WIMBLEDON 2010

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# 18/06/2010 à 19:53 Nico
TIRAGE AU SORT

Tsonga côté Nadal

Jo-Wilfried Tsonga sera opposé à Robert Kendrick, un Américain dangereux sur gazon. Il est dans la partie de Nadal, qui jouera Nishikori au 1er tour. Avec eux: Söderling, Murray et Verdasco. Federer jouera Falla. Davydenko est un adversaire potentiel, Djokovic et Roddick sont dans les parages.


LE TABLEAU DE ROGER FEDERER : On le sait, Roger Federer est un peu chez lui à Wimbledon. Le sextuple vainqueur y est tête de série N.1 même quand il est N.2 mondial, et il reçoit ses adversaires avec élégance et efficacité : depuis 2002 il n'a plus perdu un set lors des deux premiers tours. Cette année, la présence d'Alejandro Falla au premier tour ne dépaysera pas le Suisse. Il vient de battre ces valeureux colombien deux fois de suite, au 2e tour à Paris et à Halle. Ensuite, la présence d'Arnaud Clément, Tommy Robredo ou même Feliciano Lopez ne font pas trembler les fans de Federer. On retient toutefois le nom de Viktor Troicki, qui progresse.

Le tenant du titre devra atteindre les quarts de finale pour ne pas rater totalement son tournoi. Là, des joueurs come Nikolay Davydenko ou Tomas Berdych sont en concurrence pour le défier. Federer pourrait également craindre Lleyton Hewitt, qui vient de le dominer en finale à Halle, Andy Roddick, qui tentera de retrouver son niveau de l'an passé, et Novak Djokovic, mais il ne pourrait rencontrer qu'un seul d'entre eux, en demi-finale.


LE TABLEAU DE RAFAEL NADAL : Le Majorquin, qui n'a plus perdu à Wimbledon depuis 2007 (vainqueur 2008, absent en 2009) est attendu au tournant. Contrairement à Federer, quelques "clients" se bousculent au portillon pour tenter leur chance sur le central face au N.1 mondial : Kei Nishikori son premier adversaire a le talent pour le chatouiller, Ernests Gulbis, moins stable sur gazon que sur terre, a les moyens de le bousculer (3e tour théorique). Des gaillards tels que John Isner, Marcos Baghdatis sont dans les parages ainsi qu'un certain Robin Söderling, dont Nadal a gardé un souvenir étrange ici à Wimbledon (en 2007, un match à rallonge où le Suédois l'avait copieusement "chambré").

Cela dit, avant de penser à un éventuel quatre de finale, le Suédois joue Robby Ginepri d'entrée et cela ne sera pas une mince affaire. Pour envisager les demi-finales, c'est également difficile de voir comment le tournoi va se dessiner : Andy Murray et Fernando Verdasco partent favoris pour se jouer en quart, Jo-Wilfried Tsonga est capable de tout et les embûches pour ces joueurs-là sont nombreuses. C'est la moitié de tableau la plus homogène et la plus ouverte.


LES FRANÇAIS : En l'absence de Richard Gasquet, qui était attendu, après quelques matches prometteurs, sur une surface qui lui convient bien, et qui a déclaré forfait (inflammation muscle intercostal), tout le poids des attentes tricolores reposera une fois de plus sur Jo-Wilfried Tsonga. Après son abandon à Roland-Garros, le Manceau revient sans référence mais avec plaisir à Wimbledon. Ivo Karlovic qui l'avait écoeuré l'an passé n'est pas dans le tableau; c'est déjà ça. Le tirage au sort ne l'a pas forcément gâté : Robert Kendrick, 162e mondiale. Dit comme ça cela ne fait pas impression, mais quand on sait qu'il a mené deux sets à rien face à Nadal en 2006 au 2e tour... Le grand objectif de Tsonga sera d'aller chercher un quart de finale. Jouer Nadal en demi-finale ? Le tennis français ne se projette plus aussi loin actuellement.

Les autres Français en lice n'ont aucune garantie de franchir le premier tour : Gaël Monfils est toujours diminué, Michael Llodra est cerné par des fortes têtes dont Andy Roddick, Julien Benneteau manque de puissance au service pour jouer les premiers rôles, et les gâchettes de Jérémy Chardy et Paul-Henri Mathieu sont enrayées. Une surprise de la part de Stéphane Robert, Florent Serra, Arnaud Clément, Marc Gicquel ? Tout le monde serait preneur, mais la meilleure nouvelle viendrait de Gilles Simon si celui-ci gagnait quelques matches à Londres...


3e tour théorique :

Federer - Robredo
Lopez - Melzer
Berdych - Wawrinka
Hanescu - Davydenko

Djokovic - Montanes
Monfils - Hewitt
Cilic - Ljubicic
Kohlschreiber - Roddick

Verdasco - Benneteau
Almagro - Tsonga
Ferrero - Querrey
Simon - Murray

Soderling - Bellucci
Baghdatis - Ferrer
Youzhny - Isner
Gulbis - Nadal


LE TABLEAU COMPLET

1er quart:

Roger Federer (SUI/N.1) - Alejandro Falla (CO)
Ilija Bozoljac (SRB) - Nicolas Massu (CHI)
Janko Tipsarevic (SRB) - Arnaud Clément (FRA)
Peter Luczak (AUS) - Tommy Robredo (ESP/N.30)

Feliciano Lopez (ESP/N.22) - Jesse Levine (USA)
Ricardas Berankis (LTU) - Carsten Ball (AUS)
Igor Kunitsyn (RUS) - Viktor Troicki (SRB)
Dustin Brown (JAM) - Jurgen Melzer (AUT/N.16)

Tomas Berdych (CZE/N.12) - Andrey Golubev (KAZ)
Ryan Sweeting (USA) - Benjamin Becker (GER)
Dmitry Tursunov (RUS) - Rainer Schuettler (GER)
Denis Istomin (UZB) - Stanislas Wawrinka (SUI/N.20)

Victor Hanescu (ROM/N.31) - Andrey Kuznetsov (RUS)
Marsel Ilhan (TUR) - Marcos Daniel (BRA)
Igor Andreev (RUS) - Daniel Brands (GER)
Kevin Anderson (RSA) - Nikolay Davydenko (RUS/N.7)


2e quart:

Novak Djokovic (SRB/N.3) - Olivier Rochus (BEL)
Juan Ignacio Chela (ARG) - Taylor Dent (USA)
Brendan Evans (USA) - Jesse Huta Galung (NED)
Paolo Lorenzi (ITA) - Albert Montanes (ESP/N.28)

Gaël Monfils (FRA/N.21) - Leonardo Mayer (ARG)
Karol Beck (SVK) - Philipp Petzschner (GER)
Eduardo Schwank (ARG) - Evgeny Korolev (KAZ)
Maximo Gonzalez (ARG) - Lleyton Hewitt (AUS/N.15)

Marin Cilic (CRO/N.11) - Florian Mayer (GER)
Mardy Fish (USA) - Bernard Tomic (AUS)
Horacio Zeballos (ARG) - Yen-Hsun Lu (TPE)
Michal Przysiezny (POL) - Ivan Ljubicic (CRO/N.17)

Philipp Kohlschreiber (GER/N.29) - Potito Starace (ITA)
Ramon Delgado (PAR) - Teimuraz Gabashvili (RUS)
Michaël Llodra (FRA) - Jesse Witten (USA)
Rajeev Ram (USA) - Andy Roddick (USA/N.5)


3e quart:

Fernando Verdasco (ESP/N.8) - Fabio Fognini (ITA)
Michael Russell (USA) - Pere Riba-Madrid (ESP)
Andreas Beck (GER) - Jamie Baker (GBR)
Kristof Vliegen (BEL) - Julien Benneteau (FRA/N.32)

Nicolas Almagro (ESP/N.19) - Andreas Seppi (ITA)
Tobias Kamke (GER) - Guillermo Garcia-Lopez (ESP)
Marco Chiudinelli (SUI) - Alexandr Dolgopolov (UKR)
Robert Kendrick (USA) - Jo-Wilfried Tsonga (FRA/N.10)

Juan Carlos Ferrero (ESP/N.14) - Xavier Malisse (BEL)
Julian Reister (GER) - Rik De Voest (RSA)
Oscar Hernandez (ESP) - Ivan Dodig (CRO)
Sergiy Stakhovsky (UKR) - Sam Querrey (USA/N.18)

Gilles Simon (FRA/N.26) - Guillermo Alcaide (ESP)
Illya Marchenko (UKR) - Michael Berrer (GER)
Jarkko Nieminen (FIN) - Stefan Koubek (AUT)
Jan Hajek (CZE) - Andy Murray (GBR/N.4)


4e quart:

Robin Soderling (SWE/N.6) - Robby Ginepri (USA)
Frederico Gil (POR) - Marcel Granollers (ESP)
Go Soeda (JPN) - Martin Fischer (AUT)
Ricardo Mello (BRA) - Thomaz Bellucci (BRA/N.25)

Marcos Baghdatis (CYP/N.24) - Lukas Lacko (SVK)
Jérémy Chardy (FRA) - Daniel Gimeno-Traver (ESP)
Simon Greul (GER) - Florent Serra (FRA)
Nicolas Kiefer (GER) - David Ferrer (ESP/N.9)

Mikhail Youzhny (RUS/N.13) - Dudi Sela (ISR)
Marc Gicquel (FRA) - Paul-Henri Mathieu (FRA)
Thiemo De Bakker (NED) - Santiago Giraldo (COL)
Nicolas Mahut (FRA) - John Isner (USA/N.23)

Ernests Gulbis (LAT/N.27) - Stéphane Robert (FRA)
Blaz Kavcic (SLO) - Lukasz Kubot (POL)
Robin Haase (NED) - James Blake (USA)
Kei Nishikori (JPN) - Rafael Nadal (ESP/N.2)

Eurosport
# 20/06/2010 à 23:25 Nico
Nadal prêt à en découdre

Absent en 2009, Rafael Nadal revient à Wimbledon avec envie. Cette édition 2010 doit pour lui rayer définitivement les mauvais souvenirs 2009 de sa mémoire. Reposé, à l'aise sur la surface, il veut relever ce nouveau défi.

La dernière fois qu'il a joué ici, il est reparti avec le trophée, mais hors de question pour Rafael Nadal de se considérer comme un tenant du titre bis. Il sait très bien qu'en 2009 il était loin du compte. «Les six derniers mois de la saison 2009 ont été très difficiles entre mes blessures et d'autres problèmes... J'ai travaillé très dur pour revenir et là j'arrive après une grande saison sur terre battue et c'est une belle satisfaction personnelle d'être de retour. En tennis tout change vite. Il y a encore quelques mois certains disaient que je ne reviendrai jamais au top... »

Le n°1 mondial, qui a dit qu' être tête de série n°2 ici ne le perturbait pas, n'a pas la mémoire courte et il garde des souvenirs émus de sa victoire à Londres en 2008. «Ce tournoi est vraiment spécial pour moi. J'ai toujours rêvé de le remporter. J'ai gagné sur la surface qui est sans doute la plus compliquée pour moi, donc revenir ici ça me rappelle tout ça et c'est un plaisir d'être de retour.» Il ne minimise en revanche pas la difficulté pour lui d'adapter son jeu à la surface. «Bien bouger est très important mais la qualité de frappe tout autant car on n'a pas vraiment le temps de penser. Il faut jouer bien à l'intérieur du court car la première semaine c'est dur de défendre. Après en deuxième semaine ça ressemble plus à la terre battue.»

Nadal, reposé, se méfie de Nishikori

N'allez pas lui parler des quarts ou des demies, Nadal ne pense qu'à un joueur : Kei Nishikori. Le jeune japonais a une réputation qui parle pour lui : attention, talent. «Nishikori est un très bon joueur avec un potentiel incroyable. Je crois qu'il a eu une sérieuse blessure la saison dernière mais s'il reste en bonne santé et qu'il continue de progresser, il pourra prétendre au Top 10. Ce sera un match compliqué.» Vaincu en quarts au Queen's, le Majorquin avait quitté le devant de la scène un peu émoussé. Qu'en est-il aujourd'hui ? «Je me sens parfaitement bien. Au Queen's j'ai eu un souci avec ma jambe et je n'osais pas vraiment jouer à 100% mais tout s'est bien remis. On apprend des victoires mais on apprend des défaites aussi, seulement c'est plus agréable de tirer des leçons quand on gagne. J'ai décompressé quelques jours à la maison, j'ai joué au gol, vu mes amis.... »

Après une riche saison sur terre battue, Nadal semble convaincu qu'il a récupéré un peu de fraîcheur. «Si tu es frais mais que tu joues mal tu vas perdre. Si tu es fatigué mais que tu joues bien tu vas passer quelques tours mais tu n'iras pas au bout. C'est ce qui m'est arrivé à l'US Open 2008. Je ne me trouve dans aucune de ces deux situations. Je ne suis pas très fatigué mais la saison sur terre battue a été dure et gagner Roland-Garros m'a sans doute fait déconnecter un peu. J'espère juste être prêt maintenant pour mon premier tour.» La tête sur les épaules et les deux pieds enracinés dans le gazon : Nadal est déjà bien dans son tournoi.
- C.B.


Federer confiant

Le tenant du titre revient à Wimbledon pour tenter de décrocher un septième trophée, histoire d'égaler Pete Sampras. Dans la peau du n°2 mondial mais tête de série n°1, il sent son jeu bien en place.

Il a toute l'expérience de la victoire pour lui, alors même s'il n'arrive pas à Londres avec le même bilan qu'en 2009, Roger Federer est confiant. Battu en quarts à Roland-Garros, destitué de son titre de n°1 mondial par Rafael Nadal, battu en finale du tournoi de Halle par Lleyton Hewitt, le Suisse reconnaît que ça l'agace mais pas que ça l'inquiète.

«Depuis que je suis venu ici tout d'abord comme un junior, depuis que j'ai battu Pete en 2001 et depuis ma première victoire en 2003, je suis convaincu qu'à chaque fois que je joue ici j'ai une chance de gagner. Il n'y a pas le moindre doute.» Sa confiance inébranlable ne l'empêche pas d'admettre quelques déceptions au sujet des défaites à Indian Wells, Miami et Rome en Masters 1000. «Cela fait mal et ça déçoit. Mais je pense que j'ai retrouvé mon jeu à Madrid, que j'ai bien joué à Paris et que j'ai fait de bons matches à Halle. Voilà pourquoi je suis confiant pour Wimbledon même si on sait tous combien c'est difficile de gagner un tournoi du Grand Chelem.»

Nadal comme plus grand rival

Quand on lui demande ce qu'il pense de Rafael Nadal, son discours ne dévie pas : c'est la plus grande menace pour lui en vue du titre, mais il est ravi de le voir revenu à son meilleur niveau. «Ce que j'ai vu de lui sur terre battue c'était le Rafa habituel qui ne perd pas un set ni un match et c'est pourquoi ça va être incroyablement difficile de le battre ici à Wimbledon. Je suis ravi qu'il soit de retour et je veux le voir jouer tous les tournois.»

Le n°2 mondial place ensuite Andy Murray sur la liste des prétendants au titre les plus dangereux. Pour le Suisse, la méforme de l'Ecossais depuis Melbourne n'empêche rien. «Peu importe ce qui s'est passé depuis Melbourne, je pense qu'Andy est un des principaux candidats au titre. Peut-être qu'il faut un peu ignorer ce qui est arrivé depuis l'Australie et juste se souvenir qu'Andy est très dur au mal dans les matches au meilleur des cinq manches.» Pas de doute, Roger Federer a déjà bien pensé ce Wimbledon 2010 et se délecte à l'avance de la sérieuse empoignade qui pourrait se dérouler entre les cadors. - C.B.


Gulbis doit renoncer

On le sentait venir et malheureusement pour lui ça s'est confirmé. Ernests Gulbis ne pourra pas disputer les Internationaux de Grande-Bretagne. Blessé à une cuisse à Roland-Garros, le Letton a tenté jusqu'au bout de se donner une chance pour Londres, en vain. Il est remplacé par l'Allemand Phillip Petzschner.


PROGRAMME DE LUNDI

Centre Court, à partir de 13h00 (14h00 en France)

Roger Federer (SUI/n°1) - Alejandro Falla (COL) : 4-0
Laura Robson (GBR) - Jelena Jankovic (SER/n°4) : 0-0
Novak Djokovic (SER/n°3) - Olivier Rochus (BEL) : 1-2


Court n°1, à partir de 13h00 (14h00 en France)

Kevin Anderson (AFS) - Nikolay Davydenko (RUS/n°7) : 0-0
Rajeev Ram (USA) - Andy Roddick (USA/n°5) : 0-0
Rossana De Los Rios (PAR) - Venus Williams (USA/ n°2) : 0-1

Court n°2, à partir de 12h00 (13h00 en France)

Kim Clijsters (BEL/n°8) - Maria Elena Camerin (ITA) : 1-0
Mardy Fish (USA) - Bernard Tomic (AUS) : 0-0
Francesca Schiavone (ITA/ n°5) - Vera Dushevina (RUS) : 0-1
Maximo Gonzalez (ARG) - Lleyton Hewitt (AUS/n°15) : 0-0


Court n°5, à partir de 12h00 (13h00 en France)

Tatjana Malek (ALL) - Nadia Petrova (RUS/ n°12) : 0-1
Gaël Monfils (FRA/n°21) - Leonardo Mayer (ARG) : 1-0
Regina Kulikova (RUS) - Melanie South (GBR) : 0-0
Peter Luczak (AUS) - Tommy Robredo (ESP/n°30) : 1-0


Court n°6, à partir de 12h00 (13h00 en France)

Ilija Bozoljac (SER) - Nicolas Massu (CHL) : 0-0
Alisa Kleybanova (RUS/n°26) - Sandra Zahlavova (RTC) : 0-0
Tsvetana Pironkova (BUL) - Anna Lapushchenkova (RUS) : 1-0
Ramon Delgado (PAR) - Teimuraz Gabashvili (RUS) : 0-0


Court n°7, à partir de 12h00 (13h00 en France)

Stefanie Voegele (SUI) - Maria Kirilenko (RUS/n°27) : 0-1
Igor Kunitsyn (RUS) - Viktor Troicki (SER) : 0-2
Juan Ignacio Chela (ARG) - Taylor Dent (USA) : 0-2
Kateryna Bondarenko (UKR/n°34) - Greta Arn (HON): 0-0


Court n°8, à partir de 12h00 (13h00 en France)

Michal Przysiezny (POL) - Ivan Ljubicic (CRO/n°17) : 0-0
Polona Hercog (SLO) - Yaroslava Shvedova (KAZ/n°30) : 0-0
Michaël Llodra (FRA) - Jesse Witten (USA) : 0-0
Sania Mirza (IND) - Angelique Kerber (ALL) : 0-0


Court n°9, à partir de 12h00 (13h00 en France)

Yung-Jan Chan (TAI) - Patty Schnyder (SUI) : 0-1
Sofia Arvidsson (SUE) - Alla Kudryavtseva (RUS) : 0-0
Karol Beck (SLQ) - Santiago Ventura (ESP) : 0-0


Court n°10, à partir de 12h00 (13h00 en France)

Igor Andreev (RUS) - Daniel Brands (ALL) : 0-0
Eleni Daniilidou (GRE) - Aleksandra Wozniak (CAN) : 0-0
Eduardo Schwank (ARG) - Evgeny Korolev (KAZ) : 0-0
Ekaterina Makarova (RUS) - Agnes Szavay (HON) : 1-1


Court n°11, à partir de 12h00 (13h00 en France)


Horacio Zeballos (ARG) - Yen-Hsun Lu (TAI) : 0-0
Dmitry Tursunov (RUS) - Rainer Schuettler (ALL) : 0-0
Lucie Hradecka (RTC) - Varvara Lepchenko (USA) : 0-0


Court n°12, à partir de 12h00 (13h00 en France)

