ROLAND GARROS 2009

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# 21/05/2009 à 23:39 Nico
Nadal et les autres

Rafael Nadal sera tête de série N.1 à Paris pour la première fois de sa carrière. Vendredi lors du tirage au sort des tableaux de Roland-Garros, l'Espagnol va connaître son 1er adversaire, celui face à qui il défendra ses quatre titres. L'occasion d'un retour sur ses précédents opposants parisiens.


. ROLAND-GARROS 2005 : LE ROI PRECOCE

Rafael Nadal débarque à Paris avec le plein de confiance. S'il a explosé aux yeux du monde en finale de Coupe Davis 2004, son 5e rang mondial lui permet d'être tête de série N.4 en raison du forfait de Lleyton Hewitt, alors N.2 mondial. Pour sa première participation à Paris, l'Espagnol de 18 ans arrive avec déjà cinq titres ATP en poche, tous glanés sur terre battue : Costa do Sauipe, Acapulco, Monte-Carlo, Barcelone et Rome. Au premier tour, il affronte l'Allemand Lars Burgsmuller, 96e mondial, son adversaire le plus faible rencontré au 1er tour des quatre Internationaux de France qu'il a disputés. Il passe en trois sets (6-1, 7-6, 6-1), une première victoire d'une longue série toujours en cours.

Après Xavier Malisse, le tennis tricolore a été sèchement évalué par Nadal. En deux tours, le N.2 français de l'époque Richard Gasquet, puis le N.1 Sébastien Grosjean, ont logiquement cédé face au futur vainqueur. Grosjean est le premier joueur à lui prendre un set à Paris. En tout, l'Espagnol en perdra trois en 2005. Sa détermination est déjà sans faille, et son lift déjà phénoménal. Roger Federer, alors N.1 mondial, en fait les frais en demi-finales, le jour des 19 ans de Nadal. Vingt trois ans après Mats Wilander, il s'impose à la Porte d'Auteuil dès sa première participation face à Mariano Puerta, qui sera convaincu de dopage cinq mois plus tard.

1er tour, bat Lars Burgsmuller (ALL) 6-1, 7-6, 6-1
2e tour, bat Xavier Malisse (BEL) 6-2, 6-2, 6-4
3e tour, bat Richard Gasquet (FRA) 6-4, 6-3, 6-2
1/8 de finale, bat Sebastien Grosjean (FRA) 6-4, 3-6, 6-0, 6-3
1/4 de finale, bat David Ferrer (ESP, 20) 7-5, 6-2, 6-0
Demi-finale, bat Roger Federer (SUI, 1) 6-3, 4-6, 6-4, 6-3
Finale, bat Mariano Puerta (ARG) 6-7 (6/8), 6-3, 6-1, 7-5


. PARCOURS 2006 : NADAL CONFIRME AVEC BRIO

Le tirage au sort lui octroie l'adversaire le mieux classé de ceux croisés au premier tour. C'est Robin Soderling, alors 50e mondial. Le Suédois ne fait pas long feu face à l'Espagnol qui n'a pas perdu un match sur terre battue depuis 2005. En trois sets, l'affaire est réglée pour Nadal qui détrône au passage Guillermo Vilas en alignant un 54e succès sur ocre. Après le jeune Kevin Kim au 2e tour, le N.2 mondial se frotte à Paul-Henri Mathieu, alors 32e mondial. Les deux hommes se croisent alors pour la troisième fois de l'année, après Marseille et Dubaï. Et comme les deux premières, cette rencontre inspire PHM qui n'est pas loin de faire un exploit. Mais après un match exceptionnel en quatre sets et 5h de jeu, Paul-Henri Mathieu a fait vaciller Rafael Nadal sans parvenir à le battre le jour de ses 20 ans. Ce sera l'un des matches les plus serrés qu'ait joués Nadal à Paris.

Son expérience des grands rendez-vous fait déjà la différence. Il le démontre en huitième de finale face à Lleyton Hewitt, alors 14e mondial, qu'il bat pour la première fois de sa carrière. Et ce, en quatre sets. Un autre déclic chez le jeune Ibérique. En quart de finale, un jeune espoir serbe joue face à lui: Novak Djokovic, 66e mondial. Mais une douleur à la jambe droite le contraint à abandonner après deux sets. Après un match plein face à Ivan Ljubicic, alors N.4 mondial, Nadal rencontre Federer pour la première fois en finale de Roland-Garros. Et met un terme au rêve de Grand Chelem du Suisse, même s'il perd le 1er set.

1er tour, bat Robin Soderling (SUE) 6-2, 7-5, 6-1
2e tour, bat Kevin Kim (USA) 6-2, 6-1, 6-4
3e tour, bat Paul-Henri Mathieu (FRA) 5-7, 6-4, 6-4, 6-4
1/8 de finale, bat Lleyton Hewitt (AUS) 6-2, 5-7, 6-4, 6-2
1/4 de finale, bat Novak Djokovic (SER) 6-4, 6-4, abandon
Demi-finale, bat Ivan Ljubicic (CRO) 6-4, 6-2, 7-6
Finale, bat Roger Federer (SUI) 1-6, 6-1, 6-4, 7-6


. PARCOURS 2007 : NADAL TOUJOURS PLUS HAUT

Le tirage au sort lui désigne Juan Martin Del Potro comme premier adversaire. Déjà croisé un peu plus tôt à Miami (et battu 0-6, 4-6), cet espoir argentin de 19 ans (59e mondial) arrive blessé à Paris avec une préparation tronquée sur terre. Nadal n'en fait qu'une bouchée et lance son tournoi sans coup férir. S'il croise des spécialistes de terre battue, la leçon est donnée à tout le monde : de l'Italien Flavio Cipolla (227e mondial) à son ami Carlos Moya (26e) qui encaissera un 6-0 dans l'ultime set, en passant par Albert Montanes, tous repartent avec une défaite en trois sets. Même Lleyton Hewitt en huitième de finale et Novak Djokovic en demi-finale.

En moyenne, Nadal a perdu trois sets sur les deux précédents Roland-Garros. En 2007, le double tenant du titre n'en perdra qu'un : en finale face à Roger Federer. Celui qui l'avait pourtant battu en finale de Hambourg trois semaines plus tôt mettant fin à une série de 81 victoires de suite sur terre battue. En sauvant 16 balles de break sur 17 dans cette finale, Nadal remportera pourtant son troisième Roland-Garros de suite en alignant un 21e succès à Paris. Un exploit hors-norme puisque seul Bjorn Borg a fait mieux depuis le début de l'ère open avec un quadruplé de 1978 à 1981 (quatre fois sur ses six titres). Un record aujourd'hui qui vit peut-être ses dernières heures.

1er tour, bat Juan Martin Del Potro (ARG) 7-5, 6-3, 6-2
2e tour, bat Flavio Cipolla (ITA) 6-2, 6-1, 6-4
3e tour, bat Albert Montanes (ESP) 6-1, 6-3, 6-2
1/8 de finale, bat Lleyton Hewitt (AUS) 6-3, 6-1, 7-6
1/4 de finale, bat Carlos Moya (ESP) 6-4, 6-3, 6-0
Demi-finale, bat Novak Djokovic (SER) 7-5, 6-4, 6-2
Finale, bat Roger Federer (SUI) 6-3, 4-6, 6-3, 6-4


. PARCOURS 2008 : NADAL REPOUSSE ENCORE LES LIMITES

Après un Allemand, un Suédois et un Argentin, le tirage 2008 lui offre un Brésilien comme adversaire du 1er tour : Thomaz Bellucci. Ce 76e joueur mondial de 20 ans est issu des qualifications et a donc trois victoires en poche avant de jouer face au triple tenant du titre. Une configuration inédite pour Nadal que l'on dit blessé et amoindri... Il est pourtant au sommet de son art. Comme l'an passé, le premier set est accroché (7-5), mais les deux derniers sont cédés avec moins de résistance. S'il concède huit jeux au 1er tour, il n'en lâchera que quatre en moyenne jusqu'en demi-finale face à Novak Djokovic. Mis à part Nicolas Devilder, 148e mondial, les Top 30 qui suivirent (Jarkko Nieminen, Fernando Verdasco et Nicolas Almagro) ont brillé par la correction infligée par le maître des lieux.

C'est finalement le Serbe alors N.3 mondial, croisé pour la 3e fois de suite, qui serra un peu plus le jeu de l'Espagnol... sans parvenir à lui prendre une manche. Et que dire de la débâcle de Roger Federer en finale? Encore en lice pour tenter de réaliser le Grand Chelem sur deux ans, le Suisse a été une troisième fois surclassé en finale par l'Espagnol. Une victoire encore plus flagrante que les deux finales précédentes, Federer n'ayant inscrit cette fois-ci que quatre jeux. Un revers sans précédent dans la carrière du N.1 mondial, la deuxième plus grosse défaite en finale de Roland-Garros de l'ère Open, après celle de l'Américain Brian Gottfried, battu 6-0, 6-3, 6-0 par l'Argentin Guillermo Vilas en 1977. Au terme de la deuxième plus grosse correction à Paris de l'ère Open, l'Espagnol reste invaincu (28 victoires) et décroche son 4e titre de suite, comme l'illustre Bjorn Borg. Et ce, sans perdre un set. Et l'histoire n'est pas finie.

1er tour, bat Thomaz Bellucci (BRE) 7-5, 6-3, 6-1
2e tour, bat Nicolas Devilder (FRA) 6-4, 6-0, 6-1
3e tour, bat Jarkko Nieminen (FIN) 6-1, 6-3, 6-1
1/8 de finale, bat Fernando Verdasco (ESP) 6-1, 6-0, 6-2
1/4 de finale, bat Nicolas Almagro (ESP) 6-1, 6-1, 6-1
Demi-finale, bat Novak Djokovic (SER) 6-4, 6-2, 7-6
Finale, bat Roger Federer (SUI) 6-1, 6-3, 6-0

Eurosport - Sébastien PETIT


Monfils: "Je me laisse jusqu'à mardi"

Gaël Monfils ne sait pas encore s'il va participer à Roland-Garros. Demi-finaliste en 2008, le Français souffre toujours de douleurs au genou droit depuis le Masters de Monte-Carlo. S'il a repris l'entraînement et perdu un match d'exhibition, Monfils prie pour qu'il puisse défendre ses chances...

Gaël Monfils, en vous écoutant parler ces derniers jours, on a l'impression que votre participation à Roland-Garros semble compromise. Pouvez-vous nous dire pourquoi ?

G.M. : Je suis touché aux tendons rotuliens de mon genou droit. Cela fait un petit moment que je ressens cette douleur, mais c'est lors du Masters de Monte-Carlo que cela s'est aggravé. Je fais mon possible pour être bien physiquement, mais je ne sais pas encore si je vais pouvoir jouer à Roland-Garros.

Vous avez joué un match d'exhibition face à Marcos Baghdatis, lors du Masters Guinot Mary Cohr (défaite de Monfils 4-6, 0-6, NDLR), comment se portent vos genoux aujourd'hui ?

G.M. : Ça va un peu mieux aujourd'hui (jeudi) que la veille face à Marcos. Mais j'attends de débuter l'entraînement pour en savoir plus. Si ce match de reprise ne s'est pas très bien passé, mon genou n'est pas trop tendu et ma récupération se passe bien. Après le match de la veille, j'avais toujours mal une heure après.

Quels sont les remèdes pour vous soulager ?

G.M. : Je mets de la glace dessus, deux fois vingt minutes pour que la douleur s'arrête. Je suis aussi sous anti-inflammatoires et mon kiné me fait un massage spécial. Je m'en tiens là pour l'instant. En tout cas, à chaque fois que j'enlève le strap de mon genou, ça revient. C'est aussi pour ça que je ne veux trop m'avancer pour Roland-Garros. Si cette nuit a été bénéfique pour me remettre, il va me falloir encore plus de nuits pour être vraiment bien.

Depuis un an, il y a beaucoup de choses qui ont changé pour vous : vous arrivez à Paris en tant que demi-finaliste et avec un staff complètement différent. Votre début de saison, avant votre blessure, a été réussi. Cela vous permet de garder le moral ?

G.M. : C'est vrai que beaucoup de choses ont changé. Toutefois une seule personne très importante à mes yeux est restée dans mon entourage. De plus, ma famille et mes amis me suivent aussi de très près. Cela fait maintenant sept mois que je m'entraîne avec Roger Rasheed. On a une grande complicité. J'ai une très grande confiance en lui. Tout comme l'équipe qu'il y a autour de nous. On espère tous que mon genou va bien aller. Nous restons tous positif, au point de se dire que je peux faire aussi bien que l'année dernière. Car j'arrive plus fort mentalement que l'an passé.

Malgré votre blessure ?

G.M. : Oui, car cette saison j'ai gagné plus de matches. En début de saison, j'arrive à battre Rafael Nadal (à Doha sur dur, NDLR). J'ai prouvé l'an dernier que je pouvais être régulier. J'ai beaucoup travaillé pour cela... Alors OK, j'ai quelques pépins physiques à régler, mais en termes de confiance, je crois plus en moi que les autres années et je crois en ce que j'entreprends. Si mon genou tient, je peux arriver plus fort à Paris.

C'est aussi la raison pour laquelle vous repoussez votre décision de jouer ou non ?

G.M. : Tout à fait...

Vous avez fait une demande particulière aux organisateurs des Internationaux de France dans ce sens ?

G.M. : Particulière, oui, on peut dire ça : j'ai juste demandé à jouer le plus tard possible. Je sais qu'un match du premier tour peut être joué au plus tard le mardi. C'est donc la date que je vise pour me décider au plus tard.

Vous semblez gérer mieux vos blessures qu'auparavant...

G.M. : Oui, je fais plus attention, c'est sûr. Mais je suis aussi très bien entouré. Par des personnes qui ne sont pas négatives. Mon père notamment, que je ne vois pas beaucoup mais qui me soutient toujours. Je vais le revoir bientôt en plus et cela, ça fait un bien fou. Comme je le dit souvent, un homme blessé n'est pas mort. Même si je n'ai pas l'habitude, j'accumule les blessures depuis suffisamment longtemps pour savoir les gérer au mieux. Je vois par où il faut passer, comment il faut être. En étant négatif, je sais que cela ne marchera pas. Donc si je me dis que je vais arriver à me soigner, j'avancerai plus vite pour me lancer sans problème à Roland-Garros. Alors même si mon état n'est pas brillant, je veux encore y croire.

Vous avez fait mention de la foi récemment. La prière est un élément important de votre vie ?

G.M. : J'ai toujours été croyant, mais je le suis de plus en plus. Et je pense que ça se décuple dans des moments comme ça. Je ne dis pas que je suis accro aux prières, mais j'essaye d'être le plus pratiquant possible. Aussi parce que la croyance est très ancrée dans ma famille.

Quels sont les moments forts que vous gardez de Roland-Garros 2008 ?

G.M. : Au-delà de ma demi-finale, celle de ma famille. L'émotion de mes parents a été très intense. A chaque match, ils étaient derrière moi. Comme toute ma famille. Ils n'y connaissent rien en tennis, mais ils pouvaient citer chaque adversaire que je rencontrais. Bon, ponctuellement, car ils les oubliaient vite, mais cela fait chaud au coeur. Tout comme ma grand-mère qui, de Martinique, se levait pour suivre mes matches, aussi longs étaient-ils, et ça procure un grand bonheur. C'est aussi pour revivre ça que je veux croire en mes chances de participation.

Eurosport - Propos recueillis par Sébastien PETIT


Federer «ne laisse rien au hasard»

Roger Federer se sent en forme pour Roland-Garros.(L'Equipe)Après avoir battu Stanislas Wawrinka en match exhibition, Roger Federer s'est prêté au jeu des questions-réponses au Paris Country Club. Il se montre serein et déterminé. Il croit évidemment en ses chances pour enfin décrocher Roland-Garros. Mais Rafael Nadal n'est jamais bien loin.

«Ne me posez pas les mêmes questions, s'il vous plaît. C'était beaucoup Nadal, on peut aussi parler d'autre chose.» Après les questions des journalistes de presse écrite, Roger Federer implore en souriant les journalistes des radios de lui parler d'autre chose lors du Masters Guinot Mary Cohr disputé jeudi au Paris Country Club. Nadal matin, midi et soir, cela devient indigeste à haute intensité. Comme sur le court, ça va à petite dose. Bien sûr, le Suisse ne refuse pas de parler de son grand rival et comprend bien la focalisation de toutes les attentions sur leur duel.

Après sa victoire à Madrid, le mano a mano a retrouvé de sa superbe. Le jeu offensif proposé par le numéro 2 mondial est-il un signe avant-coureur de sa nouvelle stratégie ? «C'est bien de savoir que je peux le battre de cette façon, mais cela ne veut pas dire que je vais jouer comme ça à Roland. Il faut jouer en cinq sets et donc passer aussi par d'autres schémas de jeu. » Alors quelle sera la tactique ? C'est bien de parler de jouer juste. Mais encore... Que signifie cette fameuse expression "jouer juste" contre le Majorquin. « Je ne vais pas le dire. Il faut bien jouer. Comme face à Hewitt ou Agassi à l'époque, il faut les battre, ce ne sont pas eux qui vont donner le match. Il faut bien servir, jouer offensif, être très solide mentalement et physiquement. Rafa est humain. On a vu quand on joue beaucoup, on ne tient pas toujours le même niveau. » Pour la tactique, il faut donc repasser. Roger Federer ne veut pas livrer son plan de route ou ne peut pas en raison des conditions de jeu variables suivant la météo.

Après la page tactique, le chapitre physique présente une ordonnance vierge. Le dos va bien et la forme est là. Reste le mental. Sujet délicat et piste glissante. En quelques phrases, Roger Federer glisse tout de même sur sa victoire à Madrid : «Je sais que je peux le battre. Je me suis juste prouvé cela. » Il évoque sa «fraîcheur mentale» et aucune pression particulière pour son 11e Roland-Garros : «Je suis plutôt le mec détendu. Je suis plus relax maintenant que par le passé.» Avec treize titres du Grand Chelem à son palmarès, il n'a pas de doute sur sa capacité à appréhender un grand événement, même le seul qui lui résiste encore : «Je ne laisse rien au hasard quand je dois attaquer Roland-Garros et Wimbledon. C'est une phase clé de la saison. Je sais que si je joue bien, je peux battre tout le monde.» Et les radios peuvent enchaîner avec d'autres questions. Un petit mot sur le dernier Roland-Garros de Fabrice Santoro ? «Voilà quelque chose de sympa», sourit le numéro 2 mondial avant de vanter les mérites du Français qu'il qualifie notamment de «maître tacticien».
S.D.


Davydenko : « Quand tu perds un set, psychologiquement c’est très dur »
Par Apolline Céleste, jeudi 21 mai 2009 à 00:55

Ancien numéro 3 et grand marteleur du fond du court, Nikolay Davydenko a souvent posé des problèmes à Rafael Nadal. Après un début de saison atrophié par une blessure, le Russe est revenu mais semble à nouveau sous le menace d'un forfait à Paris. En tout cas, hors de ses blessures, Davydenko s’y connaît dans le rayon 5 sets et c'est ce dont GrandChelem-Welovetennis voulait parler avec lui. Avant que le Russe ne s'en aille sur une drôle de vanne.

Nikolay, est-ce que c’est le même jeu de tennis en trois sets et en cinq sets ?
Non, tu ne peux pas avoir la même approche. Ce sont deux efforts différents. Jouer en cinq sets est compliqué parce que tu dois être toujours concentré à chacun des sets, avec la même intensité.

Mais autant concentré qu’un premier set sur un match en deux sets ?
Mais même sur un match en deux sets, chaque set est important, pas uniquement le premier. Il faut être à fond tout de suite. Le truc dans les matches en cinq sets, c’est que si tu perds un set, ça ne te fait jamais plaisir d’avoir à gagner le match en quatre ou en cinq. Tu sais que tu as encore tout à refaire. Psychologiquement c’est très dur.

Y a-t-il des matches en cinq sets que tu as gagné et qui t’ont rendu très heureux ?
Il y a des gros matches que j’ai faits à Roland Garros. Il y a celui contre Gaston Gaudio en 2006 et celui contre David Nalbandian en 2007 (en fait 4 sets) qui ont été des moments très agréables. J’ai vraiment bien joué sur ces matches-là.

Ne penses-tu pas que les femmes devraient jouer les finales de Grand Chelem en 5 sets. Ca laisserait du suspense même quand elles ont perdu deux sets.
Oui, mais c’est quand même très dur physiquement. Je ne suis pas sûr que les filles soient préparées pour des matches aussi longs.

Difficile de parler de 5 sets sans parler de Nadal, quelles sont les nouvelles clefs dont tu disposes pour battre Nadal ?
Tout le monde parle toujours de nouvelles clefs mais il n’y a pas de nouvelles clefs. Il y a des clefs que tu trouves uniquement pendant le match selon ce qu’il s’y passe, selon le score, l’avancée du match. La situation change toujours en tennis. Ce qui t’a permis de battre Nadal une fois sur un certain match ne te permettra pas de le battre au match suivant.

Mais est-ce que tu as déjà senti en plein match que tu étais en train de le battre ?
Oui, mais plus souvent sur surfaces rapides qu’ailleurs. Il y a un moment où je sens que je suis en train de trouver la clef et que je lui pose des problèmes. C’est pour ça que je reste toujours positif, même face à Rafael. Je sais que je peux toujours le battre.

On a croisé Marco Baghdatis qui nous a dit que depuis deux ans, Nadal avait obligé tout le monde à augmenter considérablement la préparation physique.
C’est vrai, le jeu est devenu beaucoup plus physique. Moi avant j’étais parmi ceux qui étaient capables d’imposer une cadence très importante pendant les matches. Aujourd’hui Rafael a obligé tout le monde à être prêt. Le niveau de préparation a changé.

Mais tu trouves qu’il a encore progressé physiquement ?
Oui, je l’ai joué en exhibition à Abu Dhabi (victoire de Nadal 6-2 6-3). Je trouvais qu’il était encore plus impressionnant. Il court encore plus vite et encore plus longtemps qu’avant, il met beaucoup de puissance dans la balle. Maintenant est-ce que ça va durer 10 ans, je ne sais pas.

Bonne question, est-ce que tu penses qu’il peut être celui qui va battre Sampras et finalement Federer au nombre de victoires en Grand Chelem ?
Il a déjà six titres, il a gagné sur toutes les surfaces, sur terre, sur herbe, sur surfaces rapides, et il n’a que 22 ans, donc je pense qu’il peut effectivement battre ce record.


«Au moins en 2e semaine»
Nicolas Cerbelle (sport24.com)

Andy Murray veut passer un nouveau cap à Roland Garros
Battu par Paul-Henri Mathieu mercredi lors du premier Masters Guinot Mary Cohr (6/4 6/7 10-8), Andy Murray, qui a montré de réels progrès sur terre battue cette saison, garde confiance avant Roland Garros.

Andy, on vous a vu vous tenir l'arrière de la cuisse durant le match. Etes-vous inquiet ?
Andy Murray : Non. Je suis arrivé tard hier soir (mardi), vers 23h30. J'ai eu besoin de faire quelques étirements mais il n'y a rien d'inquiétant.

Comment vous sentez-vous avant d'aborder ce Roland Garros ?
Andy Murray : Je ne me suis jamais senti aussi bien avant d'aborder un Roland Garros. Je suis au mieux de ma forme. Je joue mieux sur terre battue. Je suis très content d'être venu si tôt pour me préparer. Il me reste cinq jours avant le début du tournoi pour être prêt et essayer d'être encore meilleur.

Que vous inspire la victoire de Roger Federer sur Rafael Nadal en finale du Masters 1000 de Madrid ?
Andy Murray : C'est bien pour la confiance de Roger. Il a très bien joué pendant tout le tournoi. J'ai regardé la finale. C'est une belle performance même si Rafael n'était pas au mieux de sa forme puisque, la veille, il avait joué trois heures de plus que Federer.

Quel est votre objectif cette année à Roland Garros ?
Andy Murray : Mon objectif est d'aller au moins en deuxième semaine en espérant élever mon niveau de jeu au fur et à mesure. Il n'y a pas de match facile à Roland Garros même au premier tour. L'année dernière, j'ai eu un gros match au troisième tour contre Nicolas Almagro (défaite en quatre sets 6/3 6/7 6/3 7/5). J'espère que cette fois, je serais plus fort pour pouvoir envisager cette objectif.

Pouvez-vous nous parlez de votre collaboration avec Alex Corretja ?
Andy Murray : Alex est quelqu'un qui a beaucoup d'expérience, non seulement sur terre, mais également sur toutes les surfaces. On ne travaille pas vraiment de point en particulier ensemble. On travaille plusieurs aspects du jeu et notamment la façon de bouger sur terre battue.

Vous avez réalisé un très bon deuxième set contre Rafael Nadal à Monte-Carlo (Ndlr : défaite 6/2 7/6)…
Andy Murray : C'était un très bon match pour moi et pas seulement le deuxième set. J'avais eu l'occasion de l'affronter à Hambourg auparavant (défaite 6/3 6/2) et ça ne s'était pas passé aussi bien. J'ai fait des progrès entre ces deux matches. Mais pour battre Nadal, il ne faut pas seulement bien jouer par intermittence, il faut être au top pendant toute la partie, pendant cinq sets à Paris. Il faut répondre présent physiquement et mentalement. J'espère pouvoir continuer à combler mon retard sur lui pour pouvoir le battre sur terre battue. Si ce n'est pas cette année, ce sera pour plus tard. Du moins espérons-le…

Un petit mot sur les Français ?
Andy Murray : Les joueurs français sont jeunes, très talentueux, à l'image de Richard (Gasquet), Gaël (Monfils) et Jo-Wilfried (Tsonga) qui ont tous au moins atteint une demi-finale de Grand Chelem. Il faut juste qu'ils gagnent en constance et en régularité.
# 21/05/2009 à 23:49 Nico
Roland Garros en chiffres

Combien gagnera le vainqueur du tournoi ? Quels sont les records à battre? À une semaine du début des Internationaux de France 2009, la rédaction des dessousdusport.fr vous rafraîchit la mémoire.

Le tournoi de Roland Garros débute dans une semaine. Les dernières invitations ont été attribuées dans le tableau masculin par les organisateurs, vendredi. L'Argentin Gaston Gaudio, l'Américain John Isner ou l'Australien Bernard Tomic ont pu en bénéficier chez les hommes. Tout comme les cinq Français : Adrian Mannarino, Josselin Ouanna, Laurent Recouderc, Guillaume Rufin et Alexandre Sidorenko. Chez les femmes, l'Américaine Lauren Embree et l'Australienne Olivia Rogowska ont reçu le précieux sésame, tout comme les six Françaises Claire Feuerstein, Kinnie Laisne, Emilie Loit, Kristina Mladenovic, Irena Pavlovic et Olivia Sanchez. Tout est donc prêt à commencer. L'occasion de se rafraîchir la mémoire! Combien gagnera le vainqueur du tournoi ? Quels sont les records à battre? Quelle est la durée du match le plus long jamais disputé Porte d'Auteuil? Réponses ci-dessous...


3 - Trois tennismen ont gagné Roland Garros sans perdre un set durant la quinzaine. Il s'agit de Ilie Nastase (1973, avec les deux premiers tours en deux sets gagnants), Bjorn Borg (1978, 1980), et Rafael Nadal (2008).

5 - L'an dernier, Rafael Nadal avait égalé le record de Björn Borg à Roland-Garros avec un quatrième trophée consécutif. Invaincu depuis sa première participation en 2005, l'Espagnol pourrait entrer définitivement dans l'histoire du tournoi, le 7 juin prochain, s'il soulevait une cinquième fois la coupe des Mousquetaires.

6,33 - C'est la durée du match le plus long jamais disputé à Roland Garros. C'était au premier tour de l'édition 2004, entre Fabrice Santoro (vainqueur) et Arnaud Clément.

10 - Dix Français seulement ont remporté Roland Garros. Et après la guerre, seules Nelly Landry (1948), Françoise Durr (1967) et Mary Pierce (2000) chez les femmes, et Marcel Bernard (1946) et Yannick Noah (1983) chez les messieurs ont décroché le titre suprême.

16 - En remportant le tournoi en 1990 chez les femmes, à l’âge de 16 ans, Monica Seles est devenue la plus jeune vainqueur, tous sexes confondus, de Roland Garros. Michael Chang détient depuis 1989 le record chez les hommes, après sa victoire à l’âge de 17 ans.

1983 - La dernière victoire d'un Français à Roland Garros, celle de Yannick Noah, date du 5 juin 1983.

16 150 460 - Les Internationaux de France 2009 offriront une dotation globale de 16 150 460 € (contre 15 575 960 € en 2008), soit une augmentation de 3,69 % par rapport à l’an passé. Les vainqueurs des simples messieurs et dames recevront la somme de 1 060 000 € chacun. A titre indicatif, un joueur et une joueuse éliminés au premier tour toucheront 15 000 €.
G.D.


Contrôles antidopage renforcés à Roland-Garros

Cette année, Rafael Nadal et Roger Federer, comme tous les joueurs et joueuses qui disputeront Roland-Garros (du 24 mai au dimanche 7 juin) ne seront pas seulement soumis aux traditionnels contrôles antidopage de la Fédération internationale de tennis (ITF), mais également à ceux diligentés par la très efficace Agence française de lutte contre le dopage (AFLD).

En vertu d'un nouveau dispositif du code mondial antidopage, qui permet à une organisation antidopage nationale de réaliser des tests en plus de ceux organisés par une fédération pendant une grande compétition, le président de l'AFLD, Pierre Bordry, a demandé à son homologue de l'ITF le droit de procéder à des contrôles additionnels pendant la quinzaine parisienne. L'ITF vient de donner son accord. "L'AFLD va effectuer des contrôles inopinés et ciblés pendant Roland-Garros, confirme Pierre Bordry. Le ciblage sera organisé en fonction des informations que nous possédons et des éléments dont dispose l'ITF."

Avant le Tour de France 2008, l'AFLD avait bénéficié d'un "tuyau" du comité olympique italien - les coureurs avaient recours à une EPO de nouvelle génération, la Cera - pour retrouver cette substance dans les urines de plusieurs cyclistes. L'AFLD tient-elle un pareil indice avant Roland-Garros ? L'ITF, de son côté, constitue depuis plusieurs années le profil stéroïdien des joueurs et joueuses professionnels.

EFFET DE SURPRISE

Le président de l'AFLD ne veut pas donner de précisions sur le nombre de contrôles ni sur le moment où ils seront réalisés pour jouer sur l'effet de surprise. En 2008, l'ITF avait réalisé 236 contrôles (187 prélèvements urinaires et 49 sanguins).

L'accord trouvé entre l'organe dirigeant du tennis mondial et l'AFLD intervient deux ans après que l'ITF a décidé de ne plus s'appuyer sur les compétences de l'autorité antidopage française et de ne plus confier l'analyse des échantillons prélevés à Roland-Garros au laboratoire de l'agence, à Châtenay-Malabry. En 2007 et 2008, les prélèvements étaient exclusivement réalisés par la société suédoise IDTM puis traités au laboratoire antidopage de Montréal, celui qui a retrouvé de la cocaïne dans les urines de Richard Gasquet lors du tournoi de Miami. Le dernier contrôle positif constaté à Roland-Garros remonte à celui de l'Argentin Mariano Puerta, finaliste en 2005.
S.M.
# 22/05/2009 à 23:48 cath
BONJOUR A TOUS , FANS DE RAFA !!!!!!
je vous embrasse tous bien fort !!

jamais je n'ai été aussi tourneboulée dans mon petit coeur , à l'approche de cette quinzaine palpitante !!

merçi infiniment NICO de nous rappeler les 4 grands titres de RAFAEL à ROLAND GARROS !!!!
j'en pleure de joie !! et effectivement, en 2008 , notre champion a infigé un score extremement sévere à RODGEUR ....un des plus durs de toute l'ere open ..mais aussi de TOUTE l'histoire des internationaux de Françe !!!!!!!c'est à dire plus d'un siecle !!

j'espere de tout mon coeur et de toute mon âme....
que RAFAEL NADAL gagnera un cinquieme titre de suite !!!
- hé , les fans de RODGEUR ...le suisse a bien gagné 5 fois de suite Wimbledon non?????

j'ai vu le tableau : pour une fois DJOKOVIC n'est pas dans la partie de RAFA ! malgré l'estime que j'ai maintenant pour le serbe , ce n'est plus "DJOKO quant y veut" c'est "DJOKO-en-veut!!!" : je tremble moi, maintenant , quand il est façe à RAFA : ses progès sur terre battue sont admirables !!!
ce bel athlète fête ses 22 ans aujourd'hui !!!! hé oui !!! le 22 mai !!!
- concernant les autres adversaires que RAFA peut rencontrer sur sa route , j'ai noté KARLOVIC SODERLING FERRER DAVYDENKO WAWRINKA VERDASCO MURRAY GONZALEZ....ET GILLOU ... ... tous des gars sérieux , avec du talent et tous à la recherche de LA CLEF pour battre notre RAFA :
si MURRAY , malgré sa plaçe de numéro trois mondial , est consçient des progrès qu'il lui reste à faire sur terre battue : les autres , attention !!!
tiens, GILLES SIMON peut tres bien faire des siennes : il a été de demi-finaliste à DUBAI cette année et 1/4 de finaliste à Melbourne , stoppé par RAFA

mais nous pouvons faire confiançe à RAFA : il prendra tous ses adversaires au sérieux ....

- FEDERER y croit encore et toujours : en matiere de tennis , de talent , je lui fait confiançe ....maintenant , les matchs en 5 sets et la terre- battue du "french" , c'est la spécialité de RAFA
( t'as vu NICO , le petit mot que j'ai mis à la page MADRID ?????)
pour moi , la clef des clefs concernant le parcours du suisse à ROLAND , c'est sa forçe mentale tout on long de la quinzaine

- enfin concernant GAEL MONFILS , que j'apprécie vraiment , je crois qu'il serait plus sage qu'il déclare forfait : quand je lis son interview , il souffre encore beaucoup ....
- un mot sur mon FABRICE : toujours là !!!!
l'artiste , le picasso , le grand tactitien , le magiçien ....
comment ce fait t'il que ce joueur de talent , qui a aussi une sacrée volonté , de la forçe mentale , n'a t'il donc jamais remporté en simple , un tournoi du grand chelem ...( en double , si ) , ni de grands titres ???? ( masters ) ?????

à bientot !!! j'attends vos coms '
et tu me connais maintenant NICO : tu sais que je passerai mettre un mot sur nos joueuses de tennis : le "french" s'annonçe aussi pour ces dames tout aussi palpitant !!!
allez !!vamossss
# 23/05/2009 à 00:13 Nico
Hello Cath, hello à tous ! Oui cath, j'ai lu ton message et je suis vite parti sur RG lol ! Accrocher Rafa en 3 sets c déjà très compliqué, alors c vrai qu'en 5 sets il va falloir comme d'habitude être sacrément costaud ! Ceci fait de Rafa le favori incontesté...mais prenons match après match comme le fait si bien Rafa !

Voici un condensé du tirage au sort :


Nadal, horizon demi-finale

Rafael Nadal peut voir loin à Roland-Garros. Le tirage au sort a épargné le N.1 mondial, qui pourrait jouer Andy Murray en demi-finale. Djokovic est dans la moitié de tableau de Federer, plutôt tranquille lui aussi jusqu'au dernier carré. Tsonga joue Benneteau, Monfils et Simon des Américains.

PREMIER QUART DE TABLEAU
Quart de finale théorique:
Rafael Nadal (ESP/N.1) - Fernando Verdasco (ESP/N.8)


Rafael Nadal peut être satisfait du tirage au sort. Le N.1 mondial ne prend aucun joueur à la légère, mais les adversaires de sa moitié de tableau ne sont que de lointains outsiders, ou des joueurs qui doivent encore faire leurs preuves à Paris : David Ferrer, Fernando Verdasco, Stanislas Wawrinka, Robin Soderling. Sachant que Nikolay Davydenko, présent dans le tableau, était sur le point de déclarer forfait cette semaine, on peut conclure que c'est un bon tirage. L'Espagnol va découvrir un joueur issu des qualifications au premier tour. Pour la plupart c'est un danger non négligeable d'affronter un joueur qui est déjà dans le rythme du tournoi. Contre Nadal, cela permet souvent de ne pas être ridicule. La présence de Lleyton Hewitt au 3e tour remémorerait de bons souvenirs (un match accroché en 2006 contre Nadal).


DEUXIEME QUART DE TABLEAU
Quart de finale théorique:
Andy Murray (GBR/N.3) - Gilles Simon (FRA/N.7)


Même si Nadal n'en dit que du bien, Andy Murray doit faire ses preuves sur terre battue, et particulièrement sur LA terre battue de référence, celle de Roland-Garros. Ces bonnes performances juniors ne lui seront d'aucun recours cette année dans une partie de tableau truffée de joueurs moins brillants que lui, mais terriblement à l'aise sur la surface : son adversaire du premier tour, Juan-Ignacio Chela a joué les quarts de finale à Paris en 2004, sans évoquer les performances de joueurs situés plus bas vers Gilles Simon : Fernando Gonzalez (quart de finaliste en 2008), Marat Safin (demi-finaliste en 2002), Victor Hanescu (quart de finale en 2005) et des terriens réguliers comme Mikhail Youzhny, Marin Cilic, Albert Montanes et Potito Starace. Si Gilles Simon retrouve ses esprits, il y a une belle place à prendre dans le dernier carré, une place que ne revendique pour l'instant pas Gaston Gaudio, revenant qui défiera l'imprévisible Radek Stepanek.

Demi-finale du haut de tableau théorique :
Rafael Nadal (ESP/N.1) - Andy Murray (GBR/N.3)



TROISIEME QUART DE TABLEAU
Quart de finale théorique:
Novak Djokovic (SRB/N.4) - Juan Martin Del Potro (ARG/N.5
)

Novak Djokovic est assuré d'éviter Rafael Nadal en demi-finale. Pour quelqu'un qui a été battu par le Majorquin lors des trois derniers Roland-Garros, c'est un soulagement. L'inconvénient, c'est que le Serbe se retrouve au milieu d'un groupe de joueurs qui n'a pas grand chose à perdre et qui a fait depuis longtemps son bonheur des joutes sur terre : l'Equatorien Nicolas Lapentti qu'il affrontera au 1er tour revient fort. Ce sera une première dose de poussière à avaler avant de voir défiler les Philipp Kohlschreiber, Ivan Ljubicic ou Juan Carlos Ferrero, Tommy Robredo et Juan Monaco et Igor Andreev, sans parler des épouvantails Juan Martin Del Potro potentiel adversaire en quart et de plus en plus affûté, d'un Jo-Wilfried Tsonga qui aurait trouvé ses marques. Ce sera long et éprouvant. Le jeu en vaut la chandelle puisqu'en demi-finale, il y aura peut-être un match formidable à jouer contre Roger Federer.


QUATRIEME QUART DE TABLEAU
Quart de finale théorique:
Roger Federer (SUI/N.2) - Andy Roddick (USA/N.6)


Comme Nadal, Roger Federer n'est pas à plaindre. Ses rivaux les plus dangereux de cette partie de tableau ont tous un peu de "plomb dans l'aile" comme Gaël Monfils, Tommy Haas ou James Blake, et les autres joueurs ne sont pas des spécialistes : ni Tomas Berdych, que Jérémy Chardy aimerait bien défier à nouveau, et ni bien entendu Andy Roddick, quart de finaliste théorique. Reste Paul-Henri Mathieu, dont on attend toujours un exploit à Paris depuis sa formidable résistance devant Nadal en 2006.

. Demi-finale du bas de tableau théorique :
Roger Federer (SUI/N.2) - Novak Djokovic (SRB/N.4)



LES FRANÇAIS

Outre les doutes concernant Gilles Simon (méforme) et Gaël Monfils (genou), les plus valides sont dans une situation délicate : Jo-Wilfried Tsonga est cerné : il devra éviter le piège de la lutte franco-française face à Julien Benneteau au premier tour avant de traverser un terrain miné (il est dans la partie de tableau de Djokovic, la plus dense). Les autres Tricolores devront réussir des exploits pour passer un, voire au mieux deux tours, à l'image de Llodra face à Del Potro, de Sidorenko (d'origine russe) face à Safin, de Devilder contre Wawrinka, ou de Serra face à Verdasco... Bienvenue à Paris !

Quatre joueurs ont les moyens de faire parler d'eux en début de tournoi : Clément et Gicquel peuvent faire tomber des têtes de série chancelantes. Chardy aimerait certainement rejouer Berdych (après une défaite en demi-finale à Munich récemment) et Ouanna a les épaules pour se frayer un chemin.

