - Tomas Berdych (RTC)
Tommy Haas (ALL) - Ivo Karlovic (CRO)
Jan Hernych (RTC) - Julien Benneteau (FRA)
Dudi Sella (ISR) - Alejandro Falla (COL)


Court 5 :
A partir de 17h00 :

Victor Hanescu (ROU) - Jurgen Melzer (AUT)
Jesse Levine (USA) - John Isner (USA)
Andrey Golubev (KAZ) - Radek Stepanek (RTC)
# 12/08/2009 à 10:10 Nico
RESULTATS DE MARDI

Gonzalez - Raonic 4-6,7-6(8/6),6-4
Federer - Niemeyer 7-6(7/3),6-4
Falla - Sela 6-4,3-6,6-3
Hernych - Benneteau 6-2,6-3
Ferrer - Troicki 6-3,6-0
Golubev - Stepanek 6-3,6-4
Haas - Karlovic 4-6,7-6(7/3),6-4
Verdasco - Lopez 6-1,6-7(5/7),6-1
Isner - Levine 6-3,6-4
Kohlschreiber - Berdych 7-6(7/5),6-7(9/11),6-4
Ferrero - Hewitt 6-1,6-4
Hanescu - Melzer 6-4,6-3
Robredo - Bogomolov Jr. 6-4,6-2
Mayer - Zverev 7-6(8/6),6-3
Petzschner - Querrey 7-5,6-3
Djokovic - Polansky 6-4,7-6(8/6)
Murray - Chardy 6-4,6-2
Davydenko - Mathieu 7-6(7/4),7-6(7/2)


Des Bleus dépassés

Triste journée pour les Bleus au Masters 1000 de Montréal. Après la défaite de Paul-Henri Mathieu face au Russe Davydenko (7-6 7-6), Jérémy Chardy a baissé pavillon face à l'Ecossais Andy Murray (6-4 6-2). Tout comme Julien Benneteau face à Jan Hernych (6-2, 6-3). Federer et Djokovic sont qualifiés.


Juan Carlos Ferrero (ESP, q) bat Lleyton Hewitt (AUS) : 6-1 6-4
Prochain adversaire : Monfils (FRA, 13)

Le choc tant attendu n'a pas tenu toutes ses promesses. Avec deux anciens numéros un mondiaux dans l'arène, les spectateurs du Masters 1000 de Montréal pouvaient s'attendre à une entrée en fanfare lors de cette deuxième journée mais Lleyton Hewitt n'a jamais été à la hauteur de l'affiche. Abandonné par son service, l'Australien n'a quasiment pas existé et déposé les armes au terme de deux sets à sens unique.

Bien en jambes à la suite de ses tours de qualification, Juan Carlos Ferrero a immédiatement trouvé le bon tempo. Implacable en retour, l'Espagnol n'a pas laissé une seule seconde de répit à son prestigieux rival, remportant près de 70% des points sur les secondes adverses. Constamment mis sous pression, Hewitt n'a jamais été en mesure de trouver ses marques et laisse Ferrero poursuivre seul sa cure de jouvence.


Jan Hernych (TCH/Q) bat Julien Benneteau (FRA/Q) 6-2, 6-3

Une petite heure et puis s'en va. Julien Benneteau n'aura pas fait long feu dans le tableau final du Masters 1000 de Montréal. Epargné au tirage au sort en évitant une tête de série d'entrée, le 58e joueur mondial a butté sur le service du grand Tchèque (89% de premières balles), se faisant lui-même agresser sur ses deuxièmes services. Hernych convertit deux de ses six balles de break dans le premier set sans en offrir une seule au Français. Scénario quasi identique dans la seconde manche. Au prochain tour, il affrontera le récent vainqueur du tournoi de Washington, Juan Martin del Potro.


. 2E TOUR :

Nikolay Davydenko (RUS, 8) bat Paul-Henri Mathieu : 7-6 7-6

Nikolay Davydenko prend des allures de bête noire pour Paul-Henri Mathieu en cette deuxième partie de saison. Déjà battu par le Russe en finale du tournoi de Hambourg au mois de juillet, l'Alsacien a dû une nouvelle fois baissé pavillon devant le Russe au deuxième tour du Masters 1000 de Montréal, non pas en raison d'un jeu déficient, mais d'une fébrilité chronique dans le money-time.

Avec autant de coups gagnants (25) et moins de fautes directes (33 contre 36), le protégé Loïc Courteau a fait jeu égal tout au long du match, comptant même un break d'avance dans la deuxième manche. Très solide en fond de court, le Français avait toutes les armes en main pour enrayer la formidable machine russe, mais la tête de série numéro 8 a su hausser son niveau de jeu et limiter les erreurs à une portion congrue dans les deux jeux décisifs pour composter son billet pour les huitièmes de finale. C'est ça qui fait la différence entre un membre du Top 10 et le 27e au classement ATP.


Andy Murray (GB, 3) bat Jérémy Chardy (FRA) : 6-4 6-2

Eloigné des courts depuis son élimination en demi-finale de Wimbledon, Andy Murray a fait les preuves qu'il n'avait rien perdu de ses qualités. Face à l'Ecossais, Jérémy Chardy, conscient de ne pas avoir les faveurs des pronostics, a tout tenté mais il n'est jamais parvenu à trouver la faille dans la cuirasse britannique.