Petra Martic (CRO) - Elena Baltacha (GBR) : 0-0
Marin Cilic (CRO/n°11) - Florian Mayer (ALL) : 0-0
Tomas Berdych (RTC/n°12) - Andrey Golubev (KAZ) : 0-0
Justine Henin (BEL/n°17) - Anastasija Sevastova (LET): 0-0


Court n°14, à partir de 12h00 (13h00 en France)

Feliciano Lopez (ESP/n°22) - Jesse Levine (USA) : 0-0
Noppawan Lertcheewakarn (THA) - Andrea Hlavackova (RTC) : 0-0
Yanina Wickmayer (BEL/n°15) - Alison Riske (USA) : 0-1
Philipp Kohlschreiber (ALL/n°29) - Potito Starace (ITA) : 1-1


Court n°15, à partir de 12h00 (13h00 en France)

Shenay Perry (USA) - Anastasiya Yakimova (BLR) : 0-0
Paolo Lorenzi (ITA) - Albert Montanes (ESP/n°28) : 0-0
Ryan Sweeting (USA) - Benjamin Becker (ALL) : 0-0
Renata Voracova (RTC) - Jarmila Groth (AUS) : 0-0


Court n°16, à partir de 12h00 (13h00 en France)

Karolina Sprem (CRO) - Bethanie Mattek-Sands (USA) : 0-0
Brendan Evans (USA) - Jesse Huta Galung (HOL) : 0-0
Zuzana Kucova (SLQ) - Alicia Molik (AUS) : 0-0
Janko Tipsarevic (SER) - Arnaud Clément (FRA) : 2-0


Court n°17, à partir de 12h00 (13h00 en France)

Ricardas Berankis (LTU) - Carsten Ball (AUS) : 0-1
Marsel Ilhan (TUR)- Marcos Daniel (BRE) : 0-0
Stephanie Dubois (CAN) - Kirsten Flipkens (BEL): 0-0


Court n°18, à partir de 12h00 (13h00 en France)

Julia Goerges (ALL) - Marion Bartoli (FRA/n°11) : 0-0
Dustin Brown (JAM) - Jürgen Melzer (AUT/n°16) : 0-0
Denis Istomin (UZB) - Stanislas Wawrinka (SUI/n°20) : 0-0
Anna-Lena Groenefeld (ALL) - Melanie Oudin (USA/n°33) : 0-0

Court n°19, à partir de 12h00 (13h00 en France)

Nuria Llagostera Vives (ESP) - Vera Zvonareva (RUS/n°21) : 1-2
Victor Hanescu (ROU/n°31) - Andrey Kuznetsov (RUS) : 0-0
Kristina Barrois (ALL) - Mariya Koryttseva (UKR) : 0-1
# 21/06/2010 à 23:16 Nico
RESULTATS DE LUNDI

Dent - Chela 6-3,6-7(2/7),7-6(7/3),7-5
Evans - Huta Galung 6-3,7-6(14/12),6-3
Schüttler - Tursunov 6-2,6-2,6-3
Istomin - Wawrinka 6-7(5/7),6-1,2-6,7-6(7/4),6-3
Hanescu - Kuznetsov 6-7(4/7),7-6(7/3),6-3,1-6,7-5
Ilhan - Daniel 6-7(4/7),4-6,6-2,6-3,6-1
Brands - Andreev 7-6(7/5),7-6(7/4),7-5
Davydenko - Anderson 3-6,6-7(3/7),7-6(7/3),7-5,9-7
López - Levine 7-6(7/2),3-6,6-2,6-3
Berankis - Ball 6-2,6-0,3-6,7-6(7/5)
Troicki - Kunitsyn 6-3,6-4,6-1
Melzer - Brown 6-3,4-6,6-2,6-3
Berdych - Golubev 7-6(7/5),6-2,6-2
Becker - Sweeting 5-7,6-2,6-2,6-4
Federer - Falla 5-7,4-6,6-4,7-6(7/1),6-0
Bozoljac - Massú 7-6(7/3),3-6,6-3,7-6(9/7)
Clément - Tipsarevic 6-3,3-6,6-4,7-5
Luczak - Robredo 2-6,7-6(7/3),6-2,7-5
Lu - Zeballos 7-5,6-4,6-3
Przysiezny - Ljubicic 7-5,7-6(7/5),6-3
Kohlschreiber - Starace 6-3,3-6,6-3,6-0
Gabashvili - Delgado 2-6,6-4,6-4,6-2
Llodra - Witten 6-4,6-4,6-7(5/7),6-3
Roddick - Ram 6-3,6-2,6-2
Monfils - Mayer 6-1,7-6(11/9),6-2
Beck - Ventura 6-3,6-1,4-6,6-2
Korolev - Schwank 6-1,7-6(10/8),4-6,6-2
Hewitt - González 5-7,6-0,6-2,6-2
Mayer - Cilic 6-2,6-4,7-6(7/1)
Fish - Tomic 6-3,7-6(10/8),6-2
Montañés - Lorenzi 6-3,7-6(7/5),6-2


Federer évite la faillite

Mené deux sets à rien par Alejandro Falla, Roger Federer s'est qualifié pour le 2e tour de Wimbledon en cinq sets 5-7, 4-6, 6-4, 7-6, 6-0. Davydenko a souffert le même calvaire. Roddick et Berdych sont là, Monfils et Llodra ont assuré. Schiavone n'est plus là, Henin poursuit. Bartoli est satisfaite.


FEDERER "CHANCEUX"

Roger Federer (SUI, 1) bat Alejandro Falla (COL) 5-7, 4-6, 6-4, 7-6 (7/1), 6-0
Prochain adversaire : Bozoljac.

Le trône a vacillé, a même tangué. Après une première partie de saison indigne de son talent, une élimination prématurée à Roland-Garros, la perte de sa première place mondiale, Roger Federer qui retrouvait le gazon londonien le mords entre les dents, a failli boire le calice jusqu'à la lie au premier tour de Wimbledon.

Grand spécialiste de terre battue et incapable de remporter le moindre set au cours de leurs quatre premières confrontations, le Colombien Alejandro Falla ne donnait pas le sentiment d'avoir les armes de créer l'exploit. Et pourtant le Sud-Américain peut légitiment quitter le Center Court avec d'immenses regrets. Profitant d'un Roger Federer méconnaissable au cours des quatre premières manches, incapable de prendre le jeu à son compte, d'imposer sa puissance en fond de court et de changer d'un iota sa tactique, le Colombien a pu humer le goût de la victoire. Le Suisse s'est ainsi retrouvé à deux reprises au bord du gouffre. D'abord à la fin du troisième set lorsqu'il a dû écarter quatre balles de break à 4-4, dont trois d'affilée, puis dans le quatrième lorsque Falla a servi pour le gain du match.

"J'ai été très chanceux. Cette année j'ai perdu des matches que j'aurais dû gagner, mais là j'en ai peut-être gagné un que j'aurais dû perdre", a reconnu Federer en sortant du Central, conscient de n'avoir été que l'ombre du joueur qui s'est imposé à six reprises au All England Club. Après sa défaite enregistrée en finale à Halle face à Hewitt, sa deuxième sur herbe depuis 2002, le Suisse a montré des signes inquiétants et inhabituels de fébrilité, qui laisse songeur et relance les interrogations sur sa capacité à aller chercher le record des sept titres de Pete Sampras sur l'herbe anglaise.


LA REACTION DE FEDERER :

"J'ai été assez souvent malchanceux cette année, c'était à moi d'avoir un peu de réussite. Il faut forcer sa chance. (être mené 2 sets à 0 dans un premier tour) ce n'est pas quelque chose dont j'ai l'habitude. Je me sentais donc mal à l'aise. Mais j'ai trouvé le moyen de m'en sortir. Je savais depuis Roland-Garros que Falla n'était pas facile à jouer. Là-bas, il avait déjà servi pour le premier set contre moi. Je sais que ce n'est pas ce qu'on va retenir, mais j'ai vraiment joué un grand cinquième set. Il faut aussi savourer des victoires comme ça. Ce n'était pas juste jouer trois sets, serrer la main et aller voir la presse, ce n'était pas la routine quoi."


LES 4 PRECEDENTES REMONTEES DE FEDERER (sur les tournois du Grand Chelem):

Roland-Garros 2009, 4e tour : bat Tommy Haas (USA) 6-7(4), 5-7, 6-4, 6-0, 6-2
Open d'Australie 2009, 4e tour : bat Tomas Berdych (CZE) 4-6, 6-7(4), 6-4, 6-4, 6-2
Roland-Garros 2001, 2e tour : bat Sargis Sargsian (ARM) 4-6, 3-6, 6-2, 6-4, 9-7
US Open 2000, 1er tour, bat Peter Wessels (AUS) 4-6, 4-6, 6-3, 7-5, 3-4 abandon.


LES PERFS DU JOUR : Deux Croates au tapis

. Michal Przysiezny (POL) bat Ivan Ljubicic (CRO, 17) 7-5, 7-6 (7/5), 6-3
Prochain adversaire : Zeballos ou Yen-Hsun.
A 26 ans, Michal est 94e mondial. Ce droitier, entraîné par Aleksander Charpantidis, vient de remporter son premier match dans un tournoi du Grand Chelem, sa 12e victoire sur le circuit principal.

. Florian Mayer (ALL) bat Marin Cilic (CRO, 12) 6-2, 6-4, 7-6(7/1).
Prochain adversaire : Fish.


LES FRANÇAIS DU JOUR

. Arnaud Clément (FRA) bat Janko Tipsarevic (SER) 6-3, 3-6, 6-4, 7-5.
Prochain adversaire: Luczak.

. Michael Llodra (FRA) bat Jesse Witten (USA) 6-4, 6-4, 6-7 (5/7), 6-3
Prochain adversaire: Roddick.
Bonne entrée en matière de "Mika" Llodra, vainqueur samedi à Eastbourne et qui a bataillé en fin de partie pour la victoire. Une baisse de régime sur ses mises en jeu lui ont coûté la 3e manche dans le jeu décisif, avant un net regain de forme dans le 4e set. Un moindre mal pour celui qui peut s'attendre à avoir un 2e tour formidable face à Andy Roddick, finaliste en 2009.

. Gaël Monfils (FRA, 21) bat Leonardo Mayer (ARG) 6-1, 7-6(12-10), 6-2.
Prochain adversaire: Beck.
Absent ces deux dernières années à Londres, Gaël Monfils s'est qualifié pour le 2e tour en dominant l'Argentin Leonardo Mayer, 52e mondial. Le Français, qui n'a jamais été plus loin que le 3e tour à Wimbledon, a défendu quatre balles de set au tie-break de la deuxième manche. Il est revenu sur ses récentes difficultés en conférence de presse. "J'ai pris un coup au moral. En fait je ne pouvais pas descendre plus bas", a admis "la Monf" qui s'est, depuis, refait une santé physique et morale en passant sur tapis vert. "J'ai repris du muscle et je retrouve la joie de vivre après avoir connu des problèmes personnels".

"J'ai bien joué, j'avais une bonne stratégie", a commenté cet allergique notoire au gazon malgré son titre en juniors à Wimbledon en 2004 mais ravi de son retour à Londres. "Cela faisait trois ans que je n'avais pas joué ici et, ben ouais, ça fait plaisir de revenir."


PRINCIPAUX RESULTATS

Andy Roddick (EU, 5) bat Rajeev Ram (EU) 6-3, 6-2, 6-2
Lleyton Hewitt (AUS/N.15) bat Maximo Gonzalez (ARG) 5-7, 6-0, 6-2, 6-2
Nikolay Davydenko (RUS, 7) bat Kevin Anderson (AFS) 3-6, 6-7 (3/7), 7-6 (7/3), 7-5, 9-7
Mardy Fish (EU) bat Bernard Tomic (AUS) 6-3, 7-6 (10/8), 6-2
Tomas Berdych (RTC, 12) bat Andrey Golubev (RUS) 7-6, 6-2, 6-2

Eurosport - S.P., T.B., J.C.


PROGRAMME DE MARDI

Court central, à partir de 13h00 (14h00 en France)

Serena Williams (USA/n°1) - Michelle Larcher De Brito (POR) : 1-0
Kei Nishikori (JAP) - Rafael Nadal (ESP/n°2) : 0 - 1
Robin Soderling (SUE/n°6) - Robby Ginepri (USA) : 1 - 1


Court 1, à partir de 13h00 (14h00 en France)

Robert Kendrick (USA) - Jo-Wilfried Tsonga (FRA/n°10) : 0 - 1
Jan Hajek (RTC) - Andy Murray (GBR/n°4) : 0 - 0
Caroline Wozniacki (DAN/n°3) - Tathiana Garbin (ITA) : 1-0


Court n°2, à partir de 12h00 (13h00 en France)

Akgul Amanmuradova (OUZ) - Svetlana Kuznetsova (RUS/n°19) : 0-0
Nicolas Kiefer (ALL) - David Ferrer (ESP/n°9) : 1 - 1
Anastasia Pivovarova (RUS) - Maria Sharapova (RUS/n°16) : 0-0
Juan Carlos Ferrero (ESP/n°14) - Xavier Malisse (BEL) : 1-0


Court n°5, à partir de 12h00 (13h00 en France)

Melinda Czink (HON) - Agnieszka Radwanska (POL/n°7) : 0-0
Robin Haase (HOL) - James Blake (USA) : 0-1
Marcos Baghdatis (CHY/n°24) - Lukas Lacko (SVQ) : 0-0
Na Li (CHN/n°9) - Chanelle Scheepers (AFS) : 0-0


Court n° 6, à partir de 12h00 (13h00 en France)

Gilles Simon (FRA/n°26) - Guillermo Alcaide (ESP) : 0-0
Marco Chiudinelli (SUI) - Alexandr Dolgopolov (UKR) : 0-0
Dominika Cibulkova (SVQ) - Lucie Safarova (RTCn°25) : 1-0
Iveta Benesova (RTC) - Anastasia Pavlyuchenkova (RUS/n°29) : 0-1


Court n°7, à partir de 12h00 (13h00 en France)

Marc Gicquel (FRA) - Paul-Henri Mathieu (FRA) : 2-3
Monica Niculescu (ROU) - Gisela Dulko (ARG) : 0-0
Blaz Kavcic (SLO) - Lukasz Kubot (POL) : 0-0
Sara Errani (ITA/n°32) - Julie Coin (FRA) : 0-0


Court n°8, à partir de 12h00 (13h00 en France)

Mikhail Youzhny (RUS/n°13) - Dudi Sela (ISR) : 0-0
Jarkko Nieminen (FIN) - Stefan Koubek (AUT) : 2-1
Magdalena Rybarikova (SVQ) - Aravane Rezai (FRA/n°18) : 0-0
Bojana Jovanovski (SER) - Casey Dellacqua (AUS) : 0-0


Court n°9, à partir de 12h00 (13h00 en France)

Tobias Kamke (ALL) - Guillermo Garcia-Lopez (ESP) : 0-0
Sorana Cirstea (ROU) - Petra Kvitova (RTC) : 0-1
Michael Russell (USA) - Pere Riba-Madrid (ESP) : 0-0
Arantxa Rus (HOL) - Kai-Chen Chang (TPE) : 0-0


Court n°10, à partir de 12h00 (13h00 en France)

Oscar Hernandez (ESP) - Ivan Dodig (CRO) : 0-0
Timea Bacsinszky (SUI) - Edina Gallovits (ROU) : 0-0
Ioana Raluca Olaru (ROU) - Alizé Cornet (FRA) : 1-0
Frederico Gil (POR) - Marcel Granollers (ESP) : 2-0


Court n°11, à partir de 12h00 (13h00 en France)

Illya Marchenko (UKR) - Michael Berrer (ALL) : 0-0
Alberta Brianti (ITA) - Jill Craybas (USA) : 0-0
Jeremy Chardy (FRA) - Daniel Gimeno-Traver (ESP) : 0-0
Sybille Bammer (AUT) - Roberta Vinci (ITA) : 2-0


Court n°12, à partir de 12h00 (13h00 en France)

Anne Keothavong (GBR) - Anastasia Rodionova (AUS) : 0-0
Andreas Beck (ALL) - Jamie Baker (GBR) : 0-0
Fernando Verdasco (ESP/n°8) - Fabio Fognini (ITA) : 2-0


Court n°14, à partir de 12h00 (13h00 en France)

Anna Chakvetadze (RUS) - Andrea Petkovic (ALL) : 1-0
Ricardo Mello (BRE) - Thomaz Bellucci (BRE/n°25) : 1-0
Alexandra Dulgheru (ROU/n°31) - Kimiko Date Krumm (JAP) : 0-1
Thiemo De Bakker (HOL) - Santiago Giraldo (COL) : 0-0


Court n°16, à partir de 12h00 (13h00 en France)

Go Soeda (JAP) - Martin Fischer (AUT) : 0-1
Kristof Vliegen (BEL) - Julien Benneteau (FRA/n°32) : 0-0
Tamarine Tanasugarn (THA) - Ayumi Morita (JAP) : 0-0
Mariana Duque Marino (COL) - Kurumi Nara (JAP) : 0-0


Court n°17, à partir de 12h00 (13h00 en France)

Jie Zheng (CHN/n°23) - Pauline Parmentier (FRA) : 0-0
Simon Greul (ALL) - Florent Serra (FRA) : 0-0
Klara Zakopalova (RTC) - Yvonne Meusburger (AUT) : 0-0
Julian Reister (ALL) - Rik De Voest (RSA) : 0-0


Court n°18, à partir de 12h00 (13h00 en France)

Sergiy Stakhovsky (UKR) - Sam Querrey (USA/n°18) : 0-0
Kaia Kanepi (EST) - Samantha Stosur (AUS/n°6) : 0-0
Romina Sarina Oprandi (ITA) - Heather Watson (GBR) : 0-0
Nicolas Mahut (FRA) - John Isner (USA/n°23) : 1-0


Court n°19, à partir de 12h00 (13h00 en France)

Flavia Pennetta(ITA/n°10) - Anabel Medina Garrigues (ESP) : 2-2
Nicolas Almagro(ESP/n°19) - Andreas Seppi (ITA) : 0-0
Philipp Petzschner(ALL/n°33) - Stephane Robert (FRA) : 0-0
Barbora Zahlavova Strycova (RTC) - Elena Vesnina (RUS) : 0-0
# 23/06/2010 à 00:02 Nico
RESULTATS DE MARDI


Nadal - Nishikori 6-2,6-4,6-4
Djokovic - Rochus 4-6,6-2,3-6,6-4,6-2
Haase - Blake 6-2,6-4,6-4
Youzhny - Sela 6-3,6-4,4-6,7-6(7/2)
Mathieu - Gicquel 6-1,7-5,3-6,6-1
De Bakker - Giraldo 6-7(4/7),6-4,6-3,5-7,0-0
Mahut - Isner 4-6,6-3,7-6(9/7),6-7(3/7),0-0
Petzschner - Robert 6-4,7-6(8/6),4-6,2-6,6-4
Kubot - Kavcic 4-6,6-2,6-2,6-3
Fischer - Soeda 6-4,6-3,6-1
Belluci - Mello 6-4,6-4,6-4
Lacko - Baghdatis 6-3,2-6,6-3,6-1
Chardy - Gimeno 6-3,6-3,6-1
Serra - Greul 7-6(7/2),6-3,6-2
Ferrer - Kiefer 6-4,6-2,6-3
Simon - Alcaide 6-3,6-4,7-6
Marchenko - Berrer 6-3,7-5,0-0
Nieminen - Koubek 6-4,7-6(7/3),5-7,6-2
Murray - Hájek 7-5,6-1,6-2
Söderling - Ginepri 6-2,6-2,6-3
Granollers - Gil 6-3,6-0,6-4
Dolgopolov - Chiudinelli 6-4,6-3,6-3
Tsonga - Kendrick 7-6(7/2),7-6(8/6),3-6,6-4
Malisse - Ferrero 6-2,6-7(6/8),7-6(7/5),4-6,6-1
Reister - De Voest 6-4,7-5,3-6,6-2
Dodig - Hernández 6-1,6-3,6-3
Querrey - Stakhovsky 7-6(7/4),6-3,2-1
Fognini - Verdasco 7-6(11/9),6-2,6-7(6/8),6-4
Russell - Riba 6-3,7-6(7/1),2-6,7-6(7/1)
Beck - Baker 7-6(7/4),6-3,6-4
Benneteau - Vliegen 2-6,6-7(6/8),6-1,6-2,7-5
Seppi - Almagro 7-6(7/4),7-6(9/7),6-2
Kamke - García-López 5-7,2-6,7-5,6-4,6-4


Nadal a bien géré

Rafael Nadal, de retour à Wimbledon, s'est qualifié mardi pour le deuxième tour. Le n°1 mondial a dominé (6-2, 6-4, 6-4) le Japonais Kei Nishikori.