A SAVOIR : 10 Français seront opposés à des têtes de série dès le premier tour :

Nicolas Devilder (FRA) - Stanislas Wawrinka (SUI/N.17)

Florent Serra (FRA) - Fernando Verdasco (ESP/N.8)

Josselin Ouanna (FRA) - Marcel Granollers (ESP)

Alexandre Sidorenko (FRA) - Marat Safin (RUS/N.20)

Gilles Simon (FRA) - Wayne Odesnik (USA)

Juan Martin Del Potro (ARG/N.5) - Michael Llodra (FRA)

Dmitry Tursunov (RUS/N.21) - Arnaud Clement (FRA)

Fabrice Santoro (FRA) - Christophe Rochus (BEL)

Julien Benneteau (FRA) - Jo-Wilfried Tsonga (FRA/N.9)

Tommy Robredo (ESP/N.16) - Adrian Mannarino (FRA)

Andy Roddick (USA/N.6) - Romain Jouan (FRA)

Marc Gicquel (FRA) - Rainer Schuettler (GER/N.27)

Guillaume Rufin (FRA) - Eduardo Schwank (ARG)

Bobby Reynolds (FRA) - Gael Monfils (FRA)

Bjorn Phau (GER) - Jeremy Chardy (FRA)

Paul-Henri Mathieu (FRA/N.19) - Laurent Recouderc (FRA)

Eurosport
# 23/05/2009 à 00:34 Nico
Rafael Nadal n'a pas caché son plaisir de retrouver la terre battue de Roland-Garros, après une semaine passée sur celle de Madrid, qui lui convenait bien moins. "J'ai plus de contrôle de la balle qu'à Madrid. On a le sentiment que la balle reste plus dans la raquette. Selon moi, c'est plus facile à contrôler ici", a dit l'Espagnol. A Madrid, Nadal avait été battu par Roger Federer en finale dimanche dernier, dans des conditions de jeu très différentes de celles de Paris. "C'était très dur pour moi, le court était très rapide, la balle volait, c'était difficile à contrôler".
AFP


Daniel défiera Rafa, Moncourt repêché

Le Brésilien Marcos Daniel, 96e au classement ATP et issu des qualifications, aura la lourde tâche de défier Rafael Nadal, le quadruple tenant du titre, au premier tour de Roland-Garros.

Le Brésilien, qui a signé l'année dernière sa meilleure performance porte d'Auteuil en accédant au deuxième tour, s'est facilement qualifié pour le tableau principal en battant l'Indien Somdev Devvarman 6-0 6-1.

Le troisième tour de qualifications avait en revanche été fatal au Français Mathieu Montcourt, mais ce dernier a été repêché à la suite du forfait du Croate Mario Ancic.

Heureux vainqueur du tirage au sort entre les quatre joueurs les mieux classés battus au dernier tour des qualifications, il affrontera au premier tour le Taïwanais Lu Yen-hsun, avant un éventuel deuxième tour contre le Tchèque Radek Stepanek (n°18) ou le revenant argentin Gaston Gaudio, vainqueur du tournoi en 2004.
G.B.
# 23/05/2009 à 21:02 Nico
Les ténors sont prêts

Le Suisse reste sur une victoire contre Rafael Nadal. (Reuters)Comment se sentent les quatre premiers mondiaux à l'aube d'aborder les Internationaux de France? Que pensent-ils de leur premier tour et quelqu'un peut-il détrôner Rafael Nadal sur sa terre ? Réponses avec les intéressés, Rafael Nadal, Roger Federer, Andy Murray et Novak Djokovic.

LEUR ETAT DE FORME

Rafael Nadal : « Je suis très content d'être ici. Je me suis déjà entraîné vendredi et ça s'est très bien passé. Physiquement, je n'ai plus de problème, même si on ne sait jamais ce qu'il peut se passer sur un long tournoi comme celui-ci. J'ai fait une saison sur terre battue presque parfaite avec des victoires à Monte-Carlo, Barcelone et Rome. Cela m'a donné beaucoup de confiance pour aborder Roland-Garros.»

Roger Federer : « Je me sens bien. Je suis de bonne humeur, bien dans mon jeu. Je me suis bien entraîné toute cette semaine. Je n'ai pas de problème à m'adapter aux conditions de jeu, que ce soit à Madrid ou ici à Roland-Garros. Gagner à Madrid a été quelque chose de super pour moi. Une chose qui m'a donné confiance en moi et confiance pour ce tournoi.»

Andy Murray : « Je me sens très bien. J'étais arrivé très tard dans la nuit avant mon match d'exhibition contre Paul-Henri Mathieu (mercredi) et je m'étais senti un peu courbaturé. J'ai vu mon kiné ces derniers jours et tout va bien. J'ai très bien joué ces derniers mois et, même si je n'ai pas forcément joué mon meilleur tennis sur terre battue, j'ai quand même fait une demie à Monte-Carlo et un quart à Madrid. Je sais que si je joue à mon meilleur niveau j'ai une chance. »

Novak Djokovic : « Jusque-là, ma saison sur terre battue a été fantastique et je me sens bien sur le court, je peux jouer avec beaucoup de confiance. Je pense d'ailleurs que c'est ça le plus important avant d'aborder Roland-Garros. J'ai joué les deux dernières demi-finales ici alors forcément je suis très heureux de revenir et j'espère pouvoir franchir la dernière marche.»


LEUR PREMIER TOUR

Rafael Nadal (opposé à M.DANIEL) : « Ce qui est sûr, c'est qu'il aura déjà trois matches dans les jambes. Il sera prêt à jouer. Moi aussi. »

Roger Federer (opposé à Alberto Martin) : « Nous nous sommes déjà rencontrés une fois, à Monte Carlo (victoire du Suisse 6-0, 6-1). C'est un de ces Espagnols qui rend les matches difficiles. Ce sera important de bien jouer du fond de court et d'être très agressif en évitant de lui donner du rythme. »

Andy Murray (opposé à Juan-Ignacio Chela) : « Je sais que je joue Chela et qu'il est évidemment un joueur très difficile à jouer sur cette surface. Il était blessé la saison dernière mais il revient bien. »

Novak Djokovic (opposé à Nicolas Lapentti) : «Nicolas est sur le circuit depuis longtemps, il a beaucoup d'expérience. Il a connu pas mal de hauts et de bas et un passage difficile ces dernières saisons, mais aujourd'hui il revient vraiment bien. Et en plus la terre battue est sa meilleure surface. Cela ne sera pas un premier tour facile mais beaucoup de choses dépendront de moi. Si je joue à mon niveau une bonne chance de gagner.»


NADAL EST-IL INVINCIBLE A ROLAND-GARROS ?

Roger Federer : « Ne jamais avoir perdu à Roland-Garros est un record incroyable qu'il détient. Tout le monde aimerait avoir le même. Mais ça ne me fait pas particulièrement peur, j'ai juste énormément de respect pour ce qu'il a déjà fait. »

Andy Murray : « Il y a plus de joueurs qui peuvent battre Nadal sur gazon que sur terre battue. On s'attend évidemment à ce que Nadal soit en finale ici, comme on s'attend à ce que Federer soit en finale à Wimbledon. »

Novak Djokovic : «La demie perdue contre Rafa à Madrid m'a quand même donné encore plus de certitudes sur le fait que je pouvais le battre, je me rapproche petit à petit. A Madrid j'ai certainement joué mon meilleur match contre lui, j'ai tout tenté, j'ai été agressif et il a dû sortir des coups exceptionnels pour me battre. C'est un énorme progrès comparé à l'année dernière.»

Recueilli par C.B. et P.B., à Roland-Garros


Nadal sans pression

Quadruple tenant du titre, Rafael Nadal aborde l'édition 2009 sans pression.(L'Equipe)Quadruple tenant du titre, Rafael Nadal aborde ses cinquièmes Internationaux de France sans pression. Nullement déstabilisé par sa récente défaite en finale du tournoi de Madrid face à Roger Federer, le n°1 mondial affirme arriver en pleine confiance après une saison sur terre « presque parfaite. »

« Rafael Nadal, comment vous sentez-vous de retour à Paris ?

Je suis content d'être ici. A chaque fois. C'est toujours un plaisir, une sensation spéciale de retrouver les courts de Roland-Garros. Je me sens bien physiquement, même si on ne sait jamais ce qu'il va se passer pendant un tournoi comme celui-ci.

Vous êtes le grand favori à votre propre succession. Cette attente représente-t-elle une pression supplémentaire ?

Ma seule pression, c'est de bien jouer au tennis. Et après, on verra. D'ici dimanche, je vais m'entraîner pour passer le premier tour. Le tournoi est très long avec tous les meilleurs joueurs au monde.

Vous commencez par un joueur issu des qualifications...
Il aura trois matches dans les jambes, il sera prêt à jouer. Je le serai aussi. Ca ne sera pas évident. Mais de toute façon, aucun match ne sera facile.

Comparé à Madrid, vous retrouvez à Roland-Garros des conditions de jeu qui vous conviennent mieux...

Je ne me suis entraîné qu'une fois, aujourd'hui (vendredi). Je me sens bien. Je n'aime pas comparer les courts. Ce sont deux tournois complètement différents, avec une situation et des enjeux complètement différents eux-aussi.

Vous n'avez pas paru touché par votre défaite face à Roger Federer en finale du tournoi espagnol...

Je suis content de ma saison sur terre, de la manière dont j'ai joué à Monte Carlo, Rome et Barcelone (Nadal a remporté les trois tournois). J'ai presque réalisé une saison parfaite sur terre battue. Madrid a été un tournoi plus difficile, avec des courts plus rapides, des balles qui volaient beaucoup et très difficiles à contrôler. Ici, les balles sont plus lourdes, elles restent plus dans la raquette. J'ai moins bien joué là-bas, sauf pendant un set et demi en demi-finale contre Novak Djokovic. J'ai quand même disputé la finale, ce qui n'est pas si mal.

Diriez-vous que Roger Federer est revenu au meilleur de sa forme ?

Il faut lui demander à lui. Il a toujours été présent. A l'Open d'Australie, à Miami, sur terre... Même lorsqu'il perd, c'est toujours dans les derniers tours face à de grands joueurs.

Comment voyez-vous votre relation avec le public parisien ?

Ce tournoi est un des plus beaux au monde. Le public s'est toujours bien comporté avec moi. Il a été déçu lorsque j'ai du abandonné à Bercy l'hiver dernier. Ca a été douloureux pour moi de sortir du court sur blessure. Ensuite je n'ai pas pu disputer le Masters, ni jouer en Coupe Davis. Le public m'a un peu hué sur le coup. Mais j'ai le sentiment d'avoir de bonnes relations avec lui. »

Recueilli par P.B, à Roland-Garros


PROGRAMME DE DIMANCHE

Onze Français seront en lice dimanche pour cette première journée. Parmi les principaux Tricolores, Gilles Simon sera opposé à Wayne Odesnik, Amélie Mauresmo affrontera Anna-Lena Groenefeld. La tenante du titre, Ana Ivanovic, ouvrira le bal contre Sara Errani à 11h00 sur le court Philippe-Chatrier.


A partir de 11h00, court Philippe-Chatrier

Sara Errani (ITA) - Ana Ivanovic (SER)[8]
Alexandre Sidorenko (FRA) - Marat Safin (RUS)[20]
Wayne Odesnik (USA) - Gilles Simon (FRA)[7]
Anna-Lena Groenefeld (ALL) - Amélie Mauresmo (FRA)[16]


A partir de 11h00, court Suzanne-Lenglen

Vitalia Diatchenko (RUS) - Mathilde Johansson (FRA)
Florent Serra (FRA) - Fernando Verdasco (ESP)[8]
Nadia Petrova (RUS)[11] - Lauren Embree (USA)
Andy Murray (ANG)[3] - Juan Ignacio Chela (ARG)


A partir de 11h00, court n°1

Lleyton Hewitt (AUS) - Ivo Karlovic (CRO)[26]
Elena Vesnina (RUS) - Severine Brémond Beltrame (FRA)
Radek Stepanek (RTC)[18] - Gaston Gaudio (ARG)
Victoria Azarenka (BLR)[9] - Roberta Vinci (ITA)


A partir de 11h00, court n°2

Emilie Loit (FRA) - Timea Bacsinszky (SUI)
Marcel Granollers (ESP) - Josselin Ouanna (FRA)
Olivia Sanchez (FRA)- Arantxa Rus (HOL)
Ernests Gulbis (LET) - Sam Querrey (USA)


A partir de 11h00, court n°3

Ioana Raluca Olaru (ROU) - Anastasia Pavlyuchenkova (RUS)[27]
Nuria Llagostera Vives (ESP) - Julie Coin (FRA)
Nicolas Almagro (ESP)[31] - Agustin Calleri (ARG)
Frederico Gil (POR) - David Ferrer (ESP)[14]


A partir de 11h00, court n°6

Denis Gremelmayr (ALL) - Andrey Golubev (KAZ)
Jan Hernych (RTC) - Marin Cilic (CRO)[13]
Yaroslava Shvedova (KAZ) - Kaia Kanepi (EST)[19]
Maria-Emilia Salerni (ARG) - Kristina Barrois (ALL)


A partir de 11h00, court n°7

Na Li (CHN)[25] - Marta Domachowska (POL)
Yen-Hsun Lu (TAI) - Mathieu Montcourt (FRA)
Iveta Benesova (RTC)[32] - Julia Goerges (ALL)
Daniel Brands (ALL) - Robert Kendrick (USA)


A partir de 11h00, court n°17

Dudi Sela (ISR) - Jean-Rene Lisnard (MON)
Peter Polansky (CAN) - Philipp Petzschner (ALL)
Tamira Paszek (AUT) - Gisela Dulko (ARG)
Varvara Lepchenko (USA) - Alla Kudryavtseva (RUS)
# 24/05/2009 à 04:56 cath
bonjour à tous , fans de RAFA ET GAGA DE LA PETITE BALLE JAUNE !!!!!!!

merçi pour toutes ces nouvelles , qui permettent de se faire une idée du climat ambiant !!!

- j'avais oublié HEWITT !! le joueur australien , qui a bien du mérite de rejouer à ce niveau apres une intervention à la hanche ( si je ne me trompe pas ) !!
ançien numéro un mondial et vainqueur de l'us open et de Wimbledon , l'australien est plutot meilleur sur dur et gazon ....mais si il nous offre un beau match contre RAFA ,ce sera tout à l'honneur de ce tres bon joueur !!
-on peut rever d'une rencontre GILLES SIMON / ANDY MURRAY ....c'est possible NICO ???techniquement , sur le tableau je crois ..maintenant , attention à GONZALEZ, LOPEZ , CILIC , STEPANEK ....
entre mon p'tit écossais et mon p'tit Gillou ....mon coeur balançe !!!!: une telle rencontre me ferait plaisir ...
- DJOKO en veut!!!! et il devra le démontrer façe à FERRERO , DEL POTRO .....je crois qu'il en est capable !!!vas-y NOVAK !!!!
( excuses moi THOMAS ...je préfere etre franche: le DJOKO nouveau , c'est quand meme autre chose!!
:)

- enfin , du coté de RODGEUR, ça semble etre plus "façile" : nous verrons à chaque match ou le suisse en est moi c'est ce qu'il a dans la tête qui me pose question ???? crainte ? mental ?sa résistançe façe à un joueur pugnaçe ?????et sa solidité physique aussi ...


UN MOT POUR COMMENCER CONCERNANT CES DAMES !!!!!
le tennis féminin nous offre son lot de beaux matchs et son lot d'émotion
je vois plutot de façon positive ce bouillonnement de talents chez les joueuses : chez les ançiennes comme chez les nouvelles : certains fans de tennis regrettent peut etre qu'il n'y ai pas UNE patronne : je le comprends ...en meme temps , cette absençe de suprématie par une ou deux joueuses , montre qu'une page est tournée apres tout ce que nous a offert pendant 5 ans JUSTINE HENIN ;
une page se tourne aussi avec vraisemblablement , les derniers éclats des soeurs WILLIAMS ...les années passent et la terre battue n'es pas leur fort : seule SERENA s'est imposée à PARIS façe à sa soeur en 2002.....10 titres du grand chelem quand meme , MISS SERENA ( née en sept 81 )..... dans tous les grands rendez-vous....!!!!
VENUS , elle ( née en juin 80 ), son jardin , c'est Wimbledon : 5 titres a ce jour ; et deux sacres à l' us open....et plétore de titres en double.... !!
mais les deux plus grandes joueuses afro- américaines de tennis de tous les temps, n'ont sans doute pas dit leur dernier mot .....

- bravo à MARIA SHARAPOVA , qui ça y est , c'est sur , revient dans un grand tournoi : cette suberbe athlete de 22 ans , a été ( presque) la premiere russe à ouvrir la voie , aux joueuses venant de l'est ;
je mets "presque" car ANNA KOURNIKOVA , son ainée de de 6 ans , avait frappé un grand coup en 1997 en étant demi- finaliste à Wimbledon à 16 ans : un record ...tres bonne joueuse à la base ( elle a fait partie du top ten ) KOURNIKOVA a été stoppé tres vite par une blessure, puis s'est laissée entrainer dans une vie plus "jet-set".....
"presque" , car ELENA DEMENTIEVA , née en 1981 , c'est aussi frayée un passage durant toute ces années , en prenant plus le temps : finaliste à ROLAND GARROS en 2004 , gagnante de plusieurs titres sur toutes surfaçes , ELENA a fait un retour remarquable avec l'année 2008 : tres réguliere dans les grands chelems , médaille d'or aux jeux olympiques ; et elle débute l'année 2009 en trombe !!!!gagnante de deux titres , finaliste à l'open de françe , demi finaliste à l'open d'australie ....BRAVO !!!!!
MARIA SHARAPOVA revient donc , en sachant que la terre battue n'est pas son fort ...si elle s'est imposée à Wimbledon à 17 ans en 2004 , mais aussi à l'us open en 2006 et à Melbourne en 2008 ....elle n'a été que 1/2 finaliste au "FRENCH" en 2007 ; mais elle revient ; et malgré une épaule opérée qui l'a fait souffrir depuis plusieurs mois , elle le dit clairement , avec combativité :
" non , je ne suis pas finie !!"

- ANNA IVANOVIC , la joueuse serbe , a été finaliste à ROLAND GARROS en 2007, finaliste à Melbourne en 2008 ET .....victorieuse à PARIS , enfin !!! il y a seulement un an ..... depuis , mystère....pour moi , elle a tellement été heureuse de remporter enfin un grand titre , qu'elle en a perdu son tennis !!! aux dernieres nouvelles , elle s'entrainerait tres fort pour revenir !!

- DINARA SAFINA, 23 ans est ..russe et semble enfin avoir trouvé un petit plus en forçe mentale depuis sa cuisante défaite en finale de Melbourne il y a quelques mois ; graçe à son talent , son jeu complet , SAFINA a gagné plusieurs titres sur toutes surfaçes et a été finaliste à ROLAND GARROS l'année derniere ...depuis le début de l'année elle a gagné deux titres et pour moi , elle est la mieux plaçée cette année pour remporter le french.....

voila pour l'instant : je n'oublierai pas de rajouter plus tard , un mot sur les autres championnes présente à ROLAND GARROS et non des moindres : KUZNETSOVA , JANKOVIC , MAURESMO ....et les petites dernieres.... ZVONAREVA , AZARENKA......

à bientot , fans de RAFAEL !!!!!!
# 25/05/2009 à 00:04 Nico
RESULTATS DE DIMANCHE

Ferrer - Gil 6-2,6-4,6-4
Murray - Chela 6-2,6-2,6-1
Gulbis - Querrey 7-6(7/1),6-1,3-6,6-1
Kendrick - Brands 6-7(7/9),7-5,7-6(13/11),4-6,6-3
Simon - Odesnik 3-6,7-5,6-2,4-6,6-3
Almagro - Calleri 6-4,6-1,6-3
Stepanek - Gaudio 6-3,6-4,6-1
Petzschner - Polansky 5-7,6-2,7-6(7/4),4-6,6-3
Cilic - Hernych 6-0,6-4,6-3
Verdasco - Serra 6-2,6-1,6-4
Montcourt - Yen-Hsun 6-2
Ouanna - Granollers-Pujol 7-5,2-6,3-6,7-6(7/2),6-1
Safin - Sidorenko 6-4,6-4,6-4
Golubev - Gremelmayr 6-3,6-3,6-2
Hewitt - Karlovic 6-7(1/7),6-7(4/6),7-6(7/4),6-4,6-3
Sela - Lisnard 6-4,6-3,4-6,6-3


Simon et Ouanna au bout de l'effort

Gilles Simon, en manque de confiance, a finalement battu Wayne Odesnik en cinq sets (3-6, 7-5, 6-2, 4-6, 6-3). Safin a sorti Sidorenko, Verdasco a déroulé face à Serra, mais l'aventure continue pour Ouanna, en 5 sets, et Montcourt, sur abandon. Murray, Ferrer et Almagro ont joué les gros bras.

Les Français du jour : OUANNA BE A STAR ?

Sur les cinq Français engagés, trois sont passés pour l'instant : Gilles Simon, Mathieu Montcourt (voir plus bas), Josselin Ouanna. Ce dernier, 136e mondial, a réussi à ne pas tomber dans le piège de l'Espagnol Marcel Granollers-Pujol, très habile sur terre et mieux classé que lui (95e). Mené deux sets à un, la qualité de ses frappes au services, son audace en retour, lui ont permis de ne pas céder en fin de quatrième set et de faire basculer la rencontre lors du tie-break. Avec 60 fautes directes (contre 30 pour son adversaire), il a prouvé que sa prise de risques n'était pas un vain mot.

Toujours aussi flegmatique en dehors du court, Ouanna ne s'est pas vanté de sa première victoire en cinq sets sur le circuit pro. C'était son premier match en cinq sets ! Au prochain tour, il défiera Marat Safin avec l'intention de faire mieux que son compatriote Alexandre Sidorenko (6-4, 6-4, 6-4). L'autre duel franco-espagnol du jour entre Fernando Verdasco et Florent Serra était beaucoup trop déséquilibré. Le revers du Bordelais était trop friable, et son manque de variation un régal pour un Verdasco sûr de sa force et patient (6-2, 6-1, 6-4). Au-delà des muscles, au-delà de l'endurance acquise auprès de Gil Reyes (ex-préparateur physique d'Andre Agassi), c'est cette patience qui marque les esprits.

Celle de Gilles Simon, poussé au cinquième set (3-6, 7-5, 6-2, 4-6, 6-3) par l'Américain Wayne Odesnik (87e mondial), a été à l'épreuve. On s'y attendait car il vit une crise de confiance aigue, il n'y a pas échappé : le N.1 français a souffert tous les diables pour remporter le moindre point. De loin, c'est presque une contre-performance pour un N.7 mondial. Pour "Gillou", c'est plutôt une libération. C'est la deuxième fois seulement en cinq participations qu'il passe le premier tour. La première, c'était déjà face à un Américain (Vince Spadea) en 2007. Alors, c'est le déclic ?

MURRAY ET LES ESPAGNOLS IMPRESSIONNENT

Fernando Verdasco, Florent Serra vous en parlera. Quant à Nicolas Almagro (6-4, 6-1, 6-3 face à l'Argentin Calleri) et David Ferrer (6-2, 6-4, 6-4 face au Portugais Gil), ils ont été aussi expéditifs que... Andy Murray, cet Ecossais passé par l'école barcelonaise. Murray a mis trois petits sets (6-2, 6-2, 6-1) à Juan Ignacio Chela, ancien quart de finaliste (2004) rouillé. Les rangs des contestataires du pouvoir absolu (Nadal est dans leur partie de tableau) sont gonflés à bloc. Jusqu'à quand ?

MONTCOURT, VERY "LUCKY-LOSER"

Mathieu Montcourt version Roland-Garros, c'est un joueur insaisissable : banni par la FFT des wild-cards, puis battu en qualifications, il sera au 2e tour du grand tableau, face à Radek Stepanek ou Gaston Gaudio. Son adversaire : le Coréen Lu a abandonné au premier tour. Mathieu Montcourt, puni sévèrement pour avoir parié une centaine de dollars il y a quelques années sur des matches de tennis sans connaître le règlement, avait été exclu de la liste des "wild-cards" par la FFT. En qualifications, il avait été battu au 3e et dernier tour par le Colombien Santiago Giraldo avant d'être repêché suite au forfait de Mario Ancic. Yen-Hsun Lu ayant abandonné après avoir perdu le premier set 6-2, Mathieu mérite bien son titre de "very lucky-loser".

LE CHIFFRE DU JOUR : 55, le nouveau record d'ace dans un match (perdu)

Le Croate Ivo Karlovic a battu le record d'aces réussis au cours d'un même match avec un total surréaliste de 55 face à Lleyton Hewitt. Il détenait le précédent record avec le Suédois Joachim Johansson avec 51, réalisé au premier tour de Wimbledon. En 2005, face à l'Italien Daniele Bracciali, le Croate avait perdu en cinq sets. Idem pour Joachim Johansson d'ailleurs face à un sacré relanceur : Andre Agassi, à l'Open d'Australie, la même année. Comme si la machine à aces, à partir d'un certain degré de production devenait plus prévisible... Il fallait voir Lleyton Hewitt au cinquième set d'une rencontre qui a duré quatre heures (3h56) bondir sur chaque service de ce rival géant victime d'une légère insolation ou d'un problème au bras, pour constater qu'il avait lui aussi trouver le rythme en retour. Le nombre d'aces du vainqueur ? 19.

A Roland-Garros, le précédent record remontait à 2001 et une victoire d'Andy Roddick sur Michael Chang au 2e tour : 5-7 6-3 6-4 6-7 (5/7) 7-5. L'Américain avait claqué 37 aces "seulement".

A savoir : Ivo Karlovic a disputé 13 tie-breaks depuis le début de la saison. En 2008, au total, il en a joué 60.

. Lleyton Hewitt (AUS) bat Ivo Karlovic (CRO, 26) 6-7 (1/7), 6-7 (4/7), 7-6 (7/4), 6-4, 6-3
Prochain adversaire : Andrey Golubev (KAZ)
Andrey Golubev (KAZ) bat Denis Gremelmayr (ALL) 6-3, 6-3, 6-2

LA BONNE NOUVELLE : Monfils se sent "fin prêt"

Gaël Monfils, demi-finaliste l'an passé, et victime de tendinites récurrentes au genou, a confirmé dimanche qu'il allait bien participer au tournoi de Roland-Garros, dont il est demi-finaliste sortant. Je me sens fin prêt", a déclaré le N.11 mondial, qui n'a plus joué en compétition depuis le 14 avril à cause de douleurs aux genoux. Il commencera son tournoi face à l'Américain Bobby Reynolds, mardi.

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PROGRAMME DE LUNDI

Quatorze Français entrent en lice lundi, lors de la deuxième journée. On pourra ainsi suivre Marion Bartoli, Paul-Henri Mathieu ou Jérémy Chardy. À suivre également, les débuts de Rafael Nadal, Roger Federer et Dinara Safina.


A partir de 11h00, court Philippe-Chatrier

Dinara Safina (RUS) [1] - Anne Keothavong (GBR)
Rafael Nadal (ESP) [1] - Marcos Daniel (BRE)
Alberto Martin (ESP) - Roger Federer (SUI) [2]
Marion Bartoli (FRA) [13] - Pauline Parmentier (FRA)


A partir de 11h00, court Suzanne-Lenglen

Ai Sugiyama (JAP) - Aravane Rezai (FRA)
Venus Williams (USA) [3] - Bethanie Mattek-Sands (USA)
Paul-Henri Mathieu (FRA) [32] - Laurent Recouderc (FRA)
Andy Roddick (USA) [6] - Romain Jouan (FRA)


A partir de 11h00, court n°1

Nicolas Devilder (FRA) - Stanislas Wawrinka (SUI) [17]
Anastasiya Yakimova (BLR) - Maria Sharapova (RUS)
Bjorn Phau (ALL) - Jérémy Chardy (FRA)
Vera Dushevina (RUS) - Caroline Wozniacki (DAN) [10]


A partir de 11h00, court n°2

Nikolay Davydenko (RUS) [10] - Stefan Koubek (AUT)
Stéphanie Cohen-Aloro (FRA) - Jie Zheng (CHI)
Guillaume Rufin (FRA) - Eduardo Schwank (ARG)
Flavia Penetta (ITA) [14] - Alexa Glatch (USA)


A partir de 11h00, court n°3

Tamarine Tanasugarn (THA) - Camille Pin (FRA)
Franco Ferreiro (BRE) - Feliciano Lopez (ESP) [28]
Rossana De Los Rios (PAR) - Agnieszka Radwanska (POL) [12]
Fabio Fognini ( ITA) - Igor Andreev (RUS) [25


A partir de 11h00, court n°4

Mischa Zverev (ALL) - Potito Starace (ITA)
Janko Tipsarevic (SER) - Albert Montanes (ESP)
Tsvetana Pironkova (BUL) - Jill Craybas (USA)


A partir de 11h00, court n°5

Alisa Kleybanova (RUS) [23] - Polona Hercoq (SLO)
Rui Machado (POR) - Kritof Vliegen (BEL)
Patricia Mair (AUT) - Mariya Koryttseva (UKR)


A partir de 11h00, court n°6

Robin Soderling (SUE) [23] - Kevin Kim (USA)
Lucie Safarova (RTC) - Sabine Lisicki (ALL)
Robby Ginepri (USA) - Pablo Andujar (ESP)
Jarmila Groth (AUS) - Kinnie Laisné (FRA)


A partir de 11h00, court n°7

Stéphanie Foretz (FRA) - Kirsten Flipkens (BEL)
Fernando Gonzalez (CHI) [12] - Jiri Vanek (RTC)
Simone Bolelli (ITA) - Tomas Berdych (RTC) [19]
Tathiana Garbin (ITA) - Ayumi Morita (JAP)


A partir de 11h00, court n°8

Nicolas Massu (CHI) - Daniel Koellerer (AUT)
Diego Junqueira (ARG) - Paul Capdeville (CHI)
Irena Pavlovic (FRA) - Akgul Amanmuradova (OUZ)


A partir de 11h00, court n°10

Ilia Bozoljac (SER) - Nicolas Kiefer (ALL)
Yvonne Meusburger (AUT) - Lucie Hradecka (RTC)
Barbora Zahlavova Strycova (RTC) - Lourdes Dominguez Lino (ESP)
Oscar Hernandez (ESP) - Ivo Minar (RTC)


A partir de 11h00, court n°11

Denis Istomin (OUZ) - Santiago Giraldo (COL)
Igor Kunitsyn (RUS) - Teimuraz Gabashvili (RUS)
Olivia Rogowska (AUS) - Maria Kirilenko (RUS)


A partir de 11h00, court n°14

Corinna Dentoni (ITA) - Agnes Szavay (HON) [29]
Michelle Larcher De Brito (POR) - Melanie South (GBR)
Olga Govortsova (BLR) - Katie O'brien (GBR)
Thomas Bellucci (BRE) - Martin Vassallo Arguello (ARG)


A partir de 11h00, court n°16

Mikhail Youzhny (RUS) - Gilles Muller (LUX)
Edina Gallovits (ROU) - Carla Suarez Navarro (ESP) [22]
Jose Acasuso (ARG) - Santiago Ventura (ESP)
Mariana Duque Marino (COL) - Anna Chakvetadze (RUS) [26]


A partir de 11h00, court n°17

Victor Hanescu (ROU) [30] - Steve Darcis (BEL)
Dominika Cibulkova (SVQ) [20] - Alona Bondarenko (UKR)
Jurgen Melzer (AUT) [24] - Sergio Roitman (ARG)
Patty Schnyder(SUI) [17] - Kateryna Bondarenko (UKR)
# 26/05/2009 à 00:48 Nico
RESULTATS DE LUNDI

Chardy - Alves 6-2,7-6(12/10),6-3
Vassallo Arguello - Belluci 6-4,6-7(4/7),5-5
Andreev - Fognini 1-6,6-3,6-1,3-6,7-5
Roddick - Jouan 6-2,6-4,6-2
Minar - Hernandez 6-3,7-6(7/4),6-3
Melzer - Roitman 6-4,7-6(7/4),6-0
Rufin - Schwank 6-1,6-3,6-3
Bolelli - Berdych 6-4,6-4,5-7,4-6,6-3
Andujar - Ginepri 6-4,7-6(9/7),7-6(7/3)
Acasuso - Ventura 3-6,7-6(7/5),6-0,6-3
Federer - Martin 6-4,6-3,6-2
Mathieu - Recouderc 6-4,6-4,6-1
Gabashvili - Kunitsyn 6-7(6/8),7-6(7/5),6-3,6-1
Junqueira - Capdeville 3-6,7-5,6-1,6-3
Tipsarevic - Montanes 3-6,7-6(7/3),7-6(7/5),6-4
Nadal - Daniel 7-5,6-4,6-3
Lopez - Ferreiro 6-7(3/7),4-6,7-6(7/4),7-5,6-2
Gonzalez - Vanek 6-3,6-2,6-3
Machado - Vliegen 6-2,6-4,4-6,2-6,6-2
Soderling - Kim 7-6(7/4),7-6(7/4),6-2
Istomin - Santiago 6-3,6-7(2/7),6-3,7-6(7/4)
Kiefer - Bozoljac 7-6(7/4),3-6,7-5,6-4
Davydenko - Koubek 6-2,6-1,6-4
Massu - Koellerer 6-3,6-4,1-6,2-6,6-3
Wawrinka - Devilder 6-3,5-7,2-6,6-4,6-4
Starace - Zverev 6-7(5/7),7-5,1-0
Hanescu - Darcis 7-6(10/8),7-6(7/5),7-6(7/3)
Youzhny - Muller 7-6(7/2),6-1,6-4


Nadal et Federer, chaud devant

Rafael Nadal et Roger Federer n'ont pas été cueillis à froid au 1er tour de Roland-Garros devant Marcos Daniel (7-5, 6-4, 6-3) et Alberto Martin (6-4, 6-3, 6-2). Devilder a raté un exploit face à Wawrinka. Mathieu a dominé Recouderc, Chardy a maîtrisé Alves et Rufin, invité, a sorti Schwank.


LE CHIFFRE DU JOUR : 29.

Rafael Nadal a gagné sa 29e victoire consécutive à Roland-Garros. C'est un record puisque même Bjorn Borg, qui a gagné six fois le titre, n'a pas fait mieux (le Suédois avait pris sa retraite l'année suivant son 6e titre en 1981, son 4e consécutif. Ses victoires: 1974, 1975 puis de 1978 à 1981). Avec 20 victoires de suite, Jim Courier est loin derrière (victoires en 1992, 1993 et demi-finale en 1994).


NADAL, FEDERER ? ILS SONT CHAUDS !


Une petite trentaine de degrés sur les courts ce lundi sur les courts, cela peut faire bouillir les plus impatients, cela ne pose aucun problème pour Rafael Nadal, né sous le soleil de plomb majorquin ni pour Roger Federer, qui réside à Dubaï où il fait encore plus chaud. Le N.1 et le N.2 mondial ont fait le métier au premier tour de Roland-Garros dans des conditions beaucoup plus douces qu'à Melbourne par exemple. Leurs adversaires, le Brésilien Marcos Daniel pour Nadal et Alberto Martin, ont aussi adoré le soleil du central, mais il n'y sont pas restés longtemps. Tout de rose vêtu, Rafael Nadal a beau voir la vie en rose (la couleur de son nouveau tee-shirt, (un clin d'oeil aux rugbymen du Stade Français ?), il lui a fallu un set pour mettre la mire sur Daniel. "Commandant Marcos" d'un jour, le Brésilien a profité des bourrasques de vent pour réussir quelques coups mémorables. Après avoir fait frissonner le public en débordant Nadal ou en le prenant de court sur des amorties, Daniel s'est rangé sur le côté (7-5, 6-4, 6-3). Prochain adversaire : le Russe Teimuraz Gabashvili.

Ce qu'en pense Rafael Nadal : "Un premier match dans un Grand Chelem est toujours un passage difficile. C'est normal et cela a toujours été le cas pour moi depuis quatre ans ici. J'ai quand même gagné en trois sets, ce qui est important, même si j'aurais sans doute pu gagner plus facilement encore. J'ai eu quelques bons passages au troisième set. Mais mon jeu de jambes n'était pas au point. J'espère progresser lors des prochains tours. C'est difficile de comparer mon degré de forme par rapport aux années précédentes. Je ne me rappelle plus! Mais ce qui est sûr c'est que je préfère jouer dans ces conditions (soleil, chaleur) plutôt que dans le froid et sous la pluie."

Rafael Nadal avait perdu un jeu de service au premier set contre le 96e mondial (issu des qualifications). Roger Federer s'est même permis de perdre son premier engagement et d'être mené 0-2 par Alberto Martin (97e mondial). Très appliqué en fond de court avec 10 aces, 38 coups gagnants (pour 29 fautes directes) le Suisse a dominé son sujet et pris ses marques. A noter: un peu trop de facilité à la volée 14 montées réussies sur 29. Le triple finaliste sortant à Roland-Garros n'a plus perdu un set dans un premier tour du Grand Chelem depuis l'US Open en 2003, et cela suffit à son bonheur (6-4, 6-3, 6-2).

Ce qu'en pense Roger Federer :"C'était de bonnes conditions. Je pense que je peux encore jouer nettement mieux que ça mais mon service a très bien marché et c'est une très bonne chose. Je n'ai honnêtement même pas pensé à la finale de l'année dernière (lourde défaite face à Nadal). Lorsque tu commences un tournoi, tu te concentres surtout pour ne pas te faire sortir au premier tour. Vous ne me croyez peut-être pas mais c'est comme ça. Je pensais à bien faire, à retrouver ses repères. Et puis quand tu perds, tu veux surtout oublier et j'ai dû jouer 60 matches depuis, alors...


OU EN EST DAVYDENKO ?

En milieu de semaine dernière, on annonçait les forfaits des Russes Nikolay Davydenko et Dmitry Tursunov. Vendredi, ils étaient bien dans le tableau du tirage au sort. Et Nikolay sera même au deuxième tour à Roland-Garros. Le Russe a battu l'Autrichien Stefan Koubek (6-2, 6-1, 6-4) et affrontera Capdeville ou Junqueira au prochain. Demi-finaliste en 2005 et 2007, quart de finaliste en 2006, le Russe ne sait pourtant pas trop où il en est. "Je manque de match et de physique sur terre", a affirmé Davydenko.

Absent en début de saison en raison d'une blessure au talon gauche puis à la jambe gauche avant Madrid, il espérait arriver à Roland-Garros en pleine forme et ce n'est pas le cas. Je ne sais pas comment le tournoi va se poursuivre pour moi, je nepeux pas dire que je sois bien préparé. Je ne suis pas blessé c'est déjà ça.. Mon coach se veut rassurant, il pense que je vais m'améliorer. J'espère qu'il a raison." S'il retrouve la forme qui était la sienne quand il croisa un certain Mariano Puerta en 2005, Rafael Nadal devra se méfier. Sinon, il pourra toujours tenter de faire mieux que l'an dernier (3e tour, battu Ljubicic). A noter : Tursunov a décidé de s'inscrire et il jouera Arnaud Clément demain.


LA PERF' DU JOUR : Guillaume Rufin

Bénéficiaire d'une invitation, Guillaume Rufin a impressioné face à Eduardo Schwank (81e). Pour sa première participation au tournoi de la Porte d'Auteuil, le Français, 599e mondial, a écrasé l'Argentin 6-1, 6-3, 6-3.


LA DECLARATION DU JOUR

Roger Federer : "Je n'ai pas vraiment regardé le match de Nadal. Un set peut-être. J'ai plus suivi celui de Stan (Wawrinka, Suisse comme lui). Il était en train de batailler alors ça m'intéressait plus. Je suis content d'avoir quelques jours pour décompresser."


CHARDY DANS LE RYTHME

Jérémy Chardy était attendu et il n'a pas déçu. Bjorn Phau était attendu et il n'est pas venu. Blessé et incapable de jouer, l'Allemand a été remplacé deux heures seulement avant le début de la rencontre. Une belle occasion pour Thiago Alves de faire parler du tennis brésilien après les jolis coups de raquette de Daniel face à Nadal. Le gaillard de Boeil-Bezing (Béarn) n'a pas, voulu danser la samba sur le court 1.

Derrière une première balle lourde (21 aces) et un coup droit foudroyant (une grande partie des 48 coups gagnants proviennent de ce côté-là), Chardy a étouffé Alves au premier set. Le pas de danse a eu lieu, mais plutôt genre feria béarnaise dans le jeu décisif de la seconde manche. Jérémy a attendu sa 4e balle de set pour plier la résistance adverse après un set à rebondissements (Chardy y avait perdu deux fois son service). On appréciera la maîtrise dont il a fait preuve au 3e set (6-2, 7-6 (12/10), 6-3). Prochain adversaire : S.Bolelli. Au prochain tour, il ne retrouvera pas Tomas Berdych, qui l'avait stoppé en demi-finale à Munich au terme d'un match équilibré, mais Simone Bolelli, un Italien qui sait faire valoir un lift puissant notamment en revers.


DEVILDER: "UN GOÛT AMER"

"Je garderai un goût amer de ce match-là parce que je dois finir en quatre sets", a avoué Nicolas Devilder, battu 6-3, 5-7, 2-6, 6-4, 6-4 par Stanislas Wawrinka, tête de série N.17, après quatre heures de combat. Il menait deux sets à un, 3-0 avec deux breaks d'avance... Le Landais, qui avait titillé Rafael Nadal pendant quelques jeux au deuxième tour l'an passé, avait atteint la demi-finale d'un Challenger cette saison à Zagreb. Il a connu aujourd'hui sa 11e défaite au premier tour. Une catastrophe? Oui au regard du scénario du match. Non car il est arrivé à Paris sans repères.

Il pensait même ne pas pouvoir jouer du tout à cause d'une entorse qui l'empêchait de poser le pied par terre : "Je n'ai pas tapé de la semaine. Ce n'est pas la meilleure préparation pour Roland-Garros. Je n'ai repris que vendredi, une heure". Et cela aurait dû payer. A revoir à ce niveau sur terre battue le plus tôt possible. Nicolas Devilder s'entraînait avec Guillaume Peyre au moment où ce dernier a débuté sa collaboration avec Richard Gasquet et Nicolas Mahut. Cassé dans la catégorie "terrien", il a pourtant réussi quelques résultats intéressants sur dur en 2008. Cette année, une victoire à Roland-Garros aurait redynamisé sa carrière. Il occupe actuellement la 60e place mondiale, la meilleure de sa carrière.