Coup droit puissant, service tonitruant, volée propre... L'élève de Frédéric Fontang possède un arsenal largement garni mais il s'est inlassablement heurté à un véritable mur. Toujours aussi solide en retour malgré 74% de premières balles adverses, précis en passing et capable de varier à merveille longueurs et effets, le numéro trois mondial a mangé à sa sauce le Tricolore, lui donnant régulièrement le tournis. Chardy n'a jamais renoncé mais trop fébrile sur les points importants, il n'a pas réussi à convertir une seule de ses dix balles de break. Rédhibitoire pour espérer faire chuter un joueur de la trempe d'Andy Murray, en quête du deuxième rang mondial à l'issue de ce Masters 1000. Malgré ses progrès immenses depuis le début de la saison, le Palois a pu se rendre compte de l'écart important qui le sépare encore des membres du Top 5.


Roger Federer (SUI, 1) bat Frederic Niemeyer (CAN, wc) 7-6(3), 6-4

Roger Federer n'a pas raté son retour à la compétition après son 15e titre du Grand Chelem historique, à Wimbledon. Face à Frederic Niemeyer, 487e joueur mondial, à défaut d'être efficace, le N.1 mondial s'est montré régulier et intraitable au service. Ne restait donc plus qu'à prendre la mise en jeu de son adversaire. N'y arrivant pas dans la première manche, le Suisse est allé chercher le set au tie-break (7-3). Dans le second acte, Federer ne convertit qu'une seule de ses cinq balles de break mais cela suffit pour se qualifier. au prochain tour, Roger pourrait affronter son compatriote et ami Stanislas Wawrinka, si ce dernier passe l'obstacle Golubev.


Novak Djokovic (SER, 4) bat Peter Polansky (CAN, wc) 6-4, 7-6(6)

A chacun son Canadien ! Après la qualification de Federer, le N.4 mondial Novak Djokovic a lui aussi passé l'obstacle d'un invité local, Peter Polansky, 225e joueur mondial. Et le Serbe s'est imposé sur le même score que le Suisse mais dans l'ordre inverse. Coïncidence, "Nole" a aussi éprouvé toutes les peines du monde à prendre le service de son adversaire malgré dix balles de break. Deux seulement seront converties (même pourcentage que Federer, 20%, ndlr). Mais au contraire du N.1 mondial, Djokovic va être mis en difficulté à plusieurs reprises sur sa mise en jeu. S'il s'en sort dans la première manche (6-4), la tête de série N.4 est contrainte de disputer un tie-break dans le 2e set. Après quelques frayeurs, il finit par l'empocher 8-6 et se donne le droit d'affronter le vainqueur du match Youzhny-Isner au 3e tour.
T.B et D.S


PROGRAMME DE MERCREDI

Rafael Nadal disputera son premier match en simple depuis Roland-Garros mercredi, contre son compatriote David Ferrer. Trois Français seront aussi sur les courts : Jo-Wilfried Tsonga, Gilles Simon et Gaël Monfils.


Central :
A partir de 17h00 :

Rainer Schuettler (ALL) - Jo-Wilfried Tsonga (FRA)
Juan Carlos Ferrero (ESP) - Gaël Monfils (FRA)
Andy Roddick (USA) - Igor Andreev (RUS)

Pas avant 01h00 :
Rafeal Nadal (ESp) - David Ferrer (ESP)



BN Court :
A partir de 17h00 :

Leonardo Mayer (ARG) - Fernando Verdasco (ESP)
Juan Martin Del Potro (ARG) - Jan Hernych (RTC)
Gilles Simon (FRA) - Alejandro Falla (COL)


Court 9 :
Pas avant 19h00 :

Tommy Robredo (ESP) - Philipp Petzschner (ALL)
Stanislas Wawrinka (SUI) - Andrey Golubev (KAZ)


Court 5 :
A partir de 17h00 :

Mikhail Youzhny (RUS) - John Isner (USA)
Victor Hanescu (ROU) - Philipp Kohlschreiber (ALL)
# 13/08/2009 à 23:24 Nico
RESULTATS DE MERCREDI

Nadal - Ferrer 4-3
Roddick - Andreev 6-1,7-6(7/3)
Simon - Falla 4-6,6-2,6-2
Wawrinka - Golubev 7-5,6-4
Ferrero - Monfils 6-3,7-6(9/7)
Del Potro - Hernych 6-2,7-5
Petzschner - Robredo 7-6,7-6
Hanescu - Kohlschreiber 6-3,4-6,7-5
Tsonga - Schuettler 4-6,6-3,6-4
Youzhny - Isner 6-7(8/10),6-1,6-3
Verdasco - Mayer 6-1,6-1


Simon rejoint Tsonga

Pour sa 1re à Montréal, Jo-Wilfried Tsonga a eu toutes les peines du monde à éliminer Rainer Schuettler au 2e tour du Masters 1000 4-6, 6-3, 6-4. Au 3e tour, il retrouvera Gilles Simon, qui s'est offert Alejandro Falla. De son côté, Gaël Monfils s'est incliné face à Juan Carlos Ferrero 6-3, 7-6.

MASTERS 1000 CANADA - 2e tour

Jo-Wilfried Tsonga (FRA, 7) bat Rainer Schuettler (ALL) 4-6, 6-3, 6-4
Prochain adversaire: Simon

Enervement et frustration. Pour sa première participation à Montréal, le N.1 français n'a pas vécu un premier match de tout repos face à Rainer Schuettler (91e mondial) qu'il rencontrait pour la première fois de sa carrière. Dix balles de break gâchées, 31 fautes directes en raison d'un revers moins tranchant que son coup droit, le 7e mondial a eu du mal à entrer dans la partie. En face, l'Allemand imprime un faux rythme qui fait déjouer un Tsonga, pourtant très offensif. Avec dix aces et 84% de premières balles sur l'ensemble du match, il perd le premier set sur la seule opportunité de break de son adversaire... après une seconde balle.

