Roland Garros 2008


TENNIS :  Tout sur Roland-Garros 2008

TENNIS :

Tout sur Roland-Garros 2008

Retrouvez tout sur les Internationaux de France sur mon site, tous les résumés des matchs de Rafael Nadal, deuxième levée du Grand Chelem de la saison, qui a lieu du 25 mai au 8 juin. Rafael Nadal tentera de faire la passe de quatre alors que Justine Henin, retraitée, a laissé son titre vacant. 

 

Le début de l'histoire d'un jeune joueur qui s'appelle RAFAEL NADAL et sa victoire à ROLAND GARROS en 2005

La victoire de RAFAEL NADAL en 2006

La victoire de RAFAEL NADAL à ROLAND GARROS en 2007

 

 

 

 

 

 

 

FINALE

 

Rafa ses paroles :

"Bonjour. Merci à tout le monde pour aujourd'hui", a dit Nadal en français avant de se voir remettre la Coupe des Mousquetaires par Borg, poursuivant son discours en anglais. "Roger, je m'excuse pour cette finale. Tu as bien joué. Je voudrais qu'on félicite Roger pour son attitude toujours exemplaire qu'il gagne ou qu'il perde. Et merci à Björn Bjorn, c'est un grand champion et je suis très heureux de le voir ici." "Je vous dis à l'année prochaine, merci beaucoup", a-t-il conclu dans sa langue maternelle.

Federer ses paroles : J'aurais espéré faire mieux que gagner quatre jeux mais Rafael est vraiment très, très fort. Il a dominé le tournoi peut-être comme jamais, comme Björn (Borg)", a reconnu Federer. "C'était une bonne semaine mais perdre en finale, ce n'est pas très marrant. Je vais essayer une fois de plus de gagner l'année prochaine."

 

Roger Federer a explosé face à Rafael Nadal en finale de Roland-Garros (6-1, 6-3, 6-0). A l'issue de la 2e plus grosse défaite à Paris de l'ère Open, l'Espagnol reste invaincu et, sans perdre de set cette année, décroche son 4e titre de suite, comme l'illustre Bjorn Borg entre 1978 et 1981. NON, Rafael Nadal est trop fort en ce moment. Le Majorquin est au sommet de son art à Roland-Garros et selon l'avis général, lui inclus, il progresse. Son match le plus difficile, il a vécu en demi-finale, face au N.3 mondial qui n'a pas été capable de lui prendre un set. Il a pris 43 fois le service de ses adversaires et perdu 8 fois le sien. Il n'a perdu que 36 jeux en 6 matches. C'est encore loin des records de Bjorn Borg (31 jeux en 7 matches en 1978, 37 en 7 matches en 1980), mais c'est très impressionnant quand même.

OUI, une série doit bien s'arrêter un jour. Rafael Nadal est invaincu à Roland-Garros, soit 27 victoires consécutives. "A chaque fois que j'entre sur le central, je sais que je peux perdre" , avertit pourtant l'intéressé. L'Espagnol, compte 114 victoires sur terre depuisle printemps 2005 mais il a connu aussi la défaite. Trois fois, il a connu la défaite, dont une cette année (vs. Ferrero à Rome). L'année dernière, Roger Federer avait mis fin à la série de 81 victoires sur terre battue à Hambourg, il est le mieux placé pour le stopper à Paris.

NON, car il n'a jamais été mesure de battre le Majorquin à Roland-Garros. Trois matches et trois défaites, le bilan est lourd pour le Suisse. Il n'avait rien montré lors d'une demi-finale disputé sous un ciel d'orage en 2005, il avait été éclatant pendant un set avant de s'effacer progressivement en 2006 et il avait gâché trop d'occasions au premier set en 2007 pour prendre l'ascendant. Cette année, l'impact psychologique de ses deux défaites à Monte-Carlo et Hambourg pèseront encore dans la balance.