Nadal face au péril jeune. Le n°1 mondial, qui a foulé le court central de Wimbledon pour la première fois depuis sa victoire en 2008, a remporté un match qui aurait pu être piège si le n°1 mondial n'avait pas été fidèle à lui-même. Il avait prévenu qu'il prendrait Nishikori au sérieux, en souvenir de ce match au Queen's en trois manches en 2008 et il n'a pas menti. Face à un joueur de 20 ans dont tout le monde s'accorde à reconnaître le potentiel, mais qui a été mis sur la touche la saison dernière suite à des blessures, le Majorquin a pris les débats par le bon bout.

Excepté une chute et un break dans le troisième set, Nadal n'a jamais été mis en danger. Comme il en a l'habitude, il a pris son adversaire à la gorge d'entrée de match pour donner le ton et poser son emprise. Une fois la première manche bouclée, la résistance s'est pourtant affirmée mais la marge de Nadal face à Nishikori était trop grande. Le temps de rester au contact et l'Espagnol plaçait un coup d'accélérateur. Rien à faire. Le vainqueur de Roland-Garros, battu en quarts au Queen's, a donc effectué une rentrée convaincante et, chose précieuse, il n'a pas perdu de temps en route sauvant ainsi toute son énergie. Au prochain tour, il devra de nouveau affronter un jeune joueur, Robin Haase, qui ne manque pas de potentiel. Mais, comme ce mardi, un Nadal averti en vaut dix.


REACTION

Rafael Nadal : «C'était un sentiment incroyable de revenir sur ce court. Je n'ai pas de points à défendre cette année alors chaque tour passé sera positif. Aujourd'hui j'ai bien joué face à un adversaire très dangereux et contre Haase ce sera compliqué aussi car c'est un très bon serveur. Mais aujourd'hui pour un premier match j'ai trouvé que mon niveau était bon.»

lequipe.fr


PROGRAMME DE MERCREDI

Court central -A partir de 13 heures (14 heures en France)

Michaël Llodra (FRA) - Andy Roddick (USA/n°5) : 0-2
Ekaterina Makarova (RUS) - Venus Williams (USA/n°2) : 0-0
Novak Djokovic (SER/n°3) - Taylor Dent (USA) : 0-0


Court n°1 - A partir de 13 heures (14 heures en France)


Kim Clijsters (BEL/n°8) - Karolina Sprem (CRO) : 4-0
Evgeny Korolev (KAZ) - Lleyton Hewitt (AUS/n°15) : 0-1
Roger Federer (SUI/n°1) - Illija Bozoljac (SER) : 0-0


Court n°2 - A partir de 12 heures (13 heures en France)

Justine Henin (BEL/n°17) - Kristina Barrois (ALL) : 1-0
Gaël Monfils (FRA/n°21) - Karol Beck (SLQ) : 1-1
Tomas Berdych (RTC/n°12) - Benjamin Becker (ALL) : 3-1
Aleksandra Wozniak (CAN) - Jelena Jankovic (SER/n°4) : 0-3


Court n°5 - A partir de 12 heures (13 heures en France)

Shahar Peer (ISR/n°13) - Angelique Kerber (ALL) : 0-0
Shenay Perry (USA) - Maria Kirilenko (RUS/n°27) : 0-0
Arnaud Clément (FRA) - Peter Luczak (AUS) : 3-0
Un double


Court n°12 - A partir de 12 heures (13 heures en France)

Vera Dushevina (RUS) - Tsvetana Pironkova (BUL) : 0-0
Feliciano Lopez (ESP/n°22) - Ricardas Berankis (LIT) : 0-0
Yanina Wickmayer (BEL/n°15) - Kirsten Flipkens (BEL) : 1-0
Daniel Brands (ALL) - Nikolay Davydenko (RUS/n°7) : 0-0


Court n°14 - A partir de 12 heures (13 heures en France)

Viktor Troicki (SER) - Jürgen Melzer (AUT/n°16) : 0-3
Jarmila Groth (AUS) - Melanie Oudin (USA/n°21) : 0-0
Andrea Hlavackova (RTC) - Vera Zvonareva (RUS/n°21) : 0-0


Court n°16 - A partir de 12 heures (13 heures en France)

Yen-Hsun Lu (TPE) - Michal Przysiezny (POL) : 0-0
Un double
Brendan Evans (USA) - Albert Montanes (ESP/n°28) : 0-0


Court n°17 - A partir de 12 heures (13 heures en France)

Florian Mayer (ALL) - Mardy Fish (USA) : 0-2
Yung-Jan Chan (TPE) - Nadia Petrova (RUS/n°12) : 0-0
Victor Hanescu (ROU/n°31) - Marsel Ilhan (TUR) : 0-0
Alona Bondarenko (UKR/n°28) - Varvara Lepchenko (USA) : 0-0


Court n°18 - A partir de 12 heures (13 heures en France)

Greta Arn (HON) - Alicia Molik (AUS) : 0-0
Nicolas Mahut (FRA) - John Isner (USA/n°23) : 4-6, 6-3, 7-6 [7], 6-7 [3]
Alisa Kleybanova (RUS/n°26) - Alla Kudryatseva (RUS) : 2-0
Rainer Schüttler (ALL) - Denis Istomin (OUZ) : 0-1


Court n°19 - A partir de 12 heures (13 heures en France)

Regina Kulikova (RUS) - Yaroslava Shvedova (KAZ/n°30) : 0-0
Philipp Kohlschreiber (ALL/n°29) - Teimuraz Gabashvili (RUS) : 0-0
# 24/06/2010 à 00:11 Nico
RESULTATS DE MERCREDI

De Bakker - Giraldo 6-7(4/7),6-4,6-3,5-7,16-14
Mahut - Isner 4-6,6-3,7-6(9/7),6-7(3/7),59-59

Roddick - Llodra 4-6,6-4,6-1,7-6(7/2)
Montañés - Evans 3-6,6-3,6-7(5/7),6-1,6-4
Monfils - Beck 6-4,6-4,6-7(4/7),6-4
Hewitt - Korolev 6-4,6-4,3-0
Mayer - Fish 6-7(2/7),6-3,6-4,6-4
Lu - Przysiezny 6-4,7-6(9/7),6-3
Kohlschreiber - Gabashvili 7-6(8/6),5-7,2-6,7-6(7/5),9-7
Melzer - Troicki 6-7(5/7),4-6,6-3,7-6(8/6),6-3
Berdych - Becker 7-5,6-3,6-4
Istomin - Schüttler 6-3,7-6(7/5),4-6,4-6,6-1
Hanescu - Ilhan 6-4,6-4,3-6,6-3
Brands - Davydenko 1-6,7-6(7/5),7-6(10/8),6-1
Djokovic - Dent 7-6(7/5),6-1,6-4
Federer - Bozoljac 6-3,6-7(4/7),6-4,7-6(7/5)
Clément - Luczak 6-7(4/7),6-3,6-3,6-4
López - Berankis 7-5,4-6,6-3,6-4


Mahut et Isner stoppés à 59 partout !


Le match le plus long de l'histoire du tennis n'est pas fini entre Nicolas Mahut et John Isner. Pour la 2e fois de suite, ils ont été interrompus par la nuit, après 7h06 de jeu dans le 5e set et 59 jeux partout, dans un match de 10h pile qui compte, seulement, pour le 1er tour de Wimbledon...


Nicolas Mahut (FRA) - John Isner (USA/N.23) : 4-6, 6-3, 7-6 (9/7), 6-7 (3/7), 59-59 int.

Surréaliste, historique, inimaginable... Les mots manquent pour décrire l'ahurissante performance de l'Américain John Isner et du Français Nicolas Mahut. Interrompus la veille par la nuit à la fin de la quatrième manche, les deux hommes ne pouvaient imaginer qu'en un set, ils allaient tout simplement entrer dans l'histoire de la discipline en trustant record sur record...

A elle seule, cette manche décisive, interrompue une nouvelle fois par l'obscurité sur le score hallucinant de 59 partout, a duré plus de 7 heures (7h06 exactement), soit plus longtemps que le match le plus long de l'histoire - les 6h33 de la confrontation 100% tricolore entre Fabrice Santoro et Arnaud Clément au premier tour de Roland-Garros en 2004. A elle seule, cette statistique donne une idée du moment historique que les supporters du court 18 du All England Club ont vécu. Au fil des jeux, des échanges, tous les records sont tour à tour tombés, avant même que le match ne désigne un vainqueur : match le plus long en terme de jeux (163, presque autant que le total de jeux disputés à Roland-Garros 2010 par Nadal, 181), en terme de temps (10h), nombre d'aces pulvérisé par les deux joueurs (98 pour Isner, 94 pour Mahut, loin devant les 78 de Karlovic).


Monfils : "Un truc de martien"


Devant un tel scénario, personne, pas un joueur n'a pu quitter les travées de Wimbledon et lâcher les écrans des yeux. "C'est inimaginable, on ne sait pas si on doit rire ou pleurer", a réagi le prince du All England Club, Roger Federer, cloué comme tous ses collègues devant un poste de télévision. Gaël Monfils a lui parlé d'un "truc de martien". On n'était pourtant alors qu'à 24-24, au milieu du cinquième set. "Que dire? C'est très surprenant", a également réagi le Serbe Novak Djokovic alors que le score était de 35-35. "Tout le monde regarde ça dans les vestiaires, partout. Je suis impressionné par le fait que les deux tiennent leur service aussi facilement toute la journée. C'est incroyable. Peut-être qu'ils devraient se mettre d'accord pour jouer un tie-break à 50-50 (rires). Peu importe le vainqueur aujourd'hui, ils auront gagné tous les deux".

Pas sûr que John Isner et Nicolas Mahut soient du même avis. Tout au long de cette cinquième manche, à jamais gravée dans les annales, les deux hommes ont fait preuve d'une volonté hors du commun, d'une rage de vaincre surréaliste pour ne jamais baisser de rythme. Certes, les jambes ont semblé de plus en plus lourdes, notamment pour l'Américain, mais les deux protagonistes ont su trouver des ressources physiques et morales insoupçonnées pour ne jamais rien lâcher. L'Angevin a même réussi à effacer quatre balles de match, une à 9-8, deux autres à 33-32 et une à 59-58 avant que le juge arbitre ne décide pour la deuxième fois de les renvoyer aux vestiaires.

"C'est un champion, il faut que je lutte comme je ne l'ai encore jamais fait, on reviendra demain et on verra, mais c'est un moment incroyable. Je ne sais pas quoi dire, je ne sais pas combien d'heures on a joué", a commenté à la sortie du court un Mahut héroïque, après avoir déjà gagné 24-22 au set décisif de son deuxième tour de qualifications et comblé deux manches de retard au troisième. Le vainqueur retrouvera au deuxième tour le Néerlandais Thiemo De Bakker qui a battu le Colombien Santiago Gilardo... 16-14 au cinquième set; Une broutille comparée au monument du court 18...


. STATS du MATCH Mahut / Isner avant la 2e interruption : 10h de jeu total, 7h06 dans le 5e set.

Coups gagnants : 318 / 333
Fautes directes : 56 / 53
Aces : 94 / 98
Doubles fautes : 20 / 9
Balles de break converties/procurées : 1/3 / 1/12
Points gagnés au total : 449/428
Points gagnés sur service adverse : 105/438 / 95/439


. RECORDS BATTUS DANS CE MATCH :

Record du match le plus long en temps : 10 h avant la 2e interruption
Précédent : Roland Garros 2004 au 1er tour Fabrice Santoro bat Arnaud Clément, 6-4, 6-3, 6-7(5), 3-6, 16-14 en 6h33 sur 2 jours (4h39 et 1h54).

Record du match le plus long en jeux : 163 jeux avant la 2e interruption
Précédent : Tournoi de Varsovie 1966 Roger Taylor bat Wieslaw Gasiorek 27-29, 31-29, 6-4, en 126 jeux.

Record du nombre d'aces dans un match : 98 pour Isner avant la 2e interruption. Mahut suit avec 94.
Précédent : Ivo Karlovic en match de Coupe David face à la République Tchèque en 2009 : 78

Record du set le plus long : 7h06 et 118 jeux (59-59) avant la 2e interruption
Précédents : en simple, 31-29 dans le 2e set d'un match entre Roger Taylor et Wieslaw Gasiorek 27-29, 31-29, 6-4
En double, 49-47 entre Dick Leach / Dick Dell et Len Schloss / Tom Mazu au tournoi de Newport en 1967.

Eurosport - Thomas Bonnet et Sébastien Petit


PROGRAMME DE JEUDI


Court central - A partir de 13 heures (14 heures en France)

Jarkko Nieminen (FIN) - Andy Murray (GBR)[4] 0-2
Caroline Wozniacki (DAN/n°3] - Kai-Chen Chang (TPE) 0-0
Robin Haase (HOL) - Rafael Nadal (ESP/n°2) 0-0


Court n°1 - A partir de 13 heures (14 heures en France)

Ioana Raluca Olaru (ROU) - Maria Sharapova (RUS/n°16) 0-0
Robin Soderling (SUE/n°6) - Marcel Granollers (ESP) 3-1
Mikhail Youzhny (RUS/n°13) - Paul-Henri Mathieu (FRA) 5-1


Court n°2 - A partir de 12 heures (13 heures en France)

Alexandr Dolgopolov (UKR) - Jo-Wilfried Tsonga (FRA/n°10) 0-0
Florent Serra (FRA) - David Ferrer (ESP/n°9) 0-2
Serena Williams (USA/n°1) - Anna Chakvetadze (RUS) 0-1
Na Li (CHN/n°9) - Kurumi Nara (JAP) 0-0


Court n°5 - A partir de 12 heures (13 heures en France)

Martin Fischer (AUT) - Thomaz Bellucci (BRE/n°25) 1-0
Daniela Hantuchova (SVQ/n°24) - Barbora Zahlavova Strycova (RTC) 0-0
Philipp Petzschner (ALL/n°33] - Lukasz Kubot (POL) 0-0


Court n°8 - A partir de 12 heures (13 heures en France)

Edina Gallovits (ROU) - Kaia Kanepi (EST) 1-0
Alexandra Dulgheru (ROU/n°31) - Romina Sarina Oprandi (ITA) 1-0


Court n°12 - A partir de 12 heures (13 heures en France)

Gilles Simon (FRA/n°26) - Illya Marchenko (UKR) 0-0
Bojana Jovanovski (SER) - Victoria Azarenka(BLR)[14]
Ivan Dodig (CRO) - Sam Querrey (USA/n°18] 0-0
Anastasia Rodionova (AUS) - Svetlana Kuznetsova (RUS/n°19)


Court n°14 - A partir de 12 heures (13 heures en France)

Andreas Beck (ALL) - Julien Benneteau (FRA/n°32) 0-0
Roberta Vinci (ITA) - Anastasia Pavlyuchenkova (RUS/n°29) 1-2
Ayumi Morita (JAP) - Dominika Cibulkova (SLQ) 0-0


Court n°16 - A partir de 12 heures (13 heures en France)

Andreas Seppi (ITA) - Tobias Kamke (ALL) 1-0
Klara Zakopalova (RTC) - Aravane Rezai (FRA/n°18) 0-2
Xavier Malisse (BEL) - Julian Reister (ALL) 0-0


Court n°17 - A partir de 12 heures (13 heures en France)

Jie Zheng (CHN/n°23) - Petra Kvitova (RTC)
Fabio Fognini (ITA) - Michael Russell (USA) 0-1


Court n°18 - A partir de 12 heures (13 heures en France)

Alberta Brianti (ITA) - Agnieszka Radwanska (POL/n°7) 0-0
Flavia Pennetta (ITA/n°10) - Monica Niculescu (ROU) 0-0
Pas avant 15h30 (16h30)
Nicolas Mahut (FRA) - John Isner (USA/n°23) 4-6, 6-3, 7-6 [7], 6-7 [3), 59-59


Court n°19 - A partir de 12 heures (13 heures en France)

Lukas Lacko (SLQ) - Jeremy Chardy (FRA) 2-0
Sara Errani (ITA/n°32) - Arantxa Parra Santonja (ESP)
# 24/06/2010 à 23:06 Nico
RESULTATS DE JEUDI

Isner - Mahut 6-4,3-6,6-7(7/9),7-6(7/3),70-68

Ferrer - Serra 6-4,7-5,6-7(6/8),6-3
Petzschner - Kubot 6-4,3-6,4-6,6-3,6-2
Nadal - Haase 5-7,6-2,3-6,6-0,6-3
Querrey - Dodig 6-2,5-7,6-3,7-6(12/10)
Murray - Nieminen 6-3,6-4,6-2
Söderling - Granollers 7-5,6-1,6-4
Belluci - Fischer 6-7(11/13),7-6(7/4),7-6(7/1),6-2
Chardy - Lacko 6-3,7-6(7/4),4-6,6-7(5/7),8-6
Fognini - Russell 3-6,5-7,7-5,7-6(8/6),6-3
Benneteau - Beck 3-6,6-2,4-6,7-6(7/5),6-3
Kamke - Seppi 3-6,6-2,6-3,6-4
Tsonga - Dolgopolov 6-4,6-4,6-7(5/7),5-7,10-8
Malisse - Reister 6-7(7/9),6-4,6-1,6-4


Isner a eu le dernier mot

Au terme d'un match-record long de 11h05 et 183 jeux disputés en 3 jours, John Isner a passé le 1er tour de Wimbledon, sur un score ahurissant de 70-68 dans le dernier set. L'Américain a réussi à claquer 112 aces et convertir son 2e break de ce match fou pour rejoindre Thiemo de Bakker au 2e tour.

John Isner (USA/N.23) bat Nicolas Mahut (FRA/Q) 6-4, 3-6, 6-7 (7/9), 7-6, (7/3), 70-68. Prochain adversaire: De Bakker

Le court N.18 pourrait bien porter le nom de John Isner. C'est l'hommage que pourrait rendre les organisateurs à cet Américain de 25 ans. Du haut de ses 2,06m, il a mis un point final à un match sans fin, le plus long jamais joué dans l'histoire de ce sport. Au terme de trois jours de compétition,11 heures de match, 183 jeux et une débauche d'énergie incroyable, l'Américain a finalement décroché sa qualification pour le 2e tour... sur son 2e break du match. Mahut a sauvé 4 balles de match dans le 5e set pour finalement céder sur la 5e occasion, lors du 138e jeu du 5e set et craqué après 11h05 très précises de match.

La partie, qui a battu tous les records de l'histoire du tennis, avait pourtant commencé mardi. Elle avait été interrompue une première fois par la nuit à deux sets partout, puis une deuxième fois mercredi à 59-59 d'un cinquième set surréaliste qui, à lui seul, a duré 7h06, soit 33 minutes de plus que le précédent match le plus long de l'histoire. Jeudi, les deux hommes sont encore restés plus d'une heure sur le court pour terminer sur un score final incroyable en faveur du 149e mondial, qui rencontrera le Néerlandais Thiemo De Bakker au deuxième tour vendredi.

