2 semaines à l'0pen d'australi€

Murray et Nadal se promènent

 

 

 1er TOUR

Rafael Nadal a expédié son match en 77 minutes.

Nadal, roi de la "tôle"

 

 

 

 

 

 

 

45 minutes pour Andy Murray (no 4), 77 minutes pour Rafael Nadal (no 1) ! Contraint de rester 2h21 sur le court lundi soir, Roger Federer peut les envier. Ses deux grands rivaux n'ont pas perdu de temps pour négocier à la perfection leur premier tour de l'Open d'Australie.

 

Murray a gagné avant la limite devant Andreï Pavel. Au bénéfice d'un classement protégé - il ne figure aujourd'hui plus qu'à la... 1141e place de l'ATP -, le Roumain a abandonné alors qu'il était mené 6-2 3-1. "J'avais mal au dos. Ce match était le dernier de ma carrière, expliquait-il. C'est fini, j'arrête. Je ne veux pas me casser le dos". C'est donc contre un futur retraité - il est le nouveau capitaine de l'équipe roumaine de Coupe Davis - que Murray a remporté enfin un premier match sur la Rod Laver Arena où il avait été piégé l'an dernier par un certain Jo-Wilfried Tsonga.

Andy Murray a tout de même eu le temps de noter un changement d'importance: il bénéficie cette année du soutien d'une imposante colonie écossaise. On ne comptait pas les drapeaux "scottish" dans le stade. Dans ce domaine, Murray possède une belle longueur d'avance sur Nadal. Le no 1 mondial a disputé sa "night session" contre le Belge Christophe Rochus (ATP 75) dans une ambiance plus feutrée. Face à un adversaire lui aussi diminué par des douleurs dorsales, "Rafa" n'a perdu que quatre jeux (6-0 6-2 6-2).

Le rêve des nouveaux mousquetaires

Le danger existe pourtant pour Rafael Nadal et Andy Murray dans le haut du tableau. Il est ciblé depuis le tirage au sort de vendredi dernier: ce sont les nouveaux mousquetaires du tennis tricolore. Jo-Wilfried Tsonga (no 5), Gilles Simon (no 6), Gaël Monfils (no 12) et Richard Gasquet (no 24) rêvent d'une finale. Un tel objectif ne relève pas de l'utopie.

Les quatre hommes ont passé victorieusement le cap du premier tour. Blessé au dos la semaine dernière à Sydney, Tsonga s'est pleinement rassuré en s'imposant 6-4 6-4 6-0 devant l'Argentin Juan Monaco (ATP 49). Le finaliste de l'an dernier s'est livré sans retenue. Cette victoire expéditive lui a permis de se préserver. Il n'a brûlé aucune cartouche, contrairement à Gasquet qui a dû rester 3h28' sur le court en pleine canicule pour battre 6-7 7-6 6-3 6-4 un autre Argentin, le gaucher Diego Junqueira (ATP 76), dont le physique se rapproche de celui d'un joueur de plage. "Ça fait mal de perdre le premier set 7-6 sous 35 degrés. Je ne pensais pas qu'il jouerait aussi bien, il a fait un gros match. J'aurais pu me faire sortir aujourd'hui. C'était limite", avouait le Neuchâtelois d'adoption.

Bye bye Lleyton

Lleyton Hewitt pourra-t-il un jour à nouveau s'immiscer dans la lutte pour un titre dans un tournoi du Grand Chelem ? Tombé à la 70e place mondiale, l'Australien a chuté d'entrée à Melbourne, logiquement battu en cinq sets par Fernando Gonzalez (no 13). Opéré de la hanche en août dernier, Hewitt aurait, selon son agent, été tenté de jeter l'éponge. Mais il a finalement repris le chemin des courts avec un objectif précis: retrouver sa place parmi les vingt meilleurs du monde à la fin de l'année. Si tel n'était pas le cas, l'ancien no 1 mondial prendra alors à 28 ans sa retraite.

 

 

 

 

Open d'Australie: Rafael Nadal impitoyable

 

  2eme TOUR

MELBOURNE (Reuters) - Le numéro un mondial Rafael Nadal a livré une nouvelle démonstration de sa puissance au deuxième tour de l'Open d'Australie en laminant le Croate Roko Karanusic 6-2 6-3 6-2.