LES FRANÇAIS : 3 sur 6 pour les Bleus lors de la deuxième journée de Roland-Garros.

. Paul-Henri Mathieu (FRA, 32) bat Laurent Recouderc (FRA) 6-4 6-4 6-1
Prochain adversaire : Ginepri ou Andujar.

. Guillaume Rufin (FRA) bat Eduardo Schwank (ARG) 6-1, 6-3, 6-3
Prochain adversaire : Melzer (AUT)

. Andy Roddick (EU, 6) bat Romain Jouan (FRA) 6-2 6-4 6-2

. Stanislas Wawrinka (SUI, 17) bat Nicolas Devilder (FRA) 6-3, 5-7, 2-6, 6-4, 6-4

. Jeremy Chardy (FRA) bat Thiago Alves (BRE, LL) 6-2, 7-6 (12/10), 6-3
Prochain adversaire : S.Bolelli.

Eurosport


PROGRAMME DE MARDI

Treize Français font leur entrée en lice à Roland-Garros ce mardi. Gaël Monfils et Jo-Wilfried Tsonga affrontent respectivement l'Américain Bobby Reynolds et Julien Benneteau. A noter également les débuts de Novak Djokovic et de Serena Williams.


A partir de 11h00, court Philippe-Chatrier

Jelena Jankovic (SER) [5] - Petra Cetkovska (RTC) 0-0
Nicolas Lapentti (EQU) - Novak Djokovic (SER) [4] 0-0
Julien Benneteau (FRA) - Jo-Wilfried Tsonga (FRA) [9] 2-1
Alizé Cornet (FRA) [21] - Maret Ani (EST) 0-0


A partir de 11h00, court Suzanne-Lenglen

Svetlana Kuznetsova (RUS) [7] - Claire Feuerstein (FRA) 0-0
Bobby Reynolds (USA) - Gaël Monfils (FRA) [11] 0-1
Klara Zakopalova (RTC) - Serena Williams (USA) [2] 1-2
Fabrice Santoro (FRA) - Christophe Rochus (BEL) 4-1


A partir de 11h00, court n°1

Juan Martin Del Potro (ARG) [5] - Michaël Llodra (FRA) 0-0
Virginie Razzano (FRA) - Daniela Hantuchova (SVQ) 2-3
Chanelle Scheepers (AFS) - Elena Dementieva (RUS) [4] 0-0
James Blake (USA) [15] - Leonardo Mayer (ARG) 0-0


A partir de 11h00, court n°2

Nathalie Dechy (FRA) - Sybille Bammer (AUT) [28] 1-3
Juan Carlos Ferrero (ESP) - Ivan Ljubicic (CRO) 1-3
Dmitry Tursunov (RUS) [21] - Arnaud Clément (FRA) 1-0
Samantha Stosur (AUS) [30] - Francesca Schiavone (ITA) 2-1


A partir de 11h00, court n°3

Marc Gicquel (FRA) - Rainer Schuettler (ALL) [27] 0-0
Maximo Gonzalez (ARG) - Mardy Fish (USA) [22] 0-0
Ekaterina Makarova (RUS) - Anna Medina Garrigues (ESP) [18] 0-2
Un double


A partir de 11h00, court n°4

Anastasija Sevastova (LET) - Melinda Czink (HON) 0-0
Brian Dabul (ARG) - Sergiy Stakhocvsky (UKR) 0-0
Viktoriya Kutuzova (UKR) - Zuzana Ondraskova (RTC) 0-0


A partir de 11h00, court n°5

Mara Santangelo (ITA) - Petra Martic (CRO) 0-0
Evgeny Korolev (RUS) - Daniel Gimeno-Traver (ESP) 2-0
Yanina Wickmayer (BEL) - Urszula Radwanska (POL) 0-0
Carly Gullickson (USA) - Sorana Cirstea (ROU) 0-0


A partir de 11h00, court n°6

Galina Voskoboeva (KAZ) - Sania Mirza (IND) 0-0
Tommy Robredo (ESP) [16] - Adrian Mannarino (FRA) 0-0
Jelena Dokic (AUS) - Karolina Sprem (CRO) 0-1
Andrei Pavel (ROU) - Tommy Haas (ALL) 4-7


A partir de 11h00, court n°7

Magdalena Rybarikova (SVQ) - Kristina Mladenovic (FRA) 0-0
Philipp Kohlschreiber (ALL) [29] - Bernard Tomic (AUS) 0-0
Marcos Baghdatis (CHY) - Juan Monaco (ARG) 0-0
Shuai Peng (CHN) [31] - Maria Jose Martinez Sanchez (ESP) 0-0


A partir de 11h00, court n°8

Ivan Navarro (ESP) - Andreas Beck (ALL) 0-0
Trois doubles


A partir de 11h00, court n°10

Viktor Troicki (SER) - Lukasz Kubot (POL) 0-0
Deux doubles


A partir de 11h00, court n°14

Victor Crivoi (ROU) - Simon Greul (ALL) 0-1
Deux doubles


A partir de 11h00, court n°17

Monica Niculescu (ROU) - Aleksandra Wozniak (CAN) [24] 0-0
Virginia Ruano Pascual (ESP) - Nicole Vaidisova (RTC) 0-1
Guillermo Garcia-Lopez (ESP) - Andreas Seppi (ITA) 0-2
Un double
# 26/05/2009 à 20:59 Florence
J'avais oublié qu'il fallait faire son entrée sur le site pour avoir une réponse.
Qu'est-ce que vous avez pu écrire Nico et Cath et qu'est ce que vous êtes calés tous les deux.
Halléluia, je peux suivre Roland Garros sur FR3 et la 2ème chaine belge c'est comme celà que j'ai pu regarder Nadal Marco et j'ai trouvé ( mais ce n'est que mon avis ) que Nadal n'avait pas joué son meilleur tennis, le speaker a même dit qu'il jouait à 65% de sa valeur, est-ce normal ou n'était-il pas en forme ?
Enfin quand je voyais que ça n'allait pas je filais dans ma cuisine et revenait voir s'il s'en était sorti. C'est que je suis une dame âgée et il doit ménager mon coeur....(lol)
Bon je vous laisse mais je viendrai plus souvent. Il faut savoir que je fais de la politique et que je fais actuellement les parling pour mettre les tracts. Mais le 7 juin celà se termine et je n'en suis pas triste. On se demande encore à quelle sauce nous allons être mangés ici en Belgique, on les entend tous dire qu'ils vont tout faire mais qu'il faut des moyens mais où vont-ils trouver ces moyens ... dans notre poche
Bon je vous laisse, vous souhaite une bonne soirée et vamos pour Nadal
A propos Cath je viens de regarder la soeur wiwi avec ses gros jambons mais qu'elle est laide.....
# 26/05/2009 à 23:48 cath
bonjour à tous !!!!!

merçi FLO , pour ton passage par içi , cela nous fait bien plaisir ; comme tu le dis tu as été occupée , moi de meme :
fans de RAFA et autre NICO ET THOMAS , ne vous inquietez pas , on est là et le coeur y est !!!!
VAMOSSSSSSSSS

je tiens d'abord à dire que MAURESMO a fait un petit tour et elle est partie ....la terre battue de roland garros n'a jamais été son fort
l'ancienne numéro un mondiale , qui a gagné plusieurs titres dont Melbourne et Wimbledon , a fait un début de saison remarquable ....mais à bientot trente ans , il ne faut pas lui demander l'impossible
SVETLENA KUZNETSOVA me fait bien plaisir : elle est de retour!!!! en forme et gagnante à STUGGART cette année , n'oublions pas sa plaçe de demi-finaliste l'année derniere ....ni sa plaçe de finaliste en 2006 !!!!!!!
c'est aussi une des favorites pour cette édition ;
- en matiere de favorites , je ne sais pas ce que les soeurs WILLIAMS vont nous faire : SERENA a semblé bien fatiguée et VENUS ...je sais pas ou elle est
-JELENA JANKOVIC a du talent est s'est déja imposée sur bien des surfaçes différentes !!!!
n'oublions pas ses deux derniers Roland garros ou elle a été demi- finaliste !!! hé oui !!!
je l'aime bien ma JJ .....mais elle a fait une erreur en début d'année , en prenant trop de masse musculaire :
elle a rectifié le tir en matiere de préparation et vient de gagner un tournoi sur terre battue :
mais est'elle suffisamment prete , pour tenir la distançe à Roland , elle qui a déja battue toutes les meilleures joueuses actuelles ??

concernant les messieurs , maitre RODGEUR a déroulé un tennis impeccable façe à son premier adversaire ;

RAFA par contre a eu plus de mal :il a fait beaucoup de fautes directes , il a eu du mal de rentrer dans la partie ....et on est tous aux 400 coups car RAFA a perdu un match dans le cadre d'une exhibition il y a peu façe à un joueur assez loin dans le classement :
KEZAKO concernant le maitre NADAL ???????
manquerait plus qu 'il défaille ....et nous avec
bon ; c'est pas la premiere fois qu'il démarre doucement et que son tennis se mette ensuite en plaçe ....

ils sont souffrant nos joueurs français...
GILLES SIMON a eu du mal et franchement , je pense que GAEL ferait mieux de se reposer.

COMME TU LE DIS SI BIEN FLO , IL FAUT QU'ON PRESERVE NOTRE PALPITANT !!!!!!!!!!
mais RAFAEL NADAL est un champion hors normes ....
IL VA RESSUCITE !!!!!!!!
# 27/05/2009 à 00:25 Nico
Hello Cath et Flo : bienvenido lol ainsi qu'à tous !

Pas de souci, Rafa monte comme d'hab en puissance, un grand Chelem c long...et puis match après match !


RESULTATS DE MARDI

Rochus - Santoro 6-3,6-1,3-6,5-3
Clément - Tursunov 6-3,3-6,0-0

Haas - Pavel 6-1,6-4,6-4
Mayer - Blake 7-6(8/6),7-5,6-2
Monaco - Baghdatis 6-3,6-2,6-4
Tsonga - Benneteau 6-4,3-6,6-3,6-4
Seppi - Garcia-Lopez 6-3,6-3,6-1
Robredo - Mannarino 6-2,6-1,6-2
Gonzalez - Fish 6-3,1-6,6-4,7-6(7/4)
Kohlschreiber - Tomic 6-1,6-2,6-2
Ferrero - Ljubicic 2-6,6-4,6-4,3-6,6-3
Gimeno-Traver - Korolev 6-4
Stakhovsky - Dabul 4-6,7-5,7-6(7/2),6-3
Djokovic - Lapentti 6-3,3-1
Monfils - Reynolds 6-2,6-3,6-1
Crivoi - Greul 6-1,7-6(6/1),6-2
Del Potro - Llodra 6-3,6-3,6-1
Troicki - Kubot 3-6,6-3,6-4,6-7(4/7),6-3
Beck - Navarro 7-6(11/9),6-4,6-1
Gicquel - Schüttler 6-0,6-0,6-4


Tsonga et Monfils enfin lancés

Jo-Wilfried Tsonga a remporté son 1er match à Roland-Garros face à Benneteau (6-4, 3-6, 6-3, 6-4). Gaël Monfils a tenu son rang face à Bobby Reynolds (6-2, 6-3, 6-1). Si Gicquel a dominé Schuettler (6-0, 6-0, 6-4), Llodra et Mannarino ont été sortis. Santoro et Clément ont été stoppés par la nuit.

TSONGA LEVE LE POUCE


Pour la première fois de sa carrière, Tsonga a remporté un match à Roland-Garros dans le tableau principal. Quatre ans après son baptème du feu face à Andy Roddick, "Jo-Wil" a ouvert son palmarès Porte d'Auteuil en prenant le meilleur au 1er tour sur Julien Benneteau, quart-de-finaliste à Paris en 2006 et présent au 4e tour l'an passé. Malgré beaucoup de fautes directes (43 en tout), le N.9 mondial a mené sa barque contre le vent et son compatriote au prix de 50 coups gagnants dans le match. De longs coups droits en smashs dévastateurs, le Manceau a fait le show sur le court central, se donnant à une petite danse des pouces en fin de partie. "J'ai ressenti l'importance du poids de l'événement, en début de match. Il y avait beaucoup de vent. Je suis content de cette première victoire, ici." Une libération pour Tsonga ? A lui de confirmer au prochain tour face à Juan Monaco, un adversaire aussi coriace sur terre battue...

. Jo-Wilfried Tsonga (FRA/N.9) bat Julien Benneteau (FRA) 6 -4, 3-6, 6-3, 6-4
Prochain adversaire: Monaco
Juan Monaco (ARG) bat bat Marcos Baghdatis (CHY) 6-3 6-2 6-4


MONFILS CROIT EN LUI


Gaël Monfils s'est rassuré. Annoncé sur une jambe, il est pourtant entré de plain-pied dans le tournoi parisien en domptant un adversaire qui n'a que très peu d'affinité avec la terre battue: Bobby Reynolds. L'Américain, 83e mondial, ne disputait que ses deuxièmes Internationaux de France. Au 2e tour l'an passé, il n'a pas fait long feu face au demi-finaliste 2008 qui s'est qualifié en 1h30 de jeu .Servant sans retenue, présent à la volée, Monfils a lâché ses coups pour son deuxième match sur terre battue depuis Monte-Carlo. Finis les problèmes de tendinite? Non. Monfils est toujours en traitement et, si ce match a été une franche réussite, lui-même ne sait pas combien de rencontres il pourra enchaîner. Se signant ouvertement à la fin du match, le Parisien garde la foi pour la suite de la compétition. Le Roumain Victor Crivoi, issu des qualifications, l'attend au 2e tour.

. Gaël Monfils (FRA, 11) bat Bobby Reynolds (EU) 6-2, 6-3, 6-1
Prochain adversaire: Crivoi
Victor Crivoi (ROU/Q) bat Simon Greul (ALL/LL) 6-1, 7-6, 6-2


LA STAT DU JOUR : 14 jeux de suite de Gicquel

Deuxième Français à passer le premier tour ce mardi, Marc Gicquel a vécu une première dans sa carrière : aligner quatorze jeux en tournoi du Grand Chelem. Face à Rainer Schuettler qui a mis une heure à entrer dans la partie, le Français a mené 6-0, 6-0, 2-0, avant de voir l'Allemand remporter son premier jeu. Dans la foulée de son titre en Challenger à Bordeaux, Gicquel se hisse au 2e tour de Roland-Garros pour la 3e fois de sa carrière, après 2006 et 2008. Il affrontera un autre Allemand: Andreas Beck.

. Marc Gicquel (FRA) bat Rainer Schuettler (ALL, 27) 6-0, 6-0, 6-4
Prochain adversaire: Beck
Andreas Beck (ALL) bat Ivan Navarro (ESP) 7-6, 6-4, 6-1


LLODRA ET SES CONTRARIETES

"J'ai encore des petites douleurs à l"adducteur et à l"abdo qui persistent. J'ai eu une angine il y a deux jours. C'était réglé, mais cela ne m'a pas aidé pour me sentir mieux. Je n'ai pas pu m'entraîner pendant quelques jours, ce n'était pas facile." Pas de miracle pour Michael Llodra au 1er tour de Roland-Garros: le Parisien a été battu par l'Argentin Juan Martin Del Potro, N.5 mondial (6-3, 6-3, 6-1) sur le court N.1. Le Français, au 4e tour en 2008, était absent des terrains depuis deux mois et le Masters de Miami en raison d'une pubalgie.

. Juan Martin Del Potro (ARG, 5) bat Michael Llodra (FRA) 6-3, 6-3, 6-1
Prochain adversaire: Troicki
Viktor Troicki (SER) bat Lukasz Kubot (POL/LL) 3-6, 6-3, 6-4, 6-7, 6-3


LA PERF' DU JOUR

Leonardo Mayer (ARG) bat James Blake (EU, 15) 7-6, 7-5, 6-2
Prochain adversaire : Haas

C'est assurément l'exploit de cette troisième journée à Roland-Garros. L'Argentin Leonardo Mayer (22 ans) s'est offert le scalp de l'Américain James Blake. La tête de série n°15 s'incline en trois manches et est éliminée dès le 1er tour (7-6, 7-5, 6-2). Depuis ses débuts à la Porte d'Auteuil (en 2002), Blake n'a jamais franchi le cap du 3e tour. Ce ne sera pas pour cette année. De son côté, Leonardo Mayer (93e joueur mondial), sorti des qualifications, s'offre le droit d'affronter l'Allemand Tommy Haas, tombeur du Roumain Andrei Pavel, en trois sets (6-1, 6-4, 6-4).


LES AUTRES FRANÇAIS

. Tommy Robredo (ESP, 16) bat Adrian Mannarino (FRA/WC) 6-2, 6-1, 6-2
Prochain adversaire: Gimelo-Traver
Daniel Gimeno-Traver (ESP) bat Evgeny Korolev (RUS) 6-4, abandon

. Fabrice Santoro (FRA) - Christophe Rochus (BEL) 3-6, 1-6, 6-3, 5-3, match interrompu

. Arnaud Clément (FRA) - Dmitri Tursunov (RUS) 6-3, 3-6, match interrompu


DJOKOVIC PLUS VITE QUE NADAL ET FEDERER

Deuxième meilleur joueur sur terre battue cette saison, Novak Djokovic n'a pas traîné pour son entrée en lice en se qualifiant pour le 2e tour de Roland-Garros en 1h18 de jeu. Le Serbe a bénéficié de l'abandon de Nicolas Lapentti lors de la deuxième manche (6-3, 3-1). L'Equatorien souffre de la cheville gauche. Le Serbe, N.4 mondial et double demi-finaliste à Paris, affrontera Sergiy Stakhocvsky, un Ukrainien 110e mondial issu des qualifications.

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PROGRAMME DE MERCREDI

Voici le programme du jour avec apparemment Rafa prévu en fin de journée...sur le court Suzanne-Lenglen lol...heureusement que l'essentiel est ailleurs !

Faisons attention aussi à la pluie qui a perturbé ce mardi les rencontres même si ça devrait aller !

Début du deuxième tour ce mercredi à Roland-Garros. Cinq Français seront sur les courts, avec notamment Josselin Ouanna sur le Central face à Marat Safin et Gilles Simon sur le Lenglen face à l'Américain Robert Kendrick. Rafael Nadal affrontera de son côté le Russe Teimuraz Gabashvili.


A partir de 11h00, court Philippe-Chatrier

Andy Murray (GBR) [3] - Potito Starace (ITA) 0-0
Fin de Alize Cornet (FRA) [21] - Maret Ani (EST) (6-4, 4-4)
Tamarine Tanasugarn (THA) - Ana Ivanovic (SER) [8] 0-0
Josselin Ouanna (FRA) - Marat Safin (RUS) [20] 0-0
Venus Williams (USA) [3] - Lucie Safarova (RTC) 2-0


A partir de 11h00, court Suzanne-Lenglen

Dinara Safina (RUS) [1] - Vitalia Diatchenko (RUS) 0-0
Fin de Christophe Rochus (BEL) - Fabrice Santoro (FRA) (6-3, 6-1, 3-6, 5-3)
Robert Kendrick (USA) - Gilles Simon (FRA) [7] 0-1
Nadia Petrova (RUS) [11] - Maria Sharapova (RUS) 1-5
Rafael Nadal (ESP) [1] - Teimuraz Gabashvili (RUS) 1-0


A partir de 11h00, court n°1

Julie Coin (FRA) - Anastasia Pavlyuchenkova (RUS) [27] 0-0
Polona Hercoq (SLO) - Aravane Rezai (FRA) 0-0
Radek Stepanek (RTC) [18] - Mathieu Montcourt (FRA) 0-0
Nikolay Davydenko (RUS) [10] - Diego Junqueira (ARG) 0-0


A partir de 11h00, court n°2

Victoria Azarenka (BLR) [9] - Kristina Barrois (ALL) 0-0
Philipp Petzschner (ALL) - Fernando Verdasco (ESP) [8] 0-0
Nicolas Massu (CHI) - Stanislas Wawrinka (SUI) [17] 1-1
Un double


A partir de 11h00, court n°3

Fernando Gonzalez (CHI) [12] - Rui Machado (POR) 0-0
Dudi Sela (ISR) - Marin Cilic (CRO) [13] 0-0
Iveta Benesova (RTC) [32] - Alla Kudryavtseva (RUS) 0-0
Un double


A partir de 11h00, court n°4

Arantxa Rus (HOL) - Yaroslava Shvedova (KAZ) 0-0
Elena Vesnina (RUS) - Agnès Szavay (HON) [29] 1-0
Deux doubles


A partir de 11h00, court n°5

Victor Hanescu (ROU) [30] - Mikhail Youzhny (RUS) 2-2
Akgul Amanmuradova (OUZ) - Olga Govortsova (BLR) 0-0
Deux doubles


A partir de 11h00, court n°6

Janko Tipsarevic (SER) - Feliciano Lopez (ESP) [28] 0-3
Dominika Cibulkova (SVQ) [20] - Kisten Flipkens (BEL) 0-0
Gisela Dulko (ARG) - Anna-Lena Groenefeld (ALL) 0-1
Robin Soderling (SUE) [23] - Denis Istomin (OUZ) 0-0


A partir de 11h00, court n°7

Na Li (CHN) [25] - Timea Bacsinszky (SUI) 0-0
Fin de Dmitry Tursunov (RUS) [21] - Arnaud Clément (FRA) (3-6, 6-3)
Michelle Larcher De Brito (POR) - Jie Zheng (CHN) 0-0
Nicolas Kiefer (ALL) - David Ferrer (ESP) [14] 1-0
Andrey Golubev (KAZ) - Lleyton Hewitt (AUS) 0-0


A partir de 11h00, court n°17

Nicolas Almagro (ESP) [31] - Ernets Gulbis (LET) 0-1
Lucie Hradecka (RTC) - Carla Suarez Navarro (ESP) [22] 0-0
Deux doubles
# 27/05/2009 à 11:02 Florence
Bonjour à tous les fans de Nadal
Un grand merci pour tous les commentaires qui sont vraiment intéressants pour une novice comme moi.
C'est vrai que j'ai vu wiwi hier et je ne pense pas qu'elle ira loin, de plus elle n'est pas belle à regarder n'est ce pas les garçons ?
Pour Nadal je suis comme Cath, mon coeur bat la chamade quand il perd un point, mais je pense qu'il a les pieds sur terre ce garçon.
J'attends 11h pour voir s'il va jouer tôt.
Pour mes amis français, vous ne pensez pas que Richard Gasquet a fait le clown, se faire pincer à la cocaïne ? mais qu'est ce qu'ils ont nos jeunes maintenant, je sais que pratiquement tous les joueurs prennent des drogues mais c'est à leurs risques et périls. En voilà un de suspendu et je trouve celà bien. Faire du sport, c'est être en forme et ne pas se donner la forme à force d'avaler n'importe quoi.
Nico tu devrais te recycler en reporter sportif, tu es merveilleux.
Allez bonne journée et à demain car j'ai encore une réunion ce soir et qui je pense durera très tard.
# 28/05/2009 à 00:42 Nico
Hello Florence, hello à tous !


RESULTATS DE MERCREDI

Rochus - Santoro 6-3,6-1,3-6,6-4
Clément - Tursunov 6-3,3-6,6-4,6-1

Hewitt - Golubev 6-4,6-3,6-1
Nadal - Gabashvili 6-1,6-4,6-2
Soderling - Istomin 6-4,7-6(7/4),6-4
Davydenko - Junqueira 4-6,6-3,6-0,2-2
Ouanna - Safin 7-6(7/2),7-6(7/4),4-6,3-6,10-8
Ferrer - Kiefer 6-3,5-7,6-4,3-6,6-2
Stepanek - Montcourt 6-4,4-6,6-4,6-4
Wawrinka - Massu 6-1,6-1,6-2
Cilic - Sela 6-0,6-3,6-1
Simon - Kendrick 7-5,6-0,6-1
Verdasco - Petzschner 6-1,6-2,6-3
Almagro - Gulbis 6-7(4/7),7-6(7/5),6-3,6-2
Murray - Starace 6-3,2-6,7-5,6-4
Hanescu - Youzhny 7-5,7-5,7-5
Gonzalez - Machado 6-3,6-2,6-3
Tipsarevic - Lopez 6-7(9/11),6-4,7-6(7/4),6-3


Nadal se régale, Ouanna fait le spectacle

Rafael Nadal, vainqueur de Gabashvili, poursuit sa route à Roland-Garros comme Simon, qui a dominé Kendrick (7-5, 6-0, 6-1). Murray a frôlé le dérapage face à Starace. Santoro a fait ses adieux, Clément reste. Verdasco, F.Gonzalez, Wawrinka et Almagro ont foncé. Ouanna bat Safin en 5 sets !


OUANNA-SAFIN, UN MATCH CINQ ETOILES

Josselin Ouanna a sorti Marat Safin au 2e tour de Roland-Garros après 4h34 de jeu (7-6 (7/2), 7-6 (7/4), 4-3, 3-6, 10-8). Le Français, qui jouera Fernando Gonzalez au prochain tour, a disputé son deuxième match en cinq sets consécutif. Après avoir remporté le premier match d'un tournoi du Grand Chelem de sa carrière, Josselin a gagné le plus beau match du tournoi jusqu'ici. C'était pourtant le grand Marat face à lui. Le Russe, qui a pesté contre le public quelques fois, est resté plutôt concentré sur son sujet. Lors des trois sets qu'il a finalement perdus, il menait d'un break d'avance. Ouanna de son côté n'a converti que 4 balles de break sur 23 obtenues au total. (dont trois balles de match).

Les deux joueurs ont rivalisé au service, avec un léger avantage pour Safin sur les points décisifs (et en termes d'aces : 17 aces contre 4). En coup droit, c'est le Français qui a le plus souvent fait la différence. Flegmatique en dehors du court, très relâché sur le court, à peine fébrile sur sa quatrième balle de match, le Français soutenu par Gaël Monfils et ses parents présents dans les tribunes, n'a jamais cessé de prendre sa chance. Régulier, brillant en contre avec quelques passings et lobs bien ajustés en fin de match, il a surtout su prendre le filet sans complexe. Devant lui, Safin était pourtant loin d'être la caricature de son idole de jeunesse. C'est la première fois que Ouanna bat un top 30, c'est la dernière fois que Safin jouait à Roland-Garros. Un chassé-croisé à la hauteur du talent trop souvent caché du Moscovite. Au prochain tour, Josselin devra se montrer aussi solide pour lutter contre Fernando Gonzalez.


NADAL, C'EST BEAUCOUP MIEUX

Rafael Nadal a été mené 0/40 lors du premier jeu face à Teimuraz Gabashvili. Le suspense s'arrête là. Ensuite, malgré les coups étonnants de ce Russe impulsif, le N.1 mondial a totalement maîtrisé son deuxième match à Paris. Un petit sourire en coin à la fin de la rencontre en dit long sur la satisfaction du jour. 6-1 6-4 6-2 en 2h17 de jeu, des frappes et des déplacements beaucoup plus fluides que contre Marcos Daniel lundi, Lleyton Hewitt ou Andrei Golubev, au prochain tour, peuvent se ronger les ongles...


SIMON EST DANS SON TOURNOI

Gilles Simon est un N.7 mondial qui possède une marge de progression conséquente. En Australie, cette année, il avait passé le 3e tour d'un tournoi du Grand Chelem pour la première fois de sa carrière. A Roland-Garros, il vient d'obtenir son billet pour le 3e tour, alors qu'il n'avait jamais passé le 2e tour en quatre participations. La confiance en berne depuis plus d'un mois, le N.1 français a pris la mesure de l'Américain Robert Kendrick en deux temps.

Au premier set, à 5-5, 15/40, Simon n'a pas oublié de faire appel à sa première balle pour calmer les sceptiques. quatre points plus tard, et quatorze jeux plus tard, le match était terminé. A Estoril il y a quelques semaines, le Français avait déjà battu cet Américain au jeu très offensif (6-3, 7-6). Une fois définitivement débarrassé des miasmes du stress du premier tour, Simon a joué comme le top 10 qu'il est depuis novembre 2008. 1h34 de jeu, avec deux sets impeccables, 11 fautes directes seulement, c'est un deuxième épisode parfait de son Roland-Garros. Son match en cinq sets contre Wayne Odesnik a eu les effets escomptés : il est "fatigué" certes, a-t-il avoué en conférence de presse, mais il est aussi rassuré. Simon n'est pas loin d'être redevenu lui-même et il n'est pas loin de devenir le leader qu'il est au classement ATP: il est le premier Français qualifié pour le 3e tour.


ET SANTORO CHUTE

Fabrice Santoro ne jouera plus en simple à Roland-Garros. Battu en deux jours (une vieille habitude) par Christophe Rochus (6-3, 6-1, 3-6, 6-4), le Français a égalisé le record de particpations aux Internationaux de France que détenait François Jauffret (20) et cela suffit à son bonheur. Il aurait aimé jouer la revanche du match le plus long de l'histoire du tennis moderne (6h36) contre Arnaud Clément au prochain tour. Le Belge Christophe Rochus, qui retrouve actuellement des couleurs, a évité bien des soucis aux programmateurs du tournoi... Si Santoro a duré si longtemps, c'est peut-être qu'il a couru après le temps perdu pendant toute sa carrière : "J'avais déjà 20 ans de retard quand je suis arrivé sur le circuit avec un jeu qui datait plutôt des années 70" . Maintenant, tout le mérite lui revenant d'avoir su faire évoluer son jeu, il vise une perf' à... Wimbledon. Un tournoi qui ne lui a jamais réussi mais où son coup de patte et sa détermination de pré-retraité seront plus à l'aise que dans les tranchées parisiennes.

Arnaud Clément ne savait pas encore que Fabrice lui poserait un lapin au prochain tour au moment de pousser Dmitry Tursunov, Russe têtu qui aurait dû déclarer forfait (talon), vers la sortie (infirmerie) en quatre sets (6-3, 3-6, 6-4, 6-1). C'est la 6e fois que l'Aixois se qualifie pour le 2e tour en 12 participations.


OBJECTIF NADAL

Pour certains, Roland-Garros, c'est Objectif Lune. On pense ici aux représentant du tennis allemand qui étaient neuf au départ et qui ne sont plus que trois pour l'instant avant les matches de Philipp Kohlschreiber et Tommy Haas. Pour d'autres, c'est Rafael Nadal qui constituent le voyage intersidéral le plus lointain. Ainsi : Andy Murray, Fernando Verdasco, Fernando Gonzalez, Nicolas Almagro sont tous les quatre lancés à la conquête d'une place face au N.1 mondial dans la partie haute du tableau. Ce mercredi, les deux Fernando se sont distingués par leur efficacité (huit jeux encaissés seulement par le Chilien en 1h28, et six jeux seulement concédés par l'Espagnol en 1h15 !). Quant à Almagro, il a eu le mérite de résister à Ernests Gulbis (6-7(4/7),7-6(7/5),6-3,6-2), qui restait sur un excellent parcours à Roland-Garros en 2008. Les choses sérieuses commencent pour ces chasseurs de Nadal puis que le prochain tour opposera Almagro à... Verdasco !

Andy Murray a connu une après-midi plus mouvementée que prévu. impressionnant au premier tour, l'Ecossais a connu un premier test face à Potito Starace. Retenez en effet qu'au troisième set, l'Italien menait 5-2 avec deux breaks d'avance avec une balle de set avant de perdre le fil du match (6-3, 2-6, 7-5, 6-4).


LES FRANÇAIS

. 2e tour : Gilles Simon (FRA, 7) bat Robert Kendrick (EU) 7-5, 6-0, 6-1
Prochain adversaire: V. Hanescu.
Victor Hanescu (ROU, 30) bat Mikhail Youzhny (RUS) 7-5, 7-5, 7-5

. 2e tour : Radek Stepanek (RTC, 18) bat Mathieu Montcourt (FRA) 6-4, 4-6, 6-4, 6-4
Prochain tour: M. Cilic.

. 1er tour : Christophe Rochus (BEL) bat Fabrice Santoro (FRA) 6-3, 6-1, 3-6 6-4
Prochain adversaire: A.Clément .Arnaud Clement (FRA) bat Dmitry Tursunov (RUS, 21) 6-3, 3-6, 6-4, 6-1


RESULTATS IMPORTANTS - 2e tour

. Andy Murray (GB, 3) bat Potito Starace (ITA) 6-3, 2-6, 7-5, 6-4
Prochain adversaire: Tipsarevic.

. Fernando Gonzalez (CHI, 12) bat Rui Machado (POR) 6-3, 6-2, 6-3
Prochain adversaire: Ouanna.

. Nicolas Almagro (ESP, 31) bat Ernests Gulbis (LET) 6-7 (4/7), 7-6 (7/5), 6-3 6-2
Prochain adversaire: Verdasco .
Fernando Verdasco (ESP, 8) bat Philipp Petzschner (ALL) 6-1, 6-2, 6-3

. Stanislas Wawrinka (SUI, 17) bat Nicolas Massu (CHI) 6-1, 6-1, 6-2
Prochain adversaire : Davydenko ou Junqueira.

Eurosport


PROGRAMME DE JEUDI

Suite et fin du deuxième tour à Roland-Garros ce jeudi. Dix Français seront sur les courts, avec notamment Jo-Wilfried Tsonga qui affrontera Juan Monaco sur le Lenglen, tandis que Gaël Monfils sera opposé à Victor Crivoi. Roger Federer et Novak Djokovic joueront respectivement contre Jose Acasuso et Sergiy Stakhocvsky.


A partir de 11h00, court Philippe Chatrier

Marion Bartoli (FRA)[13] - Tathiana Garbin (ITA) (le nombre de confrontations : 2-2)
Jose Acasuso (ARG) - Roger Federer (SUI)[2] 0-3
Virginia Ruano Pascual (ESP) - Serena Williams (USA)[2] 1-0
Victor Crivoi (ROU) - Gael Monfils (FRA)[11] 0-0


A partir de 11h00, court Suzanne Lenglen

Jelena Jankovic (SRB)[5] - Magdalena Rybarikova (SLQ) 0-0
Fin de Lucie Safarova (RTC) - Venus Williams (USA)[3] (7-6 [7/5])
Alizé Cornet (FRA)[21] - Sorana Cirstea (ROU) 1-0
Juan Monaco (ARG) - Jo-Wilfried Tsonga (FRA)[9] 0-1
Sergiy Stakhocvsky (UKR) - Novak Djokovic (SRB)[4] 0-0


A partir de 11h00, court n°1

Jeremy Chardy (FRA) - Simone Bolelli (ITA) 1-0
Fin de Nikolay Davydenko (RUS)[10] - Diego Junqueira (ARG) (4-6, 6-3, 6-0, 2-2)
Virginie Razzano (FRA) - A. Medina Garrigues (ESP)[18] 1-2
Paul-Henri Mathieu (FRA)[32] - Pablo Andujar (ESP) 0-0
Jelena Dokic (AUS) - Elena Dementieva (RUS)[4] 5-2


A partir de 11h00, court n°2

Svetlana Kuznetsova (RUS)[7] - Galina Voskoboeva (KAZ) 1-0
Jill Craybas (USA) - Caroline Wozniacki (DAN)[10] 0-1
Arnaud Clement (FRA) - Christophe Rochus (BEL) 1-0
Andy Roddick (USA)[6] - Ivo Minar (RTC) 2-0


A partir de 11h00, court n°3

Tommy Robredo (ESP)[16] - Daniel Gimeno-Traver (ESP) 0-0
Maria Jose Martinez Sanchez (ESP) - Viktoriya Kutuzova (UKR) 0-1
Jurgen Melzer (AUT)[24] - Guillaume Rufin (FRA) 0-0


A partir de 11h00, court n°4

Jarmila Groth-Gajdosova (AUS) - Mariana Duque Marino (COL) 0-0


A partir de 11h00, court n°5

Martin Vassallo Arguello (ARG) - Igor Andreev (RUS)[25] 0-1

A partir de 11h00, court n°6
Andreas Seppi (ITA) - Maximo Gonzalez (ARG) 0-0
Leonardo Mayer (ARG) - Tommy Haas (ALL) 0-0
Samantha Stosur (AUS)[30] - Yanina Wickmayer (BEL) 0-0


A partir de 11h00, court n°7

Alexa Glatch (USA) - Lourdes Dominguez Lino (ESP) 0-0
Juan Martin Del Potro (ARG)[5] - Viktor Troicki (SRB) 3-0
Andreas Beck (GER) - Marc Gicquel (FRA) 1-0
Mariya Koryttseva (UKR) - Agnieszka Radwanska (POL)[12] 0-4


A partir de 11h00, court n°17

Petra Martic (CRO) - Aleksandra Wozniak (CAN)[24] 0-0
Melinda Czink (HON) - Sybille Bammer (AUT)[28] 0-1
Kateryna Bondarenko (UKR) - Olivia Rogowska (AUS) 0-0
Philipp Kohlschreiber (ALL)[29] - Juan Carlos Ferrero (ESP) 2-1
# 28/05/2009 à 10:32 Florence
Nico encore un grand merci pour ton reportage. J'espère que LE GRAND FEDERER tombera sur un excellent joueur avant d'affronter Nadal comme celà il sera bien crevé.
Heureusement que je n'ai pas regardé Nadal hier ( travail oblige ) car j'aurais encore eu un coup au coeur pour ses premières balles.
Je suis arrivée à faire regarder du tennis par ma cousine de 82 ans et j'ai vu le match de Quanta c'est vrai qu'il est d'un calme énorme mais c'est le propre des africains
no stress demain est un autre jour
Allez bonne journée à tous et Cath
# 28/05/2009 à 19:14 Florence
Youppi le petit belge Rochus a battu le grand français
Je suis bien contente, il faut bien qu'on gagne une fois.
Federer n'a pas encore eu facile et toujours sa tronche.
Vamos Nadal à demain
# 29/05/2009 à 00:04 Nico
Hello à tous, hello Florence, je vois qu'il en faut peu pour faire renaître le chauvinisme lol !

Ne me remercie pas Florence, c'est que du plaisir !


RESULTATS DE JEUDI

Roddick - Minar 6-2,6-2,7-6(7/2)
Monfils - Crivoi 6-4,6-3,6-3
Melzer - Rufin 6-2,7-5,6-4
Mathieu - Andujar 6-2,6-3,6-4
Gicquel - Beck 6-4,6-7(6/8),7-6(7/3),7-5
Tsonga - Monaco 7-5,2-6,6-1,7-6(9/8)
Rochus - Clément 6-1,7-5,4-6,6-3
Haas - Mayer 6-3,7-6(7/2),3-6,4-6,6-3
Federer - Acasuso 7-6(10/8),5-7,7-6(7/2),6-2
Davydenko - Junqueira 4-6,6-3,6-0,6-2
Del Potro - Troicki 6-3,7-5,6-0
Chardy - Bolelli 6-2,6-3,4-6,4-6,6-1
Andreev - Vassallo Arguello 1-6,7-5,5-7,6-3,6-4
Robredo - Gimeno-Traver 6-4,6-4,6-3
Gonzalez - Seppi 7-6(10/8),6-3,6-3


Tsonga, Monfils... et de sept !

Avec les victoires de Jo-Wilfried Tsonga et Gaël Monfils, ajoutées à celles de Paul-Henri Mathieu, Marc Gicquel et Jérémy Chardy, la France comptera 7 représentants au 3e tour (Simon et Ouanna étant déjà qualifiés). C'est le meilleur total depuis 1971. Seuls Clément et Rufin ont échoué.

Avec sept joueurs qualifiés pour le troisième tour du tableau masculin de Roland-Garros, le tennis français réalise son meilleur total à Paris depuis 1971. C'est un de plus que l'année dernière, où cinq joueurs avaient ensuite continué jusqu'en huitièmes de finale.

LES FRANÇAIS DU JOUR

. Jo-Wilfried Tsonga (FRA, 9) bat Juan Monaco (ARG) : 7-5, 2-6, 6-1, 7-6(10/8)
Prochain adversaire : C.Rochus.
Christophe Rochus (BEL) bat Arnaud Clement (FRA) 6-1, 7-5, 4-6, 6-3

Vous connaissiez Jo-Wilfried Tsonga version déménageur ou "ambianceur" sur surface rapide, découvrez le "Jo" ratisseur de victoires à Roland-Garros. Le Français n'avait pas de match référence sur la surface avant ce tournoi. C'est fait. Après un premier tour très sérieux, l'intensité est montée d'un cran pour JWT face à Juan Monaco. Du spectacle, du suspense et une victoire qui confirme que le Français est prêt pour faire valoir son punch sur terre. Il n'avait cessé de le répéter avant le tournoi et il apporte les preuves raquettes en main. Sa régularité en Grand Chelem prend également une autre dimension : sur six tournois du Grand Chelem disputés depuis Wimbledon 2007, il n'a jamais fait moins bien que 3e tour. Battre Benneteau puis Monaco, cela devrait lui donner un moral de fer avant d'aborder le prochain match : Christophe Rochus, dévoreur de Français (Santoro et Clément). Dans sa partie de tableau, l'épouvantail du moment se nomme Juan Martin Del Potro, potentiel adversaire en huitièmes.

. Paul-Henri Mathieu (FRA, 32) bat Pablo Andujar (ESP) 6-2, 6-3, 6-4
Prochain adversaire : R. Federer.