OUI, pour la simple et bonne raison que le Suisse est le joueur le plus doué de l'histoire de ce sport."Jouer Federer, c'est spécial", convient Nadal. Les deux joueurs s'apprécient, se respectent et aiment se jouer car les matches sont spectaculaires. Au-delà de l'opposition de style, c'est l'incertitude du résultat qui passionne les foules. Tout le monde connaît la domination de l'Espagnol sur terre, mais tout le monde sait que Federer a les moyens de le battre. Le plus grand match de Federer face à Nadal a eu lieu à Rome en 2006. Il y avait eu une balle de match. En 2007, il l'a battu à Hambourg. Depuis, il cherche à optimiser son tennis pour réussir à vaincre son rival à Paris. A Monte-Carlo et à Hambourg il y a quelques semaines, il l'a dominé nettement, mais pas assez longtemps. Dimanche, s'il ne commet pas les erreurs de Djokovic en demi-finale, il peut faire basculer le match.

NON, parce qu'il est marqué psychologiquement. La clef de la réussite de Federer, c'est de pouvoir exprimer un tennis très pur avec un relâchement total. Dès qu'il force un peu son jeu sous pression, ou qu'il se déconcentre, il redevient humain, c'est-à-dire un joueur talentueux. Face à Nadal, depuis leurs premières rencontres à Miami (défaite en 2004 et victoire arrachée en cinq sets en 2005), il se pose plus de questions que face à n'importe qui d'autres et cela nuit à son relâchement légendaire. Le pire dans cette situation, c'est que cette fragilité ne semble pas dépendre de lui mais plutôt de la capacité de Nadal à étouffer l'espoir de ces adversaires.

OUI, en Grand Chelem, Roger n'a jamais perdu en trois sets secs. Il y a toujours eu une faille dans les matches opposant les deux joueurs. Avec un peu plus d'à-propos tactique ("être patient et monter au filet au bon moment", dit Mats Wilander), il pourrait bouleverser la tendance

 

 

 

Que dire ? Une domination outrageuse, un match mené de main de maître et une véritable correction infligée au numéro 1 mondial: 6-1, 6-3, 6-0. L'impitoyable Rafael Nadal a encore frappé, en dominant pour la troisième fois d'affilée en finale son rival suisse. Surpuissant, d'une régularité impressionnante (7 fautes directes), le Majorquin n'a donc pas laissé passer l'occasion d'égaler Björn Borg, en s'adjugeant un quatrième sacre consécutif Porte d'Auteuil. A 22 ans, avec désormais quatre titres du Grand Chelem à son palmarès, l'Espagnol a une nouvelle fois fait trembler la terre.

Au grand désespoir de Roger Federer, qui a encore échoué dans sa quête du seul trophée du Grand Chelem manquant à son palmarès. L'Helvète, qui rêvait par la même occasion de s'approcher du record en Grand Chelem de Pete Sampras avec un treizième Majeur en ligne de mire, peut toutefois avoir des regrets. Avec 35 fautes directes, le numéro 1 mondial a manqué sa finale. Etouffé par son dauphin au classement ATP, le patron du circuit, méconnaissable par moments, a une fois de plus été victime du « complexe Nadal ». A 26 ans, le protégé de José Higueras va devoir se ressaisir au plus vite, pour oublier ce camouflet et retenter sa chance l'année prochaine. Mais attention, le temps presse et le doute peut finir par s'installer...

Federer: "Rafael a dominé comme jamais"

Fair-play malgré tout, Federer a tenu à féliciter son bourreau au micro du stade: "J'aurais espéré faire mieux que quatre jeux, a-t-il expliqué non sans humour. Rafael a dominé comme jamais, comme Borg et il mérite ce titre. Perdre en finale, ce n'est jamais drôle, mais j'essaierai à nouveau l'an prochain. Une fois de plus Rafa était le plus fort." Presque gêné, le désormais quadruple lauréat des Internationaux de France s'est quant à lui adressé au Suisse en commençant par un "je suis désolé Rodger pour cette finale...". Une finale à sens unique pour l'ogre de l'ocre, qui n'a sans doute pas fini de régner sur le Central.