L'Espagnol s'est imposé en 97 minutes.

Nadal, dont la meilleure performance à Melbourne est une place en demi-finale l'an dernier, affrontera l'Allemand Tommy Haas samedi en match du troisième tour.

Résultats des matches du deuxième tour des simples hommes jeudi à l'Open de tennis d'Australie.

 

 

 

 

 3eme TOUR

Rafael Nadal a poursuivi sa route samedi dans l'Open d'Australie de tennis après avoir facilement dominé l'Allemand Tommy Haas en trois sets 6-4, 6-2, 6-2 au troisième tour de l'épreuve.

L'Espagnol numéro 1 mondial aurait pu affronter Richard Gasquet en 8e de finale, mais le Français qui a bénéficié d'une balle de match dans le tie-break du troisième set face à Fernando Gonzalez le finaliste 2007, s'est finalement incliné en cinq sets 3-6, 3-6, 7-6, 6-2, 12-10 face au Chilien après plus de quatre heures de combat.

"Je suis très triste car j'ai perdu", a déclaré Richard Gasquet, tête de série 24. "J'ai eu une balle de match. Un manque de chance sur le revers. Mais j'ai tout donné. C'est le tennis".

"Il jouait comme un super-héros, à un niveau incroyable", a souligné Gonzalez à propos des deux premiers sets de Gasquet. "Je ne pouvais rien faire, il était infranchissable et occupait très bien le filet".

Les deux joueurs étaient très proches : le Chilien a passé 85 coups gagnants contre 80 au Français, les deux hommes ont converti chacun six des 14 balles de break dont ils ont disposé et ils ont commis sept doubles fautes.

Nadal qui affrontera Gonzalez tête de série 13 pour une place en quart de finale a expliqué qu'il pense avoir "joué l'un de mes meilleurs matches à l'Open d'Australie" qu'il dispute pour la cinquième fois de sa carrière.

Trois Français disputeront les 8es de finale et au moins un disputera les quarts de finale puisque Gilles Simon sera opposé à Gaël Monfils au prochain tour. Monfils (12) a dominé l'Espagnol Nicolas Almagro (17) 6-4, 6-3, 7-5 et c'est également en trois sets que Simon (6) s'est défait du Croate Mario Ancic 7-6 (2), 6-4, 6-2. Enfin, Jo-Wilfried Tsonga (5), finaliste l'an dernier, est venu à bout en quatre sets de l'Israélien Dudi Sela 6-4, 6-2, 1-6, 6-1. Tsonga affrontera l'Américain James Blake (9) qui a dominé le Russe Igor Andreev (18) 6-3, 6-2, 3-6, 6-1.

Nadal aurait sans doute préféré Gasquet à Gonzalez médaillé d'argent des JO de Pékin, qui pour atteindre la finale 2007 avait terrassé l'Espagnol en trois sets sec. Gonzalez a obtenu la balle de match face à Gasquet sur un lob magnifique et bouclé la rencontre d'un revers gagnant.

"Ce sera un match très dur", a confié Nadal. "Il (Gonzalez) va jouer avec une grande confiance, après deux grosses victoires contre (Lleyton) Hewitt au premier tour et contre Gasquet où il est revenu de deux sets à rien".

Parmi les favoris du tournoi, l'Ecossais Andy Murray tête de série 4, a dominé l'Autrichien Jurgen Melzer en trois sets 7-5, 6-0, 6-3. Le Britannique de 21 ans a commis seulement 10 fautes directes pour s'offrir le droit d'affronter l'Espagnol Fernando Verdasco.

Chez les dames, Serena Williams a logiquement battu la Chinoise Peng Shuai 6-1, 6-4.

L'Américaine qui vise un 10e sacre en Grand Chelem n'était pas contente d'avoir concédé deux fois son service en début de seconde manche.

"J'ai commencé à faire des erreurs et perdu mon service. Je pense qu'ensuite je me suis mis trop de pression", a-t-elle dit.

En 8e de finale, Serena Williams affrontera la Belarusse tête de série 13 Victoria Azarenka, qui a sorti du tournoi la gagnante 2006 Amélie Mauresmo. L'autre Française en lice, Virginie Razzano, a été dominée par la Slovaque Dominika Cibulkova (18) 7-5, 7-5.

