US OPEN 2010

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# 29/08/2010 à 20:31 Nico
Détendu et serein, Roger Federer, qui a confirmé la présence de Paul Annacone dans son équipe, est revenu sur sa forme et sur sa décennie sur le circuit.

Comme un quidam, Roger Federer arrive à l'entrée des joueurs. Comme un quidam, il ouvre son sac et répond ainsi aux mesures de sécurité. Mais le contrôleur ne peut pas s'empêcher de lui lancer un petit message. C'est quand même une légende qui enchaîne son dixième US Open d'affilée, peut atteindre une septième finale consécutive et a déjà récolté cinq titres à New-York. Comme d'habitude, il va commencer sa journée des médias. Les télés l'attendent à la queuleuleu devant le centre de presse.

Puis il vient répondre aux questions de la presse écrite. Et il y a bien une petite nouveauté. Paul Annacone, ancien entraîneur de Pete Sampras, intègre bien son équipe avec Severin Luthi. Pour combien de temps ? « Je suis suisse. Alors je compte par minute et non par semaine », lance en riant le numéro 2 mondial qui doit affronter l'Argentin Brian Dabul au premier tour. Puis il donne de plus amples informations sur leur collaboration : « C'est rafraîchissant d'entendre un discours différent. Nous parlons de temps en temps de Pete (Sampras), sur ce qu'il faisait et son expérience avec lui. Je n'ai jamais essayé de copier Pete, d'être comme lui, mais j'ai essayé d'apprendre de lui comme un junior parce qu'il était mon héros quand j'étais jeune. Quand j'entends les histoires de Paul sur Pete, c'est toujours une source d'inspiration. »

Et des histoires, Roger Federer les collectionne. Il évoque avec beaucoup d'acuité sa décennie sur le circuit. Sa première étape : battre les anciens. «J'ai beaucoup compris de la génération précédente comme Sampras, Rios, Agassi, Moya, Guga, évoque avec respect le Suisse. C'est une situation assez spéciale d'affronter des mecs que tu as vus jouer à la télé. C'est presque ce que j'ai adoré le plus. » Sa deuxième étape : terrasser sa génération. «C'est assez intense avec une grande rivalité. Tu veux mieux faire qu'un Safin, Hewitt, Ferrero ou Roddick qui viennent d'un plus grand pays avec une plus grande aura et des débuts plus précoces. C'est assez stressant, je jouais avec beaucoup de pression parce que j'avais beaucoup de joueurs qui avaient gagné avant moi des Grands Chelems. J'ai vécu ça avec de la pression.»

Puis vient le temps des petits jeunes à l'instar des Nadal, Murray, Djokovic. Il a dû apprivoiser : « C'est aussi assez compliqué. Honnêtement, ce n'est pas ce que j'ai le plus aimé. L'ancienne génération manque. C'est presque un peu triste, puis on s'habitue et la rivalité devient plus grande. » Comme tout champion, il se nourrit de cette rivalité et chacun fait progresser l'autre. Et Roger Federer « joue aujourd'hui pour [lui]. Je ne joue plus pour prouver aux autres, j'essaie de faire le maximum. C'est assez relaxant. » Il se sent donc bien. Son corps le laisse tranquille, les blessures sont loin et ses six semaines de repos après Wimbledon lui ont permis de se ressourcer entre la Suisse et la Corse. « Je me sens très frais mentalement », avoue le récent vainqueur de Cincinnati. Il prend le temps et répond à un dernier interlocuteur impromptu. «C'est pour ma fondation », écarte Roger Federer qui a dépassé les minutes imparties à la presse. Le Suisse ne compte décidément pas en minutes. Après Wimbledon, son éventuel déclin a alimenté les discussions. Aujourd'hui, les discussions le donnent favori. « Je trouve cela bizarre. On oublie toujours ce que j'ai accompli avant, constate la tête de série n°2. C'est comme si on ne vivait que dans le présent. »


Monfils : «Jouer la tête pleine»

Sincère et honnête, Gaël Monfils ne cherche pas la fuite. Le Français avoue ses difficultés à gérer ses émotions. Il se cherche, apprend et sent qu'il n'est pas loin de la solution.

"Atteindre la deuxième semaine»

«J'ai raté ma saison. L'objectif sera donc de sauver mon dernier Grand Chelem. Cela fait quelques années que je n'avais pas atteint au moins une fois la deuxième semaine. L'objectif de base sera donc d'atteindre la deuxième semaine. Ensuite, on verra plus loin. Je vais prendre match après match.»


«Capable du pire comme du meilleur»

«Le jeu, ça va. Je m'entraîne bien. Cela se joue beaucoup dans ma tête. Demain, je peux arriver, gagner l'US Open et cela ne fera rire personne. Je peux aussi arriver demain, perdre sur un qualifié en faisant un match pourri. J'ai du mal à me contrôler et à me dire en me levant le matin, je vais gagner l'US Open. Je suis capable de tout, du pire comme du meilleur.»


«Etre plus malin que moi-même»

«Je suis parfois trop émotif. C'est un point fort et une grosse faiblesse. Il faut que j'arrive à jouer avec et à être plus malin que moi-même. Si j'apprends une mauvaise nouvelle, je vais avoir du mal à jouer. Si j'apprends une super nouvelle, je serais très présent. C'est super dur. J'ai un peu mal à faire la part des choses. J'essaie depuis un bon moment d'être un peu plus stable et concentré sur des choses auxquelles je portais moins d'attention. Il faut que j'arrive à jouer la tête pleine. On peut le voir en Coupe Davis. Quand je suis dedans à 100%, j'ai un autre visage, je suis différent, j'ai une autre concentration et cela se ressent tout de suite. C'est quelque chose que j'ai beaucoup de mal à faire. C'est ma personnalité, mais je travaille dessus. Je n'ai pas encore atteint tous mes rêves.»


«Trouver le bon équilibre»

«Quand on gagne sur quelque chose, il ne faut pas perdre sur autre chose. Quand je deviens beaucoup trop sérieux, je ne suis plus du tout heureux. J'ai essayé avec Roger (Rasheed, son entraîneur). Quand j'essaie d'être vraiment dedans, cela ne me rend pas heureux, je perds beaucoup de punch et d'agressivité. Je joue au tennis parce que cela me fait plaisir. Je ne joue pas au tennis pour être un robot. Il faut trouver le bon équilibre.»


Ce n'est pas un mal français

«On entend souvent la critique : le Français n'arrive pas à gagner. Il faut arrêter de dire le Français, il faut dire que moi, je pèche pour ça et ce n'est pas parce que je suis français, parce que je n'ai pas envie de gagner ou que j'ai peur. C'est tout simplement parce que j'ai du mal à trouver cette stabilité dans ma tête, à être tout le temps heureux pour délivrer un jeu agressif. Le jour où j'arriverai à rester dans ma base de jeu en étant sur ma ligne et agressif, j'aurai franchi un bon cap.»


L'apport du psy

«De temps en temps, je parle à une dame. Peut-être pas assez souvent. C'est quelque chose qui pourrait m'aider encore plus pour l'année prochaine. Cette dame m'aide aussi dans ma vie de jeune homme. Cela me permet de me comprendre davantage. J'essaie de comprendre pourquoi je n'arrive pas toujours à contrôler mes émotions, pourquoi je n'arrive pas à délivrer mon jeu. Ce n'est pas la peur qui fait que je suis parfois un peu loin de ma ligne.»


«Je me sens de mieux en mieux»

«Sortir d'une mauvaise saison, cela appelle peut-être une bonne saison avec une revanche à prendre. Même si je ne fais pas de bons résultats, je me sens de mieux en mieux, je me sens mieux dans la tête, j'ai très envie de jouer, je suis beaucoup plus fort, plus endurant, j'ai pris du poids. Quand tout va être ajusté, je vais me voir d'un autre oeil et vous allez voir un nouveau Gaël. Je pense que ce sera pour bientôt. Le déclic vient progressivement. Pas forcément aussi vite que je le souhaiterais. Mais je me sens de mieux en mieux. Je ne panique pas.» -
Recueilli par Sophie DORGAN, à New-York
# 30/08/2010 à 15:10 Nico
Federer et Murray, les références

Ceux qui rêvent d'une première finale entre Roger Federer et Rafael Nadal à l'US Open sont en suspens. Après un été marqué par les performances d'Andy Murray, voire de David Nalbandian, deux joueurs qui sont dans la partie de tableau de Nadal, ce sont plutôt Federer et Murray les références.

"J'aimerais bien le jouer à New York", de qui parle donc Roger Federer, quintuple vainqueur de l'US Open ? De Rafael Nadal. En plus de vingt confrontations (21) dont 7 finales en Grand Chelem, le Suisse et le Majorquin n'ont jamais offert le spectacle d'une finale à New York. Cela manque en effet au programme de leur duel historique. Si le premier n'a pas manqué une finale depuis 2004 inclus, le second n'a jamais réussi à s'y hisser. Cette année, il a pourtant organisé son calendrier en fonction de l'US Open. Cela suffira-t-il ?

"Malheureusement, on ne s'est jamais joué à l'US Open, où les conditions peut-être me conviennent mieux, expliquait Federer qui a perdu 5 majeurs face au Majorquin. Mais honnêtement, si on ne se rencontre pas, je n'en ferai pas une maladie. Il y a un tel battage sur notre rivalité que c'est un peu épuisant par moments. Mais comme ce n'est pas possible avant la finale, difficile de se projeter aussi loin". Surtout quand on connaît la qualité des concurrents du moment, dont un certain Andy Murray.

Nadal, le "cul entre deux chaises"

Mats Wilander, qui s'exprime aujourd'hui dans les colonnes de L'Equipe, voit Nadal gros comme un "sky-scraper", en justifiant son choix par le format Grand Chelem : "Si les matches à l'US Open se disputaient en trois sets, je miserais bien sur les chances de n'importe lequel de ses adversaires. En cinq sets, je mise sur Nadal et personne d'autre." Thierry Champion, un peu plus haut dans le même journal, relativise un peu en détaillant les difficultés techniques que Rafa doit gérer : "Il a un peu le cul entre deux chaises. Attendre ou attaquer ? Il reste fort mais on sent de la fébrilité". Pour asseoir sa domination sur le circuit, le N.1 mondial va devoir bouger...

Pour que Roger Federer puisse distiller avec autant de tact et d'humour pince sans-rire ses petites remarques sur les jeunes ou moins jeunes outsiders qui vont se présenter, il faudra que le Suisse reste aussi vigilant. Battu une seule fois, et de justesse en six ans, il reste la référence absolue du tournoi. Trois joueurs dans sa partie de tableau possèdent le tennis pour le freiner ou le stopper brutalement : Robin Söderling, Novak Djokovic et Mardy Fish. Après sa victoire sans forcer ni beaucoup jouer à Cincinnati, il a des raisons d'être optimiste même s'il a dû "revoir un peu son jeu et se montrer plus offensif".

Celui dont Federer ne parle pas beaucoup, c'est Andy Murray. Lui aussi a décidé d'être plus agressif sur le court, et cela s'est vu. A Toronto, il a produit le meilleur jeu de sa carrière. Sur dur, sur un tournoi qu'il adore et où il avait échoué dans des circonstances particulières (pluie, demi-finale sur deux jours) en 2008, Andy Murray a tout d'un vainqueur potentiel. Battu en trois sets par Federer en finale à Flushing il y a deux ans, battu en trois sets encore cette année en finale à Melbourne, l'Ecossais veut monter en puissance et affirmer une fois pour toutes ses ambitions. Ne rêvez pas trop à un 22e Federer-Nadal, c'est Federer-Murray qui est l'horizon théorique de cet US Open. Aux joueurs de bouleverser les théories de l'été...
J.C.


Nadal, une question de surface

Rafael Nadal part à la conquête du seul titre du Grand Chelem qui manque à son palmarès. L'Espagnol doit dompter la surface peu propice à son jeu.

Il ne lui en manque qu'un. L'US Open et Rafael Nadal, c'est une histoire compliquée. En sept participations, l'Espagnol n'a jamais atteint la finale et reste sur deux demi-finales. Il se casse les dents sur la "grosse pomme". Pourquoi ? A la City, on assemble les effets conjoncturels et structurels pour comprendre la déflation nadalesque à Flushing Meadows.

Ces deux dernières années, les raisons conjoncturelles expliquent ses mésaventures. En 2008, il a péché par «manque de fraîcheur mentale» et était «trop fatigué pour gagner le tournoi». En 2009, son corps lui a montré la sortie. Blessé au genou tout l'été, le numéro 1 mondial est arrivé à New York avec une déchirure aux abdominaux. Et cette année ? «J'arrive un peu mieux que les autres saisons, mais j'ai atteint deux demi-finales les deux dernières années et ce n'était pas un mauvais résultat», souligne le Majorquin qui a retrouvé son oncle Toni sur les courts de l'US Open.

«Mon lift n'a pas la même efficacité»

Sans blessure et avec la tête libérée, a-t-il les armes pour remporter le seul Grand Chelem qui manque à son palmarès ? A Toronto et à Cincinnati, Rafael Nadal a montré des failles. Son revers le contrarie et sa régularité varie. Pourquoi ? La rapidité de la surface donne un aperçu de l'équation à résoudre. Selon Roger Federer, l'US Open propose la surface la plus rapide des Grands Chelems. Mais Rafael Nadal n'est pas d'accord avec son collègue de travail. Wimbledon tient la corde et son problème new-yorkais trouve sa source ailleurs.

Son style de jeu ne s'adapte pas bien à la surface qui absorbe les effets dévastateurs de son lift. «Le rebond est plus bas et la balle est plus molle. Mon lift n'a pas la même efficacité. Je trouve également qu'il y a toujours beaucoup de vent sur le central. Plus qu'ailleurs, explique l'Espagnol. Quand je joue contre le vent, j'ai tendance à jouer plus court.» Mais Rafael Nadal ne se cherche pas d'excuses, il veut s'adapter. Alors il s'entraîne deux heures tous les jours et apprivoise les conditions. Il reste fidèle à ses convictions et à sa ligne de conduite. Seul le présent l'intéresse et la prise de tête n'appartient pas à son vocabulaire : «J'espère bien jouer et avoir une chance de gagner, mais ce n'est pas une obsession.»
S.D.
# 30/08/2010 à 15:15 Nico
PROGRAMME DE LUNDI

Arthur-Ashe Stadium - A partir de 11h00 (17h00 en France)

Melanie Oudin (USA) - Olga Savchuk (UKR)

Pas avant 13h00 (19h00 en France)

Greta Arn (HON) - Kim Clijsters (BEL/n°2): 0-0
Stéphane Robert (FRA) - Andy Roddick (USA/n°9): 0-0

A partir de 19h00 (01h00 en France)

Roberta Vinci (ITA) - Venus Williams (USA/n°3): 0-1
Brian Dabul (ARG) - Roger Federer (SUI/n°2): 0-0


Louis-Armstrong Stadium - A partir de 11h00 (17h00 en France)

Nikolay Davydenko (RUS/n°6) - Michael Russell (USA): 0-0
Daniela Hantuchova (SLQ/n°24) - Dinara Safina (RUS): 3-6
Samantha Stosur (AUS/n°5) - Elena Vesnina (RUS): 0-1

Pas avant 17h00 (23h00 en France)


Lleyton Hewitt (AUS/n°32) - Paul-Henri Mathieu (FRA): 3-0


Grandstand - A partir de 11h00 (17h00 en France)

Francesca Schiavone (ITA/n°6) - Ayumi Morita (JAP): 0-0
Robin Soderling (SUE/n°5) - Andreas Haider-Maurer (AUT)
Taylor Dent (USA) - Alejandro Falla (COL): 0-0
Ana Ivanovc (SER) - Ekaterina Makarova (RUS): 0-0


Court n°4 - A partir de 11h00 (17h00 en France)

Martin Klizan (SLQ) - Juan Carlos Ferrero (ESP/n°22)
Shahar Peer (ISR/n°16) - Jelena Kostanic Tosic (CRO): 1-0
Ricardas Berankis (LIT) - Ryan Sweeting (USA)
Timea Bacsinszky (SUI) - Jie Zheng (CHN): 1-0


Court n°6 - A partir de 11h00 (17h00 en France)

Johanna Larsson (SUE) - Alisa Kleybanova (RUS/n°28): 0-0
Anastasia Pavlyuchenkova (RUS/n°20) - Kristina Barrois (ALL): 1-0
Jürgen Melzer (AUT/n°13) - Dmitry Tursunov (RUS): 0-2
Michael Berrer (ALL) - Andreas Beck (ALL): 0-0


Court n°7 - A partir de 11h00 (17h00 en France)

Illya Marchenko (UKR) - Marin Cilic (CRO/n°11): 0-0
Michelle Larcher de Brito (POR) - Sania Mirza (IND)
Tsvetana Pironkova (BUL/n°32) - Renata Voracova (RTC): 0-0
Kevin Anderson (AFS) - Somdev Devvarman (IND): 0-0


Court n°8 - A partir de 11h00 (17h00 en France)


Vera Dushevina (RUS) - Alona Bondarenko (UKR/n°29): 2-2
Igor Andreev (RUS) - Horacio Zeballos (ARG): 0-0
Virginie Razzano (FRA) - Klara Zakopalova (RTC): 1-2
Rebecca Marino (CAN) - Ksenia Pervak (RUS)


Court n°10 - A partir de 11h00 (17h00 en France)

Simon Greul (ALL) - Richard Gasquet (FRA): 1-1
Petra Kvitova (RTC/n°27) - Lucie Hradecka (RTC): 0-0
Albert Montanes (ESP/n°21) - Michal Przysiezny (POL): 0-0


Court n°11 - A partir de 11h00 (17h00 en France)

Olga Govortsova (BLR) - Elena Dementieva (RUS/n°12): 0-2
Gaël Monfils (FRA/n°17) - Robert Kendrick (USA)
Monica Niculescu (ROU) - Victoria Azarenka (BLR/n°10)
Tim Smyczek (USA) - Thomaz Bellucci (BRE/n°26): 0-0
Irina Falconi (USA) - Flavia Pennetta (ITA/n°19)


Court n°12 - A partir de 11h00 (17h00 en France)


Thiemo de Bakker (HOL) - Marc Gicquel (FRA)
Sally Peers (AUS) - Aleksandra Wozniak (CAN)
Agnes Szavay (HON) - Sandra Zahlavova (RTC): 1-0


Court n°13 - A partir de 11h00 (17h00 en France)