"Paulo" a fait ce qu'il fallait faire. Comme l'an dernier, où il avait atteint le quatrième tour avant de connaître une petite désillusion devant un excellent Novak Djokovic, il a gagné les matches qu'il devait gagner contre Laurent Recouderc au premier tour et Pablo Andujar au second. Maintenant, le défi de l'édition 2009 pour Mathieu, c'est de battre Roger Federer. Pour le Français, qui n'a jamais dépassé le 4e tour dans un Grand Chelem, ce serait enfin la grande perf de sa carrière après tant de déceptions (dont ses défaites devant Agassi et Nadal, toujours à Roland-Garros en 2002 et 2006).

. Jeremy Chardy (FRA) bat Simone Bolelli (ITA) 6-2, 6-3, 4-6, 4-6, 6-1
Prochain adversaire : T. Haas.
Tommy Haas (ALL) bat Leonardo Mayer (ARG) 6-3, 7-6 (7/2), 3-6, 4-6 6-3

Jérémy Chardy aime les contradictions. C'est un joueur neuf, en pleine progression voire apprentissage dans les tableaux majeurs, et pourtant il est arrivé à Roland-Garros avec la pression d'un joueur qui doit défendre ses points et faire oublier un superbe parcours (4e tour avec perf sur Nalbandian) en 2008. Mieux, ce jeudi contre Simone Bolelli, il a joué deux sets stratosphériques avant de perdre ses repères puis de finir l'affaire plus vite qu'il ne l'avait débutée (31 minutes pour le dernier set). Chardy impressionne mais reste fragile. C'est normal, c'est un attaquant, un vrai, qui donne tout sur terre battue. En six participations à des tournois du Grand Chelem, il a toujours atteint le stade du 2e tour mais il ne l'avait dépassé qu'une seule fois, à Roland-Garros donc l'an passé. Son prochain match, contre Tommy Haas, est à sa portée. Il a déjà battu l'Allemand à Delray Beach cette saison. L'objectif est de gagner pour défier en huitièmes Mathieu ou Federer. Formidable défi, non ? (Pour en savoir plus, lire : Federer s'en sort bien).

. Gaël Monfils (FRA, 11) bat Victor Crivoi (ROU) 6-4, 6-3, 6-3
Prochain adversaire : J.Melzer.
Jurgen Melzer (AUT, 24) bat Guillaume Rufin (FRA) 6-2, 7-5, 6-4

Comment va le genou de Gaël Monfils ? C'est encore douloureux et la procédure que le joueur doit s'imposer (poches de glaces, anti-inflammatoires, exercices, etc...) ne donne pas envie de connaître le même genre de blessure. C'est en tout cas la seule crainte qui plane au-dessus du demi-finaliste 2008. Monfils a survolé ses deux premières rencontres, face à deux adversaires modestes, c'est vrai, mais avec un aplomb et une marge de sécurité qui pourrait faire pâlir d'envie Federer. Au 3e tour, il va retrouver Jurgen Melzer, un an après un 3e tour qui avait définitivement lancé son tournoi. Une victoire en cinq sets arrachée de la raquette du gaucher autrichien (4-6, 7-5, 4-6, 6-0, 6-2). Ce dernier joue d'ailleurs plutôt mieux qu'à l'époque lui aussi. Il vient d'ailleurs de briser le rêve de Guillaume Rufin. Celui de Monfils, c'est que son genou le laisse tranquille pendant quinze jours.

. Marc Gicquel (FRA) bat Andreas Beck (ALL) 6-4, 6-7(6), 7-6(3), 7-5
Prochain adversaire : A.Roddick.

A 32 ans, Marc Gicquel est au sommet de son art ou presque. Il est au 3e tour d'un Grand Chelem pour la troisième fois de sa carrière (qui compte 12 participations à des "majeurs"), et il n'a fait mieux qu'une seule fois lors de l'US Open 2006. A chaque fois qu'il est arrivé à ce niveau, le Français a buté sur un top 4 : Roger Federer deux fois, et Nikolay Davydenko. A Roland-Garros, il n'avait jamais fait mieux qu'un 2e tour en 2006 et 2008. Défier Andy Roddick, qui évolue à son meilleur niveau sur terre battue, est un match idéal pour briller. Sur dur, il a perdu deux fois devant l'Américain en deux rencontres. Une perf lui permettrait de rêver au lpus beau parcours de sa carrière. Puisque le vainqueur jouerait Monfils ou Melzer.

LES AUTRES QUALIFIES POUR LE 3E TOUR

Josselin Ouanna, qui affrontera Fernando Gonzalez, et Gilles Simon, qui sera opposé à Victor Hanescu. Ils pourraient se rencontrer en huitièmes.

Eurosport


Federer s'en sort bien

Roger Federer a souffert face à Jose Acasuso (7-6, 5-7, 7-6, 6-2). Le Suisse jouera Mathieu au 3e tour. Chardy a sorti Bolelli en 5 sets (6-2, 6-3, 4-6, 4-6, 6-1). Les Français seront sept au 3e tour. Clément et Rufin sont éliminés. Del Potro et Davydenko ont été rapides. Djokovic a été interrompu.

FEDERER N'ACCUSE PAS LE COUP

Roger Federer s'est fait une petite peur au 2e tour de Roland-Garros. Pendant trois sets, le N.2 mondial a répondu difficilement à l'Argentin Jose Acasuso (7-6 (10/8), 5-7, 7-6 (7/2), 6-2) , à son coup droit frappé sans complexe en avançant et à son revers à une main fluide comme un bras de la Seine. "C'était extrêmement dur. Les trois premiers sets peuvent partir dans n'importe quel sens. Il jouait bien, il ratait peu", a admis Roger. Le jeu du Suisse, qui avait pris un bon départ, a perdu de la consistance jusqu'à devenir terriblement raccourci et prévisible. Ses amorties étaient faxées, ses coups droits rouillés et ses revers empruntés. Il sauve quatre balles de set pour finalement remporter la première manche 10/8 au jeu décisif.

Breaké à 6-5, Federer a loupé deux balles de débreak lors du douzième jeu. L'Argentin, 45e mondial, prend sa chance et cloue le Suisse sur sa ligne. Le troisième set penche clairement en faveur d'Acasuso. Federer tangue sur ses appuis, multiplie les fautes grossières jusqu'à 5-1, avec deux services de retard. Le public s'attend au pire. Et un petit miracle se produit : " L'important, c'était de bien construire les points. A un moment j'avais perdu un peu ça, je cherchais le style de jeu qui convenait et l'adversaire le ressentait. Alors j'ai essayé de retourner un peu mieux et d'être plus agressif"

Roger refait son retard et impose encore une fois la qualité de son service au jeu décisif. Au filet, Federer se montre conquérant. En fond de court, il se montre plus tonique. Sur l'ensemble des quatre sets, il a commis 45 fautes directes mais 72 points gagnants. Ce match permet de voir les limites du Suisse, il permet aussi de voir sa capacité de réaction. Il a su se remobiliser pour effacer les espoirs de son adversaire : "Ça me donne confiance d'avoir passé un tour difficile comme celui-là". Paul-Henri Mathieu lui proposera un test supplémentaire au 3e tour.

DOCTEUR CHARDY ET MISTER JEREMY

Jérémy Chardy ne perdra pas beaucoup de points à Roland-Garros. Il peut même rêver d'en gagner. Il n'est plus qu'à une victoire des huitièmes de finale, le niveau atteint l'an passé. Et comme en 2008, le Palois a gagné son deuxième tour en cinq sets (6-2, 6-3, 4-6, 4-6, 6-1). Cette fois-ci, il n'est pas question de perf' et d'euphorie. Ce n'est pas David Nalbandian que Chardy a fait chuter après avoir été mené deux sets à rien, c'est l'Italien Simone Bolelli qu'il a difficilement battu après avoir mené deux sets à rien. La dynamique reste bonne mais il faudra examiner les raisons de ces deux sets ratés. Pendant les deux premières manches, Chardy a déployé le tennis qui fait tout son charme : services imparables, coups droits tonitruants (20 points gagnants sur deux sets), avec une nuance au service puisqu'il a été efficace en première balle (82% de points au 1er set), puis en seconde (83% de points au 2e set). Cette différence annonçait peut-être le grand flou qui a suivi.

Un jeu trop répétitif, des zones jouées trop systématiquement, un schémas de jeu "téléphoné" c'est l'impression que le jeu du Français a laissé pendant les deux sets suivants. Simone Bolelli, qui possède un éventail de coups assez complet sans toutefois présenter un tennis incisif, s'est montré opportuniste. Dans chacun des sets remportés 6-4, Simone a toujours eu l'avantage. Jérémy est revenu une fois (un débreak) à chaque set grâce à sa première balle qui revenait par intermittence, sans tenir pour autant l'échange. La belle mécanique était débraillée (28 fautes directes).

Bercé par un match qu'il a qualifié ensuite de " bizarre", par une ambiance mi-figue mi-raisin, il s'est soudainement remis à l'endroit : "Au cinquième, ce n'était qu'une question d'envie et de mental. Je suis revenu avec une attitude de guerrier. Je suis content d'avoir gagné le combat au cinquième. Je me suis dit: "Oublie le tennis. Arrête de penser aux sensations, c'est celui qui aura le plus gros mental qui s'imposer". Je me suis fait violence. je n'étais pas content. Le public m'encourageait parfois il s'endormait un peu comme le match d'ailleurs." Aussi étonnant que cela puisse paraître, Jérémy a donc repris le rythme du début de rencontre et Simone est resté "scotché" sur sa ligne. Avec une moyenne de 35 minutes par set, cette rencontre a défilé aussi rapidement que Chardy a changé d'attitude. Au prochain tour, il va retrouver un joueur qu'il a déjà battu cette année, sur dur, à Delray Beach : Tommy Haas.

. Jeremy Chardy (FRA) bat Simone Bolelli (ITA) 6-2, 6-3, 4-6, 4-6, 6-1
Prochain adversaire : T. Haas.
Tommy Haas (ALL) bat Leonardo Mayer (ARG) 6-3, 7-6 (7/2), 3-6, 4-6 6-3

AUTRES RESULTATS IMPORTANTS

. Les rencontres opposant Novak Djokovic à Sergiy Stakhovsky (6-3, 6-4) et Juan Carlos Ferrero à Philipp Kohlschreiber (4-6, 6-2, 4-6, 7-6) ont été reprogrammées vendredi matin.

. Nikolay Davydenko (RUS, 10) bat Diego Junqueira (ARG) 4-6, 6-3, 6-0, 6-2
Prochain adversaire: Wawrinka.

. Tommy Robredo (ESP, 16) bat Daniel Gimeno-Traver (ESP) 6-4, 6-4, 6-3
Prochain adversaire: M. Gonzalez.

. Juan Martin Del Potro (ARG, 5) bat Viktor Troicki (SER) 6-3, 7-5, 6-0
Prochain adversaire: Andreev.

. Andy Roddick (EU, 6) bat Ivo Minar (RTC) 6-2, 6-2, 7-6 (2)
Prochain adversaire : Gicquel.

Eurosport - J.C.


PROGRAMME DE VENDREDI

Trois Tricolores sont au programme de la journée de vendredi sur les courts de Roland-Garros : Aravane Rezaï, Josselin Ouanna et Gilles Simon. Rafael Nadal et Dinara Safini affrontent respectivement Lleyton Hewitt et Anastasia Pavlyuchenkova.


A partir de 11h00, court Philippe-Chatrier

Aravane Rezai (FRA) - Michelle Larcher De Brito (POR)
Fernando Gonzalez (CHI, 12) - Josselin Ouanna (FRA)
Rafael Nadal (ESP, 1) - Lleyton Hewitt (AUS)
Maria Sharapova (RUS) - Yaroslava Shvedova (KAZ)


A partir de 11h00, court Suzanne Lenglen

Iveta Benesova (RTC, 32) - Ana Ivanovic (SRB, 8)

Pas avant 12h

Novak Djokovic (SRB, 3) - Sergiy Stakhovsky (UKR) 6-3, 6-4 interrompu
Venus Williams (EU, 3) - Agnes Szavay (HUN, 29)
Victor Hanescu (ROU, 30) - Gilles Simon (FRA, 7)
Andy Murray (ANG, 3) - Janko Tipsarevic (SRB)


A partir de 11h00, court n°1

Nicolas Almagro (ESP, 31) - Fernando Verdasco (ESP, 8) Dinara Safina (RUS, 1) - Anastasia Pavlyuchenkova (RUS, 27) Robin Soderling (SUE, 23) - David Ferrer (ESP, 14) Victoria Azarenka (BLR, 9) - Carla Suarez Navarro (ESP, 22)


A partir de 11h00, court n°2

Medina Garrigues (ESP, 3)/Virginia Ruano Pascual (ESP, 3)- Ekaterina Dzehalevich (BLR)/ Andreja Klepac (SLO)
Dominika Cibulkova (SVK, 20) - Gisela Dulko (ARG)
Radek Stepanek (RTC)[18] - Marin Cilic (CRO)[13]


A partir de 11h00, court 7

Julian Knowle (AUT)/Jurgen Melzer (AUT) - Pablo Cuevas (URU, 8)/Luis Horna (PER, 8)
Nikolay Davydenko (RUS, 10) - Stanislas Wawrinka (SUI, 17)
Na Li (CHN, 25) - Olga Govortsova (BLR)


A partir de 12h00, court 17

Philipp Kohlschreiber (ALL, 29) - Juan Carlos Ferrero (ESP) 6-4, 2-6, 6-4, 6-7 (3) match interrompu
# 29/05/2009 à 10:12 Florence
Nico tu n'est pas correct, il n'y a pas plus chavin que vous les français. quand vous avez gagné la coupe avec Zizane pendant 2 ans on n'a entendu que parler de celà.
Bref, pour une fois qu'un petit belge gagne contre un français (lol) d'autant qu'il ne passera sûrement pas le tour suivant....
Moi je joue Nadal, pas Federer, seulement Nadal.
En tout cas Federer a eu chaud pour arriver au bout de son match.
# 29/05/2009 à 14:39 cath
bonjour à tous !!!!!

baaahhhh .....je crois que bien des supporters aiment bien les sportifs de leur pays ;
mais je pense que c'est surtout les médias qui en rajoutent !!!! c'est tout juste s'ils ne voyaient pas AMELIE MAURESMO gagner ROLAND GARROS !!!!!et elle a perdu au premier tour .....
je viendrai plus tard lui rendre hommage sur une autre page ;
c'est vrai , c'est bien que ROCHUS ait battu FABRICE SANTORO .....je l'aime bien mon Fabriçe ....parce que c'est lui , pas parce qu'il est français ;
mais là , il va prendre sa retraite ;

sinon , je suis tres internationale dans mes gouts
VIVE RAFAAAAAAAAAAAA

sinon , concernant FED , comme je l'ai mis plus haut c'est bien en résistançe mentale et en résistançe physique , que je l'attends .....

mais je repasserai plus tard !!!
# 30/05/2009 à 00:20 Nico
Hello à tous !

Oui Cath, concernant Federer, le mental va avoir son importance c sûr !

Sacré Florence lol, c'est vrai qu'il est souvent plus simple de crtiquer ce qu'il se passe ailleurs au lieu de constater ce qu'il se passe chez soi...lol


RESULTATS DE VENDREDI

Djokovic - Stakhovsky 6-3,6-4,6-1
Kohlschreiber - Ferrero 6-4,2-6,6-4,6-7(3/7),6-3

Murray - Tipsarevic 7-6(7/3),6-3
Hanescu - Simon 6-4,6-4,6-2
Cilic - Stepanek 6-1,7-6(7/4),6-3
Nadal - Hewitt 6-1,6-3,6-1
Soderling - Ferrer 6-7(6/8),7-5,6-2,7-6(7/5)
Gonzalez - Ouanna 7-5,6-3,7-5
Davydenko - Wawrinka 6-3,4-6,6-3,6-2
Verdasco - Almagro 6-2,7-6(7/4),7-6(10/8)


Simon et Ouanna stoppés net

Des sept Tricolores au 3e tour de Roland-Garros, deux ont été sortis vendredi. Gilles Simon, N.1 français, et Josselin Ouanna ont été battus en trois manches par Victor Hanescu et Fernando Gonzalez qui se retrouveront en huitièmes de finale. Rafael Nadal a aligné son 10e match sans perdre un set.

Après deux matches remportés en cinq sets, Josselin Ouanna n'a pas résisté à la fougue de Fernando Gonzalez. Le Chilien a terminé d'épuiser le Français, 134e mondial, en prenant le meilleur en trois manches. Avec cette rencontre perdue en 1h54, le grand Tourangeau a passé les dix heures de jeu sur le court en trois tours. Après treize sets joués, Ouanna rend donc les armes. Une fatigue confirmée en double aux côtés de Tsonga quelques heures plus tard, battus par l'Indien Mahesh Bhupathi et le Bahaméen Mark Knowles, têtes de série n°4, 6-3, 6-2. Gilles Simon n'a pas fait plus long feu. Le N.1 français a été surclassé par Victor Hanescu en trois manches. S'il l'avait battu en finale de Bucarest en 2007, Simon se méfiait de ce Roumain, 33e mondial et quart-de-finaliste à Paris en 2005.

Hanescu a un un parcours particulier dans ses internationaux de France : passé en trois sets aux premier et deuxième tours sur le même score à chaque set (7-6, 7-6, 7-6 face à Steve Darcis et 7-5, 7-5, 7-5 face à Mikhail Youzhny), Gilles Simon a failli à deux jeux du triple 6-4. La faute à un choc au genou droit en fin de troisième manche. En servant, le Français s'est bloqué la rotule à 4-2 et a été obligé de faire venir le kiné du stade avant de terminer son jeu de service... pour finalement le perdre. Mais le mal était déjà fait avec deux sets de retard et un break à rattraper dans le 3e. Incapable de courir, le Français s'incline après deux heures de jeu. Et fait la triste constatation qu'il n'auta jamais été plus loin qu'un 3e tour à Paris.

. Victor Hanescu (ROU) bat Gilles Simon (FRA, 7) 6-4, 6-4, 6-2
Prochain adversaire: Gonzalez
Fernando Gonzalez (CHI/N.12) bat Josselin Ouanna (FRA/WC) 7-5, 6-3, 7-5


NADAL ET LA LOI DES CHIFFRES

Troisième match en 2009 à Roland-Garros et troisième victoire en trois sets. On commence à avoir l'habitude. Opposé à Lleyton Hewitt, Rafael Nadal n'a pas perdu de temps pour se hisser en 8e de finale de Roland-Garros. Sur le court Philippe-Chatrier, le quadruple vainqueur du tournoi parisien n'a fait qu'une bouchée de l'Australien, signant ainsi une 31e victoire de rang sur l'ocre parisien. En trois petits sets (6-1, 6-3, 6-1) et 1h51 de temps de jeu. Le tarif est devenu habituel. En effet, pour la 10e fois consécutive, Porte d'Auteuil, le numéro un mondial s'est imposé en ne concédant pas la moindre manche à son adversaire.

S'il remporte un cinquième Roland-Garros, en tenant le même rythme de croisière, Nadal effacera des tablettes le record du Suédois Bjorn Borg (13 victoires de rang sur le score de 3 sets à 0, en 1980-1981). Après s'être défait du Brésilien Marcos Daniel (7-5, 6-4, 6-3) puis du Russe Teimuraz Gabashvili (6-1, 6-4, 6-2), l'Espagnol a donc facilement décroché son billet pour le 4e tour après avoir signé, selon l'intéressé, son match le plus abouti depuis le début de sa quinzaine. Toujours aussi dominateur en fond de court, Nadal a empêché Hewitt de s'exprimer, en le poussant souvent à la faute (35). Au prochain tour, l'Espagnol devra se défaire du Suédois Robin Soderling, tombeur de David Ferrer.

Rafael Nadal (ESP, 1) bat Lleyton Hewitt (AUS) : 6-1, 6-3, 6-1
Prochain adversaire : R. SODERLING


. PRINCIPAUX RESULTATS

- 3e tour messieurs

. Fernando Verdasco (ESP, 8) bat Nicolas Almagro (ESP, 31) 6-2, 7-6(7/3), 7-6(10/8)
Prochain adversaire: Davydenko
Nikolay Davydenko (RUS, 10) bat Stanislas Wawrinka (SUI, 17) 6-3, 4-6, 6-3, 6-2

Marin Cilic (CRO, 13) bat Radek Stepanek (RTC, 18) 6-1, 7-6(4), 6-3
Prochain adversaire : A. Murray


- Fin du 2e tour messieurs

. Novak Djokovic (SER/N.4) bat Sergyi Stakhocvsky (UKR) 6-3, 6-4, 6-1
Prochain adversaire: Kohlschreiber
Philipp Kohlschreiber (ALL, 29) bat Juan Carlos Ferrero (ESP) 6-4, 2-6, 6-4, 6-7(3/7), 6-3

Eurosport - S.P. et F.X.R.


Rafa soutient Gasquet

Interrogé lors de sa conférence de presse d'après-match sur les contrôles antidopage et le cas de Richard Gasquet, Rafael Nadal a pris le parti du joueur français. «Je lui envoie tout mon soutien. Je suis aveuglément convaincu qu'il n'a absolument rien pris, pas de cocaïne. C'est un très bon ami à moi, j'en ai parlé avec lui la semaine dernière. Non, ce n'est pas possible qu'il ait pris de la cocaïne. Finalement, ta vie de sportif peut être détruite pour une telle bêtise. Je trouve que c'est complètement injuste. Je veux l'assurer de tout mon soutien, tout mon appui. Je lui avais déjà dit par téléphone», a ainsi confié le n°1 mondial. - C.B., à Roland-Garros


Contrôles antidopage : Rafa mécontent

Rafael Nadal ne pratique pas la langue de bois et quand il en a marre il le dit. Ayant rappelé auparavant combien il tient à un sport propre, le n°1 mondial a exprimé son agacement face aux modalités des contrôles antidopage pratiqués cette saison.

«Je suis en faveur d'un sport propre, d'un tennis propre, que ce soit bien clair. Mais là il faut passer une heure par jour pour les contrôles antidopage et on t'appelle ou on te réveille à 8 heures du matin ou même à 6 heures et du coup tu ne peux pas dormir après parfois des matches très durs. Et c'est pour tout le monde pareil. Je pense que cette règle n'est pas très bonne. Il faudrait trouver de nouvelles méthodes, car je veux comme tout le monde que le sport soit le plus propre possible et que je pense évidemment qu'il faut punir les tricheurs.» Rafael Nadal donne juste son opinion, comme il l'avait déjà fait en début de saison. Il n'ouvre pas le sujet, se contente de répondre à une question posée mais le fait sans langue de bois, précisant également qu'il ne veut pas que ses propos soient mal interprétés.

«Je sais que je vais dire une chose et que peut-être c'est une autre qui va être écrite ou comprise mais bon... Je suis pour un sport propre mais pas pour ces méthodes-là. C'est tout. Là on doit pouvoir te localiser à n'importe quel moment. Ni mon père ni ma mère ne savent où je suis à chaque moment ! Je ne sais même pas si c'est bien légal de devoir dire où l'on est à chaque instant de sa vie et de devoir l'expliquer. C'est un prix très fort à payer pour pratiquer un sport. J'ai l'impression que les joueurs ont une voix unanime sur ce point-là. C'est l'ITF qui devrait prendre des mesures pour que nous ne soyons pas parsécutés comme ça. L'ITF devrait faire quelque chose, trouver une autre solution pour que nous puissions vivre notre sport plus tranquillement.» Il n'y a pas de colère ou d'énervement chez le n°1 mondial, juste un constat d'une situation qui ne lui convient pas. En attendant que d'autres se prononcent sur le sujet, ou pas. - C.B., à Roland-Garros.


LA CHRONIQUE DE RODOLPHE GILBERT

"Hewitt n'avait aucune chance face à Rafael Nadal. Ils sont quasiment tous les deux dans le même registre en ce qui concerne le défi physique et le mental, sauf que l'Espagnol fait tout largement mieux. Sur terre battue c'est encore pire et l'Australien n'avait pas de solution. Quand je vois Nadal servir maintenant à 200 km/h je me dis que ce mec est prodigieux dans sa façon de toujours vouloir s'améliorer. Ce serait si facile pour lui de se relâcher maintenant mais non. Il veut un meilleur revers, il veut un meilleur coup droit, il veut une bonne première balle, un jeu vers l'avant et il progresse encore et toujours. Prodigieux. En ce qui concerne ses remarques sur les contrôles antidopage, je le comprends totalement. Evidemment il faut des contrôles inopinés, mais il y a la forme et le fond. Sur le fond il n'y a aucun problème mais sur la forme il y a des choses à changer. Les joueurs doivent se faire entendre car il y a des limites et le système actuel est bien trop contraignant. Que Nadal soutienne Gasquet ne m'étonne pas non plus, ils se connaissent depuis longtemps. De toute manière tous les joueurs du circuit pensent la même chose, ils ne voient pas Richard vouloir se doper. Après on ne connaît pas tout le dossier, il faut attendre mais les joueurs ont un devoir de réserve envers un des leurs."


PROGRAMME DE SAMEDI

Six des sept Français encore en lice à Roland-Garros seront sur les courts de la Porte d'Auteuil ce samedi, pour les seizièmes de finale avec notamment, Virginie Razzano, qui affrontera l'Italienne Tathiana Garbin et Paul-Henri Mathieu, qui sera opposé à Roger Federer.


Sur le court Philippe Chatrier, Jo-Wilfried Tsonga (n°9) sera opposé au Belge Christophe Rochus, déjà tombeur de deux Français, Santoro, puis Clément. Sur le Lenglen, Marc Giquel et Gaël Monfils seront également sur le pont, respectivement face à l'Américain Andy Roddick (n°6) et à l'Autrichien Jürgen Melzer (n°24). Enfin, Jérémy Chardy sera opposé à l'Allemand Tommy Haas, qu'il a battu lors de leur unique confrontation. Le Serbe Novak Djokovic (n°4) sera lui aussi de retour sur la terre battue de Roland-Garros avec un duel face à l'Allemand Philipp Kohlschreiber (n°29), sur le court n°1.


Court Philippe Chatrier

A partir de 11h :

Samantha Stosur (AUS/N°30) - Elena Dementieva (RUS/n°4) 0-2
Tathiana Garbin (ITA) - Virginie Razzano (FRA) 0-0
Christophe Rochus (BEL) - Jo-Wilfried Tsonga (FRA/n°9) 0-0
Paul-Henri Mathieu (FRA/n°32) - Roger Federer (SUI/n°2) 0-3

Court Suzanne Lenglen

A partir de 11h :

Svetlana Kuznetsova (RUS/n°7) - Melinda Czink (HON) 0-0
Andy Roddick (USA/n°6) - Marc Giquel (FRA) 2-0
Jurgen Melzer (AUT/n°24) - Gaël Monfils (FRA/n°11) 0-2
Maria José Martinez Sanchez (ESP) - Serena Williams (USA/n°2) 0-0


Court n°1

A partir de 11h :

Tommy Haas (ALL) - Jérémy Chardy (FRA) 0-1
Jelena Jankovic (SER/n°5) - Jarmila Groth-Gajdosova (AUS) 2-0
Philipp Kohlschreiber (ALL/n°29) - Novak Djokovic ( (SER/n°4) 1-0
Sorana Cirstea (ROU) - Caroline Wozniacki (DAN/n°10) 0-0


Court n°2

A partir de 11h :

Un double
Kateryna Bondarenko (UKR) - Agnieszka Radwanska (POL/n°12) 1-0
Juan Martin Del Potro (ARG/n°5) - Igor Andreev (RUS/n°25) 3-0


Court n°7

A partir de 11h :

Un double
Lourdes Dominguez Lino (ESP) - Aleksandra Wozniak (CAN/n°24) 1-0
Tommy Robredo (ESP/n°16) - Maximo Gonzalez (ARG) 0-0
# 30/05/2009 à 23:46 Nico
RESULTATS DE SAMEDI

Federer - Mathieu 4-6,6-1,6-4,6-4
Robredo - Gonzalez 4-6,7-5,6-1,6-0
Del Potro - Andreev 6-4,7-5,6-4
Tsonga - Rochus 6-2,6-2,6-2
Monfils - Melzer 6-2,4-6,6-3,6-1
Kohlschreiber - Djokovic 6-4,6-4,6-4
Roddick - Gicquel 6-1,6-4,6-4
Haas - Chardy 7-5,6-3,4-6,6-4


Monfils et Tsonga, c'est efficace

Gaël Monfils et Jo-Wilfried Tsonga ont remporté leur 3e tour respectif face à Jurgen Melzer (6-2, 4-6, 6-3, 6-1) et Christophe Rochus (6-2, 6-2, 6-2). Monfils a ponctué sa victoire de points spectaculaires, Tsonga a déroulé. Chardy et Gicquel ont échoué. Mathieu tombe devant Federer. Djokovic sort.


LA PERF DU JOUR

. Philipp Kohlschreiber (ALL, 29) bat Novak Djokovic (SER, 3) 6-4, 6-4, 6-4.
Prochain adversaire : Robredo.


MONFILS, ÇA S'AMELIORE, TSONGA, ÇA PRENDS CORPS

Gaël Monfils a battu Jurgen Melzer en quatre sets (6-2, 4-6, 6-3, 6-1), samedi, au 3e tour de Roland-Garros. C'est un set de mieux que l'an dernier, où il avait dû lutter cinq sets face à l'Autrichien. Le Français s'est montré aussi impressionnant que les deux tours précédents, avec quelques points exceptionnels en prime. Face à lui, Melzer a pourtant disputé un match plein. Après un début de match solide, Monfils a connu une baisse régime au service qui a duré deux sets. Sobre dans la construction du jeu et dans ses déplacements (Est-ce sa blessure qui le contraint à une telle économie de moyens ?), il a été quelques fois surpris par les revers à deux mains translucides de son adversaire. C'est tout. Sur le court, depuis le début du tournoi, c'est lui qui mène la danse. Pas celle de la mobylette, comme l'an passé, celle d'une grosse cylindrée.

Monfils a progressé depuis un an et il progresse depuis le début de la semaine. Son genou même va mieux. Ce qui explique certainement le point formidable offert au public sur une balle de break au troisième set : Pris à contre-pied, il remet en revers, puis bondit le coup suivant sur le smash de Melzer. Un bond sensationnel suivi au filet quelques secondes plus tard. Melzer, conquis, le saluera lui aussi au changement de côté. "Le public a été super et j'ai fait un gros match. Aujourd'hui, je n'avais presque pas de gêne au genou. Petit à petit je me sens de mieux en mieux, mes appuis sont meilleurs", a confirmé Gaël à la fin de la rencontre.

Le tennis version Monfils ou Tsonga, c'est ce genre d'explosion. La puissance et la maîtrise dans les coups et la joie dans les tribunes. Après Tsonga-Monaco, Ouanna-Safin et Monfils-Melzer, les Français sont devenus les grands animateurs de la semaine. Pour le match entre JoWilfried Tsonga et Christophe Rochus, bourreau sympathique des Fabrice Santoro et Arnaud Clément, le public n'en a pas eu pour sa dose d'électricité, pour le plus grand bonheur de Tsonga. Le Français a éteint le match à chaque début de set. Le frisson, il a dû lui-même le déclencher et demandant au public de réagir à 40/0 lors de son dernier jeu de service. 6-2, 6-2, 6-2, c'est un score qui en dit long sur l'application du Français. Pour le spectacle, on reviendra avec plaisir...(ce sera contre Juan Martin Del Potro).


LE CHIFFRE DU JOUR : 12


Gaël Monfils a claqué 12 aces et réalisé 12 passings gagnants, pour 4 fautes par set en moyenne seulement.


L'IMPASSE DE CHARDY

Après une première alerte au 2e tour, Jérémy Chardy a plié puis cédé au troisième tour contre Tommy Haas (7-5, 6-3, 4-6, 6-4). Le Palois ne fait donc pas aussi bien que l'année dernière où il avait atteint les huitièmes de finale. Diminué par une douleur à l'épaule, Jérémy a expliqué qu'il n'a pas pu servir aussi fort que prévu : "Au service, j'avais du mal, j'avais très mal à l'épaule, pour moi c'est difficile quand je n'arrive pas à m'appuyer sur ma première balle. " Comme Gilles Simon la veille, pas question d'abandonner : "En étant ici à Roland, il aurait vraiment fallu que je ne puisse pas taper une balle pour abandonner." Restent alors quelques regrets :"Quand j'ai remonté au troisième et quatrième sets, j'ai senti qu'il était un peu moins bien, j'ai eu l'impression qu'il était un peu paniqué. Je sentais que j'avais la place pour gagner du fond, même si je ne servais pas bien. J'étais frustré de ne pas me sentir aussi bien que j'aurais voulu. J'ai joué un peu plus défensif que d'habitude. C'est dommage de ne pas être monté plus au filet."

Sur l'ensemble de la rencontre, on peut noter que Tommy Haas a réalisé une performance pleine. Il a bâti sa victoire sur service très régulier, avec des pourcentages élevés, et sur une agressivité très maîtrisée en retour et dans l'échange. Il y avait même une certaine symétrie dans cette rencontre, entre les deux styles de jeu opposés. La différence dans un premier temps, c'est que Haas faisait tout un peu mieux que Chardy. Ensuite, dans la troisième et quatrième manche, les ressources ont manqué au Français pour produire un tennis plus varié ou plus offensif. On peut aussi noter que le match a été globalement équilibré au niveau du score et que Jérémy a perdu les points importants lors des fins de set. Là, ce n'est pas un problème d'épaule mais d'expérience.

On attend donc de le revoir pour évaluer sa progression, la meilleure rappelons-le du tennis français masculin cette année (74e en janvier, il était 39e avant Roland-Garros où il ne va perdre qu'une centaine de points). En attendant de connaître la nature de sa blessure à l'épaule, il peut passer la Porte d'Auteuil la tête haute : "Je suis quand même assez fier de moi parce que je me suis battu jusqu'au bout. Je me suis fait breaker souvent, je n'en ai pas l'habitude." Quant à Tommy Haas, c'est la deuxième fois en neuf participations qu'il atteint les huitièmes à Paris (comme en 2002). Il affrontera Mathieu ou Federer pour un quart de finale.


GICQUEL DANS LES CORDES

Jouer Andy Roddick à Roland-Garros, c'est souvent vécu comme une aubaine par les terriens. Marc Gicquel, efficace sur dur mais qui avait prouvé au Challenger de Bordeaux qu'il avait de bons réflexes sur terre, avait certainement la sensation qu'il pouvait réussir une perf. C'était sans compter sur le niveau de jeu actuel de l'Américain et sur une illusion que ce dernier tente de rectifier : "J'ai plutôt un bon bilan sur terre battue, meilleur même que beaucoup de spécialistes de la surface. Mais ici ça n'a jamais marché. "

Moins percutant peut-être sur dur, Andy a progressé dans tous les compartiments du jeu depuis deux ans. Il produit le meilleur tennis de sa carrière à Roland-Garros : "J'y crois plus que les années précédentes. C'est une question de confiance. J'ai bien joué la première partie de la saison. La condition physique aussi joue un rôle important. Je suis plus patient aussi. Mais c'est surtout une question de timing. J'aurais déjà dû arriver loin ici dans le passé. Je bouge mieux, je glisse mieux, je suis à l'aise, je fais peu de fautes directes. Dès le début de la saison, je m'étais fixé comme objectif d'atteindre la deuxième semaine de Roland-Garros. " Cela s'est vu dès les premiers coups de raquette ce samedi d'une rencontre qui n'a duré qu'1h44 (6-1, 6-4, 6-4).


LA DECLARATION DU JOUR

Andy Roddick : "J'aimerais bien continuer. Je n'ai rien de prévu pour la semaine prochaine."

LES FRANÇAIS : Ils ne sont plus que deux dans le bas de tableau. Cinq représentants tricolores ont été éliminés vendredi et samedi.


TOUS LES RESULTATS


. Roger Federer (SUI, 2) bat Paul-Henri Mathieu (FRA, 32) 4-6, 6-1, 6-4, 6-4
Prochain adversaire : Haas.

. Juan Martin Del Potro (ARG,5) bat Igor Andreev (RUS, 29) 6-4, 7-5, 6-4Prochain adversaire: Tsonga.

. Jo-Wilfried Tsonga (FRA, 9) bat Christophe Rochus (BEL) 6-2, 6-2, 6-2

. Andy Roddick (EU, 6) bat Marc Gicquel (FRA) 6-1, 6-4, 6-4.
Prochain adversaire: Monfils.

. Gaël Monfils (FRA, 11) bat Jurgen Melzer (AUT) 6-2, 4-6, 6-3, 6-1

. Tommy Haas (ALL) bat Jérémy Chardy (FRA) 7-5, 6-3, 4-6, 6-4.
Prochain adversaire: Federer.

Eurosport - J.C.


Federer, trop grand pour Mathieu

Malgré une bonne prestation de Paul-Henri Mathieu, Roger Federer s'est qualifié pour les 1/8 de finale de Roland-Garros 4-6, 6-1, 6-4, 6-4. Le Suisse, triple finaliste à Paris et N.2 mondial, affrontera l'Allemand Tommy Haas pour une place en quart de finale. Seuls Monfils et Tsonga restent en lice.

. Roger Federer (SUI, 2) bat Paul-Henri Mathieu (FRA, 31) 4-6, 6-1, 6-4, 6-4.Prochain adversaire: Haas
Tommy Haas (ALL) bat Jérémy Chardy (FRA) 7-5, 6-3, 4-6, 6-4

Paul-Henri Mathieu a sorti un grand match. Mais c'était insuffisant face à cet adversaire là. Le Français a été dominé en quatre sets par un Federer des grands jours, dans ce genre de match où l'on a retrouvé un Mathieu attaquant à souhait, comme il avait été face à Rafael Nadal en 2006. La première manche en est une belle démonstration en sauvant cinq balles de break face au Suisse qui a du mal à gérer les attaques adverses. Des 13 fautes directes au premier acte, Federer a commettra 19 dans les trois derniers. 14 aces et près de 60 coups gagnants viendront l'aider à achever sa tâche.

"Au premier set, j'ai raté quelques occasions et lui a bien joué , analysait le N.2 mondial. Il n'y avait pas eu beaucoup de rythme. Je me suis senti mieux au fil du match. Les conditions n'étaient pas évidentes. Il y avait beacoup de vent et le soleil se réflectait dans les tribunes. Quand il y a eu de l'ombre, le niveau a augmenté et est même devenu très bon en fin du match." Et quelle fin de match. Si le Suisse s'est remis dans le dernier chemin en 25 minutes de jeu au cours de la 2e manche (6-1), les deux dernières ont donné lieu à des coups fumants. A l'image de volées contrées au filet par Federer qui ont soulevé la foule.

Mathieu se battant comme un beau diable, il sauvera encore cinq balles de break au 3e set et une sixième au 4e set. Mais avec peu de réussite en retour (15 points sur 57 joués au 3e et 4e sets), Mathieu n'a pas pu arrêter la machine suisse lancée vers les huitièmes de finale de Roland-Garros pour la septième fois de sa carrière en onze participations. S'il avait été approximatif au tour précédent face à l'Argentin Jose Acasuso, Roger Federer a fait taire les derniers sceptiques sur sa montée en puissance à Paris.

Et ce, alors même que Novak Djokovic, son potentiel adversaire en demi-finale, a rendu les armes quelques minutes plus tôt. "Je trouve que j'ai fait un début de tournoi correct. Je suis content d'être toujours là. On a vu que d'autres sont déjà partis. La défaite de Djokovic est une surprise, c'est clair, mais elle ne change rien pour moi. Je ne peux pas dire que je suis soulagé car gagner la demi-finale ce n'est pas gagner le tournoi. Il ne faut pas que je me déconcentre. Je suis content de mon match, c'est tout ce qui compte." Federer retrouvera en huitièmes de finale Tommy Haas, tombeur d'un autre Français, Jérémy Chardy.

Eurosport - Sébastien PETIT


Djokovic, la colère froide

Novak Djokovic ne passe pas le troisième tour de Roland-Garros.(Reuters)En arrivant dans la salle de presse après sa défaite, Novak Djokovic a ri jaune avant de lancer «Ah on voit que j'ai perdu, il n'y a plus une place de libre ici !». Le Serbe tente de faire bonne figure, choisit ses mots mais la colère gronde. Contre lui, uniquement.

«Novak Djokovic, évidemment c'est une terrible déception pour vous. Que s'est-il passé lors de ce match et que ressentez-vous maintenant ?»

Je suis forcément très déçu de la façon dont j'ai joué aujourd'hui. Plus que la défaite c'est vraiment le fait de ne jamais avoir trouvé mon timing qui m'agace. C'est ma force d'habitude, c'est pourquoi je suis parmi les meilleurs joueurs du monde depuis un bon moment maintenant. Aujourd'hui j'ai essayé, je me suis battu en essayant de positiver et de ne pas trop me frustrer mais il n'y avait rien à faire. Il ne m'a pas donné beaucoup de chances mais de toute manière je n'ai rien fait pour les mériter ! J'ai été trop passif et lui a sorti les bons coups au bon moment. Félicitations à lui, il a fait un bon match. Je pense qu'il va dire qu'il a fait le match de sa vie et vous devez lui reconnaître d'avoir bien joué le coup tactiquement. Pour moi ce sera l'année prochaine (sourire).

Est-ce que votre déception et votre colère sont encore plus dures à contrôler parce que vous arriviez avec d'excellents résultats, une grande confiance et une vraie possibilité de gagner ?