Les 2e et 3e sets sont mieux maîtrisés par le Français même si l'Allemand est toujours aussi dangereux avec trois occasions de break manqués. Après un break au 7e jeu du dernier set, le Français s'énerve même tout seul en ne parvenant pas à confirmer son service d'avance. Ce qu'il fait pourtant sur un service gagnant avant de conclure sur un jeu blanc salvateur après deux heures de jeu. Au prochain tour, il retrouvera Gilles Simon.


Gilles Simon (FRA) bat Alejandro Falla (COL) 4-6, 6-2, 6-2
Prochain adversaire : Tsonga.

Gilles Simon n'a pas failli. Attendue par tout le camp français après la victoire de Tsonga pour un duel 100% français en huitième de finale, la tête de série numéro 9 est venue à bout d'Alejandro Falla en trois manches. Toujours en quête de repères après des passages difficiles cette saison, le Tricolore, qui avait signé une demi-finale dans ce tournoi la saison passée après s'être débarrassé de Roger Federer, a confirmé son retour en forme.

Après son premier tour convaincant, Simon a en effet encore montré de belles choses. Malgré la perte de la première manche où le Colombien (163e) a su exploiter les erreurs du Français, il a vite repris les choses en main pour imposer sa puissance et prendre de vitesse son adversaire. Dépassé et victime de douleurs musculaires, Falla ne pouvait que constater les dégâts. Simon s'offre ainsi une nouvelle confrontation contre Tsonga. Les deux joueurs sont pour l'instant à une victoire chacun.

Juan Carlos Ferrero (ESP) bat Gaël Monfils (FRA, 13) 6-3, 7-6 (9/7)
Prochain adversaire: Murray.

Un petit tour et puis s'en va. L'aventure de Gaël Monfils à Montréal s'est arrêtée au deuxième tour. Après s'être rassuré contre Marat Safin pour son retour depuis sa blessure au poignet contractée en juin, le Français s'est incliné face à un autre ancien numéro 1 mondial : Juan Carlos Ferrero. Et il n'a rien à y redire car "la Monf" est tombé sur un bon Ferrero, qui retrouve son niveau depuis quelques semaines. Sur la lancée de sa victoire contre Lleyton Hewitt au premier tour (6-1, 6-4), l'Espagnol a ainsi livré un match solide pour venir à bout de Monfils.

Le Français a eu des problèmes pour trouver des solutions pour passer son adversaire, impeccable sur sa ligne de fond de court. Après avoir converti sa seule balle de break pour empocher le gain du premier set, Ferrero a toutefois dû puiser dans ses réserves pour l'emporter. Mais, visiblement usé physiquement, il su changer son jeu en montant plus au filet pour contrecarrer les plans du Français. Si Ferrero va devoir se préparer pour un beau combat contre Andy Murray au prochain tour, Monfils pourra, de son côté, regretter d'avoir moins bien joué les points importants (1 balle de break convertie sur les 5 obtenues au deuxième set).
G.C et S.P.


Nadal, vainqueur par abandon

Après deux mois et demi d'absence, Rafael Nadal n'a dû jouer que 36 minutes avant de profiter de l'abandon de David Ferrer, blessé au genou, lors du 2e tour à Montréal. Au prochain tour, il affrontera l'Allemand Philipp Petzschner, tombeur de Tommy Robredo (N.15). Les autres têtes sont passées.

On s'inquiétait pour le genou de Rafael Nadal, c'est finalement celui de son adversaire qui a cédé ! Après seulement sept jeux, David Ferrer, tout juste breaké, décide de s'arrêter. Le match aura duré 36 minutes. "Je ne peux pas jouer", a expliqué Ferrer en conférence de presse. "Je préfère me reposer et faire un break et me préserver pour la semaine prochaine à Cincinnati. Je veux prendre le temps de soigner cette blessure" , a conclu le 19e joueur mondial, tout en précisant que son mal n'était pas trop grand.

Le malheur des uns fait le bonheur des autres. Dans un match retour piège et au moins annonciateur d'un combat difficile, Rafael Nadal n'a pas eu à forcer sur ses propres genoux : "Je ne m'attendais jamais à cela", commente Rafa. "Je ne peux être que triste pour David et lui souhaiter un bon rétablissement pour qu'il soit là à Cincinnati. Pour moi, c'est bien de profiter d'une victoire comme celle-là. Je suis là pour progresser de jour en jour, pour profiter de chaque match et prendre du plaisir à chaque point."

Le N.2 mondial peut entrevoir son troisième tour avec d'autant plus de sérénité que sa route s'est dégagée. Alors qu'il aurait dû, en toute logique, affronter un autre compatriote, Tommy Robredo, au troisième tour, la tête de série N.15 du tournoi est tombée en deux tie-breaks face à l'Allemand Philipp Petzschner. Nadal et Petzschner ne se sont affrontés qu'une seule fois dans leur carrière. C'était en 2003 à Stuttgart pour une victoire de l'Espagnol en deux sets.
D.S.


PROGRAMME DE JEUDI

Alors que Roger Federer doit affronter son compatriote Stanislas Wawrinka, Gilles Simon et Jo-Wilfried Tsonga vont en découdre lors d'un duel également fratricide. Rafael Nadal rencontrera Philipp Petzschner.