La médaillée d'or de Pékin, la Russe Elena Dementieva a porté à 13 matches sa série gagnante après avoir dominé l'Australienne Samantha Stosur.

 

 

 

 

HUITIEMES DE FINALE

Nadal est qualifié en quarts de finale !
Voir le tableau du tournoi (Open d'Australie)
Rafael Nadal vient d'obtenir son billet pour les quarts de finale de l'Open d'Australie 2009 sous le soleil de Melbourne. Dans l'enceinte d'une Rod Laver Arena comble, l'espagnol, tête de série n°1 de l'épreuve, a dominé le chilien Fernando Gonzalez, tête de série n°13, sur le score de 6/3, 6/2, 6/4. Il retrouvera donc, au prochain tour, le français Gilles Simon qui a bénéficié de l'abandon de son compatriote Gaël Monfils un peu plus tôt dans la journée. A noter que Nadal qui n'a pas encore perdu le moindre set dans cette édition des Internationaux d'Australie, reste sur une défaite face au joueur tricolore en demi-finale du Tennis Masters Series de Madrid. Analyse globale du match : C'est une véritable impression de rouleau compresseur qu'a laissé Rafael Nadal à l'issue de ce huitièmes de finale. Après avoir littéralement survolé les trois premiers jeux du match, l'espagnol a fait parler sa puissance et sa régularité pour grignoté petit à petit un Gonzalez qui s'est quasiment vu condamné à l'exploit permanent pour survivre dans cette partie. Au final Nadal a confirmé sa grande forme du moment et son statu de prétendant sérieux au titre à Melbourne. Impressionnant.

 

 

 

Tennis : Nadal Sort Simon en trois sets

QUARTS DE FINALE

 

 

 *Merci à Ouest-france pour ce résumé Rafael Nadal remporte la partie face à Gilles Simon, le dernier Français en lice, et se qualifie pour les demi-finales. Le Français a réussi à mettre en difficulté le numéro 1 mondial, mais n'a pas pu réitérer son dernier exploit. A chaque fois que Nadal se sentait menacé, l'Espagnol a sorti ses meilleurs coups.

 
 
Troisième set : 7 jeux à 5 Pour Nadal. "Rafa" se qualifie pour les demi-finales en remportant le match en 3 sets (6-2, 7-5, 7-5).

Troisième set : 6 jeux à 5 pour Nadal. Nadal vient de breaker Simon. Il va désormais servir pour le match.

Troisième set : 5 jeux partout. Sur son service, Nadal revient dans le set. Simon a maintenant le service. Depuis le début de la compétition, aucun joueur n'a mis 5 jeux dans un set face à Nadal. Un signe ?

Troisième set : 5 jeux à 4 pour Simon. Tournant du match ? Au terme d'un long échange, le point revient finalement à Simon. Le Français n'est plus qu'à un jeu du set.

Troisième set : 4 jeux partout. Mis à mal par Simon, Nadal sort une fois de plus des coups venus d'ailleurs qui lui permettent d'arracher le jeu et de stopper la bonne série de son adversaire.

Troisième set : 4 jeux à 3 pour Simon. Quel retour ! Mené 3 jeux à 1, le Français vient de refaire son retard et mène maintenant 4 jeux à 3.

Troisième set : 3 jeux partout. Formidable ! Le Français revient à 3 jeux partout en prenant le service du numéro 1 mondial. Jeu blanc ! Simon va servir pour le septième jeu su set.

Troisième set : 3 jeux à 2 pour Nadal. Sur son service, Simon revient à un jeu de Nadal.

Troisième set : 3 jeux à 1 pour Nadal. La tâche se complique pour Simon. La tête de série n°6 a désormais deux sets et un break de retard.

Troisième set : 2 jeux à 1 pour Nadal. Nadal expédie le jeu en breakant Simon et reprend l'avantage.

Troisième set : 1 jeu partout. Même si le Niçois envoie de bonnes balles, Nadal finit par prendre le dessus. Son dernier coup droit le long de la ligne écoeure Simon.

Troisième set : 1 jeu à 0 pour Simon. Jeu blanc pour le Français.

