WIMBLEDON 2009

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# 13/06/2009 à 14:58 Nico
Rafa dans le rouge

Tandis que la saison passe au vert dans le sillage du "Federer Express", Rafael Nadal panse ses blessures (genou). Le Majorquin est forfait au Queen's et décidera mardi à 14h30 de sa participation pour Wimbledon. Sa saison sur terre battue doit être remise en question. Et sa place de N.1 mondial ?

A SAVOIR : Touché au genou gauche depuis le Masters de Miami, Rafael Nadal dira mardi à 14h30 s'il défendra ou non son titre à Wimbledon.

N.2 MONDIAL A L'US OPEN ?


Au classement publié le lendemain de la finale de Roland-Garros, Rafael Nadal ne possède plus que 2070 points d'avance sur Roger Federer. On sait qu'il va perdre les 450 points de sa victoire au Queen's, qu'il n'est pas sûr de participer à Wimbledon où il défendrait 2000 points (il décidera mardi s'il y participe ou non), qu'il perdra à coup sûr les 800 points des Jeux Olympiques, et qu'il devra sauver les 1000 points de sa finale au Masters du Canada et les 360 de sa demi-finale à Cincinnati. Dans le même temps, le Suisse doit défendre les 450 points de sa victoire à Halle, les 1400 points de sa finale à Wimbledon, et puis quasiment plus rien jusqu'à Flushing Meadows (il n'avait pas dépassé les quarts de finale à Pékin).

Sans parler d'Andy Murray ou de Novak Djokovic, qui auront leur mot à dire dans ce sprint imprévu de la deuxième partie de saison, les chiffres sont clairs : Rafael Nadal pourrait arriver à l'US Open, seul titre du Grand Chelem qu'il n'a pas encore remporté, en tant que N.2 mondial, derrière Roger Federer. L'Espagnol, vainqueur cinq fois sur sept de Roger Federer en finale de Grand Chelem, est N.1 mondial depuis le mois d'août 2008. Il avait interrompu une série de 237 semaines consécutives au sommet de Roger Federer.

UN MAUVAIS CALENDRIER

Pourquoi Rafael Nadal se trouve-t-il dans cette situation ? A cause d'un mauvais calendrier. Une accumulation de tournoi sur terre battue proposée par l'ATP et acceptée sans modération par le Majorquin. La présence du nouveau Masters 1000 de Madrid avant Roland-Garros, ajoutée à la conservation de celui de Monte-Carlo, à celui de Rome, a provoqué un embouteillage monstre avant le deuxième Grand Chelem de la saison.

Ce qui est incompréhensible, c'est que Rafael Nadal et Novak Djokovic ont tenu à alourdir leur propre calendrier en participant pour Nadal à Barcelone et pour le Serbe à Belgrade. Cette pression supplémentaire a pesé à Paris. Sept des huit quarts de finalistes de cette année à Roland-Garros ont joué deux fois moins que Nadal et Djokovic lors de la saison sur terre. Seul Nikolay Davydenko comptait plus de tournois, sans pourtant jouer autant de matches et surtout autant de matches intenses. Nadal et Djokovic ont 243 minutes à Madrid en demi-finale. 04h03 d'un combat sans merci où les deux joueurs ont puisé dans leurs réserves.

IL FAUT FAIRE DES CHOIX

Rafael Nadal, depuis quatre ans, c'est un quasi sans-faute sur terre battue. Quatre ans qu'il enchaîne Monte-Carlo, Rome, Barcelone, Hambourg, et aujourd'hui Madrid sans se ménager. Depuis quatre ans, il arrive à l'US Open sur les rotules, littéralement. En 2009, Nadal est sur les genoux plus tôt que prévu. Il a manqué le grand rendez-vous de l'année, Roland-Garros, et pourrait louper le tournoi de ses rêves Wimbledon. Une décision sera prise cette semaine après un examen quant à sa participation. La seule faiblesse actuelle de Rafael Nadal, ce n'est pas son physique comme on aurait pu le penser il y a quelques années. C'est son obstination à ne pas le préserver.

Pourquoi jouer Barcelone, pourquoi même jouer Madrid alors que lui-même avait émis des doutes sur la nécessité d'y participer en raison des mauvaises conditions (il se sentait déjà fatigué et il évoquait l'altitude). Nadal a atteint la finale à Madrid, le nouveau Masters 1000 cher à Ion Tiriac, et a perdu au 4e tour sur le Grand Chelem qui a fait ce qu'il est. Les sponsors ? La pression des institutions ? L'argent (une polémique sur les "leçons de tennis" données au fils du président ouzbek pour 1 million de dollars ont fait couler beaucoup d'encre) ? Tout cela paraît absurde au regard de son talent et des valeurs d'humilité qu'il prône. Quand on observe les changements de calendrier de Roger Federer depuis deux ans, on se demande pourquoi le clan Nadal ne met pas Rafa au repos. Federer a tout misé sur les Grand Chelem, Nadal pourrait en faire de même. A moins qu'il n'ait pas encore intégré la dimension historique de ses performances. Après quoi court donc le N.1 mondial ?

A SAVOIR : Rafael Nadal est le seul joueur à avoir battu Roger Federer en finale de Grand Chelem. Si l'Espagnol a remporté 13 victoires en 20 matches face au Suisse, Nadal a battu Federer cinq fois sur sept en finale de majeurs. Et reste même sur trois victoires de suite.

. Roland-Garros 2006, Nadal bat Federer 1-6, 6-1, 6-4, 7-6
. WImbledon 2006, Federer bat Nadal 6-0, 7-6, 6-7, 6-3
. Roland-Garros 2007, Nadal bat Federer 6-3, 4-6, 6-3, 6-4
. Wimbledon 2007, Federer bat Nadal 7-6, 4-6, 7-6, 2-6, 6-2
. Roland-Garros 2008, Nadal bat Federer 6-1, 6-3, 6-0
. Wimbledon 2008, Nadal bat Federer 6-4, 6-4, 6-7, 6-7, 9-7
. Open d'Australie 2009, Nadal bat Federer 7-5, 3-6, 7-6, 3-6, 6-2
J.C.


Rafa sera à Londres

Rafael Nadal a annoncé qu'il sera à Wimbledon la semaine prochaine. Lors des 36 dernières heures, le N.1 mondial a subi des examens approfondis aurpès du Doctor Angel Ruiz-Cotorro à Barcelone. D'après les diagnostics, il peut envisager de défendre son titre en Angleterre.

"J'ai joué depuis plusieurs mois avec une douleur au niveau des genoux et je ne pouvais pas continuer comme cela. La douleur m'empêche de faire certains mouvements, ce qui m'a affecté également psyhcologiquement", a déclaré Rafael Nadal sur son site officiel, mardi vers 15h00.

Rassuré sur le mal, il reste toute fois prudent sur la suite. Il sera à Londres mais il ne dit pas qu'il jouera à coup sûr : "Après les tests médicaux et les traitements adéquats, nous avons décidé de nous rendre à Londres mardi prochain (16 juin). Je vais m'y donner à 200% pour être prêt pour le tournoi le plus important du monde. Le tournoi dont j'ai toujours rêvé. Je ne jouerai pas là-bas si je ne suis pas à 100%".

"Je ne jouerai pas là-bas si je ne suis pas à 100%"

La suite, c'est une courte convalescence et du boulot sur la planche : "J'ai deux semaines difficiles devant moi parce que je ne vais pas pouvoir faire ce que j'aime le plus : jouer au tennis. Je vais suivre une physiothérapie et récupérer ma condition physique en effectuant un travail musculaire spécifique."

Le Doctor Angel Ruiz-Cotorro, médecin de la Fédération Espagnole a précisé que Rafael Nadal souffrait "d'une tendinite aux deux genoux et d'un léger oedeme osseux. Son traitement implique une prise d'anti-inflammatoires aar voie orale, de la physiothérapie et des exercices musculaires pour les deux quadriceps. Dans 48 heures, il pourra reprendre progressivement l'entraînement."
J.C.
# 15/06/2009 à 05:40 cath
bonjour à tous les fans de RAFA !!!!!
la vraie réponse sera donc connue mardi 16 juin :
et la réflexion de RAFA est claire :
" je ne jouerai pas la bas si je ne suis pas à 100 %"

personnellement , si cela ne lui ai pas possible , je préfere que notre champion se repose , plutot que de s'abimer d'avantage :
je suis tres interessée par cette phrase :
" la seule faiblesse de RAFAEL NADAL , ce n'est pas son physique , comme on aurait pu le penser il y a quelques années ; c'est son obstination à ne pas le préserver"


à méditer ....j'y reviendrai ....

à bientot !!! NICO THOMAS et tous les fans de RAFA !!
# 16/06/2009 à 12:53 Nico
Rafa se testera vendredi

Rafa, tenant du titre, se testera vendredi lors d'une exhibition organisée au Hurlingham Club. «J'ai gentiment été invité à cette exhibition. Ce sera un bon test pour moi de jouer ici, je vais pouvoir voir comment va mon genou. Ça sera un entraînement parfait avant Wimbledon», a déclaré le Majorquin, toujours au repos pour soigner ses genoux, sur son site officiel. «Si je sens que ma récupération va dans le bon sens, je serais plus qu'heureux d'être là à nouveau. J'espère que ce sera le cas», a précisé le numéro un mondial.


Federer attend Nadal au tournant

Dans une semaine, Wimbledon battra son plein. Avant que cette troisième levée du Grand Chelem ne débute, les calculettes sont déjà sorties : Roger Federer pourrait redevenir N.1 mondial onze mois après avoir perdu sa couronne, si Rafael Nadal tombe avant les demi-finales. En espérant qu'il joue...

La bataille pour la première place mondiale est on ne peut plus d'actualité. Défait à Wimbledon l'an passé par Rafael Nadal, entraînant sa chute au classement ATP, Roger Federer a l'occasion de reprendre sa couronne moins d'un an après l'avoir concédé à l'Espagnol le 18 août 2008. Si la victoire inespérée du Suisse à Roland-Garros permet cela, combinée à la défaite précoce de Nadal en huitième de finale à Paris, la santé de l'actuel N.1 est aussi un élément déterminant. A l'heure de défendre son titre du Grand Chelem à Londres, Rafa est sur les rotules et ne sera sans doute pas capable de livrer une nouvelle lutte d'anthologie comme l'an passé en finale face à son ami et rival. La faute à une saison intense sur terre battue qui a laissé ses traces.

Dans le clan ibérique, on prend déjà les devants. Toni Nadal, l'oncle et entraîneur du N.1 mondial, a déjà déclaré que son poulain a "moins de chances" de gagner Wimbledon. "Quand tu perds, tu es moins en confiance", a expliqué Toni Nadal au site internet du quotidien El Mundo. Touché au genou gauche en raison d'une tendinite, "Rafa" montre de plus en plus des signes de faiblesse. Au point de perdre encore des points ATP cette semaine après avoir déclaré forfait avant de défendre son titre sur l'herbe du Queen's. Un moindre mal pour l'instant : de son côté, Roger Federer, qui prend le temps de digérer sa victoire historique à Paris, a également perdu des unités en ne s'alignant pas à Halle où il était également tenant du titre. Résultat des courses : une semaine après Roland-Garros, Nadal a repris 45 points d'avance sur Federer qui en compte désormais 2115 d'avance avant Wimbledon.

Federer N.1 mondial si...

S'il a remporté Roland-Garros sans croiser l'Espagnol, le Suisse se verrait bien affronter Nadal pour la 4e fois de suite en finale de ce troisième tournoi du Grand Chelem de l'année. Et, quitte à récupérer son titre londonien, autant que ce soit face à celui qui l'a battu cinq fois sur sept en finales de Grand Chelem... (Roland-Garros 2006-07-08, Wimbledon 2008 et l'Open d'Australie 2009). Toutefois, si les deux hommes s'affrontaient en finale, le Suisse ne pourrait pas retrouver la place de N.1 mondial : en effet, il faut combiner une défaite de Nadal avant les demi-finales et une victoire de Federer, synonyme de 15e titre du Grand Chelem et 6e trophée à Wimbledon, pour que l'Helvète ne retrouve les sommets le 1er ou le 6 juillet. Beaucoup de "si" qui n'inquiètent pas un Roger plus enclin à marquer l'histoire par son palmarès et avec la manière que par une victoire sans panache. La place de N.1, cela peut encore attendre...

"Comme les années précédentes, la victoire devrait se jouer entre quelques joueurs. Si je devais faire un pronostic, je parierais sur Federer, Murray, Djokovic, Rafael, Roddick ou Del Potro. Ce sont les favoris", a ajouté un Toni Nadal prudent quelque soit le sujet de discussion. Et on peut le comprendre : amoindri, Nadal ne pourra pas réaliser l'exploit de s'imposer à Wimbledon, sur une surface aussi lente que le gazon. Et si Roger Federer a déjà déclaré qu'il souhaitait par dessus tout une participation de son meilleur rival à Wimbledon, rien ne dit que le tenant du titre sera en mesure de défendre ses chances de doublé. L'Espagnol est déjà à Londres depuis une semaine pour s'entraîner. Reste à voir si son genou tiendrait le choc pour revivre une nouvelle épopée...

. RAFAEL NADAL / ROGER FEDERER et l'ATP

Points juste avant Wimbledon : 12735 / 10620
Points en jeu : 2000 du vainqueur / 1400 du finaliste

Points en cas de défaite au 1er tour : 10745 / 9230
... au 2e tour : 10780 / 9265
... au 3e tour : 10825 / 9310
... au 4e tour : 10915 / 9400
... en quart de finale : 11095 / 9580
... en demi-finale : 11455 / 9940
... en finale : 11935 / 10420
Points en cas de victoire : 12735 / 11220
Eurosport - S.P. avec ATPTour
# 18/06/2009 à 23:15 Nico
Le jeu des têtes de série

Comme chaque saison, l'annonce des têtes de série pour Wimbledon réserve quelques surprises. Le Grand Chelem anglais se réserve en effet le droit de modifier le classement mondial pour donner un visage différent à ses 16 premières têtes.

Côté français, Gilles Simon est le premier à en faire - un peu - les frais, puisque son dossard n°7 a été donné à Fernando Verdasco et que le Tricolore passe donc n°8. Jo-Wilfried Tsonga reste 9e. Amélie Mauresmo, titrée en 2006, n'a pas eu de traitement de faveur et reste ainsi 17e derrière Jie Zheng qui avait brillé en 2008 dans le tournoi. Marion Bartoli ne bouge pas de sa 12e place. Aucun changement n'a en fait été effectué côté féminin parmi les 16 premières, en revanche plus loin Maria Sharapova a été désignée n°24 au lieu de 59e.

La plus grande modification revient certainement au rang n°15 accordé au Russe Marat Safin, certainement du fait de sa place en demies l'an dernier mais peut-être aussi un geste pour l'ex n°1 mondial qui fera ses adieux au tournoi. A noter également que Nikolay Davydenko perd sa 11e place pour la donner à Marin Cilic. Rafael Nadal, lui, n°1 mondial et tenant du titre a logiquement gardé sa place au sommet devant Roger Federer.


Wimbledon sens dessus dessous

Les tournois du Grand Chelem se jouent sur des détails. A Wimbledon, c'est plus vrai qu'ailleurs. Découvez dans cet article "décalé" tout ce que les Britanniques n'oseront pas vous avouer pendant le "plus grand tournoi du monde", dixit Nadal un peu énervé début juin.

CE QUE L'ON NE VOUS DIRA PAS PENDANT WIMBLEDON

. Andy Murray va jouer "à domicile" : Andy Murray a beau revendiquer sa "Scottishitude", c'est l'espoir de tout le Royaume-Uni qu'il va porter sur ses épaules. Un poids qui n'avait pas transcendé Tim Henman (nous le rappelons dans l'article "Murray, icône de tout un peuple"). Jouer à domicile est souvent un désavantage au début mais peut devenir un atout par la suite, avec le soutien du public dans les moments forts. On se souvient qu'Andy avait su trouver ses énergies là lors de son match contre Richard Gasquet l'an passé (mené deux sets à rien, Murray avait gagné).

Ce que les fans de Murray ne diront pas, c'est que la grande nouveauté de l'édition 2009, le toit sur le court central, pourrait transformer Wimbledon en résidence secondaire pour le natif de Dunblane. D'après les premières impressions recueillies notamment auprès d'Andre Agassi, qui a inauguré le toit, et de Murray lui-même, les conditions sont idéales. "Je ne sais pas si je me suis déjà senti aussi bien sur ce court, a déclaré l'Américain enthousiaste à propos du toit. Le son de la balle quand on la frappe, cela va ajouter de l'intensité au jeu ! " En indoor, les conditions sont surtout idéales pour Murray très efficaces dans ces conditions de jeu. Alors oui, pour une fois, tout Londres souhaitera s'accorder aux clichés météorologiques si tenaces pour protéger le petit Andy. Qu'il ne salisse pas son uniforme (un Fred Perry bien sûr).

. Ce toit est beau d'accord mais franchement c'est un peu tard : En effet, le premier toit au-dessus d'un court en gazon a été installé en Allemagne, à Halle dès 1994 au-dessus du Gerry Weber Stadium cher à Roger Federer.

. Tsonga va être un poison : Vous saviez que Jo-Wilfried Tsonga était un joueur puissant, qu'il pouvait claquer des aces sur secondes balles à qui mieux mieux comme à Halle la semaine dernière. Vous saviez peut-être qu'il avait eu l'audace de changer de raquette quinze jours avant Roland-Garros. Mais connaissez-vous la spécificité de cette raquette ? Nous avons appris qu'il avait conservé le fameux modèle pour son aventure sur gazon, et ça marche selon l'intéressé, satisfait de son matériel à Halle. De loin, cela ressemble à une raquette. De près on appelle ça Kobra Tour, et c'est visiblement venimeux pour les balles molles (vous savez celles qui ont fait perdre Nadal...).

Jo a agrandi "son tamis de 5 % par rapport à sa précédente raquette, un profilage augmenté de 24 millimètres, soit 20 % et un plan de cordage différent (16 par 19 au lieu de 18 par 20), qui lui ont permis d'avoir une zone de frappe plus importante", selon les mots mêmes de la marque (Wilson), qui offre aussi des outils de travail performants à, je vous le rappelle : Roger Federer (K six one Tour, la version vipère) et Juan Marti Del Potro (K six one 95, version Python). Un Kobra dans le jardin d'Eden de Nadal et Federer, cela vaut quoi, une expulsion en bonne et due forme ou une balle croquée avec passion ?

A ce sujet, nous avons appris récemment que les deux marques leaders du cordage Babolat et Luxilon, serait sur le point de lancer sur le marché un cordage d'un nouveau genre (non nous ne vous parlerons pas du retour de la raquette spaghetti, exclue du circuit il y a trente ans, tapez Google pour en savoir plus). Ce cordage donnerait plus d'adhérence au moment de la frappe et permettrait d'augmenter les effets. Et ce cordage serait HEXAGONAL ! C'est sûr, avec un tel présage, la France aura son Grand Chelem. Cette histoire aurait, cela dit, inspiré de la nostalgie à Andy Roddick : Ah le bon vieux temps des cordes en boyaux !

. Mathieu Moncourt va aller très loin. Pour gagner au loto, il faut d'abord y jouer tout le monde le sait. Pour gagner au tennis, il suffit aussi de jouer. Cela, la Fédération Française de Tennis ne l'avait pas tout à fait saisi avant Roland-Garros en refusant une invitation à Mathieu Montcourt trop sévèrement puni par l'ITF pour pari illégal il y a déjà quatre ans ! Vous vous souvenez de son parcours miraculeux à Paris: Il passe par les qualifications, perd, en ressort en tant que lucky-loser, puis profite de l'abandon de son adversaire au second tour avant de tomber tête haute devant Radek Stepanek.

A Wimbledon, il lui faudra tenir compte d'autres circonstances pour aller plus loin. Tomber sur Guillermo Cañas par exemple. Non, l'Argentin n'a pas parié (il a été suspendu il y a deux ans maintenant pour dopage non volontaire), et il ne se serait même pas déplacé à Londres pour jouer les qualifications mais il a reçu une invitation, assez incompréhensible (pour que de nombreux observateurs remettent en questions la sacro-sainte habitude des organisateurs à bouleverser les classements pour les têtes de séries, ou à ne pas expliquer leurs invitations) pour le grand tableau. Vu son niveau actuel, c'est jouable. Pour ne pas se faire pincer une seconde fois, Mathieu évitera d'ailleurs de parier sur lui-même. Ce qui serait insensé vu les circonstances. Le Français n'a jamais participé à Wimbledon (ni à l'US Open d'ailleurs). Et surtout, on a en effet relancé l'affaire des "paris étranges", cette fois-ci à 's-Hertogenbosch ! Selon certaines statistiques, des mouvements de paris inhabituels ont été remarqués lors du match Hernandez-Koellerer, et voilà tout Wimbledon qui s'affole. Selon "The Independant", entre six et douze joueurs seront surveillés par les organisateurs. Dans la patrie des Bookmakers, un scandale serait un comble.

. On attend les dernières victimes du court 2 : Pete Sampras, Andre Agassi, Jimmy Connors, Serena Williams, Martina Hingis, Pat Cash, et bien d'autres que nous vous citerons plus loin, ils ont tous connu l'achoppement fatal du court 2. La défaite qui crée la sensation, qui anime la journée et plombe le moral des "glory supporters". Qu'ils se rassurent, les groupies d'un tournoi ou d'un match, le "tombeau des favoris" ("Graveyard of champions") va être refermé en 2010, laissant la place à un court 3 flambant neuf à la place du court 2 maudit. Pour ceux qui adorent les surprises de la Cup ou de la Coupe de France en football, qui rêvent de voir Boulogne-sur-mer champion de France ou Mathieu Montcourt gagner Wimbledon, il reste encore un tournoi à regarder les têtes de série hautaines ou fébriles, entrer sur le court 2 comme on dîne avec Dracula.

. La liste des stars qui ont sombré sur le court 2 :

2007 - Laura Granville bat Martina Hingis 6-4, 6-2
L'Américaine Laura Granville, 77e mondiale, sort celle qui avait remporté le titre, dix ans plus tôt.

2006 - Jelena Jankovic bat Venus Williams 7-6 (10/8) 4-6 6-4
On ne connaissait pas très bien Jelena Jankovic. Sortir la tenante du titre a fait son effet depuis.

2005 - Jill Craybas bat Serena Williams 6-3, 7-6 (7/4)
"J'aurais dû rester à la maison", a déclaré Serena après sa défaite devant l'Américaine classée 83e mondiale.

2002 - George Bastl bat Pete Sampras 6-3, 6-2, 4-6, 3-6, 6-4
Battu par Roger Federer l'année précédente, l'Américain tombe encore devant un Suisse, George Bastl alors 145e mondial. "C'est comme si la Reine déménageait dans un deux-pièces en banlieue", écrit le Times en regardant Pete quitter le court.

1999 - Lorenzo Manta bat Richard Krajicek 6-3, 7-6 (7/5), 4-6, 4-6, 6-4
196e mondial, issu des qualifications, Lorenzo n'avait jamais gagné un match sur le circuit. Sa victoire sur le Néerlandais Richard Krajicek, vainqueur en 1996, lui ouvrit les portes du 4e tour. Il n'a jamais fait mieux.

1996 - Doug Flach bat Andre Agassi 2-6 7-6 6-4 7-6
Pour Agassi, le court 2 de Wimbledon, c'est un peu le triangle des Bermudes du tennis : "C'est dur à vivre quand vous arrivez sur le court et que , soudainement, votre jeu n'est plus là. Je m'excuse auprès des fans." 278 places séparaient les deux joueurs à l'époque.

1991 - Thierry Champion bat Pat Cash 7-5, 6-7 (5/7), 4-6, 6-1, 12-10
"Le court 2 est presque un bon court", tentait d'ironiser Pat (au bandeau découpé dans un drapeau à damier). En fait, c'est vraiment choquant, il y a des trous partout." Thierry Champion, qui en avait vu d'autres en fond de court à Roland-Garros, est resté calme mais pendant les colères de l'Australien.

1988 - Patrick Kuhnen bat Jimmy Connors 5-7, 7-6 (9/7), 7-6 (7/2), 6-7 (4/7), 6-3
Après cette défaite, Jimmy Connors avait proposé aux organisateurs de changer de surface et de choisir "tout, sauf le gazon !", avant de rajouter : "Je veux bien venir jouer si j'ai une chance de toucher la balle !" et aussi : "A part le Queen's et WImbledon, il n'y a plus de courts sur gazon, peut-être ont-ils du mal à imaginer le changement".

1984 - Carina Karlsson bat Virginia Wade 6-2, 4-6, 11-9
A 20 ans, Catrina Karlsson sortait innocemment des qualifications. Après 23 participations et un titre en 1977, Virginia ne s'attendait peut-être pas à sortir de la sorte.

1983 - Kevin Curren bat Jimmy Connors 6-3, 6-7, 6-3, 7-6
Pour la première fois en 11 ans, Connors ne participe pas aux quarts de finale du tournoi, la faute à un grand échalas qui aura lui aussi son heure de gloire dans le tournoi.
Eurosport - J.C.


Murray, l'icône de tout un peuple

La Grande-Bretagne est en transe : alors que se profile Wimbledon, Andy Murray représente une chance inégalée de victoire à Londres. Bien au-delà de sa 3e place mondiale, l'Ecossais a remporté l'emblématique tournoi du Queen's dimanche en cassant 71 ans de disette britannique. Un signe parlant.

Cette année, Wimbledon aura une saveur particulière. Et Andy Murray n'y est pas étranger. Le N.3 mondial sera LE Britannique à suivre à Londres à partir du 22 juin car il est la meilleure chance de victoire pour la troisième levée du Grand Chelem depuis Tim Henman. Star de la balle jaune outre-Manche, Murray est devenu une peu plus une icône en devenant le premier Britannique à s'imposer sur le gazon londonien du Queen's depuis Bunny Austin en 1938. L'Ecossais a donc fêté ce 12e titre ATP très spécial comme il se doit, lui qui jouait sa première finale sur gazon et qui était même première tête de série du tournoi. Une réussite totale qui en appelle forcément une autre dans le futur...

La France peut s'impatienter d'attendre en vain un successeur à Yannick Noah, dernier Français vainqueur de Roland-Garros en 1983. La Grande-Bretagne cherche encore celui qui prendra la relève de Frederick John Perry, qui a remporté Wimbledon en... 1936. "Cela a été une grande semaine, j'ai joué un des meilleurs tennis de ma vie. J'étais certes un peu nerveux car les gens attendaient une victoire britannique ici depuis si longtemps mais j'ai réussi à maîtriser cette pression", a réagi Murray après sa finale remportée à Londres face à James Blake. "Maintenant il ne me manque plus qu'un titre du Grand Chelem et j'espère pouvoir y parvenir dans les prochaines semaines. Je suis encore très loin du but mais je me sens en confiance."

Après 71 ans d'attente au Queen's, Murray se verrait donc bien mettre fin aux 73 ans d'abstinence du All England Club, et ce malgré la période faste de Tim Henman alias "Timbledon". L'Anglais, ex-N.4 mondial et présent régulièrement dans le Top 10 mondial entre 1998 et 2005, a signé quatre demi-finales et quatre quarts de finale à Londres en 14 participations. Une régularité record, mais qui n'a jamais été récompensée par une finale. Et c'était bien le grand regret de "Tiger Tim" qui n'a même joué aucune finale majeure dans sa carrière.

Andy Murray ou l'élu

Au petit jeu des comparatifs, Andy Murray a déjà une bonne longueur d'avance. Au point de vue des titres, majoritairement remportés sur dur, l'Ecossais de 22 ans a un trophée de plus que l'Anglais (12 contre 11) qui a glané sa dernière distinction à 29 ans à Paris-Bercy où il a décroché son unique Masters. Murray a, quant à lui, remporté trois Masters (Cincinnati, Madrid en 2008 et Miami en 2009). Il a de plus joué une finale de Grand Chelem à l'US Open en 2008 (défaite face à Roger Federer). Et surtout, il a remporté son 12e titre sur gazon, d'autant plus au Queen's. La différence supplémentaire entre les deux champions.

Si Tim Henman était surtout connu pour son jeu casse-cou en service-volée, Andy Murray propose un jeu aussi agressif, mais bien plus diversifié que son aîné. S'ils ont en commun le dur comme préférence de surface de jeu, l'Ecossais, formé sur la terre battue barcelonaise et formaté au gazon par ses pairs, a trouvé un compromis parfait pour s'exprimer sur toutes les surfaces. Ses progrès sur surface ocre auprès de l'Espagnol Alex Corretja sont significatifs. Son titre au Queen's parle pour lui : ce Britannique aura bien son mot à dire pour la victoire à Wimbledon à côté de Roger Federer et Rafael Nadal.

Numéro 2 mondial ?

"Je ne veux pas me projeter trop loin et me mettre trop de pression. Si je joue comme cette semaine, j'ai une bonne chance, mais il ne faut pas oublier que deux des plus grands joueurs de tous les temps y seront aussi et que ce ne sera pas facile de les battre", insiste un Murray qui a signé un quart de finale en trois participations. Actuellement N.3 mondial, le meilleur classement d'un Britannique à Londres depuis Perry, il se place même en embuscade pour intégrer la place de N.2 s'il gagne à Londres. Et ce, même s'il s'impose en finale face à Roger Federer (L'Ecossais aurait 10730 points et contre 10420 pour le Suisse). Si ce scénario s'écrivait comme tel et qu'il comprenait au pire un forfait ou une défaite au 1er tour de Rafael Nadal, tenant du titre, l'Espagnol resterait tout de même N.1 mondial pour 15 points de mieux (10735). Ce qui annoncerait une fin de saison palpitante pour la quête et la défense de la première place mondiale, non pas entre deux champions, mais bel et bien entre trois.

Alors oui, cette année est une année particulière car Andy Murray a tout pour être le digne successeur de Fred Perry, joueur de tennis professionnel et même champion du monde de tennis de table, à qui on compare volontiers le jeu de l'Ecossais. Le successeur pour ne pas dire l'élu avant d'être l'héritier. En effet, en 2009 est célébré le centième anniversaire de Perry, né le 18 mai 1909 (et décédé le 2 février 1995 à Melbourne) ; et à cette occasion, une tenue de son époque, remodelée au goût du jour, a même été confectionnée tout spécialement pour Andy et son frère Jamie. Une attention particulière qui veut en dire long sur les espoirs britanniques. Pour ceux qui auront la chance d'aller à Londres pour assister à ce tournoi, levez le nez au ciel, une ombre planera certainement au-dessus du Centre Court désormais couvert de Wimbledon...
Eurosport - S.P.


A Wimbledon rien ne bouge?


Qui peut empêcher Roger Federer d'écrire une nouvelle page de l'histoire du jeu ? Si le printemps se poursuit au rythme de Roland-Garros, les organisateurs de Wimbledon pourraient récolter quelques surprises. Après trois finales Federer-Nadal, comme à Paris, les outsiders veulent du changement.

NOUVELLE CONFIGURATION = ANCIENNE CONFIGURATION

Les organisateurs de Wimbledon sont tellement conservateurs qu'ils défient même le classement ATP. Non, ils n'ont pas encore osé inverser le N.1 et le N.2 (cette année, ils se sont contentés entre autres de placer Marat Safin à la 15e place), c'est le hasard du circuit qui leur a prêté main forte. Comme l'an dernier, comme d'ailleurs depuis 2004, Roger Federer est le grand favori de l'épreuve. Celui qui cherche une septième finale consécutive (un record unique) et un 15e titre du Grand Chelem (un record qui serait unique), un 6e à Wimbledon (à un pas du record de Pete Sampras). Derrière lui, il y a l'inconnue Rafael Nadal. Le N.1 mondial doit apporter deux réponses pour défendre normalement son titre : qu'il est physiquement capable de jouer (ce que ses récents entraînements tendaient à confirmer avant la désillusion lors de son match d'exhibition contre Lleyton Hewitt à Hurlingham), et qu'il a digéré sa défaite à Roland-Garros. Son handicap majeur, s'il peut jouer: un manque certain de préparation.

MURRAY A L'AFFÛT, DJOKOVIC EN SUSPENS

Ce qui fait surtout la spécificité de ce Wimbledon 2009, c'est la nouvelle palette d'outsiders. Le premier concerné, c'est Andy Murray. Nous avons tout dit ou presque sur la situation originale qui est la sienne en Grande-Bretagne (voir les liens plus haut). Premier Britannique N.3 mondial, il reste sur une défaite en quart de finale face à Rafael Nadal l'an passé. Ce qui fait la différence cette année ? C'est qu'il est "meilleur", tout simplement. Plus fort physiquement, plus fort dans le jeu, dans la tête et avec l'expérience d'une finale de Grand Chelem (US Open 2008). Sa première balle est efficace et il a "surtout amélioré (s)a seconde balle". Novak Djokovic, qui avait laissé Marat Safin lui passer sur le corps l'an dernier, a lui aussi les moyens de faire au moins aussi bien qu'en 2007 (demi-finale). Pour le Serbe, c'est une question de récupération mentale. Son tournoi de Halle laisse sceptique (balles de match sauvées face à Serra, défaite devant Haas en finale).

IL FAUDRA COMPTER AVEC LES FRAPPEURS

Pour voir les deux autres grands outsiders du tournoi, c'est simple et contrairement à ce que pourrait croire les organisateurs il suffit de regarder la suite du classement : Juan Martin Del Potro et Andy Roddick, N.5 et N.6. L'Argentin a fait l'impasse sur les tournois pré-Wimbledon. Il lui faut le temps de se remettre de sa demi-finale épique perdue à Paris. En conférence de presse après son match, il était à la fois abattu et en pleine décompression. Deux bonnes semaines auront remis la "Tour de Tandil" debout. On l'imagine aisément passer le 2e tour, sa meilleure perf, pour faire le siège des meilleurs en seconde semaine. L'inconvénient majeur de "Delpo", il faut plier les genoux très bas pendant quinze jours.

Pour Andy Roddick, finaliste faut-il le rappeler en 2004 et 2005, c'est la cheville qu'il a fallu soigner. Elles n'ont pas gonflé par excès d'orgueil mais la droite a vrillé au Queen's (en demi-finale). L'Américain, contrairement à Gaël Monfils forfait (poignet), va mieux. Il pratique le tennis le plus complet de sa carrière et peut envisager le tournoi avec ambition. Il sait que si Roger Federer n'avait pas croisé sa route si souvent, il aurait déjà un palmarès rare. Il sait aussi que l'époque est incertaine. Si Nadal a chuté à Roland-Garros, pourquoi Federer ne le laisserait-il pas souffler à Wimbledon ?

LES PRINTANIERS


Il faut remonter à 1990 et aux services-volées aériens de Stefan Edberg pour voir un Suédois fleurir en finale à Wimbledon. Mais il suffit de penser aux parcours de Thomas Johansson en 2005 et de Jonas Bjorkman en 2006, tous deux demi-finalistes, pour imaginer Robin Söderling pousser plus haut que le 3e tour cette année. Moins mobile que ses deux compatriotes, plus grand et surtout plus lent dans ses préparations, il lui faudra une bonne dose de premières balles et de confiance pour s'imposer sur gazon.

