US OPEN 2009

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# 28/08/2009 à 15:13 Nico
New York, un an après

Avant le tirage au sort des tableaux de l'US Open 2009, retour rapide sur un an de compétition des cinq premiers joueurs mondiaux, au repos cette semaine et très attendus à New York. Que s'est-il passé depuis le 5e titre consécutif de Roger Federer à Flushing Meadows ?

Federer/Nadal, rôle inversé.


L'an passé, Roger Federer arrivait à New York avec le moral en berne. Avec seulement deux titres ATP au compteur (Halle et Estoril), il a joué et perdu les deux finales de Grand Chelem à Roland et à Wimbledon face à Rafael Nadal, N.1 mondial à New York en 2008 et pour la première fois tête de série N.1 en tournoi majeur. Et pourtant, Federer parviendra à remporter son 5e titre de suite. Un fait historique car il est le premier à le faire dans l'ère Open (depuis 1968) et devient le premier joueur à remporter cinq trophées consécutivement dans deux tournois du Grand Chelem. Un an après, le moral du Suisse est au beau fixe. Malgré un nouvel échec en finale de l'Open d'Australie, il a réussi à dépasser le record de Pete Sampras en Grand Chelem en remportant ses 14e et 15e titres majeurs à Roland-Garros et Wimbledon. Il s'est même offert deux Masters de plus (Madrid et Cincinnati), pour 16 trophées en tout, à une marche du record d'Agassi (17). Et comme tout va par paire dans sa vie, Roger et son épouse Mirka sont devenus parents de deux jumelles cet été.

Un an plus tard, c'est surtout au tour de Nadal de vivre des moments difficiles. Fin 2008, battu en demi-finale par Murray à New York, il ne terminera pas la saison, déjà en raison de tendinite. Auréolé d'un premier titre à l'Open d'Australie et de trois nouveaux Masters (Indian Wells, Monte-Carlo et Rome), l'Espagnol a tout de même perdu sa place de N.1 mondial. La faute à des tendinites persistantes aux genoux qui lui ont fait perdre pied après une saison éreintante sur terre battue. Des huit titres gagnés l'an passé, il n'en a conservé que deux (Barcelone et Monte-Carlo) et perdu le duo prestigieux Roland-Garros/Wimbledon. C'est en tant que 3e joueur mondial qu'il tentera de remporter le seul titre du Grand Chelem qui manque à son palmarès. Après deux mois et demi d'arrêt et son élimination par Robin Soderling en 1/8 de finale à Paris, l'Espagnol revient doucement à son meilleur niveau. Et progresse à son rythme avec un quart de finale joué à Montréal puis une demie à Cincinnati. Entre un 6e titre de suite pour Federer et un premier pour Nadal, la victoire de l'un ou de l'autre marquerait 2009 un peu plus au fer rouge.


Murray,le temps de la maturation.

N.6 mondial l'an passé, il était amer après sa première finale de Grand Chelem perdue contre Roger Federer. Il est désormais libéré. Premier Britannique à être devenu N.2 mondial depuis la création du classement ATP en 1973, l'Ecossais peut être fier de sa progression en s'immiscant au classement entre Federer et Nadal, indissociables depuis juillet 2005. Vainqueur de quatre titres sur dur cette saison, dont le Masters de Miami et de Montréal dernièrement, Murray a frappé fort aussi sur gazon en jouant une demi-finale à Wimbledon. A défaut d'avoir succédé à Fred Perry au All-England Club, il a pris la relève de Bunny Austin, dernier lauréat du Queen's en 1938, en décrochant son premier trophée sur herbe face à James Blake. Pour entrer définitivement dans la cour des grands, il ne lui manque qu'un titre du Grand Chelem. Sur sa surface favorite, Murray pourrait très bien le faire à New York.


Djokovic, frustré mais pas trop.

Outsider parfait l'an passé, Djokovic est en quête de renouveau. Pas de second souffle, mais de plus de réussite dans les moments-clés. Le Serbe n'a pas raté beaucoup de grands rendez-vous cette saison, mais il regrette encore d'avoir perdu son titre de Melbourne sur un coup de chaud et de s'être fait éliminer au 3e tour de Roland-Garros par Philipp Kohlschreiber, qui reste sa plus grosse contre-perfomance de l'année. Régulièrement dominé par des joueurs du Top 10, il a perdu 6 finales sur 9 depuis l'US Open 2008. Il a tout même remporté la Masters Cup à Shanghai (mais sans croiser la route d'un Top 4), et joué quatre finales de suite cette saison à Miami, Monte-Carlo, Rome et Belgrade, où il a décroché son 2e trophée de l'année après Dubai. Pressenti pour jouer les trouble-fêtes au classement ATP, il est finalement N.4 depuis l'ascension de Murray. Et attend toujours son heure. Il s'est rassuré en atteignant la finale du Masters de Cincinnati, fort d'une victoire sur Nadal en demi-finale. "Je ne me sentais pas bien au début du tournoi, mais mon jeu est revenu au fil des matches. Je dois simplement être plus agressif dès l'entame des matches. Si je parviens à faire ça, je peux aller loin à l'US Open."


Roddick, un géant sur le retour.

L'an passé, Andy Roddick plafonnait à New York. Malgré un titre à Pékin, l'Américain restait sans éclats fin 2008. La lumière vint d'une bonne préparation hivernale et d'une finale sur le prestigieux gazon de Londres. Affûté, le Yankee est présent au moins en quart de finale de tous les tournois qu'il dispute, mis à part Roland-Garros (1/8 de finale perdu face à Monfils) et le Masters de Cincinnati (2e tour perdu face à Sam Querrey). Deux erreurs de parcours qui ne ternissent pas la bonne année de Roddick. Il s'en est fallu de peu pour qu'il décroche un titre à Wimbledon face à Federer (défaite 14-16 dans le dernier set de la finale). Et qu'il dompte un Juan Martin Del Potro explosif sur dur cet été à Washington et Montréal. Les Américains peuvent compter sur leur chef de file, ex-N.1 mondial et vainqueur de l'US Open 2003, pour être un outsider étincelant à Flushing Meadows.

Eurosport - S.P.


TIRAGE AU SORT : PRINCIPAUX ENSEIGNEMENTS

Gasquet hérite de Nadal

Richard Gasquet voulait gagner un match à l'US Open pour signer son retour : il devra battre Rafael Nadal pour exaucer son voeu. Le Français et l'Espagnol se rencontreront dès le premier tour de Flushing Meadows, d'après le tirage au sort du tableau messieurs qui a eu lieu ce jeudi à New York.

Ce n'est pas l'année Richard Gasquet. Après une affaire de dopage qui a secoué sa saison et un retour à la compétition écourtée en qualifications du tournoi de New Haven, le Biterrois a vu un tirage au sort lui donner Rafael Nadal comme premier adversaire à l'US Open. L'objectif du Français n'était pas de gagner le dernier tournoi du Grand Chelem de l'année après plus de quatre mois d'absence sur le circuit, mais il aurait sans doute préféré éviter l'ex-N.1 mondial d'entrée de tournoi. Absents l'un et l'autre pendant plusieurs mois cette saison pour des raisons différentes, les deux hommes verront leur chemin se croiser, avant un duel probable face à Michael Llodra ou Nicolas Kiefer au 2e tour, voire un huitième face à Gaël Monfils ou Jérémy Chardy.

Roger Federer, N.1 mondial, et Rafael Nadal, N.3, ne sont pas dans la même moitié de tableau de l'US Open 2009. En raison du recul de l'Espagnol au classement ATP, le Suisse et l'Espagnol auraient pu se rencontrer avant une finale de Grand Chelem pour la première fois depuis Roland-Garros 2005. Le Suisse tenant du titre, a Andy Roddick, N.5 mondial et vainqueur en 2003, dans sa moitié de tableau. Tout comme Novak Djokovic, N.4 mondial et finaliste en 2007. N.2 mondial et finaliste l'an passé, Andy Murray est dans la partie de Rafael Nadal. Le Britannique et l'Espagnol pourraient se croiser en demi-finale, comme l'an passé.


US OPEN 2009 - 3e TOUR POTENTIEL

. Premier quart :
Roger Federer - Lleyton Hewitt
James Blake - Tommy Robredo
Robin Soderling - Sam Querrey
Paul-Henri Mathieu - Nikolay Davydenko

. Deuxième quart :
Novak Djokovic - Igor Andreev
Philipp Kohlschreiber - Radek Stepanek
Fernando Verdasco - Tommy Haas
Victor Hanescu - Andy Roddick

. Troisième quart
Jo-Wilfried Tsonga - Viktor Troicki
Tomas Berdych - Fernando Gonzalez
Gaël Monfils - David Ferrer
Nicolas Almagro - Rafael Nadal

. Quatrième quart
Juan Martin Del Potro - Mardy Fish
Juan Carlos Ferrero - Gilles Simon
Marin Cilic - Stanislas Wawrinka
Ivo Karlovic - Andy Murray


LE PREMIER TOUR DES FRANÇAIS


Mathieu-Youzhny

Serra-Tipsarevic

Gicquel-Tursunov

Tsonga-Buchanan

Benneteau-Cipolla

Monfils-Chardy

Llodra-Kiefer

Gasquet-Nadal

Ferrero-Santoro

Simon-Gimeno

Eurosport - S.P.


La galaxie Murray

Andy Murray figure parmi les favoris de l'US Open, statut conquis au prix de ses victoires mais aussi d'un travail acharné en compagnie de toute une équipe à sa dévotion. L'Équipe de ce vendredi a exploré en profondeur cette galaxie-Murray efficace et haute en couleurs. Constitué fin 2007 sous l'oeil avisé de Judy Murray, la mère manitou, le groupe fut d'abord accueilli avec scepticisme. Deux préparateurs physiques, un kiné-acupuncteur, un coach sans grande référence (Miles Maclagan), cela avait des allures d'armée espagnole, d'ailleurs rejointe à plein temps cet été par l'ancien champion ibérique Alex Corretja.

Mais guidé par la volonté de fer d'Andy, le clan s'est structuré en machine à gagner dans la bonne humeur. «Et cette camaraderie dans le groupe est un facteur majeur dans le processus de relaxation», souligne Judy Murray, dont le travail a été salué par l'ancienne championne anglaise de Wimbledon, Virginia Wade, de dithyrambique façon : «La subtilité et l'originalité du jeu d'Andy viennent du fait qu'il a été entraîné par Judy. S'il est plus intelligent que les autres dans le jeu, c'est parce qu'il a travaillé avec une femme !» Détendu, costaud, Murray n'a plus qu'à faire parler le talent couvé
lequipe.fr
# 30/08/2009 à 11:47 Nico
L'US Open en chiffres

A la veille de l'ouverture de l'édition 2009, retour sur les chiffres marquants de l'histoire de l'US Open. En cas de victoire cette année, Roger Federer égalera les six victoires consécutives de Bill Tilden dans les années 20. Sampras, lui, a gagné le tournoi à 12 ans d'intervalle.

. 1 - Un seul joueur français a atteint la finale de l'US Open depuis l'époque glorieuse des Mousquetaires, dans les années 20 et 30. Il s'agit de Cédric Pioline, finaliste malheureux en 1993 face à Pete Sampras. Dans l'ère Open, Pioline est d'ailleurs le seul "Frenchy" à s'être hissé en demi-finales. Il a atteint ce stade par deux fois, en 1993 donc, puis en 1999, s'inclinant contre Todd Martin.

. 2 - Depuis la création du tournoi juniors en 1973, deux joueurs seulement ont été titrés chez les jeunes puis chez les seniors. Lauréat en juniors en l'an 2000, Andy Roddick avait remporté le titre chez les grands trois ans plus tard. Il rejoignait ainsi Stefan Edberg, qui avait dû pour sa part attendre huit années entre son sacre chez les juniors (1983) et son premier titre en seniors (1991).

. 3 - Trois joueurs dans l'ère Open se sont imposés à la fois en simple et en double chez les hommes: Lleyton Hewitt (1 titre en simple, 1 en double), Stefan Edberg (2 titres en simple, 1 en double), et surtout John McEnroe, intouchable en ce domaine puisqu'il a triomphé quatre fois en simple et quatre autres en double (trois fois avec son complice Peter Fleming, et une dernière avec l'Australien Mark Woodforde).

. 4 - Bjorn Borg est le grand maudit de l'US Open. Le Suédois, vainqueur six fois à Roland-Garros et cinq fois à Wimbledon, n'a jamais triomphé à New York. Il s'est pourtant hissé à quatre reprises en finale, pour autant de défaites. La première, en 1976, sur la terre battue de Forrest Hills, contre Jimmy Connors. Les trois suivantes sur le ciment de Flushing Meadows, contre Connors à nouveau (1978) puis à deux reprises face à John McEnroe, en 1980 et 81.

. 6 - Roger Federer part en quête d'un sixième sacre consécutif à New York. S'l y parvient, il réussira un exploit unique depuis plus de 80 ans. En effet, aucun joueur n'a réussi à remporter six fois de suite un même tournoi majeur depuis lors. Bjorn Borg est resté bloqué à 5 à Wimbledon, tout comme Federer, également à Londres. Le dernier à avoir accompli cette performance est Bill Tilden, lauréat de l'US Open de 1920 à 1925.

. 7 - C'est toujours Richard Sears qui détient le record de victoires à l'US Open. L'Américain a gagné les sept premières éditions, de 1881 à 1887. Une dynastie grandement facilitée par le système du Challenge Round en vigueur à cette époque (et jusqu'en 1912). Le tenant du titre était alors directement qualifié pour la finale l'année suivante. Sears n'a donc eu qu'un seul match à gagner de 1882 à 1887 pour conserver son titre.

. 8 - Chez les dames, Molla Bjurstedt Mallory est la plus titrée de l'histoire du tournoi avec ses huit victoires, obtenues entre 1915 et 1926. Elle devance Helen Wills Moody (7), Chris Evert (6), Steffi Graf (5) et Margaret Court Smith (5).

. 8 - Ivan Lendl a accompli un exploit dans les années 80 que seul Bill Tilden, 60 ans plus tôt, avait réussi avant lui. De 1982 à 1989, le Tchécoslovaque (il n'avait pas encore obtenu la citoyenneté américaine) a toujours été présent le dernier dimanche. Au cours de cette période, il a remporté 51 matches sur 56. Lendl a perdu les trois premières, contre Connors à deux reprises puis McEnroe. Il a ensuite remporté trois titres de rang en 1985, 86 et 87, dominant McEnroe, Mecir et Wilander. Puis, en 1988, il s'est incliné contre ce même Wilander (lors de la finale la plus longue de l'histoire), avant de perdre sa dernière finale un an plus tard, devant Boris Becker.

. 12 - Pete Sampras a remporté son premier et son dernier titres du Grand Chelem à Flushing Meadows. Ces deux sacres sont intervenus à 12 ans d'intervalle. Sampras a ainsi réussi une performance peu commune, en remportant l'US Open à moins de 20 ans, dans sa vingtaine et une fois la trentaine passée.

. 16 - Martina Navratilova a glané pas moins de 16 titres à l'US Open, simple dames, double dames et double mixte confondus. Le plus extraordinaire réside dans le fait que 29 années séparent sa première de sa dernière victoire. Navratilova a remporté le double dames en 1977 en compagnie de Betty Stove. En 2006, soit près de trois décennies après, elle enlevait, à l'âge de 49 ans, le double mixte avec Bob Bryan. En simple, elle a gagné quatre fois le tournoi dans les années 80.

. 17 - Chris Evert fut, à l'instar de Jimmy Connors chez les hommes, un phénomène de longévité. A l'US Open, l'ancienne N.1 mondiale a participé 19 fois de suite au tournoi, de 16 à 34 ans. Sur ces 19 participations, l'Américaine a réussie l'exploit d'atteindre le dernier carré à 17 reprises, dont 16 fois consécutivement, de 1971 à 1986. Au total, elle a remporté 101 matches en simple, trois de plus que sa grande rivale Martina Navratilova.

. 98 - Jimmy Connors détient le record de matches gagnés à New York en simple. Jimbo a remporté 98 rencontres dans sa carrière à Big Apple. Personne n'a jamais fait mieux, dans aucun des quatre tournois du Grand Chelem. Connors a atteint 14 fois les demi-finales, la dernière en 1991, à 39 ans. A titre de comparaison, Agassi a remporté 79 matches à l'US Open, Lendl 73, Sampras 71 et, à ce jour, Federer 45. Il a par ailleurs gagné le tournoi sur trois surfaces différentes.

. 192 - Si Roger Federer remporte l'US Open pour la 6e fois, il aura gagné 199 matches en Grand Chelem. Le Suisse avait remporté 172 rencontres dans sa carrière fin 2008. Il en a ajouté 20 cette année: 6 à Melbourne, 7 à Paris et 7 autres à Londres. Quoi qu'il en soit, Federer devrait intégrer l'an prochain le club fermé des bicentenaires en Grand Chelem, dans lequel figurent pour l'instant Jimmy Connors (232 victoires), Andre Agassi (224), Ivan Lendl (222) et Pete Sampras (203).

Eurosport - Laurent VERGNE


Federer «très relax»


Quintuple tenant du titre, Roger Federer présente le visage de la sérénité. Mais son calme et sa décontraction ne trahissent aucune démotivation.


«Je suis très relax»

Cette année, Roger Federer arrive à New York avec les titres de Roland-Garros et Wimbledon et un nouveau rôle de papa avec la naissance de ses jumelles, Mila et Charlene. Et le Suisse apparaît très décontracté. A son arrivée en conférence de presse, les questions en anglais tardent à jaillir et le numéro 1 mondial avoue en souriant «Great» quand l'attachée de presse lance «Pas de question en anglais». Puis il revient plus sérieusement sur sa nouvelle vie et ses sensations du moment. Comme son jeu, tout baigne : «Cette année est différente. Je sens que je joue bien. J'arrive avec beaucoup de confiance et je suis très relax. Je suis frais physiquement et mentalement. Je sens que mon jeu est là où je veux qu'il soit, je ne me pose pas beaucoup de questions. J'ai moins de pression que l'an dernier où j'aurais été très déçu de ne pas gagner un Grand Chelem dans l'année.»


«Une grosse envie de gagner»

Il a beau posséder le plus beau palmarès, détenir quinze titres du Grand Chelem sur toutes les surfaces et rester sur cinq victoires consécutives à l'US Open, Roger Federer en veut toujours plus. Trois jours après la naissance de ses filles, il avait déjà repris le chemin de l'entraînement et ce n'est pas en père indigne. Il raconte en riant que ses filles dormaient tout le temps alors il pouvait s'échapper sur les courts, situés à cinq minutes de l'hôpital. Comme elles sont arrivées un peu plus tôt que prévu, il a donc décidé de disputer les tournois de Montréal et Cincinnati et il enchaîne tranquillement. Sa femme Mirka gère, toute sa famille va bien et le champion peut se concentrer sur le jeu. Personne ne vient entraver sa soif de victoires : « Pas grand-chose n'a changé. J'ai toujours une grosse envie de gagner. Cela revient toujours quand je dois affronter les meilleurs joueurs sur les tournois du Grand Chelem. C'est bien de savoir que j'ai déjà accompli beaucoup de choses en peu de temps. Cela rend les choses un peu plus faciles.» Seule petite différence, il n'ira pas au music-hall à Broadway pour rester avec sa femme et ses filles.


Son premier tour contre Devin Britton


Lundi sur le central, Roger Federer affronte un jeune de 18 ans, Devin Britton. Un match ordinaire pour le Suisse, un match extraordinaire pour l'Américain. Mais le numéro 1 mondial n'a pas la mémoire courte, il se souvient d'avoir vécu cette situation quand il avait 17 ans à Bâle chez lui face à Andre Agassi. « J'étais sous le choc, mais il faut essayer d'apprécier et livrer un beau combat. C'est un peu différent dans un Grand Chelem avec des matches en cinq sets. Britton n'a peut-être jamais vécu cela. Mais en tennis, tout le monde a sa chance quel que soit l'adversaire et le lieu. » Et Roger Federer n'a pas oublié la leçon : « Ce n'est pas parce que tu joues contre Agassi ou Federer qu'il faut changer quelque chose, il faut garder ses habitudes. Il faut se préparer comme si tu jouais contre un junior. Si tu te prépares différemment, tu commences à te poser beaucoup plus de questions, tu te demandes si c'est bien et tu ne peux pas jouer librement, tu te mets beaucoup plus de pression. Tu n'as rien à perdre, c'est une situation agréable.»

Sophie DORGAN, à New York
# 31/08/2009 à 08:37 Nico
Gasquet : «Un nouveau départ»

Sur le court n°4, Richard Gasquet enchaîne les partenaires d'entraînement. Après Fabrice Santoro, il joue face à Paul-Henri Mathieu et le Biterrois est tout simplement «heureux d'être là» et de jouer au tennis. Au premier tour, il affronte Rafael Nadal, le «joueur qui l'a le plus soutenu» pendant ces trois mois «d'enfer».


« Richard Gasquet, comment vous sentez-vous ?

Je suis très heureux de revenir ici. Tennistiquement, ce n'est pas évident. J'ai arrêté pas mal de temps, mais c'est juste le plaisir d'être ici qui prédomine. Il y a deux mois, je n'étais vraiment pas au top. Deux ans de tournois m'auraient moins fatigué que ces trois mois. C'est un nouveau départ. J'ai connu trois mois très difficiles physiquement et mentalement, il faut repartir petit à petit. Mais je suis tellement heureux de pouvoir rejouer au tennis. J'en ai rêvé toutes les nuits chez moi. Je suis donc tout simplement très heureux même si le tableau n'est pas facile et qu'il y a quelques trucs difficiles.


Jouer contre Nadal au premier tour, est-ce un bonheur ou une très mauvaise nouvelle ?


Il faudrait être un peu sadomaso pour vouloir jouer contre Nadal au premier tour. Mais le plus important n'est pas là. Le plus important est de reprendre la compétition et de jouer. Je n'ai pas de pression.


Nadal, c'est aussi un des joueurs qui vous a beaucoup soutenu.

C'est celui qui m'a le plus soutenu, plus que tous les autres. S'il a un jour besoin de moi, je serai là pour lui. Je vais essayer de le battre, c'est le sport (sourires). Mais je n'oublierai jamais ce qui l'a fait pour moi.


Qu'est-ce qui vous a le plus manqué ?

Jouer au tennis. Cela a été une période particulièrement éprouvante et difficile. J'essaie d'être patient. Les gens ne se rendent parfois pas compte de l'enfer que j'ai pu vivre. Je suis déjà très heureux de pouvoir être ici.


Est-ce le physique le plus difficile lors de cette reprise ?

Je m'entraîne énormément, mais ce n'est pas évident. La coupure a été longue.


Qu'est-ce qui manque tennistiquement ?


La course, le service et surtout les matches.


Etes-vous un joueur différent ?


Non, je suis le même joueur. Mais on ne reste pas complètement le même face à une telle situation. Je suis toujours très motivé pour revenir dans les vingt premiers parce que je jouais dans les vingt premiers quand j'ai quitté le circuit. Depuis que j'ai repris, je n'ai pas joué à ce niveau une fois. Il faut que j'essaie de me faire plaisir.»
S.D


PROGRAMME DE LUNDI

Roger Federer, les soeurs Williams, ainsi que cinq Français (Mathieu, Gicquel, Bartoli, Johansson, et Mauresmo) effectuent lundi leur entrée en lice dans le dernier Grand Chelem de la saison.


Court Arthur-Ashe, à partir de 17h00 :

Kim Clijsters (BEL) - Viktoriya Kutuzova (UKR) 0-0

Pas avant 19h00

Roger Federer (SUI/n°1) - Devin Britton (USA) 0-0
Serena Williams (USA/n°2) - Alexa Glatch (USA) 1-0

Session de nuit - Pas avant 01h00 du matin

Venus Williams (USA/n°3) - Vera Dushevina (RUS) 2-0
Andy Roddick (USA/n°5) - Bjorn Phau (ALL) 2-0


Court Louis Armstrong, à partir de 17h00 :

Victoria Azarenka (BLR/n°8) - Alexandra Dulgheru (ROM) 0-0
John Isner (USA) - Victor Hanescu (ROM/n°28) 0-0
Amélie Mauresmo (FRA/n°17) - Tatjana Malek (ALL) 0-0
James Blake (USA/n°21) - Ruben Ramirez Hidalgo (ESP) 0-1

Pas avant minuit

Meghann Shaughnessy (USA) - Daniela Hantuchova (SVK/n°22) 1-4


Grandstand, à partir de 17h00 :

Paul-Henri Mathieu (FRA/n°26) - Mikhail Youzhny (RUS) 1-4
Edina Gallovits (ROM) - Flavia Pennetta (ITA/n°10) 0-2
Vera Zvonareva (RUS/n°7) - Nuria Llagostera Vives (ESP) 1-1
Lleyton Hewitt (AUS/n°31) - Thiago Alves (BRE) 0-0


Court n°4, à partir de 17h00 :

Vania King (USA) - Anastasiya Yakimova (BLR)
Dieter Kindlmann (ALL) - Nikolay Davydenko (RUS/n°8)
Robert Kendrick (USA) - Martin Vassallo Arguello (ARG)
Bethanie Mattek-Sands (USA) - Iveta Benesova (TCH)


Court n°6, à partir de 17h00 :

Maria Kirilenko (RUS) - Mariya Koryttseva (UKR)
Marsel Ilhan (TUR) - Christophe Rochus (BEL)
Gail Brodsky (USA) - Anabel Medina Garrigues (ESP/n°20)
Andrey Golubev (KAZ) - Leonardo Mayer (ARG)


Court n°7, à partir de 17h00 :

Yvonne Meusburger (AUT) - Francesca Schiavone (ITA/n°26)
Donald Young (USA) - Tommy Robredo (ESP/n°14)
Carly Gullickson (USA) - Jill Craybas (USA)
Marc Gicquel (FRA) - Dmitry Tursunov (RUS) 0-0


Court n°8, à partir de 17h00 :

Potito Starace (ITA) - Marco Chiudinelli (SUI)
Aleksandra Wozniak (CAN) - Laura Granville (USA)
Olivier Rochus (BEL) - Igor Kunitsyn (RUS)
Lucie Hradecka (TCH) - Elena Vesnina (RUS/n°31)


Court n°10, à partir de 17h00 :

Mischa Zverev (ALL) - Marcel Granollers (ESP)
Kaia Kanepi (EST/n°25) - Kai-Chen Chang (TPE)
Yurika Sema (JPN) - Anna Chakvetadze (RUS)
Sybille Bammer (AUT/n°28) - Maria Jose Martinez Sanchez (ESP)


Court n°11, à partir de 17h00 :

Patricia Mayr (AUT) - Agnieszka Radwanska (POL/n°12)
Robin Söderling (SUE/n°12) - Albert Montanes (ESP)
Alejandro Falla (COL) - Tommy Haas (ALL/n°20)
Kirsten Flipkens (BEL) - Jelena Dokic (AUS)

Pas avant 23h00

Na Li (CHN/n°18) - Ioana Raluca Olaru (ROU)


Court n°12, à partir de 17h00 :

Jan Hernych (TCH) - Rainer Schuettler (ALL)
Magdalena Rybarikova (SVK) - Valerie Tetreault (CAN)
Timea Bacsinszky (SUI) - Vesna Manasieva (RUS)


Court n°13, à partir de 17h00 :

Samantha Stosur (AUS/n°15) - Ai Sugiyama (JAP)
Marion Bartoli (FRA/n°14) - Rossana De Los Rios (PAR) 2-0
Olga Govortsova (BLR) - Sania Mirza (IND)
Philipp Kohlschreiber (ALL/n°23) - Andreas Seppi (ITA)

Pas avant 22h00

Simone Bolelli (ITA) - Radek Stepanek (TCH/n°15)


Court n°14, à partir de 17h00 :

Peter Polansky (CAN) - Guillermo Garcia-Lopez (ESP)
Marta Domachowska (POL) - Barbora Zavalova Strycova (TCH)
Juan Ignacio Chela (ARG) - Oscar Hernandez (ESP)


Court n°15, à partir de 17h00 :

Alberta Brianti (ITA) - Stefanie Voegele (SUI)
Somdev Devvarman (IND) - Frederico Gil (POR)
Angelique Kerber (ALL) - Andrea Petkovic (ALL)


Court n°16, à partir de 17h00 :

Giovanni Lapentti (ECU) - Simon Greul (ALL)
Melinda Czink (HON) - Maria Elena Camerin (ITA)
Michelle Larcher De Brito (POR) - Mathilde Johansson (FRA)
# 01/09/2009 à 09:52 Nico
RESULTATS DE LUNDI

Hewitt - Alves 6-0,6-3,6-3
Blake - Ramirez Hidalgo 6-1,6-4,7-5
Mayer - Golubev 6-4,4-6,7-5,6-3
Stepanek - Bolelli 6-4,6-4,6-4
Gicquel - Tursunov 6-2,5-7,6-3,6-3
Kohlschreiber - Seppi 6-0,6-4,6-4
Chela - Hernandez 6-4,6-4,6-2
Rochus - Kunitsyn 6-3,6-0,6-2
Kendrick - Vassalo Arguello 6-3,6-2,6-2
Haas - Falla 7-5,4-6,7-6(9/7),6-2
Federer - Britton 6-1,6-3,7-5
Robredo - Young 6-4,3-6,6-2,6-3
Soderling - Montanes 6-1,3-6,6-1,6-4
Davydenko - Kindlmann 6-3,6-4,7-5
Devvarman - Gil 6-3,6-4,6-3
Isner - Hanescu 6-1,7-6(16/14),7-6(7/5)
Ilhan - Rochus 3-6,6-3,3-6,7-5,7-5
Greul - Lapentti 6-3,4-6,3-6,6-0,7-6(11/9)
Garcia-Lopez - Polansky 6-4,6-4,5-7,3-6,6-1
Granollers-Pujol - Zverev 2-6,7-5,3-6,6-4,6-0
Youzhny - Mathieu 2-6,7-5,6-0,6-2
Chiudinelli - Starace 7-6(7/3),7-6(7/2),6-0
Hernych - Schuettler 1-6,7-6(7/5),6-4,2-6,6-3
Roddick - Phau 6-1,6-4,6-2


Federer à l'aise, Mathieu coulé

Roger Federer a perdu deux fois son service face au 1364e mondial, l'Américain Devin Britton, pour une victoire en trois sets au 1er tour de l'US Open (6-1, 6-3, 7-5). Mathieu a perdu devant Youzhny (6-2, 5-7, 0-6, 2-6). Mais Gicquel a passé Tursunov pour retrouver Roddick au 2e tour.