2 sets à 0 (6-2, 7-5) pour Rafael Nadal. Coup dur pour Simon. Après avoir bien bataillé pendant 58 minutes, il voit le deuxième set lui filer sous le nez.

Deuxième set : 6 jeux à 5 pour Nadal. Nadal sort des coups de génie sur le service de Simon qui lui permettent de prendre une bonne option sur la deuxième manche. Il se prépare à servir.

Deuxième set : 5 jeux partout. Nadal ne craque pas et égalise alors que Simon a bénéficié d'une balle de set.

Deuxième set : 5 jeux à 4 pour Simon. Le Français reprend l'avantage dans la course poursuite entre les deux joueurs. Nadal va maintenant servir pour tenter d'égaliser.

Deuxième set : 4 jeux partout. L'Espagnol ne laisse pas échapper son adversaire et recolle au score. Les deux joueurs enchainent les jeux blancs. Le prochain jeu pourrait être déterminant.

Deuxième set : 4 jeux à 3 pour Simon. Simon reprend l'avantage grâce à ses fameux coups.

Deuxième set : 3 jeux partout.

Deuxième set : 3 jeux à 2 pour Simon. Pour la première fois du match, le Français domine dans un set. Gilles Simon semble avoir trouvé le rythme en prenant trois jeux d'affilé à Nadal.

Deuxième set : 2 jeux partout. Simon s'accroche ! Alors qu'il perdait 0-40, le Français a remporté le jeu. De bon augure pour le moral de Simon.

Deuxième set : 2 jeux à 1 pour Nadal. Gilles Simon remporte rapidement le troisième jeu du second set. Jeu blanc pour le Français.

Deuxième set : 2 jeux à 0 pour Nadal.

Deuxième set : 1 jeu à 0 pour Nadal. Le Marjorquin repart de plus belle dans la deuxième manche en prenant le service de Simon. Mais on sent que les accélérations et les balles lourdes du Français peuvent le bousculer.

1 set à 0 (6-2) pour Rafael Nadal. En disposant de trois balles de set, Nadal n'épargne pas Gilles Simon.

Premier set : 5 jeux à 2 pour Nadal. L'Espagnol a sorti le grand jeu pour prendre une bonne option sur le premier set. Il a notamment conclue un point au terme de 26 coups de raquette.

Premier set : 4 jeux à 2 pour Nadal. Simon revient à 2 jeux de Nadal.

Premier set : 4 jeux à 1 pour Nadal. Le numéro 1 mondial ne laisse pas respirer son adversaire et prend le large.

Premier set : 3 jeux à 1 pour Nadal. Nadal recreuse l'écart grâce à son très bon service.

Premier set : 2 jeux à 1 pour Nadal. Simon se reprend sur son service. En ne retenant pas ses coups, le Français arrive à écourter les échanges.

Premier set : 2 jeux à 0 pour Nadal. L'Espagnol expédie le deuxième jeu. Jeu blanc.

Premier set : 1 jeu à 0 pour Nadal. Simon démarre trop timidement est est breaké d'entrée de jeu.

Le match commence. Simon est au service.

Avant match. Pour accéder au dernier carré de la compétition, Gilles Simon devra surmonter la montagne Nadal. Un exploit que le Français a déjà réalisé lors de la dernière confrontation entre les deux joueurs

 

 

 

 DEMI-FINALE

Rafael Nadal s'est imposé contre Fernando Verdasco en demi-finales de l'Open d'Australie (6/7 6/4 7/6 6/7 6/4) après 5h14 de jeu. L'Espagnol retrouvera Roger Federer dimanche pour un nouveau duel au sommet. Fernando Verdasco peut remercier Rafael Nadal. Sans lui, peut-être qu’il n’aurait jamais atteint le dernier carré dans un Grand Chelem. Ou plutôt avec lui serait-il plus juste de dire. Car la métamorphose du Madrilène de joueur talentueux mais fragile mentalement à machine à broyer du favori à Melbourne trouve son déclencheur en fin d’année dernière. Lors d’une épique finale de Coupe Davis disputée dans le chaudron de Mar del Plata. Opposée à l’Argentine de Juan Martin Del Potro et David Nalbandian, on ne donne pas cher alors des chances de l’Espagne, surtout que celle-ci se présente sans son leader et numéro 1 mondial, Rafael Nadal. Mais cela était sans compter un Verdasco d’abord réserviste le 1er jour, puis vainqueur du double et, enfin, héros de toute une nation le dimanche en venant à bout de Jose Acasuso en cinq sets (6/3 6/7 4/6 6/3 6/1). Et tant pis si le pedigree du Gaucho n’avait rien d’impressionnant, l’important pour Verdasco étant d’avoir su surmonter son stress et la fragilité de ses nerfs dans une grande occasion. Ce qu’il reconnait d’ailleurs bien volontiers depuis : «Cette finale de Coupe davis m’a changé en tant que joueur. Mentalement, je suis désormais beaucoup plus fort. Je crois en moi et comme physiquement tout va bien…»