J'ai connu une excellente saison sur terre battue c'est vrai et ça ne pouvait que me donner confiance. J'ai bien joué au tour précédent et je me sentais bien avant ce match, mais dès que je suis entré sur le court et que le match a commencé tout a basculé. Je ne peux même pas expliquer pourquoi. Je me sentais bien physiquement et puis plus rien. En retour je ne sentais rien du tout, je ne faisais rien avec la balle, mes jambes pesaient des tonnes... C'est un jour sans comme on dit je suppose et je ne peux rien y faire.

Est-ce qu'une trop forte pression peut expliquer ce résultat ?

La pression est là évidemment mais cela fait un moment maintenant que je fais avec. Je suis parmi les meilleurs joueurs du monde alors de la pression et des ambitions j'en ai à revendre. J'ai toujours assez bien géré ça. Maintenant j'avais dit au début du tournoi que les premiers tours sont toujours dangereux pour les favoris car les autres n'ont rien à perdre. Philipp est très bon sur cette surface, il avait joué cinq sets au tour précédent mais aujourd'hui il a sorti un très gros match. C'est tout.

A Wimbledon l'an dernier vous perdez au deuxième tour alors que vous sortez d'une finale au Queen's et après un peu le même genre de performance. Est-ce que vous pouvez comparer ces deux échecs alors que vous étiez un des favoris ?

Il y a des similitudes c'est vrai même si évidemment les surfaces sont différentes et qu'à Wimbledon je perds contre Safin qui ensuite a atteint les demies. C'est vrai que je n'ai pas joué ces derniers tournois du Grand Chelem comme je le voulais et je ne sais pas trop pourquoi... A Wimbledon, j'ai joué le pire match de ma vie sur cette surface. (Une pause) Franchement, je pense que j'ai un très bon jeu et que je ne peux pas me permettre d'être aussi mauvais que je l'ai été aujourd'hui. Je ne peux pas me permettre d'être aussi attentiste et sur la défensive. Ce n'est pas mon jeu, ce n'est pas moi, ce n'est pas ce qu'un des favoris pour le titre doit faire. A un moment dans le troisième set je lève les bras au ciel de joie, vous savez pourquoi ? Parce que je viens enfin de faire un coup droit gagnant. Après trois sets ! J'ai beaucoup joué ces derniers temps, ce n'est pas toujours facile mentalement mais cela n'explique pas ce que j'ai fait aujourd'hui. C'est un tournoi du Grand Chelem, je suis un des favoris et je joue comme ça ? Cela ne doit pas arriver, c'est tout. C'est entièrement ma faute et j'en assume toute la responsabilité. Je vais analyser tout ça mais honnêtement je pense qu'aujourd'hui le problème c'était moi et ma tête ! Je vis très mal cette défaite et je suis très déçu mais je vais tenter de me reconcentrer sur la suite de la saison. C'est tout ce que je peux faire. »

Recueilli par Carole BOUCHARD, à Roland-Garros


PROGRAMME DE DIMANCHE

Dinara Safina face à Aravane Rezai et Nikolay Davydenko contre Fernando Verdasco seront les duels du jour à Roland-Garros. Rafael Nadal joue son grand "ami" Robin Soderling. Aucun Français du tableau messieurs ne sera sur le court.


COURT PHILIPPE CHATRIER - dès 11h

Fernando Gonzalez (CHI, 12) - Victor Hanescu (ROU, 30)

Dinara Safina (RUS, 1) - Aravane Rezai (FRA)

Rafael Nadal (ESP, 1) - Robin Soderling (SUE, 23)

Maria Sharapova (RUS) - Na Li (CHN, 25)


COURT SUZANNE LENGLEN - dès 11h

Agnes Szavay (HUN, 29) - Dominika Cibulkova (SLQ, 20)

Andy Murray (GB, 3) - Marin Cilic (CRO, 13)

Victoria Azarenka (BLR, 9) - Ana Ivanovic (SRB, 8)

Nikolay Davydenko (RUS, 10) - Fernando Verdasco (ESP, 8)
# 31/05/2009 à 03:43 cath
BIEN LE BONJOUR , FANS DE RAFA !!!!!!

après un samedi , ou , tout comme RAFA , je me suis reposée ,( toute cassée j'étais !! ça use Roland Garros ..... )
me revoila !!!!
et je découvre que mon "DJOKO-EN VEUT" a été l'ombre de lui meme .... : il a joué , mais il n'a pas pu exprimer son talent , pas de tactite , pas de sursaut .....
absent ....son adversaire lui meme en a été surpris:
" mais comme l'a dit DJOKO : félicitations , il a fait un bon match "

mine de rien , MURRAY ET DEL POTRO continuent leur chemin ; DAVYDENKO de meme et il va se frotter à VERDASCO .....
mon GILLOU n'a pas tenu la distançe , mais GAEL est bien là , meme si comme RAFA , apres ses matchs il met de la glaçe sur ses genoux et si je ne me trompe pas il doit aussi avoir recours aux anti-inflammatoires ...
joe -la -gachette TSONGA est en forme d'ailleur , si j'ai bien lu le tableau il va se frotter à DEL POTRO
HE FLO !!!!! si tu passes par là , saches que je soutiens DEL POTRO ; désolée NICO , THOMAS ....tsonga c'est pas mon chouchou .....qui a toutefois bien du mérites quand on sait combien il a souffert du dos et il a aussi eté opéré du ou des genoux , l'année derniere;

y s'en sortent plus nos joueurs avec toutes ses opérations ou leur problemes d'articulations ...
MOYA , HEWITT , TSONGA ....
NADAL , MONFILS , SHARAPOVA ....MURRAY ( lui c'est les pieds ...)
NICO !!!! on voyait pas tout ça du temps de DEDE AGASSI !!!!!!!! ??????

chez les dames , les meilleurs sont là ....seule DEMENTIEVA , malgré une année bien commençée a été stoppée ....
les médias nous ont fait tout un foin avec AMELIE ....
et c'est finalement les françaises VIRGINIA RAZZANO et ARAVANE REZAI qui sont toujours là !!!!
bon... ARAVANE va rencontrer SAFINA ou prochain tour et la numéro un mondiale est intraitable depuis le début du tournoi
- les jeunes pousses qui viennent de l'est tiennent leur promesses !!!! AZARENKA ( bielorusse ) 20 ans , et plusieurs titres depuis le début de l'année ...et RADWANSKA 20 ans et qui vient de Pologne ( son année 2008 avait été remarquable , ce que j'avais déja noté !!!)

les "vieilles" sont toujours là !!!
ma JJ , KUZNETSOVA ....et SHARAPOVA , qui n'a que 23 ans , mais vu ses records de précocité et son palmares déja brillant .....chapeau !!!

bref !!!! que ce soit chez les messieurs ou chez les dames ....ça va chauffer et RIEN N'EST JOUE !!!!!!

sauf : VAMOSSSSSS !!!!!!!!!












































# 31/05/2009 à 10:00 Florence
Mais j'étais heureuse que le petit Rochus ait gagné mais je savais que contre tsonga il ne tiendrait pas la route.
Alors tu sais Nico je ne vois pas pourquoi je dois regarder dans mon jardin avant celui des autres.
Justine est restée première mondiale pendant des semaines, pour les hommes aucun n'arrive à sa cheville alors quand un petit belge fait un exploir, je suis belge et j'en suis fier.
Quant aux filles Cath, je voudrais bien voir la soeur wiwi sortir et laisser la place même à une biellorusse.
Je n'aime pas cette fille seule Juju l'a battue.
Je ne pense pas, vu la forme de Federer encore hier, qu'il gagnera Roland Garros. Il a encore fallu qu'il se resaisisse hier.
Pour le reste comme je n'y connais pas grand chose, car pour moi le résultat compte, je vous laisse vous expliquer à deux.
A propos un bonjour à Thomas qu'on ne voit plus. J'espère qu'il n'est pas malade.
# 31/05/2009 à 11:26 Nico
Hello à tous, hello Cath et Florence !

Et oui ça va chauffer, les favoris sont là à part quelques rares surprises dont la plus grosse est sans contestation Djokovic !!!

Soyons prêts à nous régaler, sinon pas de souci Florence, Thomas va bien, énormément de boulot mais tout va bien !

VAMOS !!!

# 01/06/2009 à 01:10 cath
oohh ....excusez moi pour le trou noir la au dessus , donc en dessous de mon dernier message ....
ça doit symboliser le trou noir que RAFA a connu concernant son tennis :
A PU RAFA .....

il est reparti chez lui , pour se reposer et comme il l'a dit "plonger dans sa piscine "
- il a expliqué le plus simplement du monde qu'il avait vraiment mal joué ( ...) et que son adversaire avait lui, fait un bon match et qu 'il le félicitait .

- RAFA a aussi avoué qu'il a eté un peu déçu par le public , alors qu'il a tant donné içi, ( ROLAND GARROS ) et qu'il n'a pas le droit d'avoir de retour"

je cite ces quelques points d'une interview que RAFAEL a donné après sa défaite;
il a aussi dit ceçi ; :
"beaucoup de gens pensent que je gagne uniquement avec mon physique . c'est faux .je gagne aussi parce que je joue bien au tennis ."
MON RAFA ADORE.....il y a longtemps que je sais , que nous savons, que tu joue avec du talent , dans tous les domaines : si ce n'est pas tout à coup l' apparition de revers croisés époustouflants , tu montes au filet et hop , le tour est joué !!! lors de ton avant dernier match , tu as su plaçer des aces aux bons moments ;
et tu nous fais des points ensorcelants ....
mais là , c'était un jour "sans" .....

aahh !!!en a qui pourront pas continuer à dire que "y'en amarre , ya klui quigagne !!"
quant au public ....ça ne me surprend pas : ça doit avoir un rapport avec ce que des spécialistes appellent depuis des décennies :
" la psychologie des foules "
y'a plein de livres sur le sujet....

en attendant, mon choix est fait :
vas-y ANDY MURRAY !!!! manges les tous ...!!!!

# 01/06/2009 à 01:39 Nico
RESULTATS DE DIMANCHE

Davydenko - Verdasco 6-2,6-2,6-4
Soderling - Nadal 6-2,6-7(2/7),6-4,7-6(7/2)
Murray - Cilic 7-5,7-6(7/4),6-1
Gonzalez - Hanescu 6-2,6-4,6-2


Stupeur et tremblements

Robin Soderling a réussi l'impensable: battre Rafael Nadal à Roland-Garros sur le court central. C'est pourtant bien ce Suédois 25e mondial qui a réalisé cet exploit historique face au quadruple tenant du titre, invaincu à Paris, battu en huitième de finale en 3h30 et quatre sets 6-2, 6-7, 6-4, 7-6.

. Robin Soderling (SUE, 23) bat Rafael Nadal (ESP, 1) 6-2, 6-7(2/7), 6-4, 7-6(7/2).Prochain adversaire: Davydenko.
Nikolay Davydenko (RUS, 10) bat Fernando Verdasco (ESP, 8) 6-2, 6-2, 6-4

Il y a eu quatre tremblements de terre à Paris, dimanche après-midi. De ces tremblements qui marquent l'histoire, mais du sport. Rafael Nadal, quadruple tenant du titre Porte d'Auteuil, est déchu. Une phrase longtemps fantasmée par certains, redoutée par d'autres, mais bel et bien concrétisée par Robin Soderling. Car aussi surprenant que cela puisse paraître, c'est bien ce joueur 25e mondial qui a réalisé cet exploit historique, lui qui n'avait jamais gagné un match face à l'Espagnol en trois confrontations, ni même battu un N.1 mondial dans sa carrière. Historique parce que Nadal était invaincu à Paris après quatre participations. Parce qu'il a le record de nombre de matches gagnés d'affilée sur terre battue (81). Et surtout parce qu'il restait sur 32 sets de suite remportés à Roland-Garros...

La première secousse a eu lieu vers 15h, moment où Robin Söderling a pris le premier set à Rafael Nadal (6-2). Un premier exploit face au tenant du titre qui n'avait plus concédé de manche depuis la finale parisienne 2007 face à Roger Federer. A courir derrière les records de Bjorn Borg (4 victoires de suite et 41 manches remportées consécutivement entre 1979 et 81), il n'y avait qu'un compatriote pour préserver les dernières marques de l'illustre Suédois. Söderling, avec son jeu tout sauf académique et une préparation de frappe à large envergure, a saoulé l'Espagnol de grandes frappes sur son coup droit. Si les passings de revers de Nadal sont restés une arme redoutable dans sa raquette, il en est tout autre de ses lifts, rendus inefficaces par les puissants coups droits croisés du Suédois.

Une réplique a été ressentie sur les coups de 16h, alors que Nadal sert pour égaliser à une manche à 5-4. Le break en poche dès le troisième jeu du deuxième set sur sa première balle de break du match, le tenant du titre se motive pour conclure un set qui s'allonge. C'était sans compter sur la surmotivation du Suédois qui concrétise sa seule occasion de break du set sur un avantage. Poussé dans ses retranchements au jeu décisif, Rafa s'en tire honorablement en s'imposant 7 points à 2, grâce à 6 points donnés par le Suédois, après 1h15 de jeu dans cette manche.

Jusqu'à 94% de premières balles pour Nadal

La troisième secousse est encore plus intense quarante minutes plus tard : lorsque l'Ibère perd le set suivant (6-4). Nadal n'arrive pas à trouver de longueur dans ses frappes de balles. Ses courses sont hachées, ses frappes liftées trop courtes. En face, Soderling campe dans le court. Et monte même au filet en s'improvisant volleyeur. Décidé à pilonner le coup droit de Nadal telle une recette miracle qui a bon goût. Malgré 94% de premières balles au 3e set (vous lisez bien 94%), Nadal est obligé de reconnaître que ce match allait encore être long. Et pour cause, jamais Nadal n'avait perdu deux manches dans un même match à Paris... Soderling s'en souvient encore, leur première rencontre ayant eu lieu à Roland-Garros il y a trois ans. Deux sets en besace face à Nadal, le Suédois l'a déjà vécu à Wimbledon en 2007 lors d'une deuxième entrevue houleuse, finalement perdue. On était encore loin de cet exploit, très loin même après leur dernière rencontre en date au Masters 1000 de Rome, où Soderling avait encaissé un cinglant 6-1, 6-0. Et pourtant...

Si les grimaces de mécontentement se multiplient sur le visage de Nadal, les signes de douleur à cause de son genou ne sont pas flagrants. Le masque est en tout cas sorti. En recherche perpétuel de rythme, l'Espagnol continue de courir après le score en menant dans la quatrième manche avec autorité. En témoigne son jeu de service remporté à 4-4 d'un coup de fusil involontaire vers son adversaire qui évite la balle d'un rien. De l'autorité, Robin en fait également preuve dans le quatrième set en signant un jeu blanc sur le mise en jeu de Nadal pour revenir de 0-2 à 2-2 peu de temps avant. Autant de tact pour finalement arracher un jeu décisif qui n'a jamais aussi bien porté son nom. Breaké d'entrée dans le tie-break, l'Espagnol a fini d'être dominé en s'inclinant 7 points à 2 sur la seconde balle de match. Tombé sous les coups du Suédois, le Roi Nadal provoqua lui-même l'ultime tremblement de terre, qui n'a pas fini de résonner dans les travées et les vestiaires de Roland-Garros. Et dire qu'il y a quelques semaines à Rome, Robin Soderling n'avait même pas inscrit deux jeux... Pour la première fois en quart de finale d'un tournoi du Grand Chelem, le Suédois tentera de faire encore mieux face au Russe Nikolay Davydenko, tombeur d'un autre Espagnol, Fernando Verdasco.


STATISTIQUES DU MATCH


. Soderling : 61 coups gagnants dont 9 aces, 59 fautes directes, 5 balles de break converties sur 6, 27 points sur 35 remportés au filet, 64% de premières balles
. Nadal : 33 coups gagnants, dont 3 aces, 28 fautes directes, 2 balles de break converties sur 4, 6 points sur 11 remportés au filet, 77% de premières balles


AUTRES RESULTATS DU JOUR

. Andy Murray (GBR, 3) bat Marin Cilic (CRO, 13) 7-5, 7-6(7/4), 6-1
Prochain adversaire: Gonzalez
Fernando Gonzalez (CHI, 12) bat Victor Hanescu (ROU, 30) 6-2, 6-4, 6-2

Eurosport


La faille de Nadal

Rafael Nadal a perdu son titre à Roland-Garros. Un séisme pour le tournoi mais pas pour le classement ATP. L'Espagnol restera N.1 mondial à l'issue de la quinzaine. C'est le caractère imprévisible de sa défaite face à Robin Soderling (6-2, 6-7, 6-4, 7-6), qui ouvre une brèche dans sa carapace.

Les sismologues ont découvert une faille sur le central de Roland-Garros, une béance qui s'est ouverte soudainement sous les pieds de Rafael Nadal. Le N.1 mondial, qui n'avait jamais perdu à Paris, a cédé sous les coups de boutoir de Robin Soderling, porté par l'antique plaque du tennis suédois. C'est la première fois que Rafael Nadal perd face à un joueur classé au-delà de la 20e place mondiale en Grand Chelem depuis sa défaire à Melbourne devant Tsonga en 2008. Qu'est-ce que cela change pour le paysage du tennis mondial ?

. Rafael Nadal possède encore une belle marge au classement ATP: il devrait perdre 1820 points mais Roger Federer, qui ne peut gagner que 800 pts s'il gagne le tournoi, compte 4490 pts de retard actuellement. Et derrière, Novak Djokovic est déja éliminé et Andy Murray encore trop loin.

. Les statistiques de Rafael Nadal sont tellement étonnantes sur terre que sa suprématie n'est pas à remettre en question après une défaite, aussi surprenante soit-elle. Il possède le record faramineux de victoires consécutives (81), de victoires consécutives à Roland-Garros (31).

Est-ce que le tournoi de Roland-Garros 2009 est bouleversé ?

. OUI : Depuis quatre ans, Nadal avait posé une chape de plomb sur le central, qui avait étouffé les plus oxygénés de ses adversaires. Son absence devrait faire l'effet d'une libération dans les vestiaires des joueurs encore en lice. La citadelle bâtie par le Majorquin écroulée, le trésor de Roland-Garros redevient visible. Ce qui devient passionnant à ce niveau de la compétition, c'est le nombre de prétendants. Avec la chute de Nadal, la défaite de Djokovic et la fragilité de Roger Federer, tous les autres participants des huitièmes de finale peuvent rêver plus fort. Bien entendu, Roger Federer, finaliste des trois dernières éditions, défait par Nadal en demi-finale il y a quatre ans, vainqueur à Madrid il y a quinze jours, est le mieux placé. Derrière lui, Gaël Monfils, Nikolay Davydenko et Fernando Gonzalez ont les meilleurs C.V. mais les novices des quarts de finale : Tsonga, Del Potro, Roddick et Murray sont dans une bonne dynamique. Robin Söderling, l'épicentre de ce bouleversement, espère désormais jouer sur le même nuage.

Quelles peuvent-être les conséquences pour Nadal ?

. Il faudrait un exploit extraordinaire pour qu'il batte un jour le record de titres consécutif à Roland-Garros qu'il a égalé l'an passé (4).

. Invincible ou presque, c'était le statut de Rafael Nadal avant ce Roland-Garros. Sur terre, il faudrait une série de défaites de ce genre pour le voir sous un profil moins impérial. Plus globalement, cette défaite pourrait jouer le rôle d'un acide sur sa cuirasse. Söderling a produit un tennis aussi exceptionnel mais moins spectaculaire que celui de Tsonga avait sorti à Melbourne en 2008. Le Suédois n'a pas baissé d'intensité pendant trois sets et il a réussi à trouver une bonne distance pour faire tomber les balles du haut de leur rebond. Nadal l'a dit, il a joué "trop court" contre Söderling.

Comment expliquer que celui qui avait renversé des situations bien plus compliquées face à des joueurs bien plus forts, n'ait pas trouvé les moyens d'allonger ses frappes ? La fatigue est une réponse qui ne tient pas. Novak Djokovic lui-même ne l'avait pas invoquée la veille (défait par Kholschreiber). La lassitude mentale en est un autre. Nadal a joué Monte-Carlo, Rome, Barcelone et Madrid (trois victoires et une défaite en finale). Ce rythme-là est infernal. Le nouveau tournoi madrilène peut avoir eu une influence sur son calendrier et sa préparation. La stratégie de Söderling et Tsonga est peut-être la bonne, même sur terre. Qui tentera le coup la prochaine fois ?

. La thèse de l'accident de parcours est la plus évidente. Une remarque s'impose toutefois: cet accident advient à un moment où de nombreux joueurs sont en train d'éclore au plus haut niveau (tous ces joueurs du top 10 ambitieux) et à un moment de la saison crucial. Nadal va devoir défendre ses titres au Queens et à Wimbledon avec le souvenir de cette défaite.

A SAVOIR:

. Il faut remonter à l'US Open 2007 (battu par David Ferrer en huitièmes) pour voir une défaite de Rafael Nadal avant les demi-finales en Grand Chelem.

. Les défaites de Nadal en Grand Chelem face aux joueurs au-delà du top 20 : Younes El Aynaoui (MAR, 21e) au 2e tour l'US Open en 2003, Gilles Muller (LUX, 69e) au 2e tour à Wimbledon en 2005, James Blake (EU, 49e) au 3e tour à l'US Open en 2005, Mikhail Youzhny (RUS, 54e) en quart à l'US Open en 2006, Jo-Wilfried Tsonga (FRA, 38e) en demi-finale à l'Open d'Australie en 2008.

Eurosport - J.C.


Nadal: "Il fallait bien que ça arrive"

Rafael Nadal a tenté de prendre avec philosophie sa défaite en huitièmes de finale de Roland-Garros contre Robin Soderling (6-2, 6-7, 6-4, 7-6). L'Espagnol, quadruple tenant du titre déchu, a simplement déclaré que "il fallait bien que ça arrive un jour"...

Robin Soderling (SUE, 23) bat Rafael Nadal (ESP, 1) 6-2, 6-7(2/7), 6-4, 7-6(7/2). Prochain adversaire: Davydenko.

Avez-vous été surpris par le jeu de Soderling ?

R.N. : Non. Je sais qu'il peut être dangereux. Ce n'est pas son jeu qui m'a surpris, c'est plutôt le mien. Je n'ai pas joué mon meilleur tennis, je n'ai même pas joué mon tennis du tout. Je n'ai pas attaqué, j'ai joué très court, je lui ai rendu les choses faciles. Quand on joue mal, il est normal de perdre.

Pouvez-vous dire à quel point cette défaite vous touche ?

R.N. : Ce n'est pas mon meilleur jour, c'est vrai. C'est dur de perdre dans un Grand Chelem, surtout dans celui où on a les meilleures chances de gagner. Mais ce n'est pas une tragédie, il fallait bien que ça arrive un jour. La saison continue et il faut que je garde confiance en moi. Il faut que je travaille encore plus dur pour être prêt pour les prochains grands événements.

Vous avez lutté, mais ça n'a pas suffi. Pourquoi ?

R.N. : La lutte, ce n'est pas suffisant, il faut aussi bien jouer au tennis. Souvent on pense que je gagne en luttant, avec mon physique, mais on voit bien que ce n'est pas vrai. Quand je gagne, c'est parce que je joue bien au tennis.

Y a-t-il quelque chose de positif à tirer de cette défaite ?

R.N. : Les défaites ne grandissent rien du tout. Mais peut-être qu'ainsi on se rendra mieux compte à quel point c'est difficile de faire ce que j'ai fait.

Pensez-vous avoir trop joué avant le tournoi ?

R.N. : Quand on perd, on se lance dans des analyses pour savoir si on a trop joué, si on est trop fatigué, mais les années précédentes j'avais gagné en faisant le même programme. J'ai perdu et puis c'est tout.

Avez-vous été déçu que le public soutienne Soderling ?

R.N. : J'ai l'habitude d'entendre le nom de mes adversaires venir des tribunes quand je joue. C'est vrai que c'est dommage que dans un tournoi où j'ai eu tant de grands moments le public n'ait jamais eu un geste pour moi. Mais je ne vais pas en faire une excuse.

S'agit-il de votre pire défaite ?

R.N.: Non. Ce n'était pas une finale. Il me restait encore beaucoup de matches à gagner pour remporter le tournoi. Ce n'est pas ma pire défaite, loin de là.

Qui est désormais le favori pour la victoire ?

R.N. : Je pense que Federer est le favori, mais il y a aussi Davydenko, Del Potro, Verdasco (ce dernier a été éliminé en 8e par Davydenko dimanche après ces paroles de Nadal, ndlr). Tous les quart-de-finalistes auront leur chance.

Une victoire de Federer vous ferait-elle plaisir ?

R.N. : J'aimerais que ce soit un Espagnol qui gagne. Mais ce serait bien pour compléter son Grand Chelem. S'il y a un joueur qui le mérite, c'est bien lui.

Quelle préparation allez-vous faire pour Wimbledon ?

R.N. : Ma préparation, c'est dans la piscine de ma maison pour l'instant. Donnez-moi trois jours pour penser à Wimbledon.

Eurosport - AFP


Soderling: "Inoubliable"

Robin Soderling, vainqueur de Rafael Nadal en huitièmes de finale de Paris, réalise ce qu'il vient de réaliser à Roland-Garros. "C'est la plus grande victoire de ma carrière, un moment inoubliable. Je vais m'en souvenir jusqu'à la fin de ma vie. C'est un rêve devenu réalité."

"Je ne voulais pas qu'il me fasse courir. Je voulais que ce soit moi qui dicte l'échange avec mon coup droit et mon revers à plat. J'ai joué exactement comme je le voulais. Mon service a très bien marché aussi et cela m'a beaucoup aidé."

"Je me suis répété sans arrêt que c'était un match comme un autre. J'ai joué comme si j'étais à l'entraînement. Quand j'ai mené 4-1 au tie-break (du quatrième set), j'ai commencé à y croire. Mon expérience m'a servi."

"J'attends au moins un SMS de Bjorn Borg pour me remercier d'avoir empêché Nadal de battre son record."


PROGRAMME DE LUNDI

Troisième match du court central lundi, Jo-Wilfried Tsonga jouera son 1/8 de finale de Roland-Garros en milieu d'après-midi face à Juan Martin Del Potro. Si Razzano-Stosur terminera la journée sur le central, Monfils-Roddick sera le dernier match du court Suzanne-Lenglen.


. COURT CENTRAL - dès 11h

Aleksandra Wozniak (CAN, 24) - Serena Williams (USA, 2)

Tommy Haas (ALL) - Roger Federer (SUI, 2)

Juan Martin Del Potro (ARG, 5) - Jo-Wilfried Tsonga (FRA, 9)

Virginie Razzano (FRA) - Samantha Stosur (AUS, 30)


. COURT LENGLEN - dès 11h

Svetlana Kuznetsova (RUS, 7) - Agnieszka Radwanska (POL, 12)

Tommy Robredo (ESP, 16) - Philipp Kohlschreiber (ALL, 29)

Jelena Jankovic (SRB, 5) - Sorana Cirstea (ROU)

Andy Roddick (USA, 6) - Gaël Monfils (FRA, 11)
# 01/06/2009 à 10:40 Florence
Salut à tous et toutes
Cath j'étais tellement dans le tiroir du dessous que je ne suis pas venue poster hier. Chaque fois que celà allait mal pour Nadal je regardais une cassette que je coupais presque tout de suite pour voir si celà allait mieux pour lui. Par contre, comme je te l'ai dis je ne suis pas calée en tennis et je ne comprends pas toujours pourquoi il y a Ad ou balle de match etc...
Enfin le résultat compte et il est négatif.
Quand Nico parle de fatigue je pense qu'il a raison, d'autant que j'ai entendu qu'avant Roland Garros Rafa est allé en Suisse pour 1 million donné des cours à des enfants de millionnaire. Jeune encore comme il l'est, il aurait dû choisir un autre moment et surtout se reposer.
Mais je pense qu'il va étudier de près le jeu de son adversaire et qu'il va rebondir, ce ne serait pas Nadal sinon.
Ce nouveau joueur c'est vrai a fait un exploit, il a détrôné Nadal mais Roland Garros n'est pas fini. Remarquez que je ne voudrais pas que Federer gagne Roland Garros car c'est le seul tournoi qu'il n'a jamais gagné
alors sorry je préfère un autre que lui ( et oui Nico tu vas encore dire Flo.....)
Bon je vous laisse, peut-être reverra t-on Nadal à Wimbledon en grand vainqueur ce serait la 2ème fois.
De toute façon Nadal est un grand champion mais je pense qu'il présume de ses forces et à ce train là il ne tiendra pas des années.
Allez bonne journée
# 02/06/2009 à 01:07 Nico
RESULTATS DE LUNDI

Monfils - Roddick 6-4,6-2,6-3

Del Potro - Tsonga 6-1,6-7(5/7),6-1,6-4

Robredo - Kohlschreiber 6-4,5-7,7-6(7/4),6-2

Federer - Haas 6-7(4/7),5-7,6-4,6-0,6-2


Federer revient de loin

Mené deux sets à rien, Roger Federer a renversé la situation et battu Tommy Haas en cinq sets 6-7, 5-7, 6-4, 6-0, 6-2. Le Suisse se qualifie pour les quarts de finale du tournoi pour la cinquième fois consécutive. Il y rencontrera le vainqueur du match entre Andy Roddick et Gaël Monfils.

Roger Federer (SUI, 2) bat Tommy Haas (ALL) : 6-7(4), 5-7, 6-4, 6-0, 6-2
Prochain adversaire : G. Monfils

Avis de tempête sur Roland-Garros. Après la chute inimaginable de Rafael Nadal, quadruple tenant du titre, invaincu à la Porte d'Auteuil, et de Novak Djokovic, considéré comme le principal concurrent de l'Espagnol, Roger Federer a à son tour largement tangué en huitièmes de finale, passant même à quelques encablures de la défaite.

Présenté désormais comme le principal favori à Paris, pour décrocher le seul titre du Grand Chelem qui manque à son incroyable palmarès, le Suisse n'a pas vraiment été à la hauteur des attentes. Certes, Tommy Haas a un temps occupé le deuxième rang mondial (2002), certes il a déjà atteint à trois reprises le dernier carré à l'Open d'Australie et les quarts de finale à l'US Open, mais à 31 ans et en raison de blessures récurrentes à l'épaule, l'Allemand a ses plus belles années derrière lui et ne donnait pas l'impression d'avoir les moyens de bousculer le numéro deux mondial.

Mais depuis le début de la quinzaine, Roger Federer peine à trouver la bonne carburation. Alors que son succès décroché lors du Masters 1000 de Madrid donnait le sentiment qu'il était décidé à pratiquer un tennis tourné vers l'offensive sur terre battue, le Bâlois brille à Paris par ses hésitations tactiques. Après que l'Argentin Acasuso et Paul-Henri Mathieu ont déjà réussi à le faire vaciller, Tommy Haas a, quant à lui, été tout prêt de profiter des incertitudes adverses pour signer le troisième casse du tournoi.

Haas peut se mordre les doigts

Vainqueur de ses sept premiers jeux de service sans perdre le moindre point, Roger Federer donnait l'impression en début de match de ne pas avoir besoin de forcer son talent pour composter son billet pour les quarts de finale. Remporter son engagement facilement n'est cependant en aucun cas une garantie de succès. Le Suisse a failli en faire les frais. Comme trop souvent depuis quelques mois, l'ancien maître absolu de la planète a fait preuve d'une fébrilité inquiétante sur les points importants, à la fin de chacune des deux premières manches, donnant quasiment le bâton pour se faire battre. Alors qu'il semblait un ton au dessus, le triple finaliste s'est rendu coupable d'un attentisme criant, laissant Haas prendre ses marques et récité un tennis solide sans être génial. En s'efforçant de limiter à une portion congrue les fautes directes (11 lors des deux premiers sets) et de mettre la pression sur les points importants, l'Allemand, extrêmement concentré, a profité d'un Federer peu concerné pour se diriger sans forcer vers son premier quart de finale à Roland-Garros.

7-6 7-5 4-3, balle de break en sa faveur, l'Hambourgeois n'avait qu'à achever le travail mais face à un champion de la trempe de Federer, la moindre baisse de régime se paie cash. Alors que Haas montrait pour la première fois du match quelques signes de nervosité, le Suisse profitait de premiers cadeaux adverses pour se relancer et remporter le troisième set. Le vent avait tourné.

Passé à un point d'un break aux allures de balle de match, Roger Federer se libérait par la suite complètement. Les deux hommes suivaient alors une trajectoire inverse. Alors que Tommy Haas se montrait de plus en plus fébrile en fond de court, dévissant à de nombreuses reprises ses frappes, l'Helvète trouvait enfin la bonne cadence. Plus agressif sur chacune de ses frappes, porté par un service toujours aussi efficace, il remportait la bagatelle de 9 jeux consécutifs et n'avait ensuite besoin que de garder la balle dans la les limites du courts et d'attendre la faute....... et la victoire.

. AUTRES RESULTATS

Tommy Robredo (ESP, 16) bat Philipp Kohlschreiber (ALL, 29) : 6-4, 5-7, 7-6-(4) 6-2
Prochain adversaire : J. M. Del Potro

Eurosport - TB


Federer: "J'étais vraiment en danger"

Roger Federer a accepté d'endosser le costume de favori de Roland-Garros après les éliminations de Rafael Nadal et Novak Djokovic. Le N.2 mondiale était surtout soulagé d'avoir échappé de justesse au même sort face à Tommy Haas en huitièmes de finale lundi.

Le Suisse, légèrement enrhumé, a dû remonter pour la cinquième fois de sa carrière un déficit de deux sets à zéro (6-7 (4/7), 5-7, 6-4, 6-0, 6-2). "La partie a tourné sur un point", a commenté le N.2 mondial avant de revenir longtemps sur la défaite de Nadal qu'il avait suivie en compagnie de son masseur à la TV.

ROGER FEDERER, comment avez-vous vécu cette rencontre en cinq manches ?

R.F. : "Je servais plutôt bien pendant un set et demi. J'étais mené au premier set, au deuxième, j'étais un peu en retard. Je ne sentais pas bien la balle et, du fond de court, je ne me trouvais pas bon. En face, Tommy jouait très bien en servant fort et placé et me mettant sous pression. Par moments, j'avais même peur de frapper des coups droits. Mais je suis resté calme. Dans ce type de situation, on ne pense pas au joueur, on se concentre sur soi-même. C'est difficile de rester positif quand on est mené deux sets à rien et quand on a une balle de break contre soi dans le troisième... Cela a été une superbe empoignade et je suis très heureux de m'être qualifié."

Est-ce, pour vous, le tournant du match ?

R.F. : "Après le coup droit gagnant qui efface la balle de break à 4/3 pour lui dans la troisième manche. Honnêtement, quand j'ai gagné ce point, je me suis dit "voilà, c'est fait, je vais retrouner le match." Avant je ne pensais pas trop réussir à le faire car je jouais vraiment très mal du fond de court. Il me manquait du rythme. Mais c'était de Haas qui me mettait en difficulté. Mais après, j'ai eu tout en ma faveur pour retourner le match. Et c'est ce qu'il s'est passé."

Il faut dire que dans le premier set, vous ne perdez quasiment aucun point sur votre service, sauf deux dans le jeu décisif... Le mental a aussi été particulièrement important dans cette rencontre?

R.F. : "Je pense que c'est une combinaison de plein de choses. Tu ne peux pas apprendre à taper un coup droit comme cela, sur une balle de break, cela vient de l'entraînement, de la chance, du fait de rester calme au bon moment et de tenter le coup. Tu peux jouer aussi beaucoup sur la défensive, mais après tu donnes le choix à ton adversaire de gagner ou non le point. Je suis plutôt un joueur qui essaye de tirer la chance de mon côté. Heureusement, j'ai tiré un coup droit normal à ce moment-là, c'est-à-dire sans forcer. Et quel soulagement. Si j'ai des coups dans ma raquette, il faut certainement être fort mentalement pour les sortir au bon moment et vivre des instants comme celui-là."

Tommy Haas a déclaré que, quand vous réussissez ce fameux coup droit, il s'est dit : "ça, c'est du Roger Federer"...

R.F. : "Si mon jeu de fond de court était mauvais, mon service m'a permis de rester dans le match. C'était donc difficile de décocher des coups gagnants, de contrôler la balle car les échanges étaient très courts. Il n'y avait pas de rythme, mais par contre beaucoup de vent. Il est clair que le meilleur coup du match, c'est ce coup droit qui me permet d'écarter cette balle de break. Je connais l'importance de ce point et je me suis dit que la voie était ouverte. Mais c'était d'être évident car j'étais vraiment en danger."

A l'Open d'Australie en janvier dernier, vous avez vécu un match en cinq sets similaire contre Tomas Berdych avant d'aller en finale. Ce match contre Haas vous permet-il de vous dire que cette année, aller jusqu'en finale est aussi possible...?

R.F. : "Oui, cette victoire me permet d'être encore là, donc tout est possible pour moi. Mais je sais que mes matches en cinq sets, comme face à Berdych à Melbourne, m'ont toujours beaucoup plus appris sur mon jeu que des matches facilement gagnés. On verra où cela me mènera..."

Avec les défaites de Nadal et Djokovic ces derniers jours, vous avez sans doute pensé à l'occasion qui s'ouvrait à vous de gagner ce tournoi. Comment avez-vous réagi ?

R.F. : "Je n'ai vu que la fin du match, car je m'entraînais avant. C'est vrai que Soderling n'a pas semblé nerveux. Tout cela montre combien il est difficile de remporter des matches tous les jours, semaine après semaine. Je sais ce que cela veut dire de dominer, puis de perdre. Je pense que lui est confronté à cette situation maintenant."

"Les médias lui ont dit qu'il était imbattable, mais le tennis ce n'est pas cela. Quand on va sur le terrain, il y a plein de joueurs comme Haas qui essaient de vous battre. Vous êtes le gars à battre et cela décuple les motivations les moins exercerbées. Si vous les battez, c'est un résultat normal. Mais si vous perdez, c'est un exploit pour l'adversaire. Et c'est ce que Soderling a fait. Les autres joueurs se disent que c'est une superbe opportunité de gagner Roland-Garros. Moi, cela ne m'a pas touché, car je ne suis pas dans sa partie de tableau."

Maintenant que le scénario est ouvert, vous voyez-vous devant une superbe occasion ou plutôt un fardeau ?

R.F. : "Vous savez, je suis prêt à affronter n'importe quel joueur et n'importe quelle situation. Cela ne m'affecte pas du tout. J'ai conscience bien sûr de la situation, j'essaie de rester en lice, mais je veux d'abord me concentrer sur moi, mes coups, mon match, le schéma tactique. Pas sur le reste."

"Lorsque l'on atteint la finale, le scénario est différent. Si j'arrive en finale, je sais que, dans tous les cas, j'aurai un meilleur bilan que mon adversaire. Ce qui n'était pas le cas avec Rafa. Mais je ne suis pas encore en finale. Donc je n'y pense pas."

Vous n'avez pas été choqué par cette nouvelle?

R.F. : "Surpris oui, évidemment. Choqué, quand même pas. Mais vous savez, je pense qu'il va rebondir. C'est une très grosse surprise cette défaite... Mais il n'était pas très concentré. Mon rêve était de battre Rafa ici, en finale, mais je dois me concentrer sur la partie de mon tableau. Pour moi, l'essentiel était de gagner aujourd'hui. Tommy Haas a été exceptionnel et je devrai me concentrer sur mon prochain adversaire autant que contre lui pour ce match."

De l'autre côté du tableau, il y a Andy Murray, l'actuel N.3 mondial. Est-ce votre principale menace ?

R.F. : "Non,pas vraiment. Il a la possibilité d'atteindre la finale, mais je pense que Davydenko n'est pas à écarter. On ne parle pas beaucoup de Nikolay, mais c'est un très grand joueur. Pendant longtemps, il est resté dans les quatre premiers mondiaux. Il n'a pas eu de chance cette saison, car il était blessé, mais il peut aller très loin dans le tournoi. Mais bon, tout est ouvert maintenant."

Il est possible que vous rencontriez Gaël Monfils au prochain tour. Vous l'aviez battu en demi-finale l'an passé. Estimez-vous qu'il peut être plus fort que vous cette année?

R.F. : "Oui, c'est sûr. On verra s'il passe Andy Roddick, mais je le trouve très en forme. Je n'ai pas vu tous ses sets, mais honnêtement, je pense qu'il joue très bien alors qu'il était blessé récemment. Je l'ai joué plusieurs fois, il est toujours un peu avec des hauts et des bas. Tu ne sais jamais à quoi t'attendre. Mais il a un certain jeu qui est en place maintenant, il est plus calme qu'avant quand il jouait ses premiers Roland-Garros. Je pense que cela l'a aidé de ne pas faire de match en cinq sets durant les premiers tours. Il est donc en forme, mais ce sera un match difficile face à Roddick."

Eurosport - Propos recueillis par Sébastien PETIT


Tsonga passe au travers

Roland-Garros est terminé pour Jo-Wilfried Tsonga. Le Français s'est incliné en quatre sets (6-1, 6-7, 6-1, 6-4) en huitièmes de finale face à l'Argentin Juan Martin Del Potro. Une défaite logique, tant le Manceau n'est jamais entré dans son match.