FEDERER ET LES BREAKS DU JOUR


. Roger Federer (SUI, 1) bat Devin Britton (EU, wc) 6-1, 6-3, 7-5.Prochain adversaire : Greul.
Simon Greul (ALL) bat Giovanni Lapentti (EQU) 6-3, 4-6, 3-6, 6-0, 7-6 (11/9)

Qu'on se le dise Roger Federer ne donne pas le Britton pour se faire battre. Et si à 18 ans, le 1364e joueur mondial a pris deux fois le service du meilleur joueur de tous les temps, c'est un fait de jeu qui ne rentrera pas dans les livres des records d'un premier tour négocié avec calme par le Suisse. Bien entendu pour Devin Britton, invité par les organisateurs, c'est un authentique exploit. Offert en pâture à celui qui vise un 6e titre consécutif à New York, cet Américain aux allures de Matthew Broderick a fait un bon match, de quoi amuser la galerie. Assez grand pour placer quelques jolies premières balles, trop prévisible pour espérer bouleverser la hiérarchie, il a commis quelques 40 fautes directes (contre 18 pour Roger). Sur 100 retours, le Suisse a d'ailleurs inscrit 51 points. Appliqué, Federer a fait le boulot en toute décontraction. Même les légendes ont besoin de se mêler au commun des mortels. Laisser deux jeux de service dans ces conditions, c'est un cadeau béni des dieux.


LES FRANÇAIS ET LES MATCHES BIZARRES


. Mikhail Youzhny (RUS) bat Paul-Henri Mathieu (FRA, 26) 2-6, 7-5, 6-0, 6-2
Prochain adversaire : Chiudinelli
Marco Chiudinelli (SUI, Q) bat Potito Starace (ITA) 7-6(7/3), 7-6(7/2), 6-0

Pour la cinquième fois en six rencontres, Mikhail Youzhny a fait chuter Paul-Henri Mathieu. Ce n'est pas la défaite la plus douloureuse du Français, qui n'oubliera jamais cette défaite en finale de la Coupe Davis à Bercy en 2002 (avec deux sets d'avance) face au même Youzhny. Mais c'est une défaite qui fait mal. Le Français s'est déclaré "abattu": "l'objectif de la tournée américaine, c'est toujours l'US Open et je ne voulais pas perdre au premier tour".

Le scénario du match plombe également l'ambiance. Bien dans le court, PHM avait la partie en main avec un break d'avance dans la seconde manche. Après 67 minutes de jeu dans ce set accroché, l'Alsacien avait perdu tous ses moyens. Breaké trois fois, il encaisse sept jeux consécutifs à partir de 6-2, 5-5, alors qu'il venait de débreaker.

"J'ai bien commencé dans le premier set, a-t-il réagi. C'est dommage parce qu'après, j'ai bêtement perdu mon service en fin de deuxième set et ça m'a mis un coup sur la tête. J'ai eu un gros coup de barre et je n'ai pas été capable de me remettre dedans. J'ai essayé de réagir dans le quatrième set, mais j'étais moins bien physiquement." L'ombre Youzhny planera donc toujours autour de Mathieu : "Je n'apprécie pas de jouer contre lui. C'est un joueur qui varie énormément et ce n'est donc pas facile de se régler. Il ne me convient pas."

. Marc Gicquel (FRA) bat Dmitry Tursunov (RUS) 6-2, 5-7, 6-3, 6-3
Prochain adversaire: Roddick
Andy Roddick (USA, 5) bat Bjorn Phau (ALL) 6-1, 6-4, 6-2

Marc Gicquel s'est qualifié pour le 2e tour en battant le Russe Dmitry Tursunov en quatre sets 6-2, 5-7, 6-3, 6-3. Une première depuis trois ans pour lui qui était allé jusqu'en huitième de finale en 2006 et Roger Federer. "C'était un match un peu bizarre, je me suis tendu après avoir bien commencé (6-2, 3-1), je perds le second set et là, je suis frustré. J'ai pas mal lutté. Je menais 40-0 ou 0-40 sur son service, mais je n'arrivais pas à saisir les occasions. Il s'est mis à ralentir le jeu. Ce n'est pas facile contre lui, il frappe des deux côtés et retourne bien. Au final, je suis content de m'en être tiré en quatre sets."

Le Français, 81e mondial, aura la joie de retrouver Andy Roddick, facile vainqueur de Bjorn Phau en 1h35 de jeu. "Physiquement, je me sens bien, je bouge bien donc le reste doit suivre. Le ciment est une surface qui me convient. Maintenant, c'est Roddick au second tour à l'US Open, c'est extra ! Ce serait bien de gagner contre lui sur le central (rires). C'est bien de vivre de grands matches, sur de grands courts. Et on va essayer, je vais faire mon match et on verra." Leur trois précédents rendez-vous, dont deux en Grand Chelem (Open d'Australie 2007 et Roland-Garros 2009), s'étaient soldés par trois défaites sans le moindre set pour le Français.


LA PERF' DU JOUR


. Marsel Ilhan (TUR, Q) bat Christophe Rochus (BEL) 3-6, 6-3, 3-6, 7-5, 7-5
Prochain adversaire : Isner.
John Isner (EU) bat Victor Hanescu (ROU, 28) 6-1, 7-6(16/14), 7-6(7/5)

230e mondial, issu des qualifications, Marsel Ilhan était le premier Turc à participer au tableau final d'un tournoi du Grand Chelem. Après le premier tour, il est le premier tour à accéder au second tour d'un majeur avec la plus belle perf' du jour sur le 72e mondial, le Belge Christophe Rochus.


AUTRES RESULTATS PRINCIPAUX


Nikolay Davydenko (RUS, 8) bat Dieter Kindlmann (ALL) 6-3, 6-4, 7-5
Prochain adversaire : Hernych.

Robin Soderling (SUE, 12) bat Albert Montanes (ESP) 6-1, 3-6, 6-1, 6-4
Prochain adversaire : Granollers.

Tommy Robredo (ESP, 14) bat Donald Young (EU) 6-4, 3-6, 6-2, 6-3
Prochain adversaire : Garcia-Lopez.

Tommy Haas (ALL, 20) bat Alejandro Falla (COL) 7-5, 4-6, 7-6(7), 6-2
Prochain adversaire : Kendrick.

Olivier Rochus (BEL) bat Igor Kunitsyn (RUS) 6-3, 6-0, 6-2
Prochain adversaire : Blake.

Eurosport - J.C. avec AFP


PROGRAMME DE MARDI


Onze Français seront sur les courts mardi. Jo-Wilfried Tsonga, Alizé Cornet, Aravane Rezaï, Julien Benneteau ou encore Josselin Ouanna joueront ainsi leurs matches du premier tour. Safina, Sharapova, Ddjokovic, Wozniacki et Murray feront aussi leur entrée en lice.


Arthur Ashe Stadium, à partir de 17 heures

Julia Goerges (ALL) - Svetlana Kuznetsova (RUS/n°6) : 0-1
Dinara Safina (RUS/n°1) - Olivia Rogowska (AUS) : 0-0
Novak Djokovic (SER/n°4) - Ivan Ljubicic (CRO) : 3-1

Pas avant 1 heure du matin

Tsvetana Pironkova (BUL) - Maria Sharapova (RUS/n°29) : 0-1
Ernests Gulbis (LET) - Andy Murray (GBR/n°2) : 0-3


Louis Armstrong Stadium, à partir de 17 heures

Caroline Wozniacki (DAN/n°9) - Galina Voskoboeva (KAZ) : 0-0
Tomas Berdych (RTC/n°17) - Wayne Odesnik (USA) : 0-0
Roberta Vinci (ITA) - Jelena Jankovic (SER/n°5) : 0-2
Michael Yani (USA) - Sam Querrey (USA/n°22) : 0-0

Pas avant minuit

Ana Ivanovic (SER/n°11) - Kateryna Bondarenko (UKR) : 0-1


Grandstand, à partir de 17 heures

Jo-Wilfried Tsonga (FRA/n°7) - Chase Buchanan (USA) : 0-0
Anastasia Pavlyuchenkova (RUS) - Melanie Oudin (USA) : 0-0
Marin Cilic (CRO/n°16) - Ryan Sweeting (USA) : 0-0
Elena Dementieva (RUS/n°4) - Camille Pin (FRA) : 1-0


Court 4, à partir de 17 heures

Patty Schnyder (SUI/n°19) - Lucie Safarova (RTC) : 1-1
Petra Kvitova (RTC) - Alisa Kleybanova (RUS/n°27) : 1-0
Kevin Kim (USA) - Dudi Sela (ISR) : 0-0
Ivo Karlovic (CRO/n°27) - Ivan Navarro (ESP) : 0-0


Court 5, à partir de 17 heures

Flavio Cipolla (ITA) - Julien Benneteau (FRA) : 0-0
Petra Martic (CRO/Q) - Séverine Brémond (FRA) : 0-0


Court 6, à partir de 17 heures

Alona Bondarenko (UKR/n°30] - Alla Kudryavtseva (RUS) : 2-0
Denis Istomin (OUZ) - Brendan Evans (USA) : 0-0
Nicolas Lapentti (EQU) - Stanislas Wawrinka (SUI/n°19) : 0-1
Alizé Cornet (FRA) - Monique Adamczak (AUS/Q) : 0-0


Court 7, à partir de 17 heures

Jesse Witten (USA) - Igor Andreev (RUS/n°29) : 0-0
Katarina Srebotnik (SLO) - Nadia Petrova (RUS/n°13) : 1-5
Josselin Ouanna (FRA) - Rajeev Ram (USA) : 0-0
Shenay Perry (USA) - Monica Niculescu (ROU) : 0-0


Court 8, à partir de 17 heures

Jarkko Nieminen (FIN) - Fabio Fognini (ITA) : 0-0
Tathiana Garbin (ITA) - Mallory Cecil (USA) : 0-0
Florent Serra (FRA) - Janko Tipsarevic (SER) : 0-1


Court 10, à partir de 17 heures

Shuai Peng (CHN) - Jarmila Groth (AUS) : 0-1
Gisela Dulko (ARG) - Ekaterina Makarova (RUS) : 0-0
Teimuraz Gabashvili (RUS) - Jesse Levine (USA) : 0-0
Polona Hercog (SLO) - Christina McHale (USA) : 0-0


Court 11, à partir de 17 heures

Ayumi Morita (JAP) - Sorana Cirstea (ROU/n°24) : 0-1
Aravane Rezaï (FRA) - Sabine Lisicki (ALL/n°23) : 0-0
Nicolas Massu (CHL) - Fernando Gonzalez (CHL/n°11) : 1-4
Feliciano Lopez (ESP) - Taylor Dent (USA) : 1-0


Court 12, à partir de 17 heures

Tamarine Tanasugarn (THA) - Anastasija Sevastova (LET) : 0-0
Peter Luczak (AUS) - Viktor Troicki (SER/n°30) : 0-0
Varvara Lepchenko (USA) - Carla Suarez Navarro (ESP) : 0-0


Court 13, à partir de 17 heures

Yanina Wickmayer (BEL) - Virginie Razzano (FRA/n°16) : 0-0
Fernando Verdasco (ESP/n°10] - Benjamin Becker (ALL) : 2-1
Agnes Szavay (HON/n°32) - Shahar Peer (ISR) : 0-0
Juan Pablo Brzezicki (ARG) - Carsten Ball (AUS) : 0-0

Pas avant 23 heures

Jie Zheng (CHN/n°21] v. Anna-Lena Groenefeld (ALL) : 1-0


Court 14, à partir de 17 heures

Sara Errani (ITA) - Arantxa Rus (HOL) : 1-0
Michael Berrer (ALL) - Horacio Zeballos (ARG) : 0-0
Yaroslava Shvedova (KAZ) - Masa Zec Peskiric (SLO) : 0-0


Court 15, à partir de 17 heures

Kristina Mladenovic (FRA) - Stephanie Dubois (CAN) : 0-0
Anastasia Rodionova (AUS) - Lourdes Dominguez Lino (ESP) : 0-0
Eva Hrdinova (RTC) - Julie Coin (FRA) : 0-0
Paul Capdeville (CHL) - Victor Crivoi (ROU) : 0-0


Court 16, à partir de 17 heures

Karol Beck (SVQ) - Maximo Gonzalez (ARG) : 0-0
Urszula Radwanska (POL) v. Kristina Barrois (ALL) : 0-0
# 01/09/2009 à 14:43 Nico
Rafa, par l'intermédiaire du journal "The Times", donne son avis sur le tournoi, ses matchs et son quotidien pendant toute la quinzaine. Il répond également à quelques questions sélectionnées.

Nous vous proposons de consulter l'ensemble, que nous avons traduit en Français, et ainsi de mieux vivre le tournoi de Rafa : VAMOS !!!


Voici les premières questions posées :


QUESTIONS RAFA US OPEN 31/08/09



Je suis prêt à 100% pour l'US Open


Comment vont vos genoux ? Vous sentez-vous suffisamment bien pour deux semaines de matches à l'US Open ?
Grace, Virginia

Oui, je me sens bien et aujourd'hui on me pose souvent cette question. Je suis prêt à 100%. Un grand merci.


J'aime courir (entre 5 km et 21 kms) et je suis attiré par l’endurance dans le sport. Courez-vous de longues distances dans le cadre de votre programme d'entraînement et, si oui, pensez-vous en profiter ?
Anand

Non, je ne fais pas normalement ce genre d’entrainement. Seulement un peu pendant la pré-saison.


C’est génial de vous retrouver sur le circuit. Qu'aimez-vous le plus à propos de New York ? Avez-vous une ou deux expériences qui se distinguent ?
Sarah K

Merci beaucoup. J'aime beaucoup de choses à propos de New York, mais je n'ai pas beaucoup de temps pour les apprécier. J'adore les comédies musicales à Broadway et ici j'avais l'habitude d'aller voir la ville. C’est plus difficile pour moi aujourd'hui.


Où avez-vous monté votre Harley-Davidson ?
Atch2

De retour à Majorque. Mais pas beaucoup pour être honnête.


Cela a dû être très dur pour vous de ne pas être en compétition au cours des derniers mois, mais en avez-vous retiré quelque chose de positif ? Et de passer plus de temps à la maison avec vos amis et votre famille a-t-il changé la manière de voir le tennis ?
Rafaelite en Australie

Oui, bien sûr, il y a des points positifs. J'ai eu la chance d'être à Majorque au meilleur moment de l'année de l'île ... :-) Mais j'aurais préféré que cela soit hors compétition.


Prévoyez-vous d’avoir un compte Twitter? Andy Roddick, les soeurs Williams et Andy Murray en ont un. Vos fans aimeraient entendre parler de votre quotidien et de vos activités.
Amelia M, St. Paul, Minnesota

Non, je suis sur Facebook et mon site web. Mon anglais n'est pas très bon et je dois me faire aider pour traduire, alors imaginez qu’il y ait une chose de plus !

Je comprends ce que vous voulez dire quand vous dites que vous avez des "sensations spéciales" au sujet de votre tennis, mais quand vous dites cela à d'autres occasions comme lors d’une exhibition avec Serena Williams et John McEnroe, qu'entendez-vous exactement ?
Cedrine

L'endroit où nous avons eu la chance de jouer était grand, au milieu de la ville. Ainsi, le sentiment (sans doute que c'est ce que je veux dire vraiment) était génial.


Si vous pouviez faire un changement dans le tennis, quel serait-il et pourquoi ?
Niamh Kearney, Irlande

Nous discutons de cela avec les membres du Conseil des joueurs. Je préfère garder cela entre nous et j'espère que nous pourrons changer certaines choses.


Si le médecin vous dit que vos genoux seraient parfaits en ne mangeant pas de biscuits, de crème glacée ou de sorbets, le feriez-vous ?
Juana

ABSOLUMENT ! Mais malheureusement ce n'est pas le cas. Cependant mes genoux vont bien maintenant ... Touchons du bois !



QUESTIONS RAFA US OPEN 01/09/09


Je veux gagner chaque tournoi que je joue


Quel plaisir de vous voir jouer de nouveau, vous nous avez manqués. Nous vous regarderons à l'US Open en nous réjouissant et en vous soutenant jusqu’au bout. Avez-vous des habitudes pour soulager l'anxiété, la nuit avant un match, afin d'assurer une bonne nuit de sommeil et de repos ? Anne Buchanan

RN: Non, je n'ai aucune habitude. Je dors bien.


Vous nous avez beaucoup manqués. Je voulais vous demander au sujet de votre double avec Francis Roig à Montréal ce que vous ressenti en jouant avec votre coach ? Du peu que nous avons vu cela ressemblait à une expérience amusante. Francis est-il toujours avec vous à New York, maintenant que Toni est là ? Bonne chance. Belinda Shaw

RN: Cela a été un vrai plaisir de jouer avec Francis et cela m'a aussi aidé pour avoir plus de rythme en compétition et pour préparer Montréal. Ce fut une très bonne expérience.


Merci beaucoup pour la rédaction d'un blog de New York et pour répondre à nos questions .... Vous êtes un amour. J'aimerais vraiment connaître votre réponse à cette question, Rafa .... merci beaucoup ! La nuit dernière j'ai fait un rêve vraiment passionnant sur vous, Feliciano Lopez, David Ferrer et moi .... c'était vraiment super .... lol ! Rafa, vous avez dit en réponse à une question, que normalement vous ne rêvez pas de tennis ..... Avez-vous parfois de grands rêves quand vous dormez .... et si vous en avez, quel est le préféré ... ou voulez-vous que cela reste un secret ?! Merci beaucoup et bonne chance. Niamh, Irlande

RN: J'ai fait beaucoup plus qu'un rêve, mais pour être honnête je ne me rappelle pas d’un en particulier.


Vous avez déclaré que vos goûts musicaux étaient espagnols et « latino », mais étiez-vous aussi un fan de Michael Jackson ?
Cedrine.

RN: J’aimais ses chansons mais je n'étais pas un vrai fan qui devenait « fou » avec ses chansons.


Si votre iPod tombait en panne, et toutes vos chansons sauf trois étaient effacées, quelles chansons souhaiteriez-vous voir sauvées ? Carin, Brighton

RN: Back to you - Bryan Adams ; Bon Jovi - In these Arms ; Julio Iglesias – Vuela amigo, vuela Alto.


Quel plaisir de vous voir de retour. Ayant maintenant remporté trois des quatre tournois du Grand Chelem, avez-vous l'intention de concentrer votre emploi du temps autour de l'US Open pour les prochaines années jusqu'à ce que vous le gagniez afin de vous donner les meilleures chances d'obtenir les 4 levées ? Matthieu Huart, Hull.

RN: Absolument pas. Ma concentration est toute l'année, sur tout le calendrier et chaque tournoi que je joue est important pour moi.


Je suis si content de vous voir de retour ! Ces deux mois sans vous ont vu le tennis fade et ennuyeux ... Je me demandais si vous aviez perdu un peu de poids dans ces deux mois, parce que vous paraissez plus mince maintenant ... En espérant que vous ferez vraiment le meilleur dans cet US Open. Tout le meilleur pour vous ! VAMOS ! Je vous aimerai toujours. Mohona

RN: Beaucoup de gens m'ont parlé de cela. La vérité est que je n'ai pas perdu de poids. Je suis le même.


Vous avez dit combien vous aimez la Formule 1 : qu'est-ce que vous pensez de la possibilité de voir Fernando Alonso chez Ferrari l'année prochaine ? Michelle UK

RN: Je lui souhaite tout le meilleur et je voudrais le voir devenir à nouveau champion du monde. Si c'est son choix, je suis heureux pour lui.
# 02/09/2009 à 09:16 Nico
RESULTATS DE MARDI

Murray - Gulbis 7-5,6-3,7-5
Navarro - Karlovic 6-4,7-6(10/8),7-6(7/5)
Querrey - Yani 6-3,7-5,6-4
Dent - Lopez 4-6,7-6,6-3,7-5
Capdeville - Crivoi 6-3,6-0,7-6(7/2)
Kim - Sela 6-3,0-6,6-3,6-2
Serra - Tipsarevic 7-6(10/8),7-6(7/5),7-6(7/5)
Ouanna - Ram 7-6(7/4),6-4,3-6,6-3
Cilic - Sweeting 7-6(7/2),6-4,7-6(7/4)
Djokovic - Ljubicic 6-3,6-1,6-3
Levine - Gabashvili 7-5,6-1,6-2
Verdasco - Becker 7-5,6-4,7-5
Benneteau - Cipolla 4-6,6-1,6-3,6-3
Troicki - Luczak 6-3,6-3,1-6,2-6,6-1
Berdych - Odesnik 7-5,6-4,6-4
Zeballos - Berrer 6-3,7-6(9/7),3-6,6-0
Gonzalez - Beck 2-6,1-6,6-1,6-4,6-3
Witten - Andreev 6-4,6-0,6-2
Tsonga - Buchanan 6-0,6-2,6-1
Nieminen - Fognini 7-5,7-6(8/6),6-4


Tsonga s'installe

Jo-Wilfried Tsonga a dominé le jeune invité Chase Buchanan (6-0, 6-2, 6-1) au 1er tour de l'US Open. Benneteau est passé face à l'Italien Cipolla (4-6, 6-1, 6-3, 6-3) et Ouanna a battu Ram. Serra a sorti Tipsarevic en 3 jeux décisifs. Murray, Djokovic, Berdych et Verdasco sont passés. Pas Karlovic.


TSONGA, BENNETEAU ET OUANNA CONSTANTS, SERRA AUDACIEUX

. Jo-Wilfried Tsonga (FRA, 7) bat Chase Buchanan (USA, WC) 6-0, 6-2, 6-1.Prochain adversaire : Nieminen.
Jarkko Nieminen (FIN) bat Fabio Fognini (ITA) 7-5, 7-6(8/6), 6-4

Chase Buchanan, du haut de sa 920e place mondiale, pâle comme une victime, a mis un bon set à se mettre dans les chaussures d'un joueur participant à un Grand Chelem. Il était 11h30 à Flushing Meadows. Le temps d'avaler son petit déjeuner et un 6-0 sans bavure comme un oeuf à la coque bien cuit, Jo-Wilfried Tsonga venait lui aussi de faire son entrée dans le tournoi. Lui qui, de l'aveu de son coach Eric Winogradsky, n'est pas un lève-tôt. Chase, une fois déplié et sorti de sa torpeur, s'est rappelé que les organisateurs l'avait invité pour ses quatre victoires cette saison en tournois Future et sa détermination.

En menant 2-1 avec un break d'avance dans la seconde manch, il a cru l'espace d'un jeu qu'il pouvait devenir le premier Américain doté d'une wild-card à passer un tour depuis Justin Gimelstob depuis 1995. Avant de prendre cinq jeux de suite. Jo-Wilfried Tsonga, à peine réveillé, a expliqué : "Il était important de commencer ainsi sans laisser trop d'énergie sur le terrain. Là, je me suis rassuré sur les passings, car j'ai travaillé pas mal là-dessus. J'étais pressé de commencer ce premier match, qui m'a permis de frapper des balles, de courir, de faire des réglages."


Julien Benneteau (FRA) bat Flavio Cipolla (ITA) 4-6, 6-1, 6-3, 6-3
Prochain adversaire : Troicki.

C'est la première victoire de Julien Benneteau à l'US Open en six participations. "Ce n'était pas évident, car il a un jeu atypique. Il manie bien la balle et manoeuvre son adversaire. Le premier set a été difficile mais j'ai su bien réagir dans le second set, être plus agressif pour arriver à faire tourner le match et ensuite j'ai eu trois très bons sets, a précisé Julien. Contre lui, il fallait trouver un juste milieu, entre les longs échanges, ne pas jouer mollement du fond du court et ne pas hésiter à monter au filet pour saisir sa chance. Il est pénible, comme Fabrice (Santoro). Il faut arriver à le bousculer. Là, je suis toujours sur la dynamique de Cincinnati (quart de finaliste contre Andy Murray après avoir été repêché des qualifications, ndlr). Cela m'a prouvé que mon jeu était toujours là."

"Cincy m'a libéré, j'ai su provoquer cette réussite, confirme le Français. Cela m'a mis dans de bonnes conditions pour l'US Open. (A propos de Viktor Troicki, son prochain adversaire) Je ne l'ai jamais joué, mais on s'est entraîné ensemble à Miami. Il est complet, c'est un client. Cela fait du bien de gagner ici, cela faisait longtemps que je n'avais pas passé un premier tour en Grand Chelem (depuis Roland-Garros 2008). J'espère aller loin."


Josselin Ouanna (FRA, Q) bat Rajeev Ram (EU) 7-6(4), 6-4, 3-6, 6-3
Prochain adversaire : Gonzalez.

Josselin Ouanna, issu des qualifications, a fait respecter la hiérarchie en dominant Rajeev Ram, 114e mondial. Pas de perf' donc pour le Français mais une régularité qui fait plaisir à voir. Après son joli parcours parisien à Roland-Garros, on ne l'avait pas vu aussi bien placé. Prochaine étape : oublier Roland-Garros ! Car c'est celui qui l'avait éliminé à l'époque (au 3e tour), le redoutable Chilien Fernando Gonzalez qui se dresse à nouveau sur sa route. "Je suis satisfait de la manière dont j'ai gagné. C'est une bonne chose de jouer le deuxième tour, je vais pouvoir prendre ma revanche contre Gonzalez". Fernando est 11e mondial et vient de battre son compatriote Nicolas Massu.

"A Roland, j'avais eu l'impression de ne pas avoir tout fait pour essayer de gagner. Là je sais comment aborder ce match. Je dois mieux servir, prendre le jeu à mon compte. Son coup droit, qui gicle sur terre battue, sera moins efficace sur dur car il aura moins de temps pour se décaler." Ouanna ne cache pas ses ambitions de terminer l'année dans le Top 70. "Je sais que j'ai le potentiel pour aller plus haut donc j'attends mieux." Gonzalez l'attend aussi.


. Florent Serra (FRA) bat Janko Tipsarevic (SER) 7-6(10/8), 7-6(7/5), 7-6(7/5)
Prochain adversaire : Verdasco.
Fernando Verdasco (ESP, 10) bat Benjamin Becker (ALL) 7-5, 6-4, 7-5

C'est la quatrième fois en cinq participations que le Bordelais Florent Serra atteint le deuxième à l'US Open. Il n'a jamais fait mieux. A suivre. "C'est une bonne victoire, j'ai bien senti la balle. C'est bon pour la confiance de gagner trois tie breaks dans ce genre de match serré. Maintenant contre Fernando Verdasco, il me faudra mieux jouer et j'ai un mauvais souvenir de ma défaite à Roland-Garros." La recette ? "Il faudra que je m'appuie sur mes forces. A savoir ma balle, rapide et lourde."


LES PERF DU JOUR


Ivan Navarro (ESP) bat Ivo Karlovic (CRO, 27) 6-4, 7-6(10/8), 7-6(7/5)
Prochain adversaire: Dent

Après Mathieu, Hanescu, Wawrinka et Andreev, Ivo Karlovic est la 5e tête de série à être éliminé dès le premier tour de l'US Open. Le Croate a été poussé vers la sortie par l'Espagnol Ivan Navarro, vainqueur du 28e mondial. Le Croate aura tout de même passé 22 aces, comme à son habitude. Mais a mal géré les jeux décisifs face au 119e mondial qui a été un meilleur relanceur que lui sur cette partie...

Jesse Witten (EU, Q) bat Igor Andreev (RUS, 29) 6-4, 6-0, 6-2
Prochain adversaire : Maximo Gonzalez.

276e mondial, l'Américain Jesse Witten n'avait pas gagné un match sur le circuit principal de sa carrière avant cet US Open. C'est fait, face au joueur qui avait poussé Roger Federer en cinq sets l'année dernière...

. Horacio Zeballos (ARG, Q) bat Michael Berrer (ALL, Q) 6-3, 7-6, 3-6, 6-0
Prochain adversaire: Berdych
Tomas Berdych (RTC, 17) bat Wayne Odesnik (EU) 7-5, 6-4, 6-4

Après un premier tour difficile, mais maîtrisé, face à Odesnik, Tomas Berdych devra se méfier de son prochain adversaire: Horacio Zeballos. Cet Argentin, issu des qualifications, est 76e mondial après quatre victoires en Challenger cette année, dont deux sur dur. De haut de son mètre 88 à 24 ans, il pourrait faire du grabuge en milieu de tableau...