Dans ce choc pour l'histoire, face notamment à Björn Borg, Mats Wilander et Yannick Noah venus célébrer les 80 ans du stade Roland-Garros, Federer ne prenait pas le meilleur départ en perdant d'entrée de jeu son service sur une faute directe. Le Majorquin, en ce début de rencontre, pilonnait le revers du Suisse pour se détacher 2-0, non sans avoir dû effacer deux balles de débreak. En danger, Federer tentait d'être le plus agressif possible et, malgré une nouvelle alerte sur son service, inscrivait son premier jeu grâce à deux aces. A 3-1, et alors que la balle de Nadal giclait sur la terre battue parisienne, l'Espagnol creusait l'écart en s'emparant du service adverse sur un jeu blanc après un passing en deux temps (4-1). Intouchable, le tenant du titre frappait dans la balle avec une violence inouïe pour se détacher 5-1 sur une nouvelle faute directe en revers du Suisse. Sur sa lancée, Nadal se procurait deux balles de set sur l'engagement adverse: la première sera la bonne, sur une volée trop longue du numéro 1.

Des cris de rage...

Le premier set en poche (6-1) après seulement 32 minutes, le jeune homme de 22 ans n'aura fait que trois petites fautes directes, contre douze pour l'Helvète. Ce dernier continuait de faire des erreurs, et se faisait breaker à 1-0 dans le deuxième set sur un coup droit croisé dans le couloir (2-0). « Rodger » relevait toutefois la tête en s'emparant pour la première fois de la mise en jeu adverse sur une des rares fautes du Majorquin (2-1). Le poing serré, le numéro 1 mondial recevait les acclamations du Central avant d'égaliser à 2-2. Plus incisif, plus relâché, Federer haussait le ton pour venir conclure les points au filet, avec des merveilles de volées amorties croisées (3-3). A 4-3, Nadal, intraitable en retour, se procurait trois balles de break effacées par le Suisse. Mais la quatrième sera la bonne sur un passing long de ligne. Hurlant de rage et de dépit, le quintuple vainqueur de Wimbledon se retrouvait mené 5-3, service Nadal.

Nadal, le rouleau compresseur

La perle de Manacor, le regard tourné vers son clan, profitait d'une amortie de Federer pour se procurer deux balles de set. Un retour trop long du Suisse offrait le manche au numéro 2 mondial (6-3). Toujours aussi régulier avec seulement deux fautes directes contre treize dans cette manche, Nadal faisait main basse sur cette finale. Dos au mur, Federer devait alors créer l'exploit pour s'en sortir face à l'ogre espagnol. Mais ce dernier ne desserrait pas l'étau, breakant dès l'entame du troisième set. Dès lors, le match était plié. Complètement résigné, l'homme aux douze titres du Grand Chelem alignait les fautes grossières en coup droit. Tête basse, il laissait inexorablement s'échapper Rafael Nadal, qui se retrouvait en un rien de temps en position de conclure le match sur son service à 5-0.

Impitoyable, l'Espagnol portait le coup de grâce à son adversaire, qui lui offrait un dernier cadeau sur une nouvelle faute directe: la trente-cinquième... Alors qu'il avait fêté ses trois précédents sacres en s'écroulant sur le court Philippe-Chatrier, le Majorquin se contentait simplement de lever les bras au ciel. 6-0... Le score en dit long sur l'énorme domination du numéro 2 mondial, qui aura survolé la quinzaine. Il pouvait alors recevoir de Björn Borg la Coupe des Mousquetaires. La légende suédoise qui avait déclaré la veille face à la presse que le prodige espagnol allait "peut-être gagner huit ou neuf Roland d'affilée"... Rendez-vous l'an prochain. Pour un cinquième titre ?

 

 

 

 

 

DEMI-FINALE 

 

Rafael Nadal, sur la terre comme au ciel
Impressionnant, le conquistador humilie Novak Djokovic.
Christian Despont, Paris
Il ne suffit pas de courir comme un lapin et de crier «vamos» pour être un grand compétiteur. A l'aube de ses 22 ans, Rafael Nadal est entré dans la mémoire collective - en courant comme un lapin et en criant «vamos» - comme l'un des tennismen les plus complets de notre époque, non plus seulement en termes de normes athlétiques, mais d'adresse, de polyvalence, de perspicacité et de courage.