Kei Nishikori (JAP) - Evgeny Korolev (KAZ)
Ivan Dodig (CRO) - Fernando Gonzalez (CHL/n°27)
Marion Bartoli (FRA/n°13) - Edina Gallovits (ROU): 0-0
Vania King (USA) - Christina McHale (USA): 1-0


Court n°14 - A partir de 11h00 (17h00 en France)

Bjorn Phau (ALL) - Ricardo Mello (BRE): 0-0
Zuzana Ondraskova (RTC) - Sybille Bammer (AUT)
Pauline Parmentier (FRA) - Alberta Brianti (ITA): 0-0


Court n°15 - A partir de 11h00 (17h00 en France)

Sara Errani (ITA) - Tathiana Garbin (ITA): 1-0
Bojana Jovanovski (SER) - Anastasia Rodionova (AUS): 0-0
Janko Tipsarevic (SER) - Olivier Rochus (BEL): 0-4



Court n°16 - A partir de 11h00 (17h00 en France)

Maria Elena Camerin (ITA) - Sophie Ferguson (AUS)
Gisela Dulko (ARG) - Angelique Kerber (ALL)
Leonardo Mayer (ARG) - Guillaume Rufin (FRA): 0-0


Court n°17 - A partir de 11h00 (17h00 en France)

Elena Baltacha (GBR) - Petra Martic (CRO): 0-1
Polona Hercog (SLO) - Mandy Minella (LUX)
Carsten Ball (AUS) - Milos Raonic (CAN)
# 31/08/2010 à 19:59 Nico
RESULTATS DE LUNDI

Ferrero - Kližan 6-1,6-3,6-0
Mathieu - Hewitt 6-3,6-4,5-7,4-6,6-1
Rufin - Mayer 2-6,7-6(7/4),7-6(7/2),6-1
Beck - Berrer 7-6(7/3),6-3,6-1
Federer - Dabul 6-1,6-4,6-2
Davydenko - Russell 6-4,6-1,6-3
Gasquet - Greul 6-3,6-4,6-2
Anderson - Devvarman 6-3,6-4,6-3
Belluci - Smyczek 6-3,7-5,7-6(8/6)
Monfils - Kendrick 3-6,6-3,6-4,6-7(5/7),6-4
Andreev - Zeballos 6-3,4-6,7-6(7/4),6-3
Tipsarevic - Rochus 4-6,7-5,7-6,6-2
Roddick - Robert 6-3,6-2,6-2
Söderling - Haider-Maurer 7-5,6-3,6-7(2/7),5-7,6-4
Dent - Falla 6-4,7-5,6-1
de Bakker - Gicquel 6-4,7-5,6-2
Dodig - González 6-7(2/7),6-1,1-0
Montañés - Przysiezny 5-7,1-6,7-5,7-6(7/5),6-0
Ball - Raonic 6-7(4/7),6-3,6-3,6-2
Nishikori - Korolev 7-6,5-2
Cilic - Marchenko 7-5,6-3,6-1
Melzer - Tursunov 6-4,6-2,3-6,4-6,6-2
Berankis - Sweeting 6-4,6-7(5/7),6-3,6-2
Mello - Phau 6-4,7-5,4-6,7-6(7/4)


PROGRAMME DE MARDI

Stadium Arthur-Ashe - A partir de 11h00 (17h00 en France)

Jelena Jankovic (SER/n°4) - Simona Halep (ROU) : 0-0

Pas avant 13h00 (19h00 en France)

Viktor Troicki (SER) - Novak Djokovic (SER/n°3) : 1-4
Jarmila Groth (AUS) - Maria Sharapova (RUS/n°14) : 0-1

Pas avant 19h00 (1h00 en France)

Rafael Nadal (ESP/n°1) Teimuraz Gabashvili (RUS) : 2-0


Caroline Wozniacki (DAN/n°1) - Chelsey Gullickson (USA/WC) : 0-0


Court Louis-Armstrong - A partir de 11h00 (17h00 en France)

Marcos Baghdatis (CHY/n°16) - Arnaud Clément (FRA) : 4-1
Kateryna Bondarenko (UKR) - Na Li (CHN/n°8) : 0-1
Kristof Vliegen (BEL) - James Blake (USA/WC) : 2-0
Zuzana Kucova (SLQ/Q) - Vera Zvonareva (RUS/n°7) : 0-0


Grandstand - A partir de 11h00 (17h00 en France)

Svetlana Kuznetsova (RUS/n°11) - Kimiko Date-Krumm (JAP) : 0-0
Jan Hajek (RTC) - Mardy Fish (USA/n°19) : 0-0
Fabio Fognini (ITA) - Fernando Verdasco (ESP/n°8) : 1-2
Coco Vandeweghe (USA/WC) - Sabine Lisicki (ALL) : 0-1


Court n°4 - A partir de 11h00 (17h00 en France)


Maria Jose Martinez Sanchez (ESP/n°22) - Jamie Hampton (USA/Q) : 0-0
Eduardo Schwank (ARG) - Robby Ginepri (USA) : 0-1
Barbora Zahlavova Strycova (RTC) - Maria Kirilenko (RUS/n°23) : 0-0
Maximo Gonzalez (ARG) - Denis Istomin (OUZ) : 0-0


Court n°6 - A partir de 11h00 (17h00 en France)

Alicia Molik (AUS) - Mirjana Lucic (CRO/Q) : 1-0
Beatrice Capra (USA/WC) - Karolina Sprem (CRO) : 0-0
Tommy Robredo (ESP) - Lukas Rosol (RTC/Q) : 0-0
Anna Chakvetadze (RUS) - Urszula Radwanska (POL) : 0-0


Court n°7 - A partir de 11h00 (17h00 en France)

Feliciano Lopez (ESP) - Santiago Giraldo (COL)
Shuai Peng (CHN) - Shelby Rogers (USA/WC) : 0-0
David Ferrer (ESP/n°10) - Alexandr Dolgopolov (UKR) : 1-0
Bethanie Mattek-Sands (USA) - Anabel Medina Garrigues (ESP) : 0-0


Court n°8 - A partir de 11h00 (17h00 en France)

Jarkko Nieminen (FIN) - Daniel Gimeno-Traver (ESP) : 0-0
Yvonne Meusburger (AUT) - Jill Craybas (USA) : 1-0
Benjamin Becker (ALL) - Daniel Brands (ALL) : 0-0


Court n°10 - A partir de 11h00 (17h00 en France)


Rainer Schuettler (ALL) - Benoît Paire (FRA/Q) : 0-0
Tamira Paszek (AUT/Q) - Lucie Safarova (RTC/n°26) : 0-1
Florent Serra (FRA) - Florian Mayer (ALL) : 2-0
Kai-Chen Chang (TAI) - Carla Suarez Navarro (ESP) : 0-0


Court n°11 - A partir de 11h00 (17h00 en France)

Aravane Rezaï (FRA/n°18) - Magdalena Rybarikova (SLQ) : 2-0
Agnieszka Radwanska (POL/n°9) - Arantxa Parra Santonja (ESP) : 0-0
Juan Monaco (ARG/n°30) - Peter Polansky (CAN/Q) : 0-0
David Nalbandian (ARG/n°31) - Rik De Voest (AFS) : 1-0
Andrea Petkovic (ALL) - Nadia Petrova (RUS/n°17) : 0-0


Court n°12 - A partir de 11h00 (17h00 en France)

Kirsten Flipkens (BEL) - Patty Schnyder (SUI) : 0-1
Philipp Petzschner (ALL) v. Dusan Lojda (RTC/Q) : 0-0
Romina Oprandi (ITA) - Julia Goerges (ALL) : 0-0


Court n°13 - A partir de 11h00 (17h00 en France)

Jérémy Chardy (FRA) - Ernests Gulbis (LET/n°24) : 0-2
Alla Kudryavtseva (RUS) - Yanina Wickmayer (BEL/n°15) : 0-0
Radek Stepanek (RTC/n°28) - Julien Benneteau (FRA) : 2-1
Alizé Cornet (FRA) - Kaia Kanepi (EST/n°31) : 0-0


Court n°14 - A partir de 11h00 (17h00 en France)

Sofia Arvidsson (SUE) - Sorana Cirstea (ROU) : 0-0
Anne Keothavong (GBR) - Yung-Jan Chan (TAI) : 0-0
Pere Riba (ESP) - Adrian Mannarino (FRA/Q) : 0-0
Chanelle Scheepers (AFS) - Akgul Amanmuradova (OUZ/Q) : 1-0


Court n°15 - A partir de 11h00 (17h00 en France)


Alexandra Dulgheru (ROU/n°25) - Julie Coin (FRA) : 1-0
Un double
Nuria Llagostera Vives (ESP/Q) - Iveta Benesova (RTC) : 0-1
Yaroslava Shvedova (KAZ/n°30) - Lourdes Dominguez Lino (ESP/Q) : 0-0


Court n°16 - A partir de 11h00 (17h00 en France)

Regina Kulikova (RUS) - Anastasija Sevastova (LET) : 0-0
Deux doubles
Dominika Cibulkova (SLQ) - Stefanie Voegele (SUI) : 0-0


Court n°17 - A partir de 11h00 (17h00 en France)

Pablo Cuevas (URU) - Julio Silva (BRE/Q) : 0-0
# 01/09/2010 à 14:49 Nico
RESULTATS DE MARDI

Nadal - Gabashvili 7-6(7/4),7-6(7/4),6-3
Istomin - González 7-5,7-5,6-1
López - Giraldo 6-4,6-4,6-4
Paire - Schüttler 6-3,6-3,4-6,3-6,7-6(7/2)
Ferrer - Dolgopolov 6-2,6-2,6-3
Becker - Brands 7-6(7/1),7-6(7/5),6-4
Gimeno - Nieminen 7-6(7/1),6-4,6-3
Chardy - Gulbis 6-2,7-6(7/1),6-4
Nalbandian - De Voest 7-6(7/4),3-6,6-4,6-7(6/8),6-4
Serra - Mayer 7-5,6-2,6-0
Mannarino - Riba 3-6,6-1,6-4,4-6,7-6(7/1)
Verdasco - Fognini 1-6,7-5,6-1,4-6,6-3
Benneteau - Štepánek 6-4,6-2,4-6,6-4
Robredo - Rosol 6-4,6-3,6-1
Clément - Baghdatis 6-3,2-6,1-6,6-4,7-5
Schwank - Ginepri 6-4,7-6(7/3),4-6,6-3
Cuevas - Silva 7-6,6-1,6-2
Fish - Hájek 6-0,3-6,4-6,6-0,6-1
Polansky - Mónaco 6-2,7-6(7/5),6-3
Blake - Vliegen 6-3,6-2,6-4
Petzschner - Lojda 6-3,6-1,6-1
Djokovic - Troicki 6-3,3-6,2-6,7-5,6-3


Nadal au diesel

Pour son entrée en lice à Flushing Meadows, dans la nuit de mardi à mercredi, Rafael Nadal a souffert pour venir à bout du Russe Teymuraz Gabashvili (7-6[4], 7-6[4], 6-3).

«Quand un moins bien classé joue contre vous, il n'a rien à perdre». Et il se bat donc souvent comme un lion. Ces propos de Rafael Nadal sont venus illustrer les difficultés de l'Espagnol à se défaire de Teymuraz Gabashvili, vaillant combattant et bien décidé à stopper de manière précoce la quête du n°1 mondial à Flushing Meadows. En fait, le Russe n'a cédé qu'avec la fatigue, lors du troisième set, après avoir manqué de peu de prendre les devants au tableau d'affichage.

Pour mérite, Gabashvili a eu de ne jamais lâcher sa mise en jeu malgré la qualité de relance de Nadal, certes mise à l'épreuve par une surface moins adaptée à ses effets de raquette. Mais le Russe n'est jamais parvenu non plus à s'emparer du service adverse. L'expérience, mais aussi le talent, ont fait la différence dans les deux tie-breaks que se sont livré les joueurs. D'autant que l'Espagnol a «beaucoup travaillé son service», qu'il considère comme l'un de ses points faibles. Cela n'a pas été le cas mardi soir.
lequipe.fr


PROGRAMME DE MERCREDI

Stadium Arthur Ashe - A partir de 11h00 (17h00 en France)

Ana Ivanovic (SER) - Jie Zheng (CHN/n°21) : 1-2

Pas avant 13h00 (19h00 en France)

Andy Murray (GBR/n°4) - Lukas Lacko (SVQ) : 0-0
Rebecca Marino (CAN) - Venus Williams (USA/n°3) : 0-0

Pas avant 19h00 (1h00 en France)

Sally Peers (AUS) - Kim Clijsters (BEL/n°2) : 0-0
Janko Tipsarevic (SER) - Andy Roddick (USA/n°9) : 1-1


Court Louis-Armstrong - A partir de 11h00 (17h00 en France)

Sam Querrey (USA/n°20) - Bradley Klahn (USA) : 0-0
Daniela Hantuchova (SVQ/n°24) - Vania King (USA) : 4-0
Melanie Oudin (USA) - Alona Bondarenko (UKR) : 0-0
Frederico Gil (POR) - John Isner (USA/n°18) : 0-0
Un double


Grandstand - A partir de 11h00 (17h00 en France)

Gisela Dulko (ARG) - Victoria Azarenka (BLR/n°10) : 2-2
Michaël Llodra (FRA) - Tomas Berdych (RTC/n°7) : 1-1
Francesca Schiavone (ITA/n°6) - Maria Elena Camerin (ITA) : 2-0
Gaël Monfils (FRA/n°17) - Igor Andreev (RUS) : 1-4


Court n°4 - A partir de 11h00 (17h00 en France)

Potito Starace (ITA) - Nicolas Almagro (ESP/n°14) : 1-4
Mikhail Kukushkin (KAZ) - Stanislas Wawrinka (SUI/n°25) : 0-0
Sara Errani (ITA) - Alisa Kleybanova (RUS/n°28) : 1-0
Agnes Szavay (HON) - Flavia Pennetta (ITA/n°19) : 2-3


Court n°6 - A partir de 11h00 (17h00 en France)

Un double
Juan Ignacio Chela (ARG) - Yen-hsun Lu (TAI) : 0-0
Un double
Petra Kvitova (RTC/n°27) - Elena Baltacha (GBR) : 0-0
Un double


Court n°7 - A partir de 11h00 (17h00 en France)

Sergiy Stakhovsky (UKR) - Peter Luczak (AUS) : 1-0
Un double
Dudi Sela (ISR) - Xavier Malisse (BEL) : 1-0
Un double


Court n°8 - A partir de 11h00 (17h00 en France)

Ruben Ramirez Hidalgo (ESP) - Dustin Brown (JAM) : 0-0
Tsvetana Pironkova (BUL/n°32) - Mandy Minella (LUX) : 0-0
Tobias Kamke (ALL) - Philipp Kohlschreiber (ALL/n°29) : 0-0
Un double


Court n°10 - A partir de 11h00 (17h00 en France)

Marcel Granollers (ESP) - Andreas Seppi (ITA) : 0-1
Quatre doubles


Court n°11 - A partir de 11h00 (17h00 en France)

Ryan Harrison (USA) - Ivan Ljubicic (CRO/n°15) : 0-1
Sybille Bammer (AUT) - Elena Dementieva (RUS/n°12) : 1-3
Mikhail Youzhny (RUS/n°12) - Andrey Golubev (KAZ) : 2-0
Samantha Stosur (AUS/n°5) - Anastasia Rodionova (AUS) : 2-1


Court n°12 - A partir de 11h00 (17h00 en France)


Guillermo Garcia-Lopez (ESP) - Luklasz Kubot (POL) : 0-0
Trois doubles


Court n°13 - A partir de 11h00 (17h00 en France)

Anastasia Pavlyuchenkova (RUS/n°20) - Sania Mirza (IND) : 0-1
Marion Bartoli (FRA) - Virginie Razzano (FRA) : 2-1
Gilles Simon (FRA) - Donald Young (USA) : 2-0
Jack Sock (USA) - Marco Chiudinelli (SUI) : 0-0
Shahar Peer (ISR/n°16) - Pauline Parmentier (FRA) : 0-0


Court n°14 - A partir de 11h00 (17h00 en France)

Victor Hanescu (ROU) - Carlos Berlocq (ARG) : 0-1
Quatre doubles
# 02/09/2010 à 20:51 Nico
RESULTATS DE MERCREDI

Simon - Young 6-1,6-4,6-2
Kohlschreiber - Kamke 6-2,4-6,6-2,6-4
Stakhovsky - Luczak 6-7(8/10),7-5,6-4,6-2
Harrison - Ljubicic 6-3,6-7(4/7),6-3,6-4
Murray - Lacko 6-3,6-2,6-2
Brown - Ramírez Hidalgo 6-4,7-6(8/6),7-5
Chela - Lu 6-4,4-6,6-3,6-3
Isner - Gil 6-4,6-3,6-4
Hanescu - Berlocq 6-2,6-4,6-3
Llodra - Berdych 7-6(7/3),6-4,6-4
Wawrinka - Kukushkin 6-3,6-2,6-2
Querrey - Klahn 6-3,4-6,7-5,6-4
Granollers - Seppi 2-6,5-7,6-3,6-2,6-3
García-López - Kubot 6-3,6-2,7-6(7/4)
Almagro - Starace 4-6,6-4,6-4,7-6(7/5)
Youzhny - Golubev 6-2,6-3,6-3
Sela - Malisse 7-6(7/1),7-5,6-2
Chiudinelli - Sock 6-1,6-4,1-6,6-1
Monfils - Andreev 6-3,6-4,6-3
Tipsarevic - Roddick 3-6,7-5,6-3,7-6(7/4)


PROGRAMME DE JEUDI

Stadium Arthur Ashe - A partir de 11h00 (17h00 heure française)

Sabine Lisicki (ALL) - Vera Zvonareva (RUS/n°7) 0-0

Pas avant 13h00 (19h00 HF)

Caroline Wozniacki (DAN/n°1) - Kai-Chen Chang (TPE) 1-0
Andreas Beck (ALL) - Roger Federer (SUI/n°2) 0-0

A partir de 19h00 (01h00 du matin HF)

Iveta Benesova (RTC) - Maria Sharapova (RUS/n°14) 0-2
Philipp Petzschner (ALL) - Novak Djokovic (SER/n°3) 0-0


Court Louis-Armstrong : A partir de 11h00 (17h00 HF)