Le joueur en vue du moment qui a plus de chances de cueillir de beaux bouquets de résultats à Londres, c'est Tommy Haas. Sérieux à Roland-Garros sur une surface qui ne lui convient guère, il a remporté le titre à Halle sur gazon. Ce gars-là était un N.1 en puissance si les blessures et les aléas de la vie (accident de ses parents en 2002) ne l'avaient stoppé. En vieillissant, il a su retrouver la qualité intrinsèque de son bras et cultiver son jeu. Être dans sa partie de tableau ne sera pas un cadeau.

A SUIVRE, COMME D'HAB'

Sur gazon, vous le savez, un bon service vous ouvre plus de portes qu'ailleurs. Un centre de gravité bas et un bon coup d'oeil sont aussi utiles. Pas besoin d'échafauder de grandes stratégies, de bons réflexes peuvent vous propulser en demi-finales : Marat Safin ou Rainer Schuettler l'an passé et tant d'autres avant eux ont fait parler leur talent "inné" ou presque à Wimbledon. Cette saison, nous n'oublierons pas de citer le terrifiant Ivo Karlovic (et son nouveau record d'aces 55), son compatriote Marin Cilic, Fernando Gonzalez (quart de finaliste en 2005), Dmitry Tursunov, Mardy Fish, Feliciano Lopez et James Blake.

TSONGA EN LEADER[/b]

Après des années de disette et de blessures, Jo-Wilfried Tsonga avait retrouvé le plus haut niveau en 2007 sur le gazon du Challenger de Surbiton puis au Queen's (soit 11 matches et une seule défaite en dix jours). A Wimbledon il n'avait été battu que par le meilleur Gasquet possible au 4e tour ! En 2008, Jo s'est préservé et n'a pas joué à Wimbledon. En 2009, fort d'un "premier" Roland-Garros honnête (pas le premier mais le premier joué en pleine possession de ses moyens), le voilà chef de file des représentants tricolores. Gasquet et Monfils sont out (suspendu et forfait), Gilles Simon a perdu du grade sans pour autant retrouver son moral, et Paul-Henri Mathieu plafonne. Le seul Français que l'on aimerait voir mûrir encore plus vite, c'est Jérémy Chardy. Vainqueur ici-même chez les juniors en 2005, son jeu généreux qui s'appuie sur un service franc, un bon coup droit et sa volée nette s'adapte parfaitement aux conditions du gazon moderne, surface moins rapide qu'avant mais où le rebond est le plus bas du circuit.
Eurosport - J.C.


[b]Rafa plus incertain que jamais


Rafael Nadal souffre toujours de ses genoux. C'est ce qui est apparu lors d'un match d'exhibition, jeudi entre le N.1 mondial et Lleyton Hewitt, perdu 6-4 6-3 au Hurlingham Club. Ce match a été rajouté avant celui prévu ce vendredi contre Wawrinka. Sa participation pour défendre son titre à Wimbledon est donc loin d'être assurée.

"Rafael Nadal a des problèmes à plier les genoux et les traitements subis ces derniers jours ne semblent pas suffire" a déclaré son oncle et entraîneur Toni Nadal. "Il faut attendre demain", pour prendre une décision a-t-il ajouté. Il doit également décider s'il jouera un second match d'exhibition face à Stanislas Wawrinka au Hurlingham Club vendredi. Mais sans doute qu'une rencontre de plus ne ferait qu'aggraver les choses.

Pendant les 20 premières minutes de son match face à Lleyton Hewitt tout allait bien. Mais quand Toni lui a demandé de se baisser plus sur les balles au second set, on a entendu son neveu lui répondre : "Je ne peux pas". Un terrible aveu à quelques jours du début du tournoi illustré à la fin de la rencontre par la mine déconfite du champion, N.1 mondial et tenant du titre à Wimbledon. S'il ne joue pas face à Wawrinka vendredi, l'Espagnol risque d'étendre son absence jusqu'au prochain US Open.

L'ambiance n'est donc pas à l'optimisme dans le clan Nadal. La défense du titre apparaît déjà compromise. S'il venait à déclarer forfait, il serait seulement le 4e joueur de l'ère Open à ne pas pouvoir défendre son titre acquis l'an passé sur le gazon londonien, après John Newcombe en 1972 (en raison de son engagement sur un circuit rival), Stan Smith en 1973 (en raison d'un boycott des joueurs américains) et Goran Ivanisevic en 2002 (en raison d'une douleur à l'épaule). A l'intar de Nadal, ce dernier avait également remporté une victoire intense de cinq sets lors d'une finale jouée face à Patrick Rafter.
Eurosport - J.C.
# 19/06/2009 à 14:37 Nico
TIRAGE AU SORT : FAITS MARQUANTS

Le tirage au sort qui a lieu ce vendredi a livré notamment un premier tour entre Arnaud Clément, quart de finaliste en 2008, et Rafael Nadal tenant du titre. Mais ce dernier sera-t-il seulement présent pour défendre son titre ? S'il devait finalement s'aligner et s'il devait passer le premier tour, le n°1 mondial pourrait retrouver Lleyton Hewitt... Il est également dans la même moitié de tableau qu'Andy Murray et pourrait retrouver Andy Roddick en quarts, tandis que Roger Federer et Novak Djokovic sont dans l'autre partie. Le Serbe, n°4 mondial, débutera d'ailleurs son tournoi contre Julien Benneteau, tandis que Federer affrontera Yen Hsun Lu.

L'autre Bleu malchanceux a été Jérémy Chardy qui devra en découdre d'entrée avec l'Américain Andy Roddick. Le Tricolore aura évidemment ses chances mais il s'attaquera tout de même à une montagne sur cette surface. Roddick, lui, devra s'être remis de la blessure à une cheville subie au Queen's. Gilles Simon fera son entrée en lice contre Bobby Reynolds avant d'éventuellement retrouver Nicolas Kiefer. Jo-Wilfried Tsonga, lui, jouera contre Golubev au premier tour et sans doute face à Simone Bolelli au deuxième. Il se trouve dans la partie de Verdasco et Karlovic. Paul-Henri Mathieu de son côté a hérité de Frederico Gil et d'éventuellement Tomas Berdych au deuxième tour. Fabrice Santoro, pour son dernier Wimbledon, jouera son premier match contre James Blake, récemment finaliste au Queen's. Michael Llodra affrontera Joshua Goodall avec dans le viseur un duel face à Tommy Haas, récent vainqueur à Halle. Marc Gicquel et Adrian Mannarino se livreront un duel 100% tricolore afin de se donner le droit de défier Juan Martin Del Potro, s'il passe Seppi. Nicolas Mahut de son côté, s'il passe Kristof Vliegen, défiera Fernando Verdasco si ce dernier se qualifie.
# 20/06/2009 à 00:32 Nico
Rafa renonce

Rafael Nadal s'est résigné à ne pas défendre son titre à Wimbledon. L'Espagnol souffre de tendinites aux genoux et est incapable de les plier. Un coup dur pour le Majorquin qui perdra sa place de N.1 si Roger Federer s'impose sur le gazon londonien.

La mort dans l'âme, Rafael Nadal a annoncé vendredi qu'il ne défendrait pas son titre à Wimbledon. "Je ne suis pas à 100% de mes capacités et j'ai décidé de ne pas disputer Wimbledon. C'est l'une des décisions les plus difficiles de ma carrière. J'ai joué avec des problèmes aux genoux pendant plusieurs mois. Maintenant, j'ai un peu de temps pour me rétablir et je vais travailler très dur pour être de retour dès que possible. Un sportif joue toujours avec des douleurs. Vous ne savez pas vraiment où est la limite."

Rafael Nadal est seulement le 4e joueur de l'ère Open à ne pas pouvoir défendre son titre acquis l'an passé sur le gazon londonien, après John Newcombe en 1972 (en raison de son engagement sur un circuit rival), Stan Smith en 1973 (en raison d'un boycott des joueurs américains) et Goran Ivanisevic en 2002 (en raison d'une douleur à l'épaule).

"Je ne peux pas"

L'Espagnol, qui va perdre ses points ATP de Wimbledon et des Jeux de Pékin en plus de ceux de Roland-Garros et du Queen's, ne pourrait revenir à la compétition que pour l'US Open. Cette nouvelle a des conséquences quant à son rang de N.1 mondial : Nadal pourrait pointer au 2e rang mondial à la fin de la quinzaine si Roger Federer parvenait à remporter son 15e titre du Grand Chelem à Londres, le 6e trophée au All-England Club.

Vendredi avant sa conférence de presse au Hurlingham Club, Rafael Nadal s'était incliné face au Suisse Stanislas Wawrinka (4-6, 7-6(8/6), 10-3), un second revers qui faisait suite à sa défaite de jeudi face à l'Australien Lleyton Hewitt (6-4 6-3). "Rafael Nadal a des problèmes à plier les genoux et les traitements subis ces derniers jours ne semblent pas suffire", déclarait la veille son oncle et entraîneur Toni Nadal. "Il faut attendre vendredi pour prendre une décision", avait-il même ajouté.

Rafa ne connaît pas encore la durée de son indisponibilité, mais il ne se montre pas inquiet sur la suite de sa carrière : « Ce n'est pas un problème chronique. Je vais revenir.» Depuis Madrid, il connaît l'origine du mal : un oedème au genou. Il veut maintenant se soigner et cela prendra le temps qu'il faut. Le calendrier démentiel est-il en cause ? « Je ne sais pas », avoue avec une moue le numéro 1 mondial. Quand on lui parle de la possibilité de perdre sa première place mondiale, il répond avec un petit sourire en coin qu'il a été « quatre ans deuxième, alors...»
# 20/06/2009 à 20:47 Nico
Federer «garde des souvenirs»

En survêtement blanc avec des liserés dorés, Roger Federer a tenu sa traditionnelle conférence de presse à Wimbledon. Détendu, le Suisse est revenu sur le forfait de Rafael Nadal, son après-Roland-Garros et ses relations avec Andy Murray.

«Roger Federer, comment réagissez-vous au forfait de Rafael Nadal ?

C'est très décevant pour lui, pour le tournoi et pour moi parce que j'aurais aimé joué contre lui. C'est mon principal rival. Nous avons disputé de merveilleux matches au fil des années et particulièrement ici l'an dernier. C'est malheureux. Je suis triste pour lui parce que cela devait être une décision très difficile à prendre. A Roland-Garros, il a essayé, il a joué et il a perdu. On peut dire OK, il était peut-être pas assez fort cette année et Söderling a réalisé un match incroyable. Mais là, il n'a même pas pu essayer et voir où il en était. Les exhibitions ne répondent pas à toutes les questions. Il était donc dans une situation très délicate pour prendre cette décision. Il a pu jouer, mais il n'était pas à 100%. Renoncer comme cela, c'est le pire pour un joueur. C'est presque mieux d'avoir la jambe cassée et de savoir qu'on ne peut pas jouer. Là, il avait une possibilité de jouer. Je souhaite qu'il revienne rapidement sur le circuit.

Avez-vous digéré votre titre à Roland-Garros ?

C'est facile à digérer. C'est le côté positif de gagner Roland-Garros. Cela m'a fait du bien de passer une semaine en Suisse à ne rien faire sauf un peu de physique pour garder l'intensité pour Wimbledon. Voir ma famille et mes amis m'a fait beaucoup de bien. Ici, les gens me félicitent et me disent qu'ils sont heureux pour moi, cela me donne confiance et beaucoup d'envie de bien faire ici. Une fois arrivé à Wimbledon, on oublie un peu Roland-Garros. On garde des souvenirs et des images incroyables comme les balles de match et les victoires. Ca reste et cela donne envie de jouer pour essayer de revivre quelque chose de similaire dans deux semaines. Cela inspire. C'est pour cela que cela fait tellement de bien de gagner des titres.

La presse britannique parle beaucoup d'un contentieux ou d'un éventuel problème avec Andy Murray. Quels sont vos rapport avec l'Ecossais ?

Non, il n'y a pas de problèmes. C'est la presse qui le crée peut-être. Je n'ai rien lu. Dans la maison ici, on n'a pas de journaux. J'ai juste entendu parler d'un petit quelque chose. Il trouvait que j'avais un manque de respect vis-à-vis de lui. Cela me surprend. Il y a certains matches où je n'étais pas à 100% comme à Shanghaï où j'étais malade et j'avais mal au dos. C'était visible. Je ne vais pas dire que c'est le meilleur joueur de tous les temps si j'ai mal au dos. En plus, sur ce match, j'arrive presque à le battre. Je suis toujours très honnête. J'ai dit 100.000 fois que c'est un joueur exceptionnel avec beaucoup de talent. Je pense qu'il va gagner des Grands Chelems un jour. Je pensais qu'il allait avoir du succès plus vite, je me suis peut-être montré trop sévère avec lui et il l'a pris trop personnellement. C'est dommage pour lui, mais je m'en fous un peu de ce qu'il dit parce que j'ai toujours été très correct avec lui.»
Recueilli par S. D., à Londres
# 21/06/2009 à 10:43 cath
bonjour à tous et à tous les amoureux de la petite balle jaune .....

RAFAEL NADAL est forfait : il fallait s'y attendre ; je me disais "ce n'est pas possible compte tenu de l'importançe de ses blessures , qu'il puisse etre OK pour Wimbledon" :

- je reviens sur la réflexion de ce journaliste :
" ....l'obstination de RAFA à ne pas préserver son physique " : il y a du vrai

- depuis quatre ans , l'espagnol est boulimique de tournois , de victoires, de records .....
son talent précoce et explosif , associé à cette faim insatiable de victoires , a fini par ammener notre champion à un autre record autrement plus négatif :
vite sorti de RG , forfait au queen's et donc ...FORFAIT A WIMBLEDON .....

- et pendant ce temps que font les autres joueurs????
ils alignent parfois autant de tournois , mais ils peuvent y perdent plus vite ; ils se blessent aussi ; certains équilibrent mieux leurs calendriers ; certains n'hésitent pas a déclarer forfait : amendes ou pas , points perdus ou pas ....

- non seulement le calendrier de RAFA EST CHARGE depuis 2005 ....mais RAFA va loin et bien souvent , jusqu'à la victoire.....
2008 a été pour moi , une année époustouflante : ses marathons sur terre battue ; ses titres à RG, à Wimbledon ; son "détour" par Pékin pour une médaille d'or .....il a ensuite marqué le pas ....

- pour revenir de plus belle en 2009 : records sur records sur terre battue ; titre majeur à l'open de Melbourne ....RAFA en rajoute en s'alignant à Rotterdam et à MADRID ,(un tournoi qui ne se situait pas les années précédentes à cette période) : résultats : deux finales de plus ...
MAIS TROP C'EST TROP ......
ses genoux n'en peuvent plus ; RAFAEL NADAL avait t'il déja un point faible lors de sa croissançe, aux genoux , ou celui çi est il surtout apparu à l'age adulte????
il semblerait q'une sérieuse blessure en 2004 ,ait fait apparaitre ce point faible ;

- de toute façon RAFA est maintenant bien obligé de prendre soin de lui , d'écouter l'avis de grands spécialites , et de proceder, je pense , à des changements pour la suite de sa carriere :
ce jeune homme est intelligent :
j'espere qu'il lui sera possible de jouer non plus en quantité mais en qualité; de mieux choisir ses tournois; de ne pas se croire indispensable sur terre battue ;
de s'avoir déclarer forfait ....

je préfere le voir jouer moins , mais mieux ...
TE QUIERO RAFA
# 21/06/2009 à 11:06 cath
.....j'ai oublié de préciser , dans mon paragraphe , là au dessus ....
que RAFAEL NADAL en matiere de records , a aligné une plaçe de numéro deux mondial remarquable....en longévité.... et en qualité de palmarès ;
qu'il se plaçe parmis les meilleurs joueurs de masters séries , en titres gagnés , sur ces vingts dernieres années .....
- et qu'il a littéralement déboulonné le champion le plus et le mieux titré ....de toute l'ere open ( RODGEUR lui meme : RAFA a le double de victoires lors de ses matchs contre le suisse .....)

d'ailleurs , si le tournoi de WimbLedon nomme FEDERER comme étant le favori , personnellement , mon chouchou sera ANDY MURRAY ; et je ne me fie pas à la presse , c'est mon choix perso ;
en espérant aussi que DJOKO fera des siennes ....
il a du talent , ce jeune homme !!!!
# 21/06/2009 à 11:09 Florence
Bonjour à tous les fans de Nadal,
Bien résumé Cath ce que je pense malgré que je ne connaisse pas grand chose.
J'ai vu Féderer mais il est plus prétentieux que Nadal quand il gagne et que son principal adversaire n'est pas là.
C'est vrai que l'année dernière on parlait déjà de ses blessures aux genoux mais bon dieu pourquoi a-t-il retiré ses bandages ( qui le soutenaient quand même ) cette année.
Je suis d'accord avec toi Cath ol devrait choisir mieux ses matches car trop c'est trop et à présent avec son entêtement il a été battu à RG et ne se présentera pas à Winbledom. c'est dommage pour nous.
Mais je préfère qu'il se soigne et nous revienne en pleine forme.
Par contre je souhaite que le GRAND FEDERER tombe sur un joueur qui lui en fera baver et surtout qu'il ne gagne pas et ne soit pas n°1
Voilà moi j'ai tranché
Bravo à toi Cath pour ton résumé
Allez bon dimanche
# 22/06/2009 à 00:23 Nico
Hello à tous, hello Thomas, Cath et Florence !

Excellentes remarques en effet Cath sur Rafa qui a promis qu'il allait tirer les leçons de tout ça. Comme il est très intelligent et très bien entouré, ayons confiance : VAMOS !!!


Le début d'une nouvelle ère?


Avec le forfait de Rafael Nadal à Wimbledon, tout le tournoi a été chamboulé, pour ne pas dire la saison. Des têtes de série aux pronostics. Qui va profiter de l'absence du tenant du titre : Federer, Murray ou un invité mystère? Le All England Club s'apprête à vivre une quinzaine mouvementée.

Il n'y aura pas une quatrième finale de suite Federer-Nadal à Londres cette année. Comme à Roland-Garros quinze jours plus tôt. Rafael Nadal s'est auto-éliminé avant que quelqu'un d'autre ne le fasse à partir de lundi. Le forfait du tenant du titre, qui n'a pas réussi à se remettre d'une saison sur terre battue intense, laisse donc la porte grande ouverte... ou plutôt entrouverte car, avec Nadal en moins, les yeux se tournent désormais sur le duel à distance que vont se livrer Roger Federer et Andy Murray, les joueurs à suivre. Une victoire de l'un ou de l'autre marquerait plus les esprits que le palmarès du tournoi.

Meurtri à l'Open d'Australie puis revigoré comme jamais à Roland-Garros, le Suisse a désormais les clés pour inscrire une 6e fois son nom au palmarès de Wimbledon et devenir le premier champion de l'ère Open à décrocher un 15e titre du Grand Chelem, son 60e titre ATP en carrière. Vainqueur la semaine dernière au Queen's, le Britannique a tout un Royaume derrière lui pour succéder à Fred Perry, dernier lauréat du Royaume-Uni à s'imposer sur le gazon de Londres il y a 73 ans. Ces deux joueurs étaient déjà plus que des outsiders avec Nadal dans le tableau. Ils sont désormais tout désignés pour s'affronter en finale, comme à l'US Open 2008.

Vers une finale Murray-Federer ?

Mais le forfait de Nadal incombe d'autres conséquences. Tout d'abord sur la couronne du N.1 mondial. L'Espagnol n'a qu'une "chance" de la conserver à l'issue de cette quinzaine : il faut que Roger Federer ne remporte pas le tournoi. Tout autre vainqueur, Andy Murray compris, permettrait à Rafa de rester au top du classement ATP. Si l'Ecossais avait le bonheur de s'imposer à Londres, il ne reviendrait qu'à 15 petits points de Nadal (avec 10730 points pour Murray et 10745 pour Nadal) et serait quoi qu'il arrive le nouveau N.2 mondial devant Federer, même finaliste.

Destitué le 18 août 2008, le Suisse a une nouvelle occasion en or pour retrouver le fauteuil de N.1 sur lequel il a trôné pendant 237 semaines consécutives. Si les outsiders ne manquent pas pour empêcher Federer de triompher à nouveau, plusieurs statistiques parlent pour lui : 20 demi-finales de suite jouées en Grand Chelem, 19 finales jouées (dont 10 de suite) et cinq finales perdues face au même homme : Rafael Nadal. Seuls Novak Djokovic et Marat Safin (à l'Open d'Australie) peuvent se vanter d'être les bourreaux du Suisse en Grand Chelem depuis mai 2004 au côté de Nadal. Vainqueur de deux titres de suite sur terre battue, Federer commencera par viser un 13e match sans défaite de suite face à son adversaire du premier tour, le Taïwanais Yen-Hsun Lu.

Nadal forfait jusqu'à quand ?

Autre question majeure, au-delà de Wimbledon cette fois-ci : Nadal pourra-t-il finir la saison ? Habitué à déclarer forfait davantage en fin qu'en milieu d'exercice, l'Espagnol se voit désormais obliger de gérer son physique en milieu d'année en raison d'un leitmotiv entêtant de jouer tous les tournois sur terre battue. "C'est la décision la plus difficile que j'ai eue à prendre. J'ai tout fait pour être prêt à temps, mais je ne peux pas jouer à 100%. J'ai fait tous les efforts possibles pour jouer semaine après semaine en début d'année, et depuis le Masters de Madrid (avant Roland-Garros), je sais que j'ai ce problème de tendinite aux genoux. Tous les sportifs jouent malgré la douleur et avancent en cherchant la limite possible. Je sais maintenant que j e l'ai atteinte."

Une blessure au pied fin 2005 lui avait fait manquer le rendez-vous de Melbourne début 2006. Ce problème au genou lui a coûté la perte de ses deux titres majeurs. Alors quid de l'US Open ? Nadal ne devrait revenir à la compétition que pour le dernier tournoi du Grand Chelem de la saison. Mais sera-t-il remis à temps ? "Ce n'est pas un problème chronique. Je peux récupérer pour de bon et continuer ma carrière. Peut-être ai-je fait des erreurs dans la gestion de mon calendrier, de cela, j'en tirerai les leçons..." Avant de conclure : "Si je pense d'abord à me soigner, j'essaierais de revenir le plus vite possible." La fin de saison ne serait que plus palpitante.
Eurosport - Sébastien PETIT


PROGRAMME DE LUNDI

Après l'ouverture officielle du tournoi par Roger Federer sur le Central, qui aura cet honneur en l'absence du tenant du titre, Rafael Nadal, dix-sept Français seront sur les courts lundi, pour le premier jour du tournoi de Wimbledon.

Côté garçon, la seule tête de série en lice sera Jo-Wilfried Tsonga, numéro 9, qui sera opposé sur le court numéro 2 au Kazakh Andrey Golubev. En ce qui concerne les filles, elles sont trois fois plus nombreuses. Marion Bartoli, tête de série numéro 12, affrontera la Taïwanaise Cha Yung-Jan. Virginie Razzano (n°26), à qui la numéro un française a refusé de serrer la main vendredi après son abandon en demi-finale à Eastbourne, jouera contre l'Autrichienne Tamira Paszek. Alizé Cornet (22) sera elle opposée à la Russe Vera Dushevina.

La tâche s'annonce ardue pour Julien Benneteau, puisque le 80e joueur mondial se coltinera d'entrée le Serbe Novak Djokovic, numéro 4 mondial, qui voudra se racheter sur le Central de sa contre-performance à Roland-Garros. Florent Serra jouera contre celui qui a éliminé le Serbe en seizième de finale du précédent Grand Chelem, l'Allemand Philipp Kohlschreiber, tête de série numéro 27.

Séverine Brémont, elle, jouera contre la quart de finaliste Belarusse de Roland Garros, Victoria Azarenka, tête de série numéro 8. Julie Coin jouera elle aussi contre une fille qui a réussi un très bon Roland : la Slovaque Dominika Cibulkova, demi-finaliste à Paris. Il y aura au moins un Français au deuxième tour, puisque Adrian Mannarino jouera contre son compatriote Marc Gicquel.


Court central
à partir de 14h00
ATP - Lu Yen-Hsun (TAI) - Roger Federer (SUI/n°2) 0-0
Suivi de
WTA - Neuza Silva (POR) - Serena Williams (USA/n°2) 0-0
ATP - Julien Benneteau (FRA) - Novak Djokovic (SRB/n°4) 1-2

Court n°1
A partir de 14h00
WTA - Maria Sharapova (RUS/n°24) - Viktoriya Kutuzova (UKR) 0-0
Suivi de
ATP - Robin Soderling (SUE/n°13) - Gilles Muller (LUX) 1-0
ATP - Fernando Verdasco (ESP/n°7) - James Ward (GBR) 0-0

Court n°2
A partir de 13h00
WTA - Daniela Hantuchova (SVQ) - Laura Robson (GBR) 0-0
Suivi de
ATP - Andrey Golubev (KAZ) - Jo-Wilfried Tsonga (FRA/n°9) 0-1
WTA - Alla Kudryavtseva (RUS) - Elena Dementieva (RUS/n°4) 0-0
ATP - Michael Llodra (FRA) - Joshua Peya (GBR) 0-0

Court n°3
A partir de 13h00
ATP - James Blake (USA/n°17) - Andreas Seppi (ITA) 2-1
Suivi de
WTA - Victoria Azarenka (BLR/n°8) - Séverine Brémond (FRA) 0-0
WTA - Aleksandra Wozniak (CAN/n°23) - Francesca Schiavone (ITA) 1-0
ATP - Tommy Haas (ALL/n°24) - Alexander Peya (AUT) 0-0

Court n°4
A partir de 13h00
ATP - Philipp Kohlschreiber (ALL/n°27) - Florent Serra (FRA) 1-1
Suivi de
WTA - Maria Elena Camerin (ITA) - Shahar Peer (ISR)
ATP - Nicolas Mahut (FRA) - Kristof Vliegen (BEL) 1-0
WTA - Vera Zvonareva (RUS/n°7) - Georgie Stoop (GBR)

Court n°5
A partir de 13h00
WTA - Anastasia Pavlyuchenkova (RUS/n°31) - Petra Cetkovska (RTC)
Suivi de
ATP - Dudi Sela (ISR) - Santiago Gonzales (MEX) 0-0
ATP - Evgeny Korolev (RUS) - Igor Andreev (RUS/n°29) 1-0
WTA - Tamarine Tanasugarn (THA) - Arantxa Parra Santonja (ESP)

Court n°6
A partir de 13h00
ATP - Guillermo Garcia-Lopez (ESP) - Agustin Calleri (ARG) 2-0
Suivi de
WTA - Nathalie Dechy (FRA) - Ioana Raluca Olaru (ROU)
ATP - Paul Capdeville (CHI) - Vincent Spadea (USA) 0-2

Court n°7
A partir de 13h00
WTA - Jie Zheng (CHN/n°16) - Kristina Barrois (ALL)
Suivi de
ATP - Jan Hernych (RTC) - Janko Tipsarevic (SER) 0-0
WTA - Tamira Paszek (AUT) - Virginie Razzano (FRA/n°26)
ATP - Alberto Martin (ESP) - Marin Cilic (CRO/n°11) 0-1

Court n°8
A partir de 13h00
WTA - Karolina Sprem (CRO) - Regina Kulikova (RUS)
WTA - Roberta Vinci (ITA) - Magdalena Rybarikova (SLQ)
ATP - Edouard Roger-Vasselin (FRA) - Stefan Koubek (AUT) 0-0
ATP - Sam Querrey (USA) - Ivan Ljubicic (CRO) 0-1

Court n°9
A partir de 13h00
WTA - Gisela Dulka (ARG) - Stephanie Foretz (FRA)
Suivi de
ATP - Marcel Granollers (ESP) - Andreas Beck (ALL) 1-0
ATP - Simon Greul (ALL) - Michael Yani (USA) 0-0

Court n°11
A partir de 13h00
ATP - Ivo Minar (RTC) - Maximo Gonzalez (ARG) 0-0
Suivi de
WTA - Lucie Safarova (RTC) - Jarmila Groth (AUS)
WTA - Timea Bacsinszky (SUI) - Vesna Manasieva (RUS)
ATP - Grega Zemlja (SLO) - Albert Montanes (ESP/n°32) 0-0

Court n°12
A partir de 13h00
ATP - Nicolas Almagro (ESP) - Juan Monaco (ARG) 2-1
Suivi de
WTA - Anastasiya Yakimova (BLR) - Nadia Petrova (RUS/n°10)
WTA - Aravane Rezaï (FRA) - Ayumi Morita (JAP)
ATP - Diego Junqueira (ARG) - Guillermo Canas (ARG) 0-0

Court n°14
A partir de 13h00
WTA - Anna-Lena Groenefeld (ALL) - Sania Mirza (IND)
Suivi de
ATP - Mardy Fish (USA/n°28) - Sergio Roitman (ARG) 1-0
ATP - Tommy Robredo (ESP/n°15) - Luka Gregorc (SLO) 0-0
WTA - Vera Dushevina (RUS) - Alizé Cornet (FRA/n°22)

Court n°15
A partir de 13h00
WTA - Edina Gallovits (ROM) - Sorana Cirstea (ROM/n°28)
Suivi de
ATP - Simone Bolelli (ITA) - Daniel Koellerer (AUT) 0-0
WTA - Jill Craybas (USA) - Tsvetana Pironkova (BUL)
ATP - Steve Darcis (BEL) - Frank Dancevic (CAN) 0-0

Court n°17
A partir de 13h00
ATP - Adrian Mannarino (FRA) - Marc Gicquel (FRA) 1-1
Suivi de
WTA - Dominika Cibulkova (SLQ/n°14) - Julie Coin (FRA)
WTA - Michelle Larcher De brito (POR) - Klara Zakopalova (RTC)
ATP - Ivo Karlovic (CRO/n°22) - Lukas Lacko (SLQ) 0-0

Court n°18
A partir de 13h00
ATP - Karol Beck (SLQ) - Feliciano Lopez (ESP/n°21) 1-1
Suivi de
ATP - Xavier Malisse (BEL) - Rainer Schuettler (ALL/n°18) 2-4
WTA - Chan Yung-Jan (TAI) - Marion Bartoli (FRA/n°12)
WTA - Yanina Wickmayer (BEL) - Elena Vesnina (RUS)

Court n°19
A partir de 13h00
WTA - Alisa Kleybanova (RUS/n°27) - Sesil Karatantcheva (KAZ)
WTA - Masa Zec Peskiric (SLO) - Ursula Radwanska (POL)

Matches sur un court à déterminer pendant la journée
WTA - Ai Sugiyama (JPN) - Patty Schnyder (SUI/n°21)
WTA - Melanie South (GBR) - Mathilde Johansson (FRA)
# 23/06/2009 à 00:17 Nico
RESULTATS DE LUNDI

Querrey - Udomchoke 6-3,6-4,6-4
Darcis - Dancevic 6-4,7-6(7/4),6-3
Canas - Junqueira 6-1,6-2,6-2
Montanes - Zemlja 6-4,6-4,6-4
Djokovic - Benneteau 6-7(8/10),7-6(7/1),6-2,6-4
Karlovic - Lacko 6-3,7-6(7/4),6-3
Cilic - Martin 6-3,6-4,6-4
Koubek - Roger-Vasselin 7-5,6-3,4-6,3-6,6-3
Spadea - Capdeville 6-0,6-4,7-5
Andreev - Korolev 4-6,7-6(7/2),6-4,7-6(7/4)
Vliegen - Mahut 6-3,7-6(8/6),5-7,5-7,3-3
Robredo - Gregorc 7-6(7/4),6-4,5-7,7-6(7/3)
Greul - Yani 6-4,6-2,7-5
Bolelli - Koellerer 6-7,2-6,7-5,6-4,6-4
Sela - Gonzalez 6-4,4-6,7-6(7/2),6-3
Fish - Roitman 6-3,6-2,4-1
Tipsarevic - Hernych 6-4,6-4,7-6(7/4)
Tsonga - Golubev 6-3,5-7,7-6(7/4),7-6(7/5)
Granollers-Pujol - Beck 6-2,6-4,6-7(4/7),6-2
Federer - Lu 7-5,6-3,6-2
Seppi - Blake 7-5,6-4,7-6(7/5)
Gicquel - Mannarino 6-2,6-2,6-4
Almagro - Monaco 6-7(3/7),6-7(7/9),7-6(7/5),6-4,8-6
Beck - Lopez 1-6,7-5,6-3,4-6,10-8
Kohlschreiber - Serra 7-6(7/3),6-1,6-4
Minar - Gonzalez 6-4,3-6,7-5,6-0
Garcia-Lopez - Calleri 6-2,6-3,6-2


Federer: Lu et approuvé

Roger Federer s'est qualifié pour le 2e tour de Wimbledon en dominant le Taïwanais Yen-Hsun Lu 7-5, 6-3, 6-2. Benneteau a tout donné mais a échoué devant Djokovic (6-7, 7-6, 6-2, 6-4), Tsonga a battu Golubev (6-3, 5-7, 7-6, 7-6). Söderling est passé mais pas Blake. Haas doit attendre.

LE MATCH DE FEDERER

. Roger Federer (SUI, 2) bat Yen-Hsun Lu (TAI) 7-5, 6-3, 6-2
Prochain adversaire : Garcia-Lopez (ESP)
Guillermo Garcia-Lopez (ESP) bat Agustin Calleri (ARG) 6-2, 6-3, 6-2

Mirka Vavrinec n'est pas l'Immaculée Conception, on sait qu'elle attend un enfant de Roger Federer pour la fin juillet. Roger Federer n'est d'ailleurs pas un dieu vivant, on le sait depuis qu'il a perdu l'an dernier en cinq sets, dans la nuit d'un dimanche de finale. Pourtant, quand il s'avance pour disputer son premier match du tournoi avec son sac et sa tenue blanche soulignés de dorures, on sait tout de suite qu'il s'agit d'un joueur hors du commun qui va affronter le Taïwanais Yen-Hsun Lu. Lu tente de gagner son troisième match à Wimbledon pour sa sixième participation. Federer tente d'y remporter son 6e titre en 7 ans. Quel effet cela fait ? Ces premiers moments ?..."Quand vous entrez sur le court, vous visualisez ce qui arrive après le couloir, le premier échauffement. Ce n'est pas facile mais c'est amusant. C'est ce dont on rêve", a déclaré Federer; "Alors, oui, j'ai ressenti la même chose que les années précédentes. Et puis on oublie tout ce qui s'est passé auparavant. Que vous soyez un grand champion ou non, vous voulez profiter du moment et réussir votre début de rencontre. On met la tête "dedans"."

On s'attend à ce que le Suisse marche sur le gazon en distribuant les pains en coup droit et au service, mais non. Les marchands du Temple peuvent parier pendant quatre jeux sur le plus improbable des miracles. Lu a mené 3-2 service à suivre après un premier break avant de subir les foudres du champion. Avec 40 coups gagnants pour seulement 10 fautes directes, 19 montées au filet victorieuses sur 23, Federer a haussé son niveau de jeu comme le col de sa nouvelle veste. Son style à la fois people et propriétaire terrien, kitsch et efficace, fait de lui l'apôtre idéal de ce tournoi de Wimbledon, dont c'est la 132e édition. Il attendra des adversaires plus percutants que Lu (dont la seule grande perf' était une victoire sur Andy Murray aux Jeux Olympiques de Pékin) pour stimuler ses propres exégètes. Le prochain adversaire, Guillermo Garcia-Lopez, un Espagnol qui préfère les surfaces rapides à la terre, est arrivé en demi-finale à Eastbourne cette saison.