Court central :
(A partir de 17 heures)

Mikhail Youzhny (RUS) - Novak Djokovic (SER)
Andy Roddick (USA) - Fernando Verdasco (ESP)
Philipp Petzschner (ALL) - Rafael Nadal (ESP)

(Pas avant 01h00)
Roger Federer (SUI) - Stanislas Wawrinka (SUI)


BN Court :
(A partir de 17 heures)

Juan Martin Del Potro (ARG) - Victor Hanescu (ROU)
Andy Murray (GBR) - Juan Carlos Ferrero (ESP)
Fernando Gonzalez (CHI) - Nikolay Davydenko (RUS)
(Pas avant 01h00)
Gilles Simon (FRA) - Jo-Wilfried Tsonga (FRA)
# 14/08/2009 à 13:01 Nico
RESULTATS DE JEUDI

Tsonga - Simon 6-3,6-3
Federer - Wawrinka 6-3,7-6(7/5)
Nadal - Petzschner 6-3,6-2
Davydenko - Gonzalez 7-6(7/2),7-5
Murray - Ferrero 6-1,6-3
Roddick - Verdasco 7-6(7/2),4-6,7-6(7/5)
Djokovic - Youzhny 6-3,6-4
Del Potro - Hanescu 3-6,6-3,6-4


Tsonga se fait respecter

Jo-Wilfried Tsonga, N.1 tricolore, est sorti grand vainqueur de son 3e tour du Masters du Canada face à son compatriote Gilles Simon, demi-finaliste en 2008, 6-3, 6-3. Le Français aura le privilège d'affronter en quart de finale Roger Federer, vainqueur de son ami Stanislas Wawrinka 6-3, 7-6.

. Jo-Wilfried Tsonga (FRA, 7) bat Gilles Simon (FRA, 9) 6-3, 6-3. Prochain adversaire: Federer.
Roger Federer (SUI, 1) bat Stanislas Wawrinka (SUI) 6-3, 7-6(7/5)

Si un doute pouvait persister quant à la position de Jo-Wilfried Tsonga par rapport à celle de Gilles Simon, le Manceau a répondu aux plus sceptiques. Brouillon et bougon face à l'Allemand Rainer Schuettler au match précédent, le N.1 français a retrouvé son panache face à l'ancien leader tricolore du classement ATP en le dominant 6-3, 6-2 et 1h22 de jeu. Plus à l'aise au service que son adversaire (77% de premières balles contre seulement 43% pour Simon), Tsonga a fait régner sa loi sur le court BN de Montréal, en faisant preuve de bien moins de déchets et régalant au passage les spectateurs de ses joutes face à un joueur qu'il connait très bien.

Si le revers de Jo-Wil est encore en réglage, celui de Simon fut la seule arme potable du Niçois, décochant quelques jolis passings de fond de court. Mais les montées incessantes au filet (20 réussies et 31 tentées) et les premières balles de Tsonga ont eu raison des velléités d'un Simon bien tendre et peu efficace dans les moments importants. Les balles de break sont un exemple criard : aucune convertie en 7 occasions. Avec 29 coups gagnants, dont 9 aces, et malgré 30 fautes directes, ce Tsonga était trop fort ce jeudi soir. Sans doute sera-t-il plus content de lui qu'à la sortie du match précédent où sa grise mine a été remplacée par un grand sourire au moment de saluer son pote avant de quitter le court.

Une légende dans le viseur

Rassuré, sans doute plus confiant pour la suite de la compétition, Jo jouera les quarts de finale à Montréal pour la première fois de sa carrière, et en Masters 1000 pour la 3e fois après Paris en 2008 (victoire en finale sur David Nalbandian) et Miami en mars (défaite face à Novak Djokovic). Absent l'an passé, il avait assisté de loin au parcours marquant de Simon, demi-finaliste à Toronto et surtout tombeur de Roger Federer au 2e tour. Cette année, Tsonga prend donc le flambeau, le Manceau avançant désormais vers le N.1 mondial, homme aux quinze Majeurs et aux quinze titres en Masters 1000.

Dans le même schéma, le Suisse, déjà double vainqueur au Canada, a battu son compatriote et ami Stanislas Wawrinka, avec qui il a gagné l'an passé la médaille d'or olympique en double messieurs quasiment au même moment de l'année. Là aussi, les coups furent rudes, mais "Stan" a eu l'occasion de faire douter le N.1 en menant 3-0 dans le 2e set, avant de céder au jeu décisif et 1h45 de jeu. Tsonga croisera la route de Federer pour la deuxième fois de sa carrière, après un premier essai déjà sur dur à Madrid (victoire du Suisse 6-4, 6-1). Le Français tentera ainsi de mettre un terme à la série en cours du Suisse, vainqueur de ses 21 derniers matches depuis le tournoi madrilène, cette fois-ci version terre, de mai dernier...


Nadal sans opposition

Face à un Philipp Petzschner aussi nerveux qu'imprécis, Rafael Nadal n'a pas eu de mal à rallier les 1/4 du Masters de Montréal 6-3, 6-2. Déjà épargné par Ferrer au match précédent, l'Espagnol N.2 mondial affrontera l'Argentin Juan Martin Del Potro (N.6) pour entrer pour de bon dans la compétition.

. Rafael Nadal (ESP, 2) bat Philipp Petzschner (ALL) 6-3, 6-2. Prochain adversaire: Del Potro
Juan Martin Del Potro (ARG, 6) bat Victor Hanescu (ROU) 3-6, 6-3, 6-4

Le retour de Rafael Nadal sur le circuit ne souffre pour l'instant d'aucune contrariété. Après un premier match tronqué par l'abandon de son compatriote David Ferrer, son deuxième rendez-vous de Montréal a eu le mérite de se jouer en entier, mais sans offrir encore une réelle opposition sérieuse. Le jeune Espagnol appréciera cette aubaine, lui qui est à peine guéri de ses tendinites aux genoux et qui doit défendre son titre au Québec pour ne pas perdre sa place de N.2 mondial. Philipp Petzschner, poussé dans ses retranchements par la hargne retrouvé de Nadal, forçait son jeu qui était très loin de celui affiché face à Tommy Robredo la veille. Avec près de 40 fautes directes, dont 19 dans le premier set, l'Allemand a plié au bout d'une heure 10 de match.

