WIMBLEDON 2014

Auteur  
# 26/06/2014 à 12:59 Nico
Rafael Nadal a su se reprendre

Rafael Nadal a passé le premier écueil à Wimbledon en dominant le Slovaque Martin Klizan (4-6, 6-3, 6-3, 6-3), mardi. Il affrontera désormais Lukas Rosol.

Rafael Nadal a bien tenté de se reprendre les pieds dans le tapis vert d'entrée à Wimbledon, mais cette fois il a su redresser la barre contrairement à l'an passé face à Steve Darcis. Vainqueur de Martin Klizan (4-6, 6-3, 6-3, 6-3), le n°1 mondial a remporté son 700e match en carrière, devenant le 11e joueur de l'ère Open à y parvenir. A peine sorti de ce premier piège, le double vainqueur de l'épreuve (2008, 2010) va devoir se projeter sur le prochain, à savoir le Tchèque Lukas Rosol, son bourreau du deuxième tour en 2012. S'il veut garder une chance de devenir cette année le deuxième joueur de l'ère Open à réaliser trois fois le doublé Roland-Garros - Wimbledon, après Björn Borg (1978-1980), il va devoir passer le bombardier tchèque.

Il reste que pour s'offrir ce remake, l'Espagnol a tout de même souffert et encore prouvé que sur cette surface tout était redevenu plus compliqué depuis ses problèmes de genou. Pour ne rien arranger, il avait perdu d'entrée à Halle et arrivait donc encore à Wimbledon sans repère comme l'an dernier. Et donc sans confiance. Face à un joueur doté d'une belle main comme Klizan, ça ne pouvait que sentir le piège. Le premier set l'a confirmé entre un Klizan agressif et un Nadal trop timoré dans ses frappes et trop souvent sur la défensive. Mais à 15-40 sur son service à 1-1 dans le deuxième set, Nadal a suffisamment senti la catastrophe arriver pour sonner la révolte.

Pas serein, mais déterminé

En collant plus à sa ligne et surtout en lâchant franchement son coup droit, plus à plat et pris plus tôt. Dans le même temps, Klizan s'est frustré et a perdu le fil bien trop longtemps pour que son jeu à risques ait une chance de s'en sortir. Son réveil à 3-0 double break (3-2) dans le troisième set n'a rien pu changer. Nadal n'a plus douté et a foncé vers la victoire le poing serré et le vamos aussi rageur que celui de son oncle et coach Toni dans les tribunes. S'il n'est toujours pas serein sur le gazon anglais, l'Espagnol a l'attitude de celui qui a bien l'intention de relever le défi. Se dresse désormais sur sa route un Rosol qui lui rappelle de mauvais souvenirs. Il avait pris une première revanche à Doha cette année mais nul doute que leurs retrouvailles à Londres auront une tout autre saveur.

REACTION :

Rafael Nadal : «Ce match a été difficile mais j'ai réussi à me battre et à trouver des solutions. Je peux mieux jouer que ce que j'ai fait aujourd'hui c'est certain mais en même temps je savais que je n'allais pas être à 100% aujourd'hui car je n'ai pas beaucoup joué sur gazon. Il faut retrouver le rythme et la confiance dans certains coups. Rosol est un très bon joueur, encore plus sur cette surface. C'est un joueur agressif donc ce sera un match difficile. Si je ne sors pas mon meilleur tennis, je n'aurai aucune chance.»
C.B.
# 28/06/2014 à 00:06 Nico
Nadal laisse encore un set

Au bout de 33 minutes, on crut que la machine à remonter le temps s’était remise en route. Tombeur kamikaze de Rafael Nadal en cinq sets (6-7, 6-4, 6-4, 2-6, 6-4), il y a deux ans, sur le Centre Court, Lukas Rosol menait un set à zéro contre le numéro 1 mondial. Assez lent dans sa mise en action, Nadal s’était montré trop imprécis à la volée (un point gagné en quatre montées) et au retour (cinq malheureux points gagnés sur le service adverse) pour empêcher le Tchèque de distribuer les coups gagnants (13).