A SAVOIR : Un peu moins de 7 jeux, c'est le nombre de jeux que concède en moyenne Roger Federer au premier tour de Wimbledon depuis 2003, soit 57 jeux en sept participations. Il fallait remonter à 2003 et à sa victoire sur le Coréen Huyng-Taik Lee (6-3, 6-3, 7-6) pour le voir dépassée les 10 jeux.

LES PERFS DU JOUR:

. Andreas Seppi (ITA) bat James Blake (EU, 17) 7-5, 6-4, 7-6 (7/5)
Prochain adversaire : Gicquel (FRA).

Tout allait bien pour James Blake : "Je jouais plutôt bien au Queen's (où il a perdu en finale contre Andy Murray, ndlr) et je pensais avoir une chance de bien figurer ici à Wimbledon". Et puis c'est la catastrophe : "C'est probablement le plus mauvais tournoi du Grand Chelem de ma carrière, et je ne comprends pas pourquoi." Andreas Seppi a sorti un match sérieux, certes, mais un James Blake digne de son dix-septième rang mondial aurait dû passer.

"C'est comme si je n'étais pas sur le court aujourd'hui" , a-t-il précisé. A 5/0 dans le jeu décisif de la troisième manche, l'Américain a même connu l'outrage de concéder sept points de suite et la rencontre. "J'avais déjà infligé cela à d'autres joueurs, mais c'est vrai, c'est assez rare", a remarqué Blake. Sorti par Marat Safin au troisième tour l'an passé, Seppi peut prolonger l'aventure. Lui qui est un peu le "Berdych italien", le voilà avec deux tours à sa portée. Marc Gicquel, qui est mieux classé que lui (40e alors que Andreas est 48e) lui offrira certainement moins de points gratuits (38 de la part de Blake !).

. Karol Beck (SLQ, LL) bat Feliciano Lopez (ESP, 21) 1-6, 7-5, 6-3, 4-6, 10-8
Prochain adversaire : Almagro.
Nicolas Almagro (ESP) bat Juan Monaco (ARG) 6-7 (3/7), 6-7 (7/9), 7-6 (7/5), 6-4, 8-6

Pas de jaloux. Le deuxième tour qui opposera Karol Beck à Nicolas Almagro sera un match entre deux joueurs méritants marqués par une victoire en cinq sets au premier tour. Deux acteurs inattendus sur gazon. Karol Beck, à ne pas confondre avec l'Allemand Andreas (58e mondial) est Slovaque et 143e. Défait en qualifications, il a bénéficié du forfait de Marcos Baghdatis pour se faufiler dans le bas de tableau non loin de son homonyme, qui avait réussi sa saison sur terre mais qui a perdu contre Marcel Granollers ce lundi. On s'y perd un peu. Ce qu'il faut retenir, c'est que Karol Beck dispute son premier tournoi du Grand Chelem depuis 2005. Il a en effet subi une suspension de deux ans pour dopage (anabolisant) et n'avait pas été assez bien classé pour jouer un majeur depuis échouant en qualifications depuis 5 tournois.

Nicolas Almagro n'avait passé qu'une seule fois le 1er tour à Wimbledon et Juan Monaco jamais en deux participations. La logique a été respectée. En revanche, la disparition de Feliciano Lopez, le grand attaquant de l'Armada espagnole est une surprise de taille. Cela fait un peu de place pour Robin Söderling si le Suédois passe Gilles Muller.

LES FRANÇAIS DU JOUR

. Jo-Wilfried Tsonga (FRA, 9) bat Andrey Golubev (KAZ) 6-3, 5-7, 7-6 (7/4), 7-6 (7/5)
Prochain adversaire : Bolelli (ITA).

. Novak Djokovic (SER, 4) bat Julien Benneteau (FRA) 6-7 (8/10), 7-6 (7/1), 6-2, 6-4
Prochain adversaire : Greul (ALL, Q).

. Philipp Kohlschreiber (ALL, 27) bat Florent Serra (FRA) 7-6 (7/3), 6-1, 6-4
Prochain adversaire : Minar (RTC).

Ce qu'il faut savoir : Florent Serra menait 5-0 dans la première manche avant de s'effondrer totalement. La grosse, grosse panne pour le Bordelais qui a tendance à douter un peu plus que nécessaire.

. Marc Gicquel (FRA) bat Adrian Mannarino (FRA) 6-2, 6-2, 6-4

Ce qu'il faut savoir : Adrian Mannarino avait battu Marc Gicquel à Metz l'an passé et ce dernier s'en est souvenu : "J'ai fait un match plein en m'appliquant dès le début" . Mannarino souffre d'une fissure au tendon rotulien (genou) depuis de longs mois. Une pause est envisagée ?

. Stefan Koubek (AUT) bat Edouard Roger-Vasselin (FRA, Q) 7-5, 6-3, 4-6, 3-6, 6-3

. Kristof Vliegen (BEL) bat Nicolas Mahut (FRA) 6-3, 7-6 (10/8), 5-7, 5-7, 6-4

MATCHS INTERROMPUS

Michael Llodra (FRA) - Joshua Goodall (G-B) 4-6, 7-6 (7/5)
Tommy Haas (ALL, 24) - Alexander Peya (AUT) 6-7 (5/7), 7-6 (7/0), 6-3, 4-4

AUTRES RESULTATS IMPORTANTS

. Marin Cilic (CRO, 11) bat Alberto Martin (ESP) 6-3, 6-4, 6-4
Prochain adversaire : Querrey.
. Ivo Karlovic (CRO, 22) bat Lukas Lacko (SLQ) 6-3, 7-6(4), 6-3
Prochain adversaire : Darcis.
. Fernando Verdasco (ESP, 7) bat James Ward (G-B) 6-1, 6-3, 6-4
Prochain adversaire : Vliegen.
. Rainer Schuettler (ALL, 18) bat Xavier Malisse (BEL) 6-7(9), 6-4, 7-6(3), 6-1
Prochain adversaire : Sela.

Eurosport - J.C.


PROGRAMME DE MARDI

Dix français seront attendus sur les courts de Wimbledon mardi, pour la suite du premier tour : avec notamment l'entrée en lice de Jérémy Chardy et de Gilles Simon face au Américains Andy Roddick et Bobby Reynolds. Chez les femmes, Amélie Mauresmo fera également ses débuts face à Melinda Czink.


. CENTRE COURT (dès 14h)

Venus Williams (USA, 3) - Stefanie Voegele (SUI)

Jérémy Chardy (FRA) - Andy Roddick (USA, 6) 0-0

Andy Murray (ANG, 3) - Robert Kendrick (USA) 3-0


. COURT N.1 (dès 14h)

Juan Martin Del Potro (ARG, 5) - Arnaud Clément (FRA)

Dinara Safina (RUS, 1) - Lourdes Dominguez Lino (ESP)

Juan Carlos Ferrero (ESP) - Mikhail Youzhny (RUS)


. COURT N.2 (dès 13h)

Caroline Wozniacki (DAN, 9) - Kimiko Date Krumm (JAP)

Michael Llodra (FRA) - Joshua Goodall (GBR) 4-6, 7-6

Alex Bogdanovic (ANG) - Tomas Berdych (RTC, 20)

Bobby Reynolds (USA) - Gilles Simon (FRA, 8)

Akiko Morigami (JAP) - Svetlana Kuznetsova (RUS, 5)


. COURT N.3 (dès 13h)

Julia Goerges (ALL) - Jelena Jankovic (SER, 6)

Tommy Haas (ALL, 24) - Alexander Peya (AUT) 6-7, 7-6, 6-3, 4-4

Lleyton Hewitt (AUS) - Robby Ginepri (USA)

Fabrice Santoro (FRA) - Nicolas Kiefer (ALL, 33)

Amelie Mauresmo (FRA, 17) - Melinda Czink (HON)


. COURT N.4 (dès 13h)

Nikolay Davydenko (RUS, 12) - Daniel Evans (ANG)

Patricia Mayr (AUT) - Anne Keothavong (ANG)

Radek Stepanek (RTC, 23) - Alejandro Falla (COL)

Lucie Hradecka (RTC) - Ana Ivanovic (SER, 13)


. COURT N.5 (dès 13h)

Victor Hanescu (ROU, 31) - Ivan Navarro (ESP)

Marta Domachowska (POL) - Anabel Medina Garrigues (ESP, 20)

Taylor Dent (USA) - Daniel Gimeno-Traver (ESP)

Kristina Kucova (SVQ) - Aiko Nakamura (JAP)


. COURT N.6 (dès 13h)

Galina Voskoboeva (KAZ) - Na Li (CHI, 19)

Grigor Dimitrov (BUL) - Igor Kunitsyn (RUS)

Riccardo Ghedin (ITA) - Ernests Gulbis (LET)

Alexa Glatch (USA) - Shuai Peng (CHI)


. COURT N.7 (dès 13h)

Jelena Dokic (AUS) - Tatjana Malek (ALL)

Fabio Fognini (ITA) - Denis Istomin (UZB)

Nuria Llagostera Vives (ESP) - Flavia Pennetta (ITA, 15)

Agnieszka Radwanska (POL, 11) - Maria Jose Martinez Sanchez (ESP)


. COURT N.8 (dès 13h)

Olga Govortsova (BLR) - Tatiana Perebiynis (UKR)

Monica Niculescu (ROU) - Yaroslava Shvedova (KAZ)

Brian Dabul (ARG) - Viktor Troicki (SER, 30)


. COURT N.9 (dès 13h)

Anastasija Sevastova (LET) - Kateryna Bondarenko (UKR)

Benjamin Becker (ALL) - Roko Karanusic (CRO)

Thiago Alves (BRE) - Andrei Pavel (ROU)

Pauline Parmentier (FRA) - Akgul Amanmuradova (UZB)


. COURT N.11 (dès 13h)

Oscar Hernandez (ESP) - Leonardo Mayer (ARG)

Nicole Vaidisova (CZE) - Rossana De Los Rios (PAR)

Christophe Rochus (BEL) - Pablo Cuevas (URU)

Vania King (USA) - Mariya Koryttseva (UKR)


. COURT N.12 (dès 13h)

Samantha Stosur (AUS, 18) - Bethanie Mattek-Sands (USA)

Kevin Kim (USA) - David Ferrer (ESP, 16)

Stanislas Wawrinka (SUI, 19) - Eduardo Schwank (ARG)

Kirsten Flipkens (BEL) - Agnès Szavay (HON, 30)


. COURT N.14 (dès 13h)

Katie O'Brien (ANG) - Iveta Benesova (RTC)

Vera Dushevina (RUS) - Alizé Cornet (FRA, 22) 3-6, 6-0, 4-2

Jurgen Melzer (AUT, 26) - Wayne Odesnik (USA)

Potito Starace (ITA) - Jose Acasuso (ARG)


. COURT N.15 (dès 13h)

Petra Kvitova (CZE) - Maria Kirilenko (RUS)

Frederico Gil (POR) - Paul-Henri Mathieu (FRA)

Sara Errani (ITA) - Stephanie Dubois (CAN)

Pablo Andujar (ESP) - Martin Vassallo Arguello (ARG)


. COURT N.17 (dès 13h)

Victor Crivoi (ROU) - Bjorn Phau (ALL)

Sybille Bammer (AUT, 29) - Melanie Oudin (USA)

Rajeev Ram (USA) - Philipp Petzschner (GER)

Ekaterina Makarova (RUS) - Barbora Zahlavova Strycova (RTC)


. COURT N.18 (dès 13h)

Fernando Gonzalez (CHI, 10) - Teimuraz Gabashvili (RUS)

Anna Chakvetadze (RUS, 32) - Sabine Lisicki (ALL)

Jesse Levine (USA) - Marat Safin (RUS, 14)

Carla Suarez Navarro (ESP) - Kaia Kanepi (EST, 25)


. COURT N.19 (dès 13h)

Nicolas Devilder (FRA) - Nicolas Lapentti (ECU)

Alberta Brianti (ITA) - Tathiana Garbin (ITA)

Mischa Zverev (ALL) - Dmitry Tursunov (RUS, 25)
# 23/06/2009 à 23:48 Nico
RESULTATS DE MARDI

Vassalo Arguello - Andujar 4-6,6-3,6-2,6-2
Ferrero - Youzhny 6-3,7-6(7/3),6-3
Murray - Kendrick 7-5,6-7(3/7),6-3,6-4
Zverev - Tursunov 6-4,6-2,3-0
Stepanek - Falla 6-4,6-4,6-1
Gulbis - Ghedin 6-2,6-4,6-4
Gimeno-Traver - Dent 7-5,7-6(8/6),4-6,0-0
Troicki - Dabul 6-4,6-4,6-3
Santoro - Kiefer 6-4,6-2,6-2
Petzschner - Ram 2-6,6-1,7-6(7/3),6-1
Starace - Acasuso 7-6,6-3
Wawrinka - Schwank 7-5,6-4,6-1
Cuevas - Rochus 3-6,4-6,6-4,6-1,11-9
Levine - Safin 6-2,3-6,7-6(7/4),6-4
Alves - Pavel 6-3,2-6,6-1,2-6,6-1
Simon - Reynolds 6-4,6-3,6-3
Roddick - Chardy 6-3,7-6(7/3),4-6,6-3
Hewitt - Ginepri 6-4,6-1,6-1
Mathieu - Gil 6-1,2-6,6-4,6-2
Fognini - Istomin 1-6,6-7(3/7),6-4,3-1
Ferrer - Kim 7-5,6-3,4-6,6-2
Berdych - Bogdanovic 6-3,6-4,6-4
Melzer - Odesnik 6-1,6-4,6-2
Becker - Karanusic 6-4,6-4,6-1
Kunitsyn - Dimitrov 3-6,6-0,4-0
Haas - Peya 6-7(5/7),7-6,6-3,6-4
Del Potro - Clément 6-3,6-1,6-2
Llodra - Goodall 4-6,7-6(7/5),6-4,3-6,6-4
Davydenko - Evans 6-2,6-3,6-3
Crivoi - Phau 4-6,6-1,7-6(7/3),2-6,6-3
Gonzalez - Gabashvili 7-5,7-5,6-3
Mayer - Hernandez 6-0,6-0,6-3
Hanescu - Navarro 6-3,6-7(5/7),6-4,6-7(5/7),12-10
Devilder - Lapentti 3-6,6-4,6-3,4-6,7-5


Del Potro et Roddick, c'est costaud

Juan Martin Del Potro et Andy Roddick ont renvoyé Arnaud Clément (6-3, 6-1, 6-2) et Jérémy Chardy (6-3, 7-6, 4-6, 6-3) à leurs chères études dès le 1er tour de Wimbledon . Haas a conclu en 2 jours comme Llodra. Simon, Santoro, Mathieu et Devilder sont passés. Kendrick a gêné Murray. Safin est out.

LES FRANÇAIS : 7 qualifiés pour le 2e tour sur 14 au départ.

. Juan Martin Del Potro (ARG, 5) bat Arnaud Clement (FRA) 6-3, 6-1, 6-2.
Prochain adversaire : Hewitt.
Lleyton Hewitt (AUS) bat Robby Ginepri (EU) 6-4, 6-1, 6-1

Jouer sur le central, c'est une petite consécration pour les jeunes joueurs du circuit. Pour Arnaud Clément, son passage sur le gazon frais du plus beau court de Wimbledon a pris des allures de descente aux enfers. Laminé par Juan Martin Del Potro en trois petits sets et 1h37, l'Aixois va perdre les précieux points de son quart de finale de l'an passé. Dans les prochaines semaines, rétrogradé au-delà de la 120e place mondiale, il devra aller chercher des points sur les circuits mineurs, en Challengers notamment. "C'est nouveau pour moi, et j'y prends autant de plaisir que sur le circuit ATP, cela ne me fait pas peur", disait-il avant même de jouer son match, conscient de l'écart entre son futur adversaire et lui-même.

Wimbledon, c'est un tournoi dont il n'a manqué aucune des 13 dernières éditions en 13 années de professionnalisme, à la différence des trois autres "majeurs". Son parcours de l'an passé, où il avait bénéficié d'un tableau ouvert, avait été son plus beau parcours. Comme en 1998, 2004, 2005 et 2007, il en sort au premier tour. Juan Martin Del Potro, qui n'a pas joué de tournoi de préparation sur gazon, a récité la partition pour marteau-piqueur qu'il lui avait réussi à Roland-Garros. Imparable. "J'ai joué un bon match pour mon retour sur herbe. Cela faisait un an que je n'avais joué sur cette surface, mais mes repères sont revenus rapidement. C'était utile car Clément est un bon joueur qui sait comment bien jouer sur cette surface. Je peux tout faire sur cette surface, servir, retourner. Et c'était bien plus facile que je ne le pensais", a confirmé "Delpo".

Avec seulement 37% de première balle et des sensations catastrophiques, le Français a été constamment mis sous pression sur son engagement, cédant son service à 6 reprises. L'Argentin n'a, lui, jamais eu la moindre balle de break à sauver. On aurait pu penser que le centre de gravité très bas de Clément aurait pu l'avantager face à la grande carcasse de "Delpo", mais c'est le centre de gravité du niveau de jeu du N.5 mondial qui était bien trop haut. "Je pense avoir un avantage par rapport aux joueurs plus petits que moi", assène même Juan Martin. J'ai un peu de difficultés sur les balles basses, mais là aussi, je me débrouille de mieux en mieux." Lleyton Hewitt, vainqueur en 2002 et qui retrouve des couleurs depuis quelques mois après son opération à la hanche, sera son prochain adversaire.

. Gilles Simon (FRA, 8) bat Bobby Reynolds (EU) 6-4, 6-3, 6-3
Prochain adversaire : Alves (BRE).

Gilles Simon a le moral au fond des chaussettes ? Cela ne se voit pas. Rien de mieux qu'un petit tour apéritif en fin de journée à Wimbledon pour requinquer un top 10. Avec 14 aces et une belle présence au filet (20 montées victorieuses sur 28), 44 coups gagnants et des petits coups de pattes bien léchés, le N.8 du tournoi a de quoi voir la vie en rose. Disons surtout le prochain tour, largement à sa portée puisque le Brésilien est un lucky-loser peu habitué aux exploits sur gazon.

. Paul-Henri Mathieu (FRA) bat Frederico Gil (POR) 6-1, 2-6, 6-4, 6-2
Prochain adversaire : Berdych ou Bogdanovic.

. Nicolas Devilder (FRA) bat Nicolas Lapentti (EQU) 3-6, 6-4, 6-3, 4-6, 7-5
Prochain adversaire : Navarro ou Hanescu.

. Michaël Llodra (FRA) bat Joshua Goodall (G-B) 4-6, 7-6 (7/5), 6-4, 3-6, 6-4
Prochain adversaire : Haas (ALL)

. Fabrice Santoro (FRA) bat Nicolas Kiefer (ALL, 33) 6-4, 6-4, 6-2
Prochain adversaire : Ferrero.

. Andy Roddick (EU, 6) bat Jeremy Chardy (FRA) 6-3, 7-6(3), 4-6, 6-3
Prochain adversaire : Kunitsyn (RUS).

Après avoir pris la leçon face à Novak Djokovic au premier tour de l'Open d'Australie, Jérémy Chardy a poursuivi son apprentissage à Wimbledon face à Andy Roddick. Un premier set à oublier, totalement raté (il a été mené 0-5 avant de débreaker une fois pour revenir à 3-5, 30A), et trois sets encourageants. Au service, le Palois n'a pas été ridicule. Cela n'a pas été suffisant pour rivaliser avec les 21 aces de l'Américain. Dans le jeu, Chardy se repose encore trop systématiquement sur ses enchaînements service-coup droit. Ce sont ses points forts, mais quand les top 10 pointent le bout de leur raquette, cela devient prévisible. En retour, il a progressé au fil de la partie. Avec un peu plus de régularité, et quelques schémas de jeu de rechange, il fera douter des joueurs qui, comme "A-Rod" ce mardi claquent 47 coups gagnants pour 9 fautes directes seulement...

VIVE LE GAZON ARGENTIN

Juan Martin Del Potro : "Je n'ai pu m'entraîner qu'une semaine sur gazon cette saison car j'étais malade cinq jours en Argentine, avant de débuter ma préparation sur herbe pendant 5-6 jours chez moi. C'est une nouveauté dans mon pays, nous avons 2-3 courts en Argentine qui sont très bons pour s'entraîner."

LE CHIFFRE DU 1ER TOUR : 5

5 comme le nombre d'abandons, dont 4 mardi. Sergio Roitman avait quitté le tournoi lundi, et le lendemain, Denis Istomin, Jose Acasuso, Grigor Dimitrov et Dmitry Tursunov (vainqueur à Eatsbourne).

LA PHRASE DU JOUR :

Arnaud Clément : "Aujourd'hui, je ne me suis pas amusé, je me suis ennuyé".

LE MATCH D'ANDY MURRAY

. Andy Murray (G-B, 3) bat Robert Kendrick (EU) 7-5, 6-7 (3/7), 6-3, 6-4
Prochain adversaire : Gulbis (LET).
Ernests Gulbis (LET) bat Riccardo Ghedin (ITA) 6-2, 6-4, 6-4

Vous connaissiez Ken et son bras mécanique (le copain de Barbie), "Ken le survivant" qui connait tous les points vitaux de ses adversaires, vous vous souviendrez maintenant de Kendrick le bondissant, le joueur qui a ringardisé les plongeons de Boris Becker lors de son match face à Andy Murray. L'Américain, dont le physique évoque un hybride entre Ivo Karlovic et Mardy Fish, a fait frissonner le central. Pendant deux sets, le 76e mondial a fait douter le héros britannique en pratiquant un tennis généreux, offensif et parfois naïf.

Pourquoi Murray est-il resté si calme ? Pourquoi a-t-il même plus apprécié l'ambiance après la perte du second set comme il l'a déclaré en conférence de presse ? Parce qu'il était tout le temps en contrôle. Avec 20 aces, il s'est senti fort. Avant de prendre le jeu à son compte à la fin du troisième set, il a su aussi monter au filet (19 montées victorieuses sur 22) pour bousculer "Ken le bondissant", qui a fini sur une pirouette et a jeté sa casquette comme une rockstar sous l'ovation du public.

LES ADIEUX RATES DE MARAT SAFIN

. Jesse Levine (EU, Q) bat Marat Safin (RUS, 14) 6-2, 3-6, 7-6(4), 6-4
Prochain adversaire : Cuevas (URU).

C'était le dernier Wimbledon de Marat Safin, qui prendra sa retraite à la fin de la saison, et personne n'en gardera un bon souvenir à part Jesse Levine bien entendu et quelques spectateurs amateurs de joutes verbales. Le Russe, totalement sorti de la partie dans la dernière manche, a en effet donné la réplique à l'arbitre de chaise Pascal Maria déclenchant l'hilarité d'une partie du public. Sinon, en terme de statistiques, Safin n'a concrétisé que 2 breaks sur 13 balles de break. C'est mieux que Llodra (2 sur 17 face à Goodall) mais le Français, lui, est passé... Wimbledon dit donc adieu au tournoi qui l'a vu atteindre les quarts de finale en 2001 et surtout les demi-finales l'an passé. C'était sur le court 18.

AUTRES RESULTATS IMPORTANTS

. Nikolay Davydenko (RUS, 12) bat Daniel Evans (G-B) 6-2, 6-3, 6-3
Prochain adversaire : Crivoi (ROU)

. Tommy Haas (ALL, 24) bat Alexander Peya (AUT) 6-7 (7/5), 7-6 (7/0), 6-3, 6-4
Prochain adversaire : Llodra.

. Fernando Gonzalez (CHI, 10) bat Teimuraz Gabashvili (RUS) 7-5, 7-5, 6-3
Prochain adversaire : L. Mayer (ARG)

. Igor Kunitsyn (RUS) bat Grigor Dimitrov (BUL, WC) 3-6, 6-0, 4-0 ab
Prochain adversaire : Roddick.

Eurosport - J.C.


PROGRAMME DE MERCREDI

Sept Français seront en lice mercredi pour lancer le 2e tour de Wimbledon: Jo-Wilfried Tsonga, Michael Llodra, Marc Gicquel, Marion Bartoli, Virginie Razzano, Aravane Rezaï et Mathilde Johansson. A suivre également, les retours de Maria Sharapova et de Roger Federer sur le court central.


. COURT CENTRAL - dès 14h

Maria Sharapova (RUS, 24) - Gisela Dulko (ARG)

Guillermo Garcia-Lopez (ESP) - Roger Federer (SUI, 2)

Sam Querrey (USA) - Marin Cilic (CRO, 11)


. COURT N.1 - dès 14h

Simon Greul (ALL) - Novak Djokovic (SER, 4)

Jarmila Groth (AUS) - Serena Williams (USA, 2)

Tommy Haas (ALL, 24) - Michael Llodra (FRA)


. COURT N.2 - dès 13h

Mardy Fish (USA, 28) - Janko Tipsarevic (SER)

Victoria Azarenka (BLR, 8) - Ioana Raluca Olaru (ROU)

Robin Soderling (SUE, 13) - Marcel Granollers (ESP)

Aravane Rezaï (FRA) - Elena Dementieva (RUS, 4)


. COURT N.3 - dès 13h

Jiz Zheng (CHN, 16) - Daniela Hantuchova (SLQ)

Fernando Verdasco (ESP, 7) - Kristof Vliegen (BEL)

Simone Bolelli (ITA) - Jo-Wilfried Tsonga (FRA, 9)


. COURT N.4 - dès 13h

Tommy Robredo (ESP, 15) - Stefan Koubek (AUT)

Anastasia Pavlyuchenkova (RUS, 31) - Roberta Vinci (ITA)

Ivo Karlovic (CRO, 22) - Steve Darcis (BEL)

Timea Bacsinszky (SUI) - Marion Bartoli (FRA, 12)


. COURT N.7 - dès 7

Dominika Cibulkova (SVK, 14) - Urszula Radwanska (POL)

Jill Craybas (USA) - Virginie Razzano (FRA, 26)

Alisa Kleybanova (RUS, 27) - Regina Kulikova (RUS)


. COURT N.12 - dès 13h

Dudi Sela (ISR) - Rainer Schuettler (ALL, 18)

Sania Mirza (IND) - Sorana Cirstea (ROU, 28)

Nicolas Almagro (ESP) - Karol Beck (SVK)

Francesca Schiavone (ITA) - Michelle Larcher De Brito (POR)


. COURT N.14 - dès 13h

Shahar Peer (ISR) - Nadia Petrova (RUS, 10)

Elena Vesnina (RUS) - Vera Dushevina (RUS)

Philipp Kohlschreiber (ALL, 27) - Ivo Minar (TCH)

Andreas Seppi (ITA) - Marc Gicquel (FRA)


. COURT N.18 - dès 13h

Arantxa Parra Santonja (ESP) - Ai Sugiyama (JAP)

Guillermo Canas (ARG) - Albert Montanes (ESP, 32)

Vera Zvonareva (RUS, 7) - Mathilde Johansson (FRA)

Vincent Spadea (USA) - Igor Andreev (RUS, 29)

Eurosport
# 25/06/2009 à 10:01 Nico
RESULTATS DE MERCREDI

Gimeno-Traver - Dent 7-5,7-6(8/6),4-6,6-7(3/7),6-4
Andreev - Spadea 6-3,7-5,6-2
Cilic - Querrey 4-6,7-6(7/3),6-3,6-7(4/7),6-4
Tsonga - Bolelli
Karlovic - Darcis 7-5,6-3,6-4
Haas - Llodra 4-3
Almagro - Beck 6-4,7-6(7/1),3-6,3-6,7-5
Soderling - Granollers-Pujol 4-6,7-6(9/7),6-4,7-5
Kohlschreiber - Minar 6-4,3-6,4-6,6-2,8-6
Federer - Garcia-Lopez 6-2,6-2,6-4
Verdasco - Vliegen 7-6(7/3),6-7(3/7),7-6(7/4),6-4
Montanes - Canas 6-4,6-3,4-6,6-3
Djokovic - Greul 7-5,6-1,6-4
Fish - Tipsarevic 6-4,3-6,6-1,6-4
Sela - Schuettler 7-6(7/3),6-3,6-2
Robredo - Koubek 3-6,4-6,6-4,7-6(7/5),6-1


Federer poursuit sa route

Roger Federer n'a eu aucun mal à éliminer Guillermo Garcia-Lopez au 2e tour de Wimbledon, pourtant demi-finaliste à Eastbourne, 6-2, 6-2, 6-4. Le Suisse retrouvera Philipp Kohlschreiber pour une place en huitièmes de finale. Novak Djokovic s'est aussi qualifié en battant Simon Greul 7-5, 6-1, 6-4.

. Roger Federer (SUI, 2) bat Guillermo Garcia-Lopez (ESP) 6-2, 6-2, 6-4. Prochain adversaire: Kohlschreiber
Philipp Kohlschreiber (ALL, 27) bat Ivo Minar (TCH) 6-4, 3-6, 4-6, 6-2, 8-6

Roger Federer est le dernier survivant du carré de l'édition 2008 de Wimbledon. Après le forfait de Nadal et l'élimination de Marat Safin mardi, Rainer Schuettler a été sorti par l'Israélien Dudi Sela, évinçant ainsi le 3e demi-finaliste de l'an passé. En battant Garcia-Lopez, le Suisse reste encore un peu plus seul dans sa partie de tableau, lui qui est lancé dans sa quête de victoire historique à Londres. Face à lui, l'Espagnol, récent demi-finaliste à Eastbourne, a donné tout ce qu'il avait dans la raquette : 70% de premières balles et des montées au filet saillantes. Insuffisant toutefois pour répondre aux répliques du quintuple vainqueur londonien.

En 1h40, Federer a écarté Garcia-Lopez de sa route, non sans quelques alertes. Notamment sur secondes balles, où le Suisse n'a servi qu'à 44% de réussite sur l'ensemble du match, dont 17% lors de la deuxième manche pourtant remportée 6-2. Si ses secondes pèchent, Roger a sa première balle pour le sauver de mauvaises situations avec 94% de réussite et 11 aces décochés face à l'Espagnol. Federer a également eu du mal à être décisif et régulier à la volée, avec 11 balles gâchées sur 26 jouées. Juste histoire de chercher la petite bête. Philipp Kohlschreiber, vainqueur d'Ivo Minar en cinq manches, tentera de faire mieux au 3e tour, lui qui a été battu deux fois sur gazon face à Federer (à Halle en 2005 et 2008). Avant de retrouver Söderling en huitième de finale ?

. Novak Djokovic (SER, 4) bat Simon Greul (ALL) 7-5, 6-1, 6-4
Prochain adversaire: Fish
Mardy Fish (EU, 28) bat Janko Tipsarevic (SER) 6-4, 3-6, 6-1, 6-4

Le 2e tour de Wimbledon n'est pas un bon souvenir pour Novak Djokovic. Le Serbe avait été sorti l'an passé par un futur demi-finaliste : Marat Safin (6-4, 7-6, 6-2). Poussé à 5-5 dans le premier set face à l'Allemand Simon Greul, "Nole" a-t-il des sueurs froides ? Pas plus qu'au tour précédent où son tennis peu académique avait été efficace face à Julien Benneteau peu inspiré. Avec 14 aces au compteur sur cette partie, Djokovic a réussi à écarter 6 balles de break contre lui et rentabiliser les 40 fautes directes adverses.

Le N.4 mondial se hisse au 3e tour pour la 4e fois de sa carrière, lui qui a signé une demi-finale sur le gazon londonien en 2007. Si Djokovic a remporté deux titres cette saison à Dubaï sur dur et Belgrade sur terre battue, il a été à un match d'en remporter son premier titre sur herbe en jouant la finale de Halle, perdue face à Tommy Haas. En quête de repère sur cette surface, il se testera au prochain tour face à Mardy Fish, tête de série N.28, face à qui il n'a jamais perdu en deux rencontres.

. PRINCIPAUX RESULTATS DU JOUR

. Jo-Wilfried Tsonga (FRA, 9) bat Simone Bolelli (ITA) par forfait
Prochain adversaire: Karlovic
Ivo Karlovic (CRO, 22) bat Steve Darcis (BEL) 7-5, 6-3, 6-4

. Tommy Haas (ALL, 24) bat Michael Llodra (FRA) 4-3 ab
Prochain adversaire: Cilic
Marin Cilic (CRO, 11) bat Sam Querrey (USA) 4-6, 7-6, 6-3, 6-7, 6-4

. Dudi Sela (ISR) bat Rainer Schuettler (ALL, 18) 7-6(3), 6-3, 6-2
Prochain adversaire: Robredo
Tommy Robredo (ESP, 15) bat Stefan Koubek (AUT) 3-6, 4-6, 6-4, 7-6(5), 6-1

Fernando Verdasco (ESP, 7) bat Kristof Vliegen (BEL) 7 -6(3), 6-7(3), 7-6(4), 6-4
Prochain adversaire: Montanes



PROGRAMME DE JEUDI


Sept Français seront sur les courts de Wimbledon jeudi pour la fin du 2e tour : Pauline Parmentier, Paul-Henri Mathieu et Nicolas Devilder débuteront la journée dès 13h. Gilles Simon et Amélie Mauresmo se succéderont sur le court N.3. Santoro sur le N.2 affrontera Ferrero. Gicquel-Seppi se finira.


. CENTRE COURT - dès 14h

Juan Martin Del Potro (ARG, 5) - Lleyton Hewitt (AUS)

Caroline Wozniacki (DAN, 9) - Maria Kirilenko (RUS)

Andu Murray (GBR) - Ernests Gulbis (LET)


. COURT N.1 - dès 14h

Venus Williams (USA, 3) - Kateryna Bondarenko (UKR)

Igor Kunitsyn (RUS) - Andy Roddick (USA, 6)

Fernando Gonzalez (CHI, 10) - Leonardo Mayer (ARG)


. COURT N.2 - dès 13h

Paul-Henri Mathieu (FRA) - Tomas Berdych (TCH, 20)

Dinara Safina (RUS, 1) - Rossana De Los Rios (PAR)

Juan Carlos Ferrero (ESP) - Fabrice Santoro (FRA)

Iveta Benesova (TCH) - Jelena Jankovic (SER, 6)


. COURT N.3 - dès 13h

Pauline Parmentier (FRA) - Svetlana Kuznetsova (RUS, 5)

Thiago Alves (BRE) - Gilles Simon (FRA, 8)

Amélie Mauresmo (FRA, 17) - Kristina Kucova (SVK)

Stanislas Wawrinka (SUI, 19) - Martin Vassallo Arguello (ARG)


. COURT N.4 - dès 13h

Jurgen Melzer (AUT, 26) - Benjamin Becker (ALL)

Elena Baltacha (GBR) - Kirsten Flipkens (BEL)


. COURT N.6 - dès 13h

Victor Hanescu (ROU, 31) - Nicolas Devilder (FRA)


. COURT N.7 - dès 13h

Ekaterina Makarova (RUS) - Carla Suarez Navarro (ESP)

Olga Govortsova (BLR) - Na Li (CHN, 19)

Tathiana Garbin (ITA) - Anabel Medina Garrigues (ESP, 20)

Pablo Cuevas (URU) - Jesse Levine (USA)


. COURT N.12 - dès 13h

Sabine Lisicki (ALL) - Patricia Mayr (AUT)

Philipp Petzschner (ALL) - Mischa Zverev (ALL)

Radek Stepanek (TCH, 23) - Potito Starace (ITA)

Melanie Oudin (USA) - Yaroslava Shvedova (KAZ)


. COURT N.14 - dès 13h

Agnieszka Radwanska (POL, 11) - Shuai Peng (CHN)

Andreas Seppi (ITA) - Marc Gicquel (FRA) : 7-5, 6-4, 6-7(3), 5-5

Nikolay Davydenko (RUS, 12) - Victor Crivoi (ROU)

Daniel Gimeno-Traver (ESP) - Viktor Troicki (SER, 30)


. COURT N.18 - dès 13h

Samantha Stosur (AUS, 18) - Tatjana Malek (ALL)

Sara Errani (ITA) - Ana Ivanovic (SER, 13)

Fabio Fognini (ITA) - David Ferrer (ESP, 16)

Vania King (USA) - Flavia Pennetta (ITA, 15)

# 25/06/2009 à 12:17 cath
bonjour à tous !!!!
et vive RAFA
merçi infiniment FLO ET NICO pour vos compliments sur mon p'tit topo concernant RAFA ;
je pense que c'est une bonne synthese(c'est NADAL qui m'inspire , hein ???); et que c'est pour ça qu'il peut vraiment revenir , si il est moins boulimique !!!!!
pour le reste ....WIMBLEDON suit son cours .....