AUTRES RESULTATS


Andy Murray (EU, 2) bat Ernest Gulbis (LET) 7-5, 6-4, 7-5
Prochain adversaire: Capdeville

Novak Djokovic (SER, 4) bat Ivan Ljubicic (CRO) 6-3, 6-1, 6-3
Prochain adversaire : Ball

Marin Cilic (CRO, 16) bat Ryan Sweeting (EU) 7-6(7/2), 6-4, 7-6(7/4)
Prochain adversaire : Levine
Eurosport - J.C. avec AFP


PROGRAMME DE MERCREDI


Sept Français seront en lice mercredi à New York. Pour les hommes ce sera encore le premier tour, à l'image de Richard Gasquet, opposé d'entrée à Rafael Nadal. Il y aura également un duel 100% tricolore entre Gaël Monfils et Jérémy Chardy.


Arthur-Ashe Stadium :

A partir de 17h00 :

Amélie Mauresmo (FRA/n°17) - Aleksandra Wozniak (CAN)
Bethanie Mattek-Sands (USA) - Venus Williams (USA)
Richard Gasquet (FRA) - Rafael Nadal (ESP/n°3)

Pas avant 23h00 :

Roger Federer (SUI/n°1) - Simon Greul (ALL)
Melinda Czink (HON) - Serena Williams (USA/n°2)


Louis-Armstrong Stadium :

A partir de 17h00 :

Sania Mirza (IND) - Flavia Pennetta (ITA/n°10)
Jurgen Melzer (AUT) - Marat Safin (RUS)
Marion Bartoli (FRA/n°14) - Kim Clijsters (BEL)
Juna Martin del Potro (ARG/n°6) - Juan Monaco (ARG)


Grandstand :

A partir de 17h00 :

Gaël Monfils (FRA/n°13) - Jérémy Chardy (FRA)
Vera Zvonareva (RUS/n°7) - Anna Chakvetadze (RUS)
Victoria Azarenka (BLR/n°8) - Barbora Zahlavova Strycova (RTC)

Pas avant 22h30 :

Samantha Stosur (AUS/n°15) - Vania King (USA)
Juan Ignacio Chela (ARG) - Lleyton Hewitt (AUS/n°31)


Court n°4 :

A partir de 17h00 :

Kai-Chen Chang (TAI) - Magdalena Rybarikova (SLQ)
Kirsten Flipkens (BEL) - Anabel Medina Garrigues (ESP)
Stefanie Voegele (SUI) - Francesca Schiavone (ITA/n°26)
Alberto Martin (ESP) - David Ferrer (ESP/n°18)


Court n°6 :

A partir de 17h00 :

Deux doubles
Philipp Petzschner (ALL) - Sergiy Stakhovsky (UKR)


Court n°7 :

A partir de 17h00 :

Evegeny Korolev (RUS) - Andreas Beck (ALL)
Nicolas Almagro (ESP/n°32) - Steve Darcis (BEL)


Court n°8 :

A partir de 17h00 :

Deux doubles
Pablo Cuevas (URU) - Chris Guccionne (AUS)
Maria Jose Martinez Sanchez (ESP) - Angelique Kerber (ALL)


Court n°10 :

A partir de 17h00 :

Un double
Michaël Llodra (FRA) - Nicolas Kiefer (ALL)


Court n°11 :

A partir de 17h00 :

Jill Craybas (USA) - Elena Vesnina (RUS/n°31
Juan Carlos Ferrero (ESP/n°31) - Fabrice Santoro (FRA)
Robby Ginepri (USA) - Andrei Pavel (ROU)
Timea Bacsinszky (SUI) - Daniela Hantuchova (SLQ/n°22)


Court n°12 :

A partir de 17h00 :

Deux doubles
Thomaz Bellucci (BRE) - Yen-Hsun Lu (TAI)


Court n°13 :

A partir de 17h00 :

Na Li (CHN/n°18) - Michelle Larcher de Brito (POR)
Maria Kirlienko (RUS) - Agnieszka Radwansak (POL/n°12)
Marcos Daniel (BRE) - Jose Acasuso (ARG)
Daniel Gimeno-Traver (ESP) - Gilles Simon (FRA/n°9)


Court n°14 :

A partir de 17h00 :

Deux doubles
Daniel Koellerer (AUT) - Rui Machado (POR)
# 02/09/2009 à 09:51 Nico
Rafa nous livre ses impressions avant d'affronter Richard Gasquet ce soir. Traductions du site.


Prêt à rencontrer mon ami Richard sur le court


Salut tout le monde,

Ceci est mon premier blog à l'US Open. Il y avait un peu de confusion car j'ai répondu à vos questions mais n’ai pas posté ce blog, désolé.

Permettez-moi de vous dire d'abord que je suis très heureux de vous faire partager à nouveau mon quotidien. J'avais prévu de le faire à Wimbledon mais vous savez tous ce qui s'est passé. Vous vous doutez combien j'étais triste de ne pas être en mesure de participer cette année à ce Grand Chelem. Nul autre que moi n’en a plus souffert.

Mais maintenant je suis de retour, je suis à New York prêt à jouer demain contre mon ami Gasquet et me sens bien physiquement et mentalement. Peut-être que ce n'est pas le meilleur premier tour que j'aurais pu avoir, en fait, c'est le pire ou l'un des pires puisque Richard est un grand joueur et l’un des meilleurs. J'ai été à New York depuis le dimanche après Cincinnati, cela fait plus d'une semaine et comme je le dis toujours j’attends vraiment le début du tournoi.

Un grand merci à vous tous pour votre soutien et votre suivi. Espérons que demain je sois de retour avec plus de choses à dire.

Merci

Rafa
# 03/09/2009 à 09:16 Nico
RESULTATS DE MERCREDI

Simon - Gimeno-Traver 6-4,7-6(7/5),6-3
Federer - Greul 6-3,7-5,7-5
Ferrer - Martin 7-5,5-7,6-3,6-3
Del Potro - Monaco 6-3,6-3,6-1
Acasuso - Daniel 6-2,6-4,6-3
Ginepri - Pavel 5-7,6-2,6-4,6-0
Cuevas - Guccione 6-4,7-6(7/4),6-0
Petzschner - Stakhovsky 7-6(7/3),6-7(6/8),6-4,4-6,6-3
Bellucci - Yen-Hsun 6-4,6-2,6-3
Nadal - Gasquet 6-2,6-2,6-3
Melzer - Safin 1-6,6-4,6-3,6-4
Ferrero - Santoro 6-4,6-3,6-3
Kiefer - Llodra 6-3,6-4,6-4
Monfils - Chardy 6-1,6-4,6-3
Murray - Gulbis 7-5,6-3,7-5
Hewitt - Chela 6-3,6-3,6-4


Pas de miracle pour Gasquet

Richard Gasquet, en manque de matches en raison de sa suspension de deux mois et demi, s'incline au premier tour de l'US Open contre le n°3 mondial Rafael Nadal (6-2, 6-2, 6-3).

«Heureux», «du plaisir», «je me suis régalé»... Jamais Richard Gasquet n'aurait imaginé employer ces termes après une défaite en trois sets secs (6-2, 6-2, 6-3 en 1h41') contre Rafael Nadal au premier tour d'un Grand Chelem. Mais depuis mai, son ordinaire a basculé. Aujourd'hui, se retrouver sur un court est devenu presque extraordinaire après trois mois d'absence et son contrôle positif à la cocaïne à Miami. Abandonner les pages des faits divers pour réintégrer les colonnes sportives le réjouit même si sa condition physique et son jeu ne le conduisent pas vraiment à la une.

Quand il se retrouve dans le grand couloir pour entrer sur le Arthur-Ashe Stadium, le sentiment d'être à sa place ressurgit : «C'était du plaisir car j'ai vu les deux derniers Grands Chelems à la télé. C'est dur. J'ai toujours été dans ce monde-là. Cela m'a fait plaisir de pouvoir rejouer.» Sur le court, le rythme est rapidement trop élevé et le break arrive d'entrée (3-0). Il lui manque du souffle, un temps de réaction plus rapide à la relance et le rythme d'un match. Les fautes s'accumulent (40 au total), aucune balle de break se présente, mais quelques fulgurances se rappellent au bon souvenir des amateurs de beau revers. «J'ai eu quelques sensations, certains coups sont revenus. J'essaie de monter petit à petit. Je suis très motivé pour retrouver mon niveau, plaide le Biterrois. J'ai eu une histoire tellement différente du tennis, cela freine. Il faut un peu de temps. J'ai très envie de m'entraîner et de rejouer.»

Du temps, Rafael Nadal n'en a pas perdu sur ce premier tour. En bon copain, Richard Gasquet lui a offert un bon rodage et le Majorquin, aux cheveux courts, est satisfait de sa première prestation : «J'ai bien joué, non ? A Cincinnati, j'avais déjà disputé quelques bons matches. Je me suis bien entraîné pendant une semaine et je jouais bien. Je me sens bien. Je suis très heureux d'avoir gagné contre un adversaire aussi difficile que Richard. Je suis sur la bonne voie. Je suis frais, plus frais que jamais ici», sourit l'Espagnol qui doit affronter Nicolas Kiefer au deuxième tour. Comme dans de nombreux films hollywoodiens, tout le monde est content et tout le monde a gagné à la fin. Richard Gasquet est redevenu joueur de tennis et Rafael Nadal est toujours un prétendant au titre.

Sophie DORGAN, à New York


PROGRAMME DE JEUDI

Court Arthur-Ashe

A partir de 17h00 (HF)

Elena Dementieva (RUS/n°4) - Melanie Oudin (USA) : 0-0
Yaroslava Shvedova (KAZ) - Jelena Jankovic (SER/n°5) : 0-1
James Blake (USA/n°21) - Olivier Rochus(BEL) : 3-0

A partir de 1h00 (HF)

Christina McHale (USA) - Maria Sharapova (RUS/n°29) : 0-0
Marc Gicquel (FRA) - Andy Roddick (USA/n°5) : 0-3


Court Louis-Armstrong

A partir de 17h00

Dinara Safina (RUS/n°1) - Kristina Barrois (ALL) : 0-0
Kevin Kim (USA) - Sam Querrey (USA/n°22) : 0-1
Anastasija Sevastova (LET) - Svetlana Kuznetsova (RUS/n°6) : 0-0
Novak Djokovic (SER/n°4) - Carsten Ball (AUS) : 0-0


Grandstand

A partir de 17h00

Robert Kendrick (USA) - Tommy Haas (ALL/n°20) : 0-1
Caroline Wozniacki (DAN/n°9) - Petra Martic (CRO) : 0-0

Pas avant 23h00

John Isner (USA) - Marsel Ilhan(TUR) : 0-0


Court 4

A partir de 17h00

Alona Bondarenko (UKR/n°30) - Gisela Dulko (ARG) : 3-1
Jie Zheng (CHN/n°21) - Alizé Cornet (FRA) : 1-1
Mikhail Youzhny (RUS) - Marco Chiudinelli (SUI) : 0-0
Philipp Kohlschreiber (ALL/n°23) - Somdev Devvarman (IND) : 0-0


Court 7

A partir de 17h00

Stéphanie Dubois (CAN) - Sorana Cirstea (ROU/n°24) : 0-0
Shuai Peng (CHN) - Yanina Wickmayer (BEL) : 0-1
Jan Hernych (RTC) - Nikolay Davydenko (RUS/n°8) : 2-4


Court 8

A partir de 17h00

Un double
Tathiana Garbin (ITA) - Petra Kvitova (RTC) : 0-0


Court 10

A partir de 17h00

Un double
Kateryna Bondarenko (UKR) - Shenay Perry (USA) : 0-0
Guillermo Garcia-Lopez (ESP) - Tommy Robredo (ESP/n°14) : 0-2


Court 11

A partir de 17h00

Maximo Gonzalez (ARG) - Jesse Witten (USA) : 0-0
Anastasia Rodionova (AUS) - Sabine Lisicki (ALL/n°23) : 0-0
Robin Söderling (SUE/n°12) - Marcel Granollers (ESP) : 2-0
Shahar Peer (ISR) - Carla Suarez Navarro (ESP) : 0-0


Court 13

A partir de 17h00

Julie Coin (FRA) - Nadia Petrova (RUS/n°13) : 0-0
Fernando Verdasco (ESP/n°10) - Florent Serra (FRA) : 2-1
Patty Schnyder (SUI/n°19) - Sara Errani (ITA)
Leonardo Mayer (ARG) - Radek Stepanek (RTC/n°15) : 0-0
# 03/09/2009 à 14:33 Nico
Voici les réponses aux différentes questions posées par Rafa ainsi que son avis sur son premier tour !


Je change de personnalité quand j'entre sur le court


J'ai lu que vous devez enlever certains tournois de votre calendrier l'année prochaine, est ce vrai ? Si oui, j’espère que le Queens n’en fera pas partie. Les supporters britanniques étaient tristes cette année. Cedrine

RN: Non, pas vraiment. Je travaille toujours le planning de mon calendrier avec mon agent, Carlos Costa et mon oncle. Les évènements majeurs sont là et on ne peut pas changer.


Avec votre oncle Toni, êtes-vous en désaccord parfois ? Mary Robinson

RN: Disons que cela peut arriver parfois.


Que pensez-vous du Real Madrid et de la signature de Cristiano Ronaldo ? Pensez-vous que cette année, ils peuvent battre Barcelone et gagner le championnat et / ou la Ligue des Champions ? Kim

RN: Je pense que c’est une bonne chose. C’est un grand joueur et je suis sûr qu'il va très bien jouer cette année. Barcelone est une équipe très forte et ce sont les favoris.


J'ai vu les plans que vous avez fait pour Vogue et je me demandais si vous aviez un designer préféré et une tenue préférée ? Siobhan

RN: Non, pas vraiment. J'utilise beaucoup de créateurs différents.


J'ai entendu que vous étiez effectivement droitier, mais vous jouez avec votre main gauche. Pouvez-vous jouer aussi avec votre main droite ? Chris

RN: Non, je ne peux pas. Je veux dire, je ne peux pas jouer avec à haut niveau.


Votre mère a déjà dit qu'elle ne vous reconnaît pas sur le court - vous sentez-vous comme une personne différente lorsque vous êtes sur le terrain ? Emma

RN: Je pense que je suis différent. J'ai dit que j’étais très agressif sur le court mais je suis très calme en dehors.


Avez-vous joué Andy Murray au tennis-ballon ? Êtes-vous meilleur que lui ? Louise

RN: Oui, j'ai joué avec lui à Paris Bercy. Il est bon je dois dire.


Vous êtes un fan de David Bisbal chanteur ? Il était également à New York. L’avez-vous rencontré ? Guis

RN: Non, je ne l’ai pas rencontré et ne savait pas qu'il était là. J'aime sa musique.



Un grand sentiment après la victoire contre Gasquet

Bonjour à tous,

De retour sur ce blog et très heureux de la façon dont j'ai joué mon premier tour ici à New York. C'était un match délicat pour commencer puisque nous étions tous deux de retour en grande compétition.

J’ai joué à Montréal et Cincinnati qui sont des tournois importants et donc j'avais un peu plus de rythme. Mais c’était le match du premier tour et Richard, j’en suis sûr attendait également impatiemment ce match après ces 3 horribles mois qu’il a passés. Donc, je dois dire que je me sentais très bien et à un très bon niveau.

Demain, je m’entrainerai le matin à 11h30 ce qui me permettra d'avoir l'après-midi entièrement libre. Je pourrais faire quelques courses ici dans la ville ou bien je pourrais de nouveau aller à la comédie musicale « Mamma Mia ». Je vais voir après l’entrainement et décider.

Espérons que vous apprécierez les réponses que j’ai apportées à vos questions.

Rafa



Pourquoi j’espère qu’Andy Murray ne gagnera pas l’US Open



Pensez-vous qu’Andrew Murray sera le vainqueur de l'US Open cette année ? Mahesh Patel

RN: Bien sûr qu'il peut le gagner ... mais j'espère que ce ne sera pas le cas ... vous savez ce que je veux dire ... :-)


Je voulais juste demander s’il était vrai que Novak Djokovic et vous deviez jouer en double ensemble à Cincinnati ? Si oui, espérez-vous jouer en double avec lui plus tard ? Ivan

RN: Oui, nous devions jouer à Cincinnati. Nous en avons parlé il y a quelque temps, je pense que c’était à Rome. Nous avons donc décidé de jouer à Montréal ou à Cincy. Il avait déjà pris des dispositions pour jouer avec Vemic à Montréal, alors nous avions prévu Cincy. Malheureusement j'ai eu quelques petits problèmes avec mes abdominaux et j’ai décidé de ne pas prendre de risques. Une autre fois.


Quelle est la chose la plus étrange que vous ayez signé à un fan et qu’aimez-vous écrire ? Denisse

RN: Je ne me souviens pas vraiment.


Etes-vous superstitieux ? Avez-vous un porte-bonheur que vous transportez avec vous pour vos tournois ? Amanda

RN: Non. Rien de spécial.


Préférez-vous le jour ou la nuit pour jouer ici ? Hiromi

RN: Je préfère les matches de jour.


Étudiez-vous d'autres joueurs et essayez-vous d'utiliser certaines choses ? Y a-t-il des techniques spécifiques de Bjorn Borg, Andre Agassi, ou d'autres grands du tennis que vous ayez adopté ? Trina Singson

RN: Oui, bien sûr. Je regarde ce que font les autres et j’essaye toujours de m'améliorer.


Pensez-vous que Toni est un entraîneur plus dur pour vous que François Roig ? Juin

RN: Je pense que Toni est plus difficile.


Si jamais vous aviez à jouer en double mixte qui choisiriez-vous comme partenaire ? Val

RN: Je ne joue pas en double dans les Grands Chelems donc je ne peux répondre ... mais je me doute que cela vous intéresse :-)


Il y a tant de nourriture à New York. Lorsque vous êtes là, quel est votre type préféré de cuisine pour manger ? Christie

RN: Je préfère manger japonais et italien.


Si vous deviez choisir de jouer au football, quelle place souhaiteriez-vous jouer ? Jo

RN: Ailier gauche est la place que j'avais l'habitude de jouer.


J'ai entendu dire que vous pourriez rechanger de tenue l'année prochaine ? Pouvez-vous s'il vous plaît confirmer que c'est vrai ? Trish
RN: Nous laissons cette question ouverte. Peut-être oui, peut-être pas ...
# 04/09/2009 à 08:59 Nico
RESULTATS DE JEUDI

Roddick - Gicquel 6-1,6-4,6-4
Kohlschreiber - Devvarman 6-3,6-4,0-6,6-2
Stepanek - Mayer 7-6(7/5),6-3,6-4
Djokovic - Ball 6-3,6-4,6-4
Soderling - Granollers-Pujol 2-0
Davydenko - Hernych 6-4,6-1,6-2
Chiudinelli - Youzhny 2-6,7-6(7/4),6-4,6-3
Robredo - Garcia-Lopez 6-2,4-6,6-2,6-4
Blake - Rochus 6-4,3-6,7-6(8/6),6-3
Verdasco - Serra 6-3,6-0,6-3
Querrey - Kim 7-5,6-7(6/8),6-4,6-4
Haas - Kendrick 6-4,6-4,7-6(7/3)
Witten - Gonzalez 6-7(3/7),6-4,7-5,6-2
Federer - Greul 6-3,7-5,7-5
Isner - Ilhan 6-3,6-4,7-6(7/1)


Marc Gicquel n'a pas trouvé la clé face à Andy Roddick lors du 2e tour de l'US Open (6-1, 6-4, 6-4). Après l'élimination de Florent Serra par Fernando Verdasco (6-3, 6-0, 6-3) et l'échec de toutes les Françaises, aucun tricolore ne s'est qualifié. Pas de souci en revanche pour Novak Djokovic.

PAS DE MIRACLE POUR GICQUEL

. Andy Roddick (EU, 5) bat Marc Gicquel (FRA) 6-1, 6-4, 6-4
Prochain adversaire : Isner.
John Isner (EU) bat Marsel Ilhan (TUR) : 6-3, 6-4, 7-6(1)

Petit rappel de mémoire... Roland-Garros 2009, 2e tour. Marc Gicquel est opposé à Andy Roddick. Score final : 6-1, 6-4, 6-4. Trois mois plus tard, on prend les mêmes sur surface dure au 2e tour et on recommence. Score final : 6-1, 6-4, 6-4 ! Une nouvelle fois, le natif de Tunis n'a pas trouvé la solution face au 5e joueur mondial. Si le service de ce dernier était déjà difficile à renvoyer sur la terre battue parisienne, cela devenait presque mission impossible à New-York. Le Texan s'est encore appuyé sur son service (13 aces) pour enchaîner les points sur sa mise en jeu. Après un premier set balayé en 25 minutes, Marc Gicquel est breaké dès les premiers jeux des deux manches suivantes.

Malgré un pourcentage de premières balles plus faibles que celui de Roddick (57% contre 69), le Français parvient à se faire respecter sur sa mise en jeu. Mais le mal est déjà fait et Gicquel ne rattrapera jamais ses breaks de retard. Il n'aura même en tout et pour tout qu'une seule balle de break à se mettre sous la dent. Au bout de près de deux heures de jeu, la tête de sére N.5 se qualifie pour le 3e tour où il affrontera son compatriote John Isner. Pour Marc Gicquel, l'aventure new-yorkaise s'arrête là. C'est la 4e fois en autant de match qu'il s'incline face à Roddick... sans jamais avoir réussi à lui prendre son service en 52 jeux de retour !

SERRA N'Y ARRIVE PAS

. Fernando Verdasco (ESP, 10) bat Florent Serra (FRA) 6-3, 6-0, 6-3
Prochain adversaire : Haas.
Tommy Haas (ALL, 20) bat Robert Kendrick (EU) 6-4, 6-4, 7-6(3)

Avant la rencontre, Florent Serra se sentait bien. Après, c'était plus relatif. Etrillé par Fernando Verdasco à Roland-Garros au premier tour (2-6, 1-6, 4-6), le Bordelais a marqué un jeu de moins qu'à Paris. A-t-il "surjoué" ? A-t-il manqué de relâchement ? Oui, comme souvent. Serra possède un fond de jeu très efficace, mais des schémas tactiques qui ne lui autorisent aucune baisse d'intensité. Quand on joue un top 10, on explose plus facilement qu'on impose son jeu. "C'est un gaucher très difficile à maîtriser et j'ai fait trop de fautes directes, a expliqué Florent. Je n'avais pas les armes pour le contrôler aujourd'hui. J'ai essayé de frapper plus fort, mais au final, j'ai pris une grosse "branlée", comme à Roland-Garros."

Serra peut même prolonger la réflexion : "Physiquement, j'étais bien, je pensais avoir ma chance dans le troisième set, mais je n'arrivais pas à le déborder, c'était injouable. Je me sentais mieux qu'à Roland où j'étais crispé et où j'avais fini épuisé. Il joue très long, il se décale sur son coup droit, et comme sa balle part dans tous les sens, je n'ai pas eu très souvent la maîtrise du jeu. Et en plus, j'ai fait beaucoup de fautes directes."

Lucide mais pas réaliste a-t-on envie de conclure, mais c'est encore le Français qui en parle le mieux : "Je frappe mais j'ai l'impression qu'au bout d'un moment je vais rater. J'ai essayé de jouer sur son revers, mais cela n'allait pas. Une sensation d'impuissance ? Oui, contre ce type de joueur, il faut que je percute plutôt que juste arriver à le repousser. Pour la fin de l'année, il y a des tournois à gagner pour essayer de finir à la 50e place mondiale. Je vais certainement repasser sur terre, aller à Bucarest. La chose positive c'est que j'ai très peu de points à perdre l'an prochain sur les Grands Chelems et les Masters 1000 parce que j'ai souvent perdu au 1er tour. Donc, ça ne peut qu'aller mieux (sourires) !" Une touche d'optimisme de bon aloi. Serra a une marge de progression non négligeable.

LES PRINCIPAUX RESULTATS

Nikolay Davydenko (RUS, 8) bat Jan Hernych (RTC) 6-4, 6-1, 6-2
Prochain adversaire : Chiudinelli.
Marco Chiudinelli (SUI) bat Mikhail Youzhny (RUS) : 2-6, 7-6(4), 6-4, 6-3

Robin Soderling (SUE, 12) bat Marcel Granollers (ESP) 2-0 ab.
Prochain adversaire : Querrey.
Sam Querrey (EU, 22) bat Kevin Kim (EU) 7-5, 6-7(6), 6-4, 6-4

Jesse Witten (EU, Q) bat Maximo Gonzalez (ARG) 6-7(3), 6-4, 7-5, 6-2

Tommy Haas (ALL, 20) bat Robert Kendrick (EU) : 6-4, 6-4, 7-6(3)

James Blake (EU, 21) bat Olivier Rochus (BEL) : 6-4, 3-6, 7-6(6), 6-3
Prochain adversaire : Robredo.
Tommy Robredo (ESP, 14) bat Guillermo Garcia-Lopez (ESP) : 6-2, 4-6, 6-2, 6-4

Novak Djokovic (SER, 4) bat Carsten Ball (AUS) : 6-3, 6-4, 6-4

Philipp Kohlschreiber (ALL, 23) bat Somdev Devvarman (IND) : 6-3, 6-4, 0-6, 6-2

Radek Stepanek (RTC, 15) bat Leonardo Mayer (ARG) : 7-6(5), 6-3, 6-4
Eurosport - avec AFP


PROGRAMME DE VENDREDI


Cinq Français jouent vendredi pour une place au 3e tour : Jo-Wilfried Tsonga, Gilles Simon, Gaël Monfils, Julien Benneteau et Josselin Ouanna.


Court Arthur-Ashe

A partir de 17h00 (HF)

Vania King (USA) - Daniela Hantuchova (SVQ/n°22) : 0-1
Maria Jose Martinez Sanchez (ESP) - Serena Williams (USA/n°2) : 0-1
Paul Capdeville (CHL) - Andy Murray (GBR/n°2) : 0-0

A partir de 1h00

Magdalena Rybarikova (SVQ) - Venus Williams (USA/n°3) : 0-0
Nicolas Kiefer (ALL) - Rafael Nadal (ESP/n°3) : 0-4


Court Louis-Armstrong

A partir de 17h00

Aleksandra Wozniak (CAN) - Flavia Pennetta (ITA/n°10) : 0-1
Juan Martin Del Potro (ARG/n°6) - Jürgen Melzer (AUT) : 3-0
Nicolas Almagro (ESP/n°32) - Robby Ginepri (USA) : 0-1

Pas avant 21h30

Kim Clijsters (BEL) - Kirsten Flipkens(BEL) : 0-0


Grandstand

A partir de 17h00

Jo-Wilfried Tsonga (FRA/n°7) - Jarkko Nieminen (FIN) : 1-1
Victoria Azarenka (BLR/n°8) - Francesca Schiavone (ITA/n°26) : 2-0
Na Li (CHN/n°18) - Maria Kirilenko (RUS) : 2-1
Ivan Navarro (ESP) - Taylor Dent (USA) : 0-0


Court 4

A partir de 17h00

Un double
Denis Istomin (OUZ) - Nicolas Lapentti (EQU) : 0-0
Jose Acasuso (ARG) - David Ferrer (ESP/n°18) : 4-3


Court 6

A partir de 17h00

Julien Benneteau (FRA) - Viktor Troicki (SER/n°30) : 0-0


Court 7

A partir de 17h00

Un double
Tomas Berdych (RTC/n°17) - Horacio Zeballos (ARG) : 0-0


Court 10

A partir de 17h00

Un double
Pablo Cuevas (URU) - Daniel Koellerer (AUT) : 1-0


Court 11

A partir de 17h00

Marin Cilic (CRO/n°16) - Jesse Levine(USA) : 0-0
Thomaz Bellucci (BRE) - Gilles Simon (FRA/n°9) : 0-0
Gaël Monfils (FRA/n°13) - Andreas Beck (ALL) : 0-0


Court 13

A partir de 17h00

Juan Carlos Ferrero (ESP/n°24) - Philipp Petzschner (ALL) : 0-0
Vera Zvonareva (RUS/n°7) - Elena Vesnina (RUS/n°31) : 2-0
Josselin Ouanna (FRA) - Fernando Gonzalez (CHL/n°11)
# 04/09/2009 à 14:03 Nico
Voici le blog quotidien de Rafa avec les réponses aux questions posées !


Shopping sur la Cinquième Avenue et travailler dur sur mon coup droit

Bonjour à tous,

Nous voici de retour avec un nouveau message sur ce blog.

Lors de chaque tournoi du Grand Chelem, il y a toujours un jour de repos entre les matchs. Aujourd'hui, c’était le cas et la seule chose que j'ai vraiment faite, c'est l’entrainement du matin et la tranquillité l'après-midi après que je sois rentré à mon hôtel. Je ne me suis pas entrainé trop longtemps. À 9h45 j'ai pris la voiture pour me rendre sur le site et à 11h30, j’avais terminé mon heure et demi d’entrainement.

Aujourd'hui, mon partenaire était Ryan Harrison qui est un jeune américain de 17 ans. C’est bien de jouer avec ce type de joueurs car ils vous aident et ça m’a permis de travailler sur certains points. Par exemple mon service et mon revers ont très bien fonctionné hier, j'ai donc travaillé un peu plus sur mes coups droits. Je préfère quand c'est mon coup droit qui ne fonctionne pas car c’est un coup plus naturel pour moi et il revient plus vite. Je suppose que vous savez de quoi je parle, non ?