Juan Martin Del Potro (ARG, 5) bat Jo-Wilfried Tsonga (FRA, 9) 6-1, 6-7 (5), 6-1, 6-4
Prochain adversaire : Robredo

Après une première semaine prometteuse, Jo-Wilfried Tsonga s'est heurté à un mur lundi en huitièmes de finale. Juan Martin Del Potro était trop solide pour le Français, jamais vraiment entré dans son match sur le central. Il n'a jamais donné l'occasion au public de s'enflammer et ce match s'est achevé sur une drôle d'impression, comme s'il n'avait jamais véritablement débuté. A aucun moment Tsonga n'a semblé en mesure de passer l'obstacle. Même après avoir égalisé à une manche partout, le Manceau ne paraissait pas maître des évènements.

Au final, il n'y a pas eu photo. Del Potro a été beaucoup plus régulier (22 fautes directes contre 41 à Tsonga) pour prendre six fois le service de son adversaire et dominer nettement la rencontre (125 points à 88). Trop crispé en début de match, le protégé d'Eric Winogradsky n'a jamais pu sortir de la filière de jeu imposé par l'Argentin. Il s'est laissé chloroformer. L'Argentin en est le premier étonné. "Je n'attendais pas qu'il me joue autant du fond du court, avoue Del Potro. Contre Monaco, il avait beaucoup cassé le rythme. Ca me convenait plus qu'à lui de jouer du fond du court. C'est pour ça que sa tactique m'a paru un peu bizarre."

Le calme de Del Potro

Après un premier set perdu 6-1 en 28 minutes, le Français a réussi à hausser son niveau de jeu dans la deuxième manche. Il a d'abord mené 5-2 avant de gâcher son break d'avance. Mais, à l'énergie, Tsonga a su aller chercher le jeu décisif (7-5), offrant à la foule sa seule pointe d'excitation du match. Malheureusement, dans la foulée, Del Potro a réussi le break d'entrée dans le troisième set. Le soufflé est alors retombé et cette troisième manche fut bouclée presque aussi rapidement que la première (6-1 en 30 minutes). Tsonga a fait illusion jusqu'à quatre partout dans le 4e set, avant un ultime break de Del Potro dans le neuvième jeu. Le 6e break du match pour le numéro 5 mondial. Celui de trop pour Jo.

L'aventure s'arrête donc nette pour le Français. " J'aurais préféré continuer, c'est comme ça, je perds contre un gars qui était plus fort que moi aujourd'hui, tout le mérite lui en revient", a commenté le Français, déçu mais sans trop de regret au vu de la physionomie de la partie. "Avec le jeu que j'ai développé, je n'ai pas forcément beaucoup de regrets à avoir, admet Tsonga. J'ai même eu de la chance d'avoir gagné un set. Je recommencerai l'année prochaine en espérant être encore plus fort ." Son deuxième Roland-Garros lui a tout de même confirmé qu'il était capable de prendre du plaisir sur terre battue, et d'en donner. " J'espère que je n'entendrais plus trop que je suis pas capable de jouer sur terre battue...", dit-il.

Pour Del Potro, c'est l'âge des possibles. Sans avoir livré un match exceptionnel, il a affiché une sérénité impressionnante pour un joueur de 20 ans confronté à un environnement potentiellement hostile. Conscient de ce danger, Del Potro a tout fait pour que Tsonga ne puisse sortir d'une certaine torpeur. "Affronter Jo en France était un défi très difficile. Il a fallu que je reste le plus calme possible car j'avais l'impression de jouer avec tout le public contre moi", confie l'Argentin. C'est la troisième fois consécutive qu'il se qualifie pour les quarts de finale d'un tournoi du Grand Chelem, après l'US Open l'an dernier et l'Open d'Australie au mois de janvier. Jusqu'ici, il a toujours chuté à ce stade. Il tentera d'avancer d'un cran dans sa progression face à Tommy Robredo. Mais dans un tournoi plus ouvert que jamais après les éliminations de Nadal et Djokovic, del Potro n'a aucune raison de ne pas croire en son destin. C'est aussi l'avis de sa victime du jour: "Je le vois capable d'aller au bout. Il a le niveau de jeu pour", juge Tsonga.

Eurosport - Laurent VERGNE


Monfils retient la nuit

Gaël Monfils s'est qualifié pour les quarts de finale de Roland-Garros en balayant Andy Roddick en trois manches (6-4, 6-2, 6-3) lundi soir. Le Français a mis le feu au court Suzanne Lenglen pour boucler son match juste avant la tombée de la nuit. Il affrontera Roger Federer au prochain tour.

Gaël MONFILS (FRA, 11) bat Andy RODDICK (EU, 6) 6-4, 6-2, 6-3
Prochain adversaire: Roger Federer.

Gaël Monfils est en passe de devenir bien plus qu'une simple idole des jeunes. Ce lundi à Roland-Garros, le Français a signé une victoire en trois sets face à Andy Roddick qui confirme son parcours épatant dans le bas de tableau. Il atteint les quarts de finale du tournoi et s'offre une revanche contre Roger Federer qui l'avait stoppé en demi-finale l'an passé. Andy Roddick était trop tendre pour ce Monfils-là, chaloupé en fond de court et efficace au service.

35 minutes en moyenne par set, il fallait ça pour passer avant la nuit. Andy Roddick qui espérait déjà jouer le lendemain dès le début du second set a dû être déçu. L'Américain a testé la résistance nerveuse du Français en installant un climat de tension qui n'avait pas lieu d'être, interpellant l'arbitre de chaise et Monfils lui-même : "Je ne sais pas ce qui m'a frustré le plus: l'obscurité ou le fait que j'ai pas réussi à mettre en application ce que je voulais faire. Lui a servi le plomb, et surtout au bon moment", a dinqué l'Américain, qui restait sur de bonnes sensations sur terre, à Madrid (quart de finale) et los de premiers tours. "J'ai l'impression d'avoir pris les bonnes décisions mais de les avoir mal exécutées", a-t-il ajouté.

Peu importe les erreurs de Monfils dans la troisième manche, tout était déjà réglé comme du papier à musique. Avec 17 aces contre 4 pour Roddick, le dance-floor appartenait à Monfils, auteur par ailleurs de 45 points gagnants (contre 18 pour Roddick) au total. Le tube du tournoi pour l'instant, c'est lui. Avec son style tout en décontraction, ses genoux en guimauve prêts à danser le twist sur la ligne de fond de court, ses accélérations et ses amorties fines qui ont enfoncé la casquette de Roddick sur son regard noir. Ce dernier tirera tout de même la dernière révérence de la journée : "Il (Monfils) est le meilleur athlète qu'on ait jamais vu sur un court de tennis. Il couvre tellement de terrain, c'est incroyable. Il a le droit de jouer avec le public, c'est à son avantage mais c'est son droit." Maintenant, meilleur athlète ou pas, c'est un tout autre tournoi qui commence face à Roger Federer.
Eurosport


Monfils: "Je morfle encore"

Gaël Monfils était pressé de finir son huitième de finale face à Andy Roddick avant la tombée de la nuit lundi à Roland-Garros. Mais le Français, qui prefère "rester mystérieux" avant de jouer Roger Federer en quarts de finale mercredi, souffre toujours du genou.


Vous avez été plus vite que la nuit...

GAËL MONFILS : "C'est sûr que ce n'était pas facile. Je savais qu'on avait 1h30, 1h45 de jeu devant nous, peut-être un petit peu plus. C'était un peu stressant. Je suis content de l'avoir fait."

Vous ne vouliez vraiment pas revenir mardi?

G.M. : "Ben non, ça aurait été embêtant. Cela aurait été encore une nuit à cogiter sur le match. Peut-être je me serais senti moins bien mardi. Cela m'aurait fait perdre beaucoup d'énergie. Il fallait vraiment finir aujourd'hui."

Andy Roddick a loué votre service et votre couverture du terrain...

G.M. : "Merci à lui. Je sers moins fort que d'habitude, du coup je suis plus régulier qu'avant. J'essaye de viser plus de zones et de bien me concentrer sur ma première balle aux moments importants. Quant à ma couverture, c'est comme d'habitude: quand je suis bien en forme, ça fait partie de mon jeu."

Donc vous êtes en forme?

G.M. : "Je morfle toujours avec mon genou. Je dois m'en occuper toute la journée. C'est des soins sans arrêt. Mais sur le terrain je n'y pense plus."

Le fait d'être blessé vous permet-il d'être encore plus dans votre bulle?

G.M. : "Ça m'aide un peu. Mais il faut vraiment que je fasse attention, si je veux jouer au plus haut niveau, il faut que je fasse des soins tout le temps."

Un mot sur votre prochain match face à Roger Federer?

G.M. : "C'est toujours le même, un très grand joueur. Ça va être un grand match. Mais je ne veux pas en parler avant. Je préfère rester mystérieux. J'espère juste être prêt. Mais j'ai une belle revanche à prendre."

Comment se passe votre communion avec le public?

G.M. : "Cela me fait beaucoup de bien. Ce n'est pas de la transe mais presque. Cela me donne beaucoup d'énergie, des ailes. Le public répond présent. J'essaye de le faire aussi. Et j'en profite au maximum.

L'élimination de Nadal vous ouvre-t-elle de nouvelles perspectives?

G.M. : "Tout le monde parle de ça. Mais je m'en fiche un peu. Ce n'est qu'un joueur, alors que moi il me reste plein de matches."

AFP


PROGRAMME DE MARDI

Début des quarts de finale, mardi, à Roland-Garros. Chez les hommes, Robin Söderling, tombeur de Rafael Nadal, retrouvera le Russe Nikolay Davydenko, et Andy Murray sera opposé à Fernando Gonzalez. Du côté des femmes, Dinara Safina fera face à Victoria Azarenka quand Maria Sharapova défiera Dominika Cibulkova.


Court Philippe-Chatrier :

A partir de 14h :

Dinara Safina (RUS/N.1) - Victoria Azarenka (BLR/N.9) : 3-1
Andy Murray (GBR/N.3) - Fernando Gonzalez (CHI/N.12) : 1-1
Nathalie Dechy - Andy Ram (FRA/ISR) - Nadia Petrova - Max Mirnyi (RUS/BLR/N.4)


Court Suzanne-Lenglen :

A partir de 14h :

Robin Söderling (SUE/N.23) - Nikolay Davydenko (RUS/N.10) : 3-1

Dominika Cibulkova (SLQ/N.20) - Maria Sharapova (RUS) : 0-2
# 02/06/2009 à 02:31 cath
merçi FLO , encore un peu de temps et je t'enverrai un message ;
là , je suis comme RAFA , j'ai le plat aux fruits de mer , qui me reste sur l'estomac ...
COME ON ANDY !!!!!
mais GONZALEZ ET DAVYDENKO sont théoriquement sur son chemin

j'espere bien que GAEL MONFILS donnera le tournis a RODGEUR !!!!
et que , du coté des dames , KUZNETSOVA l'emportera façe à SERENA WILLIAMS : je pense que cette fois çi , elle a ses chançes

je repasserai !!!! à bientot , fans de RAFA !!!
# 03/06/2009 à 01:50 Nico
RESULTATS DE MARDI

Gonzalez - Murray 6-3,3-6,6-0,6-4

Soderling - Davydenko 6-1,6-3,6-1


Söderling toujours sur son nuage

Robin Söderling a confirmé sa superbe victoire sur Rafael Nadal en dominant le Russe Nikolay Davydenko, tête de série N.10, en trois sets (6-1, 6-3, 6-1) en 1h41. Il va jouer sa première demi-finale d'un Grand Chelem contre le Chilien Fernando Gonzalez, qui a dominé Andy Murray (6-3, 3-6, 6-0, 6-4).


Robin Soderling (SUE, 23) bat Nikolay Davydenko (RUS, 10) : 6-1, 6-3, 6-1
Prochain adversaire : F.Gonzalez


Le séisme Soderling n'a pas fini de sévir sur les courts de la Porte d'Auteuil. Après avoir réussi le casse du siècle au tour précédent en s'offrant le scalp du roi Nadal, quadruple tenant du titre, invaincu à Roland-Garros, le Suédois a réussi le plus dur en confirmant en quart de finale, infligeant une véritable correction à Nikolay Davydenko.

Sur un nuage face au numéro un mondial en huitième de finale, l'enfant terrible du tennis a une nouvelle fois évolué dans une autre dimension face au Russe, faisant la preuve que sa victoire de prestige n'était pas qu'un simple coup d'éclat. Pourtant réputé pour sa solidité en fond de court et sa capacité à rester campé sur sa ligne et à contrer les plus grands frappeurs, Davydenko n'a pu résister à la tornade venue de Scandinavie, montrant régulièrement des signes d'écoeurement.

Un gros service, un coup droit tonitruant... les principales armes de Soderling sont bien connues mais depuis le début de la quinzaine, aux côtés de son nouvel entraineur Magnus Norman, ancien finaliste à Paris, le Suédois a su ajouter à son arsenal une confiance sans borne et une régularité insoupçonnée. Comme face à Nadal, il a réalisé un véritable travail de destruction massive. Porté par sa première balle (198 km/h en moyenne), Soderling n'a pas retenu le moindre coup et n'a souvent eu besoin que de deux frappes de balles pour creuser des brèches béantes dans la défense russe. Réalisant de véritables ravages avec son coup droit et n'hésitant pas si nécessaire à venir finir le travail au filet, il a fait un véritable cavalier seul (34 coups gagnants). Davydenko a tout tenté, varié les effets, les longueurs, distillé les amorties mais pris de vitesse sur chaque frappe adverse (25 fautes directes), il n'a jamais été en mesure de résister au rouleau compresseur made in Göteborg et dû lui laisser la voie libre. Jusqu'où? Impossible de le savoir....


Fernando Gonzalez (CHI, 12) bat Andy Murray (G-B, 3) : 6-3, 3-6, 6-0, 6-4

Roger Federer, Novak Djokovic ou encore Andy Murray... Avant l'entame de la deuxième levée du Grand Chelem, les joueurs capables de rivaliser avec Rafael Nadal à la Porte d'Auteuil n'étaient pas légion et le nom de Fernando Gonzalez n'était quasiment jamais cité. Malgré un titre décroché à Vina del Mar, des places en demi-finales à Barcelone et Rome, la cote du Chilien n'était pas très élevée auprès des bookmakers mais c'était oublié bien vite que le Fernando Gonzalez 2009 n'a rien à voir que avec celui qui avait atteint la finale de l'Open d'Australie en 2007.

Détenteur d'un des coups droits les plus tonitruants du circuit, le Sud-Américain a su au fil des années élargir son arsenal et faire des progrès dans tous les domaines. Alors que depuis le début de sa carrière son revers et son toucher de balle étaient largement décriés, il démontre depuis le début de la quinzaine qu'il n'est plus le même joueur. Toujours aussi puissant en coup droit, Fernando Gonzalez a su à force de travail acquérir une régularité inespérée en fond de court, un revers capable lui-aussi de faire des ravages, une qualité d'amorties insoupçonnée... Andy Murray a fait les frais du nouveau Gonzalez.

Vainqueur de ses quatre premiers tours sans concéder le moindre set, la tête de série 12 n'a pas signé un sans-faute face au Britannique mais le Mur Hadrien dressé par Murray s'est avéré bien trop fragile pour espérer lui résister. Conscient de ne pouvoir rivaliser en terme de puissance, l'Ecossais a tenté tout au long du match d'enrayer la machine made in Santiago mais ses amorties, ses changements de rythme, ses variations se sont finalement avérés sans effet et n'ont pu stopper un Gonzalez en état de grâce. Avec 45 coups gagnants pour seulement 24 fautes directes, le Chilien n'a jamais relâché son emprise sur le match. Désormais seul l'improbable Robin Soderling peut désormais l'empêcher de démontrer qu'il fallait bel et bien compter sur lui...

Eurosport - Thomas Bonnet


Monfils-Federer, la revanche

Comme en 2008, Gaël Monfils va défier Roger Federer à Roland-Garros. Comme en 2008, le Français est arrivé Porte d'Auteuil sans références à cause d'une blessure. Les grandes différences en 2009, c'est qu'ils se rencontrent en quart de finale et que Monfils joue beaucoup mieux.

Gaël Monfils (FRA, 11) - Roger Federer (SUI, 2)
Face-à-face : 4/0
2006, Doha, dur, finale : Federer 6-3 7-6 (7/5)
2008, MS Miami, dur, 1er tour : Federer 6-3 6-4
2008, MS Monte Carlo, terre battue, 3e tour : Federer 6-3 6-4
2008, Roland Garros , terre battue, demi-finale : Federer 6-2 5-7 6-3 7-5

FLASHBACK 2008

Ce qui s'est passé en 2008 : Gaël Monfils joue une place en finale face à Roger Federer. C'est la première, et pour l'instant la seule, fois qu'il atteint les quarts et les demi-finales d'un tournoi du Grand Chelem. Gêné par un problème de lentilles, il rate son début de match mais accroche un Roger Federer solide mais soulagé d'éviter un cinquième set.

Les déclarations de la demi-finale 2008 : "Il m'a mis beaucoup de pression, c'était dur", avait concédéRoger Federer. "Mais j'ai eu la sensation de contrôler le match. Je n'ai jamais pensé pouvoir perdre. J'ai fait beaucoup de points avec des amorties et contre Gaël, c'était le bon choix. Je me suis amusé, c'était vraiment un bon moment. Le public a bien participé aussi: j'aime quand les gens vivent intensément ces beaux moments avec les joueurs."

Gaël Monfils : "Ah, la frustration, vraiment, parce que je ne suis pas passé très loin, peut-être pas du match mais au moins d'un cinquième set." Et il confirmait ensuite : "Je n'ai pas du tout été dépassé. Au contraire, ça a été un grand plaisir. Ça me motive encore plus. Je n'ai pas lâché. Je n'ai pas fait un faux "kif", genre tu arrives, tu mouilles, et tu prends 2, 2 et 2. Je suis arrivé sur le terrain pour gagner, je n'ai pas eu une seule pensée négative. Je suis resté dans le moment présent, bien concentré, toujours positif. Mais franchement, ses amorties, c'est pas des amorties, y'a un méchant effet rétro... Il faut qu'il m'explique. Je cours bien mais là, je ne peux dire que bravo".

ROLAND-GARROS 2009

. Ce que l'on attend : Un gros match, un très gros match, un match qui marque le tournoi. Tous les éléments sont réunis pour que cela arrive : Gaël Monfils navigue comme un Paquebot dans le tableau mais avec une embarcation fragile (douleur au genou). Son grand mérite : faire chavirer le public à chaque coup de pagaie. Il n'y a pas de raison que son tennis chaloupé ne fasse pas tanguer le N.2 mondial. Roger Federer sait lui que Rafael Nadal n'est plus là, et qu'il peut rêver à voix haute de remporter le seul titre du Grand Chelem qui lui échappe (un 14e n'est-ce pas Monsieur Sampras ?). Il sait aussi que son tennis est branché sur courant alternatif, que le public sera contre lui et que son adversaire a grandi, mais sa motivation, plus visible depuis quelques mois, devrait transparaître.

. Ce qui peut faire la différence : Physiquement, Roger Federer a travaillé un peu plus que Gaël Monfils, trois heures et demi de plus exactement (11h01 sur le court et 07h21 pour Monfils). La grande interrogation reste cependant l'état du genou du Français. Il souffre chaque jour et doit multiplier les soins au quotidien. Peut-il tenir un match en cinq sets très intense ?

Le jeu de Roger Federer a perdu en magie ce qu'il a gagné en sobriété. Le Suisse nous gratifie moins de coups surprenants, il monte cependant en puissance au fil des tours notamment au service (de plus en plus d'aces, 16 au dernier match et avant : 14, 11 et 10 au 1er tour, 85% de points inscrits sur ses premières balles et avant : 81%, 74% et 78%). L'année dernière, il avait fait jouer Monfils en l'amenant souvent au filet par le biais d'amorties bien senties. Il l'a encore fait cette année lors des premiers tours. En puissance, Tommy Haas l'a longtemps bousculé, on peut imaginer que les frappes profondes et lourdes de Monfils seront un danger permanent pour lui. La qualité de la première balle du Français, moins régulier sur une saison mais aussi sur ce tournoi que le Suisse, sera essentielle. Il peut claquer des aces mais en trois sets gagnants, c'est la régularité qui prime.

. Les enjeux : Depuis 2004, toutes les têtes de série N.2 ont atteint au moins les demi-finales. Normal c'était Nadal ! Roger Federer doit assumer son statut de N.2 ! Un avantage qui donne de la hauteur : aucun des neuf autres joueurs engagés en quarts de finale n'ont battu Federer sur terre battue. Plus remarquable, Federer n'a plus perdu avant les demi-finales d'un Grand Chelem depuis 19 tournois, soit depuis cinq ans, soit depuis Roland-Garros 2004 et une défaite face à Gustave Kuerten, un autre grand "chaloupeur". Gaël Monfils ne cherche lui qu'à atteindre sa deuxième demi-finale de Grand Chelem. En 2004, il gagnait le titre juniors. Il n'est que le 7e représentant français à jouer deux quarts de finale ou plus à Paris et le premier depuis Sébastien Grosjean (2001 quart de finale, 2002 demi-finale).

. Ce qu'ils en pensent :Gaël Monfils : "Ça va être un grand match. Mais je ne veux pas en parler avant. Je préfère rester mystérieux. J'espère juste être prêt. Mais j'ai une belle revanche à prendre." Roger Federer : "Honnêtement, je pense qu'il (Monfils) joue très bien alors qu'il était blessé récemment. Je l'ai joué plusieurs fois, il est toujours un peu avec des hauts et des bas. Tu ne sais jamais à quoi t'attendre. Mais il a un certain jeu qui est en place maintenant, il est plus calme qu'avant quand il jouait ses premiers Roland-Garros. Je pense que cela l'a aidé de ne pas faire de match en cinq sets durant les premiers tours."

A SAVOIR : Gaël Monfils n'a perdu aucun des cinq matches en cinq sets qu'il a joués à Roland-Garros.

Roger Federer en bref : 27 ans, 58 titres ATP, 651 victoires, 158 défaites, à Roland-Garros : 36 victoires et 10 défaites, sur terre battue : 136 victoires et 42 défaites.

Gaël Monfils en bref : 22 ans, 1 titre ATP, 118 victoires, 89 défaites, à Roland-Garros : 14 victoires et 4 défaites, sur terre battue : 42 victoires et 28 défaites.

Eurosport - Julien CARRASCO


Toni Nadal: "Un public stupide"

Toni Nadal, lors d'un entretien radiophonique réalisé pour Cadena Ser, en Espagne, a déclaré que le public parisien était "stupide". L'oncle et entraîneur de Rafael Nadal réagissait aux commentaires sur le public du court Philippe Chatrier, dimanche lors de la défaire du N.1 mondial.

"Ils le disent eux-mêmes et c'est vrai, le public parisien est stupide. Je crois que les Français n'aiment pas quand les Espagnols gagnent. Souhaiter la défaite de quelqu'un est une façon vaniteuse de s'amuser. Ils se comportent avec la vanité des gens qui se croient supérieurs", voici la déclaration dans son entier de Toni Nadal sur la chaîne de radio espagnole Cadena Ser. On peut comprendre l'amertume de Toni. Le public français n'a jamais été tendre avec Rafael Nadal et il a globalement savouré sa chute inattendue contre Robin Söderling dimanche. Ses parcours à Roland-Garros l'ont fasciné mais pas conquis. Les insinuations concernant la capacité physique du Majorquin ont eu ensuite un impact non négligeable sur son image dans les médias et parmi les spectateurs.

A la caricature de Nadal, certains ont peut être opposé un peu vite le tennis diaphane de Roger Federer, occultant par la même occasion les qualités techniques de l'Espagnol. Favori du public après les représentants français, le Suisse l'est certainement, comme Andre Agassi en 1999 avait pu l'être. S'il s'impose, Federer deviendra en effet le deuxième joueur de l'histoire à gagner les quatre tournois du Grand Chelem sur quatre surfaces différentes.

Le public veut du spectacle

On peut aussi évoquer le goût pour le spectaculaire, le goût de l'arène que flatte si bien le court central. Que le plus fort soit battu par surprise suffit à ceux qui attendent la "mise à mort" version corrida ou version gladiateur romain. Quel que soit le fair-play et les qualités techniques du joueur (en l'occurence du N.1 mondial). Et ça, c'est valable sur tous les grands courts du monde. Ce genre de stupidité n'appartient pas uniquement aux Parisiens d'un jour.

Toni Nadal, qui avait répondu aimablement à nos questions lors du tournoi de Bercy, est confronté à une nouvelle situation. Favori, N.1 mondial, son neveu est devenu la cible absolue, comme Federer a pu l'être en 2007 après deux ou trois années d'état de grâce. C'est à ce genre de désagrément que s'exposent les N.1. Il faut également remarquer qu'il est difficile d'identifier un public par tournoi, au-delà des coutumes et du climat local (les Américains mangent des frites pendant les matches, les Anglais des fraises et les Français bronzent) et des clichés pseudo-patriotiques ("Les Français n'aiment pas les vainqueurs"). Le public dont parle Toni Nadal est composé autant de spécialistes qui connaissent la vitesse de rotation de la balle de Rafael que de fans d'un jour, prêt à porter le bouc le lendemain parce que Robin Söderling en portait un le jour de sa victoire... Le sport aujourd'hui, c'est un spectacle qui ressemble parfois au carnaval. On adore y brûler les idoles, comme aux Fallas de Valence, en face de l'île de Majorque.

Eurosport - Julien CARRASCO


PROGRAMME DE MERCREDI

Suite et fin des quarts de finale, mercredi. Gaël Monfils, dernier Français en lice, tentera de prendre sa revanche sur Roger Federer, qui l'avait éliminé en demies l'an dernier, et Juan Martin del Potro sera opposé à Tommy Robredo. Chez les femmes, Sorana Cirstea fera face à Samantha Stosur et Serena Williams rencontrera Svetlana Kuznetsova.


Court Philippe-Chatrier :

A partir de 14 heures :

Sorana Cirstea (ROU) - Samantha Stosur (AUS/N.30) : 0-0

Gaël Monfils (FRA/N.11) - Roger Federer (SUI/N.2) : 0-4


Court Suzanne-Lenglen :

A partir de 14 heures :

Svetlana Kuznetsova (RUS/N.7) - Serena Williams (USA/N.2) : 1-5

Juan Martin del Potro (ARG/N.5) - Tommy Robredo (ESP/N.16) : 1-0
# 03/06/2009 à 23:14 Nico
Federer met fin au rêve français

Roger Federer s'est qualifié pour sa 5e demi-finale de suite à Roland-Garros en battant Gaël Monfils, dernier Français en lice (7-6, 6-2, 6-4). Il n'a pas su rivaliser avec le Suisse, pour la 20e fois d'affilée dans le dernier carré d'un tournoi du Grand Chelem. Del Potro sera son adversaire.

ROLAND-GARROS - Quarts de finale messieurs

Roger Federer (SUI, 2) bat Gaël Monfils (FRA, 11) 7-6(8/6), 6-2, 6-4.Prochain adversaire : Del Potro

Considéré comme le grandissime favori à la suite des éliminations successives du Roi Nadal, du Serbe Djokovic et du Britannique Murray, Roger Federer a l'occasion unique d'entrer définitivement dans la légende en s'offrant un 14e tournoi du Grand Chelem et en devenant avec Andre Agassi le deuxième joueur à remporter les quatre tournois majeurs sur quatre surfaces différentes. Conscient que ce rendez-vous avec l'histoire ne se représentera peut-être jamais au cours de sa carrière, chaque match devient pour le Suisse un véritable défi, chaque victoire un réel soulagement comme face à Tommy Haas en huitième de finale.

Certainement un peu perturbé par les conséquences d'un éventuel triomphe à la Porte d'Auteuil, l'ancien maitre incontesté de la planète tennis avait jusqu'alors peiné à évoluer à son meilleur niveau, se montrant régulièrement étonnamment fébrile. Face à Gaël Monfils, impressionnant depuis le début de la quinzaine, notamment face à Roddick au tour précédent, le triple finaliste à Roland-Garros avait conscience que se dressait face à lui un obstacle majeur, contre lequel la moindre baisse de régime pouvait être synonyme d'élimination prématurée.

En l'absence de Rafael Nadal, Gaël Monfils donne l'impression de représenter l'archétype même du joueur de terre battue. Couverture de terrain hors du commun, puissance de feu ahurissante en coup droit et au service, capacité à varier effets et longueurs de balle... le Français a une panoplie de coups suffisamment large pour espérer faire chuter le numéro 2 mondial. Malgré une blessure récente au genou gauche, il ne cachait pas ses ambitions : devenir le premier Tricolore à s'imposer à Roland-Garros depuis Yannick Noah en 1983.

Federer, un ton trop haut

Conscient des qualités défensives du dernier représentant hexagonal, qu'il ne devait pas s'engluer dans une longue bataille de fond de court, Roger Federer a, dès les premiers coups de raquette, fait étalage de velléités offensives évidentes. Profitant de la moindre balle courte, le Suisse s'est efforcé tout au long du match de prendre le jeu à son compte, n'hésitant pas à venir régulièrement conclure les points au filet (17 montées victorieuses sur 24). Au cours du premier acte, Gaël Monfils a parfaitement réussi à repousser les assauts adverses. Grâce à la puissance de son service, le poids de son coup droit, le Français a fait jeu égal mais une fois la première manche tombée dans l'escarcelle du joueur helvète après avoir laissé filer une balle de set, le protégé de Roger Rasheed n'a jamais su rebondir.

Les deux hommes ont par la suite suivi une trajectoire opposée. Alors que mise en confiance par le gain de la première manche au jeu décisif, Roger Federer montait en régime, Gaël Monfils a montré ses limites, notamment sur plan mental. Frustré par la perte du premier set, le Français ne pouvait cacher quelques premiers signes d'exaspération. Incapable de contrôler le revers chopé adverse, le Martiniquais, énervé, a donné le bâton pour se faire battre en forçant ses coups et commettant trop de fautes directes. Le numéro deux mondial n'en demandait pas temps en s'engouffrant dans la brèche.

Porté par un service toujours aussi efficace (seulement 27% des points concédés sur son engagement, 80% des points remportés derrière sa première balle), Federer a par la suite évolué un cran trop haut et réduit au silence les supporters tricolores. Toujours aussi implacable sur les points importants (4 balles de break sauvées sur 4, break à 4-4 dans le troisième set), le Suisse a composté son billet pour une vingtième demi-finale consécutive en Grand Chelem. Roger Federer serait même le premier joueur de l'ère Open à jouer cinq demi-finales de suite à Roland-Garros. Nadal, Ferrero, Courier, Lendl, Wilander et Borg en ont joué quatre de suite. De quoi se rapprocher encore un peu plus d'une entrée au Panthéon.

. FACE-A-FACE : 5-0 Federer
2006, Doha, dur, finale : Federer 6-3 7-6 (7/5)
2008, MS Miami, dur, 1er tour : Federer 6-3 6-4
2008, MS Monte Carlo, terre battue, 3e tour : Federer 6-3 6-4
2008, Roland Garros , terre battue, demi-finale : Federer 6-2 5-7 6-3 7-5
Eurosport


Monfils: "Je me suis agacé tout seul"

Gaël Monfils a regretté de s'être "agacé tout seul" après avoir perdu le premier set mercredi en quart de finale de Roland-Garros face à Roger Federer. Ce qui lui a fait perdre le fil du match. Tout en reconnaissant que le Suisse a été "plus fort que lui, tout simplement".


Avez-vous des regrets après ce match ?

G.M. : J'ai des regrets sur le deuxième set. Je me suis agacé tout seul. Pour battre ces mecs-là, il faut que j'apprenne à rester à 100% dedans. Après je me remets dans la partie, mais c'est cadeau pour lui. Il mène 2 sets à 0 et il peut se relâcher.

Et sur les balles de break au premier set ?

G.M. : C'était à celui qui entrerait dans le terrain et oserait et c'est lui qui l'a fait.

Pensez-vous que l'expérience a fait la différence ?

G.M. : Je ne le vois pas comme ça. Il a été tout simplement plus fort que moi. Il a mieux vu le jeu. Il a un jeu qui m'embête. C'est à moi d'être beaucoup plus constant. Si je veux prétendre gagner un titre du Grand Chelem, il faut que je batte des gars comme ça plus souvent.

Qu'est-ce qui vous gêne dans le jeu de Federer ?

G.M. : Il est super agressif. Quand il prend la balle tôt, je n'arrive pas bien à me positionner. Il joue beaucoup en contre-pied. Je le sais, mais ça va tellement vite... Contre d'autres, je sais que je vais courir et qu'il n'y aura pas de problème, mais contre lui... Et puis il y a aussi son petit chip court, c'est énervant, je le sais, mais je ne peux rien faire.

Regrettez-vous de ne pas avoir été plus soutenu par le public ?

G.M. : Ce qui est dur, c'est que le public respecte beaucoup Roger. Les gens ont du mal à se lâcher. A 4-4 au troisième, ils s'y mettent un peu, mais c'est trop tard. C'est plus dur que dans d'autres matches parce qu'ils veulent que Roger gagne le tournoi. L'aide du public m'aurait aidé, mais je peux comprendre.

Pourquoi avez-vous fait appel au médecin ?

G.M. : J'ai ressenti le fait que je manquais de matches. J'avais un peu mal au ventre, j'avais un petit coup de moins bien physiquement. J'ai demandé des vitamines et des gels très riches en sucre pour me donner un coup de "boost". Je n'étais pas en grande forme, mais je n'ai pas eu mal au genou.

Comment allez-vous préparer Wimbledon ?

G.M. : Je ne vais pas tarder à partir à Londres, pour jouer le Queen's. Roger (Rasheed, son entraîneur) m'a dit qu'il avait une bonne recette pour moi. Il m'a dit qu'il pensait avoir la solution pour que j'aime un peu plus le gazon et que s'il m'écoutait je pourrais faire quelque chose de grand.

Eurosport - avec AFP


Del Potro, la force tranquille

Sans faire de bruit, Juan Martin Del Potro s'est offert sa première demi-finale en tournoi du Grand Chelem en battant Tommy Robredo. Après deux quarts de finale infructueux à l'US Open 2008 et l'Open d'Australie 2009, le grand Argentin entre dans le dernier carré où Roger Federer l'attend.

ROLAND-GARROS - Quarts de finale messieurs

Juan Martin Del Potro (ARG, 5) bat Tommy Robredo (ESP, 17) 6-3, 6-4, 6-2. Prochain adversaire: Federer

Rapide, efficace, impressionnant. Telles sont les principaux adjectifs retenus par ses adversaires pour parler de Juan Martin Del Potro. A 20 ans, cet Argentin entre le dernier carré d'un tournoi du Grand Chelem pour la première fois de sa carrière. Une évolution somme toute logique pour lui qui a fait parler de lui l'été dernier en remportant quatre titres ATP de suite, avant l'US Open. A New York, Andy Murray, futur finaliste, l'avait freiné dans sa progression fulgurante. Cette année, Tommy Robredo n'a pas eu les coups pour le faire chanceler, et ce, en raison de 7 balles de break non converties en 2h10 de jeu. L'Espagnol, ex-N.5 mondial et actuel 17e mondial, était le dernier Espagnol en lice... mais comme en 2003, 2005 et 2007, il n'est pas parvenir à franchir ce stade de la compétition. Avec son élimination, il n'y aura pas d'Espagnol en demi-finale de Roland-Garros pour la première fois depuis 2004.

Par contre, Juan Martin Del Potro relance la mode argentine à Paris. David Nalbandian était le dernier Gaucho à s'être hissé dans le dernier carré parisien en 2006. Sera-t-il le nouvel Argentin à soulever la Coupe des Mousquetaires après Gaston Gaudio en 2004...? La question mérite d'être posée. Face à lui se dresse un Roger Federer, sûr de son jeu, de sa force et de l'enjeu qui se profile à l'horizon : glaner son premier titre à Paris en l'absence de Nadal. Récent quart de finaliste à Rome face à Novak Djokovic, et demi-finaliste à Madrid dans la foulée face à Roger Federer, le N.5 mondial n'a eu à faire qu'à des pointures pour être évincé des grands tournois. En témoigne encore son quart de finale joué à Melbourne à l'Open d'Australie face à... Roger Federer qui a expédié ce match 6-3, 6-0, 6-0.

C'est donc sans aucune victoire face à Federer en cinq rencontres que Del Potro écrira une nouvelle page de son histoire en Grand Chelem, non sans quelques airs de revanche face au N.2 mondial. "A Madrid, j'ai eu des opportunités que je n'ai pas su saisir, se laissait dire Juan Martin en conférence de presse. Je sais que pour gagner, il faudra que je sois à 100 %, dans mon tennis et mentalement. J'espère également qu'il va faire quelques erreurs, un peu comme il a fait contre (Tommy) Haas. Il faudra que je sois très présent." S'il a des chances de voir le public contre lui, Del Potro sait que son clan est un atout : et notamment Franco Davin, son entraîneur. Celui qui est son mentor depuis début 2008 est un ancien joueur spécialiste sur terre battue. Si Del Potro est là où il en est, il le doit à Davin. S'il met un terme à la quête du 14e titre en tournoi du Grand Chelem de Roger Federer, il saura également d'où vient cet exploit.
Eurosport
# 04/06/2009 à 01:09 cath
bonjour à tous !!!!!

tres interessant cet article de JULIEN CARRASCO :
voila bien des pistes qui éclairent l'attitude du public lors de la défaite de RAFAEL ....

il y a donc l'effet "psychologie des foules" que j'ai évoqué plus haut ' et qui est reconnu dans bien des contextes !!
-plutot inconsciemment, le public applaudi la chute de l'idole , comme à l'époque romaine ou le gladiateur, un temps adoré , est mis à mort dans l'arene .

- dans tous publics , il y a les fins connaisseurs en tennis , les admirateurs de RAFA et ceux qui viennent simplement voir un match de tennis ;ou bien passer un bon moment .... voila donc un public qui est autrement plus complexe , qu'un ensemble de gens "stupides...."

- bien des personnes ont applaudis la victoire , le bon tennis de SODERLING : ce qui est leur droit ;

- vraisemblablement , d'apres ce journaliste , bien des spectateurs de ROLAND GARROS ont été "fascinés" mais pas "conquis" par le parcours de RAFA, porte d'auteuil , depuis maintenant plusieurs années : ça je ne sais pas....je pense que le joueur espagnol a bien des admirateurs en Françe ....bien des personnes "conquises"
....sinon ...je ne serais pas "là" en train de l'évoquer !!!!!


-RAFAEL NADAL l'a encore redis récemment lors d'une interview :
" bien des personnes croient que je gagne grâce à mon physique ; c'est faux : je gagne aussi parce que je joue bien au tennis "
hé ben oui ....RAFA sait tout faire avec une raquette :
nous l'avons TOUS évoqué içi :
son coup droit puissant , son lift , son revers à deux mains ( qui fait mal lorsqu'il est bien croisé) , son talent réel à la volée , son jeu de jambes et ses passings shots en bout de course.... ses smachs et ses amorties imparables , la forçe de son mental , ses facultés d'adaptation selon ses adversaires.....et selon les surfaçes , sa premiere balle de serviçe , avant tout en plaçement et parfois en aces....
saisissant de progression , de talent, de facultés techniques sans cesse renouvelées .....RAFAEL NADAL est le seul joueur à avoir pleinement réussi à renverser le maitre FEDERER , joueur suisse au talent inoui ;

ROGER FEDERER n'est pas "le plus grand joueur de tous les temps" : ce superlatif est inutile : RODGEUR est un champion , il est unique .
RAFAEL NADAL n'est pas "el gladiator" , pas plus qu'il n'est "le taureau de Manacor" : RAFA est un champion , il est unique ;
les styles différents de ces deux joueurs , nous offrent des matchs superbes ;
mais à trop vouloir souligner le jeu aérien , construit avec patiençe et finesse, du tennisman suisse, bien des personnes en oublie le jeu félin et sans cesse à l'affut du moindre progrès, du joueur espagnol ;
l'erreur a été d'opposer la classe de FEDERER , à la puissançe de NADAL ; c'est trop réducteur pour le Mayorquin .tout comme le fait d'évoquer encore et encore son sourire séduisant ;

un temps viendra ou son talent sera pleinement reconnu .....



voila mon hommage à deux grands champions....
# 04/06/2009 à 01:17 cath
.....cela dit , notre RAFA a dans l'ensemble , "oublié" son talent pour cette édition de RG ....

MURRAY et la terre battue , c'est pas encore ça...
GAEL est doué ; mais je crois bien qu'il avait trop mal au genou ;
KUZNETSOVA a réussi à battre l'indétronable SERENA WILLIAMS !!!! SVETLANA retrouve confiançe en elle !!
( parce qu'elle en a essuyé des défaites façe à la joueuse américaine... )

les demis finales sont là ....
# 04/06/2009 à 10:37 Florence
Cath voilà un résumé que j'approuve. Et puis est-on toujours en pleine forme ? Federer peut respirer il n'y a plus Nadal pour le contrer. Moi je pense que Nadal est reparti à Majorque pour préparer Wimbledon. On pourrait peur-être encore le revoir avec ses bandages aux genoux.
C'est bien dommage que Federer n'est pas tombé sur le suédois. Pour ma part, je souhaite que Del Potro ramisse Roland Garros, vous le savez que je n'aime pas Federer.
Quand à Wiwi Cath elle a été battue et c'est très bien, je n'ai pas regardé le match car je suis dans un livre on ne peut plus passionnant et qui me tient en haleine.
Voilà que Del Potro gagne, dans le fond il n'a rien à perdre.
bonne journée.
# 04/06/2009 à 23:18 cath
merçi FLO , d'avoir preté attention à mon petit texte sur ce qui s'est passé à RG , mais surtout , sur ce qui fait la forçe du tennis de NADAL , sans oublier , avec fair- play , ce qui fait la forçe du tennis de FEDERER ;

en constatant que , pour l'instant , une bonne partie des amateurs de tennis ne retiennent que la carrure d'athlète de RAFA ....ou son beau sourire ...
mais je suis confiante : il sera reconnu aussi pour son talent
# 04/06/2009 à 23:29 Nico
PROGRAMME DE VENDREDI

Les demi-finales hommes seront au programme vendredi sur le court Philippe-Chatrier. Ainsi, on retrouvera à partir de 13 heures le duel entre le Suédois Robin Söderling et le Chilien Fernando Gonzalez. C'est ensuite Roger Federer qui croisera le fer avec l'Argentin Juan Martin Del Potro.