VIVE ANDY !!!!!!!
# 25/06/2009 à 16:09 Florence
bonjour à tous,
Moi aussi je dis comme Cath que Nadal doit revenir et quand je vois les grands airs de Mr. FEDERER j'espère que Murray gagnera. Et puis il faudrait que Federer tombe sur des costauds, s'il ne gagne pas Nadal reste n°1
Je pense que de Majorque il doit être bien mal de penser qu'il pourrait perdre son titre.

Allez Nadal tu es le meilleur. Au fait vous avez vu..tous les petits belges sont out il n'y a plus de Justine chez nous.
# 26/06/2009 à 10:04 Nico
Hello à tous ! De nada Cath. Oui, Rafa va revenir encore plus fort, soyons calmes et sereins : VAMOS !!!


RESULTATS DE JEUDI

Levine - Cuevas 6-2,6-1,4-6,4-6,6-3
Wawrinka - Vassalo Arguello 6-3,6-2,6-2
Murray - Gulbis 6-2,7-5,6-3
Gonzalez - Mayer 6-7(4/7),6-4,6-4,6-4
Ferrero - Santoro 6-7(1/7),6-3,6-4,6-3
Stepanek - Starace 6-4,4-6,6-2,4-6,6-3
Troicki - Gimeno-Traver 6-7(5/7),6-0,1-6,6-3,7-5
Ferrer - Fognini 6-2,6-2,6-3
Roddick - Kunitsyn 6-4,6-2,3-6,6-2
Simon - Alves 5-7,6-3,6-4,6-4
Seppi - Gicquel 7-5,6-4,6-7(3/7),5-7,6-4
Davydenko - Crivoi 6-4,6-4,6-2
Petzschner - Zverev 4-6,7-6,3-6,7-6,6-0
Hewitt - Del Potro 6-3,7-5,7-5
Hanescu - Devilder 6-2,6-3,6-1
Melzer - Becker 7-6(8/6),6-3,7-6(7/1)
Berdych - Mathieu 6-2,6-4,6-4


Simon sauve les meubles

Après les défaites de Paul-Henri Mathieu et Nicolas Devilder et Fabrice Santoro, Gilles Simon est le seul qualifié français de la journée à Wimbledon. Le N.1 tricolore, qui a eu toutes les peines du monde à sortir le lucky-loser Thiago Alves (5-7 6-3 6-4 6-4), rejoint Tsonga au 3e tour.

LES FRANÇAIS : 14 au départ, 2 au 3e tour

. Gilles Simon (FRA, 8) bat Thiago Alves (BRE) 5-7, 6-3, 6-4, 6-4
Prochain adversaire : Hanescu (ROU, 31).
Victor Hanescu (ROU, 31) bat Nicolas Devilder (FRA) 6-2, 6-3, 6-1

Comment va Gilles Simon ? Le baromètre du N.1 français est toujours au beau fixe comme la météo de Wimbledon. Après la régalade du premier tour (pour la première fois depuis longtemps il ne s'était jamais énervé), il a connu un deuxième match "plus difficile". Et ce sera pire au troisième tour face à Victor Hanescu, le Roumain qui lui avait mis la tête dans le sac et le genou en vrac, au troisième tour, déjà, à Roland-Garros. Mais nous n'en sommes pas là. Simon est tout à son bonheur de la victoire. Bonheur simple et fugace que le Français avait perdu de vue. Cette année, statistiquement, il n'a passé le deuxième tour que sept fois sur 15 tournois. Il faut même remonter onze tournois en arrière pour le voir gagner trois matches de suite ! C'était à Dubaï, en février.

Contre Thiago Alves, Simon s'est montré longtemps attentiste, souvent imprécis dans ses options offensives mais il a tenu la baraque au service. Avec la coiffure des mauvais jours après la perte du premier set, le Français a redressé la barre au second set (breaké d'entrée il a refait son retard avant de souffrir pour revenir à 4-4). Ses 34 fautes directes auraient pu le plomber. Heureusement, l'adversaire du jour, lucky-loser, qui avait sorti de justesse l'ex-retraité Andrei Pavel en cinq sets, a commis 40 fautes de son côté. Le Brésilien a bien joué en profondeur pendant deux sets avant de perdre le rythme de sa samba londonienne. Simon quant à lui ne cherche pas à danser : aller chercher les balles malgré un genou qui flanche, cela lui suffit amplement. L'an dernier, en pleine possession de ses moyens, il n'avit pas fait mieux (3e tou) !

. Andreas Seppi (ITA) bat Marc Gicquel (FRA) 7-5, 6-4, 6-7(3), 5-7, 6-4
Prochain adversaire : Andreev (RUS).

Mené 0/40 la veille au soir, Marc Gicquel avait eu le mérite de revenir à 5-5 au quatrième set dans la pénombre et d'égaliser à deux sets partout le lendemain matin. Il lui a manqué un petit peu d'énergie et de lucidité pour faire aussi bien que l'an passé quand il avait remonté deux sets de retard devant le Serbe Bozoljac au deuxième tour.

. Tomas Berdych (RTC, 20) bat Paul-Henri Mathieu (FRA) 6-2, 6-4, 6-4
Prochain adversaire : Davydenko (RUS).

. Juan Carlos Ferrero (ESP) bat Fabrice Santoro (FRA) 6-7 (1/7), 6-3, 6-4, 6-3
Prochain adversaire : F. Gonzalez.

14 Wimbledon, c'est bien. 68 tournois du Grand Chelem c'est impressionnant. Fabrice Santoro vit une fin de carrière étonnante qui met en lumière les paradoxes de sa carrière. Une carrière exceptionnellement longue mais sans véritable coup d'éclat en simple. A Wimbledon par exemple, en 14 participations il n'a dépassé qu'une seule fois le 2e tour, en 2001. Santoro a réussi le tour de passe-passe de conserver le même niveau de jeu pendant quinze ans. Ce qu'il a perdu physiquement, il l'a gagné en efficacité. Le bilan est sobre mais sur le court c'est toujours "énervant" dixit Gilles Simon.

LES PETITES PHRASES

L'obsession de Gilles Simon :"Le break devient mon seul objectif et je me crispe. J'ai le sentiment que je vais gagner dès que je vais breaker. Après le premier break, cela va mieux. J'ai des matches très pénibles à cause de ça. Le dernier en date était contre Hanescu (à Roland-Garros au 3e tour. Il va le retrouver au 3e tour à Wimbledon, ndlr) C'est ce qui me pourrit une bonne partie du match pendant une heure."


Hewitt brise Del Potro

Lleyton Hewitt, vainqueur en 2002, a fait chuter Juan Martin Del Potro, tête de série N.5 et demi-finaliste à Roland-Garros, au 2e tour de Wimbledon (6-3, 7-5, 7-5). Une perf' qui modifie le paysage du haut de tableau. Roddick et Murray sont passés. Simon va retrouver Hanescu.

LA PERF DU JOUR :

. Lleyton Hewitt (AUS) bat Juan Martin Del Potro (ARG, 5) 7-5, 6-3, 7-5
Prochain adversaire : Petzschner (ALL).

A Wimbledon, la "tour de Tandil" a ressemblé à la tour de Pise. Ce n'est pas une question de perspective, mais une question de fondation (blessure au genou) et de style. Pour sa quatrième participation au tournoi, le grand Juan Martin Del Potro, demi-finaliste à Roland-Garros et tête de série N.5, remplaçant de Rafael Nadal au sommet du haut de tableau, n'a toujours pas dépassé le stade du deuxième tour. Les fastes de la Renaissance c'est pour Lleyton Hewitt. Vainqueur en 2002, demi-finaliste en 2005, quart de finaliste en 2004 et 2006, l'Australien restait sur deux défaites au 4e tour. Il réussit surtout sa plus belle performance depuis son opération à la hanche subie en août dernier.

Del Potro, c'était un drôle d'épouvantail dans ce tableau. Son envergure à la Karlovic, son ambition à la Nalbandian (dernier finaliste argentin à Wimbledon) et sa puissance de moissonneuse-batteuse faisait peur. Après un vilain contre-pied imposé par Hewitt à la fin du premier set et un genou distendu soigné sur le court, l'épouvantail a fini en feu de paille. 24 fautes directes, un seul break sur huit balles de break, la cathédrale Del Potro était trop bancale pour résister au travail patient du maçon australien. L'Argentin avait su neutraliser la plupart de ses adversaires depuis Roland-Garros avec un jeu à plat anesthésiant. Privé d'appuis solides (blessure au genou gauche ou problème d'adaptation au gazon), il s'est offert au jeu rythmé de Hewitt.

A la fin de la seconde manche, ce dernier était plutôt dominé après le deuxième coup dans chaque échange. Il a toujours joué en profondeur pour ne pas subir le jeu. Avec un break glané d'entrée au troisième, Lleyton a construit patiemment sa victoire. Il possède les bons réflexes sur ce genre de surface, comme ses passings flottants très bas dans les chaussettes de son grand adversaire. Débreaké à 5-5, le ciment de son jeu ne se défait pas et il reprend le service de Del Potro immédiatement (6-5). Petits lobs, passings, 14 aces (soit 4 de plus que l'Argentin), Hewitt n'avait pas une poutre dans l'oeil mais un joli compas. L'architecture du haut de tableau s'en trouve passablement modifiée.

LES PETITES PHRASES


Juan Martin Del Potro : "Lleyton, c'est une de mes idoles depuis que j'ai 11 ou 12 ans. Alors oui, à la fin j'ai eu quelques mots pour lui, je lui ai dit qu'il avait vraiment retrouvé la forme, que j'étais ravi pour lui et que je lui souhaitais bonne chance pour la suite."

LES ENTRAÎNEMENTS DU JOUR

Roger Federer, toujours avec son maillot du FC Bâle, a tapé la balle avec Tommy Haas.Jo-Wilfried Tsonga était lui face à Novak Djokovic. Tous les quatre sont des quarts de finalistes potentiels du bas de tableau.

LE CHIFFRE DU JOUR : 20.

20, c'est le nombre de match en cinq sets disputés lors des deux premiers tours. A titre de comparaison, il y a en eu 19 lors des deux premiers tours de Roland-Garros, et 17 l'an dernier à Wimbledon au même stade.

LES PRINCIPAUX RESULTATS DU JOUR

. Andy Murray (G-B, 3) bat Ernests Gulbis (LET) 6-2, 7-5, 6-3
Prochain adversaire : Gimeno-Traver ou Troïcki.

Beaucoup plus décontracté que lors de son premier tour, Andy Murray a pris la mesure d'un Ernests Gulbis très, très loin du joueur dangereux que l'on redoutait l'an passé au printemps. Malgré une frappe de balle franche au service et en coup droit, le Letton s'est englué dans les slices de l'Ecossais comme un papillon dans la toile d'une araignée. Bien calé dans un coin du court central, Murray a gobé Gulbis en 1h28. Il n''a concédé que 12 points sur 70 sur ses jeux de service et n'a commis que 5 fautes directes de toute la rencontre. Qui a les moyens de le déloger dans sa moitié de tableau ? Andy Roddick ? Ce serait en demi-finale...

. Andy Roddick (EU, 6) bat Igor Kunitsyn (RUS) 6-4, 6-2, 3-6, 6-2
Prochain adversaire : Melzer (AUT, 26).

. David Ferrer (ESP, 16) bat Fabio Fognini (ITA) 6-3, 6-3, 6-2
Prochain adversaire : Stepanek (RTC; 23).

. Nikolay Davydenko (RUS, 12) bat Victor Crivoi (ROU) 6-4, 6-4, 6-2
Prochain adversaire : Berdych (RTC, 20).

. Stanislas Wawrinka (SUI, 19) bat Martin Vassallo Arguello (ARG) 6-3, 6-2, 6-2
Prochain adversaire : Levine (EU).

Eurosport : J.C.


PROGRAMME DE VENDREDI

Pour accéder aux huitièmes de finale, Jo-Wilfried Tsonga aura fort à faire avec la puissance du Croate Ivo Karlovic. Marion Bartoli devra elle se méfier de l'Italienne Francesca Schiavone, tandis que Virginie Razzano a un coup à jouer face à la Russe Vera Zvonareva.

Court central (à partir de 14h00)

Philipp Kohlschreiber (ALL/N.27) - Roger Federer (SUI/N.2) 0-3
Victoria Azarenka (BLR/N.8) - Sorana Cirstea (ROM/N.28)
Mardy Fish (USA/N.28) - Novak Djokovic (SRB/N.4) 0-2


Court N.1 (à partir de 14h00)

Regina Kulikova (RUS) - Elena Dementieva (RUS/N.4)
Ivo Karlovic (CRO/N.22) - Jo-Wilfried Tsonga (FRA/N.9)
Tommy Haas (ALL/N.24) - Marin Cilic (CRO/N.11)


Court N.2 (à partir de 13h00)

Roberta Vinci (ITA) - Serena Williams (USA/N.2)
Vera Zvonareva (RUS/N.7) - Virginie Razzano (FRA/.26) 2-4
Fernando Verdasco (ESP/N.7) - Albert Montanes (ESP/N.32) 2-0

Court N.3 (à partir de 13h00)

Robin Soderling (SUE/N.13) - Nicolas Almagro (ESP)
Gisela Dulko (ARG) - Nadia Petrova (RUS/N.10) 2-2
Tommy Robredo (ESP/N.15) - Dudi Sela (ISR) 0-2


Court N.18 (à partir de 13h00)

Daniela Hantuchova (SVK) - Ai Sugiyama (JAP) 4-6
Dominika Cibulkova (SVK/N.14) - Elena Vesnina (RUS) 1-2
Francesca Schiavone (ITA) - Marion Bartoli (FRA/N.12) 3-1
Andreas Seppi (ITA) - Igor Andreev (RUS/N.29) 1-5
# 27/06/2009 à 11:11 Nico
RESULTATS DE VENDREDI

Djokovic - Fish 6-4,6-4,6-4

Sela - Robredo 7-6(10/8),7-5,2-6,7-5

Verdasco - Montanes 4-6,6-1,6-4,7-6

Karlovic - Tsonga 7-6(7/5),6-7(5/7),7-5,7-6(7/5)

Federer - Kohlschreiber 6-3,6-2,6-7(5/7),6-1

Soderling - Almagro 7-6(9/7),6-4,6-4


REACTIONS


Roger Federer (SUI, qualifié pour les huitièmes) : «C'était mon meilleur match depuis le début du tournoi. Le rythme était très élevé. Il y a eu beaucoup de points très disputés et sur la fin il s'est vraiment bien battu. Je suis content de la façon dont j'ai réagi : je n'ai pas paniqué. Söderling est logiquement plus dangereux sur gazon que sur terre battue. Mais je pense que ça va être intéressant de voir comment il gère l'enchaîneent de tous ces matches, s'il a gardé de la fraîcheur. Mais je sais qu'il y aura danger compte-tenu de sa force de frappe. Je l'ai battu souvent, ça me donne une grande confiance.»

Robin Söderling (SUE,qualifié pour les huitièmes) : «Je me sentais bien mieux aujourd'hui, parce que ces derniers jours j'ai des soucis d'estomac et je ne peux quasiment rien manger. J'ai fait un bon premier set, mais après je me suis senti très fatigué et je n'ai pas pu vraiment bouger comme je le voulais. Mais bon au final c'était quand même correct. Je joue bien sur toutes les surfaces mais c'est vrai que c'est sur gazon et en indoor que j'ai souvent été proche de Roger. Mais c'est toujours dur de le jouer, il fait beaucoup travailler. C'est un peu le même challenge que face à Rafa. C'est très dur de battre Rafa sur terre battue et c'est très dur de le faire face à Roger ici. J'ai réalisé cette performance une fois alors on verra.»


« Jo-Wilfried Tsonga, avez-vous l'impression d'avoir joué un match de tennis ?

Pas réellement. Tu as l'impression de ne pas jouer. Tu touches la balle toutes les 4-5 minutes. Parfois j'avais envie de m'asseoir au fond de court et de le laisser servir pour que le jeu passe. Mais il a juste été meilleur, c'est une défaite comme une autre.

Que pouvez-vous faire face à un tel service ?

Parfois, j'anticipais. Même en anticipant, on n'est pas sur les balles, elles sont tellement hautes ou tellement courtes. Au service, il sait tout faire, il trouve tous les angles. Il n'a pas besoin des effets car il sert à 135mph en 1re (217 km/h) et 115 mph en 2e.(185 km/h). A droite, à gauche ou sur le joueur, tu as une chance sur trois de toucher la balle. Quand tu es dessus, il faut encore la remettre. Derrière son service, il est au filet. Il est tellement grand que c'est un cauchemar pour le passer.

«Parfois j'avais envie de m'asseoir au fond du court et de le laisser servir pour que le jeu passe.»

Karlovic peut-il gagner le tournoi ?

En jouant comme ça, il peut gagner le tournoi. Mais je ne sais pas comment il est physiquement. Ce sont peut-être des efforts surhumains de faire des matches en trois, quatre ou cinq sets, et de servir tout le temps. Il n'est pas non plus très costaud. S'il n'a pas réalisé des exploits dans les tournois ou les Grands Chelems, c'est peut-être parce qu'il doit physiquement avoir des coups de moins bien. Je pense qu'il peut aller loin s'il joue comme ça tout le tournoi.

Roger Federer a dit que ce n'était plus un match de tennis. Qu'en pensez-vous ?

Il ne faut pas retirer à Karlovic le mérite de faire ça. On ne peut pas dire qu'il n'a qu'un service. De temps en temps, il suit et réussit de bonnes volées. Il est capable de tenir la balle. Il ne faut pas lui jeter la pierre, c'est un sportif comme un autre. Il donne son maximum. Il faut respecter tout ça. »
Recueilli par Sophie DORGAN, à Londres


Pas de "Thriller" à Wimbledon

L'ennui gagnerait-il les travées de Wimbledon ? Si la pluie londonienne ne gâche pas la fête, le spectacle tarde d'être au rendez-vous. Si le phénomène Murray tient en haleine autant que la marche de Federer vers son 6e titre, aucun match n'a encore retenu l'attention. Jusqu'à quand ?

PAS DE NADAL, MOINS D'EMOTION

Un seul N.1 mondial vous manque et tout un tournoi est dépeuplé. Encore sous le choc de sa défaite à Roland-Garros et de son forfait à Wimbledon, nous voici à la fin de la première semaine du tournoi comme des âmes en peine dans la partie haute du tableau. Tandis que Roger Federer parade de l'autre côté logiquement (depuis 2003, c'est lui qui avait les honneurs du tenant du titre, et cette année c'est tout comme), on se demande qui va pouvoir rivaliser avec le Suisse renaissant.

Derrière la "Murray mania" qui gagne tout le village et la sympathie qu'inspire l'obstination d'Andy Roddick à revenir se briser régulièrement sur le mur Federer, c'est flou. Novak Djokovic est content d'être dans l'ombre et Jo-Wilfried Tsonga vient de perdre. Ivo Karlovic produit ses aces en série dans son coin et seul un Robin Söderling en pleine forme nous laisse rêveurs : Va-t-il encore se montrer blagueur après son match contre Federer ?

PAS DE MATCH TRANCENDANT

Ce qui pénalise surtout le tournoi pour l'instant, c'est le manque de match à sensation. On évoque ici la lenteur du gazon, la mollesse des balles ou la météo déroutante (oui, on avait prévu la pluie pour vendredi, et non on n'a pas encore utilisé la nouveauté : le nouveau toit), mais les joueurs n'y mettent pas du leur. Lleyton Hewitt et ses "Come on" nostalgiques ont fait chuter la tour de Tandil (Del Potro), cela ne suffit pas pour enflammer le central. Les plongeons de Robert Kendrick ont fait sourire, les courses désespérés de Julien Benneteau ont amusé Novak Djokovic, mais il a fallu attendre le cinquième set longtemps très sobre (et magnifique à la fin, c'est vrai) du match entre Tommy Haas et Marin Cilic pour voir le central lancer une "Ola" revigorante.

DES FRANÇAIS FRILEUX

Après Roland-Garros, les Français qui tentent d'oublier leur défaite ont pris pour habitude de se refaire la cerise (la fraise en version originale) à Wimbledon. Cette année, on regrette déjà Roland-Garros. Tsonga a subi la loi explosive de Karlovic mais sans passion, Bartoli, étouffée par une Schiavone opportuniste, n'a pas réussi à passer le 3e tour pour la 2e année de suite, Monfils et Gasquet sont cruellement absents, Simon avance à l'aveuglette et personne pour réussir une perf' mémorable. On attend donc beaucoup de Mauresmo et Razzano toujours en lice dans le tableau dames.

CE QUI PEUT TOUT CHANGER

Est-ce qu'un outsider pourra émerger du bas de tableau et donner des sueurs froides à Roger Federer? Robin Söderling pourrait bien être de ceux-là. Le géant suédois reste sur une dizième défaite de suite en finale de Roland-Garros. Sachant qu'aucun autre joueur n'a réussi pareil "exploit", saura-t-il trouver la clé pour éviter un onzième revers face au Suisse sur sa pelouse favorite ? Après Müller au 1er tour, puis deux terriens espagnols, la tâche s'annonce bien plus dure qu'à Roland-Garros pour prendre le pas sur le N.2 mondial. Mais leurs retrouvailles, attendues depuis le début du tournoi, pourraient offrir plus de spectacle à ce tournoi pour l'instant sans artifice.

Dans le rôle de détonateurs, Andy Roddick pourrait bien faire le travail d'artificier en haut de tableau. Sérieusement dégarni depuis les disparitions de Nadal et Del Potro, l'Américain s'annonce comme l'homme à battre dans le premier quart du tableau. En vue, Jurgen Melzer au 3e tour, puis Davydenko ou Berdych, puis encore Lleyton Hewit si l'Australien retrouve son niveau de jeu qui l'a sacré à Londres en 2002. Avant de viser une éventuelle 3e finale, il devra faire face au phénomène local en demi-finale. Andy Murray est le dernier Britannique en lice et c'est lui qui tient le public en haleine. Une finale face à l'autre attraction (Federer) permettrait de finir la quinzaine en beauté. Et que dire si un Français s'immisce...
Eurosport


PROGRAMME DE SAMEDI

Court central (à partir de 14h00)

Venus Williams (USA/N.3) - Carla Suarez Navarro (ESP) : 0-1
Jurgen Melzer (AUT/N.26) - Andy Roddick (USA/N.6) : 0-8
Andy Murray (ANG/N.3) - Viktor Troïcki (SRB/N.30) : 2-0


Court N.1 (à partir de 14h00)

Nikolay Davydenko (RUS/N.12) - Tomas Berdych (RTC/N.20) : 8-0
Fin de Tommy Haas (ALL/N.24) - Marin Cilic (CRO/N.11) : 0-0
Sabine Lisicki (ALL) - Svetlana Kuznetsova (RUS/N.5) : 0-0
Fernando Gonzalez (CHI/N.10) - Juan Carlos Ferrero (ESP) : 3-3


Court N.2 (à partir de 13h00)

Samantha Stosur (AUS/N.18) - Ana Ivanovic (SRB/N.13) : 1-1
Fin de Andreas Seppi (ITA) - Igor Andreev (RUS/N.29) : 1-5
Lleyton Hewitt (AUS) - Philipp Petzschner (ALL) : 1-0
Dinara Safina (RUS/N.1) - Kirsten Flipkens (BEL) : 0-0


Court N.3 (à partir de 13h00)

Melanie Oudin (USA) - Jelena Jankovic (SRB/N.6) : 0-0
Amélie Mauresmo (FRA/N.17) - Flavia Pennetta (ITA/N.15) : 2-2
Victor Hanescu (ROU/N.31) - Gilles Simon (FRA/N.8) : 1-1


Court N.4 (à partir de 14h00)

Caroline Wozniacki (DAN/N.9) - Anabel Medina Garrigues (ESP/N.20) : 3-1
Stanislas Wawrinka (SUI/N.19) - Jesse Levine (USA) : 1-0
Radek Stepanek (RTC/N.23) - David Ferrer (ESP/N.16) : 2-3
Agnieszka Radwanska (POL/N.11) - Na Li (CHN/N.19) : 1-1
# 28/06/2009 à 11:46 Nico
RESULTATS DE SAMEDI

Murray - Troicki 6-2,6-3,6-4
Simon - Hanescu 6-2,7-5,6-2
Ferrero - Gonzalez 4-6,7-5,6-4,4-6,6-4
Haas - Cilic 7-5,7-5,1-6,6-7(3/7),10-8
Roddick - Melzer 7-6(7/2),7-6(7/2),4-6,6-3
Wawrinka - Levine 5-7,7-5,6-3,6-3
Andreev - Seppi 6-1,7-6(7/5),4-6,7-6
Hewitt - Petzschner 7-5,7-6,6-3
Berdych - Davydenko 6-2,6-3,6-2
Stepanek - Ferrer 7-5,7-5,3-6,4-6,6-4


Murray toujours serein

Andy Murray s'est qualifié, samedi, pour les huitièmes de finale, tout comme Andy Roodick. Tomas Berdych a créé la surprise face à Davydenko, tandis que Haas, Hewitt, Stepanek et Wawrinka sont également passé.

Andy Murray s'est qualifié, samedi, pour les huitièmes de finale à Wimbledon en disposant du Serbe Viktor Troicki (6-2, 6-3, 6-4). Face à un joueur qui peut se révéler difficile à manoeuvrer, l'Ecossais a de nouveau imposé son sens du jeu. Il disputera donc un premier véritable test face au Suisse Stanislas Wawrinka. Alors qu'il gère pour le moment très bien la pression qui l'entoure du fait de cette Murray Mania qui sévit dans les allées du tournoi, il sera intéressant de voir si le stress peut revenir lors d'un match normalement plus serré. Mais pour l'instant, Murray continue sur sa lancée du Queen's et ravit le public britannique.

Son futur adversaire n'aura pas forcément impressionné samedi lors de son mano a mano contre Jesse Levine (5-7, 7-5, 6-3, 6-3). Le Suisse regrettera notamment d'avoir gâché une avance de 5-2 dans la première manche, mais il pourra être satisfait d'avoir su se faire violence pour remonter un break de retard dans le deuxième set. Affronter Murray sera de toute manière un défi alléchant pour le Suisse, ce qui pourrait lui donner des ailes. Compte-tenu de son talent, Murray sait qu'il y aura danger. Andy Roddick, lui, a dû s'employer pour se défaire du talentueux gaucher autrichien Jurgen Melzer (7-6[2], 7-6[2], 4-6, 6-3) en quasiment trois heures de jeu. Il jouera sa place en quarts de finale face à Tomas Berdych dans un match qui pourrait valoir le coup d'oeil si le Tchèque reste dans les mêmes dispositions que depuis le début du tournoi. Il , samedi, étrillé Nikolay Davydenko (6-2, 6-3, 6-2).

Hewitt et Haas toujours là

Lleyton Hewitt n'a pas baissé de rythme depuis sa victoire sur Del Potro. L'Australien s'est qualifié pour les huitièmes en dominant l'Allemand Phillip Petzschner (7-5, 7-6[3], 6-3), 55e joueur mondial. Il jouera désormais sa place en quarts de finale face au Tchèque Radek Stepanek, vainqueur d'un match marathon contre David Ferrer (7-5, 7-5, 3-6, 4-6, 6-4) et qui semblait également souffrir d'une douleur au genou gauche.

Tommy Haas, dont le match contre Marin Cilic (n°11) a été interrompu vendredi à 6-6 dans la cinquième manche, a fini par terminer le travail (7-5, 7-5, 1-6, 6-7[3-7], 10-8). Au prochain tour, la tête de série numéro 24 du tournoi jouera contre le Russe Igor Andreev, qui a également conclut son match contre Andreas Seppi, commencé vendredi, ce samedi. - C.B.


Juan Carlos Ferrero s'est qualifié pour les huitièmes de finale en écartant en cinq manches le Chilien Fernando Gonzalez (4-6, 7-5, 6-4, 4-6, 6-4). Il en découdra désormais avec Gilles Simon.

Simon avec brio

Après un match remarquable, Gilles Simon se qualifie pour la première fois de sa carrière pour les huitièmes de finale à Wimbledon. Le Français a dominé (6-2, 7-5, 6-2) Victor Hanescu pour retrouver Juan Carlos Ferrero au prochain tour.

Gilles Simon jouera les huitièmes de finale(EQ)Gilles Simon s'est qualifié, samedi, pour les huitièmes de finale en prenant une éclatante revanche sur le Roumain Victor Hanescu (6-2, 7-5, 6-2), qui l'avait éliminé au troisième tour à Roland-Garros.

Il faut toujours écouter Gilles Simon. Après sa victoire contre Thiago Alves au deuxième tour, le Français explique qu'un break rapide conditionne tout son match et lui libére l'esprit : « A un moment, le break devient mon seul objectif et je me crispe. J'ai le sentiment que je vais gagner dès que je vais breaker. Je vais le breaker une fois, cela va mieux. J'ai des matches très pénibles à cause de ça. » Ce ne sont pas des propos en l'air. Au troisième tour, le 7e mondial a transformé ses paroles en actes contre Victor Hanescu en s'imposant (6-2, 7-5, 6-2 en 1h27'). Premier jeu, premier break. Le tapis rouge se déroule sous ses pieds. « Je convertis tout de suite les balles de break et tout de suite, cela va mieux. Cela me libère l'esprit, avoue le Tricolore. Cela me permet de tenter et de laisser partir mes frappes et souvent, le match est plus agréable après. » Même très agréable...

Avec son genou récalcitrant, il ne se pose plus de question d'équilibre entre défendre ou attaquer, entre attendre la faute ou aller chercher le point. Il frappe fort à plat, il prend tous les risques et il agresse en permanence son adversaire. « Dès que je suis pris en bout de course, je tente des points gagnants en raison de mon genou. J'ai un peu moins de courses à faire et cela me permet surtout de garder ma ligne de conduite et mon agressivité tout au long du match. Aujourd'hui, je l'ai bien fait, résume justement Gilles Simon. Il y a des jours où ces coups-là ne rentrent pas et cela devient plus difficile. » Le Roumain n'a pas le temps de poser son jeu et se retrouve pris de vitesse. Un peu moins agressif en retours, le jeu s'équilibre dans la deuxième manche. Mais à 5-5, il remet un coup d'accélérateur avec un magnifique passing de coup droit en bout de course à 30-30 et un retour gagnant de revers pour réaliser un break et terrasser définitivement son tombeur à Roland-Garros.

Le troisième set, Victor Hanescu se montre philosophe et regarde passer les fusées. Gilles Simon réussit absolument tout. A 4-0, sa réussite insolente le fait même rire. «J'avais l'impression que tout rentrait dès que je tapais la balle », raconte en souriant l'élève de Thierry Tulasne. Le Roumain subit encore et toujours. sa balle ne fait pas mal au Français qui ne descend pas d'intensité pendant trois sets. «Ses balles giclaient moins que d'habitude au service. Quand ses premières balles passaient, elles arrivaient à la bonne hauteur. Même dans l'échange, dès qu'il jouait court comme il a des trajectoires très bombées, les balles m'arrivaient à la bonne hauteur. Je pouvais m'engager à fond dans la balle, savoure la tête de série n°8. J'ai réussi à faire ce que je voulais faire aujourd'hui. C'est-à-dire lui laisser très peu de temps et frapper fort tout de suite.» Gilles Simon vient de délivrer un récital avec 45 points gagnants pour 15 fautes directes. Il peut rentrer tranquillement à la maison en face du stade pour préparer son prochain tour. S'il breake d'entrée, son prochain adversaire, Juan Carlos Ferrero, est prévenu.
S.D.


REACTIONS

Simon frappe fort

Plus offensif en raison de son problème au genou, Gilles Simon laisse partir ses frappes et le résultat est épatant avec un match quasiment parfait contre Victor Hanescu. Le Français estime que c'était «un des matches les plus agréables en termes de sensations» de sa carrière.

"Gilles Simon, avez-vous réalisé le match parfait ou quasiment parfait ?

J'ai très bien joué. Comme souvent, cela m'a aidé de bien commencer. Je convertis tout de suite les balles de break et tout de suite, cela va mieux.

Cela vous libère l'esprit ?

Oui (sourires). Cela me permet de tenter et de laisser partir mes frappes et le match est souvent plus agréable après. Je ne savais pas trop à quoi m'attendre avec son jeu sur gazon, je l'ai trouvé un peu moins gênant. Ses balles giclaient moins que d'habitude au service. Quand ses premières balles passaient, elles arrivaient à la bonne hauteur. Même dans l'échange, dès qu'il jouait court comme il a des trajectoires très bombées, les balles m'arrivaient à la bonne hauteur. Je pouvais m'engager à fond dans la balle. J'ai réussi à faire ce que je voulais faire aujourd'hui. C'est-à-dire lui laisser très peu de temps, frapper fort tout de suite. Quand j'ai retourné plus tranquillement au deuxième set, je lui ai laissé du temps pour s'installer et il a un super timing. Il commet très peu de fautes directes. Il faut vraiment aller chercher les points à chaque fois.

Est-ce votre meilleur match sur gazon ?

Sûrement. Sur gazon, c'est encore plus parlant qu'ailleurs. Si j'arrive à laisser partir mes coups, j'ai souvent fait de très bons matches. En revanche, j'ai aussi fait des matches très frustrants où je n'arrivais pas à me lâcher et c'était la bagarre en permanence. En tous cas, c'était un des matches les plus agréables en termes de sensations. Mon premier tour a aussi été très bon. Aujourd'hui, c'était mieux que d'habitude parce que cela a duré tout le match. Parfois sur gazon, j'ai des moins bons passages par-ci par-là.

Vous n'avez pas semblé gêné par votre genou ?