Puis cet après-midi était plus facile, je suis resté dans ma chambre pendant un certain temps. Aux alentours de 19H00, j'ai décidé d’aller marcher sur la 5° avenue et de faire un peu de shopping. J'ai acheté un certain nombre de choses dont j'avais besoin. Je n'ai pas l'habitude de faire cela pendant les tournois et certainement pas quand je suis en vacances ... mais j’en avais envie aujourd'hui et un peu de marche est tout aussi agréable pour s’aérer la tête.

Rafa


Je ne pourrais jamais travailler dans un bureau et Roger a-t-il copié ma coupe de cheveux ?

Est-il vrai que vous ayez demandé au club de vous laisser le filet utilisé en 2008 lors de la finale de Wimbledon ? Si oui, qu'allez-vous en faire ?! L’utiliser sur un court ou tout simplement le garder comme souvenir ? Afsaneh

RN: Oui et ils ont bien voulu me le donner tout de suite après la finale. Je l'ai ramené à la maison comme un de mes souvenirs préférés.


Si vous n'aviez pas été joueur de tennis professionnel et pas non plus un joueur de football, quelle profession auriez-vous pu exercer ? Annika

RN: Je pense que j'aurais toujours été un sportif. Je ne me vois pas dans un bureau.


Vous êtes une personne très organisée sur le court. L’êtes-vous autant à la maison ? Fernanda

RN: Non, pas du tout.


Quelle langue parlez-vous lorsque Richard Gasquet et vous êtes ensemble ? Parlez-vous français, espagnol, ou peut-être même l'anglais ? Sam

RN: Anglais


Que pensez-vous quand vous êtes mal en point dans un match afin de revenir ? Simone Argent

RN: Que j'ai à gagner le prochain point, et le suivant, et le suivant, ...


Fumez-vous et avez-vous déjà bu ? Axèle

RN: Je n’ai jamais fumé, je déteste cela et je n'ai jamais vraiment bu.


J'ai remarqué que vous choisissez toujours de recevoir lorsque vous gagnez le tirage au sort, n'est-ce pas un avantage de servir d'abord pour mener si aucun joueur ne perd son service ? Jemma

RN: Oui, mais on peut analyser dans l'autre sens aussi car si je breake je peux mener 2-0 et mettre la pression sur mon adversaire.


Que pensez-vous du retour de Kim Clijsters et aura-t-il une incidence sur le niveau dans la WTA ? Zainab Salrafi

RN: Je pense que c’est bien. J’aime beaucoup Kim et je suis heureux de la revoir. Elle est très gentille.


Vous mordez toujours le trophée quand vous gagnez un tournoi. A quel tournoi avez-vous mordu le trophée pour la première fois et pourquoi l'avez-vous fait ? Val

RN: Je l’ai fait pour mon premier titre. (Sopot)


J'ai lu un article qui disait que votre coupe et celle de Roger Federer se ressemblaient. Étiez-vous conscient de cela ? Sneha, Canada

RN: Non, pas vraiment. Est-ce que c'est le cas ?
# 05/09/2009 à 10:48 Nico
RESULTATS DE VENDREDI

Nadal - Kiefer 6-0,3-6,6-3,6-4
Dent - Navarro 6-4,5-7,6-7(1/7),7-5,7-6(11/9)
Monfils - Beck 6-3,7-5,6-3
Gonzalez - Ouanna 6-4,6-7(7/9),6-3,6-4
Murray - Capdeville 6-2,3-6,6-0,6-2
Almagro - Ginepri 6-7(7/9),6-2,6-3,4-6,6-4
Acasuso - Ferrer 6-3,3-6,1-6,6-3,6-2
Simon - Bellucci 6-3,6-2,6-4
Berdych - Zeballos 6-3,6-7,7-6,6-2
Istomin - Lapentti 2-6,6-4,4-6,7-5,7-6(7/4)
Del Potro - Melzer 7-6(7/5),6-3,6-3
Koellerer - Cuevas 3-6,6-2,6-1,6-4
Tsonga - Nieminen 7-5,6-3,6-4
Benneteau - Troicki 6-1,3-6,6-1,6-0
Cilic - Levine 4-6,2-6,6-0,6-3,6-0
Ferrero - Petzschner 1-6,3-6,6-4,6-2,6-4


Tsonga emmène les Bleus

Jo-Wilfried Tsonga, vainqueur avec autorité de Jarkko Nieminen (7-5, 6-3, 6-4) retrouvera Julien Benneteau, solide contre Viktor Troïcki (6-1, 3-6, 6-1, 6-0) au 3e tour de l'US Open. Simon et Monfils ont assuré, Ouanna a perdu. Del Potro a déroulé, Murray hésité. Nadal a abandonné un set.


IL Y AURA AU MOINS UN FRANÇAIS EN HUITIEMES


. Jo-Wilfried Tsonga (FRA, 7) bat Jarkko Nieminen (FIN) 7-5, 6-3, 6-4
Prochain adversaire : Benneteau.
Julien Benneteau (FRA) bat Viktor Troicki (SER, 30) 6-1, 3-6, 6-1, 6-0

Jo-Wilfried Tsonga a-t-il pris la grosse tête ? Après un été marqué par une victoire sur Roger Federer et deux défaites devant deux gros serveurs John Isner et Chris Guccione, il avait fait savoir que ce qui l'intéressait, c'était les Grand Chelem. Si la pilule Karlovic (avalée à Wimbledon) n'est pas encore passée, Tsonga est sur le point de prouver qu'il sait tenir la baraque quand il le veut. A l'US Open, il veut répondre présent, et ses réparties laissent coi. Jarkko Nieminen, qui revenait blessure, a tenu un set avant de comprendre que le torse bombé du Français n'était pas du chiqué. Comme le Finlandais n'a pas un service de géant vert, et que son bras gauche est fatigué, le Français a pu trouver le rythme assez rapidement, compte tenu du fait qu'il n'est pas un lève-tôt. " C'était une prestation solide de ma part, un bon match de tennis car j'ai su saisir les occasions. C'est bien de gagner en trois sets contre un joueur comme ça", a confirmé Tsonga.

Pendant un set, Tsonga a ronchonné. Il n'arrivait pas à lire les services chaloupés du Finlandais. Avec un premier break fatal pour prendre la première manche à 7-5, il s'est ensuite mis sur les rails, ou disons sur les traces de traineau de Nieminen. A partir de ce moment-là, avec un aplomb digne d'un favori, Jo a joué avec un tact parfait. Gros services souvent teintés de slice, jeu simple et puissant en coup droit, revers cotonneux profonds, et une présence physique irréprochable. Trois sets appliqués : "Je suis plus constant, plus confiant dans mon jeu désormais contre ce genre de joueur. Comme je savais qu'il revenait de blessure, j'ai accepté l'échange car je savais qu'il n'avait pas la même forme que moi. J'ai bien su gérer le match en étant opportuniste sur les points importants. Je ne veux pas me satisfaire d'aller au 3e tour."

"Physiquement, je me sens bien"

Tsonga n'a pas encore pris la grosse tête, il a simplement laissé pousser ses cheveux façon Manga avec des reflets roux tout feu tout flamme... Ce joueur-là sait choisir ses effets, et ses matches ? Gageons qu'il se délectera du prochain, face à Julien Benneteau. A Roland-Garros, les deux joueurs avaient livré un très beau combat, avec des styles de jeu complémentaires. Intéressant à suivre, et intéressant en termes comptables pour la France meurtrie par l'absence de Françaises au 3e tour.

"Contre Julien (Benneteau) je vais imposer un combat physique", explique JWT. "Je n'ai pas de tactique particulière, je vais jouer mon jeu, courir, frapper fort. Julien est en bonne forme, il a bien joué à Cincinnati (quart de finale) et il arrive à l'US Open dans de bonnes conditions. Je commence à avoir l'habitude de jouer contre lui, on s'est joué souvent ces derniers temps (trois fois en 2008, une fois en 2009). Physiquement je me sens bien, ajoute-t-il. Cela faisait longtemps que je n'avais pas été aussi bien, sans pépins de santé. Je n'aime pas jouer à 11h00 car je ne suis pas du matin. Donc j'essaye de trouver des solutions pour être bien réveillé. Ce matin par exemple, je me suis levé quatre heures et demi avant le match (06h30)..."


. Gilles Simon (FRA, 9) bat Thomaz Bellucci (BRE) 6-3, 6-2, 6-4
Prochain adversaire: Ferrero.
Juan Carlos Ferrero (ESP, 24) bat Philipp Petzschner (ALL) 1-6, 3-6, 6-4, 6-2, 6-4

Le score est flatteur mais la récompense des trois sets méritées. "J'étais à fond sur chaque point", a lancé Gilles Simon au micro de Canal à la sortie du court. Lui qui ne remporte que rarement ses matches en Grand Chelem en trois sets secs, le voilà ravi. Thomaz Bellucci, aux amples coups de raquette est encore un peu tendre pour les coups de fouet du Français. Simon peut maintenant voir venir Juan Carlos Ferrero, celui-là même qui l'avait stoppé à Wimbledon, en huitièmes. Revanche.


. Gael Monfils (FRA, 13) bat Andreas Beck (ALL) 6-3, 7-5, 6-3
Prochain adversaire : Acasuso.
Jose Acasuso (ARG) bar David Ferrer (ESP, 18) 6-3, 3-6, 1-6, 6-3, 6-2

Une petite absence au deuxième set alors qu'il menait 4-1, de grands coups de poing sur sa poitrine et dans l'air, comme un boxeur à la fin de son match, voilà ce qu'il faut retenir d'une rencontre dominée par Gaël Monfils. Très présent mentalement, le Français a affiché une belle maîtrise et peut aborder la suite de la compétition avec sérénité. "J'ai fait un bon match, je me sentais bien. Je sentais le jeu. J'ai bien joué et j'ai fait un match solide. J'essaie de croire en mes chances. Je me sens beaucoup plus serein. Au fur et à mesure des années, je gagne en expérience", s'est réjoui Monfils à la sortie du court.


. Fernando Gonzalez (CHI, 11) bat Josselin Ouanna (FRA, Q) 6-4, 6-7 (5/7), 6-3, 6-4
Prochain adversaire : Berdych.

Josselin Ouanna était diminuée par une blessure à la cheville droite. Cela lui a gâché son troisième set. Dommage, il avait prouvé jusque-là qu'il avait les moyens de bousculer Fernando Gonzalez. "Je me suis tordu la cheville droite dans le tie break du 2e set, ça a un peu été le tournant du match. Au début avec le "strap", j'avais l'impression d'avoir un plâtre à la cheville, c'était tellement serré... Après, j'avais l'impression que ma cheville pouvait partir à tout moment, ce n'était pas idéal", a expliqué le Français.

Comme à Roland-Garros, le Chilien lui barre la route. Mais, comme à Roland-Garros, cette expérience devrait lui permettre de progresser. "Je suis quand même content globalement car j'ai montré que j'étais au niveau sur les deux premiers sets, c'est encourageant pour la suite. Je suis rassuré et motivé maintenant que je vais retourner sur le circuit Challenger et Grand Prix. J'ai une invitation pour aller au tournoi de Metz, je veux bien faire là-bas", a conclu Ouanna avant de quitter New York.


PRINCIPAUX RESULTATS


Andy Murray (GB, 2) bat Paul Capdeville (CHI) 6-2, 3-6, 6-0, 6-2
Prochain adversaire : Dent.

Rafael Nadal (ESP, 3) bat Nicolas Kiefer (ALL) 6-0, 3-6, 6-3, 6-4
Prochain adversaire: Almagro


Juan Martin Del Potro (ARG, 6) bat Jurgen Melzer (AUT) 7-6(6), 6-3 6-3
Prochain adversaire : Koellerer.

Marin Cilic (CRO, 16) bat Jesse Levine (EU) 4-6, 2-6, 6-0, 6-3, 6-0
Prochain adversaire : Istomin

Tomas Berdych (TCH, 17) bat Horacio Zeballos (ARG) 6-3, 6-7(3), 7-6(2), 6-2
Prochain adversaire : F.Gonzalez

Eurosport - J.C. avec AFP


PROGRAMME DE SAMEDI


Court Arthur-Ashe

A partir de 17h00

Roger Federer (SUI/n°1) - Lleyton Hewitt (AUS/n°31) : 15-8
Melanie Oudin (USA) - Maria Sharapova (RUS/n°29) : 0-0
John Isner (USA) - Andy Roddick (USA/n°5) : 0-2

A partir de 1h00

Dinara Safina (RUS/n°1) - Petra Kvitova (RTC) : 0-0
James Blake (USA/n°21) - Tommy Robredo (ESP/n°14) : 3-2


Court Louis-Armstrong

A partir de 17h00

Novak Djokovic (SER/n°4) - Jesse Witten (USA) : 0-0
Fernando Verdasco (ESP/n°10) - Tommy Haas (ALL/n°20) : 0-2
Un double

Pas avant 21h30

Caroline Wozniacki (DAN/n°9) - Sorana Cirstea (ROU/n°24) : 0-2


Grandstand

A partir de 17h00

Philipp Kohlschreiber (ALL/n°23) - Radek Stepanek (RTC/n°15) : 1-2
Jie Zheng (CHN/n°21) - Nadia Petrova (RUS/n°13) : 1-6
Robin Söderling (SUE/n°12) - Sam Querrey (USA/n°22) : 2-0
Shahar Peer (ISR) - Svetlana Kuznetsova (RUS/n°6) : 2-3


Court 11

A partir de 17h00

Un double
Marco Chiudinelli (SUI) - Nikolay Davydenko (RUS/n°8) : 0-0
Gisela Dulko (ARG) - Yaroslava Shvedova (KAZ) : 0-0
Sara Errani (ITA) - Yanina Wickmayer (BEL) : 0-0


Court 13

A partir de 17h00

Un double
Kateryna Bondarenko (UKR) - Anastasia Rodionova (AUS) : 0-0
# 06/09/2009 à 11:51 Nico
RESULTATS DE SAMEDI

Robredo - Blake 7-6(7/2),6-4,6-4
Isner - Roddick 7-6(7/2),6-3,3-6,5-7,7-6(7/5)
Soderling - Querrey 6-2,7-5,6-7(6/8),6-1
Verdasco - Haas 3-6,7-5,7-6(10/8),1-6,6-4
Davydenko - Chiudinelli 6-4,7-5,7-5
Federer - Hewitt 4-6,6-3,7-5,6-4
Djokovic - Witten 6-7(2/7),6-3,7-6(7/2),6-4
Stepanek - Kohlschreiber 4-6,6-2,6-3,6-3


Federer assure sans briller

Un Federer laborieux a battu un Hewitt combatif pour se qualifier pour les huitièmes de finale de l'US Open 4-6, 6-3, 7-5, 6-4. Andy Roddick, tête de série n°5, a été sorti par son compatriote John Isner après 3h51 de jeu. Djokovic, vainqueur du résistant Witten, affrontera Stepanek en 1/8.


Roger Federer (SUI, 1) bat Lleyton Hewitt (AUS, 31) 4-6, 6-3, 7-5, 6-4. Prochain adversaire: Robredo
Tommy Robredo (ESP, 14) bat James Blake (EU, 21) 7-6, 6-4, 6-4

Roger Federer n'est-il pas du matin? Programmé en tout début de journée, le Suisse n'a pas été des plus sereins sur le court Arthur-Ashe. S'il affrontait un joueur qu'il connaît mieux que quiconque (23e match sur le circuit ATP), le N.1 mondial a eu toutes les peines du monde à tenir la cadence d'un Lleyton Hewitt opportuniste à souhait. Alors qu'il avait trois balles de 5-2 au premier set, Federer a lâché prise pendant plusieurs minutes, à l'instar de sa rencontre face à Jo-Wilfried Tsonga à Montréal. Perdant le premier set 6-4, Rodgeur s'est mis à compiler les fautes directes. Beaucoup même : 59 sur ce seul match. Plus que sur ses deux dernières rencontres réunies (45: 18 contre Britton au premier tour et 27 contre Greul au 2e tour).

Si l'Australien est habitué à perdre contre le Suisse (13 défaites de suite avant cette rencontre), il n'est pas souvent l'heureux bénéficiaire de cadeaux de la part de Federer, comme lors de leur dernière rencontre en quart de finale du Masters de Cincinnati (victoire du Suisse 6-3, 6-4). Avec une mise en jeu qui a eu du mal à dépasser les 50% de premières balles (46% en fin de premier set), le Suisse n'a tout de même pas été dominé par son adversaire qui n'a réussit pas guère mieux. Une chance pour le N.1 qui s'est appuyé sur ses éclairs de génie pour faire la différence. Notamment lorsque l'Australien insistait ses attaques sur le revers adverse avec succès. Avec des passings bien sentis en contrant Hewitt, c'est un Federer timoré mais finalement maître de sa rencontre qui sort grandit de sa 38e victoire de suite à New York. Et est sûr de conserver sa place de N.1 mondial à l'issue de Flushing Meadows.

"Tout va bien pour moi en début de partie, et puis je me retrouve à 4-6 contre moi. Tout est allé très vite, ça m'arrive même à moi..., en rigolait Federer à la fin du match. Mais c'est ça aussi qui est beau dans le tennis. Il y a eu un peu de stress. J'aurais aimé être plus relax. Et d'un autre côté, j'aurais pu jouer un cinquième set. Ce n'était pas le plus beau match de ma carrière, mais je trouve que je m'en sors bien finalement face à ce champion qu'est Hewitt."


LES AUTRES RESULTATS

. Novak Djokovic (SER, 4) bat Jesse Witten (USA, Q) 6-7(2/7), 6-3, 7-6(7/2), 6-4
Prochain adversaire: Stepanek
Radek Stepanek (TCH, 15) bat Philipp Kohlschreiber (ALL, 23) 4-6, 6-2, 6-3, 6-3

. Nikolay Davydenko (RUS, 8) bat Marco Chiudinelli (SUI, Q) 6-4, 7-5, 7-5
Prochain adversaire: Soderling
Robin Soderling (SUE, 12) bat Sam Querrey (USA, 22) 6-2, 7-5, 6-7(6/8), 6-1

. Fernando Verdasco (ESP, 10) bat Tommy Haas (ALL, 20) 3-6, 7-5, 7-6, 1-6, 6-4
Prochain adversaire: Isner
Eurosport


Isner fait chuter Roddick


Au terme d'un match riche en rebondissements, l'Américain John Isner a créé la sensation du 3e tour de l'US Open en sortant son compatriote Andy Roddick, tête de série n°5 (7-6, 6-3, 3-6, 5-7, 7-6). Le 55e joueur mondial a signé ainsi la plus belle performance de sa carrière.

Il en fallait un, c'est tombé sur Andy Roddick. Depuis le début du tournoi masculin, aucune des 16 premières têtes de série n'avait encore été éliminé. Il en manque désormais une à l'appel, puisque l'Américain a été victime de son compatriote John Isner au 3e tour de l'US Open. Au terme d'un combat qui aura duré 3h51, le 55e joueur mondial au gabarit impressionnant (2,06 m) est venu à bout de la tête de série n°5. Ironie du sort, le joueur de 24 ans a signé une victoire "à la Roddick", claquant 38 aces sur l'ensemble de la partie dont huit sur ses trois premiers jeux de service, et remportant deux tie-breaks, un exercice pourtant réputé comme une spécialité du vainqueur de l'US Open 2003. Qualifié pour les 8es de finale, une première pour lui, Isner jouera l'Espagnol Fernando Verdasco pour une place en quart de finale.

Avant cela, le géant américain prendra soin de savourer le plus beau succès de sa carrière pro, démarrée en 2007. Vainqueur du premier set au tie-break (7-3), après avoir sauvé trois balles de break au 8e jeu, Isner a remporté le deuxième 6-3 grâce à un break réalisé sur le sixième jeu. Poussé par le public du court Arthur-Ashe, Roddick a enfin réussi à prendre le service de son adversaire dans le troisième set, qu'il a remporté 6-3, avant de revenir à deux manches partout grâce à un très beau jeu de retour à la fin du quatrième. "J'ai senti que ça pouvait tourner à ce moment-là. Quand on revient de deux manches à rien à deux sets partout, on sent que les choses tournent en notre faveur", confiait Roddick au terme de la rencontre. Mais Isner, au terme d'un cinquième set où les deux joueurs ont fait tour à tour parler la qualité de leur service, a finalement eu le dessus sur son compatriote dans le tie-break (7-5). Après avoir vu le chouchou du public sauver deux premières balles de match grâce à deux aces consécutifs, Isner n'a pas craqué sur la troisième pour conclure le match.

Une rencontre qui restera à jamais gravée dans la mémoire du jeune Américain. "C'est de loin le plus beau succès de ma carrière. J'avais un peu les cheveux qui se dressaient sur la tête par moment, mais je n'ai jamais paniqué, je savais que j'avais ma chance", a-t-il reconnu avec un sens particulier de la rhétorique au terme de la rencontre, non sans rendre un hommage appuyé à sa victime du jour, ou plutôt du soir, qu'il considère comme un modèle. "En général, Andy
motive n'importe quel joueur américain. C'est le joueur auquel on veut ressembler" , a-t-il confié. Avec l'élimination de Roddick, les Etats-Unis ont perdu leur tête de série la plus haute du tableau masculin. Mais avec Isner, ils ont peut-être trouvé un joueur capable de bousculer la hiérarchie établie depuis le début du tournoi. Il l'a prouvé face à A-Rod, il tentera de le confirmer face à Verdasco.
V.B


PROGRAMME DE DIMANCHE


Arthur-Ashe Stadium

A partir de 17 heures

Daniela Hantuchova (SVQ/N.22) - Serena Williams (USA/n°2)

Pas avant 18H30

Nicolas Almagro (ESP/n°32) - Rafael Nadal (ESP/n°3)

Kim Clijsters (BEL/WC) - Venus Williams (USA/n°3)

A partir de 1 heure

Vera Zvonareva (RUS/N.7) - Flavia Pennetta (ITA/N.10)
Taylor Dent (USA/wc) - Andy Murray (GBR/N.2)


Louis-Armtrong Stadium

Juan Carlos Ferrero (ESP/n°24) - Gilles Simon (FRA/n°9)
Francesca Schiavone (ITA/n°26) - Li Na (CHN/n°18)
Juan Martin del Potro (ARG/n°6) - Daniel Koellerer (AUT)


Grandstand

Tomas Berdych (RTC/n°17) - Fernando Gonzalez (CHI/n°11)
Jo-Wilfried Tsonga (FRA/n°7) - Julien Benneteau (FRA)

Pas avant 1 heure

Gaël Monfils (FRA/n°13) - Jose Acasuso (ARG)


Court 11

Pas avant 22 heures

Marin Cilic (CRO/n°16) - Denis Istomin (OUZ)
# 06/09/2009 à 12:38 Nico
Voici les commentaires de Rafa et ses réponses aux questions posées, avant le match de ce soir contre Almagro aux alentours de 19H00 !


Difficile de jouer tard et de récupérer

Salut tout le monde,

La première chose que vous voulez sûrement savoir, c'est pourquoi je n'ai pas posté de commentaires hier.

La raison est très simple: j'ai fini mon match à minuit et ce fut assez long. Pas le plus long match que j'ai joué, mais 3 heures au total.

Vous pourriez penser que minuit n’est pas trop tard mais vous savez, après la fin du match, vous avez à faire des interviews sur le court et puis quelques personnes vous attendent avant le vestiaire et je m’arrête pour les saluer. L'une d'elles était un acteur célèbre en Espagne qui a fait plusieurs films très drôles. Il était là avec deux autres personnes que je ne connaissais pas. Je me suis arrêté et ait bavardé pendant un petit moment.

Je répondu à la presse vers 1H00 et ait fini vers 1H25.Avec le retour à l'hôtel, le stretching et le dîner il était près de 3 heures du matin quand j'ai enfin réussi à aller au lit. Comme vous pouvez l'imaginer, il était trop tard pour faire le blog. Puis ce matin je suis allé au tournoi à 11H00 et je n’ai pas eu le temps.

Ce dimanche je joue en match de jour, cela fait deux semaines que je suis à New York et je suis satisfait. Espérons que je sois encore ici demain soir !

Merci à tous.

Rafa



Le roi Lion

Avez-vous regardé la finale de Wimbledon cette année, ou était-ce trop difficile ? Danny

RN: Oui je l'ai fait. L'ensemble du match.


Aviez-vous des affiches sur le mur de votre chambre quand vous étiez plus jeune ? Et si oui, de qui ? Kim

RN: Pas du tout.


Quelle autre comédie musicale aimez-vous à part « Le Fantôme de l'Opéra" et "Mamma Mia" ? Deisi

RN: Le Roi Lion


Je suis curieux de savoir ce que Maymó note au cours de votre entrainement et de ce que vous faites avec les renseignements ? Holly

RN: Je dois lui demander, vraiment. Il note tout.


J'ai vu que vous écrivez sur vos mains avant un grand match. Par exemple, vous aviez plusieurs mots écrits à l'encre noire sur la main dans la finale d'Indian Wells cette année, que vous avez gagnée ! Pouvez-vous nous dire ce que vous avez écrit ? GiocondaVB

RN: J’avais quelques mots pour me rappeler de rester actif et bien concentré.


J'ai vu que vous étiez allé faire du shopping sur la 5e Avenue lors de votre journée de repos. Je me souviens que vous aviez été suivi par des paparazzi à Londres en 2008. Êtes-vous reconnu aux USA quand vous sortez ? Lisa

RN: Oui, mais je n'ai pas de problème en saluant les gens et en leur donnant des photos.


Lorsque votre famille et votre équipe vous regardent jouer, ils semblent toujours très calmes et dignes. Je me demandais si un membre de votre famille ou de vos amis sont trop excités pour vous regarder ? Bev

RN: Peut-être, mais je suppose qu’il faut leur demander :-)


Quelle est la première chose que vous faites quand vous vous réveillez ? Axèle

RN: Je vais sur Internet.


Avez-vous déjà fait un match contre votre oncle Toni ? Si oui, qui a gagné et quel âge aviez-vous ? Atch

RN: Non, jamais. Trop facile :-)


Travaillez-vous encore pour améliorer votre anglais d'une manière cohérente ? Michelle, des Caraïbes

RN: Je travaille mon anglais tous les jours ... avec les déplacements.
# 06/09/2009 à 17:07 Florence
Malgré que je ne viens pas si souvent, je suis toujours bien RAFA et j'espère qu'il va redevenir notre grand champion.
Kim Kluysters est bien restée 3 ans sans jouer et elle est presque au top et Juju revient. Là je l'avais dit, on la voyait traîner son ennui derrière elle. elle s'entraîne à nouveau à Dubaï. vivement que les petites belges reviennent et alors on aura à nouveau en Belgique des reportages sur le tennis. Actuellement on est abreuvé des diables rouges qui ne valent plus rien.
Et bien je vais aller voir si une chaîne veut bien retransmettre un match ou l'autre car ici on est bien mal servi.
# 07/09/2009 à 08:49 Nico
Hello Florence, hello à tous !


RESULTATS DE DIMANCHE

Murray - Dent 6-3,6-2,6-2
Cilic - Istomin 6-1,6-4,6-3
Monfils - Acasuso 6-3,6-4,1-0
Tsonga - Benneteau 7-6(7/4),6-2,6-4
Del Potro - Koellerer 6-1,3-6,6-3,6-3
Gonzalez - Berdych 7-5,6-4,6-4
Nadal - Almagro 7-5,6-4,6-4
Ferrero - Simon 1-6,6-4,7-6(7/5),1-0


Tsonga et Monfils, valeurs sûres

Jo-Wilfried Tsonga s'est qualifié sans problème pour le 3e tour de l'US Open en battant son compatriote Julien Benneteau 7-6(7/4), 6-2, 6-4. Le N.7 mondial, qui affrontera Gonzalez, a été rejoint par Gaël Monfils qui a écoeuré Acasuso avant de valider son billet pour les 1/8 de finale face à Nadal.


. Jo-Wilfried Tsonga (FRA, 7) bat Julien Benneteau 7-6(7/4), 6-2, 6-4. Prochain adversaire: Gonzalez
Fernando Gonzalez (CHI, 11) bat Tomas Berdych (TCH, 17) 7-5, 6-4, 6-4

Les tours passent et se ressemblent pour Jo-Wilfried Tsonga. Arrivé à New-York avec dans le rétroviseur une défaite peu glorieuse au premier tour du Masters 1000 de Cincinnati face à l'Américain Guccione, le numéro un tricolore démontre au fil des tours à l'US Open que ce revers, indigne de son talent en terme de comportement, n'est déjà plus qu'un lointain souvenir. "Je suis prêt à relever le défi de Jo, à l'agresser, à faire un match plein ", avait prévenu Julien Benneteau, mais le Bressan n'a pas vraiment eu l'opportunité de mettre en pratique ses ambitions tant le protégé d'Eric Winogradsky s'est montré supérieur au 3e tour de l'US Open. Cette victoire lui permet de devenir l'un des rares Tricolores à atteindre le stade des huitièmes de finale dans chacun des trounois du Grand Chelem.