Le jeu n'ayant été que peu passionnant, la condition physique de Nadal ont alors plus retenu plus l'attention. Et, bonnes nouvelles, ses courses sont toujours aussi vives, ses frappes toujours aussi liftées (il a même signé 100% de premières balles gagnées au premier set, 82% sur le match) et ses petites manies toujours aussi présentes... pas de doute, Nadal semble avoir retrouvé tous ses repères laissés à Roland-Garros face à Robin Söderling le 31 mai dernier. Mais pourra-t-il tenir la cadence avec plus d'adversité en face de lui ? Avec 1h45 de jeu dans les jambes en deux jours, l'Espagnol a en tout cas l'assurance d'être plus frais que Juan Martin Del Potro, son prochain adversaire.

Rien que sur ses deux premières rencontres, l'Argentin a déjà dépassé les 3h30 de jeu. La faute au Roumain Victor Hanescu qui a mené 6-3, 3-2 (service à suivre) face à Del Potro au 3e tour, avant de céder après 2h de match. Preuve supplémentaire que l'Argentin est l'homme fort du moment. En témoignait déjà sa nouvelle victoire la semaine dernière à Washington face à Andy Roddick, sur une surface dure qui l'a aidé à se révéler l'an passé (il a remporté 4 tournois remportés de suite, dont deux sur dur aux Etats-Unis à Los Angeles et Washington). En cinq confrontations, l'Argentin a remporté leur dernier face-à-face à Miami en mars 2009. Si Nadal a eu de la chance jusqu'ici, sans doute que son quart de finale face à Del Potro n'est pas une bonne nouvelle. Il aura le mérite de savoir le travail qui lui reste à accomplir pour retrouver les sommets... et conserver son titre.

. Andy Murray (GBR, 3) bat Juan Carlos Ferrero (ESP, Q) 6-1, 6-3
Prochain adversaire: Davydenko
Nikolay Davydenko (RUS, 8) bat Fernando Gonzalez (CHI, 10) 7-6(7/2), 7-5

. Andy Roddick (USA, 5) bat Fernando Verdasco (ESP, 11) 7-6(7/2), 4-6, 7-6(7/5)
Prochain adversaire: Djokovic
Novak Djokovic (SER, 4) bat Mikhail Youzhny (RUS) 6-3, 6-4

S.P


PROGRAMME DE VENDREDI

Les quarts de finale du Masters 1000 de Montréal seront historiques, puisque c'est la première fois depuis l'instauration de l'ère Open en 1973 que les huit premiers mondiaux se retrouvent à ce stade de la compétition.

Le programme de la journée est particulièrement alléchant avec quatre chocs en prévision. Dont la rencontre entre le numéro un français, Jo Wilfried Tsonga, et le numéro un mondial, Roger Federer. Rafael Nadal, qui a remporté jeudi son premier match entier depuis son élimination à Roland-Garros, devra être à son meilleur niveau pour venir à bout de l'excellent Juan Martin Del Potro.


Court central
Pas avant 19h00

Andy Murray (GBR/n°3) - Nikolay Davydenko (RUS/n°8) (4-4)
Roger Federer (SUI/n°1) - Jo-Wilfried Tsonga (FRA/n°7) (1-0)

Pas avant 1h00

Andy Roddick (USA/n°5) - Novak Djokovic (SER/n°4) (3-2)
Juan Martin Del Potro (ARG/n°6) - Rafael Nadal (ESP/n°2) (1-4)
# 15/08/2009 à 02:26 Nico
Premiers résultats de vendredi

Sensationnel Tsonga

Mené 5-1 au troisième set, Jo-Wilfried Tsonga réalise une incroyable remontée pour éliminer le numéro 1 mondial Roger Federer, invaincu depuis début mai. En demi-finale, le Français affronte Andy Murray.

C'est un rêve. Par le résultat, bien sûr, avec une victoire très prestigieuse (7-6 [5], 1-6, 7-6 [3] en 2h19') contre le numéro 1 mondial, Roger Federer, invaincu depuis début mai et vingt-et-un matches consécutifs avec deux Grands Chelems à la clé. Pour sa première tournée américaine, Jo-Wilfried Tsonga réalise un authentique exploit pour rejoindre Andy Murray, tombeur de Nikolay Davydenko, en demi-finale.

C'est un rêve. Par le scénario invraisemblable. Mené 5-1 au troisième set par Roger Federer, Jo-Wilfried Tsonga a réussi un incroyable retournement de situation pour battre le maître en quarts de finale. Après un premier set remporté de haute lutte au tie-break sur une volée de revers en plongeant, il subit un contrecoup terrible. Il se retrouve mené 4-0 en deux temps et peu de mouvements. Il fait appel au kiné car il souffre de l'avant-bras après sa chute sur la balle de premier set.

C'est un cauchemar. Le numéro 1 mondial déroule et marque onze des treize jeux disputés pour s'envoler 5-1 au troisième set. Mais le Manceau revient de très loin. Il connaît la douleur et s'accroche. Il défait un premier break sur un retour gagnant sur sa première balle de break ! A 5-4, il jette le trouble dans l'esprit du Suisse qui commet quelques fautes. Le Français enregistre finalement son cinquième jeu d'affilée et se procure trois balles de match à 6-5 (0-40). Le numéro 1 mondial les sauve en venant au filet. Mais Jo-Wilfried Tsonga ne lâche rien et la délivrance arrive sur une cruelle double faute du Suisse.