L’Espagnol passa ensuite bien près de la correctionnelle au tie-break de la deuxième manche puisqu’il dut effacer une balle de deux sets à zéro, à 6-5, en appuyant une frappe en coup droit. Deux points plus tard, une vilaine double faute de Rosol offrait un grand bol d’oxygène à Nadal. Le Majorquin avait fait le plus dur. Plus précis dans son jeu de jambes, plus efficace en revers slicé, il ne laissa plus qu’une balle de break (sur son dernier jeu de service) à son rival lors des deux derniers sets. Sans trembler, il la gomma d’un coup droit gagnant. Voilà Nadal au troisième tour, où il affrontera le Kazakh Kukushkin.
V. C.
# 30/06/2014 à 08:36 Nico
Nadal en huitièmes

Rafael Nadal a encore lâché un set en route, mais a redressé la barre samedi sous le toit du central. L'Espagnol a ainsi dominé Mikhail Kukushkin (6-7[4], 6-1, 6-1, 6-1) afin de décrocher sa place en huitièmes de finale, face à Nick Kyrgios.

Si les rencontres ne duraient qu’un set à Wimbledon, Rafael Nadal ne serait même pas sorti des qualifs. On rigole, mais pourquoi diable le n°1 mondial peine-t-il tant à rentrer dans ses matches ? Après Klizan et Rosol, il a encore abandonné aujourd’hui la première manche à Kukuskhin (26 ans, 63e mondial). Sûrement parce qu’il craint encore cet univers gazonné pour ne pas se livrer d’entrée à 100%. Un peu aussi parce que le Kazakh, qui n’a battu qu’un top 10 dans sa vie (Youzhny à Saint-Petersbourg en 2010), a commencé sa parade en surchauffe, avec des coups droits d’attaque risqués et millimétrés, et un tie-break mené comme un orfèvre.

Ensuite, les choses se sont corsées pour lui. Nettement. Nadal a enfin pris possession du court en s’appuyant sur des coups droits auxquels le Kazkah, qui n’avait pas gagné un match à Wimbledon avant cette édition, n’avait plus la force de résister. Une vraie entreprise de démolition. A partir de 2-1 dans le deuxième set, l’Espagnol se procure systématiquement des balles de break sur les services adverses -en en convertissant beaucoup-, tout en ne perdant que deux points sur son engagement au troisième set. 6-1, 6-1, 6-1 pour finir, avec l’assurance en ce jour pluvieux d’avoir eu le privilège de jouer sous le toit du Centre Court. What else ?
F. Ra

REACTION

Nadal : «Je joue bien»

Rafael Nadal (ESP), qualifié pour les huitièmes de finale aux dépens de Mikhail Kukushkin (KAZ) 6-7[4], 6-1, 6-1, 6-1 : «Mon adversaire a joué de manière fantastique à mon avis dans le premier set. La seule chose que je n'ai pas bien faite dans cette manche a été le retour, surtout sur ses deuxièmes balles. Et puis dans le service je n'ai pas suffisamment bien servi. Il fallait accepter ça, accepter que le match dure, accepter que s'il pouvait tenir trois sets comme ça ce serait dur. Mais je savais que si je réussissais à mieux jouer, j'allais pouvoir revenir. Et c'est ce que j'ai fait. Mais oui dans le premier set à un moment je me suis dit que vraiment jouer avec le toit ce n'était pas bon pour moi ici (rire). Je pense que j'ai fait un grand match, donc ça ne m'a pas affecté finalement. En ce moment je joue bien, ce serait mentir que de dire autre chose, mais sur cette surface ça reste assez ouvert.»
C.B.
# 02/07/2014 à 10:53 Nico
Kyrgios éjecte Nadal !

Nick Kyrgios, wild-card de 19 ans, s'est qualifié mardi pour les quarts à Wimbledon aux dépens du n°1 mondial Rafael Nadal (7-6[5], 5-7, 7-6[5], 6-3).
1214

Fantastique Nick Kyrgios ! A 19 ans, l'Australien a dominé le n°1 mondial Rafael Nadal (7-6[5], 5-7, 7-6[5], 6-3 en 2h58') et s'est qualifié pour la première fois de sa carrière pour les quarts d'un tournoi du Grand Chelem. Wild card et après avoir sauvé neuf balles de match face à Richard Gasquet au 2e tour, le 144e mondial a frappé un énorme coup. Nadal, écrasé par la puissance et l'audace adverses, repart le visage fermé et très déçu. Encore une fois, Wimbledon se finit prématurément pour lui et il pourrait même subir une double peine : si Novak Djokovic devait décrocher le titre, le Serbe reprendrait place sur le trône.