Pour marquer le coup, une petite cérémonie a été organisée sur le court pour les deux joueurs et... l'arbitre. "Quand vous jouez un match comme ça, avec une atmosphère comme ça, on ne se sent pas réellement fatigué, a commenté Isner. Ce mec est un guerrier. Aujourd'hui quelqu'un devait perdre, avoir partagé ça avec lui est un honneur." Des paroles qui ne sont pas prêtes de consoler Mahut. "Là, c'est vraiment douloureux, mais ce furent trois jours tout simplement incroyables, a déclaré le Français. "John a servi de façon incroyable, c'est un champion, on a joué le plus grand match de tous les temps dans le meilleur endroit possible, c'était un honneur." Et Isner de conclure : "L'écho dans les vestiaires a été incroyable, j'ai eu droit à des tapes dans le dos, j'ai serré beaucoup de mains. Si je peux encore gagner un match? Bien sûr! Je vais tout faire pour être prêt. Mon adversaire ne sera pas frais non plus." Il faut dire de Thiemo De Bakker a remporté son 2e tour 16-14 au 5e set. Mais c'était mercredi.


Quelques réactions d'après-match :

Mohamed Lahyani, arbitre suédois du match Isner-Mahut : "C'est assez incroyable d'avoir été impliqué dans un match aussi extraordinaire. Je ne pense pas revoir un tel scénario de toute ma vie. Je n'ai pas ressenti de fatigue, j'étais pris par le match. Lorsqu'on est concentré comme ça, on oublie tout. Je voyage en classe éco, alors, rester assis pendant sept heures, ce n'est rien."

Jo-Wilfried Tsonga : "Ils devraient être membres à vie à Wimbledon après ça! C'est un truc de dingue. Plus personne ne pourra battre ça. Je suis triste pour Nico, c'est quelqu'un que j'apprécie beaucoup."

Maria Sharapova : "C'est incroyable ce qu'ils ont fait. Héroïque. Ils ont déclenché un buzz énorme dans le monde entier, ce qui est une bonne chose pour le tennis. Même les gens qui ne s'y intéressent pas ont eu vent de cette histoire. Si ça m'était arrivé, on aurait pu m'amener à l'hôpital. A un certain point, il faut avoir recours au tie-break. C'est trop éprouvant physiquement et mentalement."

Andy Murray : "Ceci n'arrivera plus jamais, à moins qu'ils se rencontrent à nouveau l'année prochaine (rires). Non, sérieusement, c'est impossible de revoir un jour un tel match. On a assisté à un moment inexplicable. Le plus étonnant c'est que j'ai vu Isner aujourd'hui dans le vestiaire avant le match. Et il avait l'air bien."


. STATISTIQUES du MATCH

La partie entre Isner et Mahut a fait tomber tous les records de longévité du tennis: match le plus long, set le plus long, plus grand nombre de jeux... et d'autres, comme le plus grand nombre d'aces dans un match, Isner en ayant servi 112, contre 103 à Mahut, record d'Ivo Karlovic (78) pulvérisé.

MAHUT / ISNER

Pourcentage 1re balles : 67% / 74%
Coups gagnants : 244 / 246
Fautes directes : 39 / 52
Aces : 103 / 112
Doubles fautes : 21 / 10
Balles de break converties/procurées : 1/3 / 2/14
Points gagnés au total : 502 / 478
Points gagnés sur service adverse : 117/501 / 104/510


. QUELQUES RECORDS BATTUS DANS CE MATCH :

A SAVOIR : 12 record ont été battus dans ce match[/b]

Record du match le plus long en temps : 11h05
Précédent : Roland Garros 2004 au 1er tour Fabrice Santoro bat Arnaud Clément, 6-4, 6-3, 6-7(5), 3-6, 16-14 en 6h33 sur 2 jours (4h39 et 1h54).

Record du match le plus long en jeux : 183 jeux
Précédent : Tournoi de Varsovie 1966 Roger Taylor bat Wieslaw Gasiorek 27-29, 31-29, 6-4, en 126 jeux.

Record du nombre d'aces dans un match : 112 pour Isner avant la 2e interruption. Mahut suit avec 103.
Précédent : Ivo Karlovic en match de Coupe David face au Tchèque face à Radek Stepanek en 2009 : 78

Record du set le plus long : 8h11 et 138 jeux (59-59) avant la 2e interruption
Précédents : en simple, 31-29 dans le 2e set d'un match entre Roger Taylor et Wieslaw Gasiorek 27-29, 31-29, 6-4
En double, 49-47 entre Dick Leach / Dick Dell et Len Schloss / Tom Mazu au tournoi de Newport en 1967.

Eurosport - S.P. avec AFP

[b]
Nadal également bousculé


Rafael Nadal, N.1 mondial, poursuit sa route en dominant le Néerlandais Robin Haase au 2e tour de Wimbledon après 5 sets 5-7, 6-2, 3-6, 6-0, 6-3. Sous les yeux de la Reine Elisabeth II, Andy Murray a obtenu son billet face au Finlandais Jarkko Nieminen (6-3, 6-4, 6-2). Robin Soderling a suivi.

Rafael Nadal (ESP/N.2) bat Robin Haase (PB) 5-7, 6-2, 2-6, 6-0, 6-3. Prochain adversaire: Petzschner
Philipp Petzschner (ALL/N.33) bat Lukasz Kubot (POL) 6-4, 3-6, 4-6, 6-3, 6-2


Les matches en cinq sets sont décidément à la mode cette année à Wimbledon et Rafael Nadal n'y a pas coupé jeudi face au Néerlandais Robin Haase pour atteindre le troisième tour. Après le retour de deux manches à zéro de Roger Federer lundi et une ribambelle d'autres marathons dans un tournoi plongé dans l'irrationnel par la partie Isner-Mahut, conclue 70-68 au cinquième set jeudi, c'était au tour du N.1 mondial d'expérimenter la chose face au 151e mondial.

Sans connaître la même frayeur que Federer, le Majorquin a dû batailler ferme (5-7, 6-2, 2-6, 6-0, 6-3) pour esquiver une tentative de crime de lèse-majesté qui aurait sans doute choqué la reine d'Angleterre si celle-ci n'avait pas, pour sa première visite depuis 1977, quitté le stade après la victoire d'Andy Murray sur Jarkko Nieminen en début d'après-midi. Longtemps inaccessible sur son service, Haase a été menaçant pendant trois sets. Mais même avec une manche d'avance, il était loin d'être arrivé car Nadal a fait des fins de match à rallonge sa chasse gardée, lui qui n'a perdu que trois de ses seize matches allant dans un cinquième set.

Vainqueur à Londres en 2008 et absent l'an dernier, il a fait honneur à sa réputation pour remporter son neuvième succès de suite à Wimbledon et fondre sur l'Allemand Philipp Petzschner. "Je savais que c'était un match dangereux et ça s'est confirmé, a-t-il commenté. Au premier set, je n'ai rien pu faire au retour et le troisième s'est envolé sur trois mauvais points de ma part. Sur gazon tous les matches sont serrés, surtout lorsqu'on joue contre un grand serveur comme lui. Je suis au troisième tour et ça suffit largement à mon bonheur."
eurosport.fr


PROGRAMME DE VENDREDI

Court Central (à partir de 13h00, 14h00 en France)

Justine Henin (BEL/n°17) - Nadia Petrova (RUS/n°12) : 13-2
Gaël Monfils (FRA/n°21) - Lleyton Hewitt (AUS/n°15) : 2-1
Roger Federer (SUI/n°1) - Arnaud Clément (FRA) : 7-3


Court 1 (à partir de 13h00, 14h00 en France)

Novak Djokovic (SER/n°3) - Albert Montanes (ESP/n°28) : 3-0
Alisa Kleybanova (RUS/n°26) - Venus Williams (USA/n°2) : 1-1
Philipp Kohlschreiber (ALL/n°29) - Andy Roddick (USA/n°5) : 1-2


Court 2 (à partir de 12h00, 13h00 en France)

Kim Clijsters (BEL/n°8) - Maria Kirilenko (RUS/n°27) : 2-0
Alona Bondarenko (UKR/n°28) - Jelena Jankovic (SER/n°4) : 1-10
Feliciano Lopez (ESP/n°22) - Jürgen Melzer (AUT/n°16) : 2-3


Court 5 (à partir de 12h00, 13h00 en France)

Thiemo De Bakker (HOL) - John Isner (USA/n°23) : 0-0
Tsvetana Pironkova (BUL) - Regina Kulikova (RUS) : 0-0
Florian Mayer (ALL) - Yen-Hsun Lu (TAI) : 0-0


Court 12 (à partir de 12h00, 13h00 en France)


Greta Arn (HON) - Marion Bartoli (FRA/n°11) : 0-0
Yanina Wickmayer (BEL/n°15) - Vera Zvonareva (RUS/n°21) : 0-1
Tomas Berdych (RTC/n°12) - Denis Istomin (OUZ) : 0-0


Court 18 (à partir de 12h00, 13h00 en France)

Mikhaïl Youzhny (RUS/n°13) - Paul-Henri Mathieu (FRA) : 5-1
Angelique Kerber (ALL) - Jarmila Groth (AUS) : 0-0
Victor Hanescu (ROU/n°31) - Daniel Brands (ALL) : 0-0
# 26/06/2010 à 01:08 Nico
RESULTATS DE VENDREDI

Mathieu - Youzhny 6-4,2-6,2-6,6-3,6-4
De Bakker - Isner 6-0,6-3,6-2

Brands - Hanescu 6-7(7/9),6-7(3/7),7-6(9/7),6-3,3-0
Djokovic - Montañés 6-1,6-4,6-4
Hewitt - Monfils 6-3,7-6(11/9),6-4
Lu - Mayer 6-4,6-4,2-1
Roddick - Kohlschreiber 7-5,6-7(5/7),6-3,6-3
Berdych - Istomin 6-7(1/7),7-6(7/5),6-7(8/10),6-3,6-4
Federer - Clément 6-2,6-4,6-2
Melzer - López 4-6,6-3,6-2,6-


Federer : "L'important, c'est de passer"


Roger Federer a exprimé ce qui ressemble fort à du soulagement, vendredi, après sa qualification pour le 4e tour à Wimbledon. Le Suisse espère maintenant "hausser son niveau de jeu".

Roger Federer (SUI, 1) bat Arnaud Clément (FRA) 6-2 6-4 6-2
Prochain adversaire : Melzer.
Jurgen Melzer (AUT, 16) bat Feliciano Lopez (ESP, 22) 4-6 6-3 6-2 6-4


FEDERER, PLUS AGRESSIF

Roger Federer va mieux. Il constate : "J'ai eu une première semaine difficile mais je suis content d'être toujours dans le tournoi et non devant ma télévision. Aujourd'hui, j'ai essayé d'être plus agressif au retour, j'ai bien servi quand il le fallait aussi. Et j'ai été solide du fond du court. "


FEDERER PHILOSOPHE

Le Suisse sait que les premières semaines de tournoi sont celles où l'essentiel consiste à éviter la défaite : "Honnêtement, c'était un match top après deux premiers tours difficiles. Je ne me rappelle plus comment j'ai joué l'année dernière. Bien sans doute. Mais je me rappelle à peine de mes trois premiers adversaires. Franchement, l'important c'est de passer. J'ai hâte maintenant d'augmenter mon niveau de jeu. "


FEDERER "ENTRE POTES"

Le prochain adversaire du N.2 mondial n'est pas un spécialiste du gazon mais ce n'est pas vraiment un inconnu : "Avec Jürgen (Melzer, son prochain adversaire, demi-finaliste à Roland-Garros), on se connaît depuis très longtemps. C'est un bon pote. On a joué le double ensemble à l'Orange Bowl en 1996 ou 1997. C'est marrant car on traîne souvent ensemble dans les vestiaires mais on ne s'est encore jamais rencontrés en match. Il sort d'un grand Roland-Garros, a grimpé au classement ATP. Mon job est d'enrayer un peu cette poussée."

Eurosport - Avec AFP


PROGRAMME DE SAMEDI

Court central - A partir de 13 heures (14 heures en France)

Serena Williams (USA/n°1) - Dominika Cibulkova (SLQ) : 0-0
Philipp Petzschner (ALL/n°33) - Rafael Nadal (ESP/n°2) : 0-2
Gilles Simon (FRA/n°26) - Andy Murray (ECO/n°4) : 1-3


Court n°1 - A partir de 13 heures (14 heures en France)


Robin Söderling (SUE/n°6) - Thomaz Bellucci (BRE/n°25) : 0-0
Barbora Zahlavova Strycova (RTC) - Maria Sharapova (RUS/n°16) : 0-1
Xavier Malisse (BEL) - Sam Querrey (USA/n°18) : 0-1


Court n°2 - A partir de 12 heures (13 heures en France)

Sara Errani (ITA/n°32) - Agnieszka Radwanska (POL/n°7) : 0-0
Caroline Wozniacki (DAN/n°3) - Anastasia Pavlyuchenkova (RUS/n°29) : 3-0
Tobias Kamke (ALL) - Jo-Wilfried Tsonga (FRA/n°10) : 0-0


Court n°5 - A partir de 12 heures (13 heures en France)

Un double femmes
Paul-Henri Mathieu (FRA) - Thiemo De Bakker (HOL) : 0-0


Court n°12 - A partir de 12 heures (13 heures en France)

Jérémy Chardy (FRA) - David Ferrer (ESP/n°9) : 1-3
Flavia Pennetta (ITA/n°10) - Klara Zakopalova (RTC) : 3-1
Alexandra Dulgheru (ROU/n°31) - Kaia Kanepi (EST) : 0-0


Court n°18 - A partir de 12 heures (13 heures en France)

Petra Kvitova (RTC) - Victoria Azarenka (BLR/n°14) : 0-2
Na Li (CHN/n°9) - Anastasia Rodionova (AUS) : 1-0
Fabio Fognini (ITA) - Julien Benneteau (FRA/n°32) : 0-0
# 26/06/2010 à 23:36 Nico
RESULTATS DE SAMEDI

Benneteau - Fognini 6-4,6-1,4-6,6-3
Söderling - Belluci 6-4,6-2,7-5
Ferrer - Chardy 7-5,6-3,4-6,3-6,7-5
Mathieu - de Bakker 7-6(7/5),7-6(8/6),6-7(8/10),6-4
Nadal - Petzschner 6-4,4-6,6-7(5/7),6-2,6-3
Tsonga - Kamke 6-1,6-4,7-6(7/1)
Querrey - Malisse 6-7(4/7),6-4,6-2,5-7,9-7
Murray - Simon 6-1,6-4,6-4


Nadal a vacillé


Rafael Nadal (n°2), mené deux manches à une par Philipp Petzschner (n°33), samedi au 3e tour, s'impose finalement en cinq sets (6-4, 4-6, 6-7 [5], 6-2, 6-3 en 3h45').

Décidément, ce Wimbledon 2010 n'est pas de tout repos pour les favoris. Après les entrées en matière plus que délicates de Roger Federer (n°1) et Novak Djokovic (n°3), Rafael Nadal, lauréat en 2008, s'est fait peur lui aussi. Déjà mené deux sets à un au 2e tour par Robin Haase, il a "remis ça" face au talentueux Philipp Petzschner, victorieux de Stéphane Robert et Lukasz Kubot, à chaque fois en cinq manches.

Efficace au service (89% de points gagnés derrière sa première balle), le Majorquin s'empare de l'engagement adverse, à sa cinquième occasion, pour virer en tête (6-4). Scénario inversé dans la deuxième manche où Petzschner, opportuniste, convertit son unique balle de break. Le début des ennuis pour Rafael Nadal, qui fait appel au kiné à la fin du troisième set pour des douleurs au bras gauche. Neutralisé par les revers chopés et les services surpuissants de l'Allemand (25 aces au total), le numéro 1 mondial, qui s'offre une balle de break dans le dixième jeu, cède finalement le tie-break sur un ace extérieur.


Le kiné pour les deux joueurs

Au quatrième set, l'Espagnol fait deux nouvelles "pauses kiné" pour sa cuisse et son genou droits cette fois. Les fantômes de ses anciennes - graves - blessures ressurgissent alors. Au courage et au mental, comme souvent, le neveu de Toni breake toutefois à 2-1 face à un adversaire manquant cruellement de lucidité. Et revient à hauteur sur une double faute (6-2).

Au changement de côté, le kiné fait son retour sur le Centre Court. Pour Petzschner cette fois, touché à la cuisse gauche. Après une première menace écartée (balle de break d'entrée), le calvaire continue pour Nadal, averti par l'arbitre pour coaching. Un incident qui a le don de l'énerver. Pas de quoi le détourner de son objectif, cependant. Comme souvent dans ce genre de situation, le favori reprend le dessus au meilleur moment sur un coup droit complètement "dévissé" (à 4-3). Avant de conclure sur un jeu blanc. S'il a vacillé, Rafael Nadal est toujours debout et retrouvera Paul-Henri Mathieu en huitièmes de finale. - Julien GIOVANELLA


REACTION

NADAL : «MON GENOU ME PREOCCUPE»

«Mon genou me préoccupe un peu. J'avais déjà un peu mal au tour précédent. Là, j'ai eu plus mal à partir du troisième set. Maintenant j'ai deux jours pour que ça s'atténue. Ce n'est pas quelque chose de nouveau. J'ai déjà eu ce problème en demi-finale de Miami contre Roddick, mais je n'ai rien dit parce que je ne voulais pas que ça passe pour une excuse. J'ai suivi un traitement entre Monte-Carlo et Rome qui a parfaitement fonctionné (pour le genou gauche). Je n'ai pas eu le temps de le faire pour le droit. C'est une grosse déception de ne pas jouer la Coupe Davis contre la France. J'ai parlé au président de la Fédération et au capitaine pour leur dire que (si je jouais la Coupe Davis) je n'arriverai jamais jusqu'à l'US Open.» (AFP)


Nadal renonce

Rafael Nadal a annoncé après sa victoire dans la douleur au troisième tour à Wimbledon qu'il renonçait à disputer le quart de finale de Coupe Davis contre la France. Le n°1 mondial a expliqué qu'il avait ressenti des douleurs à Miami contre Roddick puis à Monte-Carlo, qu'il a conscience qu'il n'a pas encore récupéré tous ses moyens et qu'il a donc choisi de faire soigner son genou droit après Wimbledon. L'Espagnol a expliqué qu'il voulait se concentrer avant tout sur l'US Open. «C'est une obligation. Je le regrette pour mes coéquipiers et pour Albert Costa (le capitaine). Je lui en ai parlé ainsi qu'à la Fédération et ils ont compris mes arguments.»

Il va donc subir un traitement identique à celui qui lui a permis de se débarrasser du même problème au genou gauche. «Mon genou me préoccupe un peu. J'avais déjà un peu mal au tour précédent. Là, j'ai eu plus mal à partir du troisième set. Maintenant j'ai deux jours pour que ça s'atténue. Ce n'est pas quelque chose de nouveau. J'ai déjà eu ce problème en demi-finale de Miami contre Roddick, mais je n'ai rien dit parce que je ne voulais pas que ça passe pour une excuse. J'ai suivi un traitement entre Monte-Carlo et Rome qui a parfaitement fonctionné (pour le genou gauche). Je n'ai pas eu le temps de le faire pour le droit. C'est une grosse déception de ne pas jouer la Coupe Davis contre la France. J'ai parlé au président de la Fédération et au capitaine pour leur dire que (si je jouais la Coupe Davis) je n'arriverai jamais jusqu'à l'US Open.»(Avec AFP)
# 27/06/2010 à 23:20 Nico
Söderling en rase campagne ?

Roger Federer bousculé, Rafael Nadal diminué, loin d'un haut de tableau miné, Robin Söderling est le nouvel épouvantail du tournoi. Après une semaine très mouvementée, une fois passée la jungle des premiers tours, Wimbledon accueille 16 joueurs dans sa clairière.