Si l'impression appelait une validation, il restera la manière dont le conquistador a essoré Novak Djokovic; plus exactement, dont il a réduit l'intelligence et l'homogénéité du numéro trois mondial à quelques talents mal dégrossis. «Le duel des challengers» n'a pas existé au-delà du libellé: avant même que le Tout-Paris soit sorti de table, le vent, les rafales, avaient balayé l'odeur du sang.

«Je n'ai eu aucune chance, même en essayant le «tout ou rien», admet Novak Djokovic. Rafa est intelligent. Il y avait beaucoup de stress sur le court mais, pour lui, la tension et le vent semblent peu contrariants. Rafa a conquis cette terre. Il y semble très à l'aise, presque invulnérable. Autre problème: le Central est beaucoup plus lent que les autres courts. Pour moi, la difficulté consistait à allier calme et agressivité, patience et nécessité d'entreprendre. Rafa, lui, conjugue parfaitement ces paramètres.»

Les progrès accomplis en une année dépassent les temps de passage usuels. Tout y est: l'équilibre du corps en mouvement, les appuis, l'efficience du service, le touché à la volée et, surtout, une nouvelle arme de défense, le revers «slicé», ouvertement empruntée à Roger Federer. «Pourquoi ne pas copier le meilleur du monde?», sourit Toni Nadal, l'oncle et coach.

Une présence phénoménale

La double rotation d'un avant-bras et d'un poignet élastiques continue de catapulter des balles à six mètres du sol, là où la virtuosité devient inopérante. Pour marquer un point, il faut envoyer Nadal dans les bâches, en portant des attaques à cinq, six ou sept temps. Le déborder requiert une prise de risque intenable dans la durée. Lui résister exige une fiabilité irréprochable, nerveusement et physiquement.

«Je ne pensais pas atteindre un tel niveau, encore moins contre Djokovic, bavarde l'Espagnol. C'était presque parfait. Presque.» Question: «Vous êtes-vous déjà senti nerveux sur le Central?» Longue hésitation, puis: «Contre Grosjean, en 2005, parce que le public s'était ligué contre moi. Contre Mathieu, aussi; l'année dernière. C'était dur. Sinon, jamais. Non.»

Juan Del Potro, son meilleur ami sur le circuit, témoigne en qualité de victime: «Le Central est un court immense, avec un vaste dégagement derrière la ligne de fond. Mais ici, on a toujours l'impression d'avoir Rafa dans son champ de vision. Sa présence est phénoménale.»

Dimanche, le conquistador tentera de remporter son quatrième Roland-Garros, sur cette terre où il n'a encore jamais mordu la poussière. Le record de Borg, certainement, ne le distraira pas de ses quêtes intérieures. La démarche restera totalement circonscrite à l'action, au point suivant, sans arrière-pensée liée à l'enjeu existentiel. Seul un esprit génial pourra désamorcer cette véhémence fauve et maîtrisée

 

Roger Federer: «Je suis plus fort que jamais»
Les sensations du Bâlois contredisent les apparences.
Christian Despont
C'est peut-être l'année où personne ne l'attend que Roger Federer, à sa troisième tentative, délogera Nadal de son pied-à-terre parisien. Peu de statistiques le présagent, mais comment savoir si ces réalités pourraient survivre aux convictions profondes - s'il en est - d'un champion? «Je suis plus fort que jamais. Il y aura du spectacle», claironne le numéro un mondial, dans des postures inhabituelles d'assaillant.

L'opposition de style avec Gaël Monfils, défenseur élastique et cabotin, a laissé entrevoir que, peut-être, Federer n'est pas complètement redevenu Federer. Pour les apparences, le coup droit est parfois erratique, la première balle de service lunatique, et l'approche vaguement tactique. Pour les réalités concrètes, les statistiques indiquent une réduction manifeste de l'efficience - certes prodigieuse - sur les points décisifs, voire un début de magnanimité.