Nullement affecté par le fait d'affronter un compatriote, le Manceau a imprimé un rythme d'enfer du premier au dernier échange, ne laissant pas une seule seconde de répit à son adversaire. Porté par un service toujours aussi dévastateur (10 aces, 81% des points remportés derrière sa première balle), Jo a su imposer son jeu ultra offensif, démontrant également au fil des jeux qu'il n'était pas qu'un simple bombardier. "Cela fait longtemps que je n'ai pas été aussi bien. Je dirais même que je n'ai jamais été aussi bien depuis que je suis sur le circuit"... Au vu de son match, on veut bien croire Tsonga. Certes, son coup droit et sa première balle ont une nouvelle fois fait des ravages, mais il a également fait la preuve que son arsenal ne se réduisait pas à une puissance de feu hors-norme.

Très solide au filet, avec 26 montées victorieuses sur 34, très à l'aise dans ses déplacements malgré son gabarit, Jo a impressionné. "En face, c'était très dur, il était très solide dans tous les compartiments du jeu. Son service/coup droit était très fort et comme d'habitude il couvrait très bien le terrain, il était très bien en jambe. Et un moment donné, ça devient compliqué, sa puissance fait du dégât... Il n'avait jamais joué comme ça contre moi dans les matchs précédents ", ne pouvait que saluer Benneteau. De bon augure avant de s'attaquer au Chilien Gonzalez en huitièmes de finale. "Contre Fernando, il ne faudra pas que je donne la balle sinon je risque d'aller chercher des pâquerettes à chaque coin du court. Il a les mêmes qualités que moi, il est athlétique, il frappe fort, ça va être un combat de frappeur. il a un coup droit terrible mais c'est à moi de lui montrer que je sais aussi taper dans la balle. Il aime bien être le patron sur le court et moi aussi, il y aura du défi dans l'air !". Ça promet !


. Gaël Monfils (FRA, 13) bat Jose Acasuso (ARG) 6-3, 6-4, 1-0 ab.
Prochain adversaire: Nadal
Rafael Nadal (ESP, 3) bat Nicolas Almagro (ESP) 7-5, 6-4, 6-4

Si ce n'est pas une victoire conclue sur une balle de match, cette rencontre en prenait sereinement l'issue. Gaël Monfils, toujours aussi en jambes, a démontré que ses problèmes de tendinites aux genoux du printemps étaient une frustration passée en domptant Jose Acasuso au 3e tour de l'US Open. Un Argentin lui aussi vivace dans cette partie, puis dégouté de la tournure de la rencontre qui a définitivement basculé du côté du Français en fin de 2e set. Alors que les deux hommes se rendaient coup sur coup, le Français a commis moins de fautes que son adversaire, mis à mal par les passings adverses. Si le premier set est logiquement remporté par le Français (6-3), il en fallut d'un rien pour que l'Argentin n'égalise. Mais la seule balle de break d'Acasuso, procurée à 4-3 dans le 2e set, a été effacée par un ace de Monfils (10 servis sur le match). Le jeu suivant, l'Argentin cédait sa mise en jeu sur une double faute. Pour revenir dépité sur sa chaise.

Le break d'entrée de troisième terminait de dégouter ses velléités de poursuivre la rencontre. Il fit appel à un kiné qui examina son genou gauche quelques minutes, avant de mentionner à l'arbitre son intention d'interrompre la partie. Un dénouement inattendu dans ce match alors qu'Acasuso n'avait donné aucun signe de douleur tangible avant ce dernier changement de côté. En ne jouant que deux sets, Monfils s'est en tout cas épargné une débauche d'énergie supplémentaire avant de rallier les huitièmes de finale pour la 2e année de suite. Où un certain Rafael Nadal l'attend...

L'Espagnol a dominé son compatriote Nicolas Almagro en trois manches un peu plus tôt, non sans donner quelques signes de faiblesse physique. Le N.3 s'est fait soigner les abdominaux pendant quelques minutes, avant de conclure la partie, strap apparent sur le ventre. Même si des rumeurs de forfait de Nadal flottent à New York depuis le début de la quinzaine, ce nouveau bobo, traîné depuis son retour à la compétition début août, n'est certainement pas la raison qui lui fera manquer une 3e opposition cette saison face au 13e mondial. Après une victoire chacun à Dubai (6-4, 6-4 pour le Français) puis à Rotterdam (6-4, 6-4 pour l'Espagnol), cette belle ne portera sans doute jamais aussi bien son nom...


. Juan Martin Del Potro (ARG, 6) bat Daniel Koellerer (AUT) 6-1, 3-6, 6-3, 6-3
Prochain adversaire : Ferrero
Juan Carlos Ferrero (ESP, 24) bat Gilles Simon (FRA, 9) 1-6, 6-4, 7-6, 1-0 ab.

. Andy Murray (GBR, 2) bat Taylor Dent (USA) 6-3,6-2,6-2
Prochain adversaire : Cilic
Marin Cilic (CRO, 16) bat Denis Istomin (OUZ) 6-1,6-4,6-3
Eurosport - Thomas BONNET et Sébastien PETIT


PROGRAMME DE LUNDI


Arthur Ashe Stadium, à partir de 17 heures

Kateryna Bondarenko (UKR)- Gisela Dulko (ARG)
Melanie Oudin (USA) - Nadia Petrova (RUS/n°13)

Pas avant 20h30

1-Roger Federer (SUI) - Tommy Robredo (ESP/n°14)

Pas avant 1 heure
µ
Caroline Wozniacki (DAN/n°9) - Svetlana Kuznetsova (RUS/n°6)
Novak Djokovic (SER/n°4) - Radek Stepanek (RTC/n°15)


Louis Armstrong Stadium, à partir de 17 heures

Robin Soderling (SUE/n°12) - Nikolay Davydenko (RUS/n°8)
Petra Kvitova (RTC) - Yanina Wickmayer (BEL)

Pas avant 21 heures

Fernando Verdasco (ESP/n°10) - John Isner (USA)
# 07/09/2009 à 16:09 Nico
Nouveaux commentaires de Rafa après son match contre Almagro. Il répond également à quelques questions posées.


La blessure ne me fera pas abandonner, je vais tout donner mardi


Salut,

Pas grand chose à dire aujourd'hui, car la plupart d'entre vous a probablement vu le match.

J'ai réussi à gagner en trois sets, ce qui n'est pas mauvais. Nico Almagro est un joueur qui peut causer des problèmes car il frappe très fort. J'ai eu quelques problèmes avec mon service, rien de nouveau mais je suis heureux qu'après tant de temps sans compétition, je sois de retour. Je vais tout donner ici.

Je vais poursuivre mardi. Pour jouer. Il y avait beaucoup de rumeurs aujourd'hui, avant que j’aille devant la presse, qui disaient que je pourrais peut-être me retirer du tournoi. Cela ne sera pas le cas et vous me verrez jouer mardi.

J'ai simplement dit que je ne voulais pas parler en conférence de presse de blessure. Je pense que je l’ai suffisamment fait ces derniers temps (parce que j'ai été blessé) mais maintenant je ne veux pas en parler davantage.

Rafa



Autobiographie de Rafa et passion pour la pêche


Aimez-vous jouer en public ou préférez-vous être en mesure de jouer sans ? Katharine

RN: J'aime jouer au tennis en face de grandes foules et contre les meilleurs joueurs du monde. C'est quelque chose d'unique et passionnant.


Avez-vous un contact avec Carlos Moya et pensez-vous qu'il reviendra sur le circuit ? Saskia

RN: Oui, je lui parle souvent au téléphone. Il s’entraine et reviendra en début d’année prochaine.


Quelle taille de t-shirt portez-vous quand vous jouez ? Sont-ils faits sur mesure ? Chandra

RN: « Custom Made ». Mais je pense que ce pourrait être un M.


Nous savons tous que vous êtes un bon cuisinier ... Donc, si vous aviez à cuisiner un dîner romantique pour deux, qu’est-ce qu’il y aurait au menu ? Anna

RN: Je ne suis pas sûr d'être un bon cuisinier ! Pour un dîner romantique je vais au restaurant.


J'ai vu votre biographie dans beaucoup de librairies à travers le Royaume-Uni, mais pourriez-vous envisager d'écrire une autobiographie ? Haychee

RN: Oui, elle se fera mais je vais attendre un peu. Cette biographie que vous avez vue, je ne l'ai jamais vue et je ne suis pas sûr qu'elle soit très crédible.


Mon fils de 12 ans aime jouer au tennis, mais joue aussi au football et au cricket. Son entraîneur de tennis veut lui faire abandonner les autres sports pour jouer uniquement au tennis. Pensez-vous qu'il est bon pour un enfant de se spécialiser si tôt ? Hilary Patterson

RN: Il devrait faire ce qu'il aime le plus, je dirais le tennis, mais c'est à lui de décider.


Quand vous allez à la pêche, êtes-vous comme au tennis à peu près aussi fort que vous le pouvez ? Y-a-t-il un poisson particulier que vous aimeriez prendre ? Rain

RN: Non, non, c'est le contraire. Je ne connais pas le nom du poisson.


Qui pensez-vous voir gagner la Ligue des Champions cette saison ? JoAnn C

RN: Barca, Madrid, Manchester ? Qui sait ...


Y-a-t-il de bons joueurs espagnols juniors auxquels nous devrions faire attention dans les années à venir ? Hayley

RN: Il semble qu'il y ait un peu d’écart actuellement.


Quel est votre hôtel préféré dans le monde ? Renee

RN: Je suis très heureux d'aller dans beaucoup de bons hôtels. Pas juste un seul.


On peut trouver beaucoup de photos, des vidéos et des informations à votre sujet sur Internet, également de votre famille. Pensez-vous parfois que cela va trop loin et envahit votre vie privée ? Annika

RN: Absolument!

Traductions du site
# 08/09/2009 à 09:21 Nico
RESULTATS DE LUNDI

Djokovic - Stepanek 6-1,6-3,6-3

Verdasco - Isner 4-6,6-4,6-4,6-4

Federer - Robredo 7-5,6-2,6-2

Soderling - Davydenko 7-5,3-6,6-2 ab


Federer sans bavure

Federer et Soderling ne se quittent plus. Après Roland-Garros et Wimbledon, ils se retrouveront à l'US Open après avoir humilié Robredo et profité de l'abandon de Davydenko. Après le revers d'Isner contre Verdasco, qui affrontera Djokovic, il n'y aura pas d'Américain en 1/4 de finale.

Roger Federer (SUI, 1) bat Tommy Robredo (ESP, 14) : 7-5, 6-2, 6-2
Prochain adversaire : Soderling (SUE, 12)
Robin Soderling (SUE, 12) bat Nikolay Davydenko (RUS, 8) : 7-5, 3-6, 6-2 ab

Bousculé par l'Allemand Greul au deuxième tour, victime de sautes de concentration au troisième face à l'Australien Hewitt, Roger Federer n'avait pas vraiment convaincu depuis l'ouverture de la quinzaine new-yorkaise; Il ne lui a finalement suffi que d'un match pour démontrer qu'il serait bien difficile de l'empêcher de décrocher un sixième succès consécutifs à Flushing Meadows.

Dominé lors de leurs huit dernières confrontations, Tommy Robredo est devenu au fil des années une victime de choix pour le numéro un mondial. Incapable de le prendre de vitesse, de venir le prendre à la gorge, l'Espagnol ne possède pas son arsenal de coups suffisamment puissants, de véritables points forts pour faire chuter le roi de la discipline. Solide dans tous les secteurs, il lui manque cependant, à l'image de Lleyton Hewitt, d'un peu de génie et/ou de puissance pour espérer le faire tomber de son piédestal.

Après un début de match un peu timide et deux balles de break concédées dès son deuxième jeu de service, Roger Federer a par la suite fait une véritable démonstration de puissance, se montrant supérieur dans tous les compartiments du jeu. Capable de prendre la direction des échanges à tout moment et nullement gêné par l'engagement de la tête de série 14, le Suisse a signé un véritable récital au cours des deux dernières manches, écoeurant littéralement son adversaire.

"J'ai mis un peu de temps à cerner son jeu dans le premier set, il jouait beaucoup sur mon revers et m'empêchait de trouver le bon équilibre. Ce break à 5-5 m'a fait du bien, il m'a permis de ne pas aller au tie break. Avec un set en poche, j'ai pu lâcher un peu mieux mes coups et j'ai pris le dessus", mis en confiance par le gain de la première manche, l'Helvète a par la suite récité un tennis proche de la perfection. Impressionnant tant en retour (50% des points gagnés sur le service adverse) que sur son propre service (seulement 8 points cédés sur son engagement) au cours des derniers sets, Maître Roger ne pouvait masquer à léger sourire lors des derniers échanges, preuve de son immense satisfaction. Le Suédois Robin Soderling, adversaire en quart de finale, battu à 12 reprises en 12 matches par le Suisse, a du souci à se faire.

Fernando Verdasco (ESP, 10) bat John Isner (EU) : 4-6, 6-4, 6-4, 6-4
Prochain adveraire : Djokovic (SER, 4)
Novak Djokovic (SRB, 4) bat Radek Stepanek (RTC, 15) 6-1, 6-3, 6-3

Rien à voir avec leur formidable opposition du 2e tour en 2007. En entrant sur le court pour affronter Radek Stepanek, Novak Djokovic se souvenait certainement qu'il avait dû batailler cinq sets pour venir à bout du puissant tchèque à l'US Open il y a deux ans. Cette fois-ci, le Serbe n'a pas laissé l'ombre d'une chance à la tête de série n°15. Vainqueur en trois sets secs (6-1, 6-3, 6-3), il s'est facilement qualifié pour les quarts de finale, pour la troisième année consécutive, où l'attendra un Fernando Verdasco en pleine forme.

Face à l'Espagnol, Djokovic tentera de décrocher son premier billet pour un dernier carré d'un Grand Chelem en 2009. Le Serbe s'est surtout rassuré après un troisième tour en demi-teinte face à l'Américain Jesse Witten, qui lui avait pris un set. Sa victoire expéditive, les six breaks réalisés face à un serveur de la qualité de Stepanek sont autant de raisons pour aborder la dernière ligne droite de l'épreuve en pleine confiance.

Il regrettait presque d'avoir passé aussi peu de temps sur le court au terme de la rencontre, et s'en est excusé auprès d'un public new-yorkais qu'il n'a jamais laissé indifférent. "Je pense que la foule aurait préféré que le match dure un peu plus longtemps, donc je suis un peu désolé. Mais je tiens à remercier le public d'être resté aussi tard ce soir. L'US Open et New York sont réputés pour ces matches de nuit, et c'était un privilège et un plaisir pour moi d'évoluer dans ces conditions. J'ai vraiment bien joué dans l'ensemble, je ne lui ai jamais donné une chance de rentrer dans la rencontre", a notamment souligné la tête de série n°4. Avant d'évoquer son prochain adversaire, Verdasco. "Fernando joue le tennis de sa vie cette saison. Il est bien plus fort physiquement, il croit en ses chances contre les meilleurs joueurs mondiaux, alors je pense que je vais être en danger face à lui", a-t-il notamment confié.
Eurosport - T.B. et V.B.


Federer : «De mieux en mieux»

Après sa démonstration contre Tommy Robredo, Roger Federer a expliqué se sentir de mieux en mieux et il attend avec impatience d'affronter Robin Söderling en quarts de finale. Après la terre de Roland-Garros et le gazon de Wimbledon, le Suisse retrouve le Suédois sur une nouvelle surface : « Sur dur, cela va être un match nouveau. »

« Roger Federer, comment analysez-vous votre match ?

C'est un bon match. J'ai eu un peu de difficultés au début parce qu'il a bien joué. Il n'a pas commis beaucoup de fautes, il a très bien utilisé son coup droit, il a bien servi et il m'a beaucoup joué sur le revers. Quand j'ai fait la course en tête, j'ai joué plus libéré. J'ai commencé à mieux lire son jeu, j'ai pu jouer plus offensif et j'ai trouvé la clé. Je savais que cela pouvait être un match assez compliqué.

Vous semblez jouer de manière plus instinctive qu'en début d'année. Qu'en pensez-vous ?

Quand les choses vont bien, vous vous posez moins de questions. C'est vrai. En même temps, je me souviens qu'il y a six ans, je ne me souciais presque pas du jeu de mes adversaires. Je m'adaptais parce que je suis bon pour ça. Je me concentre sur ce que je fais le mieux. Puis je décide en fonction de mon adversaire. Je m'adapte.

Comment situez-vous votre niveau après quatre matches ?

Je joue de mieux en mieux. Je joue toujours mieux contre les adversaires plus forts, mais ce n'est jamais une garantie. Je me réjouis pour la suite. En quarts de finale, les grands matches commencent à arriver. Söderling est un très bon joueur. Je me méfie car il est capable de battre les meilleurs. Il faudra que je fasse un bon match.

Robin Söderling est-il plus dangereux sur dur ?

Peut-être, on verra (sourires). Il a été formidable sur terre battue à Roland-Garros. Sur gazon, c'est la surface où il est le plus dangereux car il prend beaucoup de risques avec son service et cela se joue sur quelques points. L'indoor lui convient bien. Le dur, cela va être intéressant. Je n'ai jamais joué contre lui en night session ou dans le vent. Cela va être un match nouveau. »
S.D


Nadal prend ses précautions

Est-ce une simple précaution pour préserver ses abdominaux ? Rafael Nadal, futur adversaire de Gaël Monfils en huitièmes de finale, s'est entraîné ce lundi pendant une heure, mais il n'a pas smashé ni servi.

Comment vont les abdominaux de Rafael Nadal ? Après la venue du soigneur lors de son match contre Nicolas Almagro, la question devient pressante. Sa non-réponse lors de sa conférence de presse ravive d'autant plus les interrogations sur son état de santé avant d'affronter Gaël Monfils en huitièmes de finale : «Je suis un peu fatigué de parler de mes blessures. Je suis ici pour essayer de faire de mon mieux tous les jours.»

Dimanche, il a donc fait de son mieux et lundi à 12h25, il s'entraîne sous le regard protecteur de son oncle Toni et avec Jo-Wilfried Tsonga face au junior Julien Obry, Fernando Verdasco ou John Isner comme voisins. Tee-shirt blanc et casquette, il salue gentiment ses fans avant d'aller taper la balle sur le dernier court. Les admirateurs se glissent entre les arbres pour regarder au travers de la bâche. Les journalistes guettent la moindre grimace de douleur ou le moindre signe positif. Alors ? Pendant une heure, il enchaîne coup droit, revers et volée. Mais les smashs et les services ne sont pas au programme... Un signe ? Sûrement. Une simple précaution ? Peut-être. Comme toujours, il prend le temps de signer des dizaines d'autographes avant de rentrer aux vestiaires.

Accompagné par son entraîneur Roger Rasheed, Gaël Monfils, son futur adversaire, prend le relais sur le court. Il arrive ballon au pied et avec le numéro 15 écrit à la main dans le dos. Dans sa bulle, il ne veut pas se préoccuper de la blessure ou non du 3e mondial. «Quand Rafa entre sur le terrain, il est toujours à 100% en Grand Chelem et il ne pensera pas une seule seconde à ses abdos, annonce le 13e mondial. Je n'y pense même pas. Je vais faire mon match.» A la fin de son entraînement, il dispute dans la bonne humeur un petit tennis-ballon. Tranquille.
S.D


PROGRAMME DE MARDI

Les deux derniers Français jouent pour une place en quart de finale : Jo-Wilfried Tsonga sera opposé à Fernando Gonzalez à 22h00, et Gaël Monfils a les honneurs de la session de nuit pour défier Rafael Nadal.


Court Arthur-Ashe

Pas avant 18h30

Na Li (CHN/n°18) - Kim Clijsters (BEL) : 0-3
Marin Cilic (CRO/n°16) - Andy Murray (GBR/n°2) : 0-2

A partir de 1h00 du matin

Flavia Pennetta (ITA/n°10) - Serena Williams (USA/n°2) : 0-1
Gaël Monfils (FRA/n°13) - Rafael Nadal (ESP/n°3) : 1-4


Court Louis-Armstrong

Pas avant 18h30

Juan Martin Del Potro (ARG/n°6) - Juan Carlos Ferrero (ESP/n°24) : 0-2

Pas avant 22h00

Jo-Wilfried Tsonga (FRA/n°7) - Fernando Gonzalez (CHL/n°11) : 0-0
# 08/09/2009 à 14:16 Nico
Nouvelles réponses de Rafa aux questions posées et derniers commentaires sur le tournoi !


Je n'aime pas jouer tard la nuit - nous avons demandé de jouer plus tôt

Bonjour tout le monde,

N'oubliez pas qu'à chaque fois que je blogue il y a toujours une journée où je ne sais pas trop quoi dire. Eh bien, aujourd'hui, c'est ce jour-là. Pas vraiment sûr que je vais arriver à écrire.

Je suis dans ma chambre avec Tuts, la personne espagnole de Nike qui me suit et est là depuis qu'il est arrivé aujourd'hui de Barcelone. Il est arrivé et y restera jusqu'à la fin de mon tournoi. Espérons qu'il a fait le voyage jusqu'à la fin de semaine. Nous sommes là et il m'aide ce soir avec ce blog. La personne qui m’aide normalement n'est pas ici ce soir car elle est au stade pour regarder jouer Novak.

Nous regardons la télévision et parlons de différentes choses. Nous n’avions pas discuté depuis que je suis parti il y a 4 semaines. Le temps passe vite. Déjà 4 semaines. Mais je suis très heureux depuis que je rejoue. Un mois à la maison passe lentement mais la compétition passe plus vite. C'est drôle que souvent les gens veuillent ce qu'ils n'ont pas. Si vous êtes loin vous voulez être à la maison et si vous êtes chez vous souhaitez être loin :-). Dans mon cas, je veux jouer !

Demain, je ne me lèverai pas tôt. Je viendrai seulement sur le site à 16H00, m’échaufferai et jouerai le dernier match. Encore une fois je joue le dernier match de la journée. Pour être honnête, nous avons demandé de jouer un peu plus tôt ...

Rafa


Ma médaille d'or olympique est très précieuse pour moi

Portez-vous un écran solaire? Sia

RN: Normalement non.


Lorsque vous jouez sur le gazon, vous vous tenez beaucoup plus proche pour retourner, et vous n'essayez pas de tourner pour frapper un coup droit. Pourquoi ne pas appliquer ces mêmes tactiques sur les courts rapides de l’US Open? Kal Hadi

RN: Le rebond est différent, donc vous devez être prêt d’une manière différente.


J'ai dit à mon petit ami majorquin que vous êtes toujours très poli et respectueux et que vous n'avez jamais cassé une raquette de tennis. Il rit et dit qu'il n'y a aucun moyen que vous ayez jamais cassé une raquette de tennis. En avez-vous déjà cassé une? Niamh, Irlande

RN: Je n’en ai jamais cassé ou cassé en faisant exprès.


Prenez-vous des compléments de vitamine ? Cheenie, Philippines

RN: Non, jamais


Je suis curieux de savoir où vous avez placé votre médaille d'or olympique. Est-elle visible ou protégée ? Rebecca, Los Angeles

RN: À la maison. Elle est très précieuse pour moi. Elle est dans un endroit spécial bien sûr.


Pensez-vous que vous pouvez être un bon professeur de tennis ou coach ? Est-ce quelque chose que vous imaginez pour l'avenir, que ce soit avec des enfants ou des adultes ? Mathilde, France

RN: Je ne suis pas sûr. Je ne me vois pas dans l'avenir comme un entraîneur, mais on ne sait jamais ...


Pour les balles, vous les choisissez toujours sur la même base, ou doivent-elles dépendre du type de service que vous essayez de faire à chaque fois ? Julio, Madrid

RN: Cela dépend de ce que vous cherchez à faire, un service rapide ou plus lent.


Avez-vous été un bon élève quand vous avez étudié à l'école ? Avez-vous été critiqué par votre professeur ? Quelle était alors votre réaction ? Lulu

RN: Je n’étais pas très bon je dois dire. Mais je n'étais pas mauvais non plus.


Pensez-vous qu'il y a une ressemblance entre votre oncle Toni et le joueur de tennis Jesse Witten? Kilana

RN: Je ne pense vraiment pas même si certaines personnes me l'ont dit.


J'ai vu Maria Sharapova frapper un coup droit avec la main droite, puis passer sa raquette à la main gauche et frapper un coup droit avec sa main gauche sur le côté opposé. Est-ce quelque chose que vous avez envisagé de tenter ou est-ce trop dénaturé d'essayer d'utiliser votre main droite pour un coup droit même lorsque la balle est hors de portée du revers ? Lisa, Ohio

RN: Non, je ne pense pas à cela. Je suis bien avec mon coup droit et mon revers à deux mains.
# 09/09/2009 à 09:01 Nico
RESULTATS DE MARDI

Nadal - Monfils 6-7(3/7),6-3,6-1,6-3

Gonzalez - Tsonga 3-6,6-3,7-6(7/3),6-4

Cilic - Murray 7-5,6-2,6-2

Del Potro - Ferrero 6-3,6-3,6-3


Tsonga laisse sa place

Jo-Wilfried Tsonga a chuté face à Fernando Gonzalez en huitièmes de finale de l'US Open (3-6, 6-3, 7-6, 6-4) . Il ne reste que Gaël Monfils face à Rafael Nadal pour défendre les dernières chances françaises à New York. Andy Murray a perdu face à Marin Cilic (5-7, 2-6, 2-6). Del Potro est passé.

Fernando Gonzalez (CHI, 11) bat Jo-Wilfried Tsonga (FRA, 7) 3-6, 6-3, 7-6(7/3), 6-4. Prochain adversaire: Nadal

Qu'est-ce qui fait la différence entre deux gonzes du gabarit de Jo-Wilfried Tsonga et Fernando Gonzalez ? Une certaine façon de finir le point et le nombre de matches joués sur des tournois du Grand Chelem. Tsonga n'a pas réussi à se qualifier pour son troisième quart de finale d'un majeur à l'US Open. Il laisse ainsi filer Fernando vers son septième quart de finale en Grand Chelem, son deuxième après 2002 à Flushing Meadows. Ce qui a départagé deux joueurs très proches en termes de style de jeu, de détermination et même du sens du spectacle, c'est l'efficacité des schémas de jeu. A punch égal en coup droit, à pourcentages de service équivalents, c'est la capacité à faire les points en avançant qui a donné le ton toute la partie et fait basculer quelques balles dans la balance du Chilien.

Il y a eu de grands éclairs, des jeux chauffés à blanc, des jeux blancs et quelques moments de faiblesse. Tout était réuni sur le court Louis-Armstrong pour assister à un grand match. A la nuit tombante, deux des gâchettes les plus redoutées du tournoi se retrouvaient face-à-face. Même discours, même arsenal dans la raquette, même sponsor, même besoin de s'extérioriser. On retiendra de cette rencontre entre le N.7 mondial, finaliste à l'Open d'Australie en 2008, et le N.11, finaliste de l'Open d'Australie en 2007, que c'est celui qui a su approcher le filet dans les meilleures conditions qui a gagné.

Duel de sacrés gonzes

Le schéma de Tsonga était assez clair: neutraliser le coup droit de son adversaire et le brutaliser en allant à la volée. Pendant un set, le Français a étouffé le Chilien, obligé d'accumuler les pitreries (donner sa raquette à une vieille dame, faire peur au ramasseur de balle en frappant dans le chronomètre, parler avec le public, montrer son postérieur quand Tsonga smashe, etc...) pour exister. A 5-3, JWT a besoin d'une sixième balle de set après en avoir gâché trois à 5-2 pour conclure.

Le schéma de Gonzalez n'était pas plus compliqué: neutraliser le coup droit de Tsonga en variant les effets et en le déplaçant latéralement. Dès le début du second set, Fernando bénéficie de quelques largesses du Français au filet. Le colosse a des volées d'argile. Cela s'est vérifié toute la rencontre. En revers particulièrement, le Français a manqué de dosage. Gonzalez a rapidement retrouvé des pourcentages corrects au service (61% et 58% pour les deux joueurs sur la totalité de la rencontre), et ils ont été tous les deux efficaces derrière leurs premières balles (80% exactement de points derrière leurs premiers services pour les deux joueurs au total). Ce sont donc les statistiques des points importants, et précisément les points importants à la volée qu'il faut observer pour saisir l'écart entre nos deux gaillards :
. Tsonga a obtenu 14 balles de break et n'a réussi qu'un break.
. Gonzalez a obtenu 7 balles de break et a réussi deux breaks. Deux fois moins d'opportunités pour deux fois plus de réussite.

Tsonga repris à la volée

A la volée, l'explosivité de Tsonga a souvent été irrésistible, notamment sur des smashes en reculant. Sur des petites volées chipées dans les chaussettes, il a eu plus de mal. Sur 55 montées, il a inscrit 36 points. Gonzalez est venu régulièrement récolté le fruit de son travail de sape (21 points sur 27 montées). Dans la troisième manche, les deux joueurs ont obtenu trois balles de break chacun, rien de plus. Le jeu décisif a été palpitant, Tsonga n'a jamais cédé. Il n'a simplement jamais pu reprendre l'ascendant qu'il avait eu au premier set (3-6, 6-3, 7-6). Gonzalez s'est assagi. Concentré sur ses passings, il contrôle son propre jeu. Le jeu de JWT s'éparpille un peu plus. On le sent manquer de solutions au début du quatrième set dans l'échange, et au final, malgré la haute tenue globale de son jeu, il n'aura pas fait mieux que son ami Josselin Ouanna, sorti par le Chilien en 4 sets au 2e tour.