SÖDERLING L'EPOUVANTAIL

Robin Söderling débroussaille le bas de tableau de Wimbledon, et ça fait peur. Le Suédois fait dire à Brad Gilbert (qui prévoyait sur twitter de grosses surprises en début de tournoi, et qui n'a pas été loin d'avoir raison) : "Je n'ai vu personne frapper la balle plus fort et plus proprement que lui". Comme à Roland-Garros en 2009 et cette année, Söderling avance dans le tournoi en atomisant ses adversaires. Robby Ginepri, qui pensait revenir en forme, a été renvoyé chez lui (6-2, 6-2, 6-3) et deux terriens visiblement égarés, Marcel Granollers et Thomaz Bellucci n'ont pas fait le voyage pour rien (7-5, 6-1, 6-4 pour l'un, 6-4, 6-2, 7-5 pour l'autre). La rampe de lancement est d'ailleurs idéalement placée puis que c'est un autre joueur en délicatesse avec le gazon, David Ferrer qui se présente au prochain tour.

Robin a décidé de ne plus endosser l'habit de Robin des Bois moqueur qu'on lui avait prêté lors d'une confrontation rocambolesque avec Nadal à Wimbledon en 2007. Le Scandinave avait imité et énervé le Majorquin avant de perdre en cinq sets épuisants. Depuis que son compatriote et coach Magnus Norman l'a repris en main, il se contente de focaliser son énergie dans ses frappes puissantes.

Cela ne suffit pas à Wimbledon ? C'est vrai. C'est que Robin a autre chose dans sa raquette : un excellent service et un jeu d'approche près du filet parfait pour le gazon actuel, nous dirons "semi-rapide". Ses antécédents sur le tournoi parlent pour lui : Il n'a connu qu'une seule contre-perf, face à un bon Igor Andreev en 2005, sinon, ce sont des joueurs dont la réputation n'est pas usurpée : deux fois Roger Federer (2009, 2008), Nadal (2007), et Tim Henman (2006, 2003).


MURRAY ET LES FRANÇAIS A l'AFFÛT

Battre David Ferrer en huitièmes ne serait pas significatif, mais un passage obligé. Il faudrait ensuite revoir Rafael Nadal ou Paul-Henri Mathieu pour en savoir plus, en quart de finale. Dans ce bas de tableau, le Suédois est donc celui qui a fait la plus belle impression avec un tableau favorable. Dans un contexte autrement plus tendu, Andy Murray a pourtant réussi le même exploit de ne concéder aucun set face à Jan Hajek, Jarkko Nieminen et Gilles Simon. Mieux, il n'a pas perdu son service depuis le deuxième jeu de service du premier match ! Il connaîtra lui son premier baptême du feu face au serveur américain Sam Querrey, vainqueur du Queen's.

Dans ce bas de tableau se trouvent également trois Français. A noter qu'aucune autre nation n'a fait mieux (Etats-Unis et Espagne ont deux représentants chacun), ce qui n'est pas anecdotique après la traversée du désert de la Porte d'Auteuil en huitièmes de finale. Un Français sera en quart, Jo-Wilfried Tsonga ou Julien Benneteau, un autre, Mathieu, vise le plus grand exploit de sa carrière face à Nadal. Si on tient compte des paramètres style de jeu et condition physique : Tsonga semble le seul capable d'aller en demi-finale. C'est la 7e fois que JWT atteint les huitièmes d'un majeur, son service est bien en place... Porté par l'exploit inachevé de Nicolas Mahut, les Bleus sont dans une bonne dynamique.


HEWITT, DJOKOVIC ET RODDICK, LA GRANDE EXPLICATION

Gaël Monfils devra encore travailler pour retrouver son meilleur niveau mais sur gazon, personne ne s'attendait de toutes façons à le voir faire mieux face à un joueur qui refait parler de lui : Lleyton Hewitt. L'Australien, opéré de la hanche deux fois, n'a pas aussi bien joué depuis 2002, l'année de son sacre à... Wimbledon. Vainqueur de Federer à Halle, le tirage au sort lui a malheureusement mis deux énormes têtes de série dans les pieds. Lundi, il défiera le N.3 mondial, Novak Djokovic, moins fragile que prévu. Le remake d'un match passionnant en 2007 (victoire du Serbe 7-6, 7-6, 4-6, 7-6). Et si Hewitt passait, il devrait éventuellement rencontrer Andy Roddick (opposé au Taïwanais Lu en huitièmes) pour un autre remake, celui d'une défaite épique l'an passé. Peut-être le plus beau match du tournoi après Federer-Roddick.

Sur son trône sur pilotis de tête de série N.1, Federer observe avec perplexité son tableau. Jurgen Melzer est talentueux mais n'a pas le service idéal sur gazon, et Berdych et Brands n'y ont pas assez de références. Il n'a pas joué Melzer en douze ans de circuit alors qu'ils se connaissaient bien sur le circuit junior, il sait que Berdych joue top 10 voire top 5 en ce moment.
J.C


REACTIONS

Nadal : "Finir N.1 mondial"

Rafael Nadal souffre toujours de ces genoux. L'Espagnol, qui a lutté face à Philipp Petzschner samedi, a fait un petit bilan de santé d'abord, et des objectifs de la fin de saison. Après Wimbledon : rester N.1 mondial et gagner l'US Open. Ecoutez aussi Federer, Söderling, Murray et les Français.


UN GENOU SUR DEUX DOULOUREUX

Rafael Nadal est soucieux, il souffre toujours de tendinites : "Oui, je crains pour mon genou. Mais vous savez, cela arrive. J'ai déjà été soigné à Monte-Carlo. Je n'ai rien dit mais vous savez ce que c'est. J'avais déjà eu ce problème contre Andy Roddick à Miami. Mais je n'aime pas le dire après une défaite car cela ressemble à une excuse. Après Monaco, je n'ai pas joué à Barcelone pour me soigner à nouveau."

LE TRAITEMENT

Il revient sur le suivi médical qui lui a permis de faire le "Clay-Chelem" (quatre titres de suite sur terre battue) ce printemps : "Le genou droit allait mieux que le genou gauche, mais je sais que les deux genoux ne sont jamais à 100% en même temps. Sur terre battue et sur gazon, si les matches ne sont pas trop longs, ça peut tenir. Les soins faits entre Monte-Carlo et Rome ont été parfaits. Je n'avais plus de problèmes au genou droit, mais je n'ai fait le traitement qu'une seule fois et il faut le faire trois fois au total. La saison sur terre était mon objectif principal."

SON CALENDRIER

L'US Open et la place de N.1 mondial, ce sont les priorités : "Donc, c'est une grande déception de ne pas participer à la Coupe Davis en France après Wimbledon, j'étais très motivé. Mais j'ai parlé à mon capitaine (Albert Costa) et le président de la Fédération (José-Luis Escañuela) et je leur ai dit que je n'arrivais jamais à l'US Open à 100% (problèmes abdominaux il y a trois ans, très fatigué après les Jeux Olympiques). Je dois terminer mon traitement après Wimbledon. Mon objectif est de rester N.1 à la fin de l'année et cela ne va pas être facile. J'ai besoin d'être à 100%."

Dimanche, Nadal a déclaré après un séance d'entraînement : "Ce qui nous préoccupe actuellement, c'est le prochain adversaire (Mathieu) par le genou."


ILS ONT DIT EUX AUSSI :


Robin Söderling , suite à la remarque de Bjorn Borg qui a déclaré qu'il pouvait devenir N.1 mondial : "Je n'y ai pas vraiment pensé. Mais bien sûr, quand on est 6e mondial, on peut penser qu'on a une chance de devenir N.1. C'est terriblement difficile, surtout avec des joueurs comme Roger et Rafa. Mais si je continue à jouer de cette façon, sur une longue période, je pense que j'ai une chance".

Andy Murray à propos du service de Sam Querrey : "Contre ce genre de grands gabarits, il faut toujours les faire bouger. Le service de Sam est très bon, mais celui de John Isner est encore meilleur. C'est le meilleur coup possible du tennis."

Andy Roddick, s'adressant aux journalistes : "Roger dos au mur, la trilogie Isner-Mahut, la Reine et Rafa en cinq sets, si vous n'arrivez pas à trouver des histoires avec ça, vous pouvez changer de métier !"

Jo-Wilfried Tsonga : "Je n'ai pas eu à puiser dans mes réserves avant la deuxième semaine. Pour moi, ce n'est pas vraiment un nouveau tournoi qui commence, c'est plus dans la continuité."

Julien Benneteau : "C'est mon premier huitième de finale en Grand Chelem en dehors de Roland-Garros, c'est bien, surtout ici, dans le temple du tennis. Je n'avais encore jamais gagné autant de matches sur gazon avant d'arriver ici, ça aide"

Paul-Henri Mathieu : "Pour l'instant, ça va sur le plan physique, même si je suis très fatigué."

Un journaliste veut savoir ce que la Reine a dit à Roger Federer : "Elle m'a dit de faire plus de revers long de ligne (rires). Non, elle n'est pas allé dans les détails."

Eurosport - Trad par J.C. et AFP


PROGRAMME DE LUNDI

Court central - A partir de 13h (14h en France)


Roger Federer (SUI/n°1) - Jürgen Melzer (AUT/n°16) : 0-0
Serena Williams (USA/n°1) - Maria Sharapova (RUS/n°16) : 5-2
Sam Querrey (USA/n°18) - Andy Murray (ECO/n°4) : 0-3


Court n°1 - A partir de 13h (14h en France)

Kim Clijsters (BEL/n°8) - Justine Henin (BEL/n°17) : 12-10
Novak Djokovic (SER/n°3) - Lleyton Hewitt (AUS/n°15) : 3-1
Paul-Henri Mathieu (FRA) - Rafael Nadal (ESP/n°2) : 0-9


Court n°2 - A partir de 12h (13h en France)

Jarmila Groth (AUS) - Venus Williams (USA/n°2) : 0-0
Caroline Wozniacki (DAN/n°3) - Petra Kvitova (RTC) : 2-0
Yen-Hsun Lu (TAI) - Andy Roddick(USA/n°5) : 0-3


Court n°5 - A partir de 12h (13h en France)

Tsvetana Pironkova (BUL) - Marion Bartoli (FRA/n°11) : 0-3
Klara Zakopalova (RTC) - Kaia Kanepi (EST) : 0-1


Court n°12 - A partir de 12h (13h en France)

Vera Zvonareva (RUS/n°21) - Jelena Jankovic (SER/n°4) : 5-6
Julien Benneteau (FRA/n°32) - Jo-Wilfried Tsonga (FRA/n°10) : 3-3
Robin Söderling (SUE/n°6) - David Ferrer (ESP/n°9) : 5-2


Court n°18 - A partir de 12h (13h en France)


Na Li (CHN/n°9) - Agnieszka Radwanska (POL/n°7) : 1-2
Tomas Berdych (RTC/n°12) - Daniel Brands (ALL) : 0-0
# 28/06/2010 à 22:32 Nico
RESULTATS DE LUNDI

Djokovic - Hewitt 7-5,6-4,3-6,6-4
Lu - Roddick 4-6,7-6(7/3),7-6(7/4),6-7(5/7),9-7
Tsonga - Benneteau 6-1,6-4,3-6,6-1
Murray - Querrey 7-5,6-3,6-4
Söderling - Ferrer 6-2,5-7,6-2,3-6,7-5
Nadal - Mathieu 6-4,6-2,6-2
Federer - Melzer 6-3,6-2,6-3
Berdych - Brands 4-6,7-6(7/1),7-5,6-3


Nadal, main de fer

Tout simplement trop fort. Rafael Nadal n'a pas laissé l'ombre d'une chance à Paul-Henri Mathieu lors de son huitième de finale lundi. Le n°1 mondial s'est imposé en trois manches (6-4, 6-2, 6-2) et retrouvera donc le Suédois Robin Söderling pour un match qui s'annonce déjà explosif. Après une première manche assez équilbrée, l'Espagnol a pris la mesure de son adversaire et n'a plus jamais relâché son emprise sur le match. L'arrivée du kiné à 5-2 dans le deuxième set a sans doute enlevé les derniers doutes sur l'issue finale du match. Quand vous n'êtes pas à 100% face à Nadal...En ce qui concerne le genou droit de Rafa, pas beaucoup d'indication car il n'a pas eu à véritablement puiser dans ses réserves et que c'est lui qui a fait courir son adversaire et pas l'inverse.


Comme on se retouve

Le Tricolore a ainsi encaissé sa dixième défaite en autant de confrontations avec Nadal avec toujours la même impression qu'il peut le bousculer par séquences mais jamais suffisamment pour le faire tomber. Encore une fois lundi Nadal a contré les coups droits puissants de PHM, encore une fois il a tenu le bras de fer du fond et manoeuvré le Français jusqu'à ce que ce dernier parte à la faute. Comme s'il avait un coup d'avance à chaque fois. Agresser le Majorquin, le déborder est une chose mais tenir le défi physique imposé dans ce cas en est une autre. L'équation reste donc encore insoluble pour Mathieu.

Elle devrait l'être moins pour Söderling, dont la puissance de feu va être un défi de taille à relever pour le n°1 mondial. Il lui faudra sans doute en mettre un peu plus au service et surtout gommer quelques fautes directes ici et là. Sur une surface aussi rapide, la tâche de l'Espagnol s'annonce redoutable mais les cinq sets disputés aujourd'hui par le Suédois face à Ferrer pourraient jouer en sa faveur. Nul doute en revanche que Söderling attendra de pied ferme son bourreau de la Porte d'Auteuil. L'arène a changé de couleur et ce n'est pas un détail. - C.B.


Federer : "Je ne joue pas de mauvais tours"


Roger Federer ne veut pas intimider ses adversaires sur le central de Wimbledon. Pour le tenant du titre, déjà sacré six fois par le All England Club, c'est le jeu qui fait la différence. Et jouer un ami comme Jürgen Melzer ne change pas la donne. Federer se sent bien en ce début de seconde semaine.

Appréciez-vous ce "Super Monday" où tous les huitièmes de finalistes sont réunis ?

ROGER FEDERER: Oui, c'est bien d'être en seconde semaine. Ensuite, c'est bien pour les fans. Je dis toujours que pour les fans, ce sont les quarts ou les huitièmes les meilleurs jours, avec des grands noms et de nombreux matches sur les grands courts et les autres, et les juniors jouent toujours...

Comment vous êtes-vous senti ce lundi ?

ROGER FEDERER: J'ai bien joué. Agressif depuis le départ, ce qui, à mon avis, a été décisif parce que je savais que Melzer allait prendre sa chance pour venir au filet.

Est-ce que cela vous fait de la peine de sortir Melzer de la sorte, aussi sèchement, alors qu'il est un ami.

ROGER FEDERER: Non, c'est le tennis. Ce n'est pas plus que cela. Il m'a même dit à la fin du match qu'il espérait ne pas devoir attendre 10 ans avant de me rejouer ! Il est comme ça. C'est fabuleux de jouer sur le central et il sait que n'importe où dans le monde il a plus de chances de me jouer sur un court central. Je pense que nos jeux vont bien ensemble. Je pense que cela peut donner un bonne opposition de style si nous jouons bien ensemble et plus souvent.

Est-ce que vous sentez que vous pouvez intimider vos adversaires sur le central ?

ROGER FEDERER: Je ne suis pas comme ça. Je ne joue pas ce genre de mauvais tours. Je ne sais même pas comment faire. Je connais trop bien Jürgen pour lui jouer un tour comme ça. J'ai toujours dit, quand vous n'êtes pas assez bon et que vous usez de ce genre de choses, vous avez toujours des problèmes. Je dis toujours : essaie de donner le meilleur et ça suffit. Sinon, il faut aller s'entraîner.

Aucun problème physique à noter ? On vous a vu vous strapper la cuisse l'autre jour ?

ROGER FEDERER: Oui, c'était après mon premier match. Ma cuisse était un peu douloureuse, ce qui était déjà le cas à Halle. Mais honnêtement, je n'ai plus aucun problème maintenant.

En quoi les conditions de jeu, plus chaud et sec, affectent le jeu ?

ROGER FEDERER: Mais il ne fait pas chaud. Peut-être en Angleterre ou la Suisse, mais nous sommes habitués à jouer sous 35 ou 40 degrés. La balle traverse peut-être un peu mieux l'air. Ce qui est important c'est que la seconde semaine, il y a moins d'herbe. Cela devient un peu plus comme un court en dur. On a plus d'adhérence.

En quoi les courts plus lents et les balles de tennis plus lourdes ont-ils contribué au délcin du "service-volée" ?

ROGER FEDERER: C'est difficile à dire. Je me souviens d'une discussion avec Wayne Ferreire avec qui je jouais en double en 2001. Il me disait qu'il faisait service-volée sur toutes ses premières et une fois sur deux sur seconde au début de sa carrière, puis uniquement une fois sur deux sur seconde à la fin. Est-ce que les joueurs sont devenus incroyables en retour ou est-ce que c'est une combinaison avec l'évolution des courts et des balles ? Je pense que c'est une combinaison. Et nous n'avons plus d'aussi bon volleyeurs. C'est dommage car j'adore les joueurs qui montent, comme Melzer aujourd'hui qui a fait parfois service-volée. Tout est devenu si lent. Gazon, indoors... Dieu merci, j'ai pu jouer à cette époque, celle des joueurs qui pratiquaient le "chip and charge". On avait la pression en permanence contre ces joueurs là. On n'a plus ce genre de sensation.

Que pensez-vous de l'arbitrage électronique après ce qu'il s'est passé au Mondial dimanche ?

ROGER FEDERER: Il faut faire attention. D'ailleurs, à la tête de la FIFA, ce n'est pas un Suisse par hasard (sourires) ? Nous avons au tennis ce que nous appelons un arbitrage électronique sur les lignes. Nous n'en n'avons pas besoin et nous le savons. Ils en ont besoin et ils ne l'ont pas. C'est un choix à faire au sommet. C'est difficile pour moi de suivre le foot parce qu'il y a tellement d'erreurs d'arbitrage. Je ne rejette pas la faute sur eux. Mais c'est frustrant en tant que fan.
Eurosport - Traduit par J.C.
# 29/06/2010 à 22:47 Nico
PROGRAMME DE MERCREDI

Court central


Roger Federer (SUI/n°1) - Tomas Berdych (RTC/n°12) : 8-2
Jo-Wilfried Tsonga (FRA/n°10) - Andy Murray (GBR/n°4) : 1-2


Court n°1

Novak Djokovic (SER/n°3) - Lu Yen-Hsun (TPE) : 0-0
Robin Soderling (SUE/n°6) - Rafael Nadal (ESP/n°2) : 2-4
# 30/06/2010 à 23:57 Nico
RESULTATS DE MERCREDI

Berdych - Federer 6-4,3-6,6-1,6-4

Djokovic - Lu 6-3,6-2,6-2

Murray - Tsonga 6-7(5/7),7-6(7/5),6-2,6-2

Nadal - Söderling 3-6,6-3,7-6(7/4),6-1


Nadal en deux temps

Malgré un début de match difficile, Rafael Nadal se reprend bien et sort (3-6, 6-3, 7-6 [4], 6-1 en 2h43') Robin Söderling pour se qualifier pour les demi-finales.

Quand Roger Federer quitte le Centre Court la tête basse, Rafael Nadal présente le même profil sur le court n°1. En vingt minutes, il se retrouve mené 5-0 par Robin Söderling. Le Suédois déclenche ses grandes frappes et l'Espagnol propose son mauvais profil. Mais le saut d'eau glacée le réveille brutalement et il débreake à 5-1. Anodin pour certains, pas pour lui. C'est déjà un signe...

Quand il sauve une balle de break d'entrée de deuxième set. C'est plus qu'un signe. Une alarme. « C'était un moment très important pour moi. S'il faisait le break dans ce premier jeu du deuxième set, cela aurait difficile à accepter pour moi, avoue le numéro 1 mondial. Quand j'ai sauvé ce point, les choses ont changé. J'ai commencé à mieux jouer et il a commencé à commettre plus de fautes parce qu'il n'en faisait vraiment pas beaucoup au début. » Et le Majorquin réalise le break sur le jeu suivant. Il est dans le match et le Suédois doit produire pendant trois heures le même niveau de jeu qu'au premier set. Pas simple ! Alors le 6e mondial force, commence à s'user et à commettre de plus en plus de fautes directes (35 au total). Au tour précédent, il s'en est sorti sur le fil contre David Ferrer, un Nadal avec moins d'armes.