Il n'est pas certain non plus que, avec son entêtement et son esbroufe roborative, Gaël Monfils n'ai pas remué quelque relent de fragilité. «J'éprouve un très grand soulagement, reconnaît Roger Federer. Il y avait beaucoup de pression sur mes épaules. Bien sûr, j'ai raté des opportunités. Parfois, j'ai pensé: «Mais tu es con ou quoi?» [ndlr: en français dans le texte]. Mais j'ai aussi réussi des points extraordinaires pour conclure.»

«Le défi ultime»

Il n'est pas certain, non plus, que Federer ait trouvé ses marques sur le Central, où les dégagements très vastes - 8 mètres derrière la ligne de fond, le double de certains stades - semblent perturber son positionnement sur la balle, notamment en retour de service. «Le problème sera Rafa, pas le Central», élude-t-il.

Le discours adopte une teneur résolument opiniâtre: «Je suis en finale contre Rafa, soit exactement où j'avais prévu d'être il y a quelques semaines, quelques mois. Ce n'est pas une surprise pour moi. Je joue bien. Maintenant, je pense avoir la force physique, le niveau technique et le bagage tactique pour remporter le tournoi. En cela, battre Rafa à Roland-Garros représente, à l'aune de ma carrière, une sorte de défi ultime.»

Le discours martèle des vérités indémontrables, mais dont il n'est pas inutile de s'équiper: «La seule tactique que je puisse adopter est de continuer à jouer mon tennis, et espérer que, un jour, j'aurai le dessus. Je suis forcément meilleur que l'an dernier. En prenant de l'âge, je gagne de nombreux matches grâce à mon expérience, et je possède davantage d'options dans mon jeu. Ce n'est pas une blague: mes sensations m'apparaissent meilleures que jamais. Je suis très fort cette année car, après la maladie, j'ai travaillé dur. La finale sera un duel spectaculaire entre deux joueurs au sommet de leur art.»

Si elle opposera deux pôles de compétences, elle éprouvera aussi des aptitudes à l'affrontement, à la bataille humaine, sur un même niveau d'excellence. Comment savoir si les «come on» dont Federer s'invective depuis peu, ces quelques joies et contrariétés délivrées sans pudeur, sont la réminiscence d'une vitalité émotionnelle ou, au contraire, le signe qu'un vieux fond d'incrédulité macère. Personne ne l'attend, non, et comment savoir?

Borg a une préférence

Björn Borg, même s’il ne veut pas se mouiller pour le vainqueur de la finale entre Rafael Nadal et Roger Federer, semble avoir une petite préférence. «Nadal a un petit avantage psychologique car il n'a jamais mal joué sur terre battue. Cela fait trois ou quatre ans que je le suis très régulièrement, je n'ai jamais vu un mauvais match par comparaison aux autres joueurs qui peuvent avoir un mauvais jour. Lui, non. Peu de joueurs peuvent le déborder mais Federer est si talentueux et motivé. Il est un peu plus patient quand il joue. Je sais que les gens disent que personne ne pourra battre Nadal demain, au vu de ses performances jusqu'à présent, mais je pense que Roger a une bonne chance», a avoué le champion suédois.

A la veille d'une quatrième finale d'affilée à Roland-Garros, l'Espagnol Rafael Nadal affiche sa décontraction. Interrogé sur ses chances de l'emporter à nouveau, il préfère néanmoins rester prudent, affirmant même qu'il n'est pas favori.

Après trois victoires d'affilée, et une nouvelle finale en vue, vous sentez-vous favori ?
Vous aimez beaucoup cette expression : "le favori". Je ne me sens pas favori. Je ne crois pas aux favoris, le favori est celui qui soulèvera la coupe demain.

De quel coup de votre jeu êtes-vous le plus satisfait cette année à Roland-Garros ?
Les premiers jours, je n'étais satisfait de rien. Puis, petit à petit, j'ai réussi à reprendre le contrôle, surtout sur mon coup droit. Je crois avoir également amélioré mon revers tout au long des matchs.

Il semble que Roger Federer ait décidé de changer de tactique contre vous. Il devrait faire plus d'incursions au filet...
Je ne sais pas ce qu'il va faire. Lorsqu'on joue contre lui, on peut tout imaginer parce-qu'il a une palette de jeu incroyable. Il a tous les coups. Je m'attends à un match ardu. Je sais qu'il va faire preuve d'agressivité.