Fernando Gonzalez, 29 ans, qui a 5 ans de plus que le Manceau, a su s'éloigner un peu du circuit pour retrouver le goût du jeu qui lui faisait défaut en 2008. Ce genre de match, le 102e de sa carrière en Grand Chelem (ce n'était que le 34e de Tsonga), trois mois après sa demi-finale à Roland-Garros, confirme qu'il sait désormais dompter ses démons. Tsonga a lui trouvé un certain équilibre poids-puissance, reste à trouver une marge de sécurité dans ses enchaînements vers l'avant.
Eurosport - J.C.


Monfils n'a pas résisté

Il n'y a plus de Français à l'US Open. A l'instar de Jo-Wilfried Tsonga, Gaël Monfils s'est incliné en 8e de finale, victime de Rafael Nadal (6-7, 6-3, 6-1, 6-3). Malgré le gain du premier set, le Parisien n'a pas résisté à l'Espagnol, qui jouera contre Fernando Gonzalez en quart de finale.

Rafael Nadal (ESP, 3) bat Gael Monfils (FRA, 13) 6-7 (3), 6-3, 6-1, 6-3
Prochain adversaire: Gonzalez

Rafael Nadal est encore en course pour remporter le premier US Open de sa carrière. Au terme d'un match qui a pris des allures de combat de boxe, l'Espagnol a éteint les rêves tricolores en éliminant le dernier Français en lice, Gaël Monfils. Un succès particulièrement important pour le numéro trois mondial, qui peut désormais espérer grimper d'un rang après l'élimination d'Andy Murray, finaliste l'an passé. Nadal l'a acquis au terme d'une rencontre où les deux joueurs se sont rendu coups pour coups. Mais l'Espagnol, qui n'avait pas fait très forte impression jusqu'ici, a su user Monfils pour s'offrir un quart de finale face à Fernando Gonzalez, tombeur de l'autre Français encore en lice, Jo-Wilfried Tsonga.

Pendant les deux premiers sets, la rencontre a été particulièrement intense. En pleine confiance, Monfils a pris le match par le bon bout. Nadal aussi. Mais le Français a su faire la différence dans le tie-break grâce à deux aces notamment avant de conclure sur une faute de l'Espagnol en coup droit. Le miracle semblait en marche. Mais Nadal, plutôt poussif face à Almagro au tour précédent, a pris petit à petit l'ascendant sur la rencontre. Car Monfils, si régulier jusqu'ici, n'a pas réussi à tenir la distance. Après avoir cédé son engagement à 3-2 en faveur de l'Espagnol, le Parisien a immédiatement réagi en prenant le service de son adversaire... avant de perdre de nouveau le sien. Cette fois-ci, Nadal parvenait à contenir les retours du Tricolore pour prendre le deuxième set 6-3. Derrière, Monfils n'a jamais réussi à afficher le même niveau que lors des deux premières manches.

Nadal ne voit pas plus loin

Malgré quelques réactions sporadiques, il a subi la domination de son adversaire, plus précis et surtout plus régulier. La tête de série n°13 a d'abord lâché physiquement, avant de rendre les armes. "Je pense que j'étais un peu fatigué à ce moment là" , a-t-il concédé à l'issue du match. "Mais Rafa a vraiment très bien joué, il est allé chercher cette victoire. Il a joué plus long, plus fort." Nadal a su trouver cette constance dans le jeu qui lui a fait défaut depuis le début du tournoi. Avant la rencontre, il semblait une proie potentielle pour Monfils. Après celle-ci, c'est plutôt comme un potentiel vainqueur du tournoi qu'on pourrait le décrire. Dans ce sens, le Français n'a pas à rougir de cette défaite. Après avoir été présent en huitième de finale, au moins, lors de ses cinq derniers tournois du Grand Chelem, il a prouvé sa constance au plus haut niveau. Face à un Nadal qui revient en forme, il est juste tombé sur plus fort que lui.

L'Espagnol peut maintenant viser plus haut, même s'il reste prudent. La disparition d'Andy Murray dans sa partie de tableau ne change rien selon lui. "Non, ce sera aussi difficile", a-t-il insisté. "Je vais jouer mon quart de finale contre un adversaire redoutable en la personne de Fernando Gonzalez, et je ne vois pas plus loin que ça pour le moment." Mais Nadal n'en a pas moins livré son meilleur match depuis son retour de blessure. Et c'est peut-être le plus important. "C'est vrai, et c'est sûr que c'est important pour la confiance. C'est une très bonne chose d'être en quart de finale. Je sais que la suite du tournoi va être difficile. Je vais devoir être très agressif et bon sur le plan tactique pour me donner des chances de continuer à gagner des matches", a souligné l'Espagnol en se projetant vers le futur. A court terme, ce sera son duel face à Fernando Gonzalez. Un peu plus loin, il y aura peut-être ces retrouvailles tant attendues avec Roger Federer.
Eurosport - Vincent BREGEVIN


Murray tombe de haut

Marin Cilic a créé la sensation du jour en éliminant Andy Murray, N.2 mondial et finaliste l'an passé, en 1/8 de finale de l'US Open (7-5, 6-2, 6-2). Fort de son plus beau succès en carrière, le Croate se hisse en 1/4 de finale. Une première en Grand Chelem qu'il vivra face à Juan Martin Del Potro.

. Marin Cilic (CRO, 16) bat Andy Murray (GBR, 2) 7-5, 6-2, 6-2
Prochain adversaire: Del Potro
Juan Martin Del Potro (ARG, 6) bat Juan Carlos Ferrero (ESP, 24) 6-3, 6-3, 6-3

"Goran Ivanisevic, sors de ce corps !", aurait-on entendu lors du dernier jeu du match qui a vu Andy Murray succomber au tennis imparable de Marin Cilic. Auteur de deux aces dans ce dernier jeu, Cilic est loin d'être un serveur fulgurant comme son illustre prédécesseur, mais sa régularité au service a enfoncer le clou sur la tête des mauvais joueurs de l'Ecossais. Le fantôme aujourd'hui, c'était bien le N.2 mondial, le finaliste de l'an passé. Pour la première fois de sa jeune carrière (il n'a que 20 ans), voilà Cilic au stade des quarts de finale d'un tournoi du Grand Chelem. C'est aussi la première fois qu'il bat un top 3. Pour la deuxième fois en neuf ans, le joueur qui avait remporté le plus de match sur dur a été stoppé avant les quarts. Murray avec ses 37 victoires sur dur sur les bras, ne fait pas le malin. Il va voir Nadal et Djokovic revenir au classement ATP. Ses rêves de victoire se sont écrasés lourdement sur le court Arthur Ashe. Il n'a toujours pas remporté de titre du Grand Chelem.

La résignation de Murray est l'image forte de ce match. Pendant un set, on a cru au scénario idéal pour Andy : un rythme maîtrisé dans l'échange, et deux balles de set à 5-4 sur le service de Cilic. Sept jeux plus tard, on pouvait découvrir sur le même court, un jeune homme aux traits déconfits, qui venait d'encaisser sept jeux consécutifs, incapable de modifier le court d'un échange et, par conséquent, de la rencontre. Un joueur qui ne maîtrisait pas son destin. "J'ai un problème avec ce poignet (gauche) depuis une semaine mais ce n'est pas une excuse, j'ai simplement mal joué, a dit Murray. Il a été galvanisé par le gain du premier set et il a joué très proprement à partir de là. Moi je n'ai pas été capable de me remettre dans le match, j'ai mal retourné (son service) alors que c'est ma planche de salut quand ça ne va pas habituellement. C'est décevant."

"Je vais analyser cette défaite et en tirer les leçons, a ajouté Andy. Mon but désormais est de me préparer à gagner un tournoi du Grand Chelem l'an prochain, dès l'Australie. Je crois que j'ai une bonne chance de le faire." Marin Cilic, du haut de son 1.98 m, a su rester plus consciencieux que l'apprenti champion qui lui faisait face. Aucune crispation comme Ivanisevic en connaissait parfois, un jeu moins aérien que Mario Ancic, moins empesé qu'Ivan Ljubicic, et moins unidimensionnel qu'Ivo Karlovic, ces compatriotes qui ont tous connu les joies des quarts de finale en Grand Chelem. Il a réussi 35 coups gagnants et marqué 79% de points derrière sa première balle, avec 10 aces au total. Tout cela méritait une très bonne note.

Le bas de tableau grand ouvert

Un pied dans le court, avec de très bons appuis jambes pliés, Cilic ne fait pas dans le genre cogneur. Il calibre ses coups droits avec minutie et n'hésite pas à rentrer dans la balle franchement en revers quand la balle se fait trop courte. Murray, qui avait des problèmes d'allonge ce mardi, s'en est aperçu. Breaké deux fois dans le second set (6-2), deux fois dans le troisième (6-2). Murray a tenté vainement d'accélérer en fin de deuxième set. Les bras ballants (pas terrible côté "body language" comme le dit le jargon à la mode des coaches), il n'a rien pu faire. Le bas de tableau de l'US Open s'offre désormais à tous les regards, portes grandes ouvertes.

Juan Martin Del Potro, quart de finaliste l'an passé, a lui aussi passé une tête dans le Hall d'entrée de ce bas de tableau. Nous sommes encore très loin du Hall of Fame, mais la présence de l'Argentin à ce niveau peut faire frisonner tous les survivants. L'année dernière, il avait atterri doucement à Flushing Meadows après avoir survolé l'été (4 titres de suite). En 2009, il a fait ses gammes au sommet (demi-finale à Roland-Garros), il est arrivé en confiance à l'US Open et a bénéficié d'un bon tableau. Sa victoire nette sur un bon Juan Carlos Ferrero le confirme. Il est mûr pour des combats plus titanesques.

LA REACTION DE MARIN CILIC :

"Je me sens extraordinairement heureux. C'est le meilleur résultat de ma carrière. Je suis resté concentré sur ce que je devais faire et je crois que le break au début de chacun des deux derniers sets m'a beaucoup aidé. Aussi je l'ai mis sous pression et j'ai bien servi. C'était un peu venteux d'un côté à l'autre du terrain. C'est difficile à dire mais il a vraiment commis des erreurs directes qui m'ont bien aidé à avoir confiance dans mon jeu et dans les tactiques que j'avais déployées."

REACTION DE ANDY MURRAY

Murray: "Très pauvre"

Andy Murray, finaliste l'an passé à l'US Open et éliminé en huitième cette année par Marin Cilic : "Mon jeu a été très pauvre aujourd'hui. Je suis vraiment très déçu et le fait que j'ai mal à un poinget n'est pas une excuse."

"Je pense quand même que j'ai fait une très bonne saison, je ne peux pas dire le contraire, même si ça aurait pu être un peu mieux dans les tournois du Grand Chelem. J'ai toutefois égalé ou amélioré mon meilleur résultat en Australie (8e de finale), à Wimbledon (demi-finale) et à Roland-Garros (quart de finale). Ici, ça a été moins bien (finale en 2008). Je vais beaucoup travailler d'ici le prochain Grand Chelem en Australie pour faire en sorte que je sois prêt pour en remporter un l'année prochaine. Je pense que je peux le faire."
Eurosport - J.C. avec AFP


PROGRAMME DE MERCREDI


Court Arthur Ashe

A partir de 17h00

Bob Bryan / Mike Bryan - Lukas Dlouhy (RTC) / Leander Paes (IND)

Pas avant 18h30

Yanina Wickmayer (BEL) - Kateryna Bondarenko (UKR) : 0-2
Novak Djokovic (SER/n°4) - Fernando Verdasco (ESP/n°10) : 3-2

Pas avant 1 heure du matin

Melanie Oudin (USA) - Caroline Wozniacki (DAN/n°9) : 0-0
Roger Federer (SUI/n°1) - Robin Söderling (SUE/n°12) : 11-0
# 09/09/2009 à 15:44 Nico
Les derniers mots de Rafa après mon match tardif contre Monfils et les réponses aux questions !


Bonne nuit et…euh… bonjour

Salut tout le monde,

Il est vraiment tard ce soir, mais j’ai décidé d'écrire quelques phrases puisque je suis encore réveillé, ce qui signifie que je n'arrive pas à m’endormir, à cause du match. Il est 3H30 ici à New York et nous sommes rentrés à 1H45. J’ai joué le dernier match. C’est toujours très tard. Le problème est ensuite de dormir.

J'ai dîné avec mon équipe dans la chambre, j’ai pris le traitement et le massage que je prends toujours le soir avant d'aller dormir. Je ne dis pas que c'est un gros désavantage mais ça n’aide pas. Peut-être que je serai capable de dormir à 4H. Puis j’irai sur le site à 11H30 ou 12H00 pour m’entrainer vers 13H00 ou 13H15.

Demain, je vous promets que j’écrirai plus.

Bonne nuit et… bonjour à tous.

Rafa


Jouer dans un film avec Will Smith…

Vous êtes toujours très diplomate en public. Êtes-vous comme ça à la maison ? Emma

RN: Suis-je diplomate ? Je suis le même à la maison.


Il y avait un drôle de bruit que vous alliez être dans un film de Steven Spielberg aux côtés de Will Smith, est-ce vrai ? Cedrine

RN: Entièrement faux.


Cela ne vous manque-t-il pas parfois d’être capable de marcher dans la rue librement et de ne pas avoir des tonnes d'attention des fans qui courent après vous ? Brian

RN: Je me promène librement, pas de soucis.


Je vous vois comme l'homme parfait, mais il y a quelque chose sur vous-même que vous voulez voir différent ? Mary, Australie

RN: Beaucoup ... Mais je ne vous dirais pas quoi.


Lorsqu’Andy Roddick a perdu un match très difficile contre Isner, avez-vous essayé de le contacter ? Je suis juste curieux de voir comment vous êtes après une défaite dans un tournoi du Grand Chelem. Holly

RN: Non, je ne l’ai pas contacté et ne l'ai pas vu puisque j’étais à mon hôtel. Je m'entends bien avec Andy mais nous ne sommes pas proches. Peut-être à cause de mon mauvais anglais.


Quelle est la chose la plus somptueuse que vous ayez achetée depuis que vous êtes devenu professionnel ? Zeeshan Yousuf

RN: Je ne sais pas ce que signifie somptueux ...


Avez-vous décidé si vous jouerez la Coupe Davis ? Val, U.K.

RN: Oui, je jouerai.


J'ai vu que vos tenues ont toujours des couleurs électriques. Qui arrive avec les idées des couleurs ? Angela

RN: Nike et je les choisis avec eux. J'aime les couleurs.


Quelle langue utilisez-vous quand vous êtes avec Andy Murray ? J'ai entendu dire qu'il a appris l'espagnol quand il s’entrainait à Barcelone. Amel

RN: L’Anglais même si je sais qu'il comprend l'Espagnol. Il peut aussi parler un peu.


Souhaiteriez avoir votre propre tournoi comme la famille Djokovic à Belgrade ? Kim

RN: Je ne pense pas, mais on ne sait jamais.
# 10/09/2009 à 10:24 Nico
Nadal reprend ses marques

Rafael Nadal est bel et bien de retour. Annoncé diminué, genoux et abdominaux en compote, l'Espagnol a démontré qu'il fallait toujours compter sur lui. Grâce à sa victoire sur Monfils, combinée à la défaite de Murray en 1/8 de finale, il est même déjà assuré de retrouver sa place de N.2 mondial...

N'avait-il pas été "enterré" trop tôt ? Mardi soir, Rafael Nadal a répondu de la meilleure des manières à ses détracteurs en battant Gaël Monfils en huitièmes de finale de l'US Open avec brio. Dans un registre défensif qu'on lui connait, l'Espagnol a fait déjouer le Français qui a fait le jeu et tout tenté pour déstabiliser l'ex-N.1 mondial. A l'arrivée, c'est une victoire en quatre sets pour le Majorquin qui a su tirer profit des 63 fautes directes de son adversaire (24 seulement pour Nadal). Avec des abdominaux douloureux, Nadal a très bien servi (74% de premières balles et autant de réussite derrière), et a continué ses intentions de porter son jeu vers l'avant, comme en témoigne ses 19 points inscrits au filet sur 26 montées réalisées. Des signes qui démontrent que Nadal a retrouvé toutes ses facultés...

"Les deux premiers sets étaient vraiment durs physiquement , analysait le Majorquin. Certains points étaient très longs. Je croyais avoir fini plusieurs fois l'échange, mais la balle revenait. Mais physiquement c'était dur pour tous les deux. Et je crois que ça l'était un peu plus pour lui." Les deux hommes ont eu tous les deux des soucis de tendinite cette saison. Des problèmes aujourd'hui derrière eux. Surtout pour Nadal qui affirme désormais haut et fort : "Mes genoux sont parfaits. C'est très important pour moi, ça me donne beaucoup de confiance." Il n'y a pas que physiquement que Nadal a franchi un cap en franchissant les huitièmes de finale où il avait échoué à Roland-Garros, psychologiquement, ce n'est plus le même que lors des US Open Series.

"Vous savez, c'est Rafa..."

Il n'y a donc que la compétition pour le remettre sur le pied de guerre. Sa fraîcheur a bel et bien fait la différence dans cette rencontre. Si Nadal avait joué la saison sur herbe avec autant d'intensité que celle sur terre battue, le Français aurait peut-être pu avoir le dessus. "Rafa a été bien présent, alors qu'il y avait des incertitudes autour de lui" , rebondissait un Monfils impressionné après le match. "Cela faisait longtemps que je ne l'avais pas vu défendre aussi bien. Contre d'autres joueurs que Nadal, je m'en serais sorti. J'ai bien envoyé la sauce par moments, je tapais fort et il a tenu. D'autres se seraient fatigué, pas lui. Même contre Federer, c'est moins dur physiquement. Vous savez, c'est Rafa..."

Et quand Nadal est en forme, les conséquences fusent. Il retrouve des quarts de finale de Grand Chelem pour la première fois depuis Melbourne. Un résultat d'autant plus impressionnant que ce résultat lui permet de s'assurer un rang de mieux au classement ATP. Sa bonne vieille place de N.2 mondial qui lui a collé à la peau pendant trois saisons et qu'il a finalement quittée il y a trois semaines au profit d'Andy Murray. L'Ecossais, attendu en finale voire dans la peau du vainqueur, est finalement le premier Top 3 qui a cédé avant les deux autres. Avec 8390 points, Murray paye cash sa contre-performance face à Marin Cilic qui a réalisé sa plus belle performance en carrière. Le finaliste de l'an passé redescendra donc à la 3e place lundi prochain pour 95 points de moins que Nadal, si celui-ci s'arrête en quart de finale face à Fernando Gonzalez.

Doucement mais sûrement, le ménage en bas de tableau est en train de s'orchestrer. Avec Murray en moins et la performance de choix réalisée face à Monfils, Nadal redevient le favori pour atteindre la finale. Devant Juan Martin Del Potro, son potentiel adversaire en demi-finale, qui louche sur sa première finale en Grand Chelem. Avant de rallier les demi-finales face à celui qui l'avait dominé à Cincinnati, l'Espagnol ne se voit pas si beau comme à son habitude. Il s'attend déjà à un nouveau combat en quart de finale face à Fernando Gonzalez, face à qui il reste sur 5 succès de rang. "Être en quart de finale est une très bonne nouvelle pour moi. C'est un très bon retour. Le reste du tournoi s'annonce très difficile. Je devrai être très agressif et tactiquement irréprochable si je veux aller loin." Son meilleur résultat à New York est une demi-finale, perdue l'an passé face à Andy Murray. La fraîcheur en plus, le protégé de Toni Nadal peut aisément viser mieux. De son haut de tableau, Roger Federer, qui accuse 5 défaites en finale de Grand Chelem face à lui, n'a qu'à bien se tenir.
S.P.


RESULTATS DE MERCREDI


Djokovic s'offre une troisième

Sans évoluer à son meilleur niveau, mais en profitant des égards de concentration et de la blessure de l'Espagnol Fernando Verdasco, le Serbe Novak Djokovic se hisse pour la troisième année consécutive en demi-finale de l'US Open en s'imposant en quatre manches (7-6 1-6 7-5 6-2).


Novak Djokovic (SER, 4) bat Fernando Verdasco (ESP, 10) : 7-6(2), 1-6, 7-5, 6-2
Prochain adversaire : Federer (SUI, 1)

Placé mais jamais gagnant lors de tous les tournois majeurs, incapable de dépasser le stade des quarts de finale à l'Open d'Australie, Roland-Garros et Wimbledon, Novak Djokovic n'a plus que l'US Open pour espérer sauver une année en demi-teinte et combler le retard pris sur le trio magique composé de Roger Federer, Andy Murray et Rafael Nadal.

S'il n'a pas été capable de suivre le rythme imprimé par le Suisse, le Britannique et l'Espagnol, de remporter le moindre titre d'envergure depuis le mois de janvier, c'est avant tout en raison d'une inconstance chronique. Son quart de final face à Fernando Verdasco a ainsi été à l'image de sa saison, une succession de coups parfois géniaux mais également de fautes grossières (41 sur l'ensemble du match). Incapable de maintenir un haut niveau de jeu tout au long du match, le Serbe, toujours à la recherche d'un deuxième sacre en Grand Chelem après sa victoire à Melbourne en 2008, n'a jamais réussi à dompter la fougue de l'Espagnol, à contrôler la puissance de son coup droit (20 gagnants sur l'ensemble du match). Il ne s'est montré supérieur qu'en de très rares occasions. A l'issue de la deuxième manche, la tête de série numéro 4, constamment à la recherche de solutions auprès de son camp, coupable de plusieurs signes de frustration, semblait bien mal engagé pour décrocher une troisième qualification consécutive pour le dernier carré de l'US Open. Fernando Verdasco lui est cependant venu en aide.

Verdasco donne le baton pur se faire battre


Présent dans le Top 10 depuis sa mémorable demi-finale face à Nadal en Australie au mois de janvier, le Madrilène, quart de finaliste dans 10 des 16 tournois disputés avant la quatrième levée du Grand Chelem, a changé de dimension cette saison. Postulant pour la prochaine Masters Cup, il a cependant montré des lacunes trop importantes, tant sur le plan mental que physique pour faire plier un Djokovic pourtant peu convaincant. Trop fébrile sur les points importants (seulement 4 balles de break converties sur 14, 2 balles de set consécutives gâchées dans la première manche), souvent énervé comme en fin de troisième manche alors qu'il semblait avoir le match en main, le 10e au classement ATP n'a jamais réussi à enfoncer le clou, permettant à de nombreuses reprises à son adversaire de sortir la tête de l'eau alors qu'il n'avait qu'à l'y enfoncer.

Trop fébrile mentalement au cours des trois premières manches, le joueur ibérique a par la suite été lâché par son physique Touché aux abdominaux, Verdasco n'a pas été en mesure de défendre ses chances jusqu'au bout. Incapable de tenir la cadence, il a été obligé au cours du quatrième acte de tenter de faire la différence sur chacune de ses frappes de balles. Une prise de risque maximum qui lui a permis de planter plusieurs accélérations impressionnantes en coup droit mais qui l'a également poussé à commettre une ribambelle de fautes directes (58 sur l'ensemble du match), rédhibitoire pour espérer vivre une deuxième demi-finale en Grand Chelem cette saison.
T.B.


Federer, évidemment

Roger Federer s'est qualifié pour les demi-finales du l'US Open. Il a battu Robin Soderling en quatre manches (6-0, 6-3, 6-7, 7-6). C'est la 3e fois de l'année que le numéro 1 mondial bat le Suédois en Grand Chelem. Pour sa 22e demi-finale de suite lors d'un "Majeur", le Suisse retrouvera Djokovic.


Roger Federer (SUI, 1) bat Robin Soderling (SUE, 12) : 6-0, 6-3, 6-7(6), 7-6(6).
Prochain adversaire : Djokovic (SER, 4)

Les "Federer - Soderling" passent... et rien ne change. Pour la troisième fois de l'année, le Suisse est venu à bout du Suédois lors d'un tournoi du Grand Chelem en 2009. Après la finale de Roland-Garros et le huitième de finale de Wimbledon, c'est en quarts de finale de l'US Open que Federer a fait plier le Suédois. La rencontre, inégale, a vu le quintuple tenant du titre prendre les devants rapidement et aisément. Malgré un premier jeu de service compliqué, Federer, impérial, a réglé la mire et expédié le premier set (6-0). Dans le second, Soderling a fait un peu mieux. A peine (6-3).

"C'est dur de faire pire que ce que j'ai fait dans les deux premiers sets, a confié Soderling après le match. Je n'aime pas dire que j'ai mal joué, par respect pour l'adversaire, mais aujourd'hui je crois que mon jeu a été trop pauvre dans les deux premiers sets. Mais je suis content de la manière avec laquelle j'ai renversé le match." Renversé, le terme est peut-être un peu fort. Rééquilibré aurait été plus approprié.

Soderling revient

Et pour cause, mené deux manches à rien par un Federer trop vif en début de match, Robin Soderling a fini par sortir la tête de l'eau. Et empocher la troisième manche au terme d'un tie break pourtant bien mal engagé. Mené 4-0 puis 5-2 dans le jeu décisif, le finaliste du dernier Roland-Garros a enfin retrouvé un coup droit digne de ce nom. Ajoutez à cela un service enfin performant et Soderling a ramené le troisième set dans son escarcelle (7-6, 8 points à 6).

Sur sa lancée et dans des conditions venteuses, Robin Soderling a même failli revenir à deux manches partout. Le 12e joueur mondial a une nouvelle fois poussé Federer au tie break. Mieux, il s'est offert une balle d'égalisation (6 points à 5) qu'il a gâchée sur le service du Suisse. Dommage. Le numéro mondial, lui, n'a pas laissé passer l'occasion de conclure quelques minutes plus tard (7-6, 8 points à 6). Vainqueur de Soderling pour la douzième fois en autant de rencontres, le Suisse s'est qualifié pour la vingt-deuxième fois d'affilée en demi-finale d'un tournoi du Grand Chelem, "un des plus beaux records de sa carrière", selon ses dires. Il affrontera Novak Djokovic. Ça promet.
Eurosport - M.D.


REACTIONS

Federer était inquie
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Roger Federer s'est qualifié pour les demi-finales de l'US Open en battant Robin Soderling en quatre manches. Le Suisse avoue être entré sur le court "inquiet".

"J'étais un peu inquiet de débuter le match quand j ai vu le vent qu'il y avait sur le court... Mais soudain il y a eu 6-0! Je ne sais pas ce qui s'est passé, c'est l'un de ces jours où tout marche bien pour vous", s'est-il réjouit.

"Après, la fin a été tellement serrée... J'étais vraiment soulagé car il a joué de mieux en mieux au fur et à mesure du match. Il n'y avait pas de raison de paniquer, je jouais vraiment bien. Il fallait juste être patient. J'étais prêt à aller en cinq sets, même si je suis content de passer en quatre sets. Robin a montré quel grand joueur il est."


Soderling positive

Une nouvelle fois battu par Roger Federer, Robin Soderling fait contre mauvaise fortune, bon coeur. Le Suédois, tombé en quatre manches en quart de finale de l'US Open, pense qu'il arrivera un jour à battre le Suisse.

"C'est dur de jouer pire que ce que j'ai fait dans les deux premiers sets. Je n'aime pas dire que j'ai mal joué, par respect pour l'adversaire, mais aujourd'hui je crois que mon jeu a été trop pauvre dans les deux premiers sets. Mais je suis content de la manière avec laquelle j'ai renversé le match. J'ai eu une balle de set avec laquelle j'aurais pu ramener le score à deux partout. J'ai mis beaucoup de pression sur lui au début du troisième set", a-t-il expliqué.

Avant d'ajouter : "Il y avait un peu moins de vent à ce moment-là, ça m'a aidé. J'ai été vraiment impressionné par sa façon de servir dans les deux premiers sets alors qu'il y avait beaucoup, beaucoup de vent... Je n'ai jamais joué contre quelqu'un d'aussi bon dans de telles conditions de vent. Mais je suis assez sûr que je peux le battre à l'avenir."


PROGRAMME DE JEUDI


Arthur-Ashe Stadium

A partir de 11 heures (17 heures en France)

S. Williams/V. Williams (USA/n°4) - A. Kleybanova/E. Makarova (RUS/n°13)
Un double mixte
Juan Martin Del Potro (ARG/n°6) - Marin Cilic (CRO/n°16) : 1-0

A partir de 19 heures (1 heure en France)

Fernando Gonzalez (CHL/n°11) - Rafael Nadal (ESP/n°3) : 3-6
# 10/09/2009 à 11:28 Nico
Voici le quotidien de Rafa du jour !

Ce fan était drôle


Bonjour à tous,

J’espère que vous allez bien. Je vais bien pour ma part. Hier, il était très tard lorsque j'ai posté mon blog. Je pense que c'est la première fois que je le fais en rentrant d’un match si tardif. J’ai fini par aller dormir après 4H00. Cela fait tard même pour un Espagnol ... Spécialement si vous êtes un joueur de tennis et devez jouer.

Beaucoup de gens m'ont questionné au sujet du match d'hier. J'ai dit à tous ceux qui m'ont demandé que je trouve que j'ai mieux joué et que je commence à me sentir bien. Mais quand j'ai commencé à parler de mon jeu, j'ai été immédiatement coupé et on m’a demandé de parler de l'incident du gars qui a sauté sur le court et m'a embrassé comme vous avez vu à la télé.