Court Philippe-Chatrier

A partir de 13 heures

Robin Söderling (SUE) [23] - Fernando Gonzalez (CHI) [12] : 3-4

Juan Martin Del Potro (ARG) [5] - Roger Federer (SUI) [2]: 0-5


Gonzalez-Söderling, gong ou dring ?

Si Roland-Garros est un tournoi bling-bling que Boum Boum (Boris Becker) n'a jamais remporté, Fernando Gonzalez et Robin Söderling ont les moyens d'y frapper un grand coup en atteignant la finale de l'édition 2009. Coup droit contre coup droit, l'heure des cogneurs a sonné...

ROLAND-GARROS - Tableau messieurs - Demi-finales

Fernando Gonzalez (CHI, 12) - Robin Söderling (SUE, 23)
Face-à-face : 4/3 pour Gonzalez.


2007 Chpt du monde par équipes, terre battue : Gonzalez 4-6, 7-5, 6-4
2007 MS Indian Wells, dur, 2e tour: Gonzalez 7-6(4), 7-6(2)
2006 MS Canada, dur, 1er tour : Gonzalez 6-3, 4-6, 6-2
2006 MS Monte Carlo, terre battue, 3e tour: Gonzalez 6-2, 3-1, abandon
2006 MS Indian Wells, dur, 1er tour: Soderling 6-4, 6-0
2004 US Open, dur, 1er tour : Söderling 6-4, 7-6(3), 6-7(4), 6-1
2004 Marseille, dur, 1/4, Soderling 7-6(5), 6-3


SODERLING, LE REVEIL SUEDOIS

Cela ne fait pas dring, cela ne fait pas le bruit d'une biscotte, cela fait plutôt un bruit sourd dans la raquette: voici le nouveau réveil suédois, version Robin Söderling à Roland-Garros. Rafael Nadal, mais aussi David Ferrer et Nikolay Davydenko ont été pris en sursaut par les coups de grande envergure de Robin. Pour comprendre le tennis de ce demi-finaliste surprise, il faut oublier les anciennes gloires du tennis suédois. Ne pensez pas au jeu froid du métronome Bjorn Borg, les analyses de Mats Wilander, les lifts de Jonas Svensson et Joachim Nyström, mais souvenez-vous du météore Mickaël Pernfors en 1986 et, surtout, plus près de nous pensez à Pim-Pim, Joachim Johansson. Son compatriote privilégiait la puissance, notamment de son service (blessé à l'épaule, il a depuis pris une retraite avancée). Robin ne tape pas aussi fort dans la balle mais son grand gabarit lui permet de faire tomber la balle de très haut (1.93m), et de ne pas craindre les lifts des terriens. Celui de Nadal est ainsi redescendu de plusieurs étages.

Depuis six mois, Robin travaille avec Magnus Norman, un autre Suédois dans la lignée des relanceurs toniques, et Robin a trouvé la distance. Avec les balles et avec lui-même Norman, c'est un ancien finaliste du "French" (2000, battu par Kuerten), lui apporte son expérience et son sens psychologique : "Avant de bosser avec Robin, on a réalisé un audit sur ce qu'il fallait lui faire travailler. Le mental est apparu comme une priorité. On a donc beaucoup parlé, échangé. Avant, il était comme un adolescent sur le court. Aujourd'hui, c'est un homme. Il est devenu un combattant qui garde son sang-froid." Peu enclin à aller voir au filet ce qu'il se passe, il déploie depuis le début du tournoi un tennis percutant, qui penche légèrement côté coup droit. Sa capacité à relancer, avec son geste très ample, a surpris les joueurs plus explosifs et plus rapides (Ferrer, Davydenko et Nadal).

LA DÉCLARATION :


Robin Söderling : "Si certains ne m'aiment pas, je n'y peux rien. Moi je me concentre sur mon jeu, je suis là pour jouer au tennis et non pour me faire des amis. Je me moque d'être connu"

A SAVOIR : Rafael Nadal a battu Robin Söderling 6-1, 6-0 à Rome cette année mais le scénario du match ne correspondait pas au score. Nadal avait dit lui même en conférence de presse : "Cela a été très difficile, j'aurai pu perdre 1-4 dans la première manche."

. Robin a gagné deux de ses trois tournois en France, à Lyon (2004 et 2008).

. Les Suédois en finale à Roland-Garros : Bjorn Borg (vainqueur en 1974, 1975, 1978, 1979, 1980 et 1981).
Mats Wilander (vainqueur en 1982, 1985 et 1988, finaliste en 1983 et 1987).
Sven Davidson (vainqueur en 1957, finaliste en 1955 et 1956)
Mikael Pernfors (finaliste en 1986)
Stefan Edberg (finaliste en 1989)
Magnus Norman (finaliste en 2000)


GONZALEZ, LE MARTEAU CHILIEN

Fernando Gonzalez, ce n'est pas le coup de griffe de l'illustre Marcelo Rios, c'est un coup droit sauvage, dompté depuis quelques années pour le plus grand bonheur du Chili. Dans le sillage de Nicolas Massu, moins puissant comme le nom ne l'indique pas, Fernando s'est taillé un joli palmarès, avec en prime une finale de Grand Chelem en Australie (2007). Sur terre, Fernando rafle tout ce qui dépasse (7 titres sur 10) dans les compétitions mineures à Viña del Mar par exemple. Avec Massu, il est devenu une idole depuis leurs médailles Olympiques ramenées d'Athènes 2004 (bronze en double, or pour Massu), et Pékin (Argent en simple). Depuis 2004, Fernando navigue entre la 25e et la 5e place mondiale qu'il a atteint pendant près de six mois en 2007. Sur dur, son enchaînement service-coup droit fait des ravages. A Roland-Garros, en trois sets gagnants, il a connu trois désillusions en 2001, 2004 et 2007. Sinon, les joueurs qui l'ont sorti sont tous des références : Gustavo Kuerten, Juan Carlos Ferrero, Roger Federer (2008 et 2005) et Novak Djokovic l'an dernier.

A Paris cette année, Fernando s'est montré intraitable, confirmant ses bons résultats sur terre à Rome et Barcelone (deux fois demi-finales). Le match référence, c'est celui contre Andy Murray. Pendant un set et demi, Fernando a assommé l'Ecossais, N.3 mondial de ses coups droits de maréchal-ferrant. Ensuite, il a accusé le coup sans toutefois perdre le contrôle de la partie. Son revers à une main lui permet aussi d'accélérer. Physiquement, il est loin d'avoir atteint ses limites puisqu'il est celui qui a passé le moins de temps sur le court 08h33. Pas de match en cinq sets titanesques comme celui livrés face à Richard Gasquet à Melbourne. A presque 29 ans, il est peut-être le plus âgé des demi-finalistes (le plus âgé depuis Tim Henman en 2004), mais il compte retrouver ses jambes de 17 ans. En 1998, il avait remporté le titre juniors.

LA CLEF DU MATCH

La grande question pour Gonzalez est la suivante: combien de temps peut-ile frapper son coup droit avec la même intensité ? Le geste de Robin Söderling est plus ample, mais il est moins forcé. Cela semble prendre moins d'énergie sur la durée d'un match. Le Suédois prend aussi la balle plus tôt. Le duel sera évidemment dans la diagonale revers, mais aussi dans la profondeur.

A SAVOIR: Luis Ayala est le dernier Chilien qui a atteint la finale Porte d'Auteuil en 1958 et 1960. Il était demi-finaliste en 1959.

. 7 représentants du continent sud-américain ont déjà atteint au moins une finale à Roland-Garros depuis l'ère open : Guillermo Vilas (ARG), Victor Pecci (PAR), Andres Gomez (EQU), Gustavo Kuerten (BRE), Guillermo Coria (ARG), Gaston Gaudio (ARG) et Mariano Puerta (ARG).

Eurosport - Julien CARRASCO


Federer: "Ça a fait clic"

Roger Federer a estimé avoir réalisé "le match le plus solide" de sa quinzaine à Roland-Garros mercredi après s'être qualifié pour la 20e demi-finale d'affilée dans un Grand Chelem. Le Suisse affirme même que "pour la première fois dans ce tournoi, ça a fait clic".

Comment analysez-vous votre match ?

R.F. : Je pense que c'est mon match le plus solide depuis le début du tournoi. C'est arrivé au bon moment car Gaël est un adversaire dangereux. Avant le match j'étais un peu nerveux. Mes quatre premiers tours ont été compliqués. J'ai toujours eu un break ou un set de retard. Il était important que je soigne mes débuts de match. Après avoir gagné le premier set, j'ai pu jouer plus relax. Pour la première fois dans ce tournoi, ça a fait clic.

Comment expliquez-vous votre nervosité ?

R.F. Cela m'arrive de temps en temps. Quand j'ai envie de trop bien faire, quand je dois affronter un public difficile ou quand je ne suis pas à 100 % sûr de mon jeu, ce qui était le cas ici je pense. J'étais nerveux hier et aujourd'hui encore à l'échauffement. Je me sentais fatigué, j'étais stressé, pas bien. C'était désagréable mais je savais avec l'expérience que ça allait s'arranger une fois sorti sur le court. Si ça avait été mon premier quart de finale, je me serai peut-être écroulé sous la pression.

Et le fait d'être considéré comme le favori du tournoi désormais ?

R.F. : C'est l'une des raisons pour lesquelles j'étais nerveux. Nadal a perdu, Djokovic a perdu, le tableau est forcément plus ouvert et je sais que je suis le favori. Cela ne m'a pas affecté directement car ça n'avait pas d'incidence directe sur moi. Mais c'était quelque chose que j'avais forcément à l'esprit. Ce n'est que maintenant que ça va vraiment m'affecter car je joue Del Potro et pas Djokovic en demi-finale.

Comment voyez-vous ce match ?

R.F. : J'ai connu beaucoup de succès contre lui mais ce n'est pas pour cela que je vais le sous-estimer. Il joue trop bien dans ce tournoi pour cela et il a fait des progrès incroyables depuis un an. Vu son âge, nos premières rencontres ne veulent pas dire grand chose et notre dernier match à Madrid a déjà été plus serré.

Comment ressentez-vous les encouragements du public parisien ?

R.F. : Je sens ce soutien depuis quelques années ici, mais cette année cela s'est démultiplié. Que ce soit dans la rue, au restaurant, sur un scooter, tout le monde me dit que c'est mon année. Je me sens presque adopté. C'est incroyable, tout le monde suit le tournoi ici. On n'a pas de tournoi du Grand Chelem en Suisse, je me sens comme chez moi ici.

Eurosport - avec AFP
# 05/06/2009 à 00:35 cath
BONJOUR NICO ET THOMAS ET TOUS LES FANS DE RAFA

merçi pour ce résumés qui nous montrent bien les parcours de SODERLING , de GONZALEZ ....
et à venir , je suppose , le portrait de DELPOTRO , futur adversaire de FEDERER ....
( FED , on ne le présente plus...il y en a tout un chapitre dans la barre des menus du site )

qu'est ce que vous voulez que je vous dise ????
DELPOTRO a bien progressé : à lui maintenant d'y croire, et de ne pas lacher sur le plan mental ;...et d'oublier ses défaites à chaque rencontre façe à RODGEUR
- je m'inquiete moins concernant les resssourçes psychiques du joueur suedois et du joueur chilien ;
bravo à GONZALEZ , dont la persévérançe , la ténacité , impose le respect;
bravo à SODERLING : quel changement en quelques mois!!!
on va pas pleurer pendant 107 ans parce qu'il a battu notre RAFA !!!!

concernant RAFAEL NADAL , plaçe à l'avenir !!!
et que sont talent soit reconnu , bon sang !!!
arretez donc mesdames ...de vous extasier sur le regard de velour et le sourire de RAFA !!!!
moi aussi , je le trouve charmant....et c'est qu'il joue drolement bien au tennis !! c'est un champion !!
un grand !!!! VAMOSSSSSSSS

.. je ne sais plus ou j'en suis.... ...
ah !!!
je suis enchantée par la finale dames:
KUZNETSOVA / SAFINA ...que la meilleure gagne !!!

concernant ces messieurs ....
FLO , je comprends tout à fait que FED ne soit pas ton chouchou ; personnellement , j'ai plutot tendançe à preter attention à TOUS les joueurs et joueuses : ils ont tous du mérite !!
je serai franche en disant que j'ai une toute petite préférençe pour FERNANDO GONZALEZ : j'aime sa pugnaçité , sa patiençe....
je ne sais pas si son heure de gagner un grand titre est venu : peut etre ..
# 05/06/2009 à 10:42 Florence
Je suis tout à fait d'accord avec toi Cath sur le talent de Nadal, encore une fois celà peut arriver de ne pas être en forme.
Quant à la finale moi je voudrais que ce soit Gonzalez ou Somerling qui gagne et qu'ils fassent bâver FEDERER car ce dernier est vraiement trop prétentieux. Il a été habitué à gagner et n'est pas heureux actuellement.
Alors que l'un des deux lui fasse mordre la poussière.
Quant à Somerling, je ne connais pas grand chose en tennis comme je vous l'ai déjà dit mais il a fait énormément de aces et je ne trouve pas celà jouer au tennis pour la beauté du jeu.
# 06/06/2009 à 00:43 Nico
Söderling aura sa finale

Robin Söderling s'est qualifié pour la finale de Roland-Garros en battant le Chilien Fernando Gonzalez en cinq sets 6-3, 7-5, 5-7, 4-6, 6-4 et 3h28 de jeu. Le Suédois, tombeur de Nadal en huitième de finale, poursuit son parcours exceptionnel vers Roger Federer, vainqueur de Juan Martin Del Potro.

ROLAND-GARROS - Demi-finales messieurs

Robin Söderling (SUE, 23) bat Fernando Gonzalez (CHI, 12) 6-3, 7-5, 5-7, 4-6, 6-4
Prochain adversaire : Federer

Roger Federer (SUI, 2) bat Juan Martin Del Potro (ARG, 5) 3-6, 7-6 (7/2), 2-6, 6-1, 6-4

Robin Söderling n'est plus à un exploit près. Après avoir brillamment défait les Espagnols David Ferrer et Rafael Nadal puis le Russe Nikolay Davydenko aux tours précédents, le Suédois a mis fin, ce vendredi, à la quinzaine de Fernando Gonzalez. Victorieux du Chilien en cinq sets, après avoir mené deux manches à rien, Söderling est passé par tous les sentiments avant de décrocher son billet pour la finale de Roland-Garros, la première de sa carrière dans un tournoi du Grand Chelem et la première d'un tournoi sur terre battue. Et dire que le Suédois de 24 ans n'avait jamais passé le 3e tour à la Porte d'Auteuil avant cette édition 2009...

Face à la tête de série numéro 12, Robin Söderling a décidé de suivre le schéma qui lui réussit depuis son huitième de finale victorieux face au maître des lieux et - jusqu'à dimanche - du quadruple tenant du titre. Autrement dit, rester calme et serein en toute circonstance, jouer long, mais surtout imposer son jeu et dicter son propre tempo. Durant deux sets et dix jeux, c'est ce qu'il fait. A la perfection. Allant constamment de l'avant et surfant sur la confiance accumulée depuis le début de la quinzaine, Söderling maitrise sans broncher la puissance et l'agressivité de Fernando Gonzalez, incapable de prendre le dessus dans l'échange.

21 ans après Wilander ?

Sous les yeux de son entraîneur, Magnus Norman, dernier Suédois finaliste à Roland-Garros (en 2000), et Björn Borg, sextuple vainqueur de l'épreuve parisienne (1974, 1975, 1978, 1979, 1980, 1981), Robin Söderling déroule lors des deux premiers sets avant de voir la machine s'enrayer quelque peu. Le Suédois commence alors à se dérégler. Mené 6 jeux à 5 dans la troisième manche, Söderling laisse filer le set sur sa mise en jeu. Après avoir envoyé un coup droit hors des limites du rectangle ocre, sa 13e faute directe de la manche (contre 6 à Gonzalez), le Nordique ne peut que constater que le Chilien est de retour et qu'il va falloir s'accrocher.

Solide sur son service, dictant enfin le jeu, Fernando Gonzalez, qui vise une deuxième finale en Grand Chelem après celle perdue contre Roger Federer lors de l'Open d'Australie 2007, semble enfin dans son match. En face, Söderling, qui se met à balayer le court par de longues et usantes courses, a la tête des mauvais jours ; ceux qu'il n'a pas encore connus à Roland-Garros cette année. A quatre jeux partout et 15-0 sur son service, Fernando Gonzalez perd son calme. Fou furieux après une décision arbitrale qui accorde un point à son adversaire alors que la balle était faute, le Chilien s'assoit sur la trace et l'efface avec ses fesses. Si son geste n'est pas forcément "très classe", cet épisode ne change pas la belle dynamique de "Gonzo" qui, après un énième coup droit trop long de Söderling, s'adjuge le gain de la quatrième manche (6-4).

Moins à l'aise sur son service, Söderling accuse un terrible coup de fatigue. Dans l'ultime set, le Suédois tente, en vain, de finir les échanges à la volée. Contrarié sur ses mises en jeu, il est rapidement mené 4 jeux à 1. Tout laisse penser que Gonzalez, qui a pris le dessus physiquement et mentalement, file vers la finale. Mais Söderling se rebiffe et, au mérite, aligne cinq jeux, les cinq derniers de la rencontre. Lâchant de nouveau ses énormes parpaings en coup droit, le Suédois reprend le dessus. C'est sur l'un d'eux qu'il s'offre la plus belle victoire de sa jeune carrière après 3h28" de jeu. "C'était un match incroyable. J'ai très bien joué les deux premiers sets mais ensuite il a pris le dessus, je n'arrivais plus à la retourner", a-t-il commenté. Quand j'avais un break de retard dans le cinquième set, je me suis dit que je n'avais plus rien à perdre. J'ai commencé à retourner de nouveau très bien et tout a changé". Dimanche, Söderling pourrait offrir un nouveau titre à la Suède, 21 ans après Mats Wilander, vainqueur de Henri Leconte en 1988. Pour cela, il lui faudra réaliser une dernière prouesse. Au vu de son tournoi, cela semble être dans ses cordes...

Eurosport - François-Xavier RALLET


Federer force son destin

Après un match difficile de 3h28, Roger Federer est venu à bout de Juan Martin Del Potro en cinq sets 3-6, 7-6(7/2), 2-6, 6-1, 6-4. Le Suisse, N.2 mondial, jouera sa 4e finale de suite à Roland-Garros face au Suédois Robin Söderling afin de décrocher le seul titre majeur qui manque à son palmarès.

ROLAND-GARROS - Demi-finales messieurs

Roger Federer (SUI, 2) bat Juan Martin Del Potro (ARG, 5) 3-6, 7-6(7/2), 2-6, 6-1, 6-4
Prochain adversaire: Söderling.

Robin Söderling (SUE, 23) bat Fernando Gonzalez (CHI, 12) 6-3, 7-5, 5-7, 4-6, 6-4

Roger Federer touche au but. Pour la première fois en cinq ans, le Suisse, N.2 mondial, n'aura pas Rafael Nadal face à lui pour décrocher le seul titre majeur qui manque à son palmarès : Roland-Garros. Cette Coupe des Mousquetaires lui est passée sous le nez à trois reprises en raison d'une suprématie sans faille de Rafael Nadal depuis 2005. Cette récompense qu'il n'osait même plus espérer à voix haute, avant ce vendredi soir où le Suisse est allé chercher une qualification à la force du poignet et d'un mental à toute épreuve tout au long de cette quinzaine. Cette année, c'est Robin Söderling qui tentera de stopper le Suisse dans sa quête au record de Pete Sampras et ses 14 titres du Grand Chelem. Un record qu'il sera allé chercher au mental.

Face à Juan Martin Del Potro qu'il avait auparavant battu à cinq reprises avant cette demi-finale, le Suisse a eu toutes les peines du monde à entrer dans cette partie spéciale, 20e demi-finale de suite en tournoi du Grand Chelem de suite (la 200e rencontre du Suisse dans cette compétition si particulière). Une mauvaise habitude retrouvée cette semaine en quart de finale où il était mené deux sets à rien face à Tommy Haas. A l'instar de l'Allemand, Del Potro a réalisé une entrée en matière parfaite en étant agressif en coup droit, présent au filet, se retranchant derrière une grosse première balle de service (71% de moyenne sur les deux premières manches). En face, Federer n'existe que sur des coups splendides dont il a le secret. Mais trop peu pour sortir la tête de l'eau. A l'image de ses balles de break sur le service adverse : le Suisse s'en procure en tout début de match... et dans les quatrième et cinquième sets.

Si cette rencontre a duré près de 3h30, Federer n'a pas attendu 15 minutes pour obtenir ses deux premières balles de break. Par contre, il lui a fallu deux heures de plus pour avoir une troisième occasion. Deux heures pendant lesquelles le Suisse aura subi le jeu de l'Argentin. Malgré une vingtaine de fautes directes pendant trois sets, Federer réussit à reprendre de l'air dans la deuxième manche en remportant un jeu décisif, moment où Del Potro laissait échapper la majorité des points. Un écart de conduite pour l'Argentin - jusqu'ici irréprochable - vite rattrapé au troisième set, plié 6-2 en 36 minutes de jeu.

19e finale en tournoi du Grand Chelem, record égalé

Malgré cette nouvelle gifle, Federer redressait la tête dans la quatrième manche en profitant d'une sérieuse baisse de régime de son adversaire. Moins précis dans ses frappes, mais toujours aussi puissant, Juan Martin laissait filer le set, notamment sur son service (47% de moyenne de premières balles sur les deux derniers sets). On pensait même la partie pliée dans la cinquième manche au premier break de Federer (2-0). C'était sans compter sur un énième regain d'énergie de Del Potro qui laissait place à un suspense haletant... mais rapidement étouffé par le Suisse, auteur d'un énième break fatal au 7e jeu. Si l'Helvète manquait une première balle de match sur le service de l'Argentin, il ne ratait pas sa seconde balle de match, cette fois-ci sur son service.

Si Del Potro a droit à une belle ovation en sortant du court, il laisse échapper quelques larmes en guise de regret. Federer, acclamé par un public debout à sa sortie, est également au bord de l'émotion après son deuxième combat en cinq sets de la semaine. "J'étais triste pour lui, réagissait à chaud Federer à la fin du match. C'était une demi-finale les plus difficiles de ma carrière et la plus émotionnelle comme celle jouée face à Marat Safin à Melbourne en 2005" (défaite de Federer en cinq sets). L'ancien N.2 mondial aura encore droit à son quota d'émotion dimanche, au moment de jouer sa 4e finale de suite à Paris. Et surtout sa 19e en finale de Grand Chelem, record égalé avec Ivan Lendl. En route vers son 14e titre du Grand Chelem pour la 2e fois de sa carrière, après un raté à Melbourne face au seul joueur qui l'a battu en finales de Grand Chelem (Rafael Nadal), une dernière statistique : Agassi a remporté sa seule Coupe des Mousquetaires en 1999 lors de son 11e Roland-Garros. Et quand on s'aperçoit que Federer vit sa 11e participation à Paris, tout est permis. Même face à la surprise du tournoi nommée Robin Söderling.

Eurosport - Sébastien PETIT


Gonzalez «jamais à l'aise»

Fernando Gonzalez, vert de rage, n'a pu venir à bout de Söderling. (REUT)Déçu après sa demi-finale perdue face à Robin Söderling, Fernando Gonzalez a souligné la qualité de jeu du Suédois en conférence de presse. Trop souvent bousculé par son adversaire, le Chilien n'a jamais réussi à mettre son jeu en place.

«Fernando Gonzalez, que pensez vous de votre match ?

Je ne me suis jamais senti à l'aise sur le court, à cause de lui, de son jeu. Il a joué à très haut niveau. Il a beaucoup fait bouger la balle, et je n'ai pas réussi à la frapper comme je le voulais. Cela a été un match très difficile. J'ai continué à essayer, à trouver des moyens de jouer. Il a lui aussi raté quelques coups. J'ai saisi mes occasions, et ça s'est terminé au cinquième set.

Que s'est-il passé dans la dernière manche ? Vous meniez 4-1 et vous n'avez plus marqué...

Il ne s'est rien passé, on était à 4/1, et il glissait très, très bien. Et puis, il a eu un coup absolument dingue, à un moment. C'était surtout à 4/2, quand je servais, il a eu de très beaux retours, moi j'ai eu des problèmes avec mon service. J'essayais de passer ma première balle, et de gagner des points comme je l'avais fait sur les deux sets précédents. Mais je n'ai pas voulu prendre le risque de jouer sur mon second service à ce moment-là, ce qui est une erreur, parce que ça m'a coûté le match.

Vous avez eu un petit problème avec le juge de ligne. Que pensez-vous de la décision ? Cela a-t-il eu un impact sur vous ?

Un seul point n'a pas d'impact sur un match en cinq sets. Mais j'étais vraiment énervé. J'étais vert de rage... Je suis un être humain, je ne savais pas trop que faire. Je lui ai montré la marque, le juge de chaise est descendu et ne m'a rien montré. C'est pourquoi je suis sorti de mes gonds, il ne m'a rien montré. Ensuite, j'ai fait un truc pour me marrer (il a essuyé la marque avec ses fesses), puisque de toute façon il n'y avait pas moyen de discuter plus.

Mieux vaut que Söderling rencontre Federer ou Del Potro en finale ?

Compte tenu de la façon dont il joue en ce moment, il a une chance contre n'importe qui ! Aujourd'hui, les deux premiers sets, je n'ai pas pu jouer. Je n'ai réussi à trouver une façon de le dominer qu'à partir du troisième set. Mais il joue très, très long et il rattrape toutes les balles. Je n'arrivais pas à le déborder alors que lui y arrivait. Je pense avoir fait un bon boulot, parce que j'ai réussi à revenir, mais Söderling a vraiment joué à un excellent niveau.»

Recueilli par P.B, à Roland-Garros


Söderling: "Je me surprends moi-même"

La belle aventure de Robin Söderling se poursuit à Roland-Garros. Le Suédois s'est qualifié pour la première fois de sa carrière en finale de Grand Chelem aux dépens du Chilien Fernando Gonzalez (6-3, 7-5, 5-7, 4-6, 6-4). Et Söderling ne compte pas s'arrêter là : il en veut plus.

Robin Söderling, quel a été votre premier sentiment après la balle de match ?

Robin Söderling: "C'était le soulagement que ce soit terminé parce que c'était long et j'étais fatigué. (A partir du 3e set), il ne ratait presque plus un premier service. Je ne jouais pas mal, mais je n'arrivais pas à retourner."

Comment êtes-vous revenu dans le cinquième set ?

R.S: "J'étais fatigué, mais je me suis dit que ça ne pouvait pas se terminer comme ça, que je ne pouvais pas partir sans donner tout ce que j'avais. J'ai essayé de prendre son service un peu plus tôt, alors j'ai réussi à remettre la balle en jeu. J'ai recommencé à bouger un peu mieux."

Que représente cette finale pour vous ?

R.S : "C'est un grand sentiment d'être en finale d'un des plus grands tournois du monde, surtout sur terre battue. Il y a quelques temps, je n'aurais jamais cru que si j'atteignais la finale d'un Grand Chelem ce serait sur terre battue, même si je joue de mieux en mieux sur cette surface depuis deux ans. Battre Nadal sur terre battue, c'était peut-être le plus grand challenge possible en ce moment dans le tennis, mais j'en voulais plus après cette victoire, et c'est toujours le cas maintenant."

Qu'est-ce qui a changé par rapport au passé récent ?

R.S : "Ma régularité. J'ai toujours su qu'en jouant à mon meilleur niveau je pouvais battre n'importe qui. Maintenant j'arrive à jouer plusieurs matches de suite à mon meilleur niveau. Je me surprends moi-même, je dois dire. Mais je me disais que j'avais battu de grands joueurs, alors pourquoi ne pas le faire en Grand Chelem. Maintenant je l'ai fait."

Comment est perçu votre parcours en Suède ?

R.S: "J'espère que ça signifiera beaucoup de choses pour le tennis en Suède, que beaucoup de gosses voudront se mettre au tennis et que dans quelques années nous aurons de nouveau beaucoup de bons joueurs."

Pensez-vous pouvoir faire face à la pression en finale ?

R.S: "La finale, c'est le match que je veux vraiment gagner. J'ai joué de grands matches sur le Central, je crois que je suis prêt. Ca ne m'a jamais posé de problème de jouer sur les grands courts. Ce n'est que du tennis."

On dit que vous ne saluez pas toujours les joueurs dans les vestiaires. Est-ce vrai ?

R.S: "C'est vrai que je ne dis pas toujours bonjour, mais c'est parce que je suis souvent tendu avant les matches, ça n'a rien à voir avec les autres joueurs."

Eurosport - avec AFP


Federer : «Le passé ne compte plus»

Roger Federer et Juan Martin Del Potro, tous deux émus après leur match.(REUT)«Après une qualification pour la finale d'un Grand Chelem, le passé ne compte plus. Il n'y a plus de questions ouvertes, je sais où j'en suis. Je suis bien. » Il ne reste qu'une marche à Roger Federer pour gravir son Everest et remporter le seul tournoi du Grand Chelem qui manque à son palmarès. Après un parcours montagneux, le Suisse se sent en pleine forme physique avant d'affronter Robin Söderling.

« Roger Federer, comment analysez-vous votre match ?

C'était un match très difficile. Il a commencé très fort avec son service et il s'est appuyé notamment sur son coup droit. Il rate parfois de ce côté, mais ce n'était pas le cas aujourd'hui. Il m'a mis la pression. Il jouait très bien du fond de court et servait de mieux en mieux. Il était très important pour moi de rester dans le match en remportant le tie-break parce que je n'arrivais pas à me procurer beaucoup d'occasions de break. Plus le match avançait, mieux mon service fonctionnait et je savais que je pouvais toujours revenir. Plus le match durait, plus j'avais confiance en mes capacités physiques et mentales pour retourner la situation. Je suis heureux que cela se soit produit.

Est-ce l'expérience qui a fait la différence dans un cinquième set contre Del Potro ?

Oui, je me sentais plus confiant face à un jeune joueur. C'est très inhabituel de disputer cinq sets quand on est jeune. Dans un cinquième set, on ne peut pas juste taper des coups incroyables. Le match devient beaucoup plus mental et physique. A mon âge, je suis donc meilleur dans ce dernier set qu'avant.

Dans les deux derniers sets, vous avez beaucoup utilisé l'amortie.

Au milieu du quatrième set, les conditions de jeu se sont ralenties avec l'arrivée des nuages. Cela m'a peut-être aidé et je l'ai utilisée davantage sur ses engagements et dans les rallyes. Je savais que si j'arrivais à le breaker, les choses prendraient un chemin plus favorable pour moi. C'est exactement ce qui s'est produit. J'ai commencé à mieux jouer, j'étais plus régulier et je variais bien. J'utilise toujours l'amortie, c'est un coup très important pour moi dans ce tournoi.

«Je sais où j'en suis. Je suis bien»

Comment vivez-vous ces matches marathon ?

C'est important de rester calme et en même temps, on est pris dans les émotions. C'est une super sensation de gagner un tel match après avoir été mené d'un set, puis deux sets à un et de ne pas pouvoir entrer dans le match. C'est incroyable. J'étais quand même assez triste pour lui parce que c'est un jeune joueur. Quand on est jeune, on pense qu'il n'y a pas beaucoup d'occasions d'accéder à une finale de Grand Chelem. J'ai énormément de respect pour lui car il a beaucoup progressé et je suis sûr qu'il sera un super joueur.

Lors de ce genre de combat, apprenez-vous davantage de choses sur vous-même ?

Les vrais tests en cinq sets dans les moments importants en quart de finale ou demi-finale ou finale donnent vraiment les réponses. Je suis content de jouer des matches en cinq sets même si je n'ai jamais joué un match en cinq sets dans ma carrière pour savoir où j'en étais. Mais aujourd'hui, j'ai beaucoup plus d'informations. Je sais exactement où j'en suis physiquement et mentalement. C'est plus simple aujourd'hui qu'avant même s'il y a une lutte. J'aime bien cela parce que j'ai aussi passé des moments plus faciles.

Quelles sont ces réponses ?

Il faut savoir qu'après une qualification pour la finale d'un Grand Chelem, le passé ne compte plus. C'est juste un sentiment. Il n'y a plus de questions ouvertes, je sais où j'en suis. Je suis très confiant car je n'ai pas de problèmes physiques pour dimanche et cela me rassure. Je suis bien.

Que pensez-vous de votre prochain adversaire, Robin Söderling ?

J'ai du respect pour ce qu'il a réussi. Il a réussi des matches énormes. Je l'ai vu un tout petit peu, c'est clair que c'est une surprise ! Parce que tu n'arrives pas juste comme ça, vite fait, en finale dans un Grand Chelem. C'est un exploit incroyable. Je ne suis pas encore à la fin, lui n'est pas encore à la fin, c'est ouvert pour nous deux. Je me réjouis pour lui qu'il ait pu exploser dans ce tournoi. Mais j'espère tout de même l'arrêter en finale ! Je n'ai jamais perdu contre lui. J'étais déjà ici en finale, mais je n'ai jamais réussi à gagner. Je suis favori, mais ça ne veut rien dire. Dans une finale, il y a la pression des deux côtés. Lui ne sait pas ce qu'est une finale de Grand Chelem. Il en a certainement vu beaucoup, mais il n'en a jamais disputé, et c'est autre chose. J'en ai tellement joué que ça pourrait m'avantager. En même temps, il n'a rien à perdre. C'est un match ouvert. »

Recueilli par S.D., à Roland-Garros
# 06/06/2009 à 10:44 cath
....et bien voila !!!!!
que ce soit pour la finale dames , comme pour la finale messieurs ...
ce seront des matchs ouverts.....
# 06/06/2009 à 11:25 Florence
Et bien voilà, mon souhait c'est réalisé ( Federer contre le suédois )
Je voulais que Federer goûte à ce que Nadal à eu et bonne indigestion pour Federer. Par contre les spectateurs ne sont pas très gentils, on applaudi Federer et c'est à peine si on n'hurle pas contre Soderling - pas très fair play tout celà.
Allez que le meilleur gagne, que vous ayiez un très beau match, moi je suis boustée par la politique car on vote aussi régions chez nous.
Allez bonne chance
# 06/06/2009 à 23:35 Nico
Au bon souvenir de Monsieur Agassi

Si Roger Federer s'impose à Roland-Garros, il aura, comme Andre Agassi, gagné tous les tournois du Grand Chelem sur quatre surfaces différentes. Le Suisse doit prouver par un 14e titre du Grand Chelem, contrairement à ce que dit l'Américain, que son travail rapporte autant que son talent.

POUR L'HISTOIRE

. Le 14e titre du Grand Chelem?

Roger Federer l'a touché du bout de la raquette à Melbourne. Il est à nouveau à portée de main : le record du nombre de titres du Grand Chelem (14) qui appartient à Pete Sampras. En Australie, comme lors de chacune des cinq finales de Grand Chelem perdues (trois à Roland-Garros, une à Wimbledon, une à l'Open d'Australie), c'est Rafael Nadal qui s'était interposé. Cette fois-ci, le Manacori regardera la finale au bord de sa piscine sur son île de Majorque. Depuis longtemps dans ce tournoi, Federer est seul sur un tremplin poussiéreux qui pourrait le propulser sur le toit du Hall of Fame (une maison "hantée" par les légendes du jeu). Ce record, Federer n'y pense plus aussi fort qu'il y a quelques années, mais qu'il vienne l'égaler ici, sur la terre parisienne où Pete Sampras n'a jamais atteint qu'une demi-finale en 1996, serait un clin d'oeil symbolique.

La lutte tout à fait honorifique et subjective pour le titre de meilleur joueur de tous les temps est en jeu. Cette "méta-compétition", superflue mais passionnante car elle génère des débats entre les joueurs, les observateurs et les amateurs du jeu, peut avoir une influence sur les résultats. Une fois atteint certains records, les meilleurs joueurs n'ont pas tous le même comportement. Certains disparaissent, comme Bjorn Borg en 1982, d'autres sont insatiables comme Ivan Lendl ou Jimmy Connors, il y a ceux qui attendent une reconnaissance incontestable malgré leurs lacunes comme John McEnroe, ceux dont la carrière est un accomplissement, Pete Sampras et Rod Laver, et ceux qui se battent jusqu'au bout pour atteindre leurs objectifs, comme Andre Agassi.

. 4 titres du Grand Chelem sur 4 surfaces différentes ?

Agassi. C'est lui qui permet d'évaluer aujourd'hui l'altitude historique de Roger Federer. Pour trois raisons : il est le seul joueur de l'histoire du jeu qui peut se vanter d'avoir réussi le Grand Chelem sur quatre surfaces différentes. Ce n'était pas sur une même année comme Rod Laver en 1962 et 1969, mais l'Australien n'a pas connu les quatre surfaces. Andre Agassi, vainqueur de son premier majeur à Wimbledon en 1992, puis de son premier US Open en 1994 et de son premier Open d'Australie en 1995, a connu le début d'une "seconde carrière" à Paris après une victoire mémorable en 1999, lors de sa onzième participation au French. Après 11 participations, Roger Federer n'a pas besoin d'entamer une seconde carrière, il n'a pas connu de trou noir dans son parcours, mais il a besoin de gagner Roland-Garros.

Le Suisse va participer à 19e finale de Grand Chelem, seul Ivan Lendl a fait aussi bien dans l'histoire du jeu. Sa régularité n'a pas d'égal depuis le début de l'ère Open et du tennis professionnel. Lors des 23 derniers tournois du Grand Chelem, il n'a manqué que cinq finales et n'a jamais perdu avant les demi-finales depuis 20 tournois. Cela vous pose un champion. Quoi qu'Andre Agassi dise. Avant le début de cette édition 2009, l'Américain avait donné un entretien à L'Equipe où, après avoir vanté le travail de Rafael Nadal, il n'hésitait pas à critiquer ouvertement Federer: " Voilà un gars qui a tout misé sur son talent. La difficulté dans sa situation est de savoir quoi faire quand l'écart avec ses rivaux se réduit (...) Désormais, il y a trois ou quatre gars qui s'attendent à le battre quand ils lui font face. Pas seulement qui pensent avoir une chance de le battre mais qui se sentent favoris contre lui. Ça fait une drôle de différence."

A l'avant-veille de jouer sa finale, nous avons perçu la déclaration suivante comme une réponse à Agassi : "J'ai toujours travaillé dur. Ce n'est pas la première fois que je travaille dur, c'est l'histoire de ma vie de travailler dur. Parfois, les gens réagissent de façon excessive, c'est vrai. Bon... Ce qui est important, c'est qu'il faut que les gens sachent ce que vous faites, en dehors des tournois. Justement, c'est cela dont je parlais. Je travaille dur, d'arrache-pied, entre les tournois. "

"Et, pendant le tournoi, j'essaie de me ralentir un peu, de trouver mon rythme. C'est lorsque vous me voyez par exemple m'entraîner, mais d'une façon un peu relax sur le tournoi, parce que je me suis énormément entraîné avant. Ce sont surtout les longs échanges que j'ai travaillés, les glissements, les matches de 4 heures d'affilée, et aussi énormément le service. Une bonne couverture encourant sur le terrain... Une situation de match en 5 sets, c'est surtout ce sur quoi j'ai travaillé. J'ai essayé de faire cela, de pratiquer cela. C'est très bon parce que, justement, maintenant, tout ce travail rapporte."

L'EMOTION

Roger Federer peut contredire l'ancien "Kid" désormais soulagé de vivre loin du circuit, il lui sera par ailleurs difficile de faire mieux que lui en termes d'émotions sur le central. Andre Agassi vainqueur à Roland-Garros c'est un scénario dramatique idéal, vécu par un joueur revenant de nulle part (divorce, crise existentielle, plongeon au classement) mené deux sets à rien en finale et aux pleurs magnifiques lors de la remise des trophées. Ce dimanche, sous le ciel lourd de Paris, Roger Federer jouera très gros. Le défi est immense mais il est à l'échelle du champion.

Son tournoi difficile (deux victoires en cinq sets, six sets perdus, cinq tie-breaks disputés) donne une tournure romantique à son parcours, mais il est aussi dans une situation critique de sa carrière. Dans un entre-deux qui serait la transition sublimée de la coupure d'Andre Agassi (de 1996 à 1998). En l'absence de Nadal, malgré la montée en puissance de la nouvelle génération, il va affronter un joueur qu'il a battu 9 fois en 9 rencontres, dont deux sur terre battue. C'est une configuration parfaite. Peut-il oublier tout ce que ce match représente et le jouer sans penser à sa dimension historique ? En attendant la réponse dimanche, il aura pu observer combien Andre Agassi sait entretenir la légende. Il jouait en compagnie de sa femme Steffi Graf un match d'exhibition samedi à Roland-Garros. C'est mieux qu'une coïncidence, non ?