Abordez-vous cette finale de façon différente par rapport aux autres années ?
C'est à chaque fois différent. Mais la veille d'un match comme celui-là, on est un peu nerveux.

Roland-Garros - Finale messieurs : Roger Federer - Rafael Nadal

Le "Clasico", le "crunch", le "clash", revoici pour la cinquième fois en deux ans le N.1 et le N.2 mondial face-à-face en finale d'un Grand Chelem, et lequel : Roland-Garros. Un tournoi désormais au centre de la saison puisque c'est le seul qui manque au palmarès de Roger Federer. Rafael Nadal, qui l'a battu trois fois en trois ans en demi-finale puis deux fois en finale, vise une passe de quatre historique. Seul le grand Bjorn Borg, qui était à Wimbledon pour le quintuplé de Federer et qui est à Paris cette année, a fait aussi bien (et mieux au total, 6).

Ce n'est que dimanche mais on peut commencer à en parler ici pour ne pas surcharger les autres sujets.

Qu'en pense Novak Djokovic, témoin privilégié? «Nadal est très difficile à battre sur ce court, mais personne n'est invincible, dit le Serbe. Federer veut tellement gagner pour la première fois ici qu'il peut y arriver.»

Vu la démonstration de Nadal, la motivation, aussi extrême soit-elle, risque cependant d'être une nouvelle fois insuffisante pour le Federer qu'on a vu jusque-là. Même s'il s'en défend à longueur de tournois, son début de saison (sept défaites) semble avoir laissé des traces en termes de confiance.

Sur les points importants, qui tombaient systématiquement dans son escarcelle ces dernières années, il n'apparaît plus aussi serein qu'avant. Et Monfils, par ailleurs formidable de combativité, en a profité pour lui chiper le deuxième set. Et que dire de toutes ses volées «faciles» dans la bande du filet?

Le Suisse estime que l'opinion est trop sévère avec lui. Il a raison dans la mesure où il est de nouveau là, en finale, pour la onzième fois sur les douze derniers tournois du Grand Chelem. C'est énorme, évidemment.

Mais si on regarde ses matchs à travers le prisme de ses victoires passées, nettement plus limpides, le scepticisme ambiant peut aussi se comprendre. Surtout si on le compare à Nadal, qui écrase tout sur son passage.

 

INTERVIEW DE rogé !!      

  Vous attendiez-vous à ce qui s'est passé dans ce match, au niveau du jeu et du score ?
S'agissant du niveau de jeu, oui, je savais que Gaël n'allait pas changer du jour au lendemain. Je l'avais déjà joué à Miami et à Monaco et je savais à quel point il pouvait bien jouer. Il joue très loin au fond du court, il fait peu de fautes, il a un service fantastique et c'est un très grand athlète. Cela m'a mis pas mal de pression. Je savais qu'il allait déployer ce jeu-là. Le match s'est passé comme je m'y attendais. Je savais qu'il fallait que je joue mon jeu et c'est ce que j'ai réussi à faire. Je savais aussi que si je n'arrivais pas à le faire bouger suffisamment, ce serait difficile. J'ai essayé de lui mettre la pression, de le faire bouger. J'ai mené un set à zéro, j'avais fait le break dans le deuxième, et il est revenu à un set partout. Après, il a fallu que je reprenne le contrôle du match, et cela a été plutôt amusant, mais j'ai fait un très bon match.

Vous connaissiez le résultat de Nadal au moment de jouer. Cela a-t-il eu un impact sur votre mental ?
J'ai regardé le match, et je trouve que c'est plus facile de jouer en deuxième, parce que j'ai pu apprécier, regarder le match de Rafa pratiquement jusqu'au bout, alors que si j'avais joué le premier, j'aurais été là, en salle de presse, à répondre aux interviews.