Nadal se bonifie avec le temps

Plus le temps passe, plus le match bascule pour le Majorquin, toujours aussi solide sur sa ligne et agressif sur les secondes balles adverses. « La différence s'est faite aux retours. Il a relancé un peu mieux que moi. J'étais un peu frustré de ne pas mettre mes retours dans le court, déplore Robin Söderling. Bien sûr, il sert bien, mais ce n'est pas le meilleur serveur du circuit et je devait mettre plus de retours dans le court. » Quand le kiné arrive pour soigner des ampoules au pied gauche du Suédois à un set partout 5-4 pour Nadal (service à suivre), la situation apparaît alarmante. Mais les cinq minutes de pause agissent sur la concentration du numéro 1 mondial qui cède sa mise en jeu en commettant deux doubles fautes.

En champion, il se reprend vite au tie-break et met la pression sur le finaliste de Roland-Garros pour s'échapper définitivement. Les attitudes ne trompent pas. Rafael Nadal serre le poing, Robin Söderling se prend la tête. Sur un dernier coup droit gagnant, le vainqueur 2008 enregistre sa quatrième demi-finale à Wimbledon. Comme toujours, il a serré les dents et laissé passer l'orage. S.D.


Berdych terrasse Federer

Sur la corde raide depuis le début de la quinzaine, Roger Federer a fini par craquer (6-4, 3-6, 6-1, 6-4) face à la solidité de Tomas Berdych. En demi-finales, le Tchèque affrontera Novak Djokovic.

Quand Roger Federer perd en quart de finale à Roland-Garros, c'est un (petit) tremblement de terre. Quand Roger Federer perd (6-4, 3-6, 6-1, 6-4 en 2h35') en quart de finale à Wimbledon contre Tomas Berdych, c'est un cataclysme ! Depuis 2003, le Suisse réserve tous ses premiers dimanches de juillet pour la finale de son tournoi fétiche. Ce mercredi 30 juin 2010, il laisse son jardin en jachère et le Tchèque investit le lieu sans complexe. Et lundi prochain, il tombe à la 3e place du classement mondial. Une première depuis 2003.

Au pays de Sherlock Holmes, il faut donc chercher les indices pour analyser le crime parfait de lèse-majesté réalisé par le 13e mondial. Contre Alejandro Falla au premier tour, le sextuple vainqueur de Wimbledon a déjà laissé des traces en sauvant sa tête sur le fil de la tension colombienne. Après sa victoire contre Jürgen Melzer, il a évoqué une douleur à la jambe survenue à Halle, mais il a tout de suite écarté l'excuse. Non, il n'a plus mal. Mais oui, il est fébrile, serait-on tenté d'ajouter... Finalement, il faut attendre le témoignage de la victime en conférence de presse pour voir une partie de la réponse : « Je ne pouvais pas jouer comme je le souhaitais. Je souffre un peu du dos et de la jambe. C'est frustrant. »


Berdych solide, Federer fébrile

Même dans son jardin, il ne possède plus l'emprise psychologique d'antan sur ses adversaires. Et cette situation est décuplée face à un joueur du calibre de Tomas Berdych. Le Tchèque ne craint rien ni personne. Et il a bien raison. Depuis le début de la saison, il montre plus de constance et sa tête suit son potentiel. Il a déjà battu à deux reprises Roger Federer, il sait qu'il peut le refaire. Même sur gazon. Car le numéro 2 mondial a montré des failles. Une première depuis ses sept glorieuses à Londres. Avec ses gênes à la cuisse et au dos, il joue moins juste et bouge moins bien : « Quand tu as mal, c'est une combinaison de plusieurs choses. Tu n'es pas aussi à l'aise et tu ne peux pas te concentrer sur chaque point parce que tu sens parfois la douleur. Tu as tendance à jouer différemment. »

Sur les points importants, il ne montre plus le flegme habituel (1 balle de break convertie sur 8). Et la manière laisse songeur à l'image de ses deux retours ratés sur des deuxièmes balles à 5-2 au deuxième set et surtout à 5-4 dans la quatrième manche. Le Suisse a même semblé tributaire du jeu adverse. Tomas Berdych a dicté le jeu et la partie a fluctué au gré de sa première balle. Avec sa qualité de frappe et de relance exceptionnelle, le Tchèque a bousculé Roger Federer pour décrocher sa première demi-finale à Wimbledon. Elémentaire, mon cher Watson ? Non, seul un champion peut réussir à "tuer" le mythe, ovationné à sa sortie du Centre Court. Tomas Berdych a bien grandi.
S.D


Djokovic croque Lu

Simplement trop fort. Novak Djokovic se signe et jubile. En 1h51', le Serbe a largement dominé (6-3, 6-2, 6-2) Lu Yen-Hsun, tombeur d'Andy Roddick au tour précédent. Le 3e mondial a étouffé son adversaire en élevant la cadence et en dictant le jeu. Le Taïwanais n'a jamais pu s'exprimer et a été transformé en essuie-glace. Courageux, il a essayé toutes les options. En fond de court, il a subi la puissance adverse. A la volée, il a vu défiler les passings. Sur les services de Novak Djokovic, il n'a pas vu la moindre opportunité.

Pour égaler sa meilleure performance à Wimbledon avec une demi-finale, le Serbe a sorti les grands moyens. Son service, sur courant alternatif ces derniers temps, a retrouvé de sa superbe. Pour conclure les trois sets, il a même déclenché la boîte à aces. Très solide sur sa ligne, il n'a jamais reculé pour proposer des droite-gauche fulgurants à son adversaire. Sur les secondes balles de Lu Yen-Hsun, il a prouvé une nouvelle fois la qualité de son retour.

Dans le box, tout son clan peut s'extasier. L'enfant prodigue monte en puissance. Au bord du précipice au premier tour contre Olivier Rochus, le 3e mondial a réussi à passer la vitesse supérieure et sa confiance se retrouve à son acmé avant d'affronter Tomas Berdych.


Tsonga a craqué

Le combat entre Andy Murray et Jo-Wilfried Tsonga a duré deux sets et deux heures. Puis l'Ecossais a poursuivi seul pour s'imposer (6-7 [5], 7-6 [5], 6-2, 6-2 en 2h49') et rejoindre Rafael Nadal en demi-finales.

Sur la face A du vinyle, Jo-Wilfried Tsonga joue du hard-rock. Dans sa raquette, on entend la même musique qu'en Australie en 2008. Il frappe fort, prend sa chance sur chaque balle courte d'Andy Murray et n'hésite pas à venir conclure au filet (80 montées dans le match, 55% de réussite). Quand il remporte le premier set sur un enchaînement service-volée amortie gagnante. Le refrain austral souffle sur le Centre Court.

La musique l'enivre et il se déconcentre pour céder son service à 1-0 dans la deuxième manche. Mais ce n'est qu'une alerte et sa puissance, bien aidée par des fautes de l'Ecossais, sonne le clairon à 3-1. Jo-Wilfried Tsonga joue bien, même très bien. Il s'appuie sur son excellent service (14 aces, 65% de premières balles) et propose des décalages de coup droit tonitruants. Comme au bon vieux temps. Comme au premier set.


Tsonga à deux faces

Jusqu'à cinq points à quatre, service à suivre, au tie-break du deuxième set, tout va bien. Puis une volée amortie de revers reste dans le filet. Elle trotte dans la tête du Français. Elle insinue le doute qui se traduit par un mauvais jugement. A cinq points partout, Jo-Wilfried Tsonga sert une excellente première balle et suit au filet. Une belle volée de coup droit se présente, il choisit de laisser passer le retour de revers d'Andy Murray qui atterrit... devant la ligne de fond. Le match vient de basculer et un dernier retour de revers sur une seconde balle déclenche la joie de la foule.

Sur la face B du vinyle, Jo-Wilfried Tsonga joue une lente mélopée aux accents traînants. Après dix minutes de combat, il cède son engagement à 1-1. Il ne revoit plus Andy Murray. Visiblement affaibli physiquement et en difficulté sur ses appuis en raison d'une douleur au genou, le protégé d'Eric Winogradsky décline et traîne sa peine pendant trois quarts d'heure. Sur un énorme coup droit gagnant, le Britannique se libère, délivre son peuple et soulage même son adversaire.
S.D


REACTIONS

MURRAY : «ATTENDRE QUE L'ORAGE PASSE»

«Les deux premiers sets ont été très serrés. Il a frappé des coups énormes et ne m'a donné aucun rythme. C'est difficile de savoir comment jouer contre quelqu'un qui cherche systématiquement le coup gagnant. Je n'ai pas été surpris par son niveau de jeu. Je le connais depuis longtemps et je sais qu'il peut jouer un tennis incroyable. J'ai dû m'accrocher et attendre que l'orage passe. Avoir gagné le deuxième set m'a fait beaucoup de bien. Il m'a dit que ce serait un plaisir de me voir gagner le tournoi. C'est sympa d'entendre ça d'un autre joueur. Il est au top depuis un moment, il sait à quel point c'est dur d'aller jusqu'au bout. Je ne sais pas si la défaite de Federer augmente mes propres chances. Berdych est un grand joueur et quand il évolue à son meilleur niveau il peut battre tout le monde. Il m'a battu à Roland-Garros il y a trois semaines et ça ne ressemble plus à un si mauvais résultat aujourd'hui. Je joue le n°1 mondial au prochain tour, ce serait stupide d'envisager dès à présent de possibles retrouvailles avec Berdych.» (AFP)


Tsonga : «Ca restera positif»

Au-delà de la déception liée à la défaite contre Andy Murray, Jo-Wilfried Tsonga estime avoir retrouvé un excellent niveau : «A chaque fois que je fais service-volée, j'ai l'impression de faire de bons matches.»

«Jo-Wilfried Tsonga, que reste-t-il de cette défaite ?

Que j'ai joué à un niveau de jeu que je n'ai pas atteint depuis un bon moment. Je ne me rappelle plus depuis quand j'ai joué aussi bien que lors des deux premiers sets, peut-être contre Radek (Stepanek) en Coupe Davis (en mars 2009). Franchement, ça fait plaisir. Parfois, je me disais que j'avais perdu le truc. Aujourd'hui, c'est revenu et je suis bien content. Je me posais pas mal de questions sur ce qu'il fallait faire pour continuer à progresser. Et il se trouve que dans ce tournoi, j'ai fait des choses qui m'ont plu.

Cela efface-t-il la déception de la défaite ?

Je ne vais pas vous mentir, je perds toutes les semaines, je suis déçu d'avoir perdu, j'aurais préféré gagner. Maintenant voilà, il faut repartir de l'avant, ne pas laisser la frustration et le doute s'installer, ça ne sert à rien. Ce n'est pas non plus mon plus mauvais résultat à Wimbledon, c'est meilleur que les autres années, ça restera positif.

Vous aviez prévu de faire autant de service-volée ?

Non même pas, c'était au feeling, ma tactique était de l'agresser mais pas forcément à la volée. Mais c'est dans cette voie que mon jeu s'exprime le mieux, il faut que je continue dans cette voie. A chaque fois que je fais service-volée, j'ai l'impression de faire de bons matches.

Qu'est-ce qu'il se passe sur le retour que vous laissez passer à 5-5 ?

C'est un jugement comme on en fait des centaines par match. Il frappe la balle un peu en slice, elle est haute, je me dis qu'elle sort et au dernier moment, elle retombe dans le terrain. C'est dommage c'est clair, mais ce n'est pas la première et la dernière fois qu'il se passe des trucs comme ça.

Vous y avez pensé au troisième set ?

Ca te met forcément un petit coup sur la casquette et l'autre en face est d'autant plus en confiance. Derrière, je débute mal le troisième set et voilà. Au début du quatrième, ça commence à être dur, d'autant que lui était bien encore.

Sur la fin de match, vous avez semblé fatigué ?

Un peu touché, je ne vais pas dire le contraire. Cela faisait longtemps que je n'avais pas fait service-volée.

Pas de blessure ?

J'ai un peu mal au genou depuis quelques jours, je vais voir à Paris ce qu'il en est. Des fois, on a des douleurs et au bout de trois jours ça passe. On a l'habitude de faire avec. Moi, sinon je ne joue jamais, car j'ai toujours mal quelque part ! D'ailleurs, je me suis fait un hématome au pouce contre Bennet' (Benneteau, au tour précédent). Je me suis cogné la raquette dessus.

Que pensez-vous du niveau de jeu de Murray?

J'espère que ce sera lui. Après la balle de match, je lui ai dit : "Fais-moi plaisir, va jusqu'où bout". J'espère qu'il va gagner, c'est un bon joueur, vraiment fort, et je sais qu'il n'est jamais facile de jouer devant son public.» (AFP)



FEDERER : «C'EST FRUSTRANT»

«J'ai des petits problèmes à la jambe et au dos. Ce n'est pas une blessure, ce sont des douleurs, quelque chose de désagréable. Ca ne m'a pas permis de jouer comme je l'aurais voulu. C'est frustrant. Je ne me sens pas bien depuis les deux ou trois derniers matches. La jambe, c'est depuis Halle. Depuis, ça n'a jamais vraiment disparu. J'ai une raideur dans le dos depuis cinq ou six jours, et aussi en finale à Halle. Je n'étais pas mal au point de vouloir en finir le plus vite possible. C'est seulement inconfortable. On ne peut pas jouer librement. Et quand on ne peut pas jouer librement, c'est le genre de performance qu'on obtient. Etant donné les circonstances, je crois que j'ai joué un match correct. Il est allé chercher la victoire. Je n'ai pas été assez bon en défense et je n'ai pas sorti les bons coups quand il fallait. Lui, il a été bon quand il le fallait. Chaque fois qu'il a eu des occasions, il a su les saisir. Je suis déjà impatient de revenir à Paris et à Londres l'année prochaine. Je vais prendre un peu de repos, deux semaines de vacances, et attaquer de nouveau en Amérique du Nord.» (AFP)


BERDYCH : «IL ETAIT A 100%»

«Je ne sais pas s'il est en train de se chercher des excuses après le match. Je pense qu'il était prêt à 100%. Il n'y a pas beaucoup d'autres tournois qu'on peut comparer à celui-là. Battre le sextuple champion sur le court central, on ne peut pas trouver mieux. Je n'avais pas de tactique préétablie. Ce qui est important pour moi, c'est de bien servir et de jouer agressif.»(AFP)


NADAL : «DES CONDITIONS PARFAITES»

«Au début, il a très bien joué, très long, avec beaucoup de coups gagnants. Tout a changé au début du deuxième set. C'est un rêve d'être à nouveau en demi-finale. Je suis très heureux de mon jeu. Je sais que j'ai un match difficile contre Murray. J'essaierai de jouer agressif et de bien servir, comme tous les jours. Ici le public est très respectueux de tous les joueurs, et je ne crois pas que ça changera avec moi. Le court est sec, il y a beaucoup de terre derrière la ligne, les conditions sont parfaites pour moi.» (AFP)
# 01/07/2010 à 23:50 Nico
Le choc des idoles

L'idole des jeunes, Rafael Nadal, affronte l'idole des Britanniques, Andy Murray, en demi-finales. Cette 11e confrontation peut tourner autour de la tête de l'Ecossais et des genoux de l'Espagnol.

Comme les cigales dans le midi, les tabloïds anglais se déchaînent l'été quand le gazon apparaît. Ils sifflent, ils persiflent et Andy Murray joue. Pendant quinze jours, le Britannique peut employer une tactique payante : les boules Quiès et les oeillères... Avant d'affronter Rafael Nadal en demi-finale, la Murray-mania bat son plein et ce choc des idoles pourrait tourner autour de la tête de l'Ecossais et des genoux de l'Espagnol. Les fans britanniques de tennis attendent depuis trois générations le successeur de Fred Perry. Depuis 1936, ils se demandent si c'est la bonne année. «Je suis à six sets du titre, mais je dois battre le numéro 1 mondial pour atteindre la finale», tempère le 4e mondial sosu haute pression tous les ans à Londres.

Alors le grand-père, le père, le fils voire le petit-fils scrutent le Andy avec un microscope ultra-puissant pour sa 11e confrontation avec Rafa (7-3 pour le n°1). Et ils ont tous la solution pour battre Rafael Nadal. The Guardian donne cinq conseils à son protégé pour vaincre l'Espagnol : «être agressif, bien servir, agresser Nadal sur sa deuxième balle, ne pas avoir peur d'attaquer Nadal sur son coup droit et user Nadal». T'as bien compris, Andy ? Que des points gagnants, Andy, et c'est dans la poche. Plus sérieusement, cette agressivité demeure une des clés de cette demi-finale.


Les genoux de Rafa, la tête d'Andy

A de multiples reprises, l'Ecossais a déçu par excès d'attentisme. Excellent défenseur, il a tendance à oublier d'attaquer et à subir. L'an dernier, Andy Roddick lui a soufflé la place par manque d'audace. Cette année, il apparaît très solide et son match contre Rafael Nadal en quart de finale de l'Open d'Australie peut lui donner des idées. Au-delà de l'abandon à (6-3, 7-6 [2], 3-0) du Majorquin, il faut se souvenir de l'intensité de la rencontre. Jamais Andy Murray ne s'est montré aussi inventif et offensif avec des service-volée et une qualité de premières balles impressionnante.

Pour déstabiliser le numéro 1 mondial et appliquer une stratégie plus agressive, son service s'avère capital. Mais la réciproque est vraie à une différence près. Rafael Nadal qui reste sur douze victoires d'affilée à Wimbledon, n'a jamais manqué d'audace. Il a toujours osé et l'effet de son lift se régale des jours qui passent sur le gazon londonien. Plus l'herbe disparaît, plus le danger apparaît pour ses adversaires. «Il y a beaucoup de terre sur la ligne de fond, explique en souriant le vainqueur de l'édition 2008. Tu peux bien bouger. Les conditions sont parfaites.» Si les conditions sont parfaites, cette perfection s'applique-t-elle à son corps ? Il le dit. Depuis deux matches, il le montre. Mais ce n'est pas encore une preuve.
S.D.


PROGRAMME DE VENDREDI

Court central - A partir de 13 heures (14 heures en France)

Tomas Berdych (RTC/n°12) - Novak Djokovic (SER/n°3) : 0-2

Andy Murray (GBR/n°4) - Rafael Nadal (ESP/n°2) : 3-7
# 03/07/2010 à 01:10 Nico
RESULTATS DE VENDREDI

Nadal, l'homme fort

Après une nouvelle démonstration de force, Rafael Nadal domine (6-3, 7-6, 6-4) Andy Murray et rejoint Tomas Berdych pour sa quatrième finale à Wimbledon.

Qu'est-ce que l'intensité ? Facile, ouvrez un dictionnaire : « degré d'activité, de force ou de puissance ». Plus simple et plus concret, regardez jouer Rafael Nadal. Le Majorquin personnifie à merveille l'intensité et Andy Murray l'a encore appris à ses dépens avec une défaite (6-3, 7-6 [6], 6-4 en 2h22'). Plus le tournoi avance, plus le Majorquin apparaît indestructible. Le Britannique devait casser un mur, mais il a encore oublié le marteau-piqueur.

Dans les tribunes avec son fils, David Beckham connaît l'importance de ne pas louper le cadre quand une occasion se présente. Son ami Andy le sait, mais son bras se tend lors des points importants. L'Ecossais joue plutôt bien dans l'ensemble, mais l'Espagnol joue toujours très bien sur les points clés (1/3 sur les balles de break pour Murray, 3/4 pour Nadal). Véritable formule 1 sur le court, il étouffe son adversaire physiquement. Véritable combattant, il pollue l'esprit du 4e mondial par son mental hors du commun. Il ne lâche rien. Jamais. Et ce message trotte dans la tête de ses adversaires. Comme une guêpe, il pique au moindre danger.