Pablo Cuevas (URU) - Mardy Fish (USA/n°19) 0-0
Svetlana Kuznetsova (RUS/n°11) - Anastasija Sevastova (LET) 1-0
Jelena Jankovic (SER/n°4) - Mirjana Lucic (CRO) 0-0
Peter Polansky (CAN) - James Blake (USA) 0-0


Grandstand : A partir de 11h00 (17h00 HF)

Aravane Rezai (FRA/n°18) - Beatrice Capra (USA) 0-0
Nikolay Davydenko (RUS/n°6) - Richard Gasquet (FRA) 1-1
Robin Soderling (SUE/n°5) - Taylor Dent (USA) 2-1
Bethanie Mattek-Sands (USA) - Andrea Petkovic (ALL) 0-0


Court n°4 : A partir de 11h00 (17h00 HF)

Julia Goerges (ALL) - Yanina Wickmayer (BEL/n°15) 0-2
Paul-Henri Mathieu (FRA) - Guillaume Rufin (FRA) 0-0
Akgul Amanmuradova (UZB) - Kaia Kanepi (EST/n°31) 0-0


Court n°6 : A partir de 11h00 (17h00 HF)

Dominika Cibulkova (SVK) - Kateryna Bondarenko (UKR) 1-0
Thiemo de Bakker (HOL) - Ivan Dodig (CRO) 0-1


Court n°7 : A partir de 11h00 (17h00 HF)

Yung-Jan Chan (TPE) - Tamira Paszek (AUT) 0-0
Lourdes Dominguez Lino (ESP) - Urszula Radwanska (POL) 0-0
Jurgen Melzer (AUT/n°13) - Ricardas Berankis (LTU) 0-0


Court n°8 : A partir de 11h00 (17h00 HF)

Albert Montanes (ESP/n°21) - Carsten Ball (AUS) 0-0


Court n°11 : A partir de 11h00 (17h00 HF)


Maria Jose Martinez Sanchez (ESP) - Patty Schnyder (SUI) 1-0
Arnaud Clement (FRA) - Eduardo Schwank (ARG) 0-0
Yvonne Meusburger (AUT) - Maria Kirilenko (RUS/n°23) 0-2
Ricardo Mello (BRE) - Juan Carlos Ferrero (ESP/n°22) 0-3


Court n°13 : A partir de 11h00 (17h00 HF)


Kei Nishikori (JAP) - Marin Cilic (CRO/n°11) 0-1
Alexandra Dulgheru (ROU/n°25) - Sofia Arvidsson (SUE) 0-0
Kevin Anderson (AFS) - Thomaz Bellucci (BRE/n°26) 0-0
Agnieszka Radwanska (POL/n°9) - Shuai Peng (CHN) 2-0
# 03/09/2010 à 13:46 Nico
RESULTATS DE JEUDI

Gasquet - Davydenko 6-3,6-4,6-2
Anderson - Belluci 6-7(4/7),6-4,5-7,6-4,7-6(7/2)Clément - Schwank 6-3,5-5
Fish - Cuevas 7-5,6-0,6-2
Blake - Polansky 6-7(1/7),6-3,6-2,6-4
Djokovic - Petzschner 7-5,6-3,7-6(8/6)
Söderling - Dent 6-2,6-2,6-4
de Bakker - Dodig 6-7(4/7),6-2,6-2,3-2
Montañés - Ball 6-4,6-3,6-1
Nishikori - Cilic 5-7,7-6(8/6),3-6,7-6(7/3),6-1
Melzer - Berankis 6-4,6-7(4/7),6-3,1-6,7-5
Ferrero - Mello 6-1,6-4,6-4
Mathieu - Rufin 7-6(7/3),6-4,6-3
Federer - Beck 6-3,6-4,6-3


Gasquet s'offre Davydenko

Après un match solide, Richard Gasquet domine (6-3, 6-4, 6-2) Nikolay Davydenko. Au troisième tour, le Biterrois affrontera Kevin Anderson.

"Il y avait du monde. Je sentais bien le court, c'est bête à dire, mais il y a des jours où on sent bien les balles, le court, les raquettes et le public. » C'est bête à dire, mais Richard Gasquet a montré ses limites actuelles à Nikolay Davydenko pour s'imposer (6-3, 6-4, 6-2) en 1h53' sur le Grandstand. Le Français monte en puissance, le Russe fait du surplace depuis son retour. L'un s'offre des points gratuits avec son service (9 aces, 56% de premières balles, 87% de points gagnés sur cette première balle), l'autre donne des points gratuits (37 fautes directes). L'un possède un attirail complet, l'autre n'a pas de plan B.

Il reste la confiance. L'un et l'autre la cherchent. Richard Gasquet la trouve le premier avec un break à 3-2. « Cela m'a mis en confiance, C'était important surtout contre lui pour qu'il ne prenne pas confiance, constate le Biterrois. Le court m'a avantagé, c'est le plus rapide du tournoi. » Il peut donc déployer son jeu d'attaque et éviter les longs rallyes en cadence, sources de jouvence pour le 6e mondial. Le protégé de Gabriel Markus, son homme de terrain, et Eric Deblicker, son homme de confiance, varie et déstabilise Nikolay Davydenko. Mais il faut durer...

Grâce à une efficacité maximale sur les balles de break avec trois premiers breaks sur trois occasions, il enterre les espoirs de la tête de série n°6. Mais il faut conclure... Et le Français a quelques souvenirs douloureux lors de ses récents Grands Chelems. Au moment de terminer, il commet deux doubles fautes. « C'était l'envie de tuer le match et peut-être un peu de fébrilité », concède le Tricolore qui termine finalement sur un ace. Mais Richard Gasquet n'est pas le genre à s'enflammer : « Je peux faire des grands matches, il faut continuer. Je trouve que je progresse. Cela se passe pas mal. Même si Davydenko a commis des erreurs, j'ai quand même fait un très beau match. »

Il en a vu d'autres et estime son niveau encore en-dessous de celui de Roland-Garros. Même s'il note quelques petits progrès « au service, dans son pourcentage de fautes directes et dans son déplacement », il préfère la jouer modeste. «Je suis très content, mais il faut toujours enchaîner en tennis, tempère le Biterrois. Bien sûr, si on m'avait dit que je battrais Davydenko en trois ce matin, j'aurais signé des deux mains.» Il reste prudent et se méfie de son probable futur adversaire, Thomaz Bellucci : «C'est un joueur pas très connu, mais il joue très bien.»
S.D


Federer, la tournée du boss

Roger Federer a de nouveau déroulé face à Andreas Beck (6-4, 6-3, 6-3). Le Suisse, dernier joueur en lice à avoir remporté l'US Open après les éliminations de Roddick, Hewitt ou le forfait de Del Potro, est plus que jamais le taulier à New York. Doit-il craindre Paul-Henri Mathieu au prochain tour?

Roger Federer, c'est un peu Bruce Springsteen. Il n'est plus le plus jeune, mais il reste "le boss". Face aux jeunes loups qui n'ont encore rien prouvé à l'US Open, le Suisse, quintuple vainqueur à New York, fait toujours référence. Dans la foulée de son très bel été américain, et d'un premier tour convaincant face à l'Argentin Brian Dabul (6-1, 6-4, 6-2), Federer a livré un nouveau récital face à Andreas Beck. La tête de série numéro 2 a régalé ses fans, mais il n'y a pas eu de rappel. En 1h40 de match à sens unique, "Rodgeur" a délivré 29 coups gagnants (dont 18 aces !) pour seulement 18 fautes directes. Aucune fausse note donc, ou presque, contrairement au pauvre Beck, coupable de 36 couacs.

Réaliste juste ce qu'il faut au moment de convertir ses balles de break (5/10), le Suisse connaît un début de tournoi idyllique. Là où des matchs accrochés auraient peut-être entamé la condition physique d'un joueur qui venait tout de même d'enchaîner une finale à Toronto et un succès à Cincinnati, ses deux premiers tours ont finalement ressemblé à d'aimables décrassages. Prochain obstacle sur la route du nouveau protégé de Paul Annacone : Paul-Henri Mathieu. Le Français, déjà tombeur de Lleyton Hewitt au premier tour, peut-il chasser plus gros gibier ? Dans la lignée d'une armada tricolore décomplexée à New York, PHM n'a rien à perdre. Federer si.

Encore loin de voir si Nadal ou Murray peuvent prendre la relève, il est le dernier des Mohicans à l'US Open, les autres anciens vainqueurs étant déjà tombés au champ d'honneur. Exit les Hewitt et Roddick. Del Potro, celui-là même qui avait mis un terme au despotisme de Federer à Flushing Meadow l'an passé en finale, n'est même pas là pour défendre son bien. Reste que l'homme aux seize titres du Grand Chelem n'a pas, de prime abord, à céder à la panique face à Paul-Henri Mathieu. Le Suisse mène 4-0 dans leurs confrontations et reste tout de même sur l'incroyable ratio de 53 victoires pour 5 défaites à l'US Open ! Gare toutefois à l'excès de confiance, cela pourrait donner à "Paulo" des idées de putsch...
J.L


PROGRAMME DE VENDREDI


Stadium Arthur Ashe : A partir de 11h00 (17h00 heure française)

Daniela Hantuchova (SLQ/n°24) - Elena Dementieva (RUS/n°12) 4-11

Pas avant 13h00 (19h00 HF)

Petra Kvitova (RTC/n°27) - Kim Clijsters (BEL/n°2) 0-1
Andy Murray (GBR/n°4) - Dustin Brown (JAM) 0-0

Pas avant 19h00 (1h00 HF)

Mandy Minella (LUX) - Venus Williams (USA/n°3) 0-0
Rafael Nadal (ESP/n°1) - Denis Istomin (OUZ) 1-0


Court Louis-Armstrong : A partir de 11h00 (17h00 HF)


Samantha Stosur (AUS/n°5) - Sara Errani (ITA) 2-0
Marco Chiudinelli (SUI) - John Isner (USA/n°18) 0-1
Virginie Razzano (FRA/WC) - Ana Ivanovic (SER) 1-1
Sam Querrey (USA/n°20) - Marcel Granollers (ESP) 1-0


Grandstand : A partir de 11h00 (17h00 HF)


Sergiy Stakhovsky (UKR) - Ryan Harrison (USA) 0-0
Francesca Schiavone (ITA/n°6) - Alona Bondarenko (UKR/n°29) 3-2
David Nalbandian (ARG/n°31) - Florent Serra (FRA) 0-0
Shahar Peer (ISR/n°16) - Flavia Pennetta (ITA/n°19) 1-3


Court 4 : A partir de 11h00 (17h00 HF)

Un double
Mikhail Youzhny (RUS/n°12) - Dudi Sela (ISR) 1-0


Court 6 : A partir de 11h00 (17h00 HF)

Deux doubles
Juan Ignacio Chela (ARG) - Stanislas Wawrinka (SUI/n°25) 1-3


Court 7 : A partir de 11h00 (17h00 HF)


Un double
Daniel Gimeno-Traver (ESP) - Jérémy Chardy (FRA) 1-1
Un double
Guillermo Garcia-Lopez (ESP) - Nicolas Almagro (ESP/n°14) 2-0


Court 8 : A partir de 12h00 (18h00 HF)

Feliciano Lopez (ESP n°23) - Benoît Paire (FRA/Q) 0-0


Court 11 : A partir de 11h00 (17h00 HF)

Julien Benneteau (FRA) - Tommy Robredo (ESP) 2-2
Anastasia Pavlyuchenkova (RUS/n°20) - Gisela Dulko (ARG) 0-0
Adrian Mannarino (FRA/Q) - Fernando Verdasco (ESP/n°8) 0-1


Court 13 : A partir de 11h00 (17h00 HF)

Victor Hanescu (ROU) - Michaël Llodra (FRA) 1-0
David Ferrer (ESP/n°10) - Benjamin Becker (GER) 0-0

Pas avant 18h (minuit HF)

Gilles Simon (FRA) - Philipp Kohlschreiber (GER/n°29) 2-1
# 04/09/2010 à 10:27 Nico
RESULTATS DE VENDREDI

Murray - Brown 7-5,6-3,6-0
Wawrinka - Chela 7-5,6-3,6-4
Querrey - Granollers 6-2,6-3,6-4
Almagro - García-López 6-3,7-6(7/5),4-6,7-6(7/4)Youzhny - Sela 6-1,6-3,4-6,6-3
Isner - Chiudinelli 6-3,3-6,7-6(9/7),6-4
Robredo - Benneteau 6-4,6-6(1/2)
Llodra - Hanescu 7-6(7/2),6-4,6-2
Nadal - Istomin 6-2,7-6(7/5),7-5
Simon - Kohlschreiber 4-6,6-3,1-6,6-1,6-3
López - Paire 6-4,6-7(4/7),5-7,7-6(7/3),6-2
Stakhovsky - Harrison 6-3,5-7,3-6,6-3,7-6(8/6)
Ferrer - Becker 6-3,6-4,6-4
Gimeno - Chardy 4-6,6-2,6-0,7-6(7/2)
Nalbandian - Serra 7-5,6-4,6-2
Verdasco - Mannarino 6-1,6-2,6-2


Nadal rejoint Simon

Comme au premier tour, c'est en trois sets accrochés qu'il s'est imposé. Rafael Nadal (n°1) s'est qualifié dans la nuit de vendredi à samedi pour le troisième tour de l'US Open en battant l'Ouzbek Denis Istomin (6-2, 7-6 [5], 7-5). Facile vainqueur de la première manche en un peu plus de 30 minutes, le Majorquin a ensuite du lutter pendant deux heures et dix minutes pour arracher les deux sets suivants.

Le numéro 1 mondial est passé tout près de perdre son premier set du tournoi lorsqu'il s'est retrouvé mené 5-1 dans le tie-break avant de marquer six points consécutifs pour arracher la manche. Le dernier acte n'a pas été simple non plus mais un break a suffi pour mettre fin au tournoi du coriace Ouzbek, très en forme après une finale à New Haven la semaine dernière. La grosse satisfaction du match pour Nadal, c'est son service. Les chiffres le confirment : 8 aces, 43 % de services non retournés par Istomin, 83% de points gagnés sur premiers services et aucun break concédé malgré sept occasions pour son adversaire. L'Espagnol a même été chronométré à 215 km/h sur un de ses engagements, une performance plutôt rare pour lui.

Au troisième tour, Nadal va retrouver Gilles Simon. Le Français a déjà battu le numéro 1 mondial, c'était en 2008 au Masters 1000 de Madrid au terme d'un match exceptionnel conclu au tie-break du troisième set. Les trois autres rencontres entre les deux hommes, dont la plus récente à l'Open d'Australie 2009, ont tourné à l'avantage de l'Espagnol.


Simon en bon père de famille

Heureux papa d'un petit Timothée, Gilles Simon a fêté la naissance de son fils avec brio en battant (4-6, 6-3, 1-6, 6-1, 6-3) Philipp Kohlschreiber.

C'est un choix cornélien. Pour la première fois de sa vie, Gilles Simon ne sait pas vraiment s'il a envie de gagner ou de perdre. Depuis 24 heures, il est papa et il ne rêve que d'une chose : voir son fils et sa compagne. Arrivé avec quatre semaines d'avance, le petit Timothée a pris son papa de vitesse. Pourtant il avait tout prévu. Après l'US Open, il n'était inscrit nulle part, il était prêt. La nature en a décidé autrement et il subit. Il ne peut pas arriver à temps pour l'accouchement. «C'est là que le Concorde était bien», lâche dépité Gilles Simon. Il reste son deuxième tour contre Philipp Kohlschreiber. «J'en ai parlé avec mes proches pour savoir quoi faire, relate le Tricolore. Ce n'était pas facile et à l'arrivée, j'ai réussi à jouer un bon match. »

«En même temps, je me dis que chaque jour que je rate, ce n'est pas évident. Si j'arrive quand il a dix jours, je vais avoir les boules», lance-t-il en plaisantant. Quand il entre sur le court n°13, il balance donc dans ce sentiment ambivalent et unique : «C'était un match particulier. Cela n'a pas été évident de simplement savoir si j'avais envie de gagner le match ou non.» S'il gagne, c'est bien. S'il perd, c'est encore mieux. Alors son coeur tangue au fil des sets. Le seul fil conducteur : son relâchement (36 points gagnants dont 15 coups droits). Il ne peut que gagner, alors il délivre deux excellents derniers sets et sa balle de match parle mieux qu'un long discours sur son état d'esprit avec un magnifique revers sauté décroisé.

Comme toujours, son analyse résume parfaitement le match gagné (4-6, 6-3, 1-6, 6-1, 6-3 en 2h44') contre l'Allemand : «Je ne joue pas bien au début, j'ai beaucoup de mal à me concentrer. Je perds 6-4 logiquement. Au deuxième set, je me règle, cela va de mieux en mieux. Je commence à bien jouer. Je sens que je commence à bien maîtriser le match. Au troisième set, je fais n'importe quoi. Au premier jeu, je tente que des points gagnants. C'est difficile. Au quatrième set, c'est un set assez agréable à jouer car il n'implique rien (sourires). Au cinquième set, c'est plus dur. Je suis content de bien jouer. Je me dis que je suis et qu'il faut se décider, gagner ou perdre. Au début du cinquième set, c'est le seul moment où je suis un peu tendu.»

Lui le pudique qui a toujours préservé sa vie privée se retrouve dans une situation improbable. Quand on lui demande s'il dédie sa victoire à son fils, il choisit d'abord l'humour pour cacher son sentiment : «Il ne doit pas percuter sur ce qui se passe (sourires). Je pense plus à Carine (sa compagne) parce que c'est extrêmement difficile pour elle.» Alors son prochain tour contre Rafael Nadal implique toujours le même choix cornélien. «Le plus dur, c'est le choix dans la tête, explique Gilles Simon qui voit sa vie changer. Si je décide de tout faire pour gagner et que je suis relâché - parce que si je perds, je ne vais pas être bien triste - c'est un énorme avantage.» Et il lance en plaisantant qu'il «compte sur Nadal pour faire un bon match» et sur les organisateurs pour programmer la rencontre tôt pour prendre le premier avion au cas où. S'il bat Rafael Nadal, Timothée aura aussi de belles histoires à raconter et pourra faire le caïd dans les bacs à sable dans quelque temps. -
S.D.


Simon : «Un match particulier»

Après sa victoire contre Philipp Kohlschreiber, Gilles Simon avait un sentiment ambivalent : rejoindre son fils et sa compagne ou gagner son match.