6/0 pour Nadal
Cela donne un joueur sur un nuage pour attaquer 2009 par une finale à Brisbane (battu par Radek Stepanek), avant d’enchainer à Melbourne par des succès sur Andy Murray et Jo-Wilfried Tsonga. Le tout sans oublier ses trois premiers tours à l’Open d’Australie où il n’a laissé que 4 jeux par match à ses adversaires (Stepanek, Clément et Mannarino). Un parcours extrêmement solide qui l’amène donc ce vendredi à se mesurer à son glorieux compatriote, Rafael Nadal, contre qui il s’est incliné six fois en… six rencontres. La dernière en date étant même très douloureuse puisqu’elle eut pour cadre Roland Garros l’an passé, lorsque le Majorquin infligeait une sévère correction à son aîné (6/1 6/0 6/2). D’ailleurs, hormis une confrontation serrée au Queen’s londonien en 2006, les oppositions entre les deux hommes n’ont jamais donné lieu à de furieuses batailles, Nadal prenant toujours facilement le dessus. Il faut dire que si le Majorquin hait la défaite, il l’exècre encore plus face à l’un de ses compatriotes. Alors dans ce tableau pessimiste, qu’est-ce qui peut plaider en faveur d’un succès de Verdasco ?

Agassi comme mentor
Son niveau de jeu tout d’abord. Sur ce qu’il a montré face à Murray et Tsonga, Verdasco a les armes pour venir titiller Nadal, notamment en coup droit. Mentalement, aussi, il ne craint plus les gros matches et il se présentera pour ce rendez-vous sans véritable pression. Une situation que le numéro 1 mondial connait pour l’avoir expérimentée, à ses dépens, ici-même face à un Tsonga de gala en demi-finales l’an passé. Imaginer Verdasco sortir une telle performance n’a rien de totalement saugrenu. Surtout que physiquement, l’ancien compagnon d’Ana Ivanovic présente de sérieuses garanties depuis qu’il travaille avec Gil Reyes, l’ancien préparateur d’un certain Andre Agassi. Le Kid de Las Vegas qui fait depuis office de mentor pour l’Espagnol : «Je l’ai vu deux heures à Las Vegas et je lui ai posé plein de question : comment organiser ma saison, combien de tournois jouer, lesquels, quand faire un break, des conseils tactiques, son avis sur mon jeu… Tout ce qui me passait par la tête en fait.» L’absence de Nadal comme déclic en finale de Coupe Davis, Agassi comme gourou… Et maintenant une finale de Grand Chelem pour passer un nouveau cap ?

 

 

 

FINALE

Au terme d’une nouvelle finale d’anthologie à Melbourne, Rafael Nadal a encore dominé son meilleur ennemi, Roger Federer (7/5 3/6 7/6 3/6 6/2). Le Suisse devra donc encore patienter avant de décrocher son 14e Grand Chelem. Rafael Nadal et Roger Federer se retrouvaient dimanche en finale de l’Open d’Australie, six mois après avoir disputé le «match du siècle» à Wimbledon. Battu dans son jardin pour l’occasion, le Suisse était avide de revanche face à un adversaire qu’il n’avait plus dominé depuis plus d’un an. Cette rencontre lui tenait d’autant plus à cœur qu’il pouvait égaler le record de victoires en Grand Chelem de Pete Sampras (14).