Nadal, roi des moments importants

Au premier set, il saisit sa seule occasion à 5-4. Au deuxième set, le tie-break est un modèle d'abnégation. N'importe quel joueur aurait été assailli par les regrets après avoir commis une double faute à cinq points partout. Rafael Nadal n'est pas n'importe qui. Il tourne la page immédiatement avec une attaque de coup droit et une belle volée de revers amortie pour sauver une balle de set sur le service du Britannique. Cela s'appelle jouer point par point... Et la chance le "récompense" avec un passing qui touche la bande et surprend Andy Murray. Cette gestion parfaite des points importants prend racine dans la confiance accumulée. «Tous les matches gagnés sur terre battue, notamment Roland-Garros, m'ont donné beaucoup de confiance pour aborder ces points importants», explique Rafa à sa sortie du court.

L'intensité, c'est aussi une question de dosage. Après l'adrénaline du tie-break, il se déconcentre et cède son service. Andy Murray tient jusqu'à 4-2. Le numéro 1 mondial ressert alors son étreinte, aligne quatre jeux d'affilée et démontre aussi son intelligence de jeu. Avec son coup droit, il fait mal. Avec son revers slicé, il torture le coup droit de l'Ecossais. Avec son service, il cherche l'efficacité. Il ne donne pas une balle identique à frapper, il use son adversaire et n'hésite pas à venir conclure au filet (23 points gagnants sur 26 montées). Après sa victoire, il peut s'écrouler sur la terre, non pardon sur le reste de gazon du Centre court. Décompressée après une telle intensité, c'est une juste récompense. -
S.D.


Berdych, grande première

Très solide, Tomas Berdych se qualifie (6-3, 7-6 [9], 6-3) pour sa première finale du Grand Chelem aux dépens du Serbe Novak Djokovic.

«Dans la mentalité tchèque, nous avons besoin de plus de temps pour être bon.» Tomas Krupa, l'entraîneur de Tomas Berdych (n°12), ne se trompe pas. Il connaît bien l'histoire de son pays et de son élève, qualifié pour sa première finale de Grand Chelem après sa victoire (6-3, 7-6 [9], 6-3) contre Novak Djokovic (n°3). En République tchèque, Ivan Lendl est la référence et le modèle a attendu ses 24 ans pour décrocher son premier titre du Grand Chelem à Roland-Garros en 1984. C'est l'âge de Tomas Berdych.

Est-ce l'âge de raison ? Tout le prouve. « Ce n'est pas seulement depuis deux semaines», ajoute son coach. Depuis le début de l'année, le 13e mondial montre sa solidité. Son talent, tout le monde le connaissait. Sa constance, c'est une nouveauté. Et sa victoire contre Novak Djokovic l'illustre. Après son exploit contre Roger Federer, le Tchèque confirme et c'est toujours le plus difficile. La manière allie le talent et la régularité. Dans tous les compartiments, Tomas Berdych dépasse Novak Djokovic. Plus puissant et plus complet, il enfonce le Serbe.


Berdych, plus puissant et plus complet


Le futur numéro 2 mondial peut nourrir un regret. Un seul, symbolisé par le deuxième set. C'est l'unique moment de fébrilité du Tchèque. A 6-5, Tomas Berdych tremble sur son service et le perd. Au tie-break, il mène six points à deux avant de sauver deux balles de set. Il faut une double faute de Novak Djokovic pour lui permettre de souffler. L'orage qui plane dans le ciel londonien vient de passer. Le 13e mondial retrouve son calme et sa cadence infernale. La tête de série n°3 n'arrive pas à se relâcher et fait l'essuie-glace.

Touché, le Serbe craque à 4-3 sur une nouvelle double faute. Tomas Berdych saisit sa chance avec autorité et termine sur un nouveau service gagnant. « J'ai de plus en plus d'expérience, plaide le Tchèque. Je suis un peu plus vieux, plus concentré, plus fort mentalement qu'avant. » Après sa demi-finale à Roland-Garros, il fait encore mieux et en trois sets dans le temple du tennis. Dans sa loge, Lucie Safarova apprécie et Tomas Krupa jubile. - S.D.


REACTIONS


Andy Murray, battu par Rafael Nadal : «J'ai eu ma chance à tous les sets. Je n'ai pas vu les stats, mais je pense qu'il ne doit y avoir que cinq ou six points d'écart (en fait 7). Il a mieux joué que moi, mais je suis déçu parce que j'ai eu des occasions. Je n'ai pas fait un mauvais match du tout. Je n'ai pas bien retourné, mais pour le reste mon jeu était plutôt bon. Son service est plus dur à retourner qu'on ne le pense souvent. Il est très slicé et très lourd. Je me suis mis parfois en bonne position, mais je n'ai pas pu en profiter. Il a été excellent. Il est très en confiance. C'est un des plus grands joueurs de tous les temps, celui que je préfère regarder jouer. Il sera favori en finale. La pression n'a pas joué sur le résultat du match, ce n'est pas une excuse. Je suis un peu plus déçu que dans les autres Grands Chelems parce que c'est le plus important pour moi. Je vais rester à l'écart du tennis pendant un moment. Il y a quelques semaines on n'aurait pas cru que je pourrais arriver en demies, parce que je ne jouais pas bien. Donc le tournoi dans l'ensemble a été correct, mais pas exceptionnel.»


Nadal : «Une de mes plus belles victoires»Rafael Nadal, vainqueur d'Andy Murray : «C'est une des plus belles victoires de ma carrière. J'ai bien servi et j'ai de très bonnes sensations en coup droit. Quand j'ai eu mes chances, je les ai saisies, c'est ce qu'il y eu de plus important dans ce match. Andy est un grand joueur. Ce sont toujours des matches très durs contre lui. Il a un bon service et il bouge très bien. Il semble être toujours là où on veut envoyer la balle. Ca s'est joué sur de petites choses. Je n'ai eu aucun problème de genou depuis trois matches, mais ça peut revenir. Berdych a fait un tournoi superbe. Il a un gros service, de grands coups à plat du fond du court, ce sera très dur. Jouer quatre finales de suite, c'est plus que je ne pouvais imaginer.»


Berdych : «Je me sens plus costaud»Tomas Berdych, vainqueur de Novak Djokovic: «Ce matin, je me sentais fatigué, mais une fois sur le court, j'étais en pleine forme. C'est fantastique d'être en finale. Je vais faire comme après ma victoire sur Federer : savourer ce succès aujourd'hui (vendredi) et le mettre de côté à partir de demain (samedi) pour me concentrer sur la finale. Je joue bien, je me sens bien, je suis en bonne santé, j'attends la finale avec impatience et je n'ai peur de personne. Aujourd'hui je n'ai pas joué mon meilleur tennis mais j'ai fait le nécessaire pour gagner en trois sets. J'ai gardé tout le positif de ma demi-finale à Roland-Garros, cette expérience m'a beaucoup servi ici. Par rapport au passé, je me sens plus costaud mentalement et physiquement.»


Djokovic : «J'ai été trop attentiste»Novak Djokovic, battu par Tomas Berdych : «Je ne méritais pas de gagner, c'est aussi simple que ça. J'ai été trop attentiste. J'attendais ses fautes, c'était une erreur. J'ai commis quelques double-fautes dans les moments importants, j'ai manqué de réussite sur certains points, mais je n'ai surtout jamais réussi à trouver le même rythme que lors de mes derniers matches. Berdych a beaucoup progressé, il est devenu plus patient, il bouge mieux et son service est toujours là. S'il continue à jouer comme contre moi et contre Federer, il aura une bonne chance en finale.» (AFP)
# 03/07/2010 à 23:15 Nico
FINALE DE DIMANCHE

Le patron contre le novice

Pour sa quatrième finale à Wimbledon, Rafael Nadal part avec l'avantage de l'expérience contre Tomas Berdych, novice en finale de Grand Chelem.

Le 05 juillet 2009, Rafael Nadal était chez lui à Manacor dans son canapé et il regardait à la télévision la victoire de son grand rival, Roger Federer. Ce dimanche à 15 heures, les temps ont bien changé. Le Suisse a été envoyé en vacances par Tomas Berdych et le Majorquin a emménagé sur le Centre Court pour conquérir son huitième titre du Grand Chelem comme Ken Rosewall, Jimmy Connors ou Andre Agassi. Le Tchèque et l'Espagnol se connaissent bien (7-3 pour Nadal) et leur jeu peut provoquer des étincelles. «Ce sera un match très difficile, prévient la tête de série n°2. Il est très difficile à arrêter quand il joue bien et là, il joue très bien.»

Pourtant, cette finale inédite n'est pas si surprenante. Et si la terre battue était le tremplin pour Wimbledon ? Bien sûr, les deux surfaces n'ont rien à voir. Bien sûr, il faut passer les premiers tours et le temps d'adaptation plus court. Mais les deux finalistes sont allés chercher leur confiance à Roland-Garros. Tous les deux ont engrangé des victoires si précieuses pour bien négocier les moments chauds. Sur gazon, plus qu'ailleurs, un ou deux points suffit à faire basculer un match. En finale, plus qu'ailleurs, l'expérience de Rafael Nadal peut faire la différence.


Le physique, une des clés

Au-delà de l'expérience, le physique apparaît comme une des clés. Après sa demi-finale, Tomas Berdych a avoué une certaine «fatigue» avant de relativiser ses propos : «Je me sens juste un peu fatigué parce que tout le stress retombe après un match. C'est juste un peu de fatigue mentale.» Face à un combattant de la trempe du numéro 1 mondial, le moindre coup de barre se paie cash. Alors attention... L'usure psychologique ne fait pas partie du vocabulaire de l'Espagnol, mais il demeure inquiet sur l'état de ses genoux : « Je n'ai pas de problème depuis trois matches. Mais la douleur du deuxième et surtout du troisième match n'est pas oubliée. Cela peut revenir ou pas. Je ne contrôle pas ça.»

En revanche, il contrôle de mieux en mieux son coup droit, très tranchant lors de cette deuxième semaine, et la gestion des points importants (1er au nombre des balles de break sauvées). Pour le malmener, Tomas Berdych propose de nombreux arguments avec son excellent service (98 aces, deux fois plus que Nadal, auteur de 49 aces) et son jeu très puissant et sans faille du fond de court. Plus mature, le Tchèque a trouvé le bon équilibre. Plus fort physiquement, il peut aujourd'hui attendre la balle courte pour attaquer. Et si le joueur de Prostejov aime les clins d'oeil du destin, il peut se dire qu'Ivan Lendl a remporté son premier titre du Grand Chelem à 24 ans. Comme lui. Et comme Rafael Nadal.
S.D.
# 05/07/2010 à 01:51 Nico
Nadal cueille son deuxième Wimbledon

Rafael Nadal a remporté Wimbledon pour la deuxième fois de sa carrière en dominant le Tchèque Tomas Berdych 6-3, 7-5, 6-4. Il y est invaincu depuis 2007. L'Espagnol consolide sa place de N.1 mondial et compte désormais 8 titres du Grand Chelem comme Agassi, Connors, Lendl, Perry et Rosewall.

A l'aise dans son petit lopin de terre, disons de gazon usé, juste derrière la ligne de fond de court, Rafael Nadal a confectionné un nouveau bouquet rare : un deuxième doublé Roland-Garros/Wimbledon, deux ans après le premier en 2008. Cette fois-ci, pas besoin de cinq sets de légende, de clair-obscur en fin de journée, ni de l'éclat du tennis de Roger Federer. Trois sets face à Tomas Berdych ont suffi. Ce doublé porte d'ailleurs bien son nom car le scénario de la finale de Roland-Garros s'est reproduit. Berdych comme Söderling n'a pas pris sa chance. A 24 ans, Nadal compte donc deux Wimbledon à son palmarès et 8 titres du Grand Chelem (dont 5 Roland-Garros et un Open d'Australie), soit 41 titres au total.

Tomas Berdych, comme Robin Söderling à Roland-Garros, peut nourrir quelques regrets. Avec 48% de premières balles dans la première manche, le Tchèque pouvait avoir les plus belles intentions, c'était une gageure d'espérer chahuter Nadal ainsi. Son début de match était d'ailleurs intéressant. Pas la moindre trace de complexe ou de fébrilité. Progressivement, Tomas a cependant reculé. Inconsciemment peut-être, sous la pression de Nadal peut-être. Un peu des deux. Face à Nadal, le premier millimètre cédé se traduit toujours au tableau d'affichage. Breaké à 4-3 (puis à 6-3), Berdych était déjà loin du filet, reculant de plus en plus.

Roland-Garros/Wimbledon, l'histoire se répète

Comme Söderling à Paris, Berdych a eu sa chance. Au tout début du second set, sur son premier jeu de service, Nadal a défendu trois balles de break. Malgré des doubles fautes et des imprécisions, le Majorquin a tenu bon. Berdych, plus appliqué au service, n'a pourtant pas pris les risques qui s'imposaient. A vouloir rester trop prudent en fond de court, on ne prend pas forcément une raclée face à Nadal, mais on perd à coup sûr. Dans les moments chauds, Nadal joue fort et juste. Berdych n'est pas dans la bonne dynamique et devient imprécis. Il perd une troisième fois son service et le deuxième set à 7-5. La troisième manche n'a apporté aucune modification au rapport de force. Berdych sert mieux mais il n'a pas la main sur l'échange. Il n'ose pas monter et perd encore son engagement au plus mauvais moment, à 6-4.

Sans forcer sa nature, Nadal confirme qu'il n'est toujours pas donné au premier venu de le battre en finale. C'est son 8e titre en Grand Chelem en 10 finales. Et ce, malgré une saison 2009 calamiteuse : "C'est plus qu'un rêve de gagner ici et de jouer une 4e finale ici après mon année 2009 difficile." Nadal est soulagé, comme à Paris, d'avoir retrouvé le rythme. Un rythme suffisant pour éteindre les étincelles des nouveaux "aiguiseurs de raquette" Söderling et Berdych. On a ici une pensée pour Juan Martin Del Potro, qui avait un rôle à jouer cette saison entre Rafael Nadal, Roger Federer et les deux cités précédemment, et qui est blessé (poignet).

Direction l'US Open

Rafael Nadal n'a mis que trois fois un genou à terre dans sa carrière : deux fois en finale face à Federer à Wimbledon (2006 et 2007), et l'an dernier car ses genoux ne le tenaient plus debout (tendinite). Cette année à Wimbledon, il n'a rencontré ni la Reine (pas de révérence à faire), ni le "Roi Federer" (pas de cinq sets à jouer). S'il doit désormais ménager son organisme, il peut maintenant rêver de tenter de cultiver d'autres surfaces et d'autres courts. En 2008, il avait remporté le tournoi olympique de Pékin. En 2010, il a renoncé à la Coupe Davis pour préserver ses chances à l'US Open.

Avec cette huitième victoire, l'Espagnol rejoint d'ailleurs, au nombre des titres du Grand Chelem, des joueurs qui ont tous remporté au moins une fois l'US Open : Andre Agassi, Ivan Lendl, Jimmy Connors, Ken Rosewall et Fred Perry. A 24 ans, il est aussi en avance sur le détenteur du record, Roger Federer, qui n'en avait que six au même âge (16 actuellement) et à égalité avec Pete Sampras.

Redevenu N.1 mondial après son cinquième succès à Roland-Garros, Nadal creuse un énorme écart en tête du classement ATP de 3840 points (un succès en Grand Chelem en vaut 2000). Son dauphin sera le Serbe Novak Djokovic et non plus Federer, repoussé au troisième rang après son élimination en quart de finale par Berdych, désormais 8e mondial, son meilleur classement. Wimbledon n'est pas devenu le jardin de Nadal, c'est devenu son jardin suspendu, très haut.


LE PARCOURS DE NADAL A WIMBLEDON EN 2010

1er tour, bat Kei Nishikori (JAP, WC) 6-2, 6-4, 6-4.
2e tour, bat Robin Haase (PB) 5-7, 6-2, 3-6, 6-0, 6-3.
3e tour, bat Philipp Petzschner (ALL, 33) 6-4, 4-6, 6-7, 6-2, 6-3.
4e tour, bat Paul-Henri Mathieu (FRA) 6-4, 6-2, 6-2.
Quarts de finale, bat Robin Söderling (SUE, 6) 3-6, 6-3, 7-6, 6-1.
Demi-finale bat Andy Murray (GBR, 4) 6-4, 7-6, 6-4.
Finale, bat Tomas Berdych (RTC, 12) 6-3, 7-5, 6-4


LE PALMARES DE WIMBLEDON 2010

Simple dames

Serena Williams (USA/N.1) bat Vera Zvonareva (RUS/N.21) 6-3, 6-2

Double messieurs


Jurgen Melzer-Philipp Petzschner (AUT/GER) battent Robert Lindstedt-Horia Tecau (SWE/ROM/N.16) 6-1, 7-5, 7-5

Double dames

Vania King/Yaroslava Shvedova (USA/KAZ) battent Elena Vesnina/Vera Zvonareva (RUS) 7-6 (8/6) 6-2

Double mixte

Leander Paes/Cara Black (IND-ZIM/N.2) battent Wesley Moodie/Lisa Raymond (RSA/USA/N.11) 6-4, 7-6 (7/5)

Simple juniors garçons

Marton Fucsovics (HUN/N.13) bat Benjamin Mitchell (AUS) 6-4, 6-4

Simple juniors filles

Kristyna Pliskova (CZE/N.9) bat Sachie Ishizu (JPN/N.10) 6-3, 4-6, 6-4

J.C.


REACTIONS


Nadal: "C'est fou la vie!"

Moins extatique que lors de son premier sacre à Wimbledon, Rafael Nadal a néanmoins savouré son deuxième titre à Wimbledon après sa victoire sur Tomas Berdych (6-3, 7-5, 6-4) dimanche en finale, affirmant "c'est fou la vie". Il consolide sa place de N.1 mondial et compte désormais 8 titres majeurs.

Que vous inspire le fait de réussir pour la deuxième fois à enchaîner victoire à Roland-Garros et à Wimbledon?

RAFAEL NADAL : "Lorsque je l'ai fait il y a deux ans, ce n'était plus arrivé depuis Borg, c'est ça? Et voilà que je le fais pour la deuxième fois, ça montre juste à quel point c'est fou la vie."


Revenir ici et gagner a-t-il une saveur particulière?

RAFAEL NADAL : "Chaque victoire est spéciale, c'est difficile de dire que celle-ci l'est plus qu'une autre. En 2008, j'avais réalisé le rêve de ma vie en gagnant ici. Les circonstances du match aussi ont fait que l'émotion était incomparable. Mais c'est sûr que revenir après une année délicate et finir avec le trophée dans mon tournoi préféré, c'est fantastique."


A 24 ans, c'est déjà votre huitième titre du Grand Chelem...

RAFAEL NADAL : "C'est plus que j'imaginais dans mes plus beaux rêves. Ce qui m'est arrivé est incroyable. Je peux dire merci à la vie parce que je suis un chanceux. Huit de plus, je ne l'imagine pas. Si je termine avec huit, ce sera déjà une immense carrière, bien meilleur que tout ce que j'aurais pu espérer."


Comment va votre genou?

RAFAEL NADAL : "Je n'ai connu aucun souci aujourd'hui, comme c'était déjà le cas lors des derniers matches. Je vais maintenant suivre un traitement et me préparer pour la tournée américaine."


Vous attendiez vous à une plus grande résistance de la part de Berdych?

RAFAEL NADAL : "Je ne m'attendais à rien du tout. Avant chaque match, je me prépare seulement à me battre sur chaque point. J'étais plus nerveux que d'habitude. J'ai été un peu chanceux sur certaines balles de break. Mais j'ai tout donné sur chaque point. C'est important de montrer qu'on est là, tout le temps."


Vous avez encore été beaucoup encouragé...

RAFAEL NADAL : "Le public de Wimbledon est probablement le meilleur du monde. Il montre beaucoup de respect pour chaque joueur. Avec moi, les gens ont toujours été formidables ici, surtout il y a deux jours contre Murray. C'est un des leurs et ils l'ont bien sûr encouragé, mais moi aussi."


Et maintenant l'US Open?

RAFAEL NADAL : "Je suis déjà très heureux de gagner Wimbledon. L'US Open, je vais y penser dans un mois. Je vais essayer de gagner bien sûr. Mais je vais d'abord savourer ce titre, aller à la pêche, jouer au golf, à la plage et faire la fête avec mes amis à Majorque."