« Gilles Simon, comment avez-vous vécu ce match ?

C'était un match particulier. Cela n'a pas été évident de simplement savoir si j'avais envie de gagner le match ou non. Ces derniers jours ont été assez difficiles avec une énorme déception de ne pas pouvoir assister à la naissance. J'aurais vraiment aimé qu'il n'arrive pas autant en avance. Quatre semaines en avance, ce n'est pas de bol. Je me suis réveillé avec ce sentiment bizarre. J'en ai parlé avec mes proches pour savoir quoi faire. Ce n'était pas facile et à l'arrivée, j'ai réussi à jouer un bon match.

Existe-il une motivation supplémentaire avec la naissance de votre enfant ?

Pas vraiment. Je dirais même qu'il pourrait y avoir un peu moins de motivation (sourires), mais il y a beaucoup de relâchement. Je me disais simplement que si je perdais ce match, cela n'allait pas m'affecter du tout. C'était difficile de trouver la motivation. Sur le terrain, ma concentration n'était pas toujours là. Finalement, j'ai pris pas mal de plaisir parce que j'ai joué extrêmement relâché. Je n'ai pas dit un mot en cinq sets, ce qui n'a jamais dû m'arriver (sourires). A l'arrivée, cela me permet de faire un très bon match avec une très bonne fin de rencontre.

C'est un choix cornélien...

Ce n'est pas évident. N'importe qui dans cette situation serait un peu mal à l'aise. De toute façon, je ne pouvais pas être là-bas. Quand je me suis endormi, il n'y avait aucun signe et le lendemain, on m'a appelé pour me dire : « Je perds les eaux, je suis à la maternité ». Je ne pouvais pas y être à temps. Maintenant j'ai un match très compliqué au prochain tour, je vais essayer de faire ce que je peux. Si je gagne, c'est fabuleux. Si je perds, c'est encore plus fabuleux (sourires).

Comment appréhendez-vous votre prochain tour contre Rafael Nadal ?

J'aime bien l'affronter car il y a du combat physique. Pour moi, c'est le meilleur joueur du monde parce qu'il joue le mieux du fond du court. Je suis toujours un peu réfractaire au niveau du service. J'aime bien perdre parce que mon adversaire joue mieux du fond (sourires). Contre lui, c'est à peu près toujours le cas. Ce sont des matches agréables à jouer, des gros combats. J'ai parfois réussi à l'inquiéter. On sait que tous les points sont durs à gagner contre lui et quand on a des occasions, il ne faut pas les laisser. C'est difficile de le battre. Je vais essayer de gagner. Rafa, c'est comme les enfants, tu le bats deux fois dans ta vie (rires). Je vais tout faire pour gagner, mais si je perds tant pis, ce n'est pas grave.» -
S.D.


PROGRAMME DE SAMEDI

Stadium Arthur-Ashe : A partir de 11h00 (17h00 heure française)

Jelena Jankovic (SER/n°4) - Kaia Kanepi (EST/n°31) 1-1
Maria Sharapova (RUS/n°14) - Beatrice Capra (USA) 0-0
Roger Federer (SUI/n°2) - Paul-Henri Mathieu (FRA) 4-0

A partir de 19h00 (01h00 du matin HF)

James Blake (USA) - Novak Djokovic (SER/n°3) 0-1
Maria Kirilenko (RUS/n°23) - Svetlana Kuznetsova (RUS/n°11) 2-2


Court Louis-Armstrong : A partir de 11h00 (17h00 heure française)

Robin Soderling (SUE/n°5) - Thiemo de Bakker (HOL) 1-0

A partir de 12h30 (18h30 HF)

Caroline Wozniacki (DAN/n°1) - Chan Yung-Jan (TPE) 2-0
Arnaud Clément (FRA) - Mardy Fish (USA/N.19) 2-1
Vera Zvonareva (RUS/n°7) - Alexandra Dulgheru (ROU/n°23) 0-0


Grandstand : A partir de 11h00 (17h00 heure française)

Gaël Monfils (FRA/n°17) - Janko Tipsarevic (SER) 1-2
Patty Schnyder (SUI) - Yanina Wickmayer (BEL/n°15) 0-0
Jurgen Melzer (AUT/n°13) - Juan Carlos Ferrero (ESP/n°22) 2-4


Court n°11 : A partir de 11h00 (17h00 heure française)

Albert Montanes (ESP/n°21) - Kei Nishikori (JAP) 1-0
Richard Gasquet (FRA) - Kevin Anderson (AFS) 0-0
Shuai Peng (CHI) - Andrea Petkovic (ALL) 1-0
Lourdes Dominguez Lino (ESP) - Dominika Cibulkova (SVQ) 0-0
# 05/09/2010 à 12:40 Nico
RESULTATS DE SAMEDI

Söderling - de Bakker 6-2,6-3,6-3
Montañés - Nishikori 6-2,2-1
Melzer - Ferrero 7-5,6-3,6-1
Federer - Mathieu 6-4,6-3,6-3
Gasquet - Anderson 6-4,7-6(7/3),7-5
Monfils - Tipsarevic 7-6(7/4),6-7(4/7),6-2,6-4
Fish - Clément 4-6,6-3,6-4,1-6,6-3
Djokovic - Blake 6-1,7-6(7/4),6-3


Gasquet : «Aucune pression particulière»

Après sa victoire (6-4, 7-6, 7-5) contre Kevin Anderson, Richard Gasquet savoure son retour en deuxième semaine de Grand Chelem et évoque ses retrouvailles avec son copain, Gaël Monfils.

«Richard Gasquet, comment analysez-vous votre match ?

C'est un match où j'étais favori. Je suis content de m'en être sorti car il y avait du vent et c'est un gros serveur. J'ai du mal au deuxième set où je m'en sors dans un tie-break. Au troisième set, je me suis fait breaker (Ndlr : à 4-4). C'est bien de m'en être sorti en trois sets, car j'aurais pu faire quatre ou cinq sets. Si on m'avait dit que j'arriverais en deuxième semaine sans perdre un set, j'aurais évidemment signé.

Est-ce que vous savourez davantage d'être en deuxième semaine ?

Je suis très content d'être en deuxième semaine et de remonter au classement. Cela ne s'est pas mal passé dernièrement. Je sens que je joue mieux même si ce n'était pas exceptionnel aujourd'hui. Je pense que je jouais mieux entre Nice et Roland-Garros et que cela aurait pu arriver plus vite si je n'avais pas été blessé. L'année a été difficile, je n'ai pas très bien commencé. J'étais 90e à un moment, c'était difficile.

Vous semblez aimer jouer contre les gros serveurs.

C'est vrai. J'aime bien affronter ce type de joueurs. C'est frustrant, mais c'est un jeu qui me va pas mal. Je préfère les grands serveurs aux joueurs de fond de court qui ne sont pas super talentueux mais qui ne font pas de faute.

Comment appréhendez-vous votre prochain tour contre Gaël Monfils ?

Il n'y a que du plaisir à prendre et je n'ai aucune pression particulière. Je veux juste essayer de bien jouer et sentir que je fais des coups que je ne faisais pas il y a un ou deux mois. C'est un beau match à jouer, c'est très sympa de se retrouver en huitièmes. Au premier tour, cela aurait été difficile, mais c'est agréable en huitièmes.

Quel est votre premier souvenir de Gaël Monfils ?

Je connais davantage Jo (Tsonga), car on jouait les matches par équipes ensemble. J'ai connu Gaël plus tard, il a eu une progression très rapide entre 17 et 18 ans. J'ai moins de souvenirs de lui jeune. On s'était joué au mini-tennis après une finale des championnats de France et il avait déjà une personnalité assez étonnante. Il avait ses yeux écarquillés et beaucoup d'énergie. Il est spécial (rires). Je m'entends vraiment très bien avec lui depuis très longtemps. C'est quelqu'un de bien. Le tennis est quelque chose d'important, mais les amis priment aussi. Sur le court, il faut tout oublier. Mais dès la poignet de main, il n'y a pas de problème.

Il disait que vous étiez plus fort dans votre tête aujourd'hui avec tout ce qui vous était arrivé. Qu'en pensez-vous ?

Je ne sais pas. C'est très dur. On me l'a souvent dit que j'allais être plus fort dans la tête (il souffle). Cela m'a filé un gros coup et cela ne m'a pas fait tant de bien que ça. C'est dur de trouver du positif avec ça. Mais je suis fort dans la tête de rejouer tout simplement. Je suis content d'être là parce que cela n'a pas été facile de revenir à ce classement.

Ne relativisez-vous pas davantage ?

Oui, c'est clair. C'est pour ça que mon seul souci, dans le match contre Gaël, est de bien jouer et de me faire plaisir. Le seul souci est de me donner à 100%, ne rien lâcher et bien jouer. Je relativise bien plus qu'avant.

Que redoutez-vous le plus chez Gaël Monfils ?

Il a un gros service et il ne fait pas de fautes du fond. Quand il est bien concentré, bien à 100% dans sa tête et qu'il décide de faire un grand match, il fait souvent un grand match. Il est très difficile à jouer. Il défend très bien avec une excellente couverture du terrain, il faut bien choisir sa balle d'attaque. Il ne faut pas partir de trop loin et bien préparer son point. Il va falloir que je serve bien et que je joue bien. Il est un peu favori sur le match, mais je suis capable de faire un grand match.» -
S.D


PROGRAMME DE DIMANCHE

Stadium Arthur-Ashe : A partir de 11h00 (17h00 heure française)

Ana Ivanovic (SER) - Kim Clijsters (BEL/n°2)
[b]Shahar Peer (ISR/n°16) - Venus Williams(USA/n°3)

Rafael Nadal (ESP/n°1) - Gilles Simon (FRA)
[/b]

A partir de 19h00 (01:00 du matin HF)

Mikhail Youzhny (RUS/n°12) - John Isner (USA/n°18)
Samantha Stosur (AUS/n°5) - Elena Dementieva (RUS/n°12)


Court Louis-Armstrong : A partir de 11h00 (17h00 heure française)

Francesca Schiavone (ITA/n°6) - Anastasia Pavlyuchenkova (RUS/n°20)

Pas avant 12h30 (18h30HF)

Sam Querrey (USA/n°20) - Nicolas Almagro (ESP/n°14)
Andy Murray (GBR/n°4) - Stanislas Wawrinka (SUI/n°25)
# 06/09/2010 à 10:35 Nico
RESULTATS DE DIMANCHE

Nadal - Simon 6-4,6-4,6-2
López - Stakhovsky 6-3,4-0
Ferrer - Gimeno 7-6(7/2),6-2,6-2
Verdasco - Nalbandian 6-2,3-6,6-3,6-2
Wawrinka - Murray 6-7(3/7),7-6(7/4),6-3,6-3
Querrey - Almagro 6-3,6-4,6-4
Youzhny - Isner 6-4,6-7(7/9),7-6(7/5),6-4
Robredo - Llodra 3-6,7-6(8/6),6-4,2-1


Nadal sort Simon

Au troisième tour, Gilles Simon a perdu (6-4, 6-4, 6-2) contre Rafael Nadal, mais a gagné le droit d'aller retrouver son fils de trois jours.

« Si je gagne, c'est fabuleux. Si je perds, c'est encore plus fabuleux. » Avant son troisième tour, Gilles Simon donne le ton. Pendant le match, il corrobore ses propos et s'incline (6-4, 6-4, 6-2 en 1h59') contre Rafael Nadal. Après la rencontre, il reste cohérent. Déçu, papa Simon ? « Non (sourires). J'ai fait ce que je pouvais, j'ai essayé de trouver des solutions, de bien jouer avec le vent. J'ai fait le match que je devais faire. » Il joue bien, frappe bien la balle, libère son bras, mais il lui manque ce supplément d'âme du compétiteur. Son jeu est sur le court, son esprit est dans l'avion, et son coeur est à la maternité.

Papa depuis trois jours, il crève d'envie de voir son premier enfant, Timothée, et sa compagne, Carine. Et papa Gilou a beau être professionnel, sa concentration décline au fil du match. Contre Philipp Kohlschreiber, cela peut passer. Contre le numéro 1 mondial, cela équivaut à une condamnation. « Cela se paie cash, traduit le Français, heureux d'aller retrouver sa nouvelle vie. Si tu écoutes la musique au changement de côté pendant deux jeux, tu te lèves et tu te fais breaker. C'est un peu plus dur. » Mais le Français joue le jeu, essaie et propose un vrai spectacle aux spectateurs du court Arthur-Ashe, toujours balayé par le vent. Au premier set, il tient le choc, mais le Majorquin breake à 1-1 grâce à d'intelligentes variations de rythme en revers slicés. Gilles Simon offre une bonne réplique du fond de court. Il ne regrette qu'un chose : « J'étais détendu, c'était un match hyper intéressant à disputer, je n'avais rien à perdre. Je regrette simplement de ne pas avoir été bon aux retours. Je pense que cela me coûte les deux premiers sets parce que cela jouait bien du fond de court et je servais bien malgré le vent.»

Mais cette impuissance à la relance, un de ses points forts, révèle aussi une excellente qualité de service de Rafael Nadal. En trois matches, il n'a pas perdu un set, mais il n'a surtout jamais concédé son engagement. Sa première balle peut claquer jusqu'à plus de 217 km/h et 195 km/h en moyenne, il marque 91% de points sur ce coup et se donne donc de l'air. Vous ajoutez un revers retrouvé, une couverture de terrain jamais perdu et un coup droit fulgurant, cela fait beaucoup pour un jeune papa. Plus le match avance, plus ses difficultés s'accroissent. Dans la deuxième manche, il ne marque que deux points sur le service adverse et le Majorquin joue de mieux en mieux. « Je joue un peu mieux chaque jour. Aujourd'hui, j'ai fait un match solide, se réjouit l'Espagnol qui doit affronter son compatriote Feliciano Lopez en huitièmes de finale. J'ai encore bien servi, c'est très important. En fond de court, mon jeu de jambes et mes coups commencent à s'améliorer. C'est de mieux en mieux.»

Et dans le troisième set, Gilles Simon cède : « Au troisième set, j'ai vite compris que ce serait difficile de gagner. J'avoue que je n'ai pas été aussi combatif que d'habitude. Mais il jouait bien et avec le vent, ce n'était pas évident. » Quelques minutes après sa défaite, le Français arrive en conférence de presse, Rafael Nadal vient de quitter le court Arthur-Ashe après avoir signé des dizaines d'autographes et avoir glissé à son adversaire de « bien en profiter » lors de la poignet de main. Un champion, c'est aussi (et surtout) un être humain et l'Espagnol ne l'oublie jamais. Et le Français est déjà dans l'avion. -
S.D.


Murray a sombré

Face à un excellent Stanislas Wawrinka qui aura serré les dents jusqu'au bout malgré une blessure à la cuisse droite, Andy Murray a coulé à pic dimanche au troisième tour. Le Suisse a ainsi fait tomber le quatrième joueur mondial (7-6[3], 6-7[4], 6-3, 6-3). Au terme d'un match décousu, Murray a essuyé une nouvelle déception dans un tournoi du Grand Chelem. Finaliste à Los Angeles, vainqueur à Toronto, il avait déjà calé physiquement à Cincinnati. Ce dimanche, il a semblé à bout physiquement, se plaignant du bras droit mais étant auss limité dans ses déplacements. Une nouvelle preuve des soucis physiques de l'Ecossais quand il s'agit d'enchaîner ?

Mené largement dans le premier set, Murray avait profité d'un coup de nerfs de Wawrinka pour recoller et l'emporter, mais il allait totalement se manquer dans le set suivant. En servant pour mener deux sets à rien (5-3), il a commis un jeu de service catastrophique et remis son adversaire dans le match. Frustré, il a ensuite décliné. En face, Wawrinka a capitalisé grâce à ses forces : lourdeur de frappe et revers à une main splendide capable de trouver des angles impossibles. S'arrachant en défense et s'attachant à jouer vite pour empêcher Murray d'imposer son jeu, le protégé de Peter Lundgren n'a pas craqué. Murray, lui, est retombé dans ses travers : mal en point, il n'a pas su jouer le tout pour le tout et partir à l'attaque. En préférant, comme trop souvent, jouer la défensive, il s'est épuisé et n'a fait qu'augmenter sa frustration. Alors il s'est battu, à l'image des trois balles de 5-2 effacées dans le quatrième set. Mais les regards vers son clan en disaient long.

Wawrinka, le talent récompensé

Une très belle récompense pour ce joueur de talent qu'est Wawrinka mais un crève-coeur pour Murray. Le finaliste de Melbourne cette saison reste coincé dans la même équation : il a tout le potentiel du monde pour remporter un tournoi du Grand Chelem mais la mayonnaise ne prend pas. Après sa défaite en demie de Wimbledon, il avait fait le ménage et cherchait un nouvel entraîneur. Les premières pistes ayant échoué, il avait gardé Alex Corretja pour coach unique. Cet échec cuisant à l'US Open dont il semblait être sur le papier avec Roger Federer le favori devrait ajouter encore à la remise en question.

Brillant à Melbourne, à côté de la plaque ensuite, de nouveau brillant à Wimbledon puis cet été, il s'est manqué sur ce dernier grand objectif. A chaque fois les mêmes regrets : l'Ecossais qui était il y a peu un maître tacticien créatif avec un toucher de balle exceptionnel semble avoir perdu ce qui faisait sa plus grande force. Alors certes il sert mieux et certes son coup droit est plus puissant. Mais quand il est un peu tendu ou émoussé, il n'y a plus rien dans son jeu pour le sauver. A vouloir se construire un jeu physique et puissant comme les autres membres du top 5, aurait-il joué à contre-sens ? Il a encore évidemment du temps pour mettre au point le puzzle. Cela reste frustrant. En attendant, Wawrinka lui peut être tout à sa joie de ce premier quart à l'US Open où il retrouvera Sam Querrey. D'autres penseront également à Rafael Nadal qui voit là une tête de taille s'écarter de sa route. Mais le n°1 mondial est bien trop méfiant pour y faire attention. -
C.B.