Pour être honnête, je n'ai pas vu le mec venir. Je venais de prendre mon t-shirt pour le changer quand j'ai vu un gars venir à moi, m’embrasser et me dire qu'il m'aimait ... Alors j'ai vu la sécurité arriver. Je ne pensais pas que c’était important et sérieux, j’ai tenté d'arrêter la sécurité à un moment donné. Vous pouvez réellement lire sur mes lèvres en disant «ça va». Non pas que je maitrise bien l'Anglais pour leur expliquer que c'était OK, qu'il était cool et que, pour moi, c'était OK. Non plus pour leur dire que j'ai aimé le baiser ... :-)

Je n'ai donc pas vraiment donné trop d'importance à cela. J'ai juste pensé comme je l’ai dit que c'était drôle.

Je comprends que la sécurité du tournoi soit nerveuse, mais j'ai été cool avec ça. En fait, quand j'étais dans les vestiaires, une des personnes principales du tournoi, David Brewer, est venu et m'a demandé si j'allais bien et si le gars m'avait fait mal. Je lui ai dit que ça allait et de ne rien faire à cette personne. J'ai dit en plaisantant «J’avais un fan ce soir- s'il vous plaît laissez-le". On m'a dit qu’il allait être poursuivi en justice (je pense que c'est la manière correcte de le dire). J'espère que ça ira.

Je comprends que c'est une issue délicate mais je dois dire que ce tournoi prend vraiment bien soin de moi. Ils sont vraiment, vraiment gentils avec moi et ont beaucoup d'attentions avec mon équipe. De mon côté, aucune plainte, au contraire je dois les remercier pour tout ce qu'ils font. Peut-être la seule plainte est la programmation ... Nous parlerons un autre jour de ce sujet ...

Espérons que tout cela restera positif.

Alors merci au personnel de l’US Open pour tout.


Je n’étais pas un grand fan de Mickael Jackson

Les commentateurs ont toujours des suggestions sur le type de stratégie à utiliser. Est-ce qu'ils vous en ont parlé ? Cindi

RN: Hahahaha, non, ils ne l’ont pas fait.


Avez-vous du temps en tournoi pour lire et, si oui quel est votre livre préféré ? Aneeqa

RN: Oui, j’ai du temps pour lire. Je n'ai pas de livre préféré pour être honnête.


Etiez-vous un fan de la musique de Michael Jackson, et si oui, quelle est votre chanson préférée ? Dia, New York

RN: Pas un grand fan. J’ai aimé certaines chansons mais je n’étais pas un grand fan.


S'il y a une chose que vous pouviez changer dans le monde aujourd'hui, quelle serait-elle ? Z Young

RN: Les guerres. Pour sûr que ce serait une des premières choses.


Qu'aimeriez-vous avoir si vous étiez seul sur une île sans personne ? Heba Abdel-Aziz

RN: Un bateau pour revenir. Je pourrais également l'utiliser pour la pêche :-)


Il est logique que vous souteniez Majorque car c’est votre ville et votre oncle a joué pour eux deux fois au cours de sa carrière. Pour le Real Madrid, je ne comprends pas pourquoi vous soutenez les rivaux de Barcelone - l'équipe où votre oncle a joué. Qu'est-ce qui vous a fait devenir un fan du Real Madrid ? Sean, New Jersey USA

RN: J'étais un fan du Real Madrid depuis tout petit.


Parmi les quatre tournois du Grand Chelem, quel est le court central le plus intimidant ? Brahma

RN: Cela dépend du tour et du match disputé.


J'aimerais en savoir plus sur l'école de tennis que votre fondation ouvre en Inde. Où cela sera exactement ? Shama

RN: Ce n'est pas ma fondation. Ma fondation aide la « Fondation Vicens Ferrer » pour le travail qu'ils ont fait là depuis des années.


J'aimerais savoir qui est la personne la plus célèbre que vous ayez rencontrée ? Iulia

RN: Le roi d'Espagne


Dans vos interviews d'après-match vous faites souvent référence aux spécificités de différents points dans un match, vous vous rappelez le score exact et les détails des coups que vous avez joués, je trouve cela vraiment remarquable. Avez-vous une excellente mémoire pour d'autres choses aussi, ou est-ce seulement dans le tennis? Sammy

RN: J’ai une très bonne mémoire. Pas seulement pour le tennis.


Si vous pouviez gagner seulement un tournoi de plus, quel serait-il ? Katy

RN: Cette semaine bien sûr, pour l’US Open
# 11/09/2009 à 10:19 Nico
RESULTATS DE JEUDI

Del Potro voit haut

Juan Martin Del Potro va disputer sa deuxième demi-finale de Grand Chelem, à l'US Open. L'Argentin, battu à ce stade par Federer à Roland-Garros, sorti le Croate Marin Cilic avec autorité (4-6, 6-3, 6-2, 6-0). Il attend désormais le résultat de Nadal-Gonzalez.


Juan Martin Del Potro (ARG, 6) bat Marin Cilic (CRO, 16) 4-6, 6-3, 6-2, 6-1
Face-à-face : 2/0 Del Potro.

Prochain adversaire : Nadal (ESP, 3) ou Gonzalez (CHI, 11)

La première affiche de la journée sur le court Arthur Ashe était le quart de finale d'un tournoi du Grand Chelem le plus haut de l'histoire de l'ère Open. Les deux adversaires culminaient en effet tous les deux à 1.98m. Un choc entre deux joueurs de 20 ans, Juan Martin Del Potro et Marin Cilic, qui n'a pas été haut en couleurs. La hiérarchie a été tout simplement respectée entre un joueur qui a déjà connu une demi-finale cette saison à Roland-Garros et un novice au stade des quarts de finale en Grand Chelem. Cilic est resté un set au niveau qui lui avait permis de transformer Andy Murray en "daim pris dans les phares d'une voiture" (dixit Brad Gilbert). Ensuite, il a perdu le fil de son match.

Frapper fort, plutôt à plat, et des deux côtés en avançant progressivement, c'est une recette que Juan Martin Del Potro applique à chaque repas. Quel que soit l'adversaire et quelle que soit la surface. Face à Marin Cilic, cela n'a pas marché pendant un set. Le Croate était encore capable de trouver le premier l'angle qui faisait mal, de se positionner pour distribuer son coup droit. Et puis, un set et demi plus tard, la tour de Tandil (ville natale de Del Potro) s'est élevée. Des frappes plus lourdes, des deuxièmes balles plus consistantes. Et Cilic a dû ressentir quelque chose comme du vertige. Un peu comme quand Del Potro menait deux sets à rien face à Federer à Roland-Garros, en demi-finale. Au lieu de réfléchir, lui qui, selon Ivan Ljubicic, est un maître tacticien, il s'est embourbé dans un duel vain et brutal. Là où les frappes à plat fusent comme le vent sur la steppe, l'aridité du jeu de Del Potro règne.

Cilic a mené un set à rien, 3-1, 0/30 sur le service de "Delpo". Ce dernier a ensuite inscrit sept jeux consécutifs. C'est lui qui a fait la course en tête au cours d'un troisième set catastrophique pour Marin. Non seulement il a offert un nombre de cadeaux exagéré en coup droit, mais il n'a jamais donné l'impression de pouvoir retrouver la stabilité qui était la sienne au premier set. Désordonné, entêté dans son choix tactique de frapper plus fort que Del Potro, il aura commis au total près de 53 fautes directes. Juan Martin a pris des allures de vieux cow-boy (gaucho dit-on en Argentine), ponctuant les coups les plus douloureux pour son adversaire par des cris rauques très virils. Quart de finaliste l'an passé, sorti par Andy Murray, le voilà en demi-finale, sur une surface qui lui convient bien.
Eurosport - J.C


Nadal-Gonzalez, duel en suspens

Pour connaitre le quatrième demi-finaliste de l'US Open, il faudra patienter jusqu'à ce soir. Le duel entre Rafael Nadal et Fernando Gonzalez a été interrompu par la pluie, avant d'être remis à vendredi. L'Espagnol menait une manche à rien et 3 points à 2 dans le tie break du deuxième set.


Rafael Nadal (ESP, 3) - Fernando Gonzalez (CHI, 11) : 7-6, 6-6 (3/2) interrompu

Mercredi, Roger Federer avait eu droit au vent. Jeudi, Rafael Nadal a "répondu" par la pluie lors de son quart de finale disputé face à Fernando Gonzalez. Les averses se sont invitées à deux reprises sur New York et les organisateurs ont finalement pris la décision de reporter la rencontre à vendredi. Si la météo le veut bien...

Les organisateurs de la quatrième levée du Grand Chelem ont prévu la reprise du match à partir de 22H (heure française)

Avant la coupure, Nadal et Gonzalez avaient livré une bataille intense durant 2h04 de jeu. Malgré deux interruptions d'une heure puis d'une heure et vingt minutes, l'Espagnol et le Chilien se sont montrés sous leur meilleur jour, notamment Nadal qui a remporté le premier set au terme du jeu décisif (7 points à 4). Dans la foulée du gain de la manche initiale, le numéro 3 mondial, victime de douleurs abdominales, a dû faire appel au médecin de l'ATP. Sans gravité semble-t-il puisqu'il a pu reprendre sa marche en avant et se retrouver à deux doigts de mener deux manches à rien à 5-4 et 15-40 sur le service du Chilien. Mais Gonzalez n'a pas tremblé et s'est finalement hissé jusqu'au tie break de la deuxième manche où, avant l'interruption définitive, Rafael Nadal faisait la course en tête (3 points à 2).
Eurosport
# 12/09/2009 à 10:24 Nico
La finale messieurs repoussée à lundi

Pour connaitre le quatrième demi-finaliste de l'US Open, il faudra patienter jusqu'à samedi soir. Le duel entre Rafael Nadal et Fernando Gonzalez a été interrompu par la pluie jeudi, avant d'être encore remis à samedi 18h. Un report qui condamne les organisateurs à repousser la finale à lundi...


PROGRAMME DE SAMEDI

Si le temps le veut bien, Nadal-Gonzalez devrait être le premier match à se jouer sur le court Arthur-Ashe samedi dès 18h. Les demi-finales dames, qui ouvraient au préalable la journée de vendredi, termineront la journée de samedi, après la finale du double messieurs.


. COURT ARTHUR-ASHE - dès 18h

1. Quart de finale simple messieurs : Rafael Nadal (ESP, 3) - Fernando Gonzalez (CHI, 11) 7-6, 6-6.


2. Finale double messieurs : Dlouhy/Paes (CZE/IND, 4) - Bhupathi/Knowles (IND/BAH, 3) - possibilité de le décaler sur le court Armstrong

3. Demi-finale simple dames : Yanina Wickmayer (BEL) - Caroline Wozniacki (DAN, 9) - possibilité de le décaler sur le court Armstrong

4. Demi-finale simple dames : Kim Clijsters(BEL) - Serena Williams (USA, 2) pas avant 2h du matin



COUPE DAVIS

Ce sera sans Nadal


Touché aux abdominaux pendant l'US Open, l'Espagnol Rafael Nadal ne participera pas à la demi-finale de la Coupe Davis contre Israël (18-20 septembre à Torre Pacheco). La décision a été prise à New-York par le capitaine de l'équipe Alberto Costa, et annoncée vendredi soir par la fédération espagnole. Juan Carlos Ferrero remplacera l'ancien numéro un mondial aux côtés de David Ferrer, Tommy Robredo et Feliciano Lopez. Fernando Verdasco, héroïque en finale de l'édition 2008 face à l'Argentine, ne sera pas non plus de la partie. L'autre demi-finale de la Coupe Davis opposera la République tchèque à la Croatie.

Si le temps le permet, Nadal devrait achever samedi à Flushing Meadows son quart de finale face à Fernando Gonzalez, interrompu jeudi par la pluie alors qu'il menait (7-6 [4], 6-6).
# 13/09/2009 à 10:54 Nico
RESULTATS DE SAMEDI

Nadal sur pilotis

Rafael Nadal s'est qualifié sans forcer, et sans tirer sur ses abdos, pour sa deuxième demi-finale consécutive à l'US Open. Fernando Gonzalez a quasiment tout raté lors de la deuxième partie de son quart de finale interrompu par la pluie (7-6, 7-6, 6-0 pour Nadal). L'Espagnol va jouer Del Potro.


. Rafael Nadal (ESP, 3) bat Fernando Gonzalez (CHI, 11) 7-6 (7/4), 7-6 (7/2), 6-0
Prochain adversaire : Del Potro.

Rafael Nadal fait la vigie. Du haut de sa chaise du court Arthur Ashe, l'Espagnol peut voir venir d'autres orages. Après avoir patienté deux jours, il a atteint les demi-finales de l'US Open en observant le naufrage pathétique du Corsaire chilien Fernando Gonzalez. Après une première partie de quart de finale intense, les deux joueurs sont revenus sur le court en plein jeu décisif, le deuxième de leur match : Gonzalez commet quatre fautes directes et perd le set. A deux sets à zéro, on imagine qu'il s'agit d'une mise en jambes trop brutale pour le Chilien et qu'il va donner le meilleur de lui-même ensuite. C'était mal interpréter ses grimaces. Puncheur intraitable contre Tsonga, Fernando a perdu tous ses moyens et le match en une petite demi-heure. C'est la septième défaite du Chilien face à Nadal, la cinquième de rang.

Comment expliquer les erreurs grossières de Gonzalez ce samedi ? La gestion de l'attente bien entendu, et une petite douleur à la cheville qui a dû se faire sentir un peu plus fort à la fin de ce "mini jeu décisif" totalement raté. Un coup de massue traduit sur le court par une raquette fracassée sur le sol, et un troisième set bâclé. On s'inquiétait du programme chargé de Nadal, qui avait entre temps déclaré forfait pour la demi-finale de Coupe Davis (abdominaux). On imagine le clan Nadal soulagé. Une demi-heure d'entraînement de niveau moyen, ses abdos n'ont pas vraiment souffert. A moins d'un fou rire au regard de la feuille de match. Fernando a commis en effet 59 fautes directes au total (pour 37 coups gagnants), soit 20 par set en moyenne (21 lors de la dernière manche qui a compté deux fois moins de jeu que les deux autres).

"Une loterie"


"C'est difficile de redémarrer au milieu d'un tie-break, c'est un peu comme une loterie", a relativisé Nadal. Tout peut arriver. Heureusement pour moi, j'ai gagné les quatre premiers points, ça a été décisif pour le match. Fernando a fait plus d'erreurs que jeudi (quand le match a commencé), ça m'a aidé. Le match d'aujourd'hui (samedi) n'était pas très physique, donc, ça ne me dérange pas de jouer deux jours de suite (dimanche et éventuellement lundi). Je vais voir comment je suis physiquement demain (dimanche)."

Avec 13 fautes directes au total, Nadal a récité son tennis pourcentage. Sa frappe de gaucher a souvent mis Gonzalez au supplice dans les décalages en coup droit. Il lui faut maintenant envisager deux matches en deux jours. John McEnroe est intervenu vendredi sur le sujet : "Cela peut être dur de jouer deux jours de suite. Cela m'a affecté plusieurs fois en matches. C'est le dernier Grand Chelem de l'année et c'est un tournoi très physique. Federer et Djokovic n'ont pas joué depuis mercredi, c'est un avantage sans aucun doute pour eux. Ils n'ont pas eu le stress de l'attente que Nadal a subi. Non seulement il est préoccupé par sa blessure, mais tourner en rond dans les vestiaires prend beaucoup d'énergie ! Je suis sûr que dans la journée (en repensant à ses matches interrompus l'an dernier), il a dû se demander : "Pourquoi moi?'". Quant à Gonzalez, c'est plutôt à la fin du match qu'il a dû se poser des questions existentielles

POURQUOI F.GONZALEZ A-T-IL RATE SA FIN DE MATCH ?

Réponse de l'intéressé : "Je ne sais pas ce qui s'est passé." On est bien avancé... "Je ne sentais pas la balle. Mes tirs n'étaient pas aussi ravageurs que d'habitude." Alors la théorie du film d'horreur ? "J'étais peut-être effrayé dans le tie-break." Pas super crédible. "Il a breaké au début du 3e set, puis une autre fois ensuite. Après ça, c'est devenu difficile car il frappait toujours ses balles sur mon revers", raconte Fernando résigné. "C'était tellement rapide, c'était comme un nouveau match, sauf que là je ne suis pas resté une ou deux heures sur le court, mais on dirait plutôt juste trois minutes. J'étais plus lent que jeudi." On avait remarqué...
Eurosport - J.C.


Nadal: "Frais mentalement"

Rafael Nadal, satisfait de n'avoir passé qu'une demi-heure sur le court samedi, se dit prêt à enchainer dimanche. L'Espagnol ajoute qu'il se sent dans de meilleures conditions que la saison passée. Physiquement, il attend de voir comment sa blessure aux abdominaux va évoluer.


FATIGUE ?


"Je suis OK, j'ai juste un petit problème aux abdominaux. J'en parlerai quand j'en aurai fini. Le match d'aujourd'hui (samedi) n'était pas très physique, donc, ça ne me dérange pas de jouer deux jours de suite (dimanche et éventuellement lundi)", a expliqué l'heureux gagnant à la loterie du jour (reprendre un match au milieu d'un jeu décisif, c'est de la loterie, a-t-il précisé). Je vais voir comment je suis physiquement demain (dimanche). Je suis plus frais mentalement que l'année dernière (il était aussi arrivé en demi-finale). L'année dernière, j'étais totalement détruit. Cette année, mentalement, je suis parfait."

SON PROCHAIN MATCH CONTRE DEL POTRO


"Juan Martin Del Potro est un joueur très complet. Dans le passé, il ne servait pas aussi bien mais il a progressé. Il a un incroyable service maintenant. Il est très solide en fond de court. C'est un joueur complet, même si ses déplacements ne sont pas parfaits à 100%", décrit "Rafa en confirmant : "Si par exemple, j'ai le même match en demi-finale que celui que j'ai eu à l'Open Australie cette année, c'est impossible de gagner la finale le lendemain."
Eurosport - Avec AFP


PROGRAMME DE DIMANCHE


Court Arthur-Ashe

A partir de 12 heures (18 heures en France)

Rafael Nadal (ESP/n°3) - Juan Martin Del Potro (ARG/n°6)

Pas avant 16h30 (22h30 HF)


Roger Federer (SUI/n°1) - Novak Djokovic (SER/n°4)

A partir de 21 heures (03h00 HF)

Finale féminine : Caroline Wozniacki (DAN/n°9) - Kim Clijsters (BEL)
# 14/09/2009 à 09:27 Nico
RESULTATS DE DIMANCHE

Del Potro achève Nadal

Juan Martin Del Potro va disputer sa première finale d'un tournoi du Grand Chelem. L'Argentin a sorti un Rafael Nadal diminué (abdos) en demi-finale de l'US Open (6-2, 6-2, 6-2). Avant de jouer face à Roger Federer, quintuple tenant du titre, qui a dominé Novak Djokovic 7-6, 7-5, 7-5.


. Juan Martin Del Potro (ARG, 6) bat Rafael Nadal (ESP, 3) 6-2, 6-2, 6-2.Prochain adversaire : Federer
Roger Federer (SUI, 1) bat Novak Djokovic (SER, 4) 7-6(7/3), 7-5, 7-5

Juan Martin Del Potro n'est pas aussi généreux que Fernando Gonzalez. A bientôt 21 ans (le 23 septembre), l'Argentin a brutalement stoppé Rafael Nadal en demi-finale de l'US Open. Quand le Chilien a offert son quart de finale à l'Espagnol, l'Argentin vient de lui infliger sa plus sévère défaite sur un tournoi du Grand Chelem (* voir les statistiques plus bas). Après trois sets au scénario curieusement similaire, Del Potro a mérité d'atteindre sa première finale d'un majeur, trois mois après sa première demi-finale perdue devant Roger Federer à Roland-Garros. "J'ai toujours rêvé de ce moment dans mon tournoi favori", a confié JMDP, ému à la fin du match.

A chaque set, "Delpo" a mené 3-1, puis 4-2 avant de breaker une seconde fois pour conclure. Une séquence répétitive qui traduit la domination de l'Argentin et l'impuissance de Nadal. Loin d'abdiquer à la Gonzalez, le N.3 mondial a toujours tenté de prendre le jeu à son compte. Il a refusé de subir le rouleau-compresseur adverse sans avoir les moyens physiques de le déséquilibrer. Privé d'une première balle digne d'un top 10, physiquement moins tonique en raison d'une préparation foncière trop courte, marqué par un parcours difficile (un match énorme contre Monfils et deux jours d'attente en raison de la pluie pour finir son quart de finale), il a tout donné pour six jeux seulement au final.

(*) LES PIRES DEFAITES DE NADAL EN GRAND CHELEM

. Battu par J.-W.Tsonga en demi-finale de l'Open d'Australie 2008 (2-6, 3-6, 2-6)
. Battu par F. Gonzalez en quarts de finale de l'Open d'Australie 2007 (2-6, 4-6, 3-6)
. Battu par A. Roddick au 2e tour de l'US Open 2004 (0-6, 3-6, 4-6)
. Battu par P. Srichaphan au 3e tour de Wimbledon 2003 (4-6, 4-6, 2-6 )

Attention toutefois à ne pas mettre toute la victoire de Del Potro sur les abdos de Nadal. C'est la troisième fois que l'Argentin bat le Majorquin sur dur cette saison (après Miami et Montreal). Pour sa deuxième demi-finale de Grand Chelem, Del Potro n'a pas fait l'erreur commise face à Roger Federer à Roland-Garros. Il a gardé son calme et n'a pas surjoué. Son tennis en béton armé a emmuré Nadal pendant 2h20. Constant au service, avec 66% de premières balles, très appliqué sur les moments cruciaux du match (5 balles de break sauvées sur 5), et un schéma de jeu aussi mécanique qu'implacable. Côté revers, il peut encore forcer son geste. Côté coup droit, il faut un sacré courage pour relever la balle, lourde et profonde, qui tombe du haut de celui que l'on surnomme la tour de Tandil.

On peut ressentir une certaine frustration face à un tel joueur. Del Potro ne change jamais de schéma de jeu. Il avance imperturbablement en forgeant son point comme César faisait ses compressions de voiture."J'étais très concentré au service, toujours agressif. J'ai vu que Nadal était loin de la ligne de fond alors j'ai essayé de jouer court, de monter au filet. J'étais en confiance sur mon coup droit et j'ai bien servi dans les points importants. Ce sont deux composantes essentielles de mon jeu", a expliqué Del Potro.

Nadal a tout tenté pour ne pas partir à la casse. Fixer Juan Martin dans la diagonale revers pour le déborder long de ligne ensuite. Sa position dans le court ne lui a pas permis de le faire assez souvent. Aller au filet ? Il aurait fallu des coups d'attaque beaucoup plus tranchants. Défendre ? Il l'a fait, mais il a mis un set à trouver la bonne profondeur dans son placement, et deux sets à chercher la bonne profondeur de ses propres balles. Cette défaite sonne le glas des espoirs de Nadal de participer à sa première finale de l'US Open. Elle indique aussi que malgré un contexte tout à fait défavorable, il était prêt à tout donner pour y arriver. Del Potro va quant à lui poursuivre son apprentissage du plus haut niveau.

A SAVOIR: Del Potro a rencontré Federer trois fois en Grand Chelem, au 2e tour (Wimbledon 2007), en quart de finale (Open d'Australie 2009) et demi-finale (Roland-Garros 2009).
Eurosport - Julien CARRASCO


Federer, l'expérience en plus


Roger Federer est entré dans la dernière ligne droite new-yorkaise. Le Suisse a battu Novak Djokovic 7-6, 7-5, 7-5 pour rallier sa 6e finale de suite à l'US Open. Il tentera de soulever son 6e trophée d'affilée à Flushing Meadows face à Juan Martin Del Potro, tombeur de Rafael Nadal 6-2, 6-2, 6-2.


. Roger Federer (SUI, 1) bat Novak Djokovic (SER, 4) 7-6(7/3), 7-5, 7-5.Prochain adversaire Del Potro.
Juan Martin Del Potro (ARG, 6) bat Rafael Nadal (ESP, 3) 6-2, 6-2, 6-2

Roger Federer aura donc joué les quatre finales majeures de la saison. Comme en 2006 et 2007. Une donnée statistique somme toute logique de par le statut du Suisse, mais tout de même étonnante après le "traumatisme" de la saison 2008 et la fin de son règne annoncée par ses détracteurs. Que les plus pessimistes se rassurent, le Suisse est toujours le patron des tournois du Grand Chelem. Il l'a un peu plus démontré face à Novak Djokovic dimanche soir. Malgré ses 15 titres majeurs acquis, il ne semble effectivement toujours pas rassasié, lui qui court vers un 6e titre à New York, exploit inédit dans l'ère Open et depuis Bill Tilden en 1925. Rien que ça. En 2h44 de jeu, le Suisse a dominé un Novak Djokovic, toujours aussi méritant mais dépassé dans les moments importants. Mais que faire face à cet ogre de Federer qui s'est qualifié pour sa 21e finale de Grand Chelem en carrière, sa 7e de suite sur le circuit ?

S'il a semblé maîtrisable en début de partie, "Rodger" n'en est pas moins resté insaisissable. Et pourtant, difficile de dire autre chose tant le démarrage du tenant du titre a été poussif, en raison de quelques absences au service. Avec 21% de premières balles sur sa mise en jeu, le Suisse a un peu surnagé son entame de match, permettant à Djokovic de réaliser le premier break du match... avant que le Serbe ne cède son service sur jeu blanc et une double faute dans la foulée. Cette remise en selle a réveillé Federer qui a attendu le jeu décisif de la première manche pour accélérer (7 points à 3). Le Serbe n'en est ressorti que frustré car il n'a pas eu grand chose à se reprocher, si ce n'est de ne pas être tranchant quand le Suisse se montrait tendre. A l'image du deuxième set qu'il cède sur sa mise en jeu alors qu'il n'a pas eu à défendre une balle de break jusqu'à 6-5. Le même scénario s'est déroulé dans la troisième et dernière manche sous les yeux d'un Djokovic médusé, lorsque le Suisse s'est procuré trois balles de match d'un passing de coup droit dos au court et entre les jambes...

"C'est le plus beau coup de ma carrière"


"Ce genre de coup, on le travaille à l'entraînement mais ça ne marche jamais, a réagi un Federer tout sourire. C'est incroyable. C'était un moment décisif, c'est pour ça que c'est le plus beau coup de ma carrière." Et Djokovic de répliquer : "Sur ce coup, il n'y a rien à dire, à part bravo . J'ai un respect immense pour ce que Roger a fait dans l'histoire de notre sport, il est probablement le meilleur joueur de tous les temps. Il joue peut-être le tennis de sa vie." Nole ne pouvait que constater cet état de fait par un rictus forcé : difficile de rivaliser avec cette réussite insolente. A l'instar du duo Murray/Corretja à Roland-Garros, le Serbe, conseillé par Todd Martin lui-même finaliste à l'US Open (en 1999), avait mis le paquet pour réussir à franchir encore le stade des demi-finales qu'il ralliait pour la troisième fois de suite... Insuffisant toutefois pour jouer sa 2e finale à NY et déstabiliser le Suisse qui est parti pour marquer au fer rouge son empreinte à six doigts sur ce tournoi.

Un joueur finaliste six fois de suite à New York, cela ne s'était plus vu depuis Ivan Lendl entre 1982 et 1989 (pour trois victoires de l'Américain). Fort de ses 40 matches sans défaite à Flushing Meadows, Federer a un autre objectif en tête : un nouveau Petit chelem qui aurait goût différent des deux premiers, réalisés en 2006 et 2007, car il sera formé de trois titres majeurs de suite. Inédit depuis Rod Laver en 1969. Un autre exploit en perspective en fin de compte que va devoir contrer Juan Martin Del Potro, le 6e candidat différent depuis 2004 qui tentera, lundi soir vers 22h, de s'imposer face au Suisse. "J'ai pris beaucoup de plaisir sur le court même si Novak m'a donné du mal , a-t-il ajouté. Ce sera dur contre Juan Martin, il fait un super tournoi et il a très bien joué contre Nadal. Et Il m'avait donné du mal à Roland-Garros (l'Argentin menait 2 sets à 1 en demi-finale, ndlr)." Un mal pour un bien finalement vu la suite des événements à laquelle Nadal, N.1 déchu, assiste de loin.
Eurosport - Sébastien PETIT


Nadal : «Il a été meilleur que moi»

Toujours très fair-play, Rafael Nadal a mis en avant la performance de Juan Martin Del Potro en conférence de presse. Puis il est revenu sur la nature de sa blessure aux abdominaux.


«Rafael Nadal, comment décririez-vous vos difficultés aujourd'hui ?

C'était très difficile. Il a vraiment très bien joué. Il a mieux joué que moi. Je perds les deux premiers sets 6-2, mais j'ai beaucoup d'opportunités que je ne convertis pas. Si je les convertis, on ne sait jamais ce qui peut se passer. Mais il n'y avait rien à faire aujourd'hui, il a vraiment été meilleur que moi. Il a très bien joué et je le félicite.


Dans quelle mesure, votre blessure aux abdominaux a-t-elle joué sur le résultat ?

En tout premier lieu, il a mieux joué que moi et c'est la raison de sa victoire. Ma blessure n'est pas une excuse. Deuxièmement, j'ai connu une année difficile avec d'abord une blessure au genou. Puis, je suis revenu à la compétition avec deux Master Series, peut-être un niveau trop élevé pour un retour mais je n'avais pas d'autres options en raison du calendrier. J'ai connu mes premières douleurs aux abdominaux après mon match contre Petzschner au deuxième tour à Montréal.