Aujourd'hui, j'ai joué sans aucune gêne. Je suis aussi offensif parce que j'ai ce problème au genou. Dès que je suis pris en bout de course, je tente des points gagnants. J'ai un peu moins de courses à faire et cela me permet surtout de garder ma ligne de conduite et mon agressivité tout au long du match. Aujourd'hui, je l'ai bien fait. Il y a des jours où ces coups-là ne rentrent pas et cela devient plus difficile. »
S.D.


Andy Murray (ECO, qualifié pour les huitièmes de finale)

«Aujourd'hui c'était très bon. Je me donne la note A pour avoir passé la première semaine. Mais il va falloir que je joue mieux si je veux rentrer à la maison avec le titre. Il s'est mis à pleuvoir un peu et il y avait du vent, mais après le premier set, j'ai commencé à me sentir plus à l'aise»


Lleyton Hewitt (AUS, qualifié pour les huitièmes de finale)

«J'ai toujours su que j'allais revenir à un bon niveau. Après mon opération de la hanche le chirurgien me l'avait dit. Evidemment ça allait prendre du temps, entre six mois et un an. Mais j'ai travaillé dur et j'ai mis toutes les chances de mon côté pour revenir. Alors maintenant c'est évidemment agréable de se retrouver en deuxième semaine d'un tournoi du Grand Chelem. Face à Stepanek, ce sera un match différent, il vient beaucoup au filet, il fait beaucoup service - volée et il se sent très bien sur cette surface. D'une manière générale, quand je regarde les gars du Top 5 et du Top 10 je me trouve encore assez bon pour en faire partie. C'est là que je puise ma motivation.»


Andy Roddick (USA, qualifié pour les huitièmes)

«Berdych est un joueur qui soit joue exceptionnellement bien soit pas très bien. Il ne connaît pas vraiment de milieu. Maintenant, compte-tenu de son début de tournoi, on s'attend à ce qu'il soit au top contre moi au prochain tour. Moi dans tous les cas je m'attends à un très bon Berdych. Sur cette surface il est à l'aise car il peut jouer les balles à une hauteur qui lui convient. Il sert bien, peut sortir des coups gagnants du fond. Je vais devoir m'adapter.»


Federer: "Ne sous-estimer personne"

Roger Federer sait ce qu'il attend face à Robin Söderling. Trois semaines après la finale de Roland-Garros, le Suisse et le Suédois se retrouvent au 4e tour de Wimbledon. Malgré la confiance accumulée lors de ses 10 victoires sur Robin Söderling, Roger veut rester concentré.

CONFERENCE DE PRESSE de Roger Federer

Quel est le verdict après votre match face à Philipp Kohlschreiber ?

ROGER FEDERER: "Je pense que c'était un bon match. Mon meilleur match depuis le début du tournoi. Le rythme était elevé. Nous avons joué de nombreux points assez rudes. J'ai vraiment pensé que pour ma part, c'était un très bon match. L'adversaire était à la hauteur. J'ai juste perdu un peu de poids au service à un moment donné et lui a, bien sûr, fait de bons choix. Pourtant, je n'ai pas paniqué. Excellent match (gagné 6-3, 6-2, 6-7, 6-1).

Vous allez jouer le remake de la finale de Roland-Garros face à Robin Söderling ? Ets-ce qu'il sera plus dangereux sur gazon que sur terre ?

R.F. : "Si vous m'aviez demandé cela avant Roland-Garros, je vous aurais dit qu'il est définitivement plus dangereux sur gazon que sur terre, mais après avoir vu tous ses grands matches à Paris, on s'inquiète aussi. C'est un joueur complet, il l'a prouvé. Je n'ai pas encore pensé au match mais je pense que cela va être intéressant à voir. Il va falloir voir comment il entre dans ce match après un tel parcours à Paris. Sera-t-il aussi frais ? Je connais le danger car il frappe extrêmement fort mais j'ai toujours eu de la réussite face à lui, sur gazon aussi (Federer n'a jamais perdu en 10 confrontations, ndlr)."

Qu'est-ce que cela fait de rencontrer un joueur que l'on a battu dix fois sans jamais connaître la défaite ? Est-ce que cela vous donne confiance ou est-ce que vous pensez à la loi des séries ?

R.F. : "Un peu les deux. On sait très bien que l'on ne peut pas battre indéfiniment un joueur mais on sait aussi qu'il faut se préparer pour chaque match et faire de son mieux à chaque fois. J'essaie de ne jamais sous-estimer mes adversaires car je les respecte tous grandement. Söderling fait partie de ses joueurs qui débarquent et conter qui vous jouez bien mais contre qui cela ne peut pas suffire. C'est comme aujourd'hui (vendredi) face à Kohlschreiber : Il me tenait la dragée haute même si je jouais bien. C'est ce que j'attends aussi de Söderling. Il a un jeu énorme. Et maintenant il a goûté à la victoire sur les meilleurs joueurs. Cela ne le rend que plus dangereux. Cela dit, je pense que le plus important selon moi, c'est la quantité incroyable de confiance accumulée grâce à toutes mes victoires sur lui. Sachant cela, je sais que si je joue bien, cela ira."

LA VIE TOUT COURT ET LA VIE DU CIRCUIT

Est-ce que vous seriez heureux si votre femme accouchait en Angleterre ?

R.F. : "Je serais heureux si le bébé est en bonne santé. C'est le plus important actuellement."

Fabrice Santoro a joué son dernier match en simple vendredi. Quand vous avez joué contre lui, il semble que vous ayez pris beaucoup de plaisir, qu'est-ce que cela faisait de jouer contre lui ?

R.F. : "Mmm, oui, en effet, c'est un des joueurs que j'aime le plus regarder. Il est si différent des autres. J'étais heureux de le jouer plusieurs fois et cela a toujours été de beaux matches. Et vous savez, il m'a battu deux fois ! Je pense que c'est bien pour les jeunes de jouer contre lui, car, qu'elle que soit vos qualités, il va trouver une faiblesse."

"C'est la beauté du tennis. Je pense que tout le monde a une chance. Que vous soyez grand ou plus petit, cela ne fait rien. C'est triste de savoir qu'il quitte le circuit mais en 20 ans, il a eu une carrière incroyable."

Son coup droit (à deux mains) vous avez déjà essayé ?

R.F. : "Oui, tous les joueurs l'ont essayé une fois, et je dois dire que je me débrouille plutôt bien. Il a un sacré toucher et il sait lire le jeu. Ils sont nombreux qui aimerait avoir ces qualités là."

LA MORT DE MICHAEL JACKSON

R.F. : "J'étais à la maison tard hier soir (jeudi soir), comme on ne savait pas ce qui se passait clairement, j'ai attendu d'avoir la confirmation. C'est un moment triste pour le monde de la musique. J'étais sensible à sa musique et je vais continuer à l'écouter. Je me souviens d'un concert à Bâle en 1988 ou 1989. J'étais très jeune mais j'étais allé écouter en dehors du stade où avait lieu le concert, tout le monde était très excité."
Eurosport


PROGRAMME DE LUNDI

Pas de match ce dimanche à Londres. Tous les huitièmes de finale messieurs et dames de Wimbledon se joueront lundi à partir de 13h. Si un Federer-Soderling rendra les spectateurs du court central nostalgiques dès 14h, Mauresmo-Safina suivra en match 2. Simon-Ferrero sera le dernier du court N.3.


. COURT CENTRAL - dès 14h

Roger Federer (SUI, 2) - Robin Soderling (SUE, 13)
Dinara Safina (RUS, 1) - Amélie Mauresmo (FRA, 17)
Andy Murray (GBR, 3) - Stanislas Wawrinka (SUI, 19)

. COURT N.1 - dès 14h

Venus Williams (USA, 3) - Ana Ivanovic (SER, 13)
Fernando Verdasco (ESP, 7) - Ivo Karlovic (CRO, 22)
Tomas Berdych (TCH, 20) - Andy Roddick (USA, 6)

. COURT N.2 - dès 13h

Elena Vesnina (RUS) - Elena Dementieva (RUS, 4)
Daniela Hantuchova (SLQ) - Serena Williams (USA, 2)
Lleyton HEwitt (AUS) - Radek Stepanek (TCH, 23)

. COURT N.3 - dès 13h

Victoria Azarenka (BLE, 8) - Nadia Petrova (RUS, 10)
Dudi Sela (ISR) - Novak Djokovic (SER, 4)
Juan Carlos Ferrero (ESP) - Gilles Simon (FRA, 8)

. COURT N.4 - dès 13h

Igor Andreev (RUS, 29) - Tommy Haas (ALL, 24)
Caroline Wozniacki (DAN, 9) - Sabine Lisicki (ALL)

. COURT N.18 - dès 13h

Agnieszka Radwanska (POL, 11) - Melanie Oudin (USA)
Virginie Razzano (FRA, 26) - Francesca Schiavone (ITA)
# 28/06/2009 à 19:26 Florence
Je viens de lire avec joie que Federer va se battre contre Soderling. Bien fait, j'espère que Soderling en fera voir à Federer comme il l'a fait pour Nadal et qu'il gagnera
Vamos
# 29/06/2009 à 02:11 cath
bonjour à tous !!!!

" un seul etre vous manque et tout est dépeuplé "

- j'ai bien du mal , cette année , d'accrocher les wagons en l'absence de RAFA ....
- et les fans de MICHAEL JACKSON , doivent aussi ressentir tres fort , la disparition de leur idole :
je l'aimais bien moi , MICHAEL , quand j'étais ADO .... ; mon petit frere lui , est toujours resté tres fan : inutile de vous dire qu'il est bien triste et qu'il regarde tout ce qu'il trouve à la télé et sur le net ;

en attendant ..COME ON , ANDY ....!!!!!!

quant à SODERLING façe à FED .... : il a l'air d'avoir la peche le suisse ....
# 29/06/2009 à 09:10 Florence
bonjour à tous,
C'est vrai ce que tu dis Cath moi je n'accroche même plus les waggons, J'aime bcp Nadal et comme tu l'as compris, je déteste le péteux de Federer.
En ce qui concerne Michael ce n'etais pas ma tasse de thé.
J'ai eu plus de chagrin pour Grégory.
Mickael a gâché toute sa vie avec toutes ses fantaisies
Enfin chacun ses goûts que je respecte.
# 30/06/2009 à 11:15 cath
bonjour à tous !!!!!
ah ça , FLO ....MICHAEL JACKSON , c'était le "everything is possible " , à l'américaine ....

-concernant la rencontre FED / KARLOVIC .....: je ne sais pas ce que le suisse fera fasse à un déluge d'açes ....;
-mais n'oublions pas ANDY MURRAY , pour lequel j'ai une nette préférençe : j'espere que tous les espoirs qui reposent sur lui , seront concrétisés ....il faut qu'il dépasse ce je ne sais quoi , qui fera de lui un gagnant de tournois grand chelem : je ne dis pas ça contre FED , mais pour ANDY !!!!
- en attendant ,DJOKO est toujours en liçe ....
# 30/06/2009 à 14:53 Nico
Hello à tous !

RESULTATS DE LUNDI


Roddick - Berdych 7-6(7/4),6-4,6-3
Murray - Wawrinka 2-6,6-3,6-3,5-7,6-3
Hewitt - Stepanek 4-6,2-6,6-1,6-2,6-2
Ferrero - Simon 7-6(7/4),6-3,6-2
Karlovic - Verdasco 7-6(7/5),6-7(4/7),6-3,7-6(11/9)
Djokovic - Sela 6-2,6-4,6-1
Federer - Soderling 6-4,7-6(7/5),7-6(7/5)
Haas - Andreev 7-6(10/8),6-4,6-4


Federer au bon souvenir de Paris

Roger Federer s'est qualifié pour les quarts de finale de Wimbledon en battant Robin Söderling en trois sets (6-4, 7-6, 7-6) comme en finale de Roland-Garros. Le Suisse sera opposé à Ivo Karlovic. Tommy Haas a sorti Igor Andreev et jouera son premier quart à Londres.

. Roger Federer (SUI, 2) bat Robin Söderling (SUE, 13) 6-4, 7-6 (7/5), 7-6 (7/5).Prochain adversaire: Karlovic

Ivo Karlovic (CRO, 22) bat Fernando Verdasco (ESP, 7) 7-6(7/5), 6-7(4/7), 6-3, 7-6(11/9)

"Personne ne bat Robin Söderling onze fois de suite " avait déclaré le Suédois lors de la remise des trophées de Roland-Garros. En lançant sa boutade, Robin ne se doutait pas qu'il retrouverait Roger Federer aussi tôt. Cette onzième défaite en onze rencontres est donc advenue à Wimbledon, lors d'un huitième de finale intéressant mais décevant. Söderling n'a pas été humilié, il a plutôt bien joué, mais comme la plupart des adversaires sortis en trois sets à Wimbledon ou ailleurs par Federer, il a simplement mal négocié les points cruciaux. Un constat banal qui ne fait rire personne, sauf Roger et ses fans. Au prochain tour, le Suisse affrontera Ivo Karlovic, monsieur ace, qui s'est incliné 8 fois en 9 rrencontres face à Federer.

LES MOMENTS QUI ONT ECHAPPE A ROBIN :

. 4-4 dans la première manche: le Suédois n'a pas eu une balle de break à sauver et il n'a perdu que deux points sur son service. C'est pourtant le moment qu'il choisit pour baisser d'un cran en première balle. Federer appuie là où ça fait mal, en retour, et Söderling doit sauver deux balles de break avant de s'incliner et dire au revoir au set (6-4).

. Premier jeu décisif : pas de balles de break à sauver de part et d'autre, des échanges équilibrés, Robin fait même impression quand il monte au filet avec des volées de revers appréciables. Au moment de serrer le jeu, pendant le tie-break, il offre un cadeau au Suisse sous la forme d'un revers loin des limites du court. Le deuxième set bascule : 6-4, 7-6 (7/5).

. 4-4 dans la troisième manche: A 1-1 dans la troisième manche, Robin vient de s'offrir un sursis en écartant une balle de break. Plus serein, il met Federer sous pression en fin de set et obtient deux balles de break sur deux avantages dehors, gâchées par deux retours trop forcés. Federer reste devant : 6-4, 7-6, 5-4.

. Deuxième jeu décisif : les plus belles occasions manquées par le Suédois. Robin a eu un premier mini-break d'avance à 4/3, puis un autre à 5/4. Federer réplique en coup droit, rien à dire. Mais la double faute qui suit plombe la performance d'ensemble de Söderling qui perd les trois derniers points du match : 6-4, 7-6, 7-6. C'est à peine mieux que le score encaissé à Paris (6-1, 7-6, 6-4). Une question taraude toutes les mauvaises langues : Roger Federer battra-t-il Robin Söderling une 12e fois de suite ?

A SAVOIR : A titre de comparaison, Nikolay Davydenko a fait pire en perdant ses 12 rencontres face à Roger Federer. Lleyton Hewitt a concédé 12 défaites consécutives face au Suisse de l'Open d'Australie 2004 à Wimbledon 2008. Ou encore Andy Roddick, qui a perdu 11 matches de suite de la Masters Cup 2003 à la Masters Cup 2007.

. Tommy Haas (ALL, 24) bat Igor Andreev (RUS, 29) 7-6 (10/8), 6-4, 6-4
Prochain adversaire : Djokovic
Novak Djokovic (SER, 4) bat Dudi Sela (ISR) 6-2, 6-4, 6-1

A 32 ans, Tommy Haas a déjà une jolie carrière derrière lui. L'Allemand aurait pu espérer beaucoup mieux sans une blessure à l'épaule, mais il a déjà joué trois demi-finales de tournois du Grand Chelem (Open d'Australie 1999, 2002 et 2007) et trois quarts de finale (US Open 2004, 2006 et 2007). En ce début d'été 2009, voilà le petit copain de Sarah Foster propulsé vers son premier quart de finale à Wimbledon, quinze jours après sa première victoire sur gazon à Halle. Son adversaire Igor Andreev et son grand coup droit ont été balayés par la régularité de l'Allemand.

Si Haas n'avait jamais franchi les huitièmes de finale à Wimbledon comme à Roland-Garros, c'est que Roger Federer (et Andrei Pavel une fois) l'avait stoppé deux fois à ce niveau, à Paris cette année et en 2007 à Wimbledon. En comparaison, l'obstacle Andreev n'était pas aussi insurmontable. L'Allemand n'a concédé aucune balle de break en pratiquant un tennis simple et direct, porté vers l'avant, soit le tennis le plus efficace sur cette surface étrange qu'est le gazon de Wimbledon. Avec 38 montées au filet récompensées sur 46 offensives, 11 aces et 43 coups gagnants, Haas a dominé son sujet avec autorité. Le Russe n'a pas grand chose à se reprocher, il a tout de même réussi 36 coups gagnants et 15 aces, et commis moins de fautes directes (14 conter 17 pour Haas), mais il n'a pas eu les bons réflexes au bon moment.

LES AUTRES RESULTATS DU HAUT DE TABLEAU


Lleyton Hewitt (AUS) bat Radek Stepanek (TCH, 23) 6-4, 2-6, 6-1, 6-2, 6-2

Andy Roddick (EU, 6) bat Tomas Berdych (RTC, 20) 7-6 (7/4), 6-4, 6-3

Juan Carlos Ferrero (ESP, WC) bat Gilles Simon (FRA, 8) 7-6 (7/4), 6-3, 6-2

Andy Murray (GBR, 3) bat Stanislas Wawrinka (SUI, 19) 2-6, 6-3, 6-3, 5-7, 6-3

Eurosport - Julien CARRASCO


Simon la déception

Gilles Simon a perdu face à Juan Carlos Ferrero en huitièmes de finale de Wimbledon (7-6, 6-3, 6-2). Comme en 2007, l'Espagnol est en quart de finale. Federer a dominé Söderling. Djokovic a rejoint Haas. Hewitt a battu Stepanek et Roddick a sorti Berdych. Murray a vaincu Wawrinka en cinq sets.

. Juan Carlos Ferrero (ESP, WC) bat Gilles Simon (FRA, 8) 7-6 (7/4), 6-3, 6-2.Prochain adversaire : Murray.
Andy Murray (GBR, 3) bat Stanislas Wawrinka (SUI, 19) 2-6, 6-3, 6-3, 5-7, 6-3

Il n'y a plus de Français dans les tableaux de simple à Wimbledon. Après les sorties de Virginie Razzano et Amélie Mauresmo, première éliminée de l'histoire du central recouvert (avec le toit), Gilles Simon a quitté le tournoi par la petite porte du court N.3. Le N.1 français a joué un set intense, explosif mais mal contrôlé, avant de perdre tout à fait le fil de son jeu. Juan Carlos Ferrero, le joueur le moins bien classé des huitièmes de finale (70e mondial), qui plus est invité par les organisateurs, n'était donc pas la proie idéale que supposait la feuille de match. Comme aux plus beaux jours de sa carrière, quand "El Mosquito" épuisait ses adversaires par son rythme tonique et ses piques jouées à mi-court, comme en 2007 quand il avait atteint les quarts de finale à Wimbledon, l'ancien N.1 mondial (courant de la saison 2003) a donné la fièvre à son adversaire.

Genou récalcitrant, mental dans les chaussettes, Simon était sensible à toutes les fièvres avant ce tournoi. Depuis trois matches, la liberté de son bras laissait pourtant croire qu'il pouvait enfin faire avancer la balle à son gré. Contre Victor Hanescu, au tour précédent, il avait pratiqué le tennis le plus efficace de sa saison. Contre Ferrero, il a disputé un match haché. Entre coups de sabre et pétard mouillé. Entre relâchement total et crispation inutile. Pendant deux jeux, Simon a joué le feu. Et puis il a commencé à pester contre un carré de verdure trop humide. Il a perdu son avantage dans la foulée (2-1), et de nouvelles balles de break (2-2) ensuite. Au total, Simon a obtenu deux breaks sur 7 balles de break. Soit deux breaks sur sept balles de break dans la seule première manche !

Simon ? Un tour de plus qu'en 2008

A 5-3, malgré un pourcentage plus que médiocre en première balle (36%), Simon était en position de force. Bien calé dans ses contre-attaques fulgurantes à plat en coup droit comme en revers. Ferrero était volontaire mais vite dépassé à la moindre accélération. En deux points, à 30A, le Français a pourtant perdu toute consistance. Assommé par les retours de l'Espagnol sur ses secondes balles, il a perdu la légèreté qui l'avait porté jusqu'ici. "Je me suis laissé envahir par les points gagnants ", a commenté Simon selon Reuters. "Le problème, c'est que j'ai mal servi. En le breakant deux fois au premier set, je pensais que cela suffirait. [...] Globalement, ça a été une grosse bagarre du fond de court, j'avais même l'impression qu'on était tous les deux en surrégime. Dès le début, je n'arrivais plus à respirer, j'étais dans les cordes. Progressivement, j'ai perdu du terrain, il était directeur dans l'échange."

Ses derniers espoirs se sont effondrés dans le jeu décisif de la première manche. Après un débreak (il était revenu à 4-4), l'effort de concentration est visiblement trop difficile. Un coup droit à mi-court mal ajusté et le match est fini (à 5/4 pour Ferrero dans le tie-break !). La suite du match n'est qu'une mise en pli du Valencien. Simon est breaké une fois à 2-4 dans le deuxième set, et deux fois dans le troisième. Comme Mauresmo, Simon a clairement eu sa chance lors de ce 4e tour de Wimbledon. A la différence de la Française qui y a déjà tout connu, il doit se satisfaire de ce huitième de finale, de ce tour supplémentaire passé par rapport à 2008. Avec un tour gagné par an, Simon peut viser la finale en 2012.

LE BILAN SELON SIMON

"Comme je me suis très peu entraîné, je n'étais pas au top de ma préparation. Mais le bilan de ce tournoi est positif. J'obtiens mon meilleur résultat à Wimbledon ce qui est correct quand, quatre jours avant le début du tournoi, je n'étais pas sûr de défendre mes chances. Cette blessure, je l'ai depuis un an. Si je ne joue pas, ça ne change rien, ça ne cicatrisera pas plus vite."

LES AUTRES RESULTATS DU HAUT DE TABLEAU

. Lleyton Hewitt (AUS) bat Radek Stepanek (TCH, 23) 6-4, 2-6, 6-1, 6-2, 6-2
Prochain adversaire : Roddick (EU, 6).
Andy Roddick (EU, 6) bat Tomas Berdych (RTC, 20) 7-6 (7/4), 6-4, 6-3

Battu au 2e tour l'an passé, l'Américain, 6e mondial et double finaliste en 2004 et 2005, se hisse en quart de finale pour la cinquième fois de sa carrière à Wimbledon. Ce quart de finale est un "classique" sur le circuit ATP. Hewitt-Roddick ? Les deux hommes se sont joués à 11 reprises et l'Australien mène 6-5 face à l'Américain. Mais Roddick reste sur 4 victoires de suite, dont la dernière au 2e tour du dernier Queen's (7-6, 7-6).


Murray by night

C'est dans un centre court en version nuit pour la première fois de l'histoire de Wimbledon qu'Andy Murray a vaincu Wawrinka en 5 sets. Avec au bout, une qualification pour les quarts de finale et tout un public qui espère encore voir en l'Ecossais le possible successeur de Fred Perry depuis 1936.

. Andy Murray (GBR, 3) bat Stanislas Wawrinka (SUI, 19) 2-6, 6-3, 6-3, 5-7, 6-3. Prochaine adversaire: Ferrero

Juan Carlos Ferrero (ESP, WC) bat Gilles Simon (FRA, 8) 7-6 (7/4), 6-3, 6-2

Suivez le guide. Lundi soir, c'est Andy Murray qui a tenu en haleine tout le public du court central, mis en lumière pour la première fois de son histoire grâce à la nouvelle attraction de Wimbledon : le toit rétractable. L'Ecossais a narré son histoire des huitièmes de finale en cinq actes, au terme d'un suspens halletant de presque quatre heures. Avec un début qui laisse à désirer, les 15 000 spectateurs assistent médusés à un lent démarrage de l'Ecossais qui peine à trouver sa première balle (38% en début de match, 44% sur le premier set). En face, Wawrinka est en jambes et sert bien mieux que son adversaire. Le résultat est sans équivoque : le Suisse empoche la manche 6-2 en 34 minutes.

Pression oblige, Murray est obligé de rectifier le tir. Après une première manche ratée, difficile de faire pire. Ses coups sont plus précis, ses premières balles enfin sorties. En face, Wawrinka continue de faire le jeu pour tuer le match. Mais avec 11 fautes directes contre aucune pour Murray, le match s'équilibre enfin (2-6, 6-3). Le match débute ainsi vraiment au troisième set, alors que le ciel s'assombrit à l'extérieur. A 3-3 dans le 3e set, Murray sauve deux balles de break sur une mise en jeu très disputée. L'Ecossais s'en sort et breake dans la foulée, et confirme le jeu suivant pour prendre la tête dans ce huitième de finale pour la première fois du match (2-6, 6-3, 6-3).

La Murraymania continue

Alors qu'il est proche de 21h en Angleterre (22h en France), le match se poursuit sous le nouveau système d'éclairage du centre court, lui aussi inauguré pour la première fois. Si le public est sous le charme de cette situation inédite, elle ne l'est pas tant de l'évolution du score. Ni Murray, ni Wawrinka ne se procure de balles de break. Les mises en jeu sont tendues, et si Murray sauve une balle chaude à 4-4 dans le 4e set, il cède sur la 3e occasion de break de son adversaire à 5-5. Après plus d'une heure de jeu dans cette seule manche (3h12 en tout), le Suisse égalise à deux manches partout sur sa mise en jeu et refroidit le public londonien qui n'ose pas croire en une fin malheureuse.

Remobilisant son énergie et poussé de plus en plus par les 15 000 spectateurs du central, Murray fait rapidement la différence en breakant d'entrée de 5e set. A 2-0, puis 3-0, l'Ecossais pense avoir fait le plus dur, avant que Wawrinka ne revienne une nouvelle fois dans la partie en débreakant au 5e jeu de l'ultime set. Damned! Mais c'était sans compter sur les défaillances de son adversaire. Des erreurs de concentration flagrantes coûtent le match à un Wawrinka en manque d'inspiration en toute fin de rencontre.

En remportant un 3e set sur le même score et le même laps de temps (6-3 en 45 minutes chacun), c'est genoux à terre que Murray relâche la pression sur la balle de match... et c'est heureux, mais fatigué après 4h de jeu, qu'il rallie les quarts de finale de Wimbledon pour la 2e année consécutive. Après un premier essai expédié l'an passé face à Rafael Nadal, c'est face à un autre Espagnol, Juan Carlos Ferrero, qu'il tentera de faire sa place dans le dernier carré... sous l'oeil vigilant de la statue de Fred Perry, dernier lauréat britannique à Wimbledon en 1936, qui lui montre le chemin... tant bien que mal.
Eurosport - S.P.


REACTIONS

Roger Federer (SUI, qualifié pour les quarts de finale ) : «C'était un peu un concours de services aujourd'hui, il n'y a pas eu beaucoup d'échanges donc peut-être que les gens ne se sont pas beaucoup amusés. J'ai su rester calme, attendre ma chance et heureusement j'ai su sortir les coups qu'il fallait dans le jeu décisif. Mais l'important c'est que je continue d'avancer dans le tournoi et que je joue bien. En ce moment je me sens bien, je ne panique pas alors qu'il y a encore six mois je ne me sentais vraiment pas serein. Contre Ivo ce ne sera peut-être pas le match le plus sympa à jouer mais j'aime ce challenge. J'aime le battre justement parce qu'il mène la vie dure à son adversaire. Il est vraiment devenu un très bon joueur et pas seulement à cause de son service.»

Robin Söderling (SUE, éliminé en huitièmes par Federer) : «Je pense que j'ai fait un meilleur match contre lui que lors de nos précédents affrontements. Je perds en trois sets mais je pense que j'aurais mérité d'en prendre au moins un. J'ai bien servi c'est vrai mais moins bien que lors d'autres matches donc... Je trouve qu'il a bien joué, comme à chaque fois contre moi. C'est un excellent joueur sur gazon et de tute manière il est toujours bien plus offensif sur les surfaces rapides. Il est le grand favori mais il reste encore beaucoup de bons joueurs dans le tournoi.»

Novak Djokovic (SER, qualifié pour les quarts de finale) : «J'ai essayé de ne pas sous-estimer mon adversaire, même si j'étais le favori du match. Je savais que c'était un joueur très rapide et qu'il allait falloir être agressif. Contre Tommy à Halle c'était un match étrange pour moi, avec plein de hauts et de bas. Je commençais tout juste à m'adapter au jeu sur gazon. Là ce sera une histoire différente, parce que je joue bien et que je me sens en confiance. Mais Tommy est un grand joueur et il a eu de bons résultats récemment. Il sert bien, il monte au filet, il va mettre beaucoup de pression mais ce sera à moi d'être patient et d'attendre pour saisir ma chance.»


[b]INFO

Rafa manquera le quart

Rafael Nadal ne participera pas au quart de finale de Coupe Davis qui opposera l'Espagne à l'Allemagne, du 10 au 12 juin à Marbella. Le Majorquin, qui souffre toujours de tendinites aux genoux, a été écarté de l'équipe espagnole par son capitaine, Albert Costa. L'Espagne sera représentée par Fernando Verdasco, Tommy Robredo, David Ferrer et Feliciano Lopez.[/b]
# 01/07/2009 à 10:58 Nico
PROGRAMME DE MERCREDI


Générations Wimbledon

Federer-Karlovic, Roddick-Hewitt, Djokovic-Haas, Murray-Ferrero, les quarts de finale de Wimbledon sont les affiches les plus relevées à ce stade de la compétition depuis 1993. Anciens N.1 et ex-futurs espoirs, géant novice ou idole des jeunes, tous ont de bonnes raisons de faire le spectacle.

WIMBLEDON - Quarts de finale messieurs

Sur les huit joueurs présents, tous de nationalités différentes, cinq ont déjà remporté un titre du Grand Chelem (Federer, Djokovic, Roddick, Hewitt et Ferrero) et quatre d'entre eux ont été N.1 mondiaux (Djokovic, étant ex-N.3 mondial). Il faut donc remonter seize ans en arrière pour retrouver au moins quatre anciens N.1 mondiaux en quarts de finale : Pete Sampras, Jim Courier, Stefan Edberg et Boris Becker.

Si Federer fête son 20e quart de finale de suite en Grand Chelem, le Suisse est le favori des favoris pour le titre avec 14 titres du Grand Chelem, dont 5 à Londres. Mais avec lui, cinq autres joueurs ont déjà décroché un titre sur gazon. Seuls Djokovic et Ferrero ne sont pas de ceux-là, le Serbe N.4 mondial a disputé deux finales (Queen's 2008 et Halle 2009), tandis que Ferrero a joué une demi-finale au Queen's il y a trois semaines.

. COURT CENTRAL dès 14h
Roger FEDERER (SUI, 2) - Ivo KARLOVIC (CRO, 22)
Face-à-face : 8/1 pour Federer.


. En neuf rencontres, Ivo Karlovic a déjà battu Roger Federer. C'est un fait, c'est inscrit dans le marbre, et Robin Söderling ne peut pas en dire autant en onze matches. La dixième rencontre entre ce Suisse de 1.85 m pour 85 kg et ce Croate de 2.08 m pour 104 kg se jouera comme leur première confrontation, à Wimbledon. En 2004, au 4e tour, Ivo Karlovic n'avait pas empêché Roger Federer de gagner son deuxième titre consécutif (6-3, 7-6, 7-6). Non, la seule victoire d'Ivo date de l'été 2008, quand Federer traînait son tennis sur les US Open Series, il l'avait battu 7-6, 4-6, 7-6 au 3e tour à Cincinnati. A savoir: les deux joueurs ont disputé 12 jeux décisifs sur 22 jeux (9/3 pour Federer).

. 59 / 137, comme le nombre d'aces réalisés par Federer et Karlovic à Wimbledon en 2009.
Pas besoin de vous faire une photo, la clef du match est dans les mains de Karlovic au moment de servir. 137 aces, soit 34 aces en moyenne par match, c'est 8.5 jeux gratuits par match. Mais comme Jo-Wilfried Tsonga a pu l'expérimenter, cela peut tourner autour de 50 (46 pour Tsonga, 55 contre Hewitt à Roland-Garros, le record).

. "Sans vouloir manquer de respect à Karlovic, on ne joue pas un match de tennis quand on est face à lui. Ça se résume à un coup de chance ou à une mauvaise décision", Roger Federer exagérait un peu cette semaine. Ce n'est pas avec des coups de chances que l'on bat un joueur 8 fois sur 9...

. COURT CENTRAL - vers 16h
Andy MURRAY (GBR, 3) - Juan Carlos FERRERO (ESP, WC)
Face-à-face : 1/0 pour Murray.


. Murray face à Ferrero n'est pas une affiche si surprenante. Il faut remonter à l'an passé pour retrouver Andy Murray en quart de finale de Wimbledon. L'Ecossais s'était incliné face au futur vainqueur Rafael Nadal. Cette année, un autre Espagnol sera sur sa route, Juan Carlos Ferrero, ex-N.1 mondial aujourd'hui 70e. Invité sur ce tournoi, il est le plus mal classé des quart-de-finalistes. Lui aussi a joué un quart de finale à Londres, c'était il y a deux ans. Ce sera leur deuxième confrontation sur le circuit ATP : l'Espagnol et le Britannique se sont retrouvés au Queen's il y a tout juste trois semaines en demi-finale, avec une victoire nette de Murray 6-2, 6-4, à la veille du gain de son premier titre sur gazon. Ces deux joueurs n'ont jamais été plus loin dans ce tournoi.

. 15, comme le nombre de sets joués chacun pour arriver en quart de finale.
Murray a passé 6 minutes de plus sur les courts que Ferrero : 9h41 pour le Britannique et 9h35 pour l'Espagnol. Tous les deux ont joué un match en cinq manches sur les quatre premiers matches. Ferrero a mis trois heures pour battre Fernando Gonzalez au 3e tour (4-6, 7-5, 6-4, 4-6, 6-4) et Murray presque quatre pour disposer d'un excellent Stanislas Wawrinka au 4e tour (2-6, 6-3, 6-3, 5-7, 6-3).

. A Londres, la pression est toujours constante sur les épaules de Murray. A chaque match, la même question : Penses-tu pouvoir gagner Wimbledon après cette victoire? Il faut dire que les Britanniques attendent un successeur à Fred Perry, dernier lauréat britannique en 1936... "Je crois que je peux gagner Wimbledon. J'ai dit ça avant mon premier match et je n'ai pas changé de version. Mais je le répète, il va falloir que je joue un super tennis pour le faire. Comme je l'ai fait lundi soir face à Wawrinka pour revenir et m'imposer comme je l'ai fait."

. COURT N.1 - dès 14h
Novak DJOKOVIC (SER, 4) - Tommy HAAS (ALL, 24)
Face-à-face : 2/1 pour Djokovic.


. En cinq années sur le circuit, Tommy Haas et Novak Djokovic ne se sont croisées qu'à trois reprises, dont deux en 2009, pour un bilan favorable au Serbe. Malgré les deux succès déjà acquis face à l'inépuisable Allemand, le numéro 4 mondial ne fera pas le moindre complexe de supériorité puisque lors de leur dernière confrontation, leur seule sur gazon, l'Hambourgeois avait quitté le court avec la victoire en poche.