C'est un rêve. Par la manière agressive et volontaire. Au premier set et à la fin de la dernière manche, Jo-Wilfried Tsonga est allé chercher le match (31 montées dont 20 gagnantes, 32 points gagnants). Au tie-break du set décisif, ses décalages en coup droit ont fait merveille. Son abnégation a fini par faire craquer le numéro 1 mondial. Et ce n'est pas rien. Maintenant une réalité l'attend avec Andy Murray, très impressionnant. En attendant, il fera de beaux rêves.
Lequipe.fr


Murray impressionne

Andy Murray n'a pas perdu un set en trois matches pour accéder aux demi-finales. Toujours aussi impressionnant, Andy Murray se qualifie pour les demi-finales en dominant (6-2, 6-4 en 1h21') Nikolay Davydenko. Après une pause d'un mois, l'Ecossais a retrouvé rapidement la bonne carburation et n'a toujours pas perdu un set lors du Masters 1000 de Montréal. Le 3e mondial a étouffé le Russe et a beaucoup mieux négocié les points importants à l'image du deuxième set où il arrache le match sur sa seule balle de break du set. Pour une place en finale, le Britannique affrontera Jo-Wilfried Tsonga.
# 15/08/2009 à 21:17 Nico
2° résultats de vendredi

Rafa un peu juste

Après Roger Federer, Rafael Nadal a lui aussi été éliminé en quart de finale du tournoi de Montréal, battu en deux manches (7-6[5], 6-1), par Juan Martin Del Potro. Andy Roddick, qui s'est débarrassé de Novak Djokovic (6-4, 7-6[4]), sera le prochain adversaire de l'Argentin. L'autre demi-finale mettra aux prises Andy Murray à Jo-Wilfried Tsonga.

Rafael Nadal a dû rendre les armes face à Juan Martin Del Potro en quart de finale du tournoi de Montréal(AFP)C'est un petit coup de tonnerre qui s'est abattu sur le circuit ATP ce vendredi à Montréal. Le même jour et à quelques heures d'intervalle, Roger Federer et Rafael Nadal ont été sortis en quart de finale du tournoi canadien. Si l'élimination du Suisse après 21 victoires d'affilée constitue une énorme surprise, notamment par son scénario improbable, la sortie de piste du joueur espagnol s'avère finalement logique.

D'abord parce que Nadal effectuait son retour après plus de deux mois d'absence et des douleurs aux genoux. Ensuite, parce que Del Potro, qui reste sur une victoire au tournoi de Washington, ne lui a laissé aucune chance. L'Argentin, qui a servi huit aces face au relanceur ibérique, a su s'appuyer sur la puissance de sa première balle dans les moments importants, et notamment dans le jeu décisif du premier set, dans lequel Nadal menait 5 à 2. En alignant cinq points d'affilée, le natif de Tandil enlevait la mise.


Roddick au rendez-vous

Sur sa lancée, Del Potro se détachait 4-0 dans un deuxième set à sens unique et finalement bouclé en 33 minutes de jeu. «J'étais très content de mon premier set. C'est le meilleur niveau que j'atteins depuis ma blessure et je jouais un très bon tennis, positivait Nadal. C'est un peu normal de perdre contre un tel joueur après plus de deux mois sans compétition. Les genoux vont bien, donc je ne peux qu'être satisfait de mon tournoi.» L'Espagnol, vainqueur l'an passé de l'Open du Canada, pourrait toutefois perdre sa deuxième place mondiale au profit de Murray.

Son tombeur du jour, quant à lui, en est désormais à huit victoires d'affilée. Il tentera d'en décrocher une neuvième face à celui qu'il avait dominé il y a quelques jours en finale du tournoi de Washington, Andy Roddick. Contre Djokovic, l'Américain s'est montré opportuniste, en haussant son niveau de jeu sur les points importants. Un break au septième jeu lui a suffi pour enlever la première manche. Djokovic a ensuite réagi en se détachant 3-1 à l'entame de la deuxième, obtenant même des balles de 4-1 sur son engagement, avant de se faire rejoindre au score. Malgré dix aces, le joueur serbe s'est incliné au jeu décisif du deuxième acte, exercice dans lequel le Texan excelle.


Tsonga: "L'une de mes plus belles victoires"

Jo-Wilfried Tsonga, qui a su renverser Roger Federer en quart de finale du Masters 1000 de Montréal, estime qu'il s'agit d'un de ses plus beaux succès sur le circuit ATP. Le Français, qui avait fait sensation une 1re fois à l'Open d'Australie 2008 face à Nadal, affrontera Andy Murray en demi-finale.

A quel niveau placez-vous cette victoire dans vote carrière ?

J.-W.T. : Je la place très haut. C'est vraiment une des premières fois où je parviens à revenir d'une situation difficile comme cela, mené de deux breaks. Cela fait partie de mes plus belles victoires, surtout face à Roger qui est pour moi une légende. J'ai beaucoup de respect et d'admiration pour lui, il a une attitude remarquable sur les courts, avec nous les joueurs, et en dehors, avec les fans. C'est quelqu'un qui fait du bien au tennis.

Que s'est il passé en milieu de match, quand vous avez paru impuissant ?

J.-W.T. : J'ai eu un petit souci avec mon bras quand je suis tombé sur la balle de set en première manche et je me suis arrêté là-dessus. J'ai commencé à ne plus passer de première balle, à ne plus jouer. Et contre un joueur comme ça, tu le payes direct, sans avoir le temps de comprendre. J'ai fait venir le kiné, pris des anti-inflammatoires et ça allait un peu mieux après. J'ai réussi à revenir au fur et à mesure et ensuite c'est lui (Federer) qui a eu un trou, ça m'a permis de revenir dans le match, point par point. A chaque point, je me disais: +Encore un de pris+. J'ai gagné sans me dire que j'allais gagner.