PROGRAMME DE LUNDI

Stadium Arthur-Ashe : A partir de 11h00 (17h00 heure française)

Svetlana Kuznetsova (RUS/n°11) - Dominika Cibulkova (SVQ) : 3-1

Pas avant 12h30 (18h30HF)


Mardy Fish (USA/n°19) - Novak Djokovic (SER/n°3) : 0-4
Caroline Wozniacki (DAN/n°1) - Maria Sharapova (RUS/n°14) : 0-2

A partir de 19h00 (01h00 du matin HF)

Andrea Petkovic (ALL) - Vera Zvonareva (RUS/n°7) : 0-0
Jürgen Melzer (AUT/n°13) - Roger Federer (SUI/n°2) : 0-1


Court Louis-Armstrong : A partir de 11h00 (17h00 heure française)

Richard Gasquet (FRA) - Gael Monfils (FRA/n°17) : 2-2
Kaia Kanepi (EST/n°31) - Yanina Wickmayer (BEL/n°15) : 2-0
Robin Söderling (SUE/n°5) - Albert Montanes (ESP/n°21) : 2-1
# 07/09/2010 à 10:16 Nico
RESULTATS DE LUNDI

Monfils - Gasquet 6-4,7-5,7-5

Djokovic - Fish 6-3,6-4,6-1

Söderling - Montañés 4-6,6-3,6-2,6-3

Federer - Melzer 6-3,7-6(7/4),6-3


Monfils gagne le duel

Après un match très solide en défense, Gaël Monfils impose son physique et son mental pour dominer (6-4, 7-5, 7-5) Richard Gasquet et atteindre son premier quart de finale à l'US Open face à Novak Djokovic.

La parole est à la défense. Avec Gaël Monfils (n°17), le body langage n'est pas une notion galvaudée, mais il faut la prendre mot à mot : le corps et l'attitude. Face à Richard Gasquet, il veut « imposer son physique ». Face à ses démons, il veut comprendre et trouver des réponses. Lors de ce huitième de finale d'un très haut niveau, il vient de donner une leçon de solidité physique et mentale pour atteindre son premier quart de finale à l'US Open. Quand il hurle de joie sur son 14e ace et se tape sur le coeur pour célébrer sa victoire (6-4, 7-5, 7-5 en 2h35'), ce n'est pas une pose. « C'était simple : physique, mental, physique, mental, résume le 19e mondial. Je n'ai donc pas eu l'impression de sur-jouer ou de sous-jouer.» Cela s'appelle aussi jouer juste... et en fonction de son adversaire. « Je voulais lui imposer un challenge mentalement», lance le protégé de Roger Rasheed sans être vraiment convaincu par sa prestation. Pourtant, c'est gagné.

La publicité de son équipementier qui passe en boucle sur les chaînes américaines n'est pas usurpée. Quand le Parisien va bien, il se démultiplie sur le terrain. Le Louis-Armstrong résonne de ses glissades et les spectateurs s'enthousiasment de sa combativité. Lui, il a fait son job : « J'ai l'impression que je n'ai pas joué un grand tennis et que j'ai tranquillement renvoyé la balle. Je n'ai pas senti avoir réalisé un grand match, je préfère mon match contre Andreev. J'ai mis la balle dans le terrain et j'ai été solide, mais je n'ai pas eu la sensation de jouer « monstrueux ». Pour Richard Gasquet, c'est une autre histoire. Gaël Monfils use non seulement ses semelles mais surtout la tête adverse. « Il t'oblige à forcer de temps à autre et tu finis par commettre des erreurs. Il est dur à jouer. Il est grand, il a des bras très longs, des jambes très longues, il fait trois mètres à chaque fois en glissant en plus, explique en souriant le Biterrois qui décline l'invitation sur un 100 m. Il va très vite.»

Mais cette couverture de terrain est réductrice. L'attaque de l'un contre la défense de l'autre. A première vue. Le talent de l'un contre l'abnégation de l'autre. A première vue. Entre les deux Français, ce n'est pas aussi simple. Le tableau d'affichage affiche un succès en trois sets, le scénario révèle de nombreux rebondissements. Après avoir vécu une première manche « crispée » et être breaké d'entrée de deuxième set, Richard Gasquet se libère et possède une balle de deuxième set à 5-4 (30-40). Le Biterrois regrette encore son passing de revers. « Il ne doit jamais le rater. Je loupe ma volée. Quand je le vois arriver, je me dis : on est au troisième set. Et là, hop dans le filet, en revers en plus, raconte la Monf'. C'est le stress, il n'est pas très bien placé. Quand il a raté le passing, j'ai senti entre guillemets la faiblesse mentale. Quand il est bien, Richard, il met neuf fois sur dix ce passing. » Mais Richard Gasquet manque encore un peu de confiance lors des moments importants et de repères lors des débuts de jeu.

L'histoire note encore deux balles de troisième manche à 5-4 (15-40) pour lancien 7e mondial. Le Biterrois ne peut rien se reprocher, mais il peut nourrir quelques frustrations sur son « mauvais jeu » à 5-3 pour conclure le set sur son service. Et Gaël Monfils reste sur sa première impression : « Je n'ai pas fait un bon match tennistique, mais un bon match tactique et physique. J'ai envie de swinguer et de finir les points avec des décalages en coup droit par exemple. » Plus le tournoi avance, plus les ressemblances avec Bercy 2009 se multiplient... Et en quart de finale, il retrouve Novak Djokovic, son bourreau parisien. En huitième de finale, il a « fait travailler » son pote Richard Gasquet. En quart de finale, il veut swinguer : « J'aimerais imposer mon jeu et être plus agressif. J'ai joué une tactique pour battre Richard. Je n'ai pas gagné comme Gaël Monfils doit gagner. Cela marche contre Richard, mais cela ne marchera pas contre Djokovic. Il faudra jouer autrement. Je te marche dessus, je tape fort, je joue bien. »
S.D.


Federer retrouvera Söderling

Roger Federer (n°2) s'est qualifié pour les quarts de finale de l'US Open en écartant l'Autrichien Jürgen Melzer, n°13 (6-3, 7-6 (7/4), 6-3, lundi lors de la session de nuit. Il retrouvera le Suédois Robin Söderling (n°5), qui l'avait battu à Roland-Garros.

Les tours se suivent et se ressemblent pour Roger Federer, qui n'a toujours pas perdu un set en quatre matches, et atteint les quarts de finale en Grand Chelem pour la 26e fois de suite. Le Suisse n'a pas souffert face à Jürgen Melzer, l'un des joueurs qu'il apprécie le plus, et qu'il avait déjà dominé cette année à Wimbledon.

Après un premier set bien maîtrisé, grâce à un jeu offensif bien rodé cet été lors de la tournée nord-américaine, Federer a bénéficié de l'aide de la bande du filet dans le tie-break du deuxième set, à chaque fois sur le service de l'Autrichien. «Ce n'était pas possible d'être plus chanceux que lui dans ce tie-break, a regretté Melzer. Je méritais de gagner ce deuxième set, j'étais le joueur le plus dangereux, j'ai eu des balles de break (2) et lui aucune.»

De la revanche dans l'air

L'Autrichien a d'ailleurs mieux entamé le troisième set, en réalisant le break d'entrée. Mais cette alerte a réveillé Federer, qui a tout de suite récupéré son jeu de service, sauvé quatre balles de break à 2-2, avant de se détacher (4-2).

«Je n'ai pas encore perdu un seul set dans le tournoi, je suis forcement content de ma façon de jouer, a déclaré Federer. Je joue bien, en étant agressif.» Une attitude à confirmer mercredi contre Robin Söderling, l'homme qui avait empêché Federer de disputer une 24e demi-finale de suite en Grand Chelem, en le dominant à Roland-Garros. «Robin est vraiment très fort depuis deux ans, il va finir dans le Top 5 à la fin de l'année, a ajouté l'ex n°1 mondial. Je l'avais battu en quart de finale ici l'an passé après un match difficile, je m'attends à la même chose. Il n'y a pas de secret entre nous.»


PROGRAMME DE MARDI

Arthur Ashe Stadium - Pas avant de 13h00 (19h00 en France)

Stanislas Wawrinka (SUI/n°25) - Sam Querrey (USA/n°20) : 1-0
Francesca Schiavone (ITA/n°6) - Venus Williams (USA/n°3) : 0-7

Pas avant 19h00 (1h00 en France)

Samantha Stosur (AUS/n°5) - Kim Clijsters (BEL/n°2) : 0-3
Rafael Nadal (ESP/n°1) - Feliciano Lopez (ESP/n°23) : 5-2


Louis Armstrong Stadium - A partir de 11h00 (17h00 en France)

Mikhail Youzhny (RUS/n°12) - Tommy Robredo (ESP) : 1-2

Pas avant 16h00 (22h00 en France)

David Ferrer (ESP/n°10) - Fernando Verdasco (ESP/n°8) : 4-6
# 08/09/2010 à 09:15 Nico
RESULTATS DE MARDI

Nadal - López 6-3,6-4,6-4

Verdasco - Ferrer 5-7,6-7(8/10),6-3,6-3,7-6(7/4)

Wawrinka - Querrey 7-6(11/9),6-7(5/7),7-5,4-6,6-4

Youzhny - Robredo 7-5,6-2,4-6,6-4


Nadal ne traîne pas

Dans la nuit new-yorkaise, Rafael Nadal ne traîne pas pour se qualifier (6-3, 6-4, 6-4) pour les quarts de finale aux dépens de Feliciano Lopez. Fernando Verdasco l'attend maintenant.

Quand Rafael Nadal entre sur le court Arthur-Ashe, il est déjà 23 heures. Son futur adversaire en demi-finale, Fernando Verdasco, vient d'achever son marathon de 4h23' sur le Louis-Armstrong. Le Majorquin est donc pressé et le résultat ne tarde pas avec une victoire (6-3, 6-4, 6-4 en 2h08'). Quatre matches, quatre victoires, aucun break, aucun set perdu...

D'entrée, il donne le ton. Feliciano Lopez (n°23) vit mal sa panne de service avec un break encaissé à 1-0. Le volleyeur espagnol qui reste sur une victoire au Queens contre son leader, ne voit pas le jour malgré quatre occasions au premier set. Il perturbe (un peu) le numéro 1 mondial avec ses services-volées. Mais c'est trop peu...

Nadal, service compris

Le Rafa du jour (surtout de la nuit) ne veut pas traîner. Il connaît l'importance de la fraîcheur, notamment à l'US Open. Alors il s'appuie sur sa qualité de service (63% de premières balles, 9 aces, 90% de points gagnés derrière sa première balle), toujours très performant depuis une semaine, et sa force en passings. Alors il breake en début de premier et deuxième sets et à 4-4 dans la troisième manche. Alors il laisse son adversaire forcer et commettre trop de fautes directes (41). Alors il livre un match très solide (30 points gagnants, 14 fautes directes).

Feliciano Lopez a bien quelques éclairs avec sa volonté permanente d'aller vers l'avant (21 points sur 32 montées) et de varier le jeu avec son revers slicé. Mais il est trop dépendant de son service et sa balle ne fait pas mal à Rafael Nadal. Quand le Majorquin a du temps, la punition n'est jamais loin... Le numéro 1 mondial dicte le jeu, termine sur un coup droit gagnant sous forme de fusée, sur un jeu blanc, il est 01h16. C'est l'heure d'aller se coucher...
S.D.


REACTION

Nadal : «Je devrai être agressif contre Verdasco»
«A cette heure-ci, il était important de gagner en trois sets. Le premier set était capital. Vers 3-2 ou 4-3, j'ai été mené 0-40 sur mon service, mais il a commis deux grosses erreurs en faisant la faute sur des deuxièmes balles. Après, j'ai bien servi. Je n'ai toujours pas perdu de set, ni de jeu sur mon service. Cela signifie que je sers bien et que je suis bien concentré. Je joue bien mais pas encore à mon meilleur niveau, je progresse à chaque match. Verdasco est un joueur très complet, je le crains. Il joue bien mieux que ces derniers mois, ce sera un match difficile. Je l'ai vu jouer aujourd'hui, et l'autre jour contre Nalbandian. Je devrai être agressif. Il a joué un long match contre Ferrer. Mais je me rappelle avoir passé 5h15' sur le court (contre lui justement) en demi-finales de l'Open d'Australie, et avoir dû enchaîner avec la finale. J'étais fatigué mais prêt. Je pense qu'il le sera aussi.»


PROGRAMME DE MERCREDI

Arthur-Ashe Stadium: Pas avant 13h00 (19h00 heure française)

Kaia Kanepi (EST/n°31) - Vera Zvonareva (RUS/n°7) 0-0
Gaël Monfils (FRA/n°17) - Novak Djokovic (SRB/n°3) 0-4

A partir de 19h00 (1h00 heure française)

Caroline Wozniacki (DAN/n°1) - Dominika Cibulkova (SVQ) 4-1
Robin Soderling (SUE/n°5) - Roger Federer (SUI/n°2) 1-12
# 09/09/2010 à 16:26 Nico
RESULTATS DE MERCREDI

Monfils soufflé par Djokovic

L'US Open s'arrête en quart pour Gaël Monfils. Le Français n'a jamais su s'adapter au vent et s'incline (7-6 [2], 6-1, 6-2) contre Novak Djokovic.

Pour le Vendée Globe, les conditions sont parfaites sur le court Arthur-Ashe avec un vent en rafales permanent. Pour l'US Open, il faut sortir les rames et Gaël Monfils n'a pas le pied marin. Face à Novak Djokovic, il cherche son routeur et choisit le mauvais chemin : la défense. « Je n'ai pas bien géré le vent. Dans le vent, je ne suis pas aussi tranchant, constate le Français, frustré de sa prestation. Je perds vachement d'armes et cela devient super dur voire impossible. A un moment, tu te sens vraiment nul sur le terrain. Tu subis, c'est l'enfer. Tu prends un patate à droite, à gauche, à droite, à gauche. Tu cours. Et tu te dis : Pourquoi tu cours ? »

Avec de telles conditions, il se retrouve rapidement, enfermé dans sa cabine, dans des creux de dix mètres dans le Cap Horn, et finit dans la soute avec une lourde défaite (7-6 [1], 6-1, 6-2 en 2h24') en quart de finale. Il sait bien comment il faut jouer. Mais son jeu ne lui offre pas encore assez d'armes et sa tête lui voile la réalité. « Il faut avoir plus de main. Je joue beaucoup sur mes qualités physiques. Quand tu es trop loin, la balle ne sort jamais pareille de ta raquette. Il faut vraiment s'ajuster, ce n'est pas trop mon type de jeu, résume le protégé de Roger Rasheed. Il faut être un peu plus agressif et pas hésiter à prendre la balle plus tôt car plus on attend et plus la balle tourne. »

Le Serbe a bien compris le cap à tenir malgré trente premières minutes de tangage et un break encaissé à 1-1 et tenu jusqu'à 4-3. «J'ai eu un peu de retenue. Après le premier point de 4-3, le match a complètement basculé. Au début, j'ai essayé, j'ai essayé. A la fin, je n'y arrivais plus, constate le Tricolore qui attend maintenant avec impatience la Coupe Davis. C'est chiant parce que ce n'est plus trop du tennis.» Le 4e mondial sait qu'il est plus simple de faire une volée que de tirer un passing dans le vent. Alors il tient sa ligne et vient au filet (40 points gagnants sur 59 montées). Il a beau commettre quelques toiles d'envergure à la volée, il continue et se fait violence. Il ose. Cela doit être héréditaire quand on voit les tee-shirts portés par ses parents en tribunes avec son portrait en étendard.

Avec sa capacité à prendre la balle tôt, Novak Djokovic est dans le terrain. Avec son manque de confiance en soi, Gaël Monfils est dans les bâches et fait l'essuie-glace. Sur le central new-yorkais, c'est la prime à l'audace et à l'opportunisme. Il faut savoir jouer avec le vent et profiter des opportunités. Dans le box de Gaël Monfils, Thierry Henry le sait bien : il faut mettre les occasions au fond. La Monf' n'y arrive pas. Il reste englué en fond de court, il tangue un coup à droite, un coup à gauche et rate un bon paquet de balles de break (2/13). « Je n'ai pas réussi à passer le cap de l'adaptation. Cela fait partie du métier, souligne La Monf'. Il faut arriver à jouer avec le vent. J'apprends. » C'est encore un nouveau cap.-
S.D.


DJOKOVIC : «CONCENTRATION ET PATIENCE»

«Je suis vraiment heureux de la manière dont j'ai utilisé mon expérience sur le court dans ces conditions. Avec le vent, la clé est une bonne concentration et de la patience. Il faut essayer de rester calme pendant tout le match et de jouer chaque point. C'était vraiment délicat aujourd'hui. Les conditions étaient peut-être les plus difficiles que nous ayons vues du tournoi. Nous n'avions pas seulement le vent dans une direction. Cela tourbillonnait. Je luttais quand je venais au filet. Au premier set, j'ai commis beaucoup d'erreurs parce que je ne voyais pas très bien la balle, elle tournait beaucoup. Peut-être que le vent m'a un peu aidé parce que cela a neutralisé son service.»


Federer en coup de vent

Roger Federer a maîtrisé le vent et Robin Söderling (6-4, 6-4, 7-5) pour rejoindre Novak Djokovic en demi-finale.

Roger Federer, leçon n°17. Après le revers slicé, le coup droit en décalage, le service, etc., le Suisse montre comment maîtriser le vent. Bon, c'est vrai, ce n'est pas donné à tout le monde. Il faut une technique parfaite, une faculté de concentration hors du commun et un jeu de jambes où le petit pas s'apparente à une religion. Et il faut une main ! La fameuse, pas celle de Maradona. Celle qui vous permet de compenser les effets du vent tourbillonnant et de bénir le talent. Quand un bon joueur en arrive à se ridiculiser, le numéro 2 mondial joue presque normalement. Pour corser l'affaire, le quintuple vainqueur de l'épreuve ajoute une grande difficulté avec un adversaire de taille, Robin Söderling, et s'impose finalement (6-4, 6-4, 7-5 en 1h56') pour rejoindre Novak Djokovic en demi-finale.

Le premier set donne un condensé du mélange d'opportunisme et de talent du Suisse. Ballotté en début de match, il sauve quatre balles de break. Puis à 3-3, il s'offre une occasion. Elle se traduit par une sublime amortie de coup droit. Robin Söderling se retrouve K.-O. et ne marque plus un point sur le service adverse lors de cette première manche. Avec ses préparations amples et son lancer de balle très haut au service, le Suédois souffre pour trouver son rythme avec le vent.

Au service de Federer

Avec sa capacité d'adaptation, le Suisse profite de toutes les failles : quatre breaks sur ses quatre premières occasions (5/6 balles de break, 2/6 pour le Suédois). Petit résumé de l'histoire : la première sur un coup de génie, la deuxième sur un cadeau avec une double faute à 6-4, 1-1, la troisième sur un passing gagnant après avoir été mené (40-0) à 6-4, 2-2 et la quatrième sur une avalanche de fautes en coup droit à 3-5 dans la troisième manche. Après avoir servi pour le troisième set, le Suédois craque et encaisse quatre jeux d'affilée.