. 9 ans, comme l'écart entre Haas (31) et Djokovic (22).
Voilà plus de douze ans que Tommy Haas écume les courts. Entre ses trois demi-finales à l'Open d'Australie, son accession au deuxième rang mondial et ses différentes blessures, l'Allemand est passé par tous les états au cours de sa carrière. Il ne semble pourtant pas encore rassasié. Face à Novak Djokovic, pour son premier quart de finale au All England Club, il pourrait cependant faire les frais de son "âge avancé". A 31 ans, il est effectivement le joueur le plus âgé encore en course et ses neuf ans d'écart avec le Serbe, le plus jeune encore en lice, pourrait peser lourd dans la balance en cas de match à rallonge, d'autant plus qu'il a déjà disputé le plus long de la quinzaine face à Marin Cilic (4h26).

. "Maintenant, j'ai droit à ma revanche", à l'issue de sa très convaincante victoire face à l'Israélien Sela en huitièmes de finale, Novak Djokovic n'avait qu'un nom à la bouche : Tommy Haas, celui qui l'a dernièrement privé de son premier titre sur gazon en finale du tournoi de Halle (6-3, 6-7, 6-1).

. COURT N.1 - vers 16h
Andy RODDICK (USA, 6) - Lleyton HEWITT (AUS)
Face-à-face : 6/5 pour Hewitt.


. Que font deux anciens N.1 mondiaux quand ils se rencontrent sur un tournoi du Grand Chelem ? Ils se racontent des histoires de Grand Chelem. Pour la cinquième fois de leur carrière Andy Roddick et Lleyton Hewitt vont s'affronter sur un majeur. Ils ont visité ensemble Roland-Garros (victoire d'Hewitt au 3e tour en 2001), l'Open d'Australie (victoire d'Hewitt en demi-finale en 2005) et l'US Open (victoire d'Hewitt en quart de finale en 2001 et de Roddick en quart de finale en 2006), ils ne leur manquaient que Wimbledon... N.1 fin 2001 et 2002, Hewitt a perdu les quatre dernières confrontations avec Roddick, N.1 fin 2003. En onze rencontres, ils ne se sont rencontrés que deux fois sur gazon : deux fois au Queen's, en 2001 et en 2009 ! Cette année, Roddick avait gagné le match 7-6, 7-6 après une alerte à la bombe !

. 27, comme le nombre de titres ATP des deux joueurs.
Après onze ans de carrière pour Lleyton Hewitt (28 ans) et neuf ans pour Andy Roddick (27 ans), les deux joueurs comptent autant de titres à leur palmarès, c'est intéressant. Sur gazon, ils comptent tous les deux 4 titres au Queen's, l'autre référence du "lawn tennis". L'Australien possède 6 titres sur la surface dont le fameux Wimbledon 2002 et 's-Hertogenbosch. L'Américain a atteint deux fois la finale à Wimbledon.

. "C'est un combat. Tout est un combat. Lleyton ne va rien vous donner. Vous savez certains joueurs ont des lacunes. Lui, il n'en a pas vraiment. Il est solide des deux côtés et on sait que l'on ne va pas le dominer mentalement", Andy Roddick sait à qui il a à faire.

Eurosport - Sébastien PETIT, Thomas BONNET, Julien CARRASCO


Federer, un touriste à Wimbledon ?

Tandis qu'Andy Murray doit supporter la pression de tout un central transformé pour l'occasion en cocotte minute avec son toit, Roger Federer passe ses tours en profitant de Wimbledon. Des bons souvenirs sur le central face à Pete Sampras aux problèmes de santé quotidien, le Suisse fait le point.

LE WIMBLEDON DE ROGER FEDERER

LA PRESSION SUR MURRAY SOULAGE-T-ELLE FEDERER ?


La pression, Roger Federer connaît. Bien entendu, il n'a jamais joué un Grand Chelem en Suisse et on ne peut pas comparer le tournoi de Bâle (sa ville natale) à Wimbledon pour Murray, mais son expérience le met dans une catégorie à part: " Comme je ne joue pas le même jour que lui (Murray), je ne le ressens pas de cette façon. Cela ne me dérange pas de toutes manières. Peu importe sur qui est la pression. Ce qui est important, c'est que je continue à monter dans le tableau et que je joue bien. Je pense avoir joué une grande première semaine. Aujourd'hui (lundi, ndlr), c'était un peu différent, il n'y a pas eu beaucoup d'échanges. Cela pourrait être le même genre de match mercredi."

SA PREMIERE FOIS SUR LE CENTRAL

En 2003, Ivo Karlovic avait battu Lleyton Hewitt, alors tenant du titre, au premier tour de Wimbledon, sur le central. Mercredi, il va y retourner face au quintuple vainqueur suisse. Quel souvenir Roger Federer garde-t-il de son premier passage sur le central ? :

"J'ai eu une première expérience intéressante sur le court central face à Pete (Sampras, ndlr). Cela ajoute à l'effet dramatique. Normalement, on va sur le court parce qu'on est un très bon joueur ou parce qu'on joue face à un très bon joueur. Sampras jouait pour gagner son cinquième Wimbledon de suite, c'est assez ironique d'ailleurs quand on y pense avec le recul... Mains froides, le pouls accéléré, c'était incroyable vous savez, je jouais mon héros et sur le central. Ma tête tournait. J'ai mis quelques jeux et puis je suis rentré dedans. C'est intéressant de voir comment l'esprit se concentre après s'être posé tant de questions."

STATISTIQUES

. 1, Roger a perdu un seul set en quatre rencontres, face à Philipp Kohlschreiber au 3e tour (6-3, 6-2, 6-7, 6-1).

. 18, soit le nombre de balles de break converties.

. 47, soit le nombre de jeux concédés.

. 59, soit le nombre d'aces inscrits lors de ses quatre derniers matches. il est 5e du classement derrière Ivo Karlovic (137), Andy Roddick (96), l'étonnant Nicolas Almagro (81) et Robin Söderling (78).

. 7h45, le temps passé sur le court (1h46 au 1er tour, 1h29 au 2e tour, 2h31 au 3e tour, 1h59 au 4e tour).

"LA GRIPPE A" MENACE-T-ELLE LE TOURNOI ?

Après la mononucléose contractée fin 2007, Roger Federer a de bonnes raisons de rester vigilant quand il s'agit de sa santé. Alors la grippe A, c'est un sujet qu'il a abordé en conférence de presse. Comment réagit-il à l'annonce officielle selon laquelle on a demandé à des ramasseurs de balles qui présentaient des symptômes de grippe de quitter le tournoi ? :

"Oui, on m'en a parlé il y a quelques jours. Ce ne sont pas de bonnes nouvelles, particulièrement pour les joueurs qui voyagent toute l'année et qui rencontrent tant de gens. Mais je suis sûr que l'ATP et l'ITF font le nécessaire pour nous protéger."

WIMBLEDON, UN LIEU DE VILLEGIATURE ?


Wimbledon pour un fan de tennis, c'est la cohue des files d'attente, la chaleur, les fraises, les hurlements de fans de Murray, les chants des supporters australiens et des coups de soleil ou des coups de parapluie. Pour Federer, la première semaine, c'est enfin un peu de repos avec sa femme Mirka : "Nous allons à Londres parfois. Pas souvent car Mirka (Vavrinec, sa femme, ndlr) a besoin de se reposer. Alors, on reste dans le coin. Après la saison sur terre qui est éprouvant avec tous ces voyages, cela fait du bien de se poser une semaine."
J.C.


Federer: "Je suis relax"

A 14h, Roger Federer va affronter Ivo Karlovic, alias "Docteur Ace". Va-t-il modifier son approche du match? Pas du tout. Le Suisse se régale d'avance du défi que lui propose le géant Croate. Il apprécie surtout le relâchement dont il fait preuve actuellement, loin des tracas de sa saison passée.

Comment allez-vous vous préparer pour jouer Ivo Karlovic ?

ROGER FEDERER : "De la même façon que je prépare mes autres matches. J'aime ces défis vous savez. Ce n'est peut-être pas le match le plus sympa à jouer, mais battre ce gars-là, c'est si difficile. Il est devenu un excellent joueur. Pas uniquement au service. Il a quelque chose d'autre sinon il ne serait pas classé aussi haut (36e mondial, ndlr) et il ne battrait pas autant de bons joueurs. Je l'ai joué sur toutes les surfaces. Je ne me suis jamais entraîné avec lui et je ne m'entraîne pas non plus à retourner ses services. C'est pour ça qu'il faut un certain temps pour s'habituer au début. Mais je l'ai joué huit fois déjà, rien de nouveau pour moi."

De quelle partie de votre jeu êtes-vous le plus satisfait pour l'instant ?

R.F. : "Mon relâchement. Aucun signe de panique, ce qui pouvait encore m'arriver il y a six mois. Je ne savais plus quel était le bon coup à jouer. Maintenant je me sens en pleine forme. Je pense que je bouge bien. Mon rythme de fond de court est bon. Je suis vraiment, vraiment content de cet aspect de mon jeu."

Vous venez de parler de cette période difficile, comment l'expliquez-vous ?

R.F. : "Tous les tournois sont différents. Ce sont les joueurs qui font la différence et qui tentent de vous faire jouer de la façon que vous n'aimez pas. Les classements ne disent pas toujours la vérité. Même si je pense qu'au sommet ils sont significatifs, derrière, entre 10 et 50 il y a trop de bons joueurs pour dire lequel est au-dessus de l'autre. Quand on ne se sent plus au-dessus de la mêlée, on tombe dans une espèce de "trou" dont il est difficile de sortir. Je n'ai pas connu pendant longtemps le problème de perdre au premier ou second tour. Alors dieu merci, j'ai atteint les demi-finales ou les finales de tous les tournois auxquels j'ai participé, et j'ai conservé cette confiance en moi. Le danger est toujours là, mais je suis un assez bon joueur pour ne pas trop m'inquiéter des premiers tours."
Eurosport


Les éclairs de Karlovic

IVO KARLOVIC EN BREF

Né le 28 février 1979 à Zagreb, Karlovic est le fils de Vlado, un météorologue et Gordana, agricultrice. On ne sait pas si Ivo avait la tête dans les nuages quand il était petit, mais on sait qu'il ne voulait jouer au tennis au départ. A six ans, son père le pousse à jouer au tennis, car ce n'était pas un sport dangereux. Il y va à reculons et finit par apprécier. A la différence de sa grande soeur Anna, qui a joué un temps, il en a fait un boulot à temps plein. Il est marié à Alsi depuis mars 2005.

Ivo est droitier, et joue son revers à une main.

IVO KARLOVIC EN CHIFFRES

2 764 184 dollars : les gains amassés sur le circuit depuis le début de sa carrière en 2000 jusqu'en 2008.

2.08 m : Il est le plus grand joueur classé dans le top 100 du classement ATP depuis 1973.

4 titres : Nottingham (gazon, 2007 et 2008), Stockholm (indoor, dur, 2007), Houston (terre battue, 2007). 1 titre en double (Memphis en 2006).

2 finales : San José (indoor, dur, 2007), Queen's (gazon, 2005)

14e mondial, son meilleur classement à l'automne 2008. Il est dans le top 30 depuis l'automne 2007.

14 victoires, 13 défaites cette saison

152 victoires, 140 défaites dans sa carrière
. 28 victoires sur terre battue pour 37 défaites
. 34 victoires sur gazon pour 16 défaites
. 83 victoires sur dur pour 78 défaites
. 7 victoires sur moquette pour 9 défaites
. 113 victoires en indoor pour 108 défaites

158 jeux décisifs gagnés, 153 jeux décisifs perdus

150/1, la cote des bookmakers de Sportbet pour Wimbledon 2009.

1318 aces en 2007. Toujours la même saison, il a été leader des jeux remportés (94%) des balles de break sauvées (75%) et des points remportés sur premières balles (84%).

UNE MACHINE A ACES ?

Difficile de prendre Ivo Karlovic de haut. Le garçon est bonhomme. Il se plie aux interviews sans broncher et répond souvent aux mêmes questions sans mouvement d'humeur. Il est forcément une attraction partout où il passe mais sa notoriété sur le circuit dépasse bien sûr le cadre anatomique. Sa capacité à produire des aces en quantité industrielle transforme bien des matches de tennis en longue séance de penalty pour l'adversaire.

En 2003, il explose aux yeux du grand public en sortant Lleyton Hewitt, champion en titre, au 1er tour de Wimbledon. Il tient une moyenne de 17.6 aces par match. En 2004 il est 21.1 aces par match. En 2005, il n'est que 4e du classement des aces avec 730 services intouchables. En 2006, il est au plus bas : 647 aces seulement. Mais en 2007 il devient le quatrième joueur à dépasser les 1000 aces par saison, après Pete Sampras, Andy Roddick et Goran Ivanisevic (à quatre reprises) depuis 1991. Le record n'a toutefois pas été battu. C'est son compatriote Goran Ivanisevic qui en avait servi 1477 en 1996. Le seul coup de gueule de ce grand gaillard, c'est au sein de l'équipe de Croatie de Coupe Davis qu'il le pousse. Au point de se faire éjecter de l'équipe olympique.

EN GRAND CHELEM : Des résultats décevants

. Open d'Australie: son meilleur résultat est un 3e tour en 2008.
. Roland-Garros: son meilleur résultat est un 2e tour en 2006 et 2007.
. Wimbledon: son meilleur résultat est un 4e tour en 2004 (battu par Roger Federer).
. US Open: son meilleur résultat est un 3e tour en 2003 et 2008.

KARLOVIC A WIMBLEDON EN 2009

Ivo Karlovic n'était PAS le premier du classement des aces avant son match contre Tsonga. C'était... Nicolas Almagro avec 61 aces (+20 ce vendredi soit 81). Le Croate le dépasse désormais de près avec 102 aces, puis Pablo Cuevas (50). En revanche il était leader en terme de vitesse (226 km/h) !

QUELQUES AMIS SUR LE CIRCUIT : Victor Hanescu, Jan Hernych, Teimuraz Gabashvili.*

SES TOURNOIS PREFERES : Washington, Wimbledon et New York (US Open)*

SES HEROS D'ENFANCE : Boris Becker et Toni Kukoc (basketteur).*

SES FILMS PREFERES : The Shawshank Redemption, Kill Bill I et II*

LA REPLIQUE CULTE D'IVO KARLOVIC

Question posée par Kamakshi Tandon d'espn.com à Ivo Karlovic en 2007: "Ivo, Quel est votre deuxième meilleur coup ?" Réponse : "Je ne sais pas, après mon service je n'ai pas besoin de grand chose".
J.C.
# 01/07/2009 à 12:02 Florence
Je ne sais pas ce que vous pensez des aces mais moi je ne trouve pas celà jouer au tennis.
Avec un ace, l'adversaire n'a aucune chance. Cest tout comme si dans un match de foot il n'y aurait que des pennalty. Pour moi ce n'est pas du beau jeu d'autant que l'on peut faire des aces à droite à gauche et si j'ai bien vu au milieu
L'opinion d'une petite belge
Par contre, Cath la wiwi est encore là......
# 02/07/2009 à 09:10 Nico
RESULTATS DE MERCREDI

Federer, retour en force

Roger Federer signe sa 21e demi-finale consécutive en Grand Chelem en dominant (6-3, 7-5, 7-6[3]) Ivo Karlovic. Très concentré et très solide à la relance, le quintuple vainqueur de Wimbledon a rendu l'immense service du Croate presque ordinaire et retrouve ainsi Tommy Haas en demi-finale.

Roger Federer a dominé le géant croate Ivo Karlovic en trois sets, en prenant son service à deux reprises.
Pendant 9h16' de jeu et quatre matches, Ivo Karlovic n'a pas perdu son service. En dix minutes sur le central baigné de soleil, Roger Federer a changé la donne. Le soleil dans les yeux, le Croate est ébloui par les retours bloqués adverses. Et les lunettes de soleil ne changent rien par la suite. «Il a réussi quelques retours incroyables et je ne pouvais rien faire, avoue la tête de série n°22. C'est vrai que j'avais le soleil dans les yeux, mais le soleil brille pour les deux joueurs.» Avec éclat, le Suisse signe sa 21e demi-finale consécutive en Grand Chelem et s'impose (6-3, 7-5, 7-6[3] en 1h42').

Face au maître, "Ivo le terrible" ou "Aceman" est redevenu Ivo Karlovic, 36e à l'ATP. Comme tous les vainqueurs récents de Wimbledon, le quintuple lauréat de l'épreuve est aussi un grand relanceur avec un oeil hors du commun et une faculté de concentration hors normes. «C'est surtout un réflexe. Il faut être bien frais mentalement et ne surtout pas être frustré comme certains joueurs contre lui, c'est un petit coup de chance. C'est comme si un joueur servait de la ligne de service ou un mètre derrière, illustre le champion en jetant quelques coups d'oeil au tableau de scores de la salle de conférences de presse.

«Il est tellement dans le terrain, il est tellement grand, il lance la balle tellement haut, ajoute le Suisse. C'est phénoménal la manière dont il arrive à servir et les angles qu'il trouve. C'est comme un penalty, c'est assez intéressant de l'affronter. Tu peux partir dix fois du bon côté puis dix fois du mauvais, il faut donc espérer qu'il rate.» Roger Federer possède deux occasions dans le match. Elles se traduisent par deux breaks à 2-1 dans la première manche et à 5-5 dans le deuxième set. À deux reprises à 15-30, il sort deux retours de revers bloqués gagnants sur des premières balles.

Au-delà de son bras magique, l'attitude du Suisse change tout. Quand tous les adversaires du Croate sombrent dans la neurasthénie ou la dépression nerveuse, le numéro 2 mondial ne bronche pas et ne montre aucune frustration. Il encaisse, tient sa mise en jeu tranquillement (aucune balle de break à sauver) et attend son heure. Il fait jouer le 36e mondial, ne tente pas forcément le retour gagnant, l'oblige à plier ses 2,08 m et saute à la gorge de sa proie à la moindre occasion.

«Avant le match, je me dis qu'il est très possible que je me retrouve à 6-6 et trois points partout dans le tie-break. Il ne faut surtout pas se laisser déconcentrer si on n'arrive pas à toucher des balles pendant très longtemps, explique Roger Federer. Je ne me frustre jamais dans des matches comme ça.» Pourtant, Ivo Karlovic dégaine 23 aces avec un pourcentage de premières plus qu'honorable de 70% et pourtant, il perd en trois sets. Pour le Croate, la réponse est simple : «C'est simplement qu'il est meilleur que tout le monde.»

Au troisième set, la tête de série n°22 sert 80% de premières balles, Roger Federer se résout donc au tie-break, l'exercice préféré de son adversaire. Mais rien ne semble l'atteindre. Dans ce jeu décisif, le Croate ne délivre que des premières balles et le Suisse réalise deux mini-breaks à 2-2 puis 5-2 grâce à deux bons retours de coup droit. Il peut conclure sur son grand classique : une première balle et un coup droit gagnant. Il vient de démontrer toute la différence entre un grand champion et un bon joueur. Il vient de démontrer toute la différence entre un joueur complet et un grand serveur. Il vient de démontrer qu'Ivo n'est pas si terrible que ça. Avec un champion de sa dimension, même un extraordinaire serveur devient un joueur presque ordinaire.


Haas fait tomber Djokovic

Agressif, offensif et très efficace au service, Tommy Haas a donné une leçon de jeu sur gazon à Novak Djokovic, trop passif. L'Allemand se qualifie (7-5, 7-6, 4-6, 6-3) pour les demi-finales où il va vivre des retrouvailles avec Roger Federer.

Déjà huitième de finaliste à Roland-Garros, Tommy Haas poursuit sur sa lancée. Il sera en demi-finales à Wimbledon. Quand on regarde jouer et gagner Tommy Haas, la pseudo-polémique sur la lenteur du gazon devient bien obsolète. En enchaînant service-volée à 58 reprises (41 gagnantes) et en venant au filet à la moindre occasion (49 fois pour 31 gagnantes), l'Allemand a déboulonné et déboussolé (7-5, 7-6[6], 4-6, 6-3 en 2h44') le jeu en cadence de Novak Djokovic. Le service-volée n'a pas pris une ride. Tommy Haas et ses 31 ans le prouvent avec une première qualification pour les demi-finales sur le gazon londonien. Vainqueur à Halle avant Wimbledon, le 34e mondial a donné une leçon de jeu sur herbe au Serbe, beaucoup trop défensif et nerveux.

Leçon n°1 : l'agressivité. En s'appuyant sur un excellent service (64% et 18 aces), Tommy Haas n'hésite pas à étouffer son adversaire. «Quand tu es vieux comme moi, tu essaies d'avoir le plus possible de points gratuits», plaisante l'ancien numéro 3 mondial avant d'ajouter qu'il «avait très bien servi et ne voulait pas lui donner de rythme». A la moindre balle courte, il prend sa chance quand Novak Djokovic recule et se montre bien timide à l'image de ses deux breaks concédés à 5-5 dans les deux premières sets. « J'étais solide sur mes services, mais j'étais trop nerveux lors des moments importants, spécialement à 5-5 dans les deux premiers sets, avoue le 4e mondial. Je jouais très défensivement et je commettais des fautes que je ne faisais pas le reste de la rencontre. J'ai très mal retourné. Normalement, c'est un de mes points forts et aujourd'hui, c'était un désastre.»

Leçon n°2 : la gestion des points importants. Sur gazon plus qu'ailleurs, la moindre occasion non convertie peut se regretter pendant quelques années... L'un est en confiance. L'autre est en défiance. L'Allemand au mental parfois fragile part avec un avantage psychologique depuis sa victoire (6-3, 6-7, 6-1) à Halle. À sa première balle de break à 5-5 au premier set, Tommy Haas réussit son passing de coup droit sur une volée pas assez claquée. À sa deuxième balle de break à 5-5 dans le deuxième set, il réussit un passing de revers décroisé. Puis arrive le tournant du match au tie-break. L'Allemand est au comble de l'énervement après avoir perdu son break d'avance sur un jeu blanc et il se retrouve à 3-6 au tie-break. Deux services gagnants lui permettent de revenir. Sur son engagement, Novak Djokovic peut cueillir son adversaire et empocher la manche. La première balle ne passe pas et le Serbe se montre trop timoré dans l'échange. À six points partout, il manque l'immanquable sur un coup droit à un mètre du filet. Tommy Haas tient sa balle de set et réalise une montée en revers slicé suivie d'une volée gagnante.

L'un a tenté, l'autre a subi. Malgré un sursaut au troisième set, Novak Djokovic ne possède pas la clé et Tommy Haas sert trop bien pour laisser passer sa chance de retrouver pour la douzième fois de sa carrière, Roger Federer. Le mois dernier à Roland-Garros, l'Allemand a mené deux à zéro et balle de break dans le troisième set. «C'est du passé. C'est fait, répond sobrement le 34e mondial. Nous sommes amis et j'étais très heureux de le voir gagner le titre.» Roger Federer est d'accord : «Haas a battu Djokovic deux fois sur gazon en deux semaines, cela ne ment pas. Il doit être plus fort sur gazon en ce moment, le meilleur joueur a gagné. Je préfère jouer contre Haas car c'est ma génération.» Tout le monde est content et les amateurs de beau jeu ne doivent pas s'en plaindre.


Murray tient toujours

Sans être forcément très brillant, Andy Murray a mis fin à la belle aventure de Juan Carlos Ferrero (7-5, 6-3, 6-2) et s'est donc qualifié pour les demi-finales. Le plus dur reste à venir...

Andy Murray s'accroche à son but

Vainqueur d'un match-thriller contre Wawrinka en huitièmes, Andy Murray s'est épargné ce genre de frayeurs mercredi en quarts. Mais, bien que victorieux en trois sets, il n'aura pas vraiment impressionné. L'important est ailleurs : il n'est plus qu'à deux matches d'une victoire historique pour son pays, la Grande-Bretagne. Et tout le monde va continuer de le lui rappeler. Sa demie face à Andy Roddick s'annonce donc sous haute tension. Vainqueur sur une double-faute de la première manche et mené d'un break (3-1) dans la deuxième, l'Écossais n'aura finalement mis la main sur le match que dans le troisième set. Enfin plus entreprenant, s'acharnant à rentrer dans le court, il a su profiter de la frustration adverse pour s'envoler.

Deux sets sur la défensive

«Je pense que les deux derniers sets ont été bons. Dans le premier j'ai commis bien trop de fautes directes du fond et je jouais trop court. Je suis ravi d'avoir gagné en trois sets parce que le premier était vraiment dur», a expliqué Murray. Seul le dernier set est vraiment à retenir comme côté positif d'un match où il se sera trop souvent mis sur la défensive, acceptant de voir Ferrero dicter le rythme à l'échange et se résignant à parcourir tout le terrain très loin de sa ligne. Certainement agacé d'être ainsi promené et, également, de chuter - grimaces de douleur, un coup la cheville gauche, un coup les abdominaux côté droit - il a fini par prendre ses responsabilités. Et surtout prendre des risques. Grippé côté coup droit en début de match, Murray s'est détendu et a retrouvé sa belle longueur de balle. Prenant la balle plus tôt, il a enfin débordé l'Espagnol, qui avait déjà beaucoup donné dans les tours précédents et qui a fini par exploser. Murray n'a pas brillé, mais Murray a gagné et c'est bien tout ce que le public britannique lui demande. «Je sais que si je ne joue pas mon meilleur tennis au prochain tour je vais perdre. Je me sens en confiance parce que j'ai gagné beaucoup de matches mais quand je me lève le matin je sais que je vais devoir sortir un gros match. C'est ce qui fait monter la pression et c'est ce qui me motive.» S'il veut aller au bout, l'Ecossais va vraiment devoir passer à l'offensive tout en gardant cette science du jeu de contre qu'il maîtrise si bien. C'est dans ce registre là qu'il est le plus dangereux. Et le plus brillant.


Roddick rejoint Murray

Après un immense combat de 3h50', Andy Roddick a éliminé (6-3, 6-7, 7-6, 4-6, 6-4) Lleyton Hewitt pour rejoindre Andy Murray en demi-finales. Le grand classique entre les deux anciens numéros 1 mondiaux a tenu toutes ses promesses.

Andy Roddick est sorti vainqueur d'une superbe lutte face à un autre ancien n°1 mondial, Lleyton Hewitt.
Quand le vainqueur de Wimbledon 2002, Lleyton Hewitt, affronte le finaliste 2004 et 2005 de l'épreuve, Andy Roddick, le court n°1 et la Henman Hill fleure bon le revival. Depuis leur première rencontre en 2001, les deux joueurs ont pris quelques rides, l'un est devenu père de famille, l'autre s'est marié, les deux se sont calmés, mais ils demeurent tous deux de formidables combattants. Quand deux anciens numéros 1 mondiaux se rencontrent, cela sent toujours la poudre. Comme toujours avec un grand classique, on l'a lu ou vu des dizaines de fois, mais on ne s'en lasse pas.

Ce quart de finale n'a pas dépareillé des chocs d'antan entre les deux hommes avec un combat de 3h50' au bout du suspense (6-3, 6-7[10], 7-6[1], 4-6, 6-4) et une standing ovation bien méritée. Les deux champions ont respecté leurs fondamentaux : le service pour l'Américain avec 43 aces et le retour pour l'Australien avec trois breaks. Malgré la défaite, Lleyton Hewitt est bien de retour : «Il y a beaucoup de choses positives à retenir de ce Wimbledon, notamment ma victoire contre (Juan Martin) Del Potro où j'ai joué un grand tennis pendant trois sets. Aujourd'hui, j'ai perdu contre Andy, mais c'est un des meilleurs joueurs sur gazon. Ce n'est pas une mauvaise défaite même si j'aurais aimé gagner.»

Tombé à la 56e place, Lleyton Hewitt n'a rien perdu de son sens du combat. Contre Radek Stepanek au tour précédent, il a montré le retour du guerrier en revenant de deux sets à zéro. En vieux routier, Andy Roddick le sait et il va le vivre. Après un premier set tranquille, bien aidé par un mauvais jeu de service de l'Australien d'entrée, l'Américain obtient en vain trois balles de set dans la deuxième manche. Après un tie-break convaincant au troisième set, il réalise le break dès le début du quatrième set pour mener 2-0. Avec son service canon, il a de quoi voir venir... Que nenni ! À Roland-Garros, Lleyton Hewitt a battu Ivo Karlovic en encaissant 55 aces, le record absolu.

Il ne s'en laisse pas conter par Andy Roddick et ses 43 aces et 73% de premières balles. Il revient et réalise le hold-up parfait à 5-4 grâce à un retour gagnant et une attaque de coup droit. Andy Roddick n'arrive pas à conclure à l'image de ses quatre balles de break converties sur quinze. «C'était dur mentalement parce que Lleyton ne lâchait pas et il y avait comme des flux et reflux dans ce match, illustre le protégé de Larry Stefanki. Je suis heureux de m'en être sorti.»

Quand l'heure des braves arrive, les deux hommes sont sur un fil. L'Australien sauve deux balles de break à 1-1. Andy Roddick sauve trois balles de break à 2-1 dont une sur «la meilleure demi-volée de sa vie». Puis les jeux de service s'écoulent sans alerte jusqu'à 4-4. Dans ces moments chauds, le cerveau guide souvent le bras et l'Américain possède une confiance supérieure à l'Australien qui n'a pas disputé de gros matches depuis longtemps. Après un coup droit un peu forcé et un passing en deux temps de son adversaire, Lleyton Hewitt perd son engagement.

Il reste à conclure. Les balles neuves invitent à l'optimisme pour Andy Roddick. Pourtant, il finit avec quatre deuxièmes balles sur six et termine sur un passing de revers qui touche la bande et perturbe l'Australien. Son prochain adversaire, Andy Murray, est déjà douché, a parlé à la presse et est rentré chez lui. Mais Andy Roddick ne manque pas d'humour pour évoquer son futur match : «Nous pourrons compter mes supporters sur les doigts d'une main. La foule sera électrique, ce sera une belle atmosphère et je peux l'apprécier même si ce n'est pas des encouragements pour moi. Quand les spectateurs crieront "Allez Andy", je pourrai toujours me dire que c'est pour moi.»
SD ET CB.


REACTIONS

Federer : «Comme un penalty»

Entre deux réponses en conférence de presse, Roger Federer jette quelques coups d'oeil aux scores des autres matches, mais le Suisse n'oublie pas d'expliquer comment contrer le service d'Ivo Karlovic et d'évoquer son prochain adversaire, Tommy Haas.

"Face à Ivo Karlovic, vous avez très peu d'occasions de breaker, est-ce que cela ajoute de la pression ?

Absolument. Contre Karlovic, on sait qu'on aura une ou deux occasions sur son service. Là, il faut gagner un ou deux points sur son premier service, ce qui est déjà très difficile, et gagner tous les points sur sa deuxième balle ce qui n'est pas facile non plus car il sert sa deuxième balle à 180 km/h. Cela rend les choses compliquées et cela augmente la pression. Il sert mieux sur le côté avantage et j'ai eu la chance de le breaker côté égalité (à 15-40). C'est grâce à ça que j'ai eu tellement de succès sur les balles de break.

Que vous dites-vous avant un tel match ?

Je me dis qu'il est très possible que je me retrouve à 6-6 et trois points partout dans le tie-break. Il ne faut surtout pas se laisser déconcentrer si on n'arrive pas à toucher des balles pendant très longtemps. Je ne me frustre jamais dans des matches comme ça.

Comment réussissez-vous à le contrer au service ?

C'est surtout un réflexe. Il faut être bien frais mentalement et ne surtout pas être frustré comme certains joueurs contre lui. C'est un petit coup de chance. C'est comme si un joueur servait de la ligne de service ou un mètre derrière. Il est tellement dans le terrain, il est tellement grand, il lance la balle tellement haut. C'est phénoménal la manière dont il arrive à servir et les angles qu'il trouve. C'est comme un penalty, c'est assez intéressant de l'affronter. Tu peux partir dix fois du bon côté puis dix fois du mauvais, il faut donc espérer qu'il rate.

Vous allez affronter Tommy Haas. Pensez-vous qu'il est plus dangereux sur gazon que sur terre ?

J'ai beaucoup discuté avec lui. Il joue mieux sur dur parce qu'il a grandi sur cette surface aux États-Unis. C'est bien sa meilleure surface. Mais si tu es un bon joueur, tu peux bien jouer partout. Il est talentueux et il a retrouvé son meilleur niveau après de graves blessures. C'est sympa de le revoir. Nous sommes de très bons amis. J'espère que nous répondrons à toutes les attentes et que nous allons renouveler le même match qu'à Paris.

Que s'est-il passé à Paris ?

C'est très simple. Je jouais bien les deux premiers sets, mais il jouait mieux que moi. C'est peut-être dur à accepter. Surtout pour moi. Mais je suis resté calme et je savais que si le match basculait un peu, ce serait difficile pour lui. C'est exactement ce qui s'est passé. Mais c'est un nouveau match, un nouveau tournoi et nous verrons bien ce qui se passera.

Que représente votre record de 21 demi-finales consécutives en Grand Chelem ?

Je suis très fier de cette série. Je sais qu'elle ne sera pas facile à battre. Cela dure sur plusieurs années et il faut aussi faire le nécessaire entre les tournois du Grand Chelem pour arriver avec une bonne préparation lors des Grands Chelems. Ils n'étaient pas mes seuls objectifs durant toutes ces années, j'avais aussi beaucoup d'autres objectifs. C'est bien parce que c'était aussi beaucoup de finales.»


Djokovic fair-play

Malgré sa déception d'avoir été éliminé en quart de finale de Wimbledon face à Tommy Haas, Novak Djokovic a reconnu que l'Allemand avait mieux joué que lui. Même s'il réalise une bonne saison, le Serbe a mis en avant son manque de réussite en tournois du Grand Chelem.

"Je suis évidemment déçu. J'ai correctement joué dans ce tournoi mais je n'ai pas été assez bon aujourd'hui. J'ai été solide sur mon service, mais je n'ai pas haussé mon niveau de jeu dans les moments cruciaux. Il mérite sa victoire. A 5-5 dans les deux premiers sets, j'ai été nerveux et fait des fautes directes que je ne fais pas habituellement. Je savais qu'il serait agressif comme ça. Il n'a pas eu beaucoup de coups de moins biens sur son service. Il a été régulier et moi je n'ai vraiment pas bien retourné. Cela a été la clé. C'est normalement un de mes points forts et aujourd'hui ça a été un désastre. Cette saison, j'ai été constant, mais c'est vrai qu'en Grand Chelem, je n'ai pas très bien réussi. J'ai eu des moments difficiles en début de saison. Ensuite j'ai eu de bons résultats. Mon jeu est là", a déclaré le Serbe, N.4 mondial.
# 02/07/2009 à 22:46 cath
bonjour à tous !!!
et vive RAFA !!!!!
la bise à tous les fans de RAFA , à THOMAS , à NICO , à FLO ......