Eurosport - Julien CARRASCO


Söderling/Norman, une histoire sans fin ?

Robin Söderling est à la croisée des chemins à Paris. Le Suédois, conseillé par Magnus Norman, a réveillé ses compatriotes, il a marqué le tournoi de son jeu et de sa personnalité. Il peut désormais inscrire son nom au palmarès et modifier l’histoire du tennis que voudrait écrire Roger Federer.

C'EST L'HISTOIRE D'UN SUEDOIS...

Le poids de la balle de Robin Söderling est aussi lourd que le poids de la Suède dans le palmarès de Roland-Garros. C'est un vrai compliment pour un joueur qui vient de réussir un de ces parcours surprises que l'on affectionne tant lors des grands rendez-vous. Aller en finale des Internationaux de France est un exploit courant pour un Suédois, une immense révélation pour lui. Reste maintenant à jouer une finale face à un joueur qui a la carrure du plus grand joueur de tous les temps, et qui pourrait même le devenir devant lui, sur un court Philippe-Chatrier où le public n'attend que ça. Le tournoi de Söderling, c'est l' histoire percutante d'un joueur qui traverse sans regarder l'histoire du tennis suédois, l'histoire du tournoi, et celle de sa carrière. Où va-t-il s'arrêter ?

A 24 ans, Robin a la possibilité de faire comme ses glorieux compatriotes Bjorn Borg (1974) et Mats Wilander (1982) : gagner son premier tournoi du Grand Chelem à Roland-Garros. Le défi est formidable, voire écrasant. Comment marcher sur les traces de ces aînés omniprésents puisqu'ils sont tous les deux à Roland-Garros ? Que faut-il faire ? Se la jouer "revival" avec bandeau sur le crâne, demander des conseils à Mats Wilander pendant l'émission de la chaîne Eurosport "Jeu, set et Mats", porter des slips Borg (marque déposée par l'ancien joueur) ou, plus sérieusement, inventer sa propre légende...

"Ça vaut deux titres de mon époque"

Depuis 21 ans, le tennis suédois n'a connu que deux finales, perdues; depuis les premières finales de Sven Davidson, le pionnier, en 1955 : 18 finales et 8 titres. Les six titres de Borg, les trois de Wilander, fils spirituel qui gagna sa première finale (1982) et sa dernière (1988) ne masquent plus les erreurs des héritiers. Les Anders Jarryd, Joakim Nyström et autres Magnus Larsson, Thomas Enqvist, Henrik Sundström, Anders Jarryd et Kent Carlsson ont tous connu de belles histoires à Paris, quelques quarts de finale, voire même une demi-finale. Seuls trois ont connu la finale : Mikael Pernfors (1986), Stefan Edberg (1989) et Magnus Norman (2000). Trois styles de jeu atypiques, trois défaites. Le dernier vainqueur en Grand Chelem, se nomme Thomas Johansson (2002 à Melbourne).

"La finale de Robin, ça vaut deux titres de mon époque" , souligne Magnus Norman devenu l'entraîneur de Söderling il y a six mois, "tant le niveau est incomparablement plus élevé. Cela va faire beaucoup de bien au tennis suédois." Et Robin, qui a préservé le record de Borg en sortant Rafael Nadal, en est conscient. Il a tout de suite fait référence à ce record lors des conférences de presse, toujours sur un ton badin, qui s'est confirmé toute la semaine. Au-delà de ses frappes surpuissantes qui balaient sans complexe, les balles et les adversaires, c'est la personnalité de Söderling qui a été au coeur de ce tournoi. Ce joueur dont on parlait avec mépris pour ses blagues et sa distance a pris une nouvelle position. C'est par lui que l'histoire du tournoi passe. Il a empêché Nadal de remporter un historique cinquième titre consécutif tout en conservant donc celui de Borg (4), et il ne demande qu'à stopper Roger Federer qui vise le record de Sampras (voir l'article Au bon souvenir d'Agassi). Le tout en demeurant humble, et plutôt sympa.

SAVOIR QUAND LE TOURNOI S'ARRÊTE

Cette révolution a une origine : Magnus Norman. Nous l'avons évoqué cette semaine, l'entraîneur de Robin a su modifier l'approche psychologique du joueur. La défaite de Norman en finale de Roland-Garros (2000, contre Gustavo Kuerten) est un moment décisif de sa compréhension du plus haut niveau. Une blessure à la hanche l'empêchera de l'appliquer lui-même... alors il transmet son expérience. Magnus Norman n'avait pas bien délimité son tournoi. Il est assez fréquent de voir un joueur franchir des obstacles démesurés puis s'écrouler ensuite nerveusement, pour n'avoir pas su contrôler leurs émotions ou se fixer les bons objectifs.

L'expérience de Federer face aux jeunes Juan Martin Del Potro ou Gaël Monfils est ici exemplaire. On pense aussi, pour ne prendre des exemples que dans ce tournoi, à Jo-Wilfried Tsonga, foudroyé par l'émotion après sa victoire sur Juan Monaco et privé d'énergie contre Del Potro. Est-ce que le formidable combat contre Fernando Gonzalez n'a pas entamé la vitalité de Robin ? A le voir tomber à genoux, on répondrait oui. Lui maintient l'inverse. L'enseignement de Norman le protégera-t-il d'une éventuelle décompression ?

"Je vais évidemment faire profiter de mon expérience à Robin , disait Norman cette semaine. Disputer une finale de Grand Chelem, c'est quelque chose d'incroyable. Je sais parfaitement les erreurs que j'ai commises. J'étais trop nerveux et je n'avais pas réussi à utiliser ce stress de manière positive. Si Robin est sur le court dimanche, je saurais quels conseils lui donner". Mais si Robin est sur le court dimanche, c'est aussi parce que Magnus lui a permis de grandir : "Avant, il était comme un adolescent sur le court. Aujourd'hui, c'est un homme." Une victoire à Roland-Garros ferait de lui un grand champion.

. VAINQUEURS A ROLAND-GARROS LORS DE LEUR PREMIERE EN FINALE DE GRAND CHELEM DE L'ERE OPEN :

Ken Rosewall (AUS/1968)
Jan Kodes (CZE/1970)
Bjorn Borg (SUE/1974)
Adriano Panatta (ITA/1976)
Mats Wilander (SUE/1982)
Yannick Noah (FRA/1983)
Michael Chang (USA/1989)
Andres Gomez (EQU/1990)
Jim Courier (USA/1991)
Sergi Bruguera (ESP/1993)
Thomas Muster (AUT/1995)
Yevgeny Kafelnikov (RUS/1996)
Albert Costa (ESP/2002)
Gaston Gaudio (ARG/2004)
Rafael Nadal (ESP/2005)

Eurosport - Julien CARRASCO
# 07/06/2009 à 09:46 cath
bonjour à tous .....

excellent résumé ; voila une analyse complète et honnete .....
franchement, je suis INCAPABLE de me prononcer sur ce qu'il adviendra de cette finale ;
non pas par préférençe pour l'un ou l'autre joueur ; mais parce que je n'en sais RIEN .....

cela dit , indépendamment de l'issue de cette finale ,
le superlatif : "le plus grand joueur de tous les temps" concernant FED , ne veut rien dire pour moi :
trop vendeur , trop subjectif ...trop de champions aux qualités uniques , se sont succédés toutes ces décennies ;meme si "le niveau de jeu" était autre il y a 10 ans.... moins élevé parait il.....
par rapport à quoi ???la forçe d'un serviçe ? les forçes de frappe ? un matériel moins affinés que maintenant ?? des joueurs moins athlétiques ?? moins de connaissançes, de possibilités , en matiere de coach , de kiné , de suivi ultra personnalisé???

tous nos champions ont eu des parcours uniques ; à une époque donnée et dans un certain contexte : par exemple l'importançe de l'adversité en façe d'eux ; pour moi , ils sont tous incomparables ;
et l'accumulation de titres , le quantitatif, n'est par obligatoirement le must pour signifier que tel joueur est ..."le plus grand joueur de tous les temps"

je sais, sur ce point, je ne suis pas pro-FED ;

et attendant, IL SERAIT BON DE DIRE QUE SVETLANA KUZNETSOVA A GAGNE LA FINALE DAME !!!
l"excellent tennis de cette joueuse a été oculté, à plusieurs reprises , par des adversaires de taille : JUSTINE HENIN et les soeurs WILLIAMS ....
pourtant , le palmares de la joueuse russe , qui va feter ses 24 ans, est éloquent : gagnante de l'us open en 2004 , finaliste en 2007 ; bien des titres( ou des plaçes en finale) en double , en simple ;
finaliste à Roland garros en 2006 , demi finaliste en 2008 ET ENFIN gagnante de simple dames 2009
BRAVO !!!!!!
elle est encore sous le choc , a t'elle déclaré ;
mais ,elle a rajouté :"après quelques verres de vin , ça ira mieux ..."
santé SVETLANA !!!!!

et dommage pour DINARA SAFINA ; elle aussi , son palmares est déja superbe alors qu'elle n'a que 23 ans : riche de titres sur toutes les surfaçes .....
....et de plusieurs plaçes en finale de grand chelem :
melbourne en 2009 ; et Roland garros en 2008 et 2009 ;
je lui souhaite de tout coeur d'avoir un déclic , pour enfin acquérir une véritable forçe mentale lors de telle rencontre ; ( je pensais que là , elle allait y arriver .....courage , courage ....)

bon assez causée .....
plaçe , dans quelques heures à la rencontre FED/ SODER ..
# 07/06/2009 à 19:57 aziza
Bonsoir tout le monde ! Je n'ai pas pu regarder la finale ... dommage ... mais en l'absence de Rafa ça ne m'a pas trop dérangée. Bon, je suis quand même contente pour Roger que j'apprécie beaucoup. Je suis ravie que Söderling soit arrivé en finale car ça prouve que Rafa n'a pas été battu par n'importe qui. Pour un fan de Rafa ce n'est pas négligeable.
Je rêvais d'une finale 100 % sud-américaine, sans y croire. Del Potro est vraiment un sérieux client et il n'a que 20 ans.
Le public français est majoritairement chauvin et il préfère un Suisse ou un Belge francophone à un Espagnol ou un Serbe ne parlant qu'anglais. Et puis il n'aime pas le jeu de Rafa, trop intense, trop puissant. Il y a une grande incompréhension de la part du public vis à vis de Rafa. Aimer le tennis de Roger est facile, il suffit de se laisser porter. Avec Rafa il faut se donner un peu de peine, mais ensuite on ne peut plus le lâcher. C'est simple, je ne supporte pas qu'il soit en difficulté dans ses matches. Pendant le match perdu face à Söderling j'ai carrément éteint la télé plusieurs fois. Et puis je me suis dit que Rafa était toujours n°1 et qu'il avait encore 6/7 années devant lui pour gagner d'autres tournois. Au fond cette défaite nous rappelle que le temps passe inexorablement et qu'un jour les grands champions doivent laisser la place aux plus jeunes. J'espère cependant que la carcasse de Rafa tiendra le coup d'ici là ...
# 07/06/2009 à 23:32 Nico
Hello à tous, Hello Aziza !

Roger 14, le roi soleil

Roger Federer est un monarque absolu. Facile vainqueur de Robin Söderling (6-1, 7-6, 6-4) en finale de Roland-Garros dimanche, le Suisse s'est adjugé le seul titre du Grand Chelem qui lui manquait. Avec ce 14e majeur, il égale le record de Pete Sampras. La légende est à lui. Pour l'éternité.

ROLAND-GARROS - FINALES MESSIEURS

Roger Federer (SUI, 2) bat Robin Soderling (SUE, 23) 6-1, 7-6 (7/1), 6-4
Face-à-face : 10/0 pour Federer.


Sous la pluie de ce dimanche de juin, le stade de Roland-Garros a été la scène du sacre d'un joueur exceptionnel, au pouvoir absolu car il compte désormais 14 titres du Grand Chelem et il s'est imposé sur toutes les surfaces possibles : Roger Federer. Après une heure cinquante-cinq d'une finale à sens unique contre Robin Söderling, le Suisse rejoint ainsi deux Américains dans la légende : Pete Sampras qui détenait seul le record du nombre de victoires en Grand Chelem, et Andre Agassi, le seul qui avait remporté les quatre titres sur quatre surfaces différentes. Dans l'histoire du jeu, la perspective dégagée par le triomphe de Federer est digne du Château de Versailles. Il n'est que le sixième joueur à compter au moins une victoire dans chacun des majeurs parmi les anciens : Le Britannique Fred Perry et l'Américain Donald Budge dans les années 30, puis les Australiens Rod Laver et Roy Emerson dans les années 60 et enfin Andre Agassi, il y a dix ans tout juste.

En 1999, Agassi avait explosé en larmes lors de la remise des trophées, l'émotion était trop forte après une finale renversante (Andre était mené deux sets à rien). En 2009, aucun suspense n'est venu gêner la conquête de Roger Federer. Ni la pluie fine, ni l'absurde apparition d'un spectateur déguisé qui a tenté de mettre un chapeau sur la tête de Federer, n'ont interrompu le sacre attendu. Mais Agassi, pour le plus grand plaisir de Federer, était là. "Je sais maintenant ce que cela fait de gagner quatre majeurs sur des surfaces différentes", a lancé le Suisse à l'Américain, qui avait émis amicalement quelques doutes sur la préparation de Federer. Pour sa 19e finale de Grand Chelem, pour sa 4e finale consécutive à Paris, Federer a prouvé qu'il n'avait rien laissé au hasard.

Federer est toujours au rendez-vous

Robin Söderling, jambes lourdes, n'a pas réussi sa finale, comme Magnus Norman son entraîneur avant lui en 2000. L'inexpérience, le poids des exploits précédents étaient sur ses épaules, pas dans ses balles. Trop loin de sa ligne de fond, trop imprécis dans ses accélérations, il a été breaké trois fois pendant un set (6-1). Plus ambitieux dans la seconde manche et surtout plus régulier au service, le Suédois a vécu ce que la plupart des adversaires de Federer ont vécu (hormis Nadal bien sûr) : il a subi les variations et la classe pure de ce joueur dans les moments forts. Lors du jeu décisif de la seconde manche : Federer a claqué quatre aces sur quatre services et pris trois mini-breaks (7/1). "Il faut que j'accepte que Federer a été meilleur que moi" , a pu confié dans un sourire sympathique celui qui aura réalisé un des plus grands exploits de ces dernières années en sortant Nadal au 4e tour.

A genoux sur le court central, où il aura joué toute la quinzaine, les bras levés dans le ciel orageux de Paris, Federer vient de donner deux images qui marqueront l'histoire de son sport. En l'absence du seul joueur qui a brisé chacun de ses élans, Rafael Nadal, Federer n'a pas manqué son rendez-vous. A chaque match, il a trouvé les solutions aux problèmes posés par les Paul-Henri Mathieu, Tommy Haas et autre Juan Martin Del Potro qui lui ont tous pris une manche ou deux et qui ont mené au score. C'est d'ailleurs la première fois qu'il remporte un Grand Chelem avec deux victoires en cinq sets derrière lui.

Dimanche, il a enterré pour toujours les frustrations des quatre précédentes éditions et l'humiliation subie l'an passé par ce joueur qu'il respecte profondément (défait 6-1, 6-3, 6-0 par Nadal). Dans quelques mois, Roger Federer connaîtra les joies de la paternité. Dans quelques mois, sachant que le N.1 mondial actuel exprime l'envie de souffler (Nadal est forfait pour le Queen's et douteux pour Wimbledon) et qu'il va perdre ses points des Jeux Olympiques, Federer pourrait même arriver à l'US Open comme un N.1 potentiel. Le premier Suisse à remporter Roland-Garros s'est assuré une postérité des plus glorieuses dans le monde du sport, mais sa carrière n'est pas finie. "A l'année prochaine", a-t-il lancé au public parisien.

LE PARCOURS DE ROGER FEDERER :

1er tour, bat Alberto Martin (ESP, 98e) 6-4, 6-3, 6-2
2e tour, bat Jose Acasuso (ARG, 45e) 7-6 (10/8), 5-7, 7-6 (7/2), 6-2
3e tour, bat Paul-Henri Mathieu (FRA, 32) 4-6, 6-1, 6-4, 6-4
4e tour, bat Tommy Haas (ALL, 63e) 6-7 (4/7), 5-7, 6-4, 6-0, 6-2
Quart de finale, bat Gaël Monfils (FRA, 11) 7-6 (8/6), 6-2, 6-4
Demi-finale, bat Juan Martin Del Potro (ARG, 5) 3-6, 7-6 (7/2), 2-6, 6-1, 6-4
Finale, bat Robin Soderling (SUE, 23) 6-1, 7-6 (7/1), 6-4

A SAVOIR :

. Depuis 1968 (début de l'ère open), ils sont 25 joueurs différents às'inscrire au palmarès de Roland-Garros, dont maintenant Roger Federer.

. C'est le 59e titre sur le circuit ATP du Suisse, et le 9e sur terre battue. Il n'est plus qu'à une victoire d"Andre Agassi au nombre de titres ATP (l'Américain en compte 60), soit le huitième rang de l'histoire (Jimmy Connors reste le leader incontestable avec 108 titres).

. Robin Söderling va se positionner à la 12e place mondiale, son meilleur classement ATP.

. Roger Federer a remporté 33 victoires cette année pour 6 défaites. A Roland-Garros, il a passé 18h35 sur le court central, gagné 21 sets et perdu 6.

. Un Suédois a gagné Roland-Garros cette année, mais chez les juniors: Daniel Berta a battu le Français Gianni Mina en trois sets 6-1, 3-6, 6-3 dimanche en finale.

Eurosport - Julien CARRASCO


Pourquoi Federer est le plus grand
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Roger Federer a conquis à Roland-Garros le dernier Graal qui lui manquait. Le Suisse est-il aujourd'hui le plus grand champion de l'histoire de son sport? La réponse est forcément subjective. Mais il a tout pour lui. Son palmarès, son jeu et sa personnalité en font un cas unique.

"Pour moi, tu es le plus grand joueur de l'histoire." Cet hommage, c'est Robin Söderling qui l'a rendu à son bourreau, Roger Federer. L'opinion du Suédois reflète aujourd'hui un sentiment largement répandu. Est-il hâtif? Est-il émis, à chaud, sous le coup de l'émotion? Le jeu des comparaisons entre les champions, entre les générations, est toujours hasardeux. Parce que les statistiques ont leurs limites. Parce que le sport n'est pas une science. L'esthétisme du champion, sa personnalité, l'admiration qu'il peut susciter chez ses pairs, l'affection que peut lui offrir le public, tout ceci pèse également dans la balance. Mais aujourd'hui, Federer a tout pour lui. Les chiffres, et le reste. Pour toutes ces raisons, la trace qu'il laissera dans l'histoire du tennis est unique. On peut déjà l'affirmer, alors même qu'il n'a pas encore fêté son 28e anniversaire, et qu'il lui reste encore tant à accomplir.

. LES CHIFFRES

En s'imposant à Roland-Garros, Roger Federer a effectué un double pas dans la légende. Il a d'abord glané le dernier titre du Grand Chelem qui osait encore lui échapper, tout en égalant le record de victoires de Pete Sampras dans les tournois majeurs avec 14 titres. Un double impact qui devrait mettre tout le monde d'accord en ce qui concerne les statistiques. D'autant qu'il n'est que le deuxième, après Andre Agassi, à avoir remporté les quatre principaux tournois sur quatre surfaces différentes. Certes, il lui reste maintenant à dépasser Sampras pour s'installer seul au sommet de la hiérarchie. Mais Sampras a mis 12 ans (entre l'US Open 1990 et l'US Open 2002) à effectuer sa moisson, quand Federer, lui, a mis moins de six ans, entre Wimbledon 2003 et ce dimanche. 14 majeurs en six ans, c'est tout simplement ahurissant. Plus encore que ses 19 finales, autre record établi lors de ce Roland-Garros.

Par ailleurs, qualitativement, le palmarès de Sampras ne vaut pas celui de Federer. L'Américain n'a jamais gagné à Paris. Il ne s'en est même jamais approché avec une seule demi-finale à son actif. Plus que Sampras, seul Rod Laver semble posséder les arguments statistiques pour rivaliser avec le Bâlois. D'abord parce que l'Australien a réussi à deux reprises (1962, 1969) le défi ultime en tennis, le Grand Chelem. S'il n'est que quatrième au nombre des titres majeurs (11), il faut tenir compte du fait que Laver a passé cinq saisons, potentiellement les meilleures de sa carrière, chez les professionnels, de 1963 à 1967. Si la réunification avec les amateurs avait eu lieu avant 1968, avec combien de trophées aurait-il fini sa carrière ? Le raisonnement vaut aussi pour une autre légende australienne, Ken Rosewall, qui totalise 8 titres majeurs, sans avoir joué un seul tournoi du Grand Chelem entre 22 et 34 ans. Mais Laver jouait trois tournois du Grand Chelem sur gazon, la meilleure surface de Federer. Il n'en reste pas moins que l'ampleur de la domination de Federer est inédite sur une période aussi longue. Federer reste sur 20 demi-finales consécutives en Grand Chelem, symbole de son extraordinaire permanence au plus haut niveau, malgré les aléas. "C'est monstrueux pour moi aussi. C'est le record dont je suis le plus fier", confiait-il cette semaine. Un mauvais Federer arrive toujours dans le dernier carré...

. LE JEU

Les chiffres ne disent donc pas tout. Mais en dehors de ses stats, effarantes, Federer possède d'autres atouts. Même ceux qui, aujourd'hui, refusent de le considérer comme le plus grand champion de tous les temps, s'accordent à louer le jeu du Suisse. Chaque champion a sa spécificité, mais Federer semble incarner une forme d'alchimie entre le génie de McEnroe, la froideur clinique de Lendl, le calme de Borg et la fluidité et l'élégance de Laver. Techniquement, la palette du vainqueur de Roland-Garros est exceptionnellement complète. Sa faculté d'adaptation à toutes les surfaces est remarquable, à l'inverse d'un Pete Sampras qui n'a jamais su jouer sur terre. Il n'a certes pas le côté un peu fou et imprévisible de McEnroe, mais il est tellement plus puissant que ne l'était l'Américain. Dès ses débuts sur le circuit, à 17 ans, Federer a été présenté comme un talent hors pair. La pureté de son jeu a rapidement fait l'unanimité mais il a mis du temps pour se forger un mental à la hauteur de son bras. Cela lui a valu quelques désillusions. Mais une fois le diamant poli, la concurrence s'est retrouvée laminée.

. LA PERSONNALITE

Federer, c'est le gentil tueur. Derrière une personnalité affable, une bonne tête, et une gentillesse à toute épreuve, l'ancien numéro un mondial masque un instinct de tueur froid, un affamé de victoires. Il voue à la défaite une haine viscérale. C'est sa manière à lui d'être charismatique. Lorsqu'il a commencé à perdre un peu plus souvent, début 2008, que l'avènement de Nadal est devenu imminent, le Suisse s'est parfois montré un peu moins aimable, limite mauvais perdant. Un trait de caractère qu'on ne lui connaissait, tant il n'était pas habitué à commenter ses défaites, si rares. Mais son image n'a en rien été écornée. Au contraire. La popularité de Roger Federer est plus forte que jamais. Parce que le public a vu en lui un ambassadeur idéal de son sport, il le soutient coûte que coûte, de son jardin anglais à Melbourne, et de New York à Paris, où même les joueurs français ont du mal à mettre le public dans leur poche face à lui. D'habitude enclin à se lasser des suprématies trop longues et trop exclusives, les fans de tennis continuent de le porter. C'est tout aussi vrai chez ses pairs. Pendant des années, Federer a collé raclée sur raclée à la concurrence, sous les commentaires dithyrambiques de celle-ci. Fabrice Santoro, qui devait quitter Paris dimanche pour aller jouer un tournoi, a annulé son déplacement. Il ne voulait pas rater la consécration ultime de "Rodgeur". Tout un symbole.

ROGER FEDERER EN GRAND CHELEM

. 14 VICTOIRES :
3 à l'Open d'Australie
1 à Roland-Garros
5 à Wimbledon
5 à US Open

. 19 FINALES
4 à l'Open d'Australie
4 à Roland-Garros
6 à Wimbledon
5 à l'US Open

. 22 DEMI-FINALES
6 à l'Open d'Australie
5 à Roland-Garros
6 àWimbledon
5 à l'US Open

. 175 VICTOIRES - 26 DEFAITES
47-7 à l'Open d'Australie
39-10 à Roland-Garros
44-5 à Wimbledon
45-4 à l'US Open

Eurosport - Laurent VERGNE


Federer: "Je n'arrivais plus à réfléchir"

Juste après sa première victoire à Roland-Garros, Roger Federer a fait part de sa nervosité avant la rencontre et de sa fierté. Est-il devenu le meilleur joueur de l'histoire du tennis ? "On fera les bilans à la fin. J'espère garder mes records et en battre d'autres", a répondu le Suisse.

Que ressentez-vous après cette première victoire à Paris?

ROGER FEDERER: "C'est un incroyable accomplissement. Je suis très fier de ma carrière. J'ai atteint plus que je n'aurais jamais imaginé. Mon rêve de gosse était de gagner Wimbledon une fois. Alors gagner quatorze titres du Grand Chelem... C'est un sentiment incroyable. Le faire ici à Paris, c'est magique. C'est un record énorme."

Etes-vous le meilleur joueur de l'histoire?

R.F. : "Je ne sais pas si on saura vraiment un jour. J'ai toujours pensé que c'était sympa de faire partie des meilleurs. Je suis déjà content d'être parmi eux. J'essaie de faire la meilleure carrière possible. On fera les bilans à la fin. J'espère garder mes records et en battre d'autres. Mais en définitive, ce n'est pas à moi de décider qui est le meilleur et qui ne l'est pas."

Avez-vous eu des signes comme quoi cette année était la bonne?

R.F. : "Oui. La façon avec laquelle j'ai gagné contre Acasuso et Haas m'a donné un sentiment que rien ne pourrait m'arriver. J'ai eu des situations terribles à affronter. A plusieurs reprises, je suis passé tellement près de la défaite, un peu comme Agassi il y a dix ans. Tout est venu au bon moment. Les choses ont tourné en ma faveur."

La défaite de Nadal a-t-elle été déterminante?

R.F. : "Je savais que j'aurais plus de chances que les années précédentes vu mon bilan contre lui. Mais en même temps, cela a augmenté la pression sur moi. Elle était extrême, les gens avaient tellement envie que je gagne."

Avez-vous songé un moment ne jamais y arriver?

R.F. : "Jamais. "Rafa" (Nadal) était le plus fort ces dernières années sur terre battue. Il était encore le grand favori cette année mais je savais qu'il ne pouvait pas être toujours en finale et que je ne laisserais pas échapper l'occasion. Et même si je l'avais retrouvé en finale, j'y aurais cru. Jusqu'à la fin de ma carrière, j'y aurais cru. Je suis un trop bon joueur de tennis pour ne pas y croire."

Le fait d'avoir dû attendre si longtemps avant de gagner ici offre une saveur particulière?

R.F. : "Absolument, la satisfaction est encore plus grande, surtout après avoir été si près ces dernières années. La première finale perdue a été difficile à avaler. Je me suis dit qu'il fallait attendre encore au moins un an de plus. Les deux suivantes ont été plus faciles."

Cette victoire vient après plusieurs mois plus difficiles?

R.F. : "On a dit beaucoup de choses. Que j'étais sur le déclin, etc... C'était un peu justifié dans le sens où j'ai perdu ma place de N.1 mondial. Mais je ne suis pas sorti du Top 10 ou du Top 100 non plus. J'ai continué à avoir de bons résultats en Grand Chelem. On a oublié un peu que j'avais eu une mononucléose l'année dernière. On ne m'a pas laissé le temps de revenir."

Vous attendiez-vous à une finale plus serrée?

R.F. : Je m'attendais à un match compliqué. J'espérais un bon départ, je l'ai eu. Cela m'a permis de me relâcher. Le deuxième set à été capital. J'ai joué un des plus grands tie-breaks de ma vie avec quatre aces. Mais c'était difficile sur un plan émotionnel."

Surtout sur la fin?

R.F. : "Je pensais sans arrêt: et si je gagne le tournoi? Qu'est-ce que cela signifierait? Que dire si je gagne? J'étais très nerveux au début du troisième set quand j'ai réalisé à quel point j'étais près. Je n'arrivais plus à réfléchir normalement. Le dernier jeu, j'ai presque été incapable de le jouer. J'espérais qu'il fasse quatre fautes. C'était terrible."

AFP


Söderling, perdant admiratif


"C'était sympa de participer à ce moment d'histoire, pour moi c'est le plus grand, j'ai toujours aimé jouer contre lui, même si je perds toujours. Je m'en souviendrai toute ma vie", a explique Robin Söderling.

"Le match s'est déroulé comme je l'imaginais. Je l'ai déjà joué tellement souvent que je connais son jeu par coeur. Et c'est encore la même histoire: son jeu ne me convient pas, je n'arrive pas à être agressif contre lui. Au début, je sortais de nos matches en me disant que j'avais très mal joué. Aujourd'hui, je sais que c'est lui qui me fait jouer aussi mal."

"Contre Rafa (Nadal), j'arrive à faire le jeu, à dicter les échanges. Mais Roger m'empêche de le faire", a confirmé Söderling en conférence de presse.
# 09/06/2009 à 23:05 cath
bonsoir à tous !!!!!

je suis bien contente que tu ais laissé un message AZIZA ....et c'est bien dit : le public de roland garros est curieux ....et le moins fair-play des publics des quatres grands chelems, d'après certains spécialistes
-RAFAEL NADAL est tombé ....l'espagnol a exprimé sa déception quant aux applaudissements qui ont accueilli tous les points gagnants de son adversaire ...ainsi que sa victoire ;
- j'ai vraiment ressenti une "Federerisation" de presque tous les médias , les portes paroles , les fans ......et des esprits .....
- je passe sur les interviews de FED : le suisse plane ; ...enfin , il planait déja avant ...
- ses admirateurs : " il a la classe .."
et RAFA , il a pas de classe ????

comme je le rapportais plus haut , RAFAEL lui meme l'a souligné :
" les gens pensent que je gagne au tennis graçe à ma puissançe .c'est faux .je gagne aussi parce que je joue bien au tennis"

bon .tout ça pour dire que je suis consternée par la "disgraçe" qui tombe sur RAFA : le public , les médias ;
et je suis inquiète concernant ses blessures

aux dernieres nouvelles , on ne sait pas si il sera à Wimbledon ....RAFA précise sur son site officiel , qu'il suit un traitement et qu 'il souhaite etre en pleine possession de ses moyens pour disputer ce tournoi de Wimbledon;
wait and see .....
# 10/06/2009 à 10:37 Florence
Bonjour à tous et toutes,
Je reviens très déçue par les élections dans mon pays ( gare aux écotaxes) et puis on se demande pourquoi on vote c'est toujours les mêmes au pouvoir.
Quant à Roland Garros, ce que tu dis Cath c'est vrai, le public français n'est pas très bon. quand Nadal gagne on l'applaudit et puis il renie ce qu'il a adoré.
Mais ça ce sont les français, ce n'est pas étonnant que les artistes français préfèrent venir chanter en Belgique, nous on ne fait pas de différence et ils sont toujours bien accueillis.
Pour Nadal j'avais entendu qu'il se trouvait déjà à Winbledom occupé à s'entraîné ( vrai ou faux )J'espère que Nadal renverra le gd Federer dans les filets car il s'y croit encore. Facile de gagfner quand l'adversaire n'est pas là et que Soderling s'était battu avec de nombreux sets.
Voilà mon opinion d'une petite belge qui ne vibre que pour son Nadal
# 10/06/2009 à 23:41 Nico
Un moment d'intimité avec Roger Federer

Roger Federer embrasse la Coupe des Mousquetaires, remise suite à sa victoire à Roland-Garros.(REUT)
Entre deux sollicitations médiatiques, Roger Federer a accepté de livrer quelques instants de son intimité à la rubrique tennis de L'Equipe. Dans la voiture qui l'accompagnait vers les Champs Elysées, lundi, le nouveau champion de Roland-Garros a accepté de prendre à bord un envoyé spécial du journal. Extraits.

L'histoire publiée mardi matin débute dans les salons du Park Hyatt, au 5 rue de la Paix, dans le deuxième arrondissement de Paris. Après un nouveau rendez-vous avec la presse internationale, Roger Federer doit enchaîner une séance photo sous l'Arc de Triomphe avec une autre au Trocadéro. En voiture, débarrassé du cadre officiel, le Suisse se relâche : «J'ai bu un peu de champagne... Bon, j'étais un peu "pété" mais c'est parce que j'avais peu mangé. Jeunes, vieux, tout le monde était ensemble, c'était rigolo. J'ai même dansé avec ma mère, et deux gamins de 7 et 4 ans. J'ai essayé de m'endormir vers 3h30 mais ma tête tournait, tellement j'avais d'images... Alors, j'ai essayé de regarder la télé, il y avait un reportage sympa sur Agassi. Un petit coup d'Internet et je me suis couché vers 5 heures...»

Autorisé à garder l'espace d'une nuit la Coupe des Mousquetaires, la vraie, Roger Federer s'amuse. «Moi, ce que je voulais, c'était de prendre des photos avec mes copains. Mais, pour le symbole, ce qui compte, c'est la taille de la coupe. Je voulais la grande. J'ai d'ailleurs demandé à Roland-Garros de me faire une copie grandeur nature du trophée. Wimbledon m'en a bien fait une de 75% de la vraie taille. J'ai dû payer, mais "no problem", je paye !» La défaite de l'an passé à Wimbledon est digérée, même s'il vécut douloureusement les commentaires qui s'en suivirent. «Les gens passent d'un extrême à l'autre. Mais je ne perdais pas au premier tour, je perdais contre un immense joueur. Moi, je dis toujours : "Quand tu es n°1 mondial, tout ce qui est bien est super ; quand tu es n°2, tout ce qui est super n'est que bien"».

Arrivé à l'Arc de Triomphe, une escouade de photographes l'attend, stoïque, sous la pluie. Wimbledon, où il peut décrocher un quinzième Majeur ? Le Suisse refuse de l'évoquer. Ses pensées peinent à quitter le court Philippe-Chatrier. «Je suis encore trop dans mon Roland-Garros. L'histoire, ce que ce titre signifie... Franchement, je n'arrive pas à me projeter sur Wimb'».
# 19/06/2009 à 14:56 Nico
Roland-Garros, face cachée

Un Grand Chelem, cela se joue sur des détails, ce sont les joueurs qui le disent. Mais un "majeur", c'est 127 résultats qui s'enchaînent, des victoires historiques, des émotions si fortes qu'on en oublie tout. Avant Wimbledon, il fallait éclaircir avec humour le mystère de Roland-Garros 2009.

CE QUE L'ON NE VOUS A PAS DIT A ROLAND-GARROS


Le point de vue de Guillermo Vilas : Les balles n'étaient pas adaptées au lifteurs !

Exit les tordus de la prise grande ouverte, dehors les "rotateurs de balle", cachez ce lift que les organisateurs ne sauraient voir, voilà ce que l'on aurait pu entendre pendant la quinzaine de Roland-Garros. Parmi les quarts de finalistes du tableau messieurs comme du tableau dames, cherchez les intrus, ce sont les gratteurs de balles, les limeurs de fond. A qui profite le lift aujourd'hui ? Plus au lifteurs d'origine. Les fils de Berasategui (finaliste en 1994 et célèbre pour sa prise) et de Bruguera (vainqueur en 1993 et 1994) ont été déshérités. Tommy Robredo seul peut se vanter d'avoir atteint ce stade de la compétition grâce à ses belles volutes qui font vriller le radius et le cubitus comme des toupies. Et il a échoué sans pouvoir dire une seule réplique face au canon à balles argentin Juan Martin Del Potro.

Rafael Nadal éliminé par Robin Söderling ? Ce n'était pas une surprise non plus si l'on regarde le tableau sous cet angle. Le lift du Suédois mijote autant dans sa raquette qu'un poivron dans un wok chinois, mais c'est aussi pimenté. Et comme ça tombe de très haut, ça fait mal. Nadal a connu une indigestion de frappes à peine enroulées. Lui qui jouait à saute-mouton avec ses balles et ses adversaires lors des tournois précédents, lui le maître du punch et de la rotation par secondes, a vu son lift cuire à l'étouffé. Un apéritif pour le grand Robin. Comment explique-t-on que Tommy Haas, Del Potro, Söderling, Fernando Gonzalez et même Gaël Monfils ont joué les terreurs dans ce tournoi ? C'est Guillermo Vilas, dans un petit filet de L'Equipe qui avait trouvé LA raison de la l'évanouissement (momentané?) des saveurs du lift : C'est la faute des balles ! Sous-entendues, choisies plus lourdes par les organisateurs pour niveler les valeurs (comme la pelouse de Wimbledon a ralenti les balles avec les ans). C'est réussi. Messieurs, l'année prochaine: frappez des coups droits, mais n'en faites pas un plat.

. La rumeur : L'humidité a joué en faveur de "Rodgeur":

Roger Federer est un lifteur hors-pair, mais c'est un lifteur vif, comme la plupart des joueurs cités plus haut et qui fait ont fait les choux-gras du tournoi. Un coup droit tonique, mois enroulé que les artistes du lift qui vous transforment un banal retour en lob après rebond. On l'a retrouvé dans les grands moments de son tournoi. Cependant, ce que Federer adore sur terre, c'est d'y planter ses petits chops courts croisés de revers. C'était son péché mignon les années précédentes, avec la punition répétitive de Rafael à la fin. Là, son chop a quelque fois tourné à l'amortie, il n'a pas rencontré Nadal et a fait fleurir des points décisifs. Paris et sa pluie fine, Paris et les saucisses-frites de ses travées avaient un goût hanséatique cette année, un goût de Hambourg, là où Roger Federer avait battu Rafael Nadal pour la première fois sur terre battue (2007). Il avait perdu sa première demi-finale de Roland-Garros 2005 contre le Majorquin un soir d'orage, alors qu'il était le grand favori, il a pu confondre ses larmes aux gouttes de pluie parisiennes, les mêmes qui ont pesé un peu plus lourd sur les raquettes des puncheurs Del Potro et Soderling.

. L'extrapolation : Rodgeur voulait se lâcher et Rafa nager dans sa piscine:

Perdre deux finales pour une poignée de points à Wimbledon l'an passé et à l'Open d'Australie cette année face à Nadal, échouer à chaque Masters 1000, c'était dur pour Roger Federer. A Miami, on l'avait vu casser sa raquette de rage pour la première fois depuis longtemps. Comme au bon vieux temps de sa folle jeunesse, quand finir un match concentré n'était pas une évidence pour le Suisse. La nervosité le dévore-t-il ? tremblaient les observateurs (dont nous bien sûr, nous n'étions pas dans les secrets d'alcôves). Oui mais pas vraiment pour des raisons tennistiques. Monsieur venait d'apprendre qu'il allait être papa cet automne. Et d'officialiser ainsi la nouvelle par une mariage juste avant la saison sur terre. Un mariage et une lune de miel sérieuse, au boulot, ou presque à Monaco. Il manquait quelque chose. La cerise sur le gâteau de Mirka, et un peu de décadence à la Parisienne.

Avec un titre historique et une "party" arrosée, tout le monde a été comblé : "J'ai bu un peu de champagne... Bon j'étais un peu "pété" parce que je n'avais pas mangé. [...] J'ai même un peu dansé avec ma mère et des gamins", avouait-il à L'Equipe le lendemain comme un adolescent après une fugue d'un soir. Pendant que "Rodgeur" nage dans son bonheur sans vague de futur père de famille, Rafael Nadal profite de l'air marin à Majorque avec sa copine Xisca, là encore avec photos à l'appui de l'Equipe mag version Closer. Et si c'était ça la vraie vie, loin des courts, à faire du jetski avec sa chérie... On le saura à Wimbledon, si le N.1 mondial a physiquement récupéré (tendinites aux genoux) de son début de saison, pas des séances de golf à Majorque bien sûr.
Eurosport - J.C.
# 19/06/2009 à 15:18 kaarine
rafa t'es trop fort trop fun trop chou trop creme et moi j t'adore kaarine
# 20/06/2009 à 00:19 Nico
Hello Kaarine ! Voilà une belle déclaration :

VAMOS !!!

# 20/06/2009 à 10:29 Florence
bonjour tout le monde,
Je viens d'apprendre que Nadal ne joue pas à Winbledom, j'en suis bien triste et j'espère surtout qu'il va se remettre pour ses genoux.
J'avais remarqué qu'il jouait sans bander ses genoux, peut-être a-t-il fait une erreur.
Quoisu'il en soit j'espère que ce ne sera pas Federer le vainqueur. Pauvre Cath elle va être aussi déçue que moi.
Quéris vite mon grand champion c'est tout ce que je sais te souhaiter de mieux
# 21/06/2009 à 09:53 cath
bonjour à tous !!!!
tu as raison KAARINE: RAFA est trop crème ....c'est joli ça ....
FLO , va vite sur le site DE Wimbledon , j'y met un petit paragraphe de ma composition ........

et merçi , comme toujours à NICO ET THOMAS ......ET tous les fans De RAFA ......
# 22/06/2009 à 07:59 Nico
Hello à tous, de nada Cath : VAMOS !!!
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