Que vous inspirent les succès à répétition des sportifs espagnols?

RAFAEL NADAL : "Depuis cinq ans, on a des résultats fantastiques dans des sports importants: Pau Gasol et l'équipe de basket, Alonso, Lorenzo, Pedrosa, Contador, avec les clubs en foot et maintenant on est en demi-finale de la Coupe du monde. C'est le meilleur moment de notre histoire. Il faut le savourer car on ne doit jamais oublier à quel point c'est difficile d'y arriver et parce que ce sera difficile de retrouver une génération aussi talentueuse."

Eurosport - AFP


Berdych :«Vraiment très fort»

Pour sa première finale de Grand Chelem, Tomas Berdych reconnaît la supériorité de Rafael Nadal.

«Il a été vraiment très fort. Ce qui a fait la différence, c'est que quand il a eu une ouverture, il l'a saisie. Il joue de manière plus agressive sur gazon et ça le rend très dangereux. Il a très peu de points faibles, il ne faut pas s'attendre à ce qu'il vous donne quoique ce soit. C'est difficile de trouver une bonne tactique. Mon plan était seulement de me concentrer sur chaque point, de prendre un bon départ et de saisir mes chances. Ses résultats sur dur ne sont pas tout à fait aussi bons, peut-être parce que la tournée américaine arrive tard dans la saison et qu'il connaît souvent des soucis de santé à ce moment-là. Il faut une accumulation de tellement de facteurs pour faire un grand résultat. Peut-être cette année ? Moi j'essaie de continuer à progresser, de grimper au classement et de me fixer dans le Top 10. Je n'aime pas jouer lorsqu'il y a du vent. Avec son jeu c'est peut-être un peu plus facile. Mais les conditions étaient les mêmes pour tous les deux et je ne pense pas que cela ait eu un impact énorme sur la finale.» (AFP)


Nadal, un nouveau cycle

Si vous avez vu Rafael Nadal faire une roulade à Wimbledon trois semaines après s'être jeté deux fois en une minute sur le court central à Roland-Garros, ne vous étonnez pas. Le N.1 mondial vit un période exceptionnelle dans sa carrière. Il est devenu indiscutablement le meilleur joueur du monde.


Si vous avez vu Rafael Nadal faire une roulade à Wimbledon trois semaines après s'être roulé deux fois en une minute sur le court Philippe-Chatrier à Roland-Garros, ne vous étonnez pas. Les neurones du neveu de Toni ne sont pas victime d'un court-circuit, bien au contraire. C'est une façon comme une autre d'exprimer son soulagement. N.1 mondial le 18 août 2008, Rafael Nadal avait chuté à la 4e place pendant deux semaines cette saison, du 1er au 15 février. L'Espagnol, redevenu N.1 le 7 juin, possède désormais presque 4000 (3840) points d'avance sur un duo composé de Novak Djokovic et Roger Federer.

Nadal était dans un "autre monde" en 2009 disait-il en début d'année en évoquant l'épisode le plus déprimant de sa vie et de sa carrière. Nadal est toujours dans un autre monde a-t-on envie de préciser. Il l'a toujours été depuis ses débuts chez les pros. Champion précoce qui repousse les limites de son propre corps en permanence, il a appris à ne rien céder à l'entraînement, comme il a appris à revenir à son meilleur niveau malgré de sérieuses blessures.

Il est toujours revenu à son meilleur niveau

En 2003 (coude droit) et 2004 (fracture de fatigue), il aurait pu devenir un des plus précoces héros à Roland-Garros. Deux années de suite, il se blesse juste avant le tournoi. Ensuite, vous connaissez l'histoire : en janvier 2006, il est forfait pour l'Open d'Australie (pied gauche), il craint même pour la suite de sa carrière (toujours le pied gauche) fin 2007. Deux ans plus tard des tendinites aux genoux et une douleur abdominale gâche sa saison. En janvier 2010, il doit abandonner face à Andy Murray en Australie. A chaque fois, il est revenu. Pas forcément plus fort, mais à chaque fois, il a fait l'effort pour adapter son jeu aux difficultés du moment.

"Les sept derniers mois en 2009, je n'étais pas prêt pour jouer à ce niveau. J'étais prêt à me battre mais pas à jouer. C'est ce que je fais maintenant. Ce qui reste de positif, c'est que pendant ces sept mois, je n'ai pas perdu au premier ou au deuxième tour. J'étais là tout le temps. Même une finale à Shanghaï. Sans bien jouer, j'avais des résultats, c'était bon pour la confiance", dit Nadal aujourd'hui. Il a douté et savoure aujourd'hui sa victoire sur le doute.

Pas invincible mais celui qui progresse le plus

Nerveux avant la saison sur terre, nerveux face à Robin Söderling à Roland-Garros ou Tomas Berdych à Wimbledon, il l'a été, il l'a confirmé à chaque fois. D'où les expressions de joie et de soulagement spontanées et originales. A Wimbledon, il a souffert au deuxième et troisième tour du genou droit. Il a aussi pris la décision de zapper la Coupe Davis pour penser à l'US Open. Après les deux crises majeures de 2007 et 2009, difficile de dire si Nadal subit des cycles de blessures prévisibles. Eric Winogradsky, coach de Jo-Wilfried Tsonga qui évoquait les problèmes du Français, estime que c'est le cas. "Jo vit un cycle de blessures, comme Nadal", analysait-il dans L'Equipe récemment.

Ce qui est certain, c'est qu'il vient d'entamer un nouveau cycle tout court. Installé confortablement au sommet du classement ATP, sans adversaire direct depuis la chute de tension de Roger Federer, avec quelques coups d'avance sur les meilleurs de sa génération (Djokovic, Murray, Del Potro, Söderling, Berdych, Monfils, Tsonga, Verdasco), Nadal vit la première période de sa carrière où il est indiscutablement au-dessus du lot. S'il ne paraît pas aussi impossible à jouer qu'il l'était en 2008, il est le seul à avoir progressé continuellement. Cela a été net lors des cinq derniers mois.

En pleine crise du top 10 (blessures ou autres), il a fait la revue des plus ambitieux du moment ou presque. Cette nouvelle situation va-t-elle modifier son attitude, plutôt discrète et modeste en termes d'objectifs à long terme ? Pour la première fois, il a clairement fait savoir avant Wimbledon qu'il voulait terminer l'année en tant que N.1 mondial. Mais il pourrait très bien s'arrêter là, insiste-t-il depuis le début de l'année. S'arrêter en si bon chemin ? Avec 8 titres en 10 finales de Grand Chelem, à 24 ans ? Improbable, mais envisager une nouvelle définition de son calendrier, comme Federer l'avait fait dès 2007...

J.C.
# 05/07/2010 à 23:02 Nico
Serena et Nadal à la Une

Les gros bras n'ont pas failli. En patrons, Rafael Nadal et Serena Williams ont conquis le titre de cette quinzaine, marquée également par le match entre Nicolas Mahut et John Isner.

Serena et Nadal, les grands patrons


Les numéros 1 mondiaux ont bien tenu leur rang. Sans perdre un set, Serena Williams remporte son 13e titre du Grand Chelem contre Vera Zvonareva (6-3, 6-2) et démontre une nouvelle fois son implication dans les Majeurs. Elle perpétue la tradition Williams avec neuf titres lors des onze dernières éditions. Comme toujours, l'Américaine s'appuie sur son incroyable service (89 aces) et son incroyable mental. Comme toujours, Rafael Nadal s'appuie aussi sur un mental d'acier et sur sa rage de vaincre. Pour l'Espagnol, ce deuxième titre à Wimbledon, son huitième en Grand Chelem, se divise en deux parties : première et deuxième semaines. Après deux matches en cinq sets contre Robin Haase et Philipp Petzschner, il monte en puissance pour devenir intouchable (6-3, 7-5, 6-4) en finale contre Tomas Berdych.


Venus et Federer, les grands déçus

Les numéros 2 mondiaux ont vécu deux immenses désillusions en quarts de finale. Venus Williams, quintuple lauréate de Wimbledon, a rendu une copie hors sujet (6-2, 6-3) face à la Bulgare Tsvetana Pironkova et son coup droit slicé. Roger Federer, sextuple vainqueur des Internationaux de Grande-Bretagne, a été victime (6-4, 3-6, 6-1, 6-4) de Tomas Berdych et de douleurs au dos et à la cuisse. Alors la question du déclin revient comme une lancinante petite musique... A 28 ans, est-il fini ? La meilleure réponse vient de... Rafael Nadal : «Vous avez déjà "tué" Federer plusieurs fois, il ne faut pas de nouveau faire la même erreur.»


Le match sans fin

Comment oublier ce premier tour entre Nicolas Mahut et John Isner ? Impossible. L'Américain a gagné (6-4, 3-6, 6-7 [7], 7-6 [3], 70-68) contre le Français après 11h05' d'un combat héroïque, entré dans l'histoire. «Pour l'instant, c'est l'expérience de ma vie, avoue l'Angevin. Je serai très fier que des jeunes prennent exemple sur ce que j'ai fait.» Il ne va pas être déçu. Même Rafael Nadal, après son deuxième titre à Wimbledon, évoque les deux hommes : «J'ai vu le match. c'était incroyable. Je peux juste féliciter les deux joueurs. Ils ont montré un état d'esprit incroyable au public, aux jeunes gens parce qu'ils avaient une attitude très positive. Il se sont battus sur tous les points pendant 10 ou 11 heures. Ils méritent la reconnaissance de tout le monde et spécialement de la famille du tennis.»


Les nouveautés

A 24 ans, Tomas Berdych n'est pas un "perdreau de l'année". En 2005, le Tchèque gagnait déjà le tournoi de Bercy. Mais il s'est fait attendre. Après sa demi-finale à Roland-Garros, il met en adéquation son potentiel et ses résultats avec des victoires contre Roger Federer et Novak Djokovic et une première finale du Grand Chelem. Chez les femmes, Petra Kvitova et Tsvetana Pironkova font sensation en atteignant les demi-finales. La Tchèque a éclairé le jeu de son talent et la Bulgare a éteint ses adversaires par ses variations.


La locomotive Tsonga

Cela devient une habitude. Jo-Wilfried Tsonga reste le dernier Français en lice en Grand Chelem. Après quelques tours de chauffe, le Manceau délivre deux excellents premiers sets contre Andy Murray avant de céder (6-7 [5], 7-6 [5], 6-2, 6-2) en quart de finale. La médecine donnera la réponse sur ces deux derniers sets : lésion tendineuse de huit millimètres du tendon rotulien gauche. Après le bonheur d'avoir retrouvé son jeu, le leader français subit un nouveau coup dur. Derrière JWT, la colonie tricolore a joué groupée. Pour la première fois de son histoire, sept Français se sont retrouvés au troisième tour et Julien Benneteau, Paul-Henri Mathieu et Jo-Wilfried Tsonga en huitièmes de finale. Du côté féminin, Marion Bartoli a vécu une cruelle désillusion en tombant dans le piège tendu par Tsvetana Pironkonva. - S.D.


Top 10: Tsonga sort, Nadal s'envole

La saison sur herbe a été fatale à bien des titres : la 2e victoire de Rafael Nadal à Wimbledon permet à l'Espagnol de conforter sa place de N.1. Mais le quart de finale joué par Jo-Wilfried Tsonga à Londres ne lui permet plus de rester dans le Top 10, la faute à l'arrivée de Tomas Berdych.

1. Rafael NADAL (ESP) 10745 points : Avec près de 4000 points d'avance sur le 2e, Nadal a réalisé le parcours parfait pour conforter sa place de N.1 mondial, récupérée à l'issue de Roland-Garros. Sa brillante victoire à Wimbledon, où il reste invaincu depuis 2007, lui permet de s'envoler au classement et d'espérer tenir ce rang jusqu'à la fin de la saison, comme lors de la saison 2008. Un objectif qui est devenu un but affiché et désormais assumé par le Majorquin. L'appétit vient en mangeant pour l'Espagnol qui entame sa 51e semaine au top de la hiérarchie. Il a désormais 41 titres ATP au compteur, dont 5 cette saison, et un objectif en tête : soigner son genou droit pour être compétitif lors des US Open Series dès le 9 août et le dernier tournoi du Grand Chelem à New York, celui qui manque à son palmarès impressionnant pour ses 24 ans.

2. Novak DJOKOVIC (SER) 6905 points : Voici le nouveau N.2 mondial. Le Serbe était déjà passé par cette case en début de saison 2010. A l'époque, c'était Roger Federer qui était juste devant lui et Nadal derrière. Désormais, c'est l'inverse. Djokovic doit sa place à une demi-finale jouée à Wimbledon, ce qu'on ne l'avait plus vu faire depuis 2007. Tomas Berdych, son bourreau aux portes de la finale, lui a rappelé qu'il avait encore du travail pour viser plus haut. Après des problèmes respiratoires, des maux d'estomac sont venus le gêner durant la quinzaine. Les vacances arrivent à pic pour le finaliste de l'US Open 2007, avant d'aller aux Etats-Unis avec des ambitions légitimes : il a une finale à Cincinnati et une demi-finale à l'US Open à honorer.

3. Roger FEDERER (SUI) 6885 points : Et voici le nouveau N.3 mondial. Il fallait remonter en octobre 2003 pour revoir le Suisse à cette place. Après Roland-Garros, l'ex-N.1 a perdu un peu plus pied en quart de finale de Wimbledon, là même où il a joué 7 finales de suite et décrocher 6 titres, après s'être incliné 15 jours plus tôt en finale de Halle face à Hewitt. Si certains parlent encore de fin de règne pour de bon, Federer relativise en disant que ses résultats ne sont pas si mauvais. Mais incontestablement moins bons qu'avant. Après un bon mois de vacances pour soigner des problèmes physiques au dos et à la jambe droite, "Rodgeur" se rendra aux Canada et Etats-Unis pour défendre son titre à Cincinnati et redresser la barre à l'US Open... de là à récupérer la première place pour dépasser la barre des 286 semaines, cela semble de plus en plus difficile. Du moins pour cette année.

4. Andy MURRAY (GBR) 5155 points : Pour la 2e année de suite, Andy Murray s'est arrêté en demi-finales de Wimbledon. Et a perdu, en plus, son titre au Queen's. Le Temple du tennis n'a toujours pas trouvé de successeur britannique à Fred Perry, malgré la défaite précoce de Federer, souvent bourreau de Murray en Grand Chelem. La faute cette fois-ci à Rafael Nadal, une classe au-dessus en demi-finale. Le finaliste 2008 de l'US Open retrouvera la surface dure avec intérêt au mois d'août : il est tenant du titre au Masters du Canada et demi-finaliste à Cincinnati en 2009. Il aura tout à gagner à Flushing Meadows où il avait été battu par Marin Cilic en huitième de finale.

5. Robin SÖDERLING (SUE) 4935 points : A la 5e place mondiale, Söderling s'est logiquement installé confortablement au sein du Top 10. Présent dans les grands rendez-vous du circuit pour l'instant, le finaliste à Roland-Garros n'a, à nouveau, pas résisté à la vague Nadal en quart de finale de Londres, mais a réussi à monter d'un cran dans la hiérarchie mondiale. Demi-finaliste à Indian Wells et Miami en mars, le Suédois prétendra à frapper encore plus fort aux Masters 1000 du Canada et de Cincinnati où il n'avait pas réussi à briller en 2009. Et atteindre les demi-finales de Flushing Meadows qui se refusent encore à lui.

6. Nikolay DAVYDENKO (RUS) 4740 points : Le Russe, au repos forcé trois mois en raison d'une fracture au poignet gauche, a manqué Roland-Garros, mais est revenu pour disputer la saison sur gazon. Au final, deux éliminations aux 2e tour de Halle (défaite face à Benjamin Becker) et Wimbledon (face à Daniel Brands). Un moindre mal pour lui qui avait été éliminé au 3e tour en 2009... Davydenko reste 6e et semble prêt à redevenir compétitif cet été pour les US Open Series. Avant cela, il aura le temps de reprendre ses marques en finissant la saison sur terre de Stuttgart et à Umag, en passant par Hambourg où il a des titres à défendre sur ces deux derniers tournois.

7. Juan Martin DEL POTRO (ARG) 4350 points : L'Argentin a un immense point d'interrogation au-dessus de sa tête : sera-t-il présent pour la période estivale américaine ? Aux dernières nouvelles, son opération du poignet droit, réalisée le 4 mai, l'empêcherait toujours de jouer l'US Open où il reste sur une brillante victoire. Sa plus belle à l'heure actuelle. Depuis le 19 mai, il a même annoncé son forfait pour un retour à la compétition courant septembre. Alors pourquoi le conditionnel dans tout ça ? Parce qu'un retour fin juillet serait actuellement en discussion...

8. Tomas BERDYCH (TCH) 3845 points : Une demi-finale à Roland-Garros et une première finale majeure jouée à Wimbledon : Tomas Berdych est l'un des hommes en forme du moment grâce à une régularité trouvée et des nerfs désormais maîtrisés dans les grands rendez-vous. Fort de victoires prestigieuses sur Roger Federer et Novak Djokovic en quarts et demi-finales de Londres, le Tchèque prend 5 places de plus cette semaine pour entrer dans le Top 10 pour la première fois de sa carrière. Et qui fait rétrograder Jo-Wilfried Tsonga à la 11e place mondiale.

9. Andy RODDICK (USA) 3490 points : L'un des grands perdants de la partie verte de la saison. Finaliste magnifique à Londres en 2009, l'Américain est sorti par la petite porte à Wimbledon, évincé au 4e tour par le Taïwanais Yen-Hsun Lu, 82e mondial, qui a réalisé le plus grand bond de la semaine (+40 places) ! Il faut dire que depuis son excellent début de saison 2010, A-Rod ne fut que l'ombre de lui-même sur gazon. Sa défaite au 3e tour du Queen's l'affirme un peu plus. La faute sûrement à une saison sur terre battue bâclée et un manque de compétition flagrant. Le retour en Amérique du Nord lui fera le plus grand bien.

10. Fernando VERDASCO (ESP) 3475 points : Encore une place de moins pour Verdasco qui n'a joué qu'un seul match lors de cette période de gazon. Un 1er tour à Wimbledon, perdu face à l'Italien Fabio Fognini, 80e mondial, en quatre sets. Il restait sur un huitième de finale perdu à Roland-Garros face à Nicolas Almagro.

AUX PORTES DU TOP 10 :

La mauvaise nouvelle de la semaine concerne Jo-Wilfried Tsonga. Dans le Top 10 depuis une année, hormis 3 semaines entre février et mars 2010, le N.1 français est encore poussé sur la 11e marche par Tomas Berdych qui a joué sa première finale majeure à Londres. Une performance qui ternit le premier quart de finale de JWT à Londres. Avec peu de points à défendre sur gazon, le Manceau n'en a pas suffisamment gagnés pour rester parmi les 10 meilleurs mondiaux. Blessé au tendon rotulien du genou gauche, le Français met sa saison entre parenthèses. L'US Open ne serait même pas prévu à son programme... Gaël Monfils prend 3 places pour remonter au 17e rang. Un peu plus loin dans le classement, Julien Benneteau (+7), Gilles Simon (-2) et Michael Llodra (+2) se suivent de la 33e à la 35e places.

11. Jo-Wilfried Tsonga (FRA) 3455 points
12. David Ferrer (ESP) 3100
13. Marin Cilic (CRO) 2865
14. Mihail Youzhny (RUS) 2700
15. Jurgen Melzer (AUT) 2215
16. Ivan Ljubicic (CRO) 2200
17. Gaël Monfils (FRA) 1995
18. John Isner (USA) 1925
19. Sam Querrey (USA) 1910
20. Nicolas Almagro (ESP) 1880
S.P.
# 07/07/2010 à 23:58 Nico
Vacances bien méritées pour Rafa !

# 09/07/2010 à 00:37 Nico
Bonnes vacances Rafa !

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