Au-delà de ce réalisme, il s'appuie sur le seul coup qui dépend presque que de lui : le service. Pour contrer Eole et ne pas laisser le 5e mondial s'installer dans le court, il se montre d'une efficacité redoutable en premières balles (18 aces, 64% de premières balles, 86% de points gagnés derrière sa première) avec deux aces d'affilée pour conclure. Avec ses variations en revers slicés, il finit son entreprise de déstabilisation. Avec ses amorties, il achève le travail. Privé de temps et de rythme, Robin Söderling force et part à la faute rapidement (32 fautes directes au total pour 16 points gagnants). A Roland-Garros, la pluie a aidé Robin Söderling. A Flushing Meadows, le vent a soutenu Roger Federer. Mais ce n'est pas seulement une question de météo.
S.D.

REACTIONS

Roger Federer : «C'était des conditions de jeu difficiles mais si je ne savais pas servir dans le vent, j'aurais quand même un gros problème. Je peux me lever à 04H00 du matin et servir, c'est mon métier... Le vent n'affecte pas ma concentration au service même si ça perturbe parfois mon lancer. Je ne panique pas, je sais que je sais jouer dans le vent. C'est l'entraînement et l'expérience. Le service était la clé sur ce match, il (Soderling) n'a pas pu se servir du sien aussi bien que d'habitude, il n'a pas été aussi précis. Ce n'était pas vraiment une revanche sur Söderling, je suis juste content d'avoir joué un super match contre un bon joueur. C'était un tennis très solide. Djokovic (son prochain adversaire) est un des meilleurs athlètes sur le circuit, il te fait beaucoup travailler en défense.»

Robin Söderling : «C'était dur en raison des conditions mais il n'y a rien qu'on puisse faire, vous ne pouvez pas changer la météo. Vu les conditions, je trouve que j'étais à peu près OK. Je n'ai pas mis assez de premiers services dans le carré, à cause du vent. J'aurais mieux joué si ça avait été le cas. Roger a très bien joué dans le vent, il bouge très bien, il est toujours au bon endroit. Ses premiers services flirtaient avec les lignes, ce qui n'était pas facile vu ce vent. (Quand j'ai servi pour le set à 5-3 dans la troisième manche, j'étais face au vent, c'était difficile. Il a bien joué à ce moment-là.»


PROGRAMME DE JEUDI

Verdasco face à son maître

10 matches, 10 défaites. Fernando Verdasco a conscience d'être condamné à l'exploit en quart de finale de l'US Open face à son compatriote ibérique Rafael Nadal, qui n'a jamais semblé aussi fort. Avant eux, le Suisse Stanislas Wawrinka va tenter de poursuivre son rêve face au Russe Mikhail Youzhny.


Rafael Nadal (ESP, 1) - Fernando Verdasco (ESP, 8). Face-à-face : 10/0 (pas avant 2h du matin)


Fernando Verdasco en quart de finale de l'US Open... Peu aurait osé miser une pièce sur le Madrilène totalement hors du coup depuis Roland-Garros. Après une saison sur terre battue pleine avec notamment une place en finale au Masters 1000 de Monte-Carlo et un titre à Barcelone, le protégé de Juan Luis Tati Rascon avait inexplicablement plongé dans le néant, ne remportant que quatre matches depuis les Internationaux de France.

Le retrouver à ce stade de la compétition est donc une réelle surprise, mais le voir se hisser en demi-finale serait un véritable tremblement de terre sur le circuit puisque se dresse sur sa route le roi Rafael Nadal, sa véritable bête noire, vainqueur de leurs dix premières confrontations. Tout le monde garde en mémoire leur monumentale demi-finale de l'Open d'Australie 2009, conclue en cinq manches, 5h14 de jeu et trois jeux décisifs... Mais sur l'ensemble de leurs neuf autres affrontements, le Majorquin n'a cédé que deux sets et disputé que deux tie-breaks. Les chances de Verdasco semblent donc quasiment inexistantes, d'autant plus que le numéro un mondial n'a jamais semblé aussi affuté que cette année à pareille époque.

Arrivé à New York en pleine possession de ses moyens, sans la moindre blessure, sans avoir déjà puisé dans ses réserves, le Taureau de Manacor a su profiter des deux semaines précédant la dernière levée du Grand Chelem pour corriger les quelques lacunes entre-aperçues lors des deux Masters 1000 nord-américains à Cincinnati et Toronto. Revers et service avaient ainsi été montrés du doigt. Il semblerait que le Majorquin ait trouvé en partie la bonne recette. Il est le seul joueur présent dans la première partie du tableau à ne jamais avoir concédé son engagement.

Face à son compatriote Feliciano Lopez, il a également claqué le service le plus rapide de sa carrière (217 km/h) et lors de ses deux derniers tours, il a remporté plus de 90% des points derrière sa première balle. Ajoutez-y sa légendaire solidité en fond de court, son incomparable vitesse de déplacement, son coup droit ravageur et vous comprenez pourquoi il n'y a que Patrick McEnroe pour parier sur Verdasco. "Quelle victoire pour Fernando Verdasco ! (Ndlr, l'Espagnol a sorti David Ferrer en huitièmes après avoir été mené deux sets à zéro) En aura-t-il assez sous le pied pour battre Nadal ? Je dis OUI !", assure ainsi le capitaine américain de Coupe Davis sur Twitter.


Mikhail Youzhny (RUS, 12) - Stanislas Wawrinka (SUI, 25). Face-à-face : 2/2 (vers 20h)


Avec l'Ecossais Andy Murray, vainqueur du Masters 1000 de Toronto avec des victoires successives face à Rafael Nadal et Roger Federer, et le Tchèque Tomas Berdych, présent dans le dernier carré à Roland-Garros et finaliste à Wimbledon, le deuxième quart du tableau de l'US Open semblaient avoir des favoris tout désignés. Pourtant les quarts de finale nous offrent une affiche surprise entre Mikhail Youzhny et Stanislas Wawrinka. Alors que l'un a profité d'un tableau totalement dégagé, l'autre a enfin signé les résultats qu'on lui prédisait depuis longtemps pour placer un 2e joueur suisse sur la route des demi-finales. Une première pour ce pays !

Pour sa deuxième accession en quart de finale de la dernière levée du Grand Chelem, le Russe n'a pas vraiment eu besoin de forcer son talent, ne trouvant sur sa route qu'un seul membre du Top 20, l'Américain John Isner, 20e au dernier classement ATP. Un parcours allégé donc qui lui permet de se présenter sans avoir eu à puiser dans ses réserves, au contraire du Suisse, certainement émoussé par les exploits réussis aux tours précédents.

Promis à un bel avenir depuis les juniors, Wawrinka a toujours peiné à confirmer les immenses espoirs placés en lui, en se montrant trop fébrile lors des grands rendez-vous. L'arrivée à ses côtés de Peter Lundgren, ancien mentor notamment de Federer ou Safin, semble avoir changé la donne. Le talent, il l'a toujours, un mental, il a acquis, c'est pour cette raison que ses succès mémorables acquis face à Murray et l'Américain Querrey semblent le désigner naturellement comme le favori pour décrocher le ticket pour les demi-finales. Des victoires acquises cependant dans la douleur. Le joueur helvète pourrait faire les frais des efforts consentis depuis le début de la quinzaine, d'autant plus qu'au cours de sa carrière, il n'a remporté que 7 des 10 matches disputés après une victoire en cinq sets. Le physique pourrait ainsi faire la différence.
T.B.
# 10/09/2010 à 15:20 Nico
RESULTATS DE JEUDI

Nadal en service commandé

Sans avoir perdu un set du tournoi et après un match très solide (7-5, 6-3, 6-4) contre Fernando Verdasco, Rafael Nadal se qualifie pour la demi-finale où l'attend Mikhail Youzhny.

Il est 20h47 sur le court Arthur-Ashe, Rafael Nadal vient de perdre son service pour la première fois du tournoi. Et c'est bien le seul petit événement de ce quart de finale contre Fernando Verdasco. Après soixante-deux engagements et treize balles de break sauvées en cinq matches, le numéro 1 mondial cède sur un jeu blanc à 1-1 au premier set. C'est grave, docteur ? Très... Surtout pour ses adversaires. Le 8e mondial peut en parler. A 20h47, il a vu sa dernière occasion du match... A 22h56', il peut féliciter son vainqueur et encaisser sa 11e défaite d'affilée (7-5, 6-3, 6-4 en 2h22') contre son leader.

Deux heures après son "petit" exploit, il cherche encore la moindre balle de break et il compte encore ses fautes provoquées par la défense de fer de son compatriote. Mais Rafael Nadal n'est pas seulement un physique hors du commun. Face au Madrilène, le Majorquin délivre aussi un grand match tactique et technique. Dans le vent et contre un cogneur de la trempe de Fernando Verdasco, il utilise à merveille son revers slicé et n'hésite pas à venir chercher les points au filet à l'image de la balle de premier set (16 points sur 21 montées) ou de sa balle de break à 3-2 dans la deuxième manche.

Nadal simplement trop fort


Avec son coup droit, Rafael Nadal fait reculer le 8e mondial. Avec son revers, il le fait avancer. Avec son service, toujours aussi efficace (66% de premières balles, 84% de points gagnés derrière sa première), il se met à l'abri et peut se concentrer sur sa relance. Sous pression, Fernando Verdasco commet deux doubles fautes pour offrir le premier break à 4-3 à son adversaire. C'est le chant du cygne. Avec sa tenue noire, Rafael Nadal se transforme en "fantôme de l'opéra", se démultiplie et son adversaire y perd la raison.

Plus le match avance, plus le Majorquin prend le contrôle du match (11 fautes directes au premier set, 3 au deuxième set, 2 au troisième set) et le Madrilène déjoue. Sans solution, la tête de série n°8 force et termine sur une 41e faute directe. A l'Open d'Australie en 2009, Fernando Verdasco était sur un nuage et il a perdu en cinq manches et 5h14'. A l'US Open 2010, Fernando Verdasco était simplement sur terre et il a pris trois sets en 2h22'. Pour battre Rafael Nadal, il faut toucher l'exceptionnel. Même le vent n'arrive pas à le déstabiliser. Mikhail Youzhny est prévenu...


Youzhny gagne le marathon

Après un nouveau marathon, Stanislas Wawrinka finit par céder (3-6, 7-6[7], 3-6, 6-3, 6-3) contre Mikhail Youzhny. En demi-finale, le Russe affrontera Rafael Nadal.

Entre Stanislas Wawrinka et Mikhail Youznhy, les parallèles ne sont pas que biographiques et techniques... Les deux papas au beau revers ne boudent pas les marathons. Alors quand ils s'affrontent, ça dure très, très longtemps... En bons spécialistes des matches en cinq sets, ils fêtent donc ensemble le 22e match... en cinq sets de leur carrière. Et le plus frais, Mikhail Youzhny, remporte la mise avec une victoire (3-6, 7-6 [7], 3-6, 6-3, 6-3 en 4h00) et une place pour sa deuxième demi-finale à l'US Open après 2006.

Le froid et le vent ne les arrêtent pas. Les amateurs de gamme de revers peuvent se régaler. Les férus de combat peuvent les remercier. Souffrant d'une élongation à la cuisse gauche depuis deux matches, le Suisse se bat encore et toujours. Mené tout le match, le Russe revient encore et toujours. « Le deuxième set était très important. A un set partout, c'était un autre match et on pouvait tous les deux gagner», avoue le Russe. Dans le box de Stanislas Wawrinka, les Men in black, emmenés par Peter Lundgren, se déchaînent. Du côté du russe, Boris Sobkin perd de son flegme au fil du match. Plus le match avance, plus le 27e mondial souffre et recule. Plus le match avance, plus le 14e mondial avance et dicte le jeu.

Stanislas Wawrinka a réussi à aller au-delà de la douleur contre Andy Murray et Sam Querrey. Mais son corps le lâche et le jeu du 14e mondial ne lui laisse aucun répit. Avec ses changements de rythme permanents et ses revers slicés, Mikhail Youzhny épuise son adversaire. Fidèle à ses nouvelles résolutions, le Suisse tente d'aller chercher les points au filet sur la fin (6 points sur 13 montées au cinquième, 25/46 au total), mais il ne tient plus ses appuis. « J'ai tout donné aujourd'hui. J'ai commis quelques fautes, mais j'étais très fatigué après quatre heures de match, soupire Stanislas Wawrinka. Juste après ce match, je sais seulement que j'ai tout essayé et qu'il était un peu plus fort que moi. »

Malgré une ampoule au pied, soignée à 2-2 au cinquième set, le Russe reste constant et peut faire son traditionnel salut militaire au public frigorifié après une 71e faute directe de son adversaire. Après 16h27' de jeu en cinq rencontres, Stanislas Wawrinka quitte le court Arthur-Ashe le coeur lourd, le corps meurtri, mais la conscience tranquille.
S.D.


REACTIONS

Nadal : «De mieux en mieux»

Satisfait de sa prestation face à Fernando Verdasco (n°8), jeudi, en quarts de finale, Rafael Nadal (n°1) garde toutefois la tête froide. Pour lui, le favori reste Roger Federer (n°2).

Rafael Nadal : «Les conditions étaient très difficiles. Mais je m'en suis bien sorti. Je m'en suis même parfois très bien sorti (...) De mémoire, j'ai toujours réalisé de bonnes prestations avec le vent (...) Personne n'aime jouer dans ces conditions, mais je pense que la chose la plus importante à faire est de bouger. Les mouvements doivent être intenses et la concentration à son maximum (...) C'est un très bon résultat d'être en demi-finales pour la troisième année de rang, surtout cette fois, puisque je n'ai pas perdu la moindre manche. Je joue de mieux en mieux. Mais je dois encore m'améliorer si je veux arriver en finale (...) Roger (Federer) est bien évidemment le grand favori du tournoi. Il s'est déjà imposé à cinq reprises ici et reste sur six finales consécutives. Pour le moment, je ne pense pas à la finale.

(A propos de son 1/4 de finale perdu en 2006 face à Mikhail Youzhny, son futur adversaire en demies) C'était un match douloureux. Je n'avais pas connu un été facile mais je jouais de mieux en mieux au fur et à mesure que le tournoi avançait. Mais j'ai perdu ce match parce que je me suis montré trop anxieux. Mikhail est un très bon joueur, très agressif. Ce sera très difficle de le battre. Je devrai également me montrer agressif, parce que si je perds du terrain, il me sera impossile de reprendre l'évantage. Je devrai bien servir et le bousculer avec mon coup droit.»

Fernando Verdasco
: «Les conditions étaient très, très difficiles pour chacun de nous. J'ai eu énormément de mal à mettre en place le jeu qui aurait pu me permettre de battre Rafa (...) Mon plan était d'essayer de le repousser autant que possible avec mon service, me montrer agressif et jouer à l'intérieur du court. Quand j'en avais l'occasion, je tentais d'avancer et de venir conclure les points au filet, mais la balle ne cessait de bouger. Il m'était impossible d'appliquer la tactique nécessaire pour avoir des chances de battre Rafa.»
# 11/09/2010 à 10:57 Nico
Après cet épisode fort distrayant de pub attractive mdr, voilà le retour des choses sérieuses !

Federer, Nadal ou comment tenir tête


Rafael Nadal et Roger Federer jouent avec la même détermination quelles que soient les conditions de jeu. A l'US Open, ils donnent encore la leçon aux plus talentueux d'une génération bloquée, frustrée et encore trop inconstante pour bousculer la hiérarchie.
Cela aurait pu tourner au film catastrophe, avec canicule et ouragan au programme. L'US Open a pourtant tenu debout et offert un bon spectacle jusqu'ici. Mieux, malgré ces conditions de jeu difficiles (grosse chaleur en début de tournoi, puis le vent), les deux plus hautes têtes de série du tournoi, Rafael Nadal (N.1) et Roger Federer (N.2), progressent irrésistiblement vers la finale.

Sur les cîmes de leur art, ces deux-là ne tremblent pas, quelles que soient les conditions de jeu, quels que soient les adversaires... La leçon est, une nouvelle fois parfaite et cruelle pour la longue liste d'outsiders qui attendent au portillon à chaque tournoi du Grand Chelem pour une place en demi-finale, voire en finale, depuis... six ans !

Nadal, outsider et favori

Les deux seuls joueurs qui ont réussi à briser l'hégémonie de Federer et Nadal depuis 2004, Novak Djokovic (vainqueur Open d'Australie 2008) et Juan Martin Del Potro (vainqueur US Open 2009), peinent pour rester dans le top 5 ou briller en Grand Chelem. Les autres stagnent avec plus ou moins de frustration dans les parages des quarts ou demi-finales. On les comprend. Il faut un mental à toute épreuve pour devenir un joueur exceptionnel. Le vent, la chaleur, un set de retard, un break de retard, une blessure... Federer et Nadal gèrent chaque match de la même manière.

Sur Twitter, David Law, commentateur de la BBC, faisait cette pertinente remarque jeudi : "Nadal est le seul champion que je connaisse qui appréhende ses matches à la fois comme le favori et comme l'outsider". Ecoutez, pour illustrer ce genre d'exigences exceptionnelles, Roger Federer après sa victoire sur Robin Söderling : "Je peux me lever à 4h du matin et servir. C'est mon métier. [...] C'était des conditions de jeu difficiles mais si je ne savais pas servir dans le vent, j'aurais quand même un gros problème. Le vent n'affecte pas ma concentration au service même si ça perturbe parfois mon lancer". Techniquement, le respect des adversaires, ici Novak Djokovic, est total : "Il m'a déjà battu en jouant son jeu, je l'ai battu en jouant le mien. Celui qui prendra les bonnes décisions au bon moment gagnera". Une attitude irréprochable, toujours conquérante (c'est plus facile quand on accumule les victoires c'est vrai), voilà ce qui manque pour l'instant aux perdants de cet US Open.