Et maintenant, Andy Murray...

J.-W.T. : J'espère que ça va aller physiquement car cela va être un match très difficile, contre un très bon joueur. Il est devenu incontournable sur le circuit. Quand ce n'est pas Roger (Federer) ou Rafael (Nadal) qui gagne, c'est souvent lui. On peut dire qu'il ne paye vraiment pas de mine, il n'a pas le gros physique de Nadal ou le relâchement de Federer mais il a beaucoup de points forts, il est très complet et difficile à manoeuvrer.
Eurosport - avec AFP


PROGRAMME DE SAMEDI

A partir de 21h00
Jo-Wilfried Tsonga (FRA/n°7) - Andy Murray (GBR/n°3) : 1-1

A partir de 1h00
Andy Roddick (USA/n°5) - Juan Martin Del Potro (ARG/n°6) : 0-2
# 16/08/2009 à 13:59 Nico
RESULTATS DE SAMEDI

Murray sort Tsonga

Andy Murray réalise un beau coup double à Montréal. En battant (6-4, 7-6) Jo-Wilfried Tsonga, l'Ecossais se qualifie pour la finale et prend la deuxième place mondiale à Rafael Nadal pour devenir le premier Britannique à atteindre ce rang.

«Il ne paie vraiment pas de mine, il n'a pas le gros physique de Nadal ou le relâchement de Federer mais il a beaucoup de points forts, il est très complet et difficile à manoeuvrer.» Avant le match, Jo-Wilfried Tsonga a bien résumé Andy Murray. Après le match, il peut faire le même constat avec une défaite (6-4, 7-6 [8]) en demi-finale du Masters 1000 de Montréal. L'Ecossais réussit ainsi un joli coup double avec une place en finale et une 2e place mondiale devant Rafael Nadal au prochain classement pour devenir le premier Britannique à atteindre ce rang.

Comme beaucoup d'adversaires de l'Ecossais, le Manceau donne l'impression de ne pas être très loin. Au premier set, il revient de 5-2 à 5-4 avant de perdre son service sur un coup droit facile dans le filet suivi par un coup droit gagnant d'Andy Murray. Au deuxième set, il possède deux balles de set au tie-break à 6-5 et 8-7 qui se terminent par une faute en retour de coup droit sur une deuxième balle et une amortie de revers dans le filet. Il possède plus d'occasions de break (6 contre 5), il enregistre plus de points gagnants (29 contre 19). Mais les fautes directes plombent le Tricolore avec 41 erreurs contre 16. Comme au baccalauréat, il ne suffit pas d'avoir 18 en maths pour décrocher le diplôme. Seule la moyenne compte... «C'est toujours difficile de jouer contre lui parce qu'il dicte le jeu, relate la tête de série n°3. Je suis donc resté solide, j'ai essayé de mettre la balle dans le court pour provoquer la faute et j'ai réussi quelques bons retours.»

Comme beaucoup d'adversaires de l'Ecossais, il peut s'exprimer et donne le sentiment de tout faire : les points (29) et les fautes (42). Andy Murray ne donne pas de rythme, varie bien le jeu et puis il accélère soudainement. Pendant tout le match, son service déraille (42% de premières balles) et à 8-8 au tie-break, il claque un ace. Pendant tout le match, le 7e mondial collectionne les points en enchaînant service-volée sur sa première balle. Sur la balle de match, il se prend un excellent retour de revers dans les pieds.«Il est très difficile à jouer car il défend très bien et il est vraiment très rapide, admet l'élève d'Eric Winogradsky. C'est compliqué de le mettre loin de la balle.»

Le Britannique ne paie peut-être pas de mine. Pourtant mine de rien, il possède un excellent jeu du fond de court, une excellente couverture de terrain et un sens très pointu de la tactique et de la géométrie du court. Mine de rien, il vous tend une perche qu'il retire au moindre danger. Mine de rien, il n'a pas de points faibles. Mine de rien, il mène six victoires à deux dans ses confrontations avec Roger Federer à seulement 22 ans. Mine de rien, Andy Murray est 2e mondial et le mérite. «Rafa et Roger sont n°1 et 2 depuis cinq ans. Ils sont les meilleurs depuis longtemps. C'est donc très spécial de me glisser entre les deux, savoure l'Ecossais. C'est une chose très difficile à faire. Cette année, j'ai bien joué et Rafa a été blessé mais c'était juste avant Wimbledon.»


Del Potro en costaud

Juan Martin Del Potro élimine Andy Roddick après avoir sauvé une balle de match et rejoint ainsi Andy Murray en finale.

Après avoir sauvé une balle de match à 5-4 dans le troisième set, Juan Martin Del Potro fait tomber (4-6, 6-2, 7-5 en 2h07') Andy Roddick et rejoint Andy Murray, tombeur de Jo-Wilfried Tsonga, en finale. A l'image de son été 2008, le 6e mondial démontre que la saison estivale lui réussit en pratiquant un tennis de plus en plus solide et accroche en deux jours les numéros 2 (Nadal) et 5 (Roddick) mondiaux avec l'assurance d'un grand à seulement 20 ans.

Comme en finale à Washington la semaine dernière, l'Argentin terrasse l'Américain en trois sets. Comme à Washington, il s'appuie sur son excellent service en claquant 19 aces. Comme à Washington, il met un set pour trouver la bonne carburation et mieux négocier les revers slicés, distillés par le Texan, et plier son 1,98 m. Comme à Washington, il lit de mieux en mieux l'engagement d'Andy Roddick et se montre très percutant en coup droit pour bousculer son adversaire qui tente des variations de rythme.