Nadal très réaliste
La tension était palpable à l’entrée des deux hommes sur le court. Le match débutait d’ailleurs dans un silence de cathédrale, mais contrairement à la veille et la finale féminine entre Serena Williams et Dinara Safina (pliée 6/0 6/3 par l’Américaine en 59 minutes), les spectateurs de la Rod Laver Arena allaient rapidement s’enflammer. Débutant au service, Federer, qui nourrit un complexe d’infériorité face à l’Espagnol, avait la tremblote et se faisait breaker d’entrée. Heureusement pour lui, Nadal n’était pas encore totalement dans la partie. Le Suisse en profitait pour recoller sur un coup droit long de ligne qui prenait son rival à contre-pied (1/1). Quasiment dans la foulée, il parvenait même à prendre l’avantage sur un puissant retour gagnant (2/4). Sentant poindre le danger, le n°1 mondial ressortait les bonnes vieilles recettes et pilonnait systématiquement le revers de la tête de série n°2, qui commençait à faiblir dans ce secteur. Commettant davantage de fautes directes (16 dans la manche inaugurale), Federer connaissait surtout des problèmes avec sa première balle (seulement 54% de réussite). Très réaliste, Nadal en profitait, convertissant toutes ses balles de break (3/3) pour finalement virer en tête après 58 minutes de suspense (7/5).

Federer monte au filet
L’inquiétude croissait dans le clan suisse quand le fiancé de Mirka Vavrinec perdait une nouvelle fois son engagement en début de deuxième manche (3/2). D’autant que celui-ci s’effondrait au service (37% de première balle !). Paradoxalement, Federer donnait moins de points gratuits (seulement 7 erreurs pour 16 coups gagnants). Changeant quelque peu de tactique, montant notamment plus volontiers au filet, avec succès (8/11 dans l’exercice), il engrangeait quatre jeux consécutifs et égalisait (3/6) ! Tout était donc à refaire pour Nadal, qui espérait s’éviter un match trop long après le marathon disputé vendredi en demies (5h14) face à son compatriote Fernando Verdasco. La fatigue se faisait d’ailleurs sentir du côté du Taureau de Manacor, qui faisait appel au kiné à deux reprises afin de se faire masser la cuisse. Entre-temps, le Majorquin avait sauvé six balles de break, quasiment synonymes de balles de set (6/5) ! Quelques minutes plus tard, Federer se voyait puni de ne pas avoir su concrétiser ses occasions. Jamais aussi fort que sous la pression, Nadal remportait le troisième set au tie-break après avoir notamment inscrit un point d’anthologie, allant chercher en extension à la volée un passing pourtant bien frappé de Federer (7-3).

Les vieux démons de retour
Touché, le Suisse n’était pas encore coulé. Pour preuve, il breakait d’entrée de quatrième acte (0/2). Malheureusement pour lui, il ne pouvait conserver son avantage et l’Ibère recollait dans la foulée (2/2). Ce dernier était d’ailleurs tout près d’aligner un troisième jeu consécutif, mais ne convertissait aucune de ses quatre opportunités (2/3) ! Federer faisait d’ailleurs preuve d’un incroyable mental dans ce cinquième jeu, à l’image de cet ace sorti juste après la perte du plus bel échange du match durant lequel les deux joueurs flirtaient avec les lignes avant que Nadal n’en termine sur un énorme contre de coup droit ! Finalement, c’est le n°1 mondial qui cédait dans cet incroyable bras de fer (3/6) et se retrouvait obligé de disputer un ultime set ! La tension montait encore d’un cran et les vieux démons du Suisse réapparaissaient. Breaké à 2/1 après avoir pourtant mené 30-0, il accusait sérieusement le coup (4/1) et lâchait définitivement prise après 4h23 de combat. Le n°1 mondial, qui remporte son 6e Grand Chelem, devient par la même occasion le premier Espagnol à remporter l’Open d’Australie.