FLO , pour répondre à ta question posée plus haut concernant les açes ....."trop d'açes tuent les açes"
ce n'est plus du jeu , c'est un bombardement !!! un meurtre en direct et droit dans le coeur ...de tout ce qui fait le charme , la beauté du tennis ;
un açe , bien plaçé , à un moment clef du match , oui : cela montre les aptitudes d'habilité , de maitrise technique d'un joueur ....mais sinon , balançer des boulets de canon POUR balançer des boulets de canon ...c'est une horreur ...pour moi : pour le tennis donc , pour l'adversaire et pour les spectateurs ;

cela dit , je ne suis pas surprise que FED ait gagné : le résumé la au dessus est tres clair : les qualités de relançeur du suisse sont indiscutables , sans oublier toutes ses autres qualités de jeu , qui lui ont permis de papilloner ...toutes ces dernieres années à WIMBLEDON !!! de plus , FED est resté de marbre façe au bombardier croate ;
il faut etre un gamin terrible et particulierement doué comme RAFAEL NADAL , pour faire tomber le suisse dans son jeu et dans sa tête ....
les fans apprécieront !!!!!
" DIS RAFAAAAAA......QUAND REVIENS TUUUUUU !!!!"

c'est rien , c'est les nerfs ; .....
par la dessus, DJOKO s'est ratatiné en quart ...mais bon ...il a fait ce q'il a pu : DJOKO a atteint une plaçe de demi-finaliste en 2007 , à Wimbledon ; et donc en quart cette année : ses résultats sont plus parlant sur dur ...et son adversaire à Wimbledon , HAAS , n'a pas laché prise à grand renfort de tennis-volée ...

nous voila donc avec des demi finales:
RODDICK contre MURRAY......
et FEDERER contre HAAS .....
rien n'est joué ; mais le joueur américain RODDICK , multiplie les serviçes boulets de canons et revient donc en forme !! il va falloir que ANDY MURRAY façe tres fort façe à lui ....
mais MURRAY a gagné six rencontres façe à RODDICK ; et ce dernier a gagné 2 rencontres façe à l'écossais ;
mais je pense qu'en matiere de rapport de forçe entre ces deux joueurs , ce sera 50/50 pour cette demi finale:
RODDICK va se donner à fond ...
et MURRAY ne va rien lacher !!!

bon ....je préfere mon p'tit écossais et son jeu élastique , surprenant ; on verra bien..
- et concernant la rencontre FED /TOMMY HAAS ....je me fais du souçis pour le joueur allemand qui, à 31 ans et toute une série de défaites.... va rencontrer le maitre des lieux .....

ah ben j'ai vu ça : chez les dames , on bégaie d'une année à l'autre : on rejoue une finale cent pour cent WILLIAMS ...!!!!!
FLO , il faut reconnaitre que la patronne du cicuit en grand chelem , c'est SERENA WILLIAMS ....;
finaliste à Wimbledon 2008 , vainqueur à l' us open 2008 et Melbourne 2009 ...la voila en finale de Wimbledon , à nouveau !!! à 28 ans en septembre !!
- 10 titres du grand chelem ...toutes surfaçes , ce qui est rare ...
ces memes tournois , TOUS remportés en double dames ces dernieres années , avec sa soeur ...
quel duo !!!!!!
VENUS WILLIAMS est plus discrete ..mais quel palmares : elle vient de feter ses 29 ans et compte 7 grands titres, 5 Wimbledon , 2 us open ...elle n'a été "que" finaliste à Roland garros et Melbourne , battue à chaque fois par sa soeur ;
si SERENA a gagné Wimbledon , c'était en 2002 et 2003 ....façe à sa soeur ....
: ZENNNNN........

concernant cette finale , meme si SERENA est féroçe comme tout en grand chelem, surtout en ce moment !!!,
VENUS pourrait bien l'emporter : depuis des années , elle est la maitresse des lieux ....5 victoires ... 2 finales .....no coment ;
la aussi , je dirais : 50/50.....

on verra bien !!!!
à bientot !!!!!
# 03/07/2009 à 08:47 Nico
Hello à tous !

Et oui Cath, Rafa va continuer à bien se reposer pour revenir au top. Il ne jouera pas la Coupe Davis du 10 au 12 juillet et c tant mieux.

Belles demies en perspective avec une alléchante finale en vue entre Federer et Murray où il y aurait de sacrées perspectives en vue pour les 2 joueurs...Mais avant, place aux demis avec Haas et Roddick qui vont tout donner !

Pour les femmes, c vrai que les soeurs Williams sont un peu dans leur jardin... mais bravo à Dementieva aussi qui a fait un sacré match !


PROGRAMME DE VENDREDI

La journée de vendredi sera consacrée aux demi-finales. Au programme le choc entre Andy Roddick et Andy Murray avec un public on l'imagine bien entièrement acquis à la cause du Britannique. Mais il leur faudra patienter puisque Roger Federer et Tommy Haas seront aux prises en ouverture.


Court Central, à partir de 14 heures

Tommy Haas (ALL/n°24) - Roger Federer (SUI/n°2) : 2-9

Andy Roddick (USA/n°6) - Andy Murray (ECO/n°3) : 2-6


Haas: "Ca sera une grosse bataille"

Après plusieurs saisons difficiles, des blessures à répétition, Tommy Haas semble rennaître. Après une victoire à Halle, l'Allemand s'apprête à affronter Roger Federer en demi-finale. A Roland-Garros, Haas était passé tout près d'une victoire et compte bien saisir sa chance à Wimbledon.

Tommy Haas, vous avez affronté Roger Federer à Roland-Garros en huitièmes de finale et vous êtes passé tout près de la victoire. Quel a été le tournant du match? Pourquoi pensez-vous qu'il a remporté le match?

Tommy Haas: "Tout d'abord, parce que c'est Roger. Ensuite, il faut rappeler qu'il a été chercher le point décisif avec un gros coup droit sortant. Il a vraiment fait un beau point. Le jeu d'après, il me semble que je menais 40-15; je n'ai pas gagné le jeu. J'ai raté quelques courses et puis surtout, il a servi pour le gain du troisième set. Après il a eu un coup de mieux et moi un coup de moins bien. Le quatrième set, je l'ai complètement laissé filer sans doute parce qu'à la fin de la troisième manche j'ai décroché pendant une seconde. Quand tu joues face à lui, tu ne peux pas te permettre ce genre de choses. Au cinquième, j'ai à nouveau essayé, vraiment. Je pense qu'à deux partout, il m'a battu grâce à de meilleurs coups."

Que retenez-vous de votre confrontation face au Suisse à la Porte d'Auteuil?

TH: "Ce que je retiens c'est que ça aurait pu être un énorme succès si j'avais battu Roger en huitièmes de finale. Mais bon, le passé est le passé. Mais comme c'est un ami et sachant combien il tenait à remporter Roland-Garros, je suis heureux qu'il ait gagné."

Vous avez connu de nombreuses blessures. Vous avancez dans l'âge. Y a-t-il quelque chose que vous n'avez pas accompli?

TH: "Ca fait 13, 14 ans que je participe à Wimbledon, il y a beaucoup de choses qui ont un goût d'inachevé. Les matches que j'ai perdus au troisième tour ont très souvent été serrés. J'ai toujours pensé que je pouvais faire quelque chose ici. C'est mieux que ça arrive vite car je ne suis plus très jeune. C'est évidemment mon meilleur résultat, c'est le meilleur tennis que j'ai joué ici, les meilleures sensations que j'ai eues. Malheureusement, mon prochain adversaire est un vraiment obstacle redoutable. Mais j'ai vraiment l'impression que je joue un grand tennis. Nous avons eu une belle bataille au "French" mais je suis tout à fait réaliste quant à la qualité de mon adversaire. Donc nous n'avons pas beaucoup à parler de ça. Il faudra juste aller sur le court, se battre dur et voir ce qu'il se passe."

Si on compare par rapport à Federer qui dispute sa 21e demi-finale de Grand Chelem consécutive, pensez-vous que vous ayez été quelque peu malchanceux dans votre carrière?

TH:"Vous pouvez voir la vie de différentes façons. Parfois vous êtes un peu moins chanceux que d'autres joueurs. Certains corps résistent mieux que d'autres comme dans tous les sports. Si vous regardez, certains sont épargnés par les blessures d'autres pas. Certains sont mâtures très jeunes et entourés par les bonnes personnes, d'autres pas. Même si parfois j'ai eu des coups durs, j'ai eu beaucoup de chances dans ma carrière. Être où je suis, avoir accompli ce que j'ai accompli, vivre et pratiquer le sport que j'aime depuis toujours... Je ne peux vraiment pas me plaindre."

Wimbledon a toujours été un bon tournoi pour les joueurs allemands lors des 25 dernières années. Pensez-vous que vous puissiez suivre leurs pas?

TH: "C'est vrai que Steffi a eu d'énormes succès ici. Quand j'étais petit, je regardais jouer Boris tous les ans. Il a disputé sept finales, il en a gagné trois. Il y a eu aussi Michael Stich qui est arrivé et qui a battu Boris en finale. Ce n'est pas une tâche facile de tenter de suivre leurs traces. Je vais faire de mon mieux mais mon prochain adversaire est certainement le plus grand joueur de tous les temps. Ca va être très difficile. Je me prépare à une grosse bataille mais rien n'est encore fait."
Eurosport

Biz à tous et bons matchs !!!
# 03/07/2009 à 10:21 Florence
Ben je crierais bien comme Cath " reviens Rafa, nous t'aimons et tu nous manques " Alors sans Nadal, forcément que Federer se sent plus à l'aise et pourtant je ne lui souhaite pas de gagner.
Cath, je pense que la seule à avoir battu les soeurs wiwi c'est Justine...non...?
Pour moi, les soeurs Williams ne sont pas des femmes, elles n'ont rien d'agréable à regarder tandis que Justine il faut la voir maintenant, elle trouvera certainement l'homme de sa vie.
Allez croisons les doigts je voudrais tellement voir le beau Rogger tomber ( comme celà Nadal reste n°1 )
Bonne journée à tous et toutes
Bis Flo
# 03/07/2009 à 14:39 cath
bonjour à tous !!!!

oh , tu sais FLO ...VENUS est une belle athlète !!
mais c'est vrai que sa cadette SERENA , forçe trop sur le body building :
le body-fitness , c'est mieux ...il sagit d'un renforcement musculaire mieux pensé , avec tout un travail en endurançe cardiaque : ce renforcement permet de faire baisser la masse graisseuse et d'avoir plus de muscle , mais de façon autement plus harmonieuse....ce n'est pas de la gonflette , que je trouve affreuse à voir aussi bien chez les hommes que chez les femmes .. .....bon ....

- avec tout ça , FLO , je suis au grand regret de t'annoncer que les soeurs WILLIAMS ont quasi systématiquement étrillées JUSTINE en grand chelem ...et meme dans d'autres tournois ....
à WIMBLEDON , en finale 2001 ,VENUS a gagné( contre HENIN )....et les années suivantes , JUSTINE est tombée en demi façe à VENUS , puis façe à SERENA .....
et en 2006 ....JUSTINE A PERDU EN FINALE façe à MAURESMO .....
JUSTINE a bien gagné quelques matchs façe aux deux soeurs .....je te le préciserai plus tard : il faut que je fouille dans mes archives

en attendant, COME ON ANDY MURRAY .....!!!
# 04/07/2009 à 01:21 Nico
RESULTATS DE VENDREDI

Federer sur la voie royale

Toujours aussi impressionnant, Roger Federer domine (7-6, 7-5, 6-3) Tommy Haas et se qualifie pour sa vingtième finale de Grand Chelem, sa septième d'affilée à Wimbledon. Ce dimanche, le Suisse peut exploser tous les records.

Après la version Ivo Karlovic, trop puissant, trop rapide, trop-tout au service, Roger Federer a joué la version Tommy Haas, très précis dans les zones et très performant dans les variations des effets et des vitesses, pour se qualifier (7-6 [3], 7-5, 6-3 en 2h02') pour sa septième finale d'affilée à Wimbledon. « C'était un match assez similaire à ceux contre Söderling et Karlovic, résume la tête de série n°2. Ces deux matches m'ont aidé à bien jouer aujourd'hui. » Contre le Croate, le Suisse n'a patienté que neuf minutes pour réaliser le break. Contre l'Allemand, le quintuple vainqueur de l'épreuve a attendu 1h30' pour trouver la faille à 7-6, 6-5. Mais cette attente ressemble à un long fleuve tranquille où le numéro 2 mondial déroule sur ses engagements. Tommy Haas ne possède aucune occasion dans le match et ne marque que trois points sur le service adverse dans la deuxième manche !

D'une manière presque chirurgicale, Roger Federer se rapproche de plus en plus de l'Allemand, il lit de mieux en mieux le service adverse et surtout propose des retours bloqués qui ne permettent pas à la tête de série n°24 de s'installer dans l'échange. « Haas m'a mis beaucoup de pression avec son service, il a pris beaucoup de risques sur ses retours, en fond de court et sur ses deuxièmes balles. Il montait également, il changeait beaucoup de tactique, il variait bien et cela a rendu les chose assez difficiles pour moi de savoir comment retourner, comment jouer du fond, relate le Suisse qui peut battre le record de Pete Sampras ce dimanche. Je ne pouvais pas trouver mon rythme parce qu'il ne me donnait pas de rythme. L'important était de bien servir et de saisir ma chance quand elle arrivait. » Bien servir, cela relève de l'euphémisme avec 75% de premières balles et un pourcentage de réussite proche de la perfection avec 89% de points gagnés sur sa première balle et 81% sur sa seconde. de quoi attendre l'occasion au chaud... et mettre Tommy Haas la tête à l'envers.

Le langage du corps, cher à tous les entraîneurs, ne trompe pas. Comme toujours, le Suisse ne bouge pas un cil. Comme souvent, l'Allemand commence à s'agacer et rejoue les Souffrances du (plus très) jeune Tommy en version originale dès le début de la deuxième manche. Il se parle, il crie, il ne tient pas en place et il finit par craquer. Juste avant son entrée sur le court, Tommy Haas évoque la clé du match pour éviter sa mésaventure parisienne (deux sets à zéro et balle de 5-3 avant de perdre) : « Gagner les points importants.» Encore faut-il les avoir !

Roger Federer prend les choses en main et il ne lâche jamais sa proie pour conclure sur un smash en extension à faire avaler les fraises à la crème de travers. « C'est la balle de match dont on rêve. C'est une fin incroyable pour un grand match. Mais ces smashes sont honnêtement plus faciles à faire forts que lents. En fait, je n'avais pas le choix», sourit le Maître des lieux. Tommy Haas n'avait pas le choix et une phrase revient en écho dans sa conférence de presse : « Il n'a pas vraiment de faiblesses.»
S.D.


Roddick, la prime à l'audace

Toujours aussi puissant au service et aujourd'hui plus complet dans le jeu, Andy Roddick a fait triompher l'audace contre Andy Murray (6-4, 4-6, 7-6, 7-6). Pour la troisième fois dans sa carrière, l'Américain va retrouver Roger Federer en finale de Wimbledon.

Après Andy Murray et son chien, Andy Murray et sa maman Judy, Andy Murray et sa fiancé Kim, Andy Murray et ses muscles, les journaux britanniques se retrouvent orphelins avec la défaite (6-4, 4-6, 7-6 [7], 7-6 [5] en 3h07') du héros national. Un homme les a privés de la venue de la reine dimanche sur le central : Andy Roddick. Dans l'euphorie, certains tabloïds avaient presque oublié que l'Américain a été finaliste à Wimbledon en 2004 et 2005 et a déjà conquis un titre du Grand Chelem à l'US Open en 2003. Sa victoire ne doit rien au hasard. «On ne revient pas en finale de Wimbledon par accident», lance l'Américain, très ému après sa victoire.

Le sixième mondial allie désormais la force de l'expérience avec un jeu beaucoup plus complet grâce à son nouvel entraîneur, Larry Stefanki. «J'ai bien joué. Si on regarde les statistiques, j'ai frappé plus de points gagnants (76) que commis de fautes directes (59), j'ai réussi beaucoup d'aces (25). Je suis sûr que nous sommes très proches dans le nombre de points (141 contre 143), énumère le troisième mondial, arrivé juste après son match en conférence de presse. C'est juste quelques points que je n'ai pas concrétisés ici ou là sur son service. Et il a très, très bien servi.» Mais les statistiques ne disent pas tout du match. Délesté de quelques kilos et beaucoup plus solide en revers, Andy Roddick montre un nouveau visage cette saison et son audace a terrassé l'Ecossais, parfois un peu trop passif malgré ses dires.

Ce n'est plus l'ace qui fait l'homme. Bien sûr, le service de l'Américain demeure une valeur sûre (21 aces et surtout 75% de premières balles) à l'image des deux tie-breaks. L'Américain reste le maître dans les jeux décisifs avec son arme massue. Lors du dernier tie-break, il envoie cinq premières balles à plus de 200 km/h sur six services ! Cette saison, il a remporté 26 tie-breaks sur 30. Au-delà du service, il agresse constamment Andy Murray, mis sous pression par des montées au filet incessantes de son adversaire (75 montées dont 48 gagnantes). Son revers, grosse faiblesse par le passé, est devenu suffisamment solide pour réussir des retours gagnants décroisés et réaliser des montées en slice convaincantes. Ses volées sont moins aléatoires et ses approches très variées. « Je suis beaucoup monté au filet. J'ai beaucoup varié mes approches. Je sentais que je jouais le coup juste. C'est probablement la meilleure chose que j'ai faite aujourd'hui : venir au filet derrière de bonnes approches, se félicite le 6e mondial. Contre Andy, si on ne monte pas derrière de très bonnes approches, on est passé à chaque fois.»

Ses progrès technique et physique lui permettent de mettre sous pression Andy Murray. Il sait qu'il est toujours délicat de tirer un passing dans un moment clé. Il connaît la pression et les effets dévastateurs du mental sur le bras. Avec un pourcentage de premières balles trop faible (52% au total, 45% au premier set et 46% au quatrième), le Britannique se retrouve en danger car sa deuxième balle est bien trop faible (aux alentours des 130 km/h). Devant son public, toujours très respectueux, il essaie de miser sur les variations, mais sa stratégie ne fonctionne pas. La balle de match représente un parfait résumé de la rencontre. Andy Murray sert à 201 km/h, ne suit pas au filet, voit le retour de revers en cloche d'Andy Roddick atterrir dans le court et engage l'échange. L'Américain reprend le contrôle du point, suit son attaque de coup droit au filet et peut s'agenouiller quand le passing de son adversaire échoue dans le filet. Il a osé, il a gagné. La reine ne sera pas là dimanche, mais le roi Federer l'attend sur le court central. Quand un journaliste lui demande s'il s'imagine soulevant le trophée, il répond en riant : «Je l'ai déjà fait de nombreuses fois.»
S.D.


REACTIONS

Roddick : "C'est un rêve"

Andy Roddick défiera Roger Federer en finale de Wimbledon après avoir battu le Britannique Andy Murray. "C'est un rêve", a déclaré l'Américain qui atteint sa cinquième finale en Grand Chelem et sa troisième sur le gazon londonien.

"Il fallait que je joue mon meilleur tennis pour gagner aujourd'hui. J'ai montré que je savais aussi jouer au tennis. Beaucoup de gens ne m'en donnent pas trop crédit. Durant ma carrière, j'ai eu des déceptions. Mais je me suis toujours battu dur. La pression était sur lui. Cela m'a peut-être aidé. J'ai très bien joué. Cela me donne une chance pour un autre titre en Grand Chelem. C'est un rêve. Depuis un an, il (ndlr: Murray) est meilleur que moi. Mais aujourd'hui, j'ai été un peu meilleur que lui", a expliqué le 6e joueur mondial.


Murray: "Je reviendrai"

Battu en demi-finale de Wimbledon par Andy Roddick (6-4, 4-6, 7-6, 7-6), Andy Murray a assuré qu'il ferait mieux les prochaines années, avec la volonté de gagner un jour ce tournoi qui échappe aux Britanniques depuis 1936.

"Je reviendrai l'an prochain avec la volonté de faire mieux. J'ai une chance de gagner ici. Vu comment j'ai joué, je suis passé prêt de la finale. Si je continue comme ça, si je reste régulier, j'aurais d'autres occasions. Je crois que je peux gagner un Grand Chelem. J'ai toujours dit que l'US Open était ma meilleure chance de gagner un Grand Chelem."

"J'ai fait un très bon tournoi. J'ai fait de très bons matches, avec un bon tennis. Aujourd'hui, Roddick a très bien servi, près des lignes, fort. Au passing, je n'ai pas aussi bien joué que d'habitude. Il a sorti de bonnes volées et je n'ai pas réussi à le passer autant que j'aurais souhaité."

"Beaucoup de gens pensent qu'il ne sait pas retourner mais il a un retour honnête, pas le meilleur qui soit, mais j'ai vu pire... Il faut bien servir sinon, il se procure des occasions. S'il sert au dessus de 70% de premières balles à 200 km/heure contre Roger (ndlr: Federer), il a ses chances."


Haas: "Plutôt content"

Largement dominé en demi-finale de Wimbledon par Roger Federer, Tommy Haas s'est déclaré content de son jeu et de la quinzaine tout en rappelant la supériorité du Suisse qu'il qualifie comme "un des plus grands joueurs de l'Histoire du tennis".

"Je suis plutôt content de ma façon de jouer, même si sur quelques points qui auraient pu faire la différence, j'ai fait quelques erreurs. Il n'y a pas vraiment de faiblesse dans son jeu. Il se déplace extrêmement bien, il est très fort en défense et son slice fait mal. Parfois quand c'est serré, il peut lui arriver de faire quelques erreurs face à des joueurs qui se déplacent bien et qui gardent la balle en jeu plutôt que d'être agressifs, comme Murray ou Nadal. Mais je ne suis pas ce genre de joueur. Moi, il faut que je tente ma chance", a déclaré l'Allemand qui, à 31 ans, avait remporté le tournoi de Halle la semaine précédente.


Federer très fier

Vainqueur de Tommy Haas en demi-finale de Wimbledon, Roger Federer s'est qualifié pour sa vingtième finale en Grand Chelem de sa carrière. S'il remporte cette finale, le Suisse dépassera Pete Sampras et ses quinze titres.

"C'est une occasion magnifique d'entrer dans les livres d'histoire du tennis. Ce n'est pas la seule raison pour laquelle je joue, mais c'est important pour moi. Je suis très fier de mes records, je n'aurais jamais imaginé étant enfant que je parviendrais à cela", a déclaré le Bâlois.

"J'ai un bon bilan contre Roddick, mais je le sous-estime pas. Il a un superbe service et c'est un battant. J'ai un excellent bilan face à lui.
# 04/07/2009 à 10:15 Florence
Bonjour à tous,
Federer peut bien être fier, Nadal n'est pas là !!!
De plus j'ai lu sur msn que Federer aurait sa 6ème victoire d'affilée... mais si je me souviens bien c'est Nadal qui a gagné l'année dernière !!!
Il faut toujours qu'on mette ce grand gus en avant et on oublie les autres.
Nadal reviens nous vite s'il te plait, nous t'attendons avec impatience.
En tout cas je croise les doigts pour que ce soit l'américain qui gagne
# 05/07/2009 à 11:56 Nico
Bonjour à tous !

Voici la finale de Wimbledon ce jour.

Et une bonne nouvelle pour nous, Rafa devrait revenir le 08 Août : VAMOS !!!


Federer-Roddick, historiquement vôtre

Pour la 20e fois de leur carrière, Roger Federer et Andy Roddick s'affrontent sur le circuit. A Wimbledon, ils vont disputer leur 4e finale de Grand Chelem face-à-face. Le Suisse vise un record absolu de 15 titres du Grand Chelem et un 6e Wimbledon. Une victoire de l'Américain serait exceptionnelle.


POURQUOI CETTE FINALE EST UN "CLASSIQUE"


. 20 rencontres sur le circuit ATP, cela vous forge une histoire. Roger Federer et Andy Roddick se sont croisés à 7 reprises en Grand Chelem et 3 fois en Masters Cup. Leur première confrontation remonte 2001, à Bâle, chez le Suisse, et leur dernière date d'il y a quelques semaines à Madrid. Ce sont les deux joueurs les plus réguliers de la décennie dans le top 10.

. En Grand Chelem, Federer-Roddick, c'est aussi trois finales (Wimbledon 2003 et 2004, US Open 2006), et trois demi-finales (Open d'Australie 2009 et 2007, Wimbledon 2003) et un quart de finale (US Open 2007).

. A Wimbledon, c'est la troisième fois depuis de l'ère Open que deux joueurs se rencontrent pour la troisième fois en finale : Boris Becker et Stefan Edberg se sont disputés le titre de 1988 à 1990, Roger Federer et Rafael Nadal de 2006 à 2008 et maintenant Roger Federer et Andy Roddick (2004, 2005 et 2009).

. Sur gazon, il est difficile de trouver une plus belle affiche. Après Lleyton Hewitt, leader sur la surface avec 93 victoires pour 22 défaites, Federer est à 87 victoires et 12 défaites et Roddick à 69 victoires pour 14 défaites.

. Roger et Andy sont de la même génération. Le Suisse, né le 8 août 1981, a 27 ans. L'Américain, né le 30 août 1982, a 26 ans.

POURQUOI CE "CLASSIQUE" EST TRES DESEQUILIBRE

. Parce qu'Andy Roddick a perdu 18 fois sur 20. C'est un passif exceptionnel sur le circuit. Quand Andy finit la saison N.1 mondial en 2003, avec son unique titre du Grand Chelem (US Open) en poche, il a déjà perdu cinq fois devant Roger Federer pour une seule victoire au Masters Series du Canada. Depuis, il ne l'a battu qu'une autre fois, en 2008, lors du Masters Series de Miami, sachant que Roger est alors encore très diminué par sa mononucléose.

. A Wimbledon, en 2004, Andy a peut-être joué le meilleur tennis de sa carrière. Cela lui a permis de prendre un set à Federer en finale. C'est tout. Cette défaite (4-6, 7-5, 7-6(3), 6-4) a marqué les esprits des observateurs et celui de "A-Rod". Le gaillard d'Omaha (Nebraska) en a pris un coup sur la tête. Partagé entre son admiration pour la qualité du jeu de Federer et sa déception, ses discours de l'époque sont autant de litanies amusantes sur la meilleure façon de perdre une finale de Grand Chelem. Sa défaite en finale de l'US Open en 2006, toujours face au même adversaire est un coup d'arrêt. Andy constate qu'il doit se remettre en question plus profondément. Et ça marche.

En trois ans, et quelques péripéties (dont sa collaboration avec Jimmy Connors), il améliore son jeu dans sa globalité, bien au-delà de l'image de serveur mécanique qu'il a pu donner. Après avoir touché le fond à Melbourne en 2007, où il encaisse un 6-4, 6-0, 6-2 en demi-finale, il retrouve progressivement le goût de défier "Rodgeur". De retour à Melbourne en janvier dernier, toujours en demi-finale, il est dominé mais montre ses progrès et son nouvel état d'esprit (défaite 6-2, 7-5, 7-5).

. La victoire d'Andy Roddick sur Andy Murray n'est que sa 3e victoire sur un top 5 en 14 confrontations avec des joueurs classés aussi haut.

CE "CLASSIQUE" PEUT-IL ÊTRE HISTORIQUE ?

. Oui, Roger Federer peut y remporter son 15e titre du Grand Chelem, le record absolu devant Pete Sampras (14). Pour sa septième finale consécutive à Wimbledon (ce qui est déjà historique en soi), le Suisse pourrait également redevenir N.1 mondial après 46 semaines de règne de Rafael Nadal.

. Roger Federer glanerait son 6e titre à Wimbledon, ce que seuls deux champion ont déjà réussi : William Renshaw (G-B) et Pete Sampras (USA) qui ont gagné un maximum de 7 titres. Il deviendrait également le 4e joueur de l'ère Open à faire le doublé Roland-Garros-Wimbledon, comme Rafael Nadal l'an passé, Bjorn Borg (de 1978 à 1980) et Rod Laver en 1969.

. Une victoire permettrait à Roger Federer de rejoindre encore une fois Andre Agassi. Après avoir égalé l'Américain à Roland-Garros (4 majeurs sur 4 surfaces différentes), il décrocherait son 60e titre ATP. Au-dessus, on ne trouve que Guillermo Vilas (62), Bjorn Borg (63), Pete Sampras (64), John McEnroe (77), Ivan Lendl (94) et Jimmy Connors (107).

. Andy Roddick serait lui le 20e vainqueur de Wimbledon depuis le début de l'ère Open. Il était déjà le 11e représentant américain à jouer une finale à Londres. S'il s'impose, il sera le 7e Américain à s'imposer depuis le début de l'ère Open et le 20e au total. Le dernier titre pour les Etats-Unis a été apporté par Pete Sampras en 2000. S'il s'impose, ce serait la première fois depuis l'Open d'Australie 2003 que deux Américains gagne les titres messieurs et dames (Serena Williams et Andre Agassi).

LE POINT DE VUE DE...


Larry Stefanski, entraîneur d'Andy Roddick, donné à L'Equipe: "Avec Andy, on a eu une conversation fondamentale en décembre où on a parlé de l'objectif: Wimbledon et l'US Open. C'est tout. Parce que pour un joueur comme lui qui a gagné un Grand Chelem, la Coupe Davis et a été numéro 1, il n'y a que ça qui compte. La communication, c'est la clé. Elle est bien passé entre nous. Et il a bossé dur."

LA DECLARATION

Andy Roddick :"Le processus a été plus long que prévu mais on ne revient pas en finale de Wimbledon par accident. J'ai vraiment bossé dur. J'étais vraiment motivé. Du régime aux heures de sommeil, croyez-moi, j'ai tout fait pour me donner une chance d'y arriver."

A SAVOIR

. Andy Roddick a battu son record d'aces pendant un match contre Lleyton Hewitt en quart de finale : 43 aces. Il compte 160 aces cette année à Wimbledon, autant que Ivo Karlovic qui était seul en tête au classement avant les demi-finales. Il détient par ailleurs le record de vitesse d'une première balle : 249 km/h en 2004 (Coupe Davis, face à Vladimir Voltchkov).

. Roger Federer dispute sa 20e finale d'un tournoi de Grand Chelem. Personne n'a fait mieux.

Roger Federer a gagné 660 matches dans sa carrière pour 158 défaites.
Andy Roddick a gagné 498 matches dans sa carrière pour 156 défaites.

Eurosport - Julien CARRASCO


Federer: "Un Classique"

Roger Federer sent monter la tension avant la finale de Wimbledon qui l'opposera encore à Andy Roddick. Le Suisse, qui souligne que l'histoire du tournoi était celle d'Andy Murray, pourrait écrire une page de plus de l'histoire du tennis. Gagner un 15e majeur, cela le "motive plus encore."


Depuis votre victoire à Paris, vous avez dit à plusieurs reprises que vous vous sentez très "relax". Avec un 15e titre en vue, est-ce que cela change ?

ROGER FEDERER: "Oui, la tension revient toujours avant une finale de Grand Chelem. Avoir un seul match à gagner, oui, cela change l'état d'esprit. Après ce match, j'aurai quelques semaines de vacances, alors je vais donner le meilleur de moi-même. Les records font partie de ce grand match désormais, cela me motive encore plus pour donner le maximum."

Vous avez gagné Roland-Garros, vous allez devenir père, quand est-ce que votre faim de titre va être rassasiée ?

ROGER FEDERER: "Ecoutez, cela sera peut-être une situation totalement différente à l'US Open quand je devrai répondre à ces questions-là. Pour l'instant, je ne sais pas. Mirka va bien, je joue un tennis formidable, tout semble aller à la perfection. Le rêve de Mirka était que mon enfant me voit jouer. Alors voilà, je dois jouer encore quelques années à cause de Mirka (sourires) ! Et, d'ailleurs, les Jeux Olympiques ici à Wimbledon en 2012, sont un événement auquel je veux participer."

Pouvez-vous nous détailler les quatre ou cinq victoires en Grand Chelem les plus importantes de votre carrière ?

ROGER FEDERER: "Toutes les victoires sont particulières. Il y a tant de facteurs qui jouent pendant et avant. Bien sûr, il y a des victoires inoubliables qui marquent votre carrière. La première est évidemment mon titre à Wimbledon en 2003. Cela m'a ouvert sur mon potentiel: je pouvais devenir un joueur merveilleux et avoir un succès incroyable sur le circuit après les juniors. Cela m'a donné de la confiance en moi. Gagner le "Big one" (Wimbledon) m'a totalement comblé."

"Ensuite, devenir N.1 mondial après ma victoire sur Juan Carlos Ferrero à l'Open d'Australie. C'était un rêve. je me sentais au sommet du monde. Et puis bien entendu toutes ces victoires à l'US Open, contre peut-être Andy Roddick en finale, et surtout celle face à Andre Agassi. Les gens se demandaient s'il allait prendre sa retraite ce jour-là. Ce genre d'ambiance, c'était incroyable de l'avoir vécu. Cela m'a rendu très fier. Puis battre "Rafa" pour mon cinquième titre était sensationnel. Mais il y en a tant d'autres que j'oublie parfois."

Si vous gagnez vous redevenir N.1 mondial, quelle fierté tireriez-vous d'un tel accomplissement ?

ROGER FEDERER: "Pas autant que de devenir N.1 mondial pour la première fois probablement. L'important, ce n'est pas de savoir si vous avez été N.1 mondial une semaine ou 50 ans, mais d'être consistant pendant 365 jours. Bien sûr, c'est bien de chercher à être N.1. C'est agréable d'être le meilleur. Vous n'êtes pas juste un champion, vous êtes le meilleur de quelque chose. C'est un sentiment agréable."

Est-ce que vous avez regardé le match entre Andy Murray et Andy Roddick ?

ROGER FEDERER: "Je n'ai pas tout vu, juste des bouts de match parce que j'étais en salle de presse puis dans les transports. J'ai dû voir un set au total. Cela avait l'air très serré. J'ai pensé qu'Andy pouvait mettre la pression sur Murray. C'était bon de voir qu'il pouvait faire reculer Andy encore et encore. C'est ce que je me suis dit hier (vendredi, ndlr) : le meilleur va venir me défier en finale."

Outre son service, quels sont les atouts d'Andy Roddick ?

ROGER FEDERER: "Son "fighting spirit", sa foi en lui-même. Son jeu est dangereux. Il est aussi un des joueurs les plus réguliers ces cinq dernières années. Il a toujours été dans le top 10. C'est bien de voir qu'il est de retour en finale d'un majeur. J'aime jouer ces "Classiques". Nous nous sommes joués tant de fois par le passé. Nous avons presque le même âge. Il a amélioré son jeu, ce qui était nécessaire. Cela va être un bon test pour moi."

En l'absence de Nadal, qu'est-ce qui a manqué au tournoi et à vous ?

ROGER FEDERER: "Je pense que le tournoi a suivi son cours. Si "Rafa" ne gagne pas le tournoi, quelqu'un d'autre va le faire. Il y a toujours une histoire. Cette année, l'histoire était celle de Murray, c'est sûr. A cause de sa nationalité, de la qualité de son jeu et de ses chances de remporter le tournoi. Je pense que c'est pour cela que "Rafa" a été vite oublié. A ce point, c'est assez injuste, mais je suis sûr qu'il va revenir l'année prochaine."

«Ne pas le sous-estimer»

« Roger Federer, cette finale avec tous ces records en jeu peut-elle faire tourner la tête ?