Mardi sur le central, le vainqueur de Roland-Garros a subi un match proche de celui perdu contre Lukas Rosol en 2012 : il s'est fait canarder sans relâche par un joueur sur un nuage et n'a jamais pu inverser la tendance. Pour cela il aurait fallu mettre la pression au retour, ne pas commettre de fautes lors des rares échanges et imposer un combat physique. Mais jamais il n'en a eu les moyens. Même en chapardant le deuxième set sur son seul break de la rencontre. Il a joué trop court, il a trop subi et a laissé son rival effectuer une démonstration sur sa mise en jeu. Le résultat a été terrible : avec le gain de la troisième manche, Kyrgios a vu sa confiance décuplée, a encore appuyé sur l'accélérateur, sortant même des missiles en revers et effaçant comme de rien une balle de deux sets partout d'un service gagnant à 5-6. Nadal a aussi trop titillé le coup droit adverse, n'a pas été assez agressif et n'a pas assez varié pour dérégler la machine adverse. Mais face à un joueur qui empêche tout échange, il est très difficile de se régler et ''Rafa'' l'a payé tout au long du match, expédiant revers dans le filet et coup droit hors des limites, ulcéré à chaque fois de constater aussi que sur gazon il lui manquait désormais des clés.

Kyrgios, comme la foudre

Kyrgios, lui, a fait parler la fougue de sa jeunesse en se jetant comme à la parade dans ses claques de coup droit, en fracassant la balle que ce soit en première ou en deuxième balle. Le colosse d'1,91m et de 82kg a confirmé tout son potentiel sur un match à enjeu : il a le talent mais aussi le mental d'un grand. D'ailleurs à Londres les sponsors affluent et ceux qui sont déjà dans la place lui ont offert un pont d'or pour ne pas qu'il s'échappe. Son dernier jeu de service a tout résumé : la confiance, le coup droit destructeur et un vrai sens du jeu pour celui qui n'est pas qu'un gros serveur. Il ne craint rien ni personne, il s'enflamme mais reste sous contrôle. Bref, il est déjà redoutable. Comme en 2013, il souffle un vent de folie sur Wimbledon. A voir désormais ce que Kyrgios va donner dans le match post exploit face à Milos Raonic. En attendant, Kyrgios est devenu le premier ''teenager'' à s'offrir un n°1 mondial depuis que Rafael Nadal avait dominé Roger Federer à Roland-Garros en 2005 à 19 ans. Le temps passe.

Rafael Nadal n'avait jamais perdu face à un joueur si mal classé lors d'un Majeur. Il ne deviendra pas le deuxième joueur de l'ère Open depuis Björn Borg (1978-1980), à réaliser le doublé Roland-Garros - Wimbledon à trois reprises.
C.B.

REACTION

Rafael Nadal : «Même pas énervé»

Surpris par le jeune Nick Kyrgios, mardi en huitièmes, Rafael Nadal a reconnu qu'il n'avait pas su saisir les opportunités contre un adversaire qui n'avait rien à perdre.

«Rafael Nadal, comment expliquez-vous cette défaite contre Nick Kyrgios ?

Sur gazon, quand vous avez un adversaire qui décide de servir et de frapper toutes les balles aussi fort que possible, vous etes en difficulté. Je ne pense pas avoir vraiment mal joué. C'est le jeu sur cette surface. Dans les deuxième et troisième sets, j'étais meilleur que lui mais je n'ai pas été en mesure de saisir les opportunités. Et pour le reste, il a mieux joué que moi. Si l'on parle de ce qu'il faut faire pour gagner sur cette surface, il l'a fait mieux que moi.

Qu'a-t-il fait de mieux alors ?

Je me suis créé des opportunités, mais je n'ai pas su lire son service sur l'ensemble du match. A la fin, sur gazon, c'est le résumé que l'on peut faire. Je n'ai pas assez bien retourné. On a réussi un break chacun. Dans le jeu décisif, il a mieux servi que moi. C'est un avantage. Je pouvais mieux servir aussi. Il a joué sans aucune retenue. Ça arrive quand vous n'avez rien à perdre, vous lâchez les chevaux. Félicitations à lui.

Comment jugez-vous votre Wimbledon ?