Résultat de la finale :
Nadal (Esp, 1) – Federer (Sui, 2) 7/5 3/6 7/6 3/6 6/2

 

 

 

 Spain's Rafael Nadal stretches to make a return to Switzerland's Roger Federer during the Men's singles final match at the Australian Open Tennis Cha  Rafael Nadal Remporte L'open D'australie

Spain's Rafael Nadal reacts after missing a point against Switzerland's Roger Federer during the Men's singles final match at the Australian Open Ten   Spain's Rafael Nadal makes a return to Switzerland's Roger Federer during the Men's singles final match at the Australian Open Tennis Championship 

Spain's Rafael Nadal reacts after winning a point as he plays Switzerland's Roger Federer in the Men's singles final against at the Australian Open  Spain's Rafael Nadal stretches to return to Switzerland's Roger Federer during the Men's singles final match at the Australian Open Tennis Championshi 

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Rafael Nadal, exténué, à l'issue de son match face Fernando Verdasco, le 30 janvier 2009 à l'Open d'Australie  Spain's Rafael Nadal reacts as he plays against compatriot Fernando Verdasco during their Men's singles semifinal match at the Australian Open Tennis

 

 

 

 

 

 Spain's Rafael Nadal holds up the trophy in front of photographers after beating Switzerland's Roger Federer in the Men's singles final match at th

Runner-up Switzerland's Roger Federer, left, waves as Spain's Rafael Nadal holds the winner's trophy, during the awarding ceremony of the Men's singl

 Spain's Rafael Nadal, left, holds the trophy next to runner-up Switzerland's Roger Federer during the awarding ceremony of the Men's singles fina

Spain's Rafael Nadal, left, holds the trophy as runner-up Switzerland's Roger Federer, right, looks up during the awarding ceremony after Nadal won

 Spain's Rafael Nadal, left, hugs Switzerland's Roger Federer during the awarding ceremony after winning the Men's singles final match at the Austral

Spain's Rafael Nadal holds the trophy during the awarding ceremony after beating Switzerland's Roger Federer during the Men's singles final match at

 Spain's Rafael Nadal holds the trophy during after beating Switzerland's Roger Federer in the Men's singles final match at the Australian Open Tenn

 Spain's Rafael Nadal, right, shakes hands with Australia's tennis legend Rod Laver, left, during the awarding ceremony after beating Switzerland's R

  Spain's Rafael Nadal, right, is celebrated by Australia's tennis legend Rod Laver, left, during the awarding ceremony after beating Switzerland's R

Winner Spain's Rafael Nadal, center, talks to Australia's tennis legend Rod Laver, left, next to runner-up Switzerland's Roger Federer during the aw

Spain's Rafael Nadal, right, stands next to Australia's tennis legend Rod Laver, left, during the awarding ceremony after beating Switzerland's Roger

 

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Commentaires (8)

1. Thomas 07/02/2009

C'est vrai que ça change sa tenue !

2. theophile 07/02/2009

enfin une nouvelle tenu pour nadal je préfère

3. cath 07/02/2009

....OOOHHH....
MAGNIFIQUE ....

4. Nico 05/02/2009

Magnifique synthèse de l'épopée de Rafa pendant cet Australian Open !

Et que dire de l'album photos où chacune d'entre elles est très expressive et "raconte" tant de choses !

VAMOS !!!

5. Thomas 03/02/2009

Le contre pied est un coup qui est très efficace si on l'utilise au bon moment et rafa c'est parfaitement le faire c'est pour ça qu'il est le numéro 1 !

6. nadim 02/02/2009

chui nadim et chui un fan de rafa !!!!! il a un jeu inegalable et un styl de je parfait!mais je trouve kil veut fair tro de contr pied mais ca lui coute de point parfoi ( mais ca marche des foi)

7. cath 25/01/2009


devinez pourquoi je pleurniche un peu ???? ( c'est un quizz a deux balles... jaunes )

-
j'ai frolé l'arret cardiaque durant le match épique CORNET/ SAFINA ....
j'ai une petite préférençe pour ALIZEE ...qui a eu deux balles de match...
mais DINARA SAFINA , avec un jeu plus expérimenté et plus incisif sur certains points , a su finalement l'emporter ..
mais j'aime bien SAFINA ....

ces deux joueuses sont formidables et pleines de charisme ...

8. Nico 24/01/2009

Les grands sont tous au rendez-vous ou presque et confirment qu'ils sont au top dès le début !

Cela promet pour cette année 2009 après une saison 2008 sacrément géniale !!!

Rafa est très en forme et gagne en peu de temps, ce qui peut être très très bon au vu du climat assez étouffant !

VAMOS !!!

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