Je ne sais même pas tous les records qu'il y a en jeu pour cette finale. C'est parfois mieux de ne pas le savoir. En même temps, cela motive énormément et je suis fier de ce que j'ai déjà réussi dans ce tournoi et aussi à Paris avec peut-être le doublé.

Pouvez-vous expliquer ce que représente une finale à Wimbledon ?

C'est pour ça que je m'entraîne. Pour être là le dimanche et avoir le trophée en main. C'est quand même un grand moment d'entrer sur le terrain le dimanche, c'est comme ouvrir le terrain le premier lundi. C'est quelque chose de mythique, de très spécial. J'ai déjà connu ce plaisir à plusieurs reprises et je sais que c'est chaque fois incroyable.

Vous menez 18-2 dans vos confrontations avec Andy Roddick. Cela a-t-il une influence ?

Cela m'aide d'avoir ce bilan. Si je gagne, cela m'aura aidé et si je perds, cela ne m'aura pas beaucoup servi (sourires). Il faut que je reste concentré et il ne faut surtout pas que je le sous-estime. Quand on a un très bon bilan contre un joueur, on peut se dire : si les choses se passent normalement, on va gagner. Contre Roddick, Murray avait contrôlé les précédents matches et en demi-finale, Roddick a changé sa tactique et tout d'un coup, Murray n'a plus réussi à lire le service comme il le fait d'habitude, il est mené deux sets à un, il ne sait pas pourquoi et il ne peut plus se relever. Il faut vraiment que je me concentre à fond comme je fais d'habitude. C'est une finale de Grand Chelem. J'espère bien commencer et on verra.

Etes-vous étonné de retrouver Andy Roddick ?

J'ai connu tellement de beaux matches contre lui. C'est sympa de le voir de nouveau en finale à Wimbledon. Ces dernières années, c'était assez décevant pour lui.

Comment qualifiez-vous Roddick en tant qu'être humain et comme joueur ?

En tant que personne, je le connais des vestiaires et sur le terrain. Il a beaucoup d'énergie, il est très rigolo et très sympa. Comme joueur, il est connu pour son incroyable service et aussi pour son intensité sur le terrain. Il se bat, il ne lâche jamais. Ce n'était pas facile pour lui ces dernières années car les Américains ont une grosse attente. Ils étaient très gâtés avec Sampras et Agassi. Pour eux, ce n'est pas assez d'avoir un joueur dans les dix premiers, ils veulent toujours un numéro 1 mondial. Il est quand même resté calme. Je l'ai toujours soutenu et j'ai toujours dit qu'il n'était pas « si mauvais » comme ils disaient. Cela fait plaisir de le revoir dans une finale. Il a pu montrer contre la nouvelle génération, contre Murray, qu'il était toujours là. Cela doit beaucoup le motiver pour la suite. »

Eurosport et S.D.


NEWS : RAFA DE RETOUR LE 08 AOÛT

Rafa qui risque de perdre sa place de n°1 mondial dimanche au profit de Roger Federer, va «changer ses priorités» et se concentrer sur les tournois du Grand Chelem.

L'Espagnol récupère actuellement dans son île natale de Majorque et compte effectuer son retour le 8 août au Masters 1000 de Montréal. Le tournoi lui permettra d'effectuer les derniers réglages pour l'US Open à Flushing Meadow, l'un de ses objectifs de la deuxième partie de saison. Désormais Nadal souhaite davantage se concentrer sur ces grands tournois, qui apportent davantage de «gloire» tennistique. L'entourage de la star considère que son échec cette année à Roland-Garros, après quatre titres consécutifs (2005-2008), puis son absence de Wimbledon, s'explique par le fait qu'il a joué trop de tournois (Monte-Carlo, Barcelone, Rome, Madrid) avant le rendez-vous parisien.

Le Majorquin a déclaré forfait pour le quart de finale de la Coupe Davis contre l'Allemagne le week-end prochain afin de mieux poursuivre sa récupération. Selon le docteur Ruiz Cotorro, il devrait être «à 100 %» d'ici trois à quatre semaines, avant d'aller à Montréal. En cas de succès de Federer dimanche en finale de Wimbledon, Nadal perdrait son trône. (Avec lequipe.fr et AFP)
# 05/07/2009 à 17:17 Florence
Nico, je t'aime bien mais si tu pouvais m'annoncer que Federer a été battu je t'embrasserais.
Vivement que Nadal revienne car ce cher Rogger se pavane comme si avoir perdu sa place de n°1 n'était qu'un accidement de parcours.
J'espère que Nadal lui remettre très vite les idées en tête à ce grand prétentieux.
Quant aux soeurs Williams, peut-être Cath les trouves tu pas mal mais si j'étais un homme ce n'est pas vers ce genre de femme que j'irais, elles n'ont rien de féminin.
bonsoir à tous
# 06/07/2009 à 01:09 Nico
Federer N.15, l'unique

5-7, 7-6, 7-6, 3-6, 16-14, Roger Federer a breaké une seule fois Andy Roddick pour gagner son 6e Wimbledon et redevenir N.1 mondial. Il est désormais le seul joueur à compter 15 titres du Grand Chelem devant Sampras (14). Reste à l'égaler à Londres (7 titres). Là où le gazon usé sent bon la légende.


FEDERER N.15, L'ESSENCE MÊME DU TENNIS


Si vous vouliez sentir le parfum enivrant de "l'Edelweiss du tennis", il fallait être à Wimbledon ce dimanche 5 juillet. Elle s'est épanouie dans la raquette de Roger Federer. A 27 ans, le Suisse est désormais seul au sommet de l'histoire du tennis mondial. En battant un valeureux Andy Roddick pour la troisième fois en finale à Wimbledon, il a récolté un 6e titre du All-England Club, et surtout, un 15e titre du Grand Chelem. Le record de Pete Sampras (14) tombe. Et celui que l'Américain conserve à Wimbledon (7 titres) sera son objectif dans un an. Car, pour le plus grand bonheur des amateurs de tennis, et pour la plus grande résignation d'Andy Roddick, Federer veut jouer jusqu'en 2012 !

Andy Roddick aurait pu se présenter comme une victime expiatoire devant le Dieu annoncé des lieux. L'Américain a offert la fleur de son tennis pendant 4h16 de jeu (1h35 pour le dernier set). Il a servi moins d'aces que son adversaire, mais la régularité et l'efficacité de ses premières balles ont pesé dans la balance (70% de premières balles, et 83% de points sur premières). Dans l'échange, il s'est tenu à sa feuille de route : être consistant des deux côtés et avancer si possible. Roger Federer, brillant au service (64% de premières balles, et 89% de points sur premières, dont 50 aces !), ne pouvait rêver mieux pour ce qui restera comme un moment capital de l'histoire du tennis à défaut d'être un "must" de l'histoire du jeu comme la finale de l'an passé. Le nombre de jeux de la dernière manche (30, un record absolu pour une finale) donne une idée du combat entre les deux joueurs. Andy Roddick s'est incliné pour la 19e fois en 21 rencontres, mais Andy Roddick, en larmes lors du discours de Roger Federer, n'a concédé qu'une seule fois son service de toute la partie, sur le dernier jeu de la rencontre.

Un seul break pour écrire l'histoire du tennis

Quant à lui, Roger Federer n'a pas nourri le gazon de Wimbledon de ses propres larmes. Le Suisse est ailleurs. Pendant cinq sets il a cherché la faille de son adversaire, il a obtenu quatre balles de break à 6/5 dans la première manche avant de perdre le set (7-5), sauvant quatre balles de set lors du jeu décisif de la deuxième manche (mené 2/6, il s'est imposé 8/6), imposant sa cadence dans le troisième set (7/5 dans le jeu décisif) et multipliant les aces dans les derniers jeux de cette interminable cinquième manche. "C'était un match fou. Je n'ai pas encore la tête claire. C'est un moment incroyable de ma carrière", lance-t-il avec un large sourire devant Pete Sampras dans les tribunes.

Bjorn Borg n'avait pas vu son record tomber l'an passé (5 titres consécutifs à Wimbledon), mais Pete Sampras est bien là. "Pete (ndlr: Sampras, déchu de son record de Grands Chelems (14), présent en tribunes), merci d'être venu. C'est un tel plaisir d'avoir joué devant toutes ces légendes", ajoute Federer sans pour autant en rajouter sur son palmarès faramineux de 15 titres du Grand Chelem. "Quinze Grands Chelems, c'est un des plus grands records. Mais cela ne va pas dire que je vais arrêter. J'espère jouer encore de nombreuses années. Je reviendrai l'an prochain" , Roger Federer est seul sur l'Himalaya du tennis, mais il aime la compagnie. Au même moment, Andy Roddick est seul au monde en plein central. Il vient de perdre sa 4e finale de Grand Chelem consécutive face à Roger Federer, lui qui avait écarté 6 balles de break sur 6 avant le dernier jeu, lui qui a joué le meilleur tennis de sa carrière.

L'émotion est moindre que l'an passé à Wimbledon malgré l'intensité de cette finale hors-norme. Ici on cultive l'histoire du tennis avec sobriété. Federer trouve les mots pour réconforter Andy : "Andy a joué un tournoi formidable. Ne sois pas trop triste, Andy. j'ai perdu en cinq sets l'an dernier. Tu reviendras et tu gagneras. Je l'espère. T'es un gars incroyable. Aujourd'hui, la chance était de mon côté." Et Roddick doit repenser très fort à cette volée haut de revers ratée à 6/5 dans le jeu décisif du deuxième set. Il faut cueillir ce genre de balle pour s'offrir le bouquet final. Roger le sait, lui qui connaît les joies de l'altitude du classement ATP. Il va d'ailleurs redevenir N.1 mondial le lendemain (lundi 6 juillet). Et il pourra se présenter avec un Edelweiss à la boutonnière l'année prochaine à Wimbledon, c'est un emblème de la Suisse !

FEDERER NOUVEAU N.1 MONDIAL ET UN NOUVEAU DOUBLE

. Roger Federer est satisfait, mais sans plus, ce n'est pas le plus important : "C'est bien d'avoir récupéré la 1re place mondiale, même si je sais que Rafa (ndlr: Nadal) n'est pas là. Les blessures font partie de ce sport. Revenir en forme, gagner à Paris, ici, c'est un sentiment étonnant, cela a été une année folle. Le tennis c'est fou. Ce match aurait pu durer encore quelques heures."

. On retiendra en pensant à l'exploit du grand absent Nadal l'an dernier qu'il devient le 4e joueur de l'ère Open à faire le doublé Roland-Garros-Wimbledon, comme Rafael Nadal en 2008, Bjorn Borg (de 1978 à 1980) et Rod Laver en 1969.

. Cette victoire à Wimbledon est son 60e titre ATP.

RODDICK SPORTIF JUSQU'AU BOUT


Andy Roddick n'était pas loin de craquer mais il est resté égal à lui-même, battu mai sympa: "J'ai de la chance d'avoir vécu ça. Je félicite Roger. C'est un vrai champion qui mérite tout ce qu'il a. Bien joué mon pote. Désolé Pete (Sampras)... J'ai tout essayé. C'était un plaisir de jouer devant tous ces champions, Pete, Bjorn, Rod. J'espère qu'un jour mon nom sera là-haut, avec tous les vainqueurs de ce tournoi."

L'HOMMAGE DE PETE SAMPRAS


Pete Sampras, vainqueur de 14 titres du Grand Chelem dont 7 à Wimbledon : "Roger Federer est un joueur formidable. Il n'a que 27 ans et il va jouer encore quelques années. S'il reste en forme, il peut aller à 18 ou 19 titres. C'est un gars formidable, humble. Et tout semble si facile pour lui. Il a la foi. Ce gars est une légende, une icône. Il est une bénédiction pour ce sport. Je suis désolé pour Andy. C'était sa chance. Mais au final, Roger en avait un peu plus. Les observateurs parlent de Laver ou de Nadal, mais quand on regarde son palmarès, pour moi le plus grand c'est Roger."

LES AUTRES RECORDS DE LA RENCONTRE

. C'est la première fois de l'histoire des tournois du Grand Chelem qu'une finale se gagne après plus de 20 jeux au cinquième set . En 1927, la finale de Roland-Garros entre René Lacoste et Bill Tilden s'est terminée sur le score suivant : 6-4, 4-6, 5-7, 6-3, 11-9 . La même année, à l'Open d'Australie, Gerald Patterson avait battu John Hawkes 3-6, 6-4, 3-6, 18-16, 6-3 (avant l'invention du jeu décisif dans les années 70).

. Roger Federer a battu son record d'aces dans un seul match (50, soit 5 de moins que le record absolu d'Ivo Karlovic), soit 11 aces de mieux que son précédent record.

. C'est la première fois depuis 37 ans que Wimbledon connaît trois finales en cinq sets consécutives (2007, 2008 et 2009) après 1970, 1971, 1972 (Victoires de John Newcombe, deux fois puis Stan Smith).

J.C.


Federer: "J'aime la bagarre"

Roger Federer a fait comprendre que sa victoire à Wimbledon dimanche, sa 15e en Grand Chelem, était loin d'être une apothéose, annonçant d'autres succès. Le Suisse a également dévoilé son secret : il a beau être relax, quand il est sur le court, c'est pour "la bagarre" !


Andy Roddick vous a donné du fil à retordre...

ROGER FEDERER: "C'était difficile. Andy a joué formidablement bien. Je savais ce qu'est une finale de Wimbledon, je savais ce qu'est un 5e set dans une finale de Wimbledon. Mais c'était différent des dernières années avec Rafa (ndlr: Nadal), quand c'était du jeu de fond de court. Là c'était quelque chose de plus classique sur le gazon. C'est peut-être plus grand encore."

Il rate une balle de 2-0. C'est le tournant du match?

ROGER FEDERER: "Je pense que ce deuxième set a été la clé de la suite. A 2-0 pour lui, cela reste possible, mais là c'était plus facile. Après avoir gagné les deuxième et troisième sets, je pensais que j'allais enfin le breaker. Mais il variait bien au service. Je pensais qu'après les deux tie-breaks, il ne se relèverait pas. Mais dans le 5e set, c'était difficile. Quand j'ai eu des occasions, il servait bien, ou je faisais une erreur... Mais sur la balle de match, je me disais que ça allait passer. Je suis si heureux."

Que signifient pour vous ces quinze titres de Grand Chelem ?

ROGER FEDERER: "Cela me rend heureux. Je ne sais pas quoi dire... C'est sidérant... Jouer aussi bien depuis tant d'années, sans être blessé, en étant heureux de ce que je fais. Il y a une routine qui s'est installée ces dernières années, depuis que je suis devenu N.1. Je sais ce que ça exige de gagner les grands tournois. J'ai l'expérience qui va avec. C'est dingue d'en avoir gagné autant en aussi peu de temps."

Quelles sont les qualités qui vous ont permis de remporter ces quinze titres?

ROGER FEDERER: "La bagarre. Je suis réputé être relax, détendu. Mais nous savons tous que la réalité est autre."

Que le record de Sampras tombe ici, là où vous avez gagné le premier, ça a un parfum particulier?

ROGER FEDERER: "Je suis heureux, parce que cela a toujours été le tournoi le plus important pour moi, avec mes héros et mes idoles qui ont eu tant de succès ici. La boucle est bouclée... Mais ma carrière est loin d'être terminée. Ce soir, il y avait tant de légendes dans le stade. Surtout Pete (ndlr: Sampras). Je sais ce que ce record signifiait pour lui. D'une certaine manière, j'ai le sentiment de le partager encore avec lui. C'est un tel champion. Il en a encore gagné un de plus que moi ici à Wimbledon. Quand j'étais enfant, j'étais nerveux quand un ami venait me voir jouer. Ensuite, c'était mes parents. Maintenant, ce sont des légendes... Maintenant tout le monde peut venir, cela ne me rend plus nerveux."

Le fait que Nadal ait été absent, cela enlève quelque chose à votre victoire?

ROGER FEDERER: "Non. Tout le monde attendait Murray en finale. il n'y était pas. On ne gagne pas sur les erreurs d'un autre. Bien-sûr que j'aurais adoré l'affronter encore. Mais j'ai aussi affronté Andy (Roddick) lors de trois finales magnifiques ici. C'est dommage que Rafa n'ait pas eu sa chance. Mais en tennis, ça change très vite. Je suis juste heureux d'être redevenu N.1 en gagnant un tournoi, pas seulement en profitant de son absence."

Qu'est-il écrit sur votre T-shirt ?

ROGER FEDERER: "There is no finish line... (ndlr: Il n'y a pas de ligne d'arrivée). C'est loin d'être fini."

AFP


Roddick: "J'essayais de survivre"

Si vous ne connaissez pas Andy Roddick, découvrez son interview après sa défaite en finale de Wimbledon. L'Américain y révèle tout son sens de la répartie, et toute sa sincère désolation après une 4e défaite consécutive en finale de Grand Chelem face à Roger Federer...


Est-ce que vous avez perdu face au plus grand joueur de l'histoire ?

ANDY RODDICK: "Ouais"

Comment décririez-vous ce que vous avez fait aujourd'hui ?

ANDY RODDICK: "J'ai perdu"

Est-ce que cela fait plus mal quand on est si près et quand le dernier set dure si longtemps ?

ANDY RODDICK: "Oui, je pense que c'est pire."

Qu'est-ce qui s'est passé sur cette volée haute de revers (6/5 dans le premier jeu décisif, ndlr) ?

ANDY RODDICK: "Il y avait un peu de vent derrière moi de ce côté là du court. Il y a eu une bourrasque. Quand il a frappé, je pensais que je n'allais pas pouvoir la jouer. A la dernière minute, je l'ai vu retomber. Je n'ai pas pu mettre ma raquette dessus."

Quand est-ce que vous allez vous sentir mieux et vous sentir heureux de votre performance ?

ANDY RODDICK: "Je ne sais pas. Je ne suis pas psy, je suis joueur de tennis."

Pendant la rencontre, est-ce que vous avez apprécié le match comme un événement sportif ou bien vous êtiez trop concentré ?

ANDY RODDICK: "C'est un événement sportif si on ne regarde pas le score. Pour être honnête, comme l'a dit Bud (Collins, un célèbre journaliste américain, ndlr), j'essayais juste de survivre à chaque fois, de tenir mon service."

Ce n'était pas facile de jouer après la perte du second set ? Avez-vous lutté pour rester positif ?

ANDY RODDICK: "On n'y pense pas. On est humains, pas des Cyborgs ! A ce moment, comme pour tout, il y a deux options : on se couche ou on continue. La seconde option me convenait mieux."

Quelles sont les qualités qui rendent Roger Federer sensationnel ?

ANDY RODDICK: "Je ne sais pas par où commencer. Pour la première fois de sa carrière, il avait des problèmes en retour. Il est resté dans son droit chemin. Il n'avait même pas l'air frustré."

Est-ce que c'est le meilleur match que vous ayez jamais joué ?

ANDY RODDICK: "J'ai pas mal joué il y a deux jours (contre Andy Murray, ndlr). Mais encore c'est difficile de comparer."

Eurosport


Federer : «C'était fou»

Comme Serena Williams la veille, l'équipementier de Roger Federer a tout prévu et l'inscription sur son tee-shirt en dit long : "Il n'y a pas de ligne d'arrivée..." Enfin, il y avait au moins une arrivée, celle de son quinzième titre du Grand Chelem après une finale épique contre Andy Roddick dans un lieu mythique. Epuisé, le champion raconte...

Roger Federer entre dans l'histoire du tennis mondial en s'offrant à Wimbledon un 15e titre du Grand Chelem. Un record !(REUT)«Roger Federer, pouvez-vous raconter la fin du match ?

C'était fou. Après avoir gagné les deuxième et troisième sets, je me suis dit que j'aurais ma chance pour le breaker. J'ai eu des occasions, mais je n'arrivais pas parce qu'il variait bien son service. Je pensais qu'il n'allait pas se relever après les deux tie-breaks, mais il servait tellement bien qu'il avait toujours sa chance. Au cinquième set, c'était bien sûr difficile de rester calme car je ne voyais pas beaucoup d'occasions de le breaker. A chaque fois que j'avais une petite occasion, il servait bien ou je faisais une erreur et cela ne me donnait pas beaucoup de confiance. Pour finir, cela a marché. Je suis tellement content.

Vous remportez votre 15e titre, vous battez le record de Pete Sampras après une finale incroyable. Tout arrive en même temps ?

C'est beaucoup. Si je regarde un peu en arrière, je n'ai pas perdu depuis Rome. Cette série est incroyable avec le doublé Roland-Garros/Wimbledon. Ce sont des mois monstrueux dans ma carrière. Cela va être difficile de reproduire cela, j'en suis conscient. Il y a beaucoup de succès, beaucoup d'honneur, c'est fantastique. Mais je me réjouis pour la suite car j'adore jouer au tennis.

Est-ce que la finale de l'an dernier vous a aidé dans cette finale ?

Un tout petit peu. On peut se dire : "j'ai perdu l'année dernière, je gagne cette année". Mais cela ne va pas au-delà (sourires). L'année dernière, le match était complètement différent. A la fin, il faisait nuit, il y avait beaucoup d'échanges. Aujourd'hui, c'était services et retours. C'était assez différent. Je me suis dit que j'étais exactement où je voulais être à 13 partout dans le cinquième set à quelques points de la victoire. On peut aussi regarder négativement, mais je l'ai vu du côté positif. C'est important. J'y ai vraiment cru jusqu'à la fin. C'est peut-être grâce à l'an dernier.

Pete Sampras a dit que vous étiez le plus grand joueur de l'histoire du tennis. Qu'est-ce que cela vous inspire ?

C'est super que Pete soit venu. Cela me touche beaucoup. C'est son record, c'est un gars très sympa. C'est aussi pour ça que j'ai joué des exhibitions contre lui. J'avais envie de le connaître. Passer du temps avec lui m'a inspiré. Le tennis, ce n'est pas simplement coup droit et revers et essayer de tout gagner, il faut aussi avoir un peu de plaisir. Passer du temps avec des grands champions comme McEnroe ou Borg cette année me donne du plaisir, c'est quelque chose de différent. J'ai pu jouer des doubles, mais aussi manger avec eux le soir et passer du temps avec eux. Je ne le fais jamais si je ne fais pas ces exhibitions. Avec Sampras, on est très similaires, nous avons dix ans d'écart, c'est fantastique qu'il soit venu.

Pouvez-vous nous parler de votre équipe ?

J'ai cru dans mon équipe. Cela a payé. Je suis très fier car je n'ai pas fait les changements drastiques que tout le monde attendait. J'ai eu raison, vous avez eu tort (sourires). »

Recueilli par Sophie DORGAN, à Londres
# 07/07/2009 à 20:47 Nico
Apothéose now" pour Federer ?

Roger Federer a-t-il enfin atteint le sommet de sa carrière ? L'adolescent nerveux, qui plafonnait à 21 ans, maîtrise désormais sa vie et son destin de joueur à 27 ans. Avant de devenir père, dans les semaines à venir, il est déjà un homme accompli. Il veut jouer jusqu'en 2012, pour gagner quoi ?

De quelle étoffe est fait Roger Federer ? La notoriété, les exploits, les records et la bulle médiatique qui grossit les événements du monde sportif déforment souvent la vraie personnalité d'un athlète. A 27 ans, Federer cultive le paradoxe d'avoir à la fois un pied dans la légende et un pied sur terre, sur toutes les surfaces de la terre. C'est un jeune homme serein qui peut à la fois porter une veste blanche (portant son nom et le N.15 brodés en doré) sur le central de Wimbledon et papoter avec tous les médias et les autres joueurs sans se montrer hautain. Un champion "hors-norme" qui tutoie l'histoire du sport et un vainqueur larmoyant qui dévoile sa sensibilité sans pudeur excessive lors des remises de trophée. Affable et lucide, il a lui-même compris et formulé le grand écart qui séparait l'homme du compétiteur. Depuis longtemps.

Jeune homme, Roger doit apprendre à se maîtriser sur un court. Une fois installé parmi les meilleurs, il met en place une structure d'une redoutable efficacité autour de lui (avec Pierre Paganini, Reto Staubli et Severin Luthi pour conseillers, Mirka sa femme et Lynette sa mère comme gestionnaire des relations médias et de la "Roger Federer Foudantion"). En 2008, N.1 mondial depuis 237 semaines, son personnage le dépasse. Diminué pour la première fois de sa carrière (suite de sa mononucléose contractée fin 2007), il dénonce le monstre qui l'a créé avec de bonnes intentions. Ce joueur chimérique qui ne perd jamais et qu'il n'est pas... tout à fait. Malgré tout, en ce début d'été 2009, Roger Federer a placé plus haut encore le zénith de sa vie professionnelle. Qu'est-ce qui pourrait le pousser à faire mieux et qu'est-ce qui pourrait l'en empêcher ?

SES OBJECTIFS

. Le Bâlois a tout gagné, ou presque. Après son 15e majeur, ce presque semble dérisoire. Si on souligne qu'il n'a pas réussi le Grand Chelem, cela prend toute son importance. Ce défi, soit gagner les quatre titres majeurs la même année (ce qu'il n'a pas réussi même sur deux ans), est immense. Auteur de trois Petit Chelem (2004, 2006 et 2007), il se retrouve dans une situation de concurrence accrue pour les années prochaines. Même pour le Roger Federer d'aujourd'hui, ce serait un exploit incommensurable. Il lui reste au moins trois ans.

. 2012, c'est la date des Jeux Olympiques à Londres, un autre titre qui lui tient à coeur et qu'il n'a jamais été en mesure de remporter. Être prêt au bon moment, c'est dans ses cordes, il n'a néanmoins pas joué une finale (Sydney 2000, Athèmes 2004 et Pékin 2008).

. La Coupe Davis. Pourquoi diable Roger Federer, qui est si proche de ses collègues suisses, Yves Allegro, Stanislas Wawrinka et Severin Luthi, capitaine de l'équipe, n'a-t-il pas fait un effort de plus pour amener son équipe le plus loin possible ? Pour se préserver physiquement, certainement. Combien de temps évitera-t-il le charme désuet si symbolique de l'épreuve.

. 7, soit le nombre de victoires à Wimbledon. Soit le dernier record de Pete Sampras. C'est le record qui semble le plus accessible tant le Suisse a fait du tournoi son lieu d'élection, par excellence. Dans les autres tournois du Grand Chelem, il vise un 6e titre consécutif à l'US Open. Bjorn Borg (6 Roland-Garros, ou Roy Emerson, 6 Open d'Australie) sont trop loin.

SES ADVERSAIRES

En face de lui, les légendes du circuit, ceux qui ont joué contre lui, sont à l'unisson. Pete Sampras l'a intronisé plus grand joueur de tous les temps. "C'est une icône", a-t-il déclaré dimanche. En face de lui, il a aussi des joueurs qui font tout pour ignorer sa supériorité, comme Andy Roddick, et qui l'apprécient. Aucun, en six ans passés au sommet n'a réussi à le stopper net. Aucun, sauf Rafael Nadal bien entendu.

Roger Federer a perdu 5 finales de Grand Chelem, 5 finales face à Rafael Nadal. Sans vouloir faire de comparaison outrageante, Federer est presque le Roddick de Nadal ! "On est humains, pas des Cyborgs", expliquait Andy Roddick après la défaite la plus cruelle de sa carrière, dimanche à Wimbledon. Dans les moments difficiles poursuivait-il, "comme pour tout, il y a deux options : soit on se couche, soit on continue." Face à Rafael Nadal, Roger Federer ne voudra pas se coucher. Cela promet si les deux joueurs retrouvent le niveau de leurs deux dernières finales (Open d'Australie 2009, Wimbledon 2008).

On peut imaginer que la nouvelle génération prenne aussi le relais des Roddick et Hewitt. Safin s'en va, un del Potro arrive. Murray et Djokovic sont déjà là. Federer devra se battre plus que jamais pour gagner le moindre titre. Il ne faut pas aussi oublier qu'il a disputé trois de ses cinq dernières finales en cinq sets (Wimbledon 2008 et 2009, Open d'Australie 2009) et que certains l'ont accroché plus que de coutume.

SA CONDITION PHYSIQUE

. La grande certitude de Roger Federer, c'est sa détermination à préserver son organisme. Depuis deux ans, le Suisse a "réduit la voilure" de son calendrier. Tout le monde est admiratif de le voir traverser autant de saisons sans blessure musculaire, sans les tendinites à répétition que d'autres souffrent. Il peut donc envisager de durer plus facilement que les autres.

SA FAMILLE

"Le rêve de Mirka, c'est que mon premier enfant puisse me voir jouer. Si je continue à jouer, c'est la faute de Mirka" , souriait Federer en conférence de presse cette semaine à Wimbledon. Roger Federer va être père. Quelle influence cela aura-t-il sur sa carrière ? Difficile de prédire cela. On peut juste signaler que cette naissance va intervenir juste après la consécration de ce 15e titre du Grand Chelem, juste avant l'US Open. On peut imaginer que l'homme Federer laisse le joueur de côté pour profiter de ce moment exceptionnel. Juste après sa victoire sur Roddick, "Rodgeur" ne relativisait-il pas tous les chiffres dont on lui parlait ? Battre Sampras ? "Je n'en rêvais pas enfant" . Redevenir N.1 ? "Ce n'est pas le plus important". Est-ce la sagesse de celui qui ne se contente plus que du jeu, des matches historiques, ou est-ce déjà le souci du père de famille ? Il l'a annoncé lui-même, il dira ce qui aura changé à Flushing Meadows.

SA PERSONNALITE

L'art de la maîtrise de soi n'autorise pas forcément à maîtriser son destin. Ce que Federer a su conjuguer, c'est la passion pour son métier, le contrôle façon zen et le goût pour la bagarre sur le court. Lui qui cassait les raquettes de frustration, a su transcender son jeu et le jeu en général, bien aidé par les autres champions de son temps. La facilité de son style, la fluidité de ses coups coulent avec le sang-froid dont il fait preuve dans les moments cruciaux. Il a accepté ses excès.

Quelles sont les qualités qui vous ont permis de remporter ces quinze titres? Lui demande-t-on enfin dimanche, et lui de répondre : "La bagarre. Je suis réputé être relax, détendu. Mais nous savons tous que la réalité est autre." Le tennis ne vivra pas une apocalypse quand Federer prendra sa retraite, mais le jeu perdra celui qui a su l'incarner dans toute sa complexité.

J.C.


Federer revient au sommet

Après un doublé historique Roland-Garros/Wimbledon, Roger Federer refait son apparition au sommet du classement ATP. Le Suisse entame dès lundi sa 238e semaine en tant que N.1 avec 485 points d'avance sur Rafael Nadal, le grand absent de ces quinze derniers jours. Mais pour combien de temps ?

C'était peut-être écrit, mais revoilà Roger Federer en haut de la hiérarchie. Après 46 semaines de règne de Rafael Nadal, le Suisse reprend place sur son trône, déserté il y a moins d'un an, le 18 août 2008 précisément. Alors que l'on ne donnait pas cher d'un retour en grâce du Bâlois, celui-ci a profité de la défaillance physique du Majorquin pour refaire son apparition au sommet du classement ATP après un doublé Roland-Garros/Wimbledon. Une performance qui lui a échappé ces quatre dernières années, mais qui lui permet d'entrer dans la lignée des Rod Laver (1969), Bjorn Borg (1978-80) et... Rafael Nadal (2008), les trois seuls joueurs à avoir réussi cet exploit dans l'histoire de l'ère Open avant le Suisse.

Efficacité maximale pour Federer qui, non seulement, choisit ses apparitions, mais est, en plus, celui qui a joué le moins de tournois sur la dernière année dans le Top 100 avec 17 apparitions. Seuls Tommy Haas (désormais 19e mondial après sa demi-finale à Londres) et Lleyton Hewitt (44e après son quart de finale à Londres) ont joué si peu sur les douze derniers mois. Malgré la perte de ses trois titres à Roland-Garros, au Queen's et à Wimbledon, Rafael Nadal reste N.2 mondial après 18 tournois joués. Il en serait à 20 s'il avait défendu ses deux trophées à Londres. Malgré les présences d'Andy Murray en demi-finale et d'Andy Roddick en finale, l'Espagnol laisse ses poursuivants derrière lui, pour 1285 points sur l'Ecossais, 2585 sur le Serbe Novak Djokovic, 5030 sur l'Argentin Juan Martin Del Potro et 5295 sur Roddick.

L'US Open, ultime défi de 2009

Si l'interversion majeure de cette semaine reste Federer/Nadal, Jo-Wilfried Tsonga attire l'attention dans le Top 10 en grimpant d'un rang pour prendre la 8e place mondiale à l'Espagnol Fernando Verdasco, grâce à un 3e tour joué à Wimbledon. Gilles Simon, seul Français présent au moins en huitième de finale des tournois majeurs de cette année, reste N.7 mondial avec 4000 points tout rond, à 7220 unités de Federer. Si Gaël Monfils (13e) prend une place en raison de la chute de Marin Cilic, Richard Gasquet, autre grand absent de la quinzaine, perd 9 rangs pour échouer près de la 30e place. A la 28e précisément, son plus mauvais classement depuis le 9 octobre 2006. Mais la plus grosse dégringolade de la quinzaine est Arnaud Clément, quart-de-finaliste à Wimbledon l'an passé, qui dégringole de 75 rangs pour passer de la 53e à la 128e place mondiale. Les demi-finalistes de Wimbledon 2008 n'ont pas été épargnés, comme le Russe Marat Safin, sorti au 1er tour cette année (-36 places), et l'Allemand Rainer Schuettler, éliminé au 2e tour (-53 places). Ainsi que pour le Croate Mario Ancic, désormais 92e mondial avec 52 rangs perdus, lui qui n'a pas pu défendre son quart de finale de l'an passé.

Des points, Roger Federer en aura aussi à défendre cet été. En l'occurrence, ses 2000 points de sa victoire à l'US Open, son seul objectif de ce fin de saison. Battu l'an passé au 2e tour du Masters 1000 de Canada par Simon et au 3e tour à Cincinnati par Karlovic, le Suisse perdra seulement 360 points s'il ne revient sur le circuit qu'à New York pour jouer le dernier tournoi du Grand Chelem de l'année, comme il l'a déjà annoncé : soit 160 en Masters et également les 200 de Pékin qui seront automatiquement perdus, faute d'épreuve olympique. Pour Rafael Nadal, c'est une autre histoire : l'Espagnol est sûr de perdre au moins les 800 points des J.O. et devra défendre son titre du Masters canadien, ses points des demi-finales jouées à Cincinnati et à New York. Finalement, le Suisse a peut-être fait le plus dur pour conserver sa place de N.1 jusqu'à la fin de l'année pour la 5e fois de sa carrière...
S.P.
# 14/07/2009 à 12:31 cath
bonjour à FLO , NICO THOMAS ET TOUS LES GAGAS DE LA PETITE BALLE JAUNE ......

je vous ai préparé un petit commentaire de derriere les fagos à la rubrique :
"FEDERER NUMERO UN MONDIAL"

ça n'engage que moi hein .....

( FLO , c'est sur le coté à gauche , il faut cliquer sur FEDERER numéro un mondial ??)
# 30/07/2009 à 11:23 Nico
Hello à tous !

Cath, ton résumé dans la rubrique de Federer complètz donc celui-là avec les avis propres à chacun...

# 18/10/2012 à 00:10 Nico
# 19/10/2012 à 18:46 Fareidionia
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