Je suis satisfait de la manière dont j'ai joué pendant ce tournoi. C'est vrai que mon tableau n'était pas le plus facile. C'était compliqué sur tous mes matches parce que je n'ai affronté que des joueurs qui ne donnent pas l'opportunité d'exprimer son tennis. Je me suis battu jusqu'au bout. J'ai été en mesure de jouer du bon tennis cette année, contrairement aux deux dernières éditions. Mais c'est le tennis, et c'est notamment le tennis sur cette surface. Je ne suis même pas énervé aujourd'hui, parce que je perds en ne concédant qu'une seule fois mon service. Maintenant, pour moi, c'est direction la plage de Majorque (sourire).»
lequipe.fr
# 07/07/2014 à 15:54 Nico
Novak Djokovic, un titre et un trône

Novak Djokovic a remporté dimanche, à Wimbledon, son 7e titre du Grand Chelem contre Roger Federer, qui avait sauvé une balle de match dans le 4e set (6-7 [7], 6-4, 7-6 [4]), 5-7, 6-4 en 3h56'). C'est son 2e succès à Londres après 2011. Le Serbe redevient n°1 mondial.

Des larmes. De joie et de soulagement quand Novak Djokovic a vu le dernier revers de Roger Federer finir sa course dans le filet après trois heures et cinquante-six minutes de lutte acharnée. S'il a laissé filer deux balles de set au jeu décisif (un revers dans le couloir à 5-4, un ace extérieur du Suisse à 7-6) pour perdre la manche initiale (7-6 [7] en 51'), le Serbe s'est tout de suite repris pour signer le premier break du match en début de deuxième (2-1). Et le tenir (6-4 sur un smash en 43'). Mobile, solide sur son engagement (aucun break concédé dans les sets 1, 2 et 3), il jouait plus juste que son adversaire dans un nouveau jeu décisif pour prendre les devants sur un revers chopé dans le couloir (7-6 [4] en 49'). Et se détacher 3-1 dans le quatrième.

Le début de la fin pour Roger Federer ? Non. Plutôt le début du cauchemar pour "Djoko". Poussé par les spectateurs du Centre Court, dont l'actrice Kate Winslet, bien décidée à ne pas voir son chouchou sombrer, l'ancien maître des lieux s'emparait pour la première fois du service adverse (2-3). Avant de s'effondrer (2-5)... puis de grappiller les jeux. 5-3, 5-4 sur un coup droit que "Nole", au sol après une chute, ne pouvait que regarder passer. 30/40, balle de match : le service du septuple vainqueur du tournoi est annoncé "faute". Mais le hawk-eye donnait tort au juge de ligne et le "transformait" en ace. 5-5, 6-5 puis 7-5 pour "Fed" au son des "Roger, Roger" (en 49 minutes) du public, subjugué par ce spectacle haletant.

Novak Djokovic, qui avait perdu ses trois dernières finales de Grand Chelem, allait-il être rattrapé par de nouveaux démons ? Bizarrement, ce n'est pas lui qui craquait le premier. Après avoir écarté une balle de break en venant provoquer la faute au filet (à 3-3), il pouvait compter sur un mauvais dernier jeu du Suisse, auteur de quatre fautes (dont un revers dans le filet et un autre boisé pour se retrouver à 0/30). A près de 33 ans, parviendra-t-il à décrocher un 18e titre du Grand Chelem ? A genoux sur ce court où il s'était déjà imposé en 2011, celui qui redeviendra numéro 1 mondial dès lundi pouvait, lui, arracher des bouts de gazon pour les ingérer. Ça change du pain noir.
«Je voudrais dédier ce titre à ma future femme et à mon futur bébé (...) Et aussi à ma première coach Jelena Gencic. Celle qui m'a tout appris.»«J'ai tout donné mais ça n'a pas suffi. J'étais sûr que ce match serait épique, qu'il serait dur physiquement. Je me suis vraiment amusé, merci à tous et à l'année prochaine» lançait dans un sourire Roger Federer au micro du stade. «Roger est un exemple, un modèle. Merci de m'avoir laissé gagner aujourd'hui (sourire). Après le quatrième, ce n'était pas facile de me remettre dedans et de trouver l'énergie nécessaire. C'est le tournoi que j'ai toujours rêvé de gagner, le plus grand du monde. Mes premiers matches de tennis vécus à travers à la TV, c'était à Wimbledon» a commenté "Nole", qui avait perdu ses trois dernières finales en Grand Chelem. «Je voudrais dédier ce titre à ma future femme et à mon futur bébé. Bientôt, je serai papa. Il est aussi pour ma famille et mon équipe. Et également pour ma première coach Jelena Gencic. Celle qui m'a tout appris et qui nous a quittés (l'an dernier)» a-t-il ajouté en tendant son trophée vers le ciel. Et en laissant couler de nouvelles larmes.
J.G.
Répondre à ce message

Vous n'êtes pas autorisé à poster un message sur le forum.

Créer un site gratuit avec e-monsite - Signaler un contenu illicite sur ce site