Comme à Washington au tie-break du dernier set, le match bascule en cinq minutes. Après avoir obtenu une balle de match à 5-4 sur l'engagement adverse, Andy Roddick craque complètement sur son service. «Nous avons très bien joué. Mais je me souviendrai longtemps de mon jeu à 5-5, déplore le Texan. C'était un jeu terrible. Cela faisait très longtemps que je n'avais pas joué un aussi mauvais jeu. C'est malheureux que cela se termine comme ça.» Mais au milieu des "petits" jeunes, Andy Roddick vit une deuxième carrière cette saison et prouve qu'il est de retour au premier plan. Avec Andy Murray, son futur adversaire en finale, Juan Martin Del Potro se positionne, de son côté, en trouble-fête de grand luxe du duo magique, Federer-Nadal
lequipe.fr


FINALE DE DIMANCHE

A partir de 19h30

Juan Martin Del Potro (ARG/n°6) - Andy Murray (GBR/n°3) : 0-3
# 17/08/2009 à 12:30 Nico
Murray a usé Del Potro

Andy Murray (N.3) a remporté dimanche le Masters 1000 de Montréal en battant Juan Martin del Potro (N.6), 6-7 (4), 7-6 (3), 6-1. Il s'agit quatrième du 4e titre en Masters 1000 pour celui qui deviendra lundi le N.2 mondial.

Andy Murray, tête de série N.3, a remporté le Masters 1000 de Montréal en battant dimanche en finale 6-7 (4/7), 7-6 (7/3), 6-1 Juan Martin del Potro (N.6), célébrant ainsi dignement son accession au 2e rang mondial acquise la veille. Après deux premiers sets très serrés, à chaque fois conclus au jeu décisif, le Britannique a définitivement pris l'ascendant sur son adversaire, diminué par une blessure à l'épaule gauche, pour s'imposer en 2 h 44 min de jeu sous un soleil de plomb.

"Les conditions climatiques étaient très dures pour nous deux, a déclaré Murray. Juan Martin a servi incroyablement bien dans les deux premières manches, et j'ai essayé de rester dans le match." C'est le cinquième titre de la saison pour Murray et son deuxième Masters 1000 après celui de Miami en mars. L'Ecossais, qui est devenu samedi le premier joueur depuis l'Australien Lleyton Hewitt en 2005 à s'immiscer entre Roger Federer et Rafael Nadal au classement ATP, confirme qu'il sera un prétendant très sérieux pour l'US Open.

Vainqueur à Washington dimanche dernier et en quête d'un premier Masters 1000 en carrière, l'Argentin a subi son premier revers de la saison dans une finale. Ce qui a pour autre conséquence de l'empêcher de remonter à la 5e place au classement, qu'il avait occupée en avril. Pourtant, l'Argentin s'était solidement imposé lors du premier set. En un peu plus d'une heure de jeu, il a piégé son adversaire, lors d'un tie break où il s'est montré plus précis, notamment au service.

Dès le premier jeu du deuxième set, Murray, nullement abattu, parvenait enfin, au bout de la 4e balle de break, à prendre le service de Del Potro. Mais l'Argentin rendait dans la foulée la monnaie de sa pièce à l'Ecossais. Malgré plusieurs occasions pour Murray, Del Potro résistait à chaque fois sur son service et s'offrait un autre jeu décisif. Mais Murray se montrait plus alerte et surtout visiblement plus frais physiquement pour égaliser.

"Il (Del Potro) m'a vraiment fait courir mais je savais qu'il avait joué de longs matches ces deux dernières semaines, alors je me suis accroché", a expliqué Murray. L'Ecossais a plus probablement bénéficié d'un début de blessure à l'épaule gauche de son adversaire, qui avait fait appeler le soigneur à 6-5 en sa faveur au 2e set. Et il n'a pas eu plus de sentiments au moment de s'envoler dans la dernière manche, après que Del Potro eut demandé un temps mort pour blessure.

Andy Murray, dont ce 50e succès de l'année lui permet de rejoindre Rafael Nadal en tête des joueurs les plus titrés de la saison, sera rapidement sous pression. Dès lundi débute le Masters 1000 de Cincinnati, dont il est le tenant du titre.
AFP


Murray rompt les habitudes

Cela faisait plus de quatre ans que la paire Roger Federer - Rafael Nadal, dans l'ordre ou le désordre, occupait le sommet de la hiérarchie mondiale. Andy Murray est venu casser la "routine".

Depuis lundi matin et la publication du nouveau classement ATP, l'Ecossais Andy Murray, nouveau lauréat à Montréal, a forcé les habitudes et chassé l'Espagnol, désormais troisième, de son fauteuil de dauphin de Federer. Récompensé par sa régularité depuis le début de l'année, il est le premier Britannique de l'histoire à occuper cette place.

Subira-t-il la malédiction des "n°2" ? Depuis 1973 et la création du ranking ATP, onze joueurs ne sont en effet jamais parvenus à enfiler la couronne de n°1 (Manuel Orantes, Ken Rosewall, Guillermo Vilas, Arthur Ashe, Michael Stich, Goran Ivanisevic, Michael Chang, Petr Korda, Alex Corretja, Magnus Norman, et Tommy Haas). Le dernier joueur à avoir pris possession de la place de n°2 est l'Australien Leyton Hewitt, en 2005. Pas de changement notable concernant les Français : Jo-Wilfried Tsonga conserve sa 7e place mondiale, deux rangs devant Gilles Simon. Gaël Monfils reste 13e.
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