Comment a évolué votre blessure ?

Je vais m'expliquer parce que j'avais dit que je ne voulais pas en parler tant que j'étais dans le tournoi. Après Montréal, j'ai passé un examen et le docteur n'a pas vu grand-chose, mais la blessure était encore présente ici. Après ma demi-finale à Cincinnati contre Djokovic, je suis allé passer une IRM et j'avais un oedème. Je pense que cela s'est transformé en petite déchirure durant ces deux semaines. C'était difficile de jouer comme ça. En même temps, c'était important de disputer ce tournoi. C'est un des tournois les plus importants de l'année et je devais essayer. Une demi-finale, c'est un bon résultat pour moi après mon retour.


Quels coups vous faisaient le plus souffrir ?
Quand je joue contre le vent, je ne peux pas servir plus vite et je ne peux pas beaucoup changer de directions. Du côté égalité, je ne peux pas vraiment servir extérieur. Je peux seulement servir au milieu parce que si je sers extérieur, les abdominaux me tuent... Je ne marque pas vraiment de points gagnants avec mon service et contre ce genre de joueurs, spécialement quand il joue aussi bien, c'est impossible. Je veux juste le féliciter.


Combien de temps de repos nécessite votre blessure ?

Je dois voir le docteur en Espagne et faire d'autres examens parce que je n'ai pas voulu en effectuer pendant le tournoi. De toute façon, je voulais jouer. Je ne sais pas comment ma blessure a évolué, mais je ne m'attends pas à une longue indisponibilité.»
S.D.


FINALE DE LUNDI

Court Arthur-Ashe

A partir de 16 heures (22 heures HF)

Roger Federer (SUI/n°1)- Juan Martin Del Potro (ARG/n°6)
# 14/09/2009 à 09:55 Nico
Voici la chronique de Rafa après son interminable attente pour finir son match contre Gonzalez...et juste avant qu'il ne le finisse de la manière que l'on connait !!!


La pluie nous oblige à attendre


Bonjour à tous et désolé de ne pas avoir posté hier. Nous sommes rentrés à l'hôtel à 0H30 après avoir été pratiquement toute la journée sur le site du tournoi. J'ai dîné très rapidement et suis allé me coucher immédiatement puisque je devais me lever tôt vendredi en espérant que nous jouerions. Comme vous le savez, nous n'avons pas joué et nous avons donc passé pratiquement toute la journée sur le site… sans rien faire. Juste attendre que le temps s’améliore et attendre et attendre et attendre pour sortir et jouer.

Les organisateurs du tournoi et les représentants de l’ATP nous ont dit quand nous sommes arrivés au stade qu'il y aurait une fenêtre vers 13H ou 14H et que nous pourrions jouer pour finir notre match ... Cette fenêtre ne s’est jamais ouverte :-) Quelqu'un a oublié de le faire ... Nous avons donc attendu et attendu.

Ces jours de pluie sont durs. Vous êtes donc là sans rien faire ... Spécialement au début. Tout était prévu pour s’entrainer et jouer mais comme il pleuvait vraiment beaucoup, nous avons simplement décidé d'aller à l'étage au salon des joueurs et de jouer au baby-foot. Nous avons eu du bon temps tout en gardant un œil sur les fenêtres...

Nous sommes aussi allés à la suite IMG dans le stade et avons passé un moment là-bas. Juste pour changer d’air (est-ce un anglais correct?-Désolé sinon, j'espère que vous savez ce que je veux dire).

Donc, demain, nous allons essayer de finir le match et une chose est certaine ... Celui qui gagnera aura à jouer 3 matchs consécutifs en 3 jours consécutifs que ce soit pour Fernando ou moi si l’on va en finale. Pas idéal mais nous ne pouvons rien y faire.
# 14/09/2009 à 21:34 Nico
Voici des news toutes fraiches de Rafa, fort intéressantes ma foi... Bonne lecture !


La défaite face à Del Potro va m’aider à améliorer des choses


Bonjour et au revoir à tous,

Cela a été fantastique de pouvoir être avec vous tous ces deux dernières semaines. À la fin, j'ai quitté New York, le dernier dimanche, mais malheureusement ce n’était pas après avoir joué la finale. La demi-finale n'était pas le meilleur match que j'ai joué mais cette défaite va m'aider à réfléchir à certaines choses et j'espère continuer à m'améliorer. Je n'étais pas vraiment là hier. Del Potro a tout simplement mieux joué que moi et je sens que je ne joue pas à ce niveau nécessaire pour remporter un tournoi majeur.

Beaucoup de gens m'ont posé des questions sur ma blessure et si cela a affecté mon match. La vérité est que je ne jouais pas bien et il n'y a aucune excuse pour la défaite. Il a mieux joué et méritait de gagner. Maintenant, je rentre à la maison et je ferai examiner ma blessure abdominale. J’avais mal au moment de servir mais il faut espérer que ce n’est rien de grave.
Je ne voulais pas parler de la blessure au cours de l'US Open. Il y avait plusieurs raisons à cela :

1) Je n'ai pas voulu donner d’information supplémentaire pour mes adversaires. En fin de compte, je jouais et il n'y avait aucune raison de dire que j’étais blessé.

2) Par respect pour mon adversaire. Je ne me sentirais pas trop bien si quelqu'un disait publiquement qu'il était blessé et me battait.

3) Je n'avais vraiment pas envie de m'arrêter et voulais jouer de n'importe quelle manière.

Maintenant, je rentre et je ferais tout pour examiner la blessure.

Encore une fois merci beaucoup pour cette opportunité d'écrire le blog, et j'espère être de retour avec vous tous bientôt.

Rafa


Un film musical sur ma vie ne serait sûrement pas très intéressant

Que penseriez-vous d’une comédie musicale basée sur votre vie et y participeriez-vous ?
Mar

RN: Ce n’est pas venu à mon esprit. Pas sûr que ça serait un sujet intéressant.


Vous disiez que les matchs tardifs perturbaient votre rythme de sommeil. Combien de temps aimez-vous dormir quand vous êtes en tournoi ?
Angela, Royaume-Uni

RN: 8-9 heures


Avez-vous assisté à de nombreux concerts de musique classique (puisque votre grand-père était un chef d'orchestre) ?
Robin

RN: Pas tant que ça. Je suis allé voir Placido Domingo, la veille d’aller à Montréal et j'ai vraiment aimé.


Pouvez-vous profiter de la foule en liesse pour vous, ou êtes-vous trop concentré sur le match ? Aussi, quel est le tournoi qui ait les fans les plus fous ?
Leslie, US

RN: Bien sûr. C’est très important d'avoir des supporters. Pour la deuxième question, probablement New York mais dans un sens positif !


Vos sentiments personnels face à vos adversaires affectent-ils votre jeu ?
Eva, Minneapolis

RN: Il est difficile de jouer contre soit un ami soit quelqu'un que vous aimez moins ...


Merci de vous être arrêté pour signer des autographes lundi. Que voudriez-vous que vos fans fassent pour vous aider à remporter ce tournoi ?
Alma, NY

RN: Ce sera pour l'année prochaine.


Ayant déjà remporté six tournois du Grand Chelem, pensez-vous un jour être en mesure d'atteindre le record établi par Roger Federer ?
Paul

RN: Je pense uniquement à mon prochain tournoi pour être honnête.


Pourriez-vous expliquer un peu de quoi parle le Conseil des joueurs ? Est-ce seulement sur les joueurs (horaires) ou bien sur les supporters, les billets etc ?
Chloé

RN: Ce sont des discussions internes et je préfère ne pas en parler pour des raisons évidentes de fidélité à leur encontre.
# 15/09/2009 à 09:28 Florence
ok Nadal a été éliminé de ce tournoi mais Féderer aussi, comme quoi la roue tourne
Del Potro était le plus en forme
# 15/09/2009 à 09:54 Nico
Del Potro fait tomber le roi

Après 4h06' de combat, Juan Martin Del Potro a fait tomber (3-6, 7-6 [5], 4-6, 6-7 [4], 6-2) le quintuple tenant du titre, Roger Federer. A bientôt 21 ans, l'Argentin réalise son rêve en remportant son premier titre du Grand Chelem.

Sur l'échelle de Richter de Roger Federer, sa déception se situe à un niveau : « Moyen. Autre chose ». Pourtant la magnitude du tremblement de terre, ressenti par les 23.000 spectateurs du court Arthur-Ashe, atteint un pic immense à 20h25 (02h25' en France) lors de la victoire (3-6, 7-6 [5], 4-6, 6-7 [4], 6-2) de Juan Martin Del Potro contre le quintuple tenant du titre. En janvier lors de la remise du trophée en Australie, le Suisse ne peut arrêter ses larmes. Ce lundi, il sourit et félicite son vainqueur. Il « n'est pas trop déçu » parce qu'il a disputé « un tournoi merveilleux ». Est-ce la paternité qui le rend si zen ? Un peu court comme explication. Est-ce le fait d'avoir battu le record de Pete Sampras et d'avoir enfin gagné Roland-Garros ? Plus probable. Sa sérénité après cette défaite, sa première à l'US Open depuis 2003 face à un autre Argentin, David Nalbandian, peut expliquer le résultat final... Roger Federer n'a pas tué le match.

Pendant une heure et demie, le numéro 1 mondial domine parfaitement son sujet. Il mène (6-3, 5-3) face à un adversaire, inhibé par sa première finale du Grand Chelem. « J'étais très nerveux au début. Je n'avais pas pu dormir la nuit dernière. Je n'avais pas pu manger au petit-déjeuner», raconte le héros de toute l'Argentine, en larmes après sa victoire et en remerciant ses parents en espagnol lors de la remise de la coupe. Sur son service à 6-3, 5-4, le quintuple tenant du titre mène 30-0. Il commet alors une faute anodine avec un revers slicé dans le filet puis il joue avec un peu de nonchalance le lob de son adversaire (30-30) et arrive son amie, la vidéo. Roger Federer n'est pas un adepte du hawk-eye qu'il qualifie de « machin » comme le général De Gaulle en son temps pour un sujet beaucoup plus sérieux. Le « machin » commence à provoquer un sacré truc ! A 6-3, 5-4 (30-30), un passing de coup droit décroisé de l'Argentin est annoncé faute. Le 6e mondial fait logiquement appel au hawk-eye et la balle touche la ligne. Roger Federer montre la trace, s'agace et un magnifique passing de coup droit en bout de course de Juan Martin Del Potro relance le match. « Je n'aurais jamais dû le laisser revenir dans le match. Pour finir avec ce hawk-eye, machin. Sur le moment, c'est hyper dur. Mais j'avais énormément d'occasions avant ça pour gagner ce deuxième set (Ndlr : 5 balles de break converties sur 22 au total), constate le Suisse avec lucidité. Si je gagne cette manche, je suis dans une situation agréable. C'était la période où il était le moins fort dans le match et pour finir il gagne ce set.»

Del Potro : «Un rêve d'enfant»

L'élève de Franco Davin relève la tête et le numéro 1 mondial ne possède pas son arme habituelle, le service (50% de premières balles et 11 doubles fautes). De son côté, Juan Martin Del Potro joue de mieux en mieux, ses frappes deviennent plus sèches et sa première balle revient avec le relâchement (54% au premier set, 60% au deuxième, 60% au troisième, 74% au quatrième et 78% au cinquième). Le vent s'est calmé et son rythme trouve sa preuve avec son grand coup droit. « Les conditions ont changé, le vent s'est arrêté, c'est devenu plus lent et il avait plus de rythme, reconnaît Roger Federer. J'ai connu énormément de problèmes pour retrouver mon jeu. Pour finir, il mérite de gagner. » Lors des deux tie-breaks, Juan Martin Del Potro sait concrétiser deux erreurs adverses : un coup droit boisé dans le premier jeu décisif et une double faute dans le deuxième. Mais une première finale de Grand Chelem peut revenir vous titiller le cerveau. Dans la troisième manche, l'Argentin réalise un jeu de service catastrophique à 5-4. Il donne le set à Roger Federer sur deux doubles fautes.

De quoi assommer un mammouth dans une finale du Grand Chelem ? C'est bien là que Juan Martin Del Potro se montre grand. Il y croit malgré l'événement, malgré son début de match, malgré le palmarès de son adversaire et son bilan face à lui (0-6). Mené deux sets à un, puis débreaké au quatrième set, il s'accroche et joue mieux les moments importants que le Suisse. L'Argentin prend sa chance sur toutes les secondes balles adverses en délivrant des retours qui soulèvent la foule et il se transforme en patron au cinquième set pour s'écrouler pendant de longues secondes sur la surface de ses rêves d'enfant après la balle de match. « Quand je suis tombé sur le sol, beaucoup de choses me sont venues à l'esprit : ma famille, mes amis et plein de choses, se remémore le vainqueur qui fête un peu en avance son 21e anniversaire le 23 septembre. Je ne sais pas comment l'expliquer parce que c'était mon rêve depuis mon enfance de gagner ici à New York. J'ai réalisé mon rêve. C'est fait. Je vais ramener le trophée à la maison et c'est la meilleure sensation de toute ma vie.» L'un a touché son rêve, l'autre doit peut-être s'en trouver de nouveaux.
Sophie DORGAN, à New York


Del Potro : «Un rêve d'enfant»


Après avoir épinglé tour à tour Rafael Nadal et Roger Federer, Juan Martin Del Potro réalise son rêve d'enfant en soulevant le trophée de l'US Open. A 20 ans, le futur 5e mondial est doublement atypique avec sa taille de basketteur et sa passion pour l'US Open quand tous ses compatriotes pensent à Roland-Garros.

Quand il s'écroule les bras en croix sur le central Arthur-Ashe devant 23.000 spectateurs, Juan Martin Del Potro pense « à sa famille, ses amis et beaucoup de choses. » Comme pour tous ses matches, il pense aussi à sa soeur de 4 ans disparue quand il avait deux ans. Il lui dédie toutes ses victoires avec un doigt levé vers le ciel depuis de nombreuses années. Dans les tribunes, Guillermo Vilas, la figure tutélaire du jeu albiceleste, applaudit le gamin de 20 ans, bientôt 21 ans le 23 septembre. L'aîné peut apprécier le travail du petit. Ou plutôt du grand qui vient de battre (3-6, 7-6 [5], 4-6, 7-6 [4], 6-2 en 4h06') le numéro 1 mondial pour remporter son premier tournoi du Grand Chelem.

Dans un pays où son 1,98 m aurait dû le voir côtoyer Manu Ginobili, Juan Martin Del Potro a choisi le tennis et il a vraiment bien fait. Sa taille lui donne la puissance et un levier impressionnant au service et sa coordination lui permet d'en faire une vraie force. Il incarne le joueur moderne et présente un profil bien atypique dans son pays. Quand la majorité de ses compatriotes rêve de terre battue et use l'adversaire, l'élève de Franco Davin balance des services à 210 km/h voire plus si affinités, des coups droits fulgurants, prend la balle tôt et surtout rêve de soulever le trophée... de l'US Open. C'est chose faite et avec maestria. « Depuis mon enfance, je rêve d'avoir ce trophée (Ndlr : la coupe est devant lui en conférence de presse). Je réalise mon rêve, c'est un moment incroyable. Tout était parfait : le match et le public. Je n'arrive pas à y croire. » A la fin de la finale, ses larmes ressemblent d'ailleurs à des pleurs d'enfant. Même Roger Federer a été touché : «C'était beau de le voir aussi heureux et ému. Il doit apprécier ce moment. Il le mérite. Il a réalisé un grand match.»
Nadal et Federer, tour à tour

Ce moment n'est pas le fruit du hasard. L'été dernier, il a déjà donné un aperçu de son talent en remportant quatre tournois d'affilée pour passer de la 65e place mondiale à la 13e. Et cet été, il a récidivé en s'imposant à Washington et en atteignant la finale de Montréal. Sage et intelligent, il a choisi de se reposer, de déclarer forfait pour Cincinnati et de préparer son grand rendez-vous à Miami. Il est donc arrivé frais à New York et a réussi à épingler tour à tour, Rafael Nadal et Roger Federer. A 20 ans, Delpo a prouvé une grande force mentale lors de cette finale pour revenir deux fois dans le match, remporter deux tie-breaks et finir en trombe.

La peur l'a tenaillé pendant une bonne heure, sa nuit d'insomnie et son impasse sur le petit-déjeuner le prouvent. Mais il a su rebondir et c'est très fort face à un tel adversaire. « Quand je perds le troisième set (Ndlr : sur deux doubles fautes consécutives), puis je me fais débreaker au quatrième set, je commence à avoir des pensées négatives. C'était difficile de continuer à me battre, avoue le futur 5e mondial qui se réjouit de sa capacité de concentration et de ses sensations en coup droit sur ce match. Mais le public m'a beaucoup aidé à continuer à lutter jusqu'au dernier point. » Et ce dernier point est arrivé. Comme dans un rêve né à Tandil en Argentine.
Sophie DORGAN, à New York


Federer : «Je n'ai pas saisi ma chance»

Tout en saluant l'exceptionnelle performance de Juan Martin Del Potro pour sa première finale du Grand Chelem, Roger Federer estime qu'il a manqué trop d'opportunités et la perte du deuxième set a été cruciale : «Je n'aurais jamais dû le laisser revenir dans le match.»


« Roger Federer, comment analysez-vous le match ?

J'ai réalisé un bon début de match et je contrôlais assez bien le match dans le deuxième set. Puis je perds le deuxième set, cela me coûte peut-être le match. Mais j'ai eu beaucoup d'occasions de faire la différence. Les conditions ont changé, le vent s'est arrêté, c'est devenu plus lent et il avait plus de rythme. J'ai connu énormément de problèmes pour retrouver mon jeu. Pour finir, il mérite de gagner. Juan Martin a très bien joué. Il s'est bien accroché et il a pris sa chance. A la fin, il a été meilleur.


A quel niveau situez-vous votre déception ?

Moyen. Je ne suis pas trop déçu parce que j'ai encore disputé un merveilleux tournoi. J'avais ma chance de gagner aujourd'hui, mais je ne l'ai pas saisi. C'est malheureux.


Qu'est-ce qui a fait la différence ?

Les occasions ratées. Juan Martin a aussi connu des hauts et des bas. Je n'aurais jamais dû le laisser revenir dans le match. Pour finir avec ce hawk eye, machin. Sur le moment, c'est hyper dur. Mais j'avais énormément d'occasions avant ça pour gagner ce deuxième set. J'ai peut-être fait les mauvais choix. Je mène 5-4 (30-0). J'avais les choses sous contrôle, mais on sait que cela peut changer en tennis. Si je remporte ce deuxième set, je suis dans une situation agréable. C'était la période où il était le moins fort dans le match et pour finir il gagne ce set. C'était difficile. Je n'ai pas super bien joué dans les tie-breaks, mais il était solide.


La fatigue a-t-elle joué un rôle sur la fin du match ?

Je ne me sentais pas plus fatigué que dans d'autres tournois du Grand Chelem. A la fin, tu es toujours épuisé. Quand tu gagnes, tu n'as pas le droit d'être fatigué car tu as trois heures de presse qui suivent. Là, je me sens juste un peu plus fatigué que d'habitude. Mais ce n'est pas à cause de la fatigue que j'ai perdu ce match à la fin.


Avez-vous été surpris par la prestation de Juan Martin pour sa première finale de Grand Chelem ?

C'est toujours un effort incroyable de disputer et remporter son premier titre du Grand Chelem lors de sa première finale. Il faut donner beaucoup de crédit à sa performance parce que ce n'est pas une chose facile, spécialement contre quelqu'un comme moi, très expérimenté. Quand tu mènes 5-2 au cinquième set, c'est plus facile. Mais il a connu des moments difficiles précédemment avec un set de retard à deux reprises. Il a connu des hauts et des bas, c'est pourquoi j'aurais dû faire la différence, mais je n'ai pas pu. Son effort était fantastique.


Allez-vous disputer la Coupe Davis cette semaine ?

Je pense que je vais y aller. On verra comment je me sens ce soir (lundi soir) et demain (mardi).»
Recueilli par Sophie DORGAN, à New York
# 15/09/2009 à 20:07 Nico
Del Potro: "Tout a été parfait"

Juan Martin Del Potro, 21 ans dans une semaine, est un jeune homme ravi. Sa victoire sur Roger Federer en finale de l'US Open lui a procuré "la plus belle sensation de sa vie". "Mais c'est encore un peu tôt pour décrire ce que je ressens", a-t-il ajouté.


Quel sentiment prédomine après cette première victoire en tournoi du Grand Chelem ?

JUAN MARTIN DEL POTRO : "Je rêve de ça depuis que je suis tout petit. C'est incroyable. C'est la plus belle sensation de ma vie mais c'est encore un peu tôt pour vous décrire ça. Peut-être que je réaliserai la semaine prochaine. Mais là, je ne comprends pas encore ce qui m'arrive. Le show a été extraordinaire. Le match, le public, tout a été parfait. Quand je me effondré sur le sol après la balle de match, tant de choses me sont passées par la tête. Ma famille, mes amis, mon rêve. Je vais ramener ce trophée chez moi..."


Quand avez-vous réalisé que vous pouviez gagner cette rencontre ?

J.M.D.P. : "Quand j'ai gagné le 2e set au tie break, je me suis dit que j'avais peut-être une chance de gagner ce match si je continuais comme ça. Mais après la perte du troisième set, j'avais plein de choses négatives dans la tête. C'était dur de continuer à me battre. Mais le public m'a aidé. Je dois leur dire un grand merci. Et à ce moment là, je me suis dit aussi que je jouais contre le meilleur de l'histoire et que je n'avais rien à perdre. (A propos de ses quelques mots en espagnol au micro du stade) Je voulais associer mes parents et ma famille à ma victoire, ce trophée est pour eux."


Ce premier succès va-t-il en appeler d'autres ?

J.M.D.P. : "Je ne pense pas encore à ça, je veux juste profiter de l'instant. Je suis déjà content d'être entré dans l'histoire de ce tournoi. Il y aura d'autres épreuves du Grand Chelem et si j'en ai gagné une en battant Nadal et Federer, j'aurais peut-être d'autres occasions de le refaire. Mais ce sera difficile, j'étais si prêt de perdre celui-là..."
AFP


Del Potro, le gratte-ciel

Juan Martin Del Potro a la tête dans les nuages. En conférence de presse, il avoue qu'il ne sait pas encore très bien ce qui lui arrive. L'Argentin, 21 ans dans 8 jours, est le plus grand vainqueur de l'ère Open (1.98m). Il est devenu un grand tout court, de Tandil à New York.

"JE NE SAIS PAS CE QUE JE FAIS ICI, J'ÉTAIS MEILLEUR AU FOOTBAL
L"

Quand l'Argentine déprime en regardant les pieds de ses footballeurs *, elle rêve en altitude avec les grands coups de raquette de Juan Martin Del Potro. Diego Maradona, sélectionneur du moment et idole définitive du pays, aurait peut-être pu compter sur le talent de Juan Martin, mais celui-ci a décidé, vers l'âge de six ans, de se consacrer au tennis. "Je ne sais pas ce que fais ici, quand j'étais jeune, j'étais meilleur au football qu'au tennis ", expliquait-il après sa victoire sur Rafael Nadal en demi-finale de l'US Open. C'est une blague, bien sûr. Del Potro adore le football, il y a joué au club Independiente dans sa ville natale Tandil, où on le comparait à un international Diego Marangoni pour sa taille, avant de se mettre sérieusement au tennis grâce à Marcelo Gomez, celui qui avait déjà accompagné Guillermo Perez Roldan, Mariano Zabaleta, Juan Monaco, Diego Junqueira et Maximo Gonzalez.

Avant de devenir le joueur le plus grand à remporter un tournoi du Grand Chelem (1.98m), Juan Martin a été un jeune remarqué pour sa taille. A 13 ans, il fait déjà 1.90m. Il est premier de la catégorie des 14 ans (en 2002) en Argentine, puis 9e seulement des 16 ans (2003), et 7e des 18 ans (2004). C'est en 2005 qu'il remporte ses premiers tournois Future (trois de suite en début d'année) et son premier Challenger (Montevideo). La bascule dans le circuit ATP se fait en 2006. Il entre dans le top 100 à 18 ans. Boca Juniors, le club dont il est fan, ne le verra jamais en équipe première.

* L'Argentine est en position de barragiste pour les qualifications de la Coupe du monde 2010


LA TOUR DE TANDIL NE PENCHE PLUS

Jusque-là, "Delpo" (ou encore Enano ou Palito, ses autres surnoms) suivait également un cursus scolaire avec un penchant pour l'architecture. On ne sait pas ce qu'en pense Marc Mimram, qui a conçu le plan d'extension de Roland-Garros, mais l'Argentin aurait pu proposer sa vision originale de la ville. Il adore Tandil, sa ville natale, provinciale, de 100 000 habitants, et New York est sa ville préférée. Alors quand on lui demande en quoi les deux cités se ressemblent, il répond : "leurs immeubles." Bon pour l'architecture, faudra revoir les basiques. Côté tennis, c'est avec Eduardo Infantino, puis Franco Davin, qu'il a appris à mieux construire ses points. Et a démolir ses adversaires. Richard Gasquet en sait quelque chose. C'est à Stuttgart en 2008, face au Français, que l'Argentin a remporté son premier titre ATP, suivi de trois autres dans la foulée (Kitzbuhel, Los Angeles et Washington) et d'un quart à l'US Open (battu par Andy Murray).

2008, c'est pourtant l'année où tout a failli se terminer. Touché à la troisième vertèbre en début d'année, Del Potro souffre et doute. On l'attend au tournant, on l'annonce comme la relève d'un tennis argentin trop "Nalbandian-dépendant" depuis la décadence de Guillermo Coria, les tourments de Gaston Gaudio et les errements de Guillermo Cañas. La pression est sur son dos. Et en mai, la blessure refait surface. Il pense tout abandonner. C'était avant Stuttgart. Depuis, il ne "soigne" que son service.


QUEL EST LE PROCHAIN RÊVE DE DEL POTRO ?

Comme Roger Federer, Juan Martin Del Potro a gagné, dès sa première finale de Grand Chelem, le tournoi dont il rêvait quand il était gamin. C'est en regardant Pete Sampras et Marat Safin à Flushing Meadows que le Sud-Américain a voulu devenir un champion. A 8 jours de ses 21 ans, il peut déjà se regarder en train de soulever le trophée à New York : "Je rêve de ça depuis que je suis tout petit. C'est la plus belle sensation de ma vie mais c'est encore un peu tôt pour vous décrire ça. Peut-être que je réaliserai la semaine prochaine. Mais là, je ne comprends pas encore ce qui m'arrive. Le show a été extraordinaire. Le match, le public, tout a été parfait. Quand je me effondré sur le sol après la balle de match, tant de choses me sont passées par la tête. Ma famille, mes amis, mon rêve. Je vais ramener ce trophée chez moi..."

La grande surprise de cette finale de l'US Open exaltante, quand on pouvait craindre que l'aspect mécanique du jeu de Del Potro brise les inspirations de Federer, c'est que le moins expérimenté des deux joueurs a su se montrer plus constant, le plus vigilant. Il est resté concentré pendant cinq sets, ce qu'il n'avait pas su faire à Roland-Garros, quand il menait deux sets à un en demi-finale, face à Roger Federer déjà. Il avait perdu ce jour-là, au cours d'un match déjà d'une grande intensité, le jeu décisif de la seconde manche. "Juan apprend vite", dit Davin de son protégé à qui il demande de réussir au moins deux aces par match. Comme Federer, il apprend avec une bonne dose d'humilité : "Je suis déjà content d'être entré dans l'histoire de ce tournoi. Il y aura d'autres épreuves du Grand Chelem et si j'en ai gagné une en battant Nadal et Federer, j'aurais peut-être d'autres occasions de le refaire. Mais ce sera difficile, j'étais si prêt de perdre celui-là..."

Comme Federer à Wimbledon 2003, Delpo a éclaté en sanglots au moment de la remise des trophées. Pas avant, pas après sa victoire sur Rafael Nadal en demi-finale. Sa défaite en finale de la Coupe Davis en décembre, suite à une blessure au pied mal gérée, est oubliée. Dès qu'il se sera remis de ses émotions, il pourra passer à autre chose. Pour gagner encore en altitude, pas besoin de se grandir divinement comme Maradona a su le faire un jour de Coupe du monde **, il lui suffit de garder le contrôle de sa "tête de raquette".

** Cf Maradona a marqué un but de la main contre l'Angleterre en en quarts de finale de la Coupe du Monde 1986. C'est "la main de dieu", s'était justifié l'idole sportive de l'Argentine.


SON PARCOURS A L'US OPEN 2009

1er tour: Juan Monaco (ARG, 41e mondial) 6-3, 6-3, 6-1
2e tour : Jurgen Melzer (AUT, 38e) 7-6(6), 6-3, 6-3
3e tour: Daniel Koellerer (AUT, 62e) 6-1, 3-6, 6-3, 6-3
4e tour: Juan Carlos Ferrero (ESP, tête de série N.25) 6-3, 6-3, 6-3
Quart de finale: Marin Cilic (CRO, 17) 4-6, 6-3, 6-2, 6-1
Demi-finale: Rafael Nadal (ESP, 3) 6-2, 6-2, 6-2
Finale: Roger Federer (SUI, 1) 3-6, 7-6(5), 4-6, 7-6(4), 6-2
Eurosport - Julien CARRASCO
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