Ne pas être médusé par Federer et Nadal

Et en premier à Gaël Monfils. Le Français a passé son année à jouer au yo-yo avec son cerveau. Après deux saisons de constance, malgré le changement d'entraîneur (Thierry Champion/Roger Rasheed), Monfils a produit des performances déroutantes. Pour les spectateurs, mais visiblement pour lui aussi ! A Roland-Garros, il laisse échapper un match insensé face à Fabio Fognini, A Cincinnati, il joue à côté de ses pompes contre Alejandro Falla, A Toronto, il met 6-0 à Murray mais perd en trois sets... En conférence de presse, ses déclarations donnent l'impression d'un joueur volontaire mais qui n'a pas encore trouvé ses repères sur le court.

Pendant cet US Open, il a d'ailleurs été d'une sévérité sans égale à l'égard de son propre tennis. Il bat Gasquet ? "Je ne joue pas le jeu de Monfils", lance-t-il. Il est sorti par Djokovic ? "Je savais que j'étais complètement nul". Et encore ce jeudi : "On n'a jamais vu du grand Monfils. Je pense qu'un grand Gaël Monfils pourrait gagner un Grand Chelem". C'est peut-être là l'erreur. Federer et Nadal n'ont pas forcément besoin d'être grands pour gagner tous les sept matches d'un majeur. Fernando Verdasco, qui avait joué le tennis de sa vie à Melbourne en 2009, avait pourtant perdu, Andy Murray avait les moyens d'aller plus haut cette semaine, en 2008 déjà, ou cette année en Australie, pour ne parler que de la génération Nadal. Mais chacun est encore trop négatif dans son approche des temps forts du tournoi.

Et la réponse du coach Rasheed au coaché Monfils, dans L'Equipe, est limpide : "Dans tous les sports, ceux qui gagnent les grands tournois ou les grandes courses sont ceux qui vont les chercher, pas ceux qui les attendent? Regardez Nadal, regardez Federer."

Novak Djokovic, qui va jouer sa quatrième demi-finale contre le Suisse, sa troisième à l'US Open (après deux défaites, sans parler de sa défaite en finale), sait qu'il faut lutter pour observer sans être médusé de l'hydre à deux têtes du tennis mondial : "Je suis sûr que les gens veulent une finale entre Roger et Rafa. Je vais essayer de faire en sorte que cela n'arrive pas."
J.C.


PROGRAMME DE SAMEDI

Arthur-Ashe Stadium : Pas avant 12h00 (18h00, heure française)

Rafael Nadal (ESP/n°1) - Mikhail Youzhny (RUS/n°12)


Novak Djokovic (SER/n°3) - Roger Federer (SUI/n°2)

Pas avant 19 heures (01h00, heure française)

Vera Zvonareva (RUS/n°7) - Kim Clijsters (BEL/n°2)
# 12/09/2010 à 12:34 Nico
Nadal, première

Rafael Nadal, victorieux samedi de Mikhail Youzhny, décroche sa première finale à l'US Open. Il y retrouvera Novak Djokovic.

Comme sur une autoroute désertée, Rafael Nadal trace pour atteindre sa première finale à l'US Open sans perdre un set du tournoi. Un seul danger le menace : la déconcentration. Même les historiens du tennis ne se souviennent pas d'un tel événement. En Grand Chelem, l'Espagnol n'est jamais guetté par le sommeil. Plus les tours passent, plus sa vigilance s'accroît. Et Mikhail Youzhny ne roule pas à la même vitesse et cède (6-2, 6-3, 6-4 en 2h13'). « Je ne peux pas dire que j'étais vraiment fatigué, mais je n'étais pas assez rapide. Mon temps de réaction n'était pas assez rapide, explique le Russe, victorieux d'un match marathon contre Stanislas Wawrinka au tour précédent. Je bougeais bien, mais ma tête ne répondait pas aussi vite que mon bras et mes jambes.»

Le Russe s'accroche, tente de prendre l'aspiration, mais il hoquette au bout d'un quart d'heure. Il laisse la pole position au numéro 1 mondial avec un break dès le quatrième jeu. Il ne le revoit pas. Pour se procurer une balle de break à 3-1 au premier set, il doit réaliser un exploit avec une amortie gagnante après un bras de fer de vingt-six frappes. Pour réaliser le break, il doit attendre deux heures de match à 4-3 au troisième set. Puis il craque sur son seul service-volée de la rencontre, il rate la volée haute et offre une balle de break fatidique à son adversaire. « Je fais un très bon jeu à 4-3 au troisième set, c'était beaucoup d'émotions, résume le 14e mondial. Si je peux jouer comme ça tous les jeux contre Rafa, j'ai peut-être une chance de gagner, et encore ce n'est pas sûr. » L'un est toujours à fond, l'autre joue sur les courbes sinusoïdales.

Nadal sans perdre un set


Pour comprendre le match, il suffit de lire la définition de la courbe sinusoïdale : « L'amplitude du signal peut correspondre à une pression (son), à un déplacement (corde qui vibre), à une quantité d'électrons en déplacement (courant électrique) ou encore à une onde électromagnétique. » La pression, c'est Nadal avec son efficacité au service (65% de premières balles, 78% de points gagnés sur sa première). Le déplacement, c'est Nadal avec son incroyable couverture de terrain. La quantité d'électrons en déplacement, c'est l'impression que laisse Nadal à ses adversaires.

Quant à l'onde électromagnétique, c'est Nadal avec sa quête du dernier Grand Chelem qui manque à son palmarès. Avec cette sixième victoire en trois sets, il lance un signal strident. Pour la première fois de sa carrière, l'Espagnol arrive frais en cette fin de saison. Ses problèmes de revers, de service et ses doutes sur sa capacité à bien appréhender la rapidité de la surface appartiennent déjà au passé.
S.D.


Nadal : «Un pas de plus»

Rafael Nadal, déjà satisfait de son tournoi, ne pense pas aux records et aux honneurs. Son seul objectif est de continuer à progresser.

«Rafael Nadal, que ressentez-vous après cette première accession en finale à Flushing Meadows ?

C'est un pas de plus dans ma carrière. Cette victoire est donc très importante. Me retrouver en finale du dernier Grand Chelem de la saison est quelque chose de nouveau. Jusqu'à présent, je suis toujours arrivé ici avec des problèmes. J'ai déjà fait un très bon tournoi. Je suis satisfait de ma progression pendant la quinzaine parce que je n'étais pas au top en débarquant à New York.

Un succès dimanche pourrait-il faire de vous le meilleur joueur de tous les temps ?

Non, non. Je ne suis pas sur la liste des nominés pour le titre de meilleur joueur de l'histoire, j'en suis très loin. Je ne pense vraiment pas pouvoir atteindre le niveau de Roger (Federer). Ce qu'il a accompli est quasiment impossible à reproduire. J'y vais pas à pas. C'est de cette façon que j'ai une chance de continuer à remporter des tournois importants.

Vous avez changé votre geste de service. Comment appréhendez-vous cette nouveauté ?

J'ai modifié ma prise mais, surtout, ma position. Je sais que je dois bien servir si je veux avoir la chance de m'imposer ici. Je ne cesse de me le répéter. Je me suis toujours beaucoup entraîné au service et je dois continuer à travailler dur sur ce point. Mon engagement est bon, mais ce n'est pas suffisant. Néanmoins, je suis sur la bonne voie.

Depuis le début de votre carrière, vous n'avez eu de cesse de vous améliorer et de progresser. Où puisez-vous cette force ?

J'ai toujours pensé qu'il était possible de continuer à progresser. Voilà pourquoi je joue, pour progresser et me sentir meilleur. Je ne m'entraîne pas tous les jours pour m'entraîner. Je m'entraîne tous les jours pour essayer d'apprendre quelque chose. Chaque tournoi est difficile, j'ai besoin de toujours plus d'options pour tenter de m'imposer.»


Djokovic terrasse Federer

Après avoir sauvé deux balles de match, Novak Djokovic terrasse (5-7, 6-1, 5-7, 6-2, 7-5) Roger Federer pour rejoindre Rafael Nadal en finale.

Incrédule et abasourdi, Novak Djokovic se signe, embrasse le court, salue le public. Après avoir sauvé deux balles de match à 5-4 (15-40) au cinquième set, le Serbe terrasse (5-7, 6-1, 5-7, 6-2, 7-5 en 3h44') Roger Federer. «C'est un des matches dont je me souviendrai toute ma vie, savoure Nole. Ce n'est pas seulement parce que j'ai battu un de smeilleurs joueurs de tous les temps, mais c'est aussi parce que je suis revenu, que j'ai sauvé des balles de match en jouant un excellent tennis lors d'un vrai thriller.» En dix minutes, son destin bascule. A 18h30, il fait rebondir indéfiniment sa balle avant de servir. Le public compte ses battements de coeur au rythme des rebonds de sa balle. Sa mère tient sa chaîne, son père souffre et lui assure. Il rate à deux reprises sa première balle et pourtant... Il ose. Il n'est pas volleyeur, mais il vient chercher sa survie au filet. Puis il lâche un coup droit gagnant. « J'étais à quelques centimètres près », philosophe le Suisse devant une salle de presse comble.

Il a beau avoir gagné seize Grands Chelems, cinq fois l'US Open et rester sur six finales à New-York, il referait volontiers le film avec « une fin avec un tie-break » ou avec un match avec deux vainqueurs. Mais son coup droit le trahit en fin de rencontre (35 fautes directes dont 21 au dernier set, 66 fautes directes au total) et il voit s'évanouir la finale de rêve contre Rafael Nadal. Alors dimanche, il ferme. « Je ne regarderai pas le match. C'est la dernière chose que j'ai envie de faire. Je vais passer du temps avec mes enfants et peut-être aller faire du shopping, prévient Roger Federer en souriant. Je ne sais pas si les boutiques sont ouvertes le dimanche. Mais je trouverai bien quelque chose d'ouvert. Nous verrons.» Lui, il en a déjà trop vu.

Il ne peut éviter de repenser à ses deux balles de match, à ses trois erreurs en coup droit à 5-5 au cinquième set pour offrir le break à son adversaire, à sa faute de revers sur une balle de débreak à 5-6... Ce dimanche, dans les boutiques ou avec ses jumelles, il aura le temps de se vider l'esprit et d'oublier ses hauts et ses bas lors des deuxième et quatrième manches. Il pourra maudire son service moins efficace. Mais avec le recul, il pourra aussi apprécier le niveau de jeu de son adversaire.

Avec ses prises de balles précoces, sa volonté de ne jamais reculer et sa qualité de relance, le Serbe vient de délivrer un grand match. Sa longueur de balles ne permet pas à l'ancien numéro 1 mondial de se ruer au filet. Les deux champions jouent à une cadence de PlayStation et Nole est plus jeune que Roger... Ce samedi soir, le Suisse évoque déjà le «bon boulot de la part de Novak qui est toujours resté dans le match et pour finir, cela a payé. Il méritait de gagner comme moi.» Et pour la suite, Roger Federer lâche une dernière réponse à l'adresse de son grand rival espagnol : « Maintenant que j'ai bien fatigué son adversaire, j'espère qu'il va gagner. » Rafa est un garçon poli, il saura dire merci. Mais Nole est sur son nuage avec un sentiment de rescapé : «Bien sûr, je suis fatigué. Il n'y a pas de secret. Mais à la fin, c'est juste une remarquable victoire et je suis sûr que je retrouverai ma force pour donner le meilleur de moi-même demain sur le court.» - S.D.


Federer : «A quelques centimètres près»

Après sa défaite contre Novak Djokovic, Roger Federer relativise malgré la déception et se montre satisfait de son année en Grand Chelem avec un titre, une demi-finale et deux quarts.

« Roger Federer, comment expliquez-vous vos hauts et vos bas ?

Ce n'est pas super de ma part d'avoir des hauts et des bas en demi-finale. Mais Djokovic m'a aussi poussé à avoir ces hauts et ces bas. C'est du bon boulot de la part de Novak. Il est toujours resté dans le match et à la fin, cela a payé. Il méritait de gagner, moi aussi. On était tout près. C'est dommage que cela ne se finisse pas au tie-break. C'est dur de perdre un match en Grand Chelem avec des balles de match. J'étais à quelques centimètres près.

Avez-vous été étonné que Novak Djokovic résiste aussi bien à la pression du public qui attendait une finale Nadal/Federer ?

J'étais favori, il n'y avait donc pas beaucoup de pression sur lui. Il a déjà bien joué dans ces circonstances et dans des demi-finales de Grand Chelem. Honnêtement, je pense qu'il a bien joué lors de nos trois rencontres ici. Ce n'est pas comme un gars qui ne peut pas jouer sous pression. Il l'a prouvé à de multiples reprises. Je savais qu'il était un adversaire très difficile. Il a disputé un bon match. Je sentais que je contrôlais le match et j'ai laissé m'échapper trop rapidement deux sets qui auraient pu le faire travailler plus dur. J'étais à un point de la victoire cette année et à deux points l'an dernier. Ce sont deux défaites difficiles en deux ans. Mais je sens que je joue un bon tennis. C'est positif.

Que s'est-il passé aux deuxième et quatrième sets ?

J'ai bien débuté le deuxième set. Je commets une double faute à 40-15, mais je voulais rester agressif et ne pas lui donner trop de rythme. Tout d'un coup, je me retrouve à égalité, il réalise quelques bons points et c'est le break. C'est la difficulté sur surface rapide. Ensuite, il joue plus libéré. Je ne sais pas si cela joue un petit rôle de savoir que tu dois disputer la finale le lendemain, si tu joues avec un peu moins d'intensité parce que tu ne veux pas te tuer avant la finale. Cela joue peut-être un petit rôle dans la tête. Ce n'est pas un avantage de jouer en deuxième match le samedi.

Etes-vous inquiet de ne pas avoir atteint une finale de Grand Chelem depuis neuf mois ?

Vous pouvez regarder les choses de manière pessimiste. Moi, je vois les choses de façon positive. C'est une bonne année de Grand Chelem avec une victoire, une demi-finale et deux quarts de finale. Ce n'est pas si mauvais que ça. Ce ne sont pas trois tournois du Grand Chelem comme j'ai pu le faire certaines années. Si vous comparez avec ça, c'est terrible. Même c'est quand même très bien. Je suis content de la façon dont je joue et physiquement, cela va très bien. La saison n'est pas finie après l'US Open. »
S.D.
# 12/09/2010 à 12:35 Nico
FINALE DE DIMANCHE

Stadium Arthur-Ashe

Pas avant 16h30 (22h30, heure française)

Rafael Nadal (ESP/n°1) - Novak Djokovic (SER/n°3) : 14-7



# 13/09/2010 à 01:04 Nico
Nadal et Djokovic attendront lundi

La finale messieurs de l'US Open a été reportée à lundi en raison de la pluie. Novak Djokovic, finaliste en 2007 et auteur d'un exploit éprouvant en cinq sets devant Roger Federer, est le grand bénéficiaire de ce report. Rafael Nadal va disputer sa première finale à New York.
Comme en 2008, l'US Open connaîtra son vainqueur un lundi. La finale inédite et prometteuse entre Rafael Nadal et Novak Djokovic n'a pas pu commencer ce dimanche. Les prévisions météorologiques annonçaient des averses avant le match, et 50% de chances de pluie pendant la partie. Après une série de reports provisoires, les organisateurs du tournoi ont décidé "avec regrets, mais par respect pour les joueurs", de décaler au lendemain les finales des tableaux messieurs et double dames.

Après avoir évoqué en souriant pendant une conférence de presse la "danse de la pluie" qui pourrait lui permettre d'obtenir un précieux jour de repos, Novak Djokovic apparaît comme le grand gagnant de ce report. Après cinq sets éprouvants physiquement et nerveusement, le Serbe va pouvoir recharger ses batteries. Cela compromettra peut-être un peu la qualité de sa performance en fin de semaine, en demi-finale de Coupe Davis (contre la République tchèque). Mais ceci est anecdotique aujourd'hui. Rafael Nadal, qui garde un mauvais souvenir de la pluie (il avait perdu face à Andy Murray en 2008, sur deux jeux à cause de la pluie), vivra une première étrange à New York. Comme si le ciel de Flushing Meadows déplorait lui-même l'absence de Roger Federer ?
Eurosport
# 14/09/2010 à 14:20 Nico
La totale pour Nadal

Rafael Nadal remporte (6-4, 5-7, 6-4, 6-2) son 9e titre du Grand Chelem aux dépens de Novak Djokovic. Il est désormais le 7e joueur à avoir gagné tous les Majeurs.

Il a gagné sur ses qualités physiques à Roland-Garros. Il a gagné sur ses qualités mentales à Wimbledon. Il a gagné sur ses qualités physiques et mentales en Australie. Aujourd'hui, il gagne avec son jeu à l'US Open et terrasse (6-4, 5-7, 6-4, 6-2 en 3h43') un grand Novak Djokovic. Pour conquérir son neuvième titre du Grand Chelem, devenir le septième homme à remporter les quatre titres du Grand Chelem et dépasser Andre Agassi, Ken Rosewall, Ivan Lendl ou Jimmy Connors au nombre de titres majeurs, il a forcé sa nature. Sur une surface très rapide, il faut un grand service. Il a travaillé et changé sa prise de raquette. Sur une surface très rapide, il faut prendre la balle plus tôt. Il a travaillé et agresse en permanence son adversaire. Sur une surface très rapide, il faut une volée et un slice. Il a travaillé et n'hésite plus à venir finir ses points au filet.

Quand Rafael Nadal s'écroule sur le ciment new-yorkais, puis s'agenouille pour célébrer sa première victoire à Flushing Meadows, c'est le symbole du travail et de l'abnégation. L'oncle Toni peut jubiler dans son box. Ils ont fait du bon boulot. A ses qualités naturelles, le Majorquin a ajouté une somme de petits détails dans le jeu et dans sa préparation avec trois semaines de repos en juillet pour arriver frais à l'US Open. Un simple champion se serait "contenté" de rester dans sa filière. Un grand champion fait évoluer son jeu pour entrer dans la légende. Lors de l'US Open, le numéro 1 mondial en donne la preuve par l'exemple. Lors de la finale interrompue 1h48' par la pluie à 6-4, 4-4 (30-30), il allie le mental, le physique et le jeu pour faire plier Novak Djokovic. «Il a les capacités pour devenir le meilleur joueur de tous les temps. Il joue le meilleur tennis que je l'ai vu pratiquer sur dur, constate avec admiration le Serbe, venu juste après sa finale en conférence de presse. Il a considérablement amélioré son service. C'est un joueur très complet.»

Nadal, la force du travail

Son service demeure le meilleur exemple de l'évolution de son jeu. Il y a seulement deux ans, qui aurait pu dire que Rafael Nadal servait mieux que Novak Djokovic ? Personne. Ce lundi 13 septembre dans le froid et l'humidité du court Arthur-Ashe, le constat est clair : 8 aces, 67% de premières balles (73% de points gagnés sur sa première), 212 km/h pour son service le plus rapide, 188 km/h en moyenne. L'Espagnol est devenu un excellent serveur. Contre le futur 2e mondial, il varie parfaitement les trajectoires, les vitesses et s'offre des points gratuits à des moments cruciaux, à l'image de ses deux services gagnants et de son ace pour conclure le troisième set à 5-4 (15-30). «J'ai une chance à 15-30 au troisième set et il sert trois services incroyables, raconte Nole qui écarte l'hypothèse de la fatigue. Je pense que c'était une des clés du match aujourd'hui avec bien sûr son jeu de fond de court et sa grande couverture de terrain. Son service était fantastique tout le tournoi.» Et c'est une différence énorme, surtout face à un relanceur de la qualité du Serbe.

Novak Djokovic tente tout. Sur sa ligne, il lance des fusées des deux côtés, multiplie les montées (28 points sur 45 montées), mais Rafael Nadal joue à la PlayStation en vitesse accélérée pour le jeu de jambes. Le futur n°2 mondial réussit à déstabiliser l'Espagnol par intermittence à l'instar de ses onze points d'affilée pour mener 4-1 au deuxième set, de ses vingt balles de break sauvées sur vingt-six ou de son réalisme sur les balles de break (3/4) à l'image de sa balle de deuxième manche, remportée sur un excellent retour. Mais face à un mur, la balle revient toujours plus vite, le Serbe s'use et finit par craquer sur une 24e faute directe en coup droit (47 au total). «Rafa est le meilleur joueur du monde et il mérite ce titre», avoue Nole lors de la remise de trophée avant de subtiliser le chèque du vainqueur en riant. Le constat est banal, mais tellement vrai. Un champion est un être d'exception, Rafael Nadal est un immense champion. A seulement 24 ans.
S.D.


LES CHIFFRES DE LA FINALE

Durée: 3 h 43 min
Aces 8 - 5
Doubles fautes 2 - 4
Pourcentage de 1res balles 67% - 66%
Au filet (points/montées) 16/20 - 28/45
Points gagnants/fautes directes 49/31 - 45/47
Balles de break 6/26 - 3/4
Total de points gagnés 136 - 119

LE PARCOURS DE NADAL

1er tour: bat Teymuraz Gabashvili (RUS) 7-6 (7/4), 7-6 (7/4), 6-3
2e tour: bat Denis Istomin (UZB) 6-2, 7-6 (7/5), 7-5
3e tour: bat Gilles Simon (FRA) 6-4, 6-4, 6-2
8e de finale: bat Feliciano Lopez (ESP/N.23) 6-3, 6-4, 6-4
Quart de finale: bat Fernando Verdasco (ESP/N.8) 7-5, 6-3, 6-4
Demi-finale: bat Mikhail Youzhny (RUS/N.12) 6-2, 6-3, 6-4
Finale: bat Novak Djokovic (SRB/N.3) 6-4, 5-7, 6-4, 6-2

LE PALMARES DE NADAL

42 titres, dont 6 cette saison (Monte-Carlo, Rome, Madrid, Roland-Garros, Wimbledon, US Open)

En Grand Chelem: 9 victoires
Open d'Australie: 1 titre (2009), 2 demi-finales (2005, 2008)
Roland-Garros: 5 titres (2005, 2006, 2007, 2008, 2010)
Wimbledon: 2 titres (2008, 2010), 2 finales (2006, 2007)
US Open: 1 titre (2010), 2 demi-finales (2008, 2009)
Médaillé d'or aux jeux Olympiques de Pékin (2008)
J.C


REACTIONS

Nadal : "Federer est meilleur que moi"

S'il est entré un peu plus dans l'histoire en remportant l'US Open, Rafael Nadal a rendu hommage à Roger Federer. "Les titres montrent qu'il est bien meilleur que moi", estime-t-il. Si s'imposer à New York était "un rêve", l'Espagnol espère encore progresser. Son objectif : "gagner le Masters".

RAFAEL NADAL, quel est votre sentiment après ce premier succès à l'US Open ?

R.N. : C'est un sentiment incroyable. Gagner contre Novak, c'est toujours très, très difficile. Les résultats montrent que j'ai souvent perdu face à lui (avant cette finale, Nadal menait 14 victoires à 7 face à Djokovic, ndlr). Mais je crois que, pour la première fois de ma carrière, j'ai joué un très, très bon match dans ce tournoi. J'ai joué mon meilleur match à l'US Open au meilleur moment. Donc je suis bien sûr très heureux. Vous savez, je n'ai que 24 ans. c'est un rêve de faire ce Grand Chelem mais c'était encore plus un rêve de gagner l'US Open. J'ai beaucoup travaillé toute ma vie pour être ici mais je n'ai jamais imaginé avoir les quatre titres du Grand Chelem.

Vous attendiez-vous à une telle résistance de la part de Novak Djokovic, notamment dans le deuxième set ?

R.N. : Je m'attendais à ce que ce soit difficile car Novak est le numéro 2 mondial et il joue à un très haut niveau. Je suis persuadé qu'il remportera bientôt ce tournoi. Il a le jeu idéal pour s'imposer ici, et dans n'importe quel tournoi d'ailleurs. Je lui souhaite bonne chance. C'est un athlète incroyable et une personne formidable. Son attitude dans la défaite est toujours remarquable. C'est quelque chose de très positif pour le sport et un bel exemple pour tout le monde.

Comment avez-vous fait pour progresser sur surface rapide ?

R.N. : Je pense qu'il y a une part de confiance. Je ne crois pas que j'ai progressé tant que ça depuis 2009 (et sa victoire à l’Open d’Australie, ndlr). J'ai un peu progressé mais il n'y a pas eu un changement radical. Bien sûr, l'US Open est le tournoi le plus difficile pour moi. Ici, je dois adapter mon jeu par rapport au court, aux balles, à tout... En Australie, s'il fait chaud, la balle rebondit plus haut. A Wimbledon, je dois également m'adapter mais ça n'a jamais vraiment été un problème car ce qui compte, ce sont les mouvements. Et je crois que mes mouvements sont bons pour jouer sur cette surface. Mais les surfaces rapides ont toujours été les plus difficiles pour moi, spécialement concernant les services. Le service a probablement fait la différence dans ce tournoi.

Que vous reste-t-il à accomplir pour vous convaincre que vous êtes meilleur que Roger Federer ?

R.N. : Il a beaucoup plus de titres que moi. Je suis plus qu'heureux avec mes titres. Il est idiot de se demander si je suis meilleur ou pas que Roger. Le palmarès montre qu'il est meilleur que moi. C'est la vérité du moment et je pense que cela le restera toute ma vie. Pour moi, Roger a toujours été un exemple. Notamment parce qu'il a su faire progresser son jeu durant toute sa carrière. C'est une bonne chose à copier, non ? Donc j'ai essayé de le copier. Mais je sais que Roger et moi sommes différents, nous avons des styles différents. Je pense que ça n'est pas le bon moment pour faire ce genre de comparaison. Moi, je n'y pense pas.

A votre avis, combien de temps peut encore durer cette rivalité ?

R.N. : Je ne sais pas. Aujourd'hui, il y a aussi Novak. Roger va devoir défendre beaucoup de points jusqu'à la fin de la saison, Novak aussi. Ils ont tous les deux une chance de finir à la place de numéro 2 mondial. Tous les ans, on repart de zéro. Il y a Novak, Andy Murray ou des nouveaux joueurs à affronter. Mais, durant les six dernières années, Roger et moi avons été les numéros 1 et 2. Ça a toujours été une belle rivalité. Nous verrons ce qui se passera dans le futur. Je ne suis pas un devin.

Quel est votre objectif désormais, les 16 titres du Grand Chelem de Federer ?

R.N. : Il est beaucoup trop loin. 16 titres, c'est trop loin ça pour y penser... Mon objectif dans ma vie a toujours été le même: m'améliorer, être meilleur d'année en année. Mais mon objectif immédiat reste de gagner le Masters. C'est le dernier grand titre qui me manque. C'est le plus dur à gagner pour moi car il se joue en salle sur une surface très rapide. C'est un défi pour moi d'essayer de le gagner cette année. Je veux aussi finir cette saison bien mieux que je n'ai fini les dernières saisons. Je veux terminer sur une bonne impression.

Que vous reste-t-il à améliorer dans votre jeu ?

R.N. : Le plus important, ce sera d'essayer de continuer à servir aussi bien que dans ce tournoi. Si je peux reproduire ça, ça va être un changement dans ma carrière car si j'ai autant de points gratuits (sur son service) que j'ai eus durant ce tournoi, ça va me changer. Je pourrai jouer encore plus agressif et aussi avec plus de calme lors de mes jeux de retour. Je peux encore améliorer beaucoup d'autres choses : ma volée, ma position sur le court, être plus à l'intérieur du court. J'ai beaucoup progressé par rapport à l'an dernier mais ce n'est jamais assez. Je ne suis pas parfait. Tout le monde peut progresser.

Pour vous, beaucoup de choses ont beaucoup changé en un an...

R.N. : Parfois, la vie change. Il y a 10 mois, j'avais l'impression que je ne serai plus jamais le même. Aujourd'hui, j'ai le sentiment d'être l'un des meilleurs. Je pense que la vérité se situe entre les deux. L'année dernière a été difficile. Quand vous remportez un tournoi du Grand Chelem (NDLR : l’Open d’Australie) et trois Masters 1000, l'année n'est pas complètement mauvaise, mais la seconde partie de l'année a été difficile. J'ai eu des problèmes personnels et, ensuite, beaucoup de blessures. J'ai réalisé à quel point il était difficile de gagner des titres. Mais, après avoir traversé tout ça, j'étais prêt. Quand je suis revenu, je me suis imposé à Monte Carlo. L'émotion était complètement différente. J'ai dû faire preuve d'un grand mental.
A.P.


Djokovic : "Nadal trop fort"

Battu en finale de l'US Open par Rafael Nadal, Novak Djokovic a reconnu la supériorité de son adversaire. "Déçu", le Serbe estime néanmoins avoir "joué (son) meilleur tennis des sept ou huit derniers mois, peut-être de l'année."

"Je me sentais bien physiquement, j'ai bien couru et bien renvoyé mais vous savez qu'on a joué quatre sets en presque quatre heures. C'est toujours le cas avec Rafa, il faut être prêt à jouer de très longs matches et de toujours être à son meilleur niveau. Je m'étais préparé à ça. Peut-être étais-je un peu émoussé mentalement après ma demi-finale (contre Federer) mais je m'en suis remis. C'était le genre de matches où l'adversaire joue mieux que toi et tu n'as plus qu'à le féliciter et lui dire qu'il est meilleur. C'est tout", a expliqué Djokovic.

"Rafa était simplement trop fort, a-t-il ensuite admis. Je suis déçu mais je ne vais pas pleurer. J'ai joué mon meilleur tennis des sept ou huit derniers mois, peut-être de l'année".
# 19/09/2010 à 23:44 Nico
Nadal, la révolution permanente

Rafael Nadal est en train d'écrire une nouvelle page de l'histoire du tennis. Après le règne absolu de Roger Federer, il impose sa révolution permanente. Le N.1 mondial, qui vise désormais une victoire au Masters, sait adapter son tennis aux contraintes du jeu moderne.
Rafael Nadal est un apprenti conservateur. Depuis cinq ans, il observe avec attention la façon dont Roger Federer range ses trophées dans ses armoires. Avec un goût modéré pour les traditions mais un sens des valeurs et du respect de la hiérarchie sans égal, le N.1 mondial cultive son patrimoine avec un dynamisme rare. Longtemps perçu comme un riche exploitant provincial (la terre battue bien sûr), il peut désormais accéder au plus haut grade du Hall of Fame. Avec 9 titres du Grand Chelem à 24 ans, le record détenu par Roger Federer actuellement (16 titres) n’est pas un rêve inaccessible.

SORTIR DE TERRE

Vous pensiez avoir tout vu avec Roger Federer, vous pensiez que le Suisse détenait à tout jamais le pouvoir absolu sur le tennis mondial avec ses 16 titres en Grand Chelem ? Le Roi Soleil de Bâle pourrait pourtant se coucher pâle, un jour, à côté de celui de Majorque. C’est encore de la science-fiction, car Roger est loin d’avoir abandonné sa cour, il faut envisager cette prise de pouvoir qui n’aurait rien d’une usurpation. Plutôt une conquête à la fois précoce et lente de chaque territoire du tennis moderne.

La précocité de Rafael Nadal a fasciné. Son tennis non. A 15 ans, il gagne son premier match ATP, à Majorque chez lui. A 16 ans, il gagne son premier tournoi Challenger à Barletta et son premier tournoi ATP à Sopot. Mieux, il aide son pays à remporter la Coupe Davis en devenant le plus jeune joueur à gagner un match en finale (face à Andy Roddick). A 19 ans, il est N.2 et remporte son premier Roland-Garros. Sa capacité à écoeurer les adversaires sur terre battue impressionne, on ne souligne pas assez ses premières passes de raquettes face à Federe rsur dur (on pense ici à Miami notamment)

L’ÂGE DES RECORDS

Son record de victoires consécutives sur terre (81) marque les esprits en 2007, et on en oublie qu’il va atteindre pour la deuxième année consécutive la finale à Wimbledon. En 2008, il remporte enfin Wimbledon et les Jeux Olympiques sur une surface similaire à l’US Open. En 2009, il décroche son premier Open d’Australie et en 2010 son premier US Open. A 24 ans et 101 jours, il a gagné les quatre tournois majeurs, seuls Donald Budge (22 ans) et Rod Laver (24 ans et 32 jours) ont fait mieux. Pendant que Roger Federer affolait la planète en accumulant les titres et en faisant tomber le record de Pete Sampras (14 titres en Grand Chelem), Nadal faisait son bout de chemin. D’empêcheur de tourner en rond, il est devenu le rival idéal, jusqu’à devenir actuellement le concurrent direct de Federer, non plus en terme de face-à-face, mais face à l’histoire. A 24 ans et trois mois, Federer n’avait que 6 titres majeurs au compteur. Pete Sampras, 7. L'Espagnol est donc tout simplement en avance sur les "temps intermédiaires"…

En Grand Chelem, Nadal avance masqué. Quand on évoque le recordman, il fait profil bas. Federer ? "Il a beaucoup plus de titres que moi. Je suis plus qu'heureux avec mes titres. Il est idiot de se demander si je suis meilleur ou pas que Roger. Le palmarès montre qu'il est meilleur que moi. C'est la vérité du moment et je pense que cela le restera toute ma vie ", vient-il de dire à New York. Il est pourtant déjà le septième au classement du nombre de titres (9), le onzième seulement à remporter au moins trois majeurs sur une seule saison. Il faut surtout remonter bien avant l’ère Open pour trouver des joueurs vainqueurs de suite de Roland-Garros, Wimbledon et de l’US Open (Don Budge en 1938, Tony Trabert en 1955 et Rod Laver en 1962 et 1969). Cela lui permet d’envisager de gagner les quatre titres de suite, ce que personne n’a réussi depuis Rod Laver.

LA REVOLUTION PERMANENTE


Avant de penser à l’Open d’Australie, l’Espagnol pourra savourer sa fin de saison à la place de N.1 mondial qu’il est assuré de conserver. L’instinct de conservation, voilà ce qui caractérise le plus doué du clan Nadal. Avant d’aller conquérir d’autres courts, il a su marquer son propre territoire. Ses séries de succès sur terre (Monte-Carlo, Rome, Barcelone, Roland-Garros, autant de chasses gardées). Une fois chaque forteresse consolidée, il a pu se projeter. Dans le sillage du bateau amiral du circuit : "Pour moi, Roger a toujours été un exemple. Notamment parce qu'il a su faire progresser son jeu durant toute sa carrière. C'est une bonne chose à copier, non? Donc j'ai essayé de le copier. Mais je sais que Roger et moi sommes différents, nous avons des styles différents." Comment rester au pouvoir ? En se remettant en question en permanence. Voilà la leçon apprise par Nadal dans l'ombre du Suisse.

Nadal jouait en contre et gagnait ainsi. Il s'est imposé un jeu plus offensif. Son talent de gaucher contrarié méritait mieux. En 2008 et 2009, malgré les blessures, il adapte son jeu et sort des sentiers battus. Il joue souvent plus court, mais il gagne les points plus rapidement. Il sert moins fort mais protège son organisme et varie mieux. Son jeu optimise les réponses aux conditions de jeu du moment (surface, balles et styles de jeu à la mode). En 2010, juste avant le début de l'US Open, il change sa prise au service : et tout le monde a constaté les dégâts : "Si je peux reproduire ça, ça va être un changement dans ma carrière car si j'ai autant de points gratuits (sur son service) que durant ce tournoi, ça va me changer." Comment Nadal arrive-t-il à progresser ? En s’imposant la révolution permanente de son jeu. Au panache classique de Federer, il se différencie par son pragmatisme moderne. Mais le sens de l'histoire est le même.

LE FUTUR LUI APPARTIENT

"Si je ne gagne pas, ce n’est pas grave, j’aurais encore plusieurs années pour le remporter", disait Nadal avant la finale de l’US Open. Après, il disait la même chose… de Novak Djokovic ! Ceux qui estiment que Rafael Nadal allait s’effondrer physiquement à 25 ans, guettent la moindre défaillance. Le joueur lui-même avait en début d’année donné des signes avant-coureurs de lassitude pour la première fois de sa carrière. Aujourd’hui, il n’est plus question que de faire des progrès, de "continuer d’apprendre" et de gagner dans deux mois le dernier grand titre qui lui manque : le Masters. Loin de toute mégalomanie, Nadal a posé balle après balle les fondations de son pouvoir actuel. Il faudra mettre autant de courage dans chaque balle, comme Djokovic a tenté de le faire dimanche, pour se mesurer à lui.

NADAL SEPTIEME PROVISOIRE... (classement des joueurs ayant plus de titres du Grand Chelem que Nadal)

1. Roger Federer (SUI) 16
2. Pete Sampras (USA) 14
3. Roy Emerson (AUS) 12
4. Rod Laver (AUS) 11
4. Bjorn Borg (SWE) 11
6. Bill Tilden (USA) 10
7. Rafael Nadal (ESP) 9

J.C.
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