Etes-vous plus confiant que vous ne l'étiez l'année dernière ici-même ?
Je me sens de mieux en mieux chaque année. Ce n'est pas une blague, je me sens bien, je me sens plus en forme que jamais, et je me sens mieux sur terre battue, j'ai de meilleures sensations. Rafa est en pleine forme également sur ce tournoi. Il n'a eu aucun problème. Ce qui se passe, au niveau du tournoi, c'est tout de même vraiment bien. Vous avez deux joueurs au top niveau qui vont s'affronter. Je pense que le spectacle sera très intéressant, je suis très fort cette année. J'ai beaucoup travaillé. Mais, le plus gros test est à venir.

"Je suis là où je voulais être"

Comment vous êtes-vous senti après la balle de match ?
C'est un soulagement d'être passé. Je considère avoir vraiment fait des points et des jeux extraordinaires pour faire la différence à la fin. J'étais juste content de ma performance. Après, cinq ou dix secondes plus tard, oui, je me suis dit: « Encore une finale. » Je voulais y être, c'est donc une grande satisfaction.

Cela ne vous arrive pas souvent d'avoir tout le public contre vous...
Honnêtement, je ne l'ai pas vraiment ressenti. Je trouve que le public a été très fair-play. J'étais très content de voir que j'avais beaucoup de gens derrière moi aussi. C'était clair, dans les moments chauds, il y avait beaucoup de bruit mais honnêtement, le public s'est bien comporté tout au long du match. Cela m'a fait plaisir de jouer comme ça. J'ai déjà vécu bien pire que ça... Et j'aime bien quand il y a du public. Pour lui ou pour moi, cela m'est égal, ce que j'aime, c'est quand les gens vivent ces moments forts avec nous, les joueurs.

Vous retrouvez maintenant Rafael Nadal en finale pour la troisième année consécutive...
Oui, c'était ce que j'attendais, j'attendais que cela se produise, il y a quelques semaines, et il y a quelques mois. Je suis là où je voulais être. Je joue bien, et donc, effectivement, c'est très excitant pour moi de rejouer contre Rafael en finale. On verra comment cela se passera, mais la dernière fois que j'ai joué contre Rafa, je ne m'en suis pas si mal sorti (il s'est incliné en trois sets en finale du Masters Series de Hambourg 7-5, 6-7, 6-3, Ndlr). Il avait très, très bien joué. J'aurais peut-être dû pousser un petit peu plus fort, mais le match à Hambourg avait été très difficile. Nous nous étions battus comme des lions. J'espère m'en sortir encore mieux dimanche, je pense avoir la forme physique, la tactique et le niveau de tennis pour le battre. C'est ce que je veux faire, c'est mon défi depuis pas mal d'années. Battre Rafael sur terre battue, c'est le test ultime.

Nadal terrifiant, Djokovic solide

 

Rafael Nadal n'a laissé aucune chance à son compatriote Nicolas Almagro en quarts de finale de Roland-Garros avec un cinglant 6-1, 6-1, 6-1. Le triple tenant du titre jouera donc Novak Djokovic en demi-finale. Le Serbe n'a pas tremblé devant un très bon Ernests Gulbis (7-6, 7-5, 7-5).

ROLAND-GARROS - Quart de finale messieurs

Rafael Nadal (ESP/N.2) - Nicolas Almagro (ESP/N.19)
Face-à-face : Nadal mène 2-0

2006 Barcelone (demi-finale) : 7-6(2), 6-3
2004 Palerme (2e tour) : Nadal l'emporte 6-1, 7-5

S'il est superstitieux, Nicolas Almagro peut toujours se dire qu'il sera le premier droitier à affronter Rafael Nadal cette année à Roland-Garros. Incroyable coïncidence, le triple-vainqueur du tournoi n'a en effet rencontré, et battu, que des gauchers depuis le début de la quinzaine : Bellucci, Devilder, Nieminen et Verdasco. Almagro cherchera surtout à stopper une autre loi des séries, beaucoup plus sérieuse, celle du nombre de matchs gagnés par Nadal à Roland-Garros (24).

 Tennis : Tennis - Roland Garros : une demi-finale en cadeau pour Rafael Nadal

Pour être le premier à faire tomber l'invincible Espagnol, Almagro pourra s'appuyer sur son extraordinaire service. Traditionnellement, ce compartiment du jeu ne fait pas partie de la panoplie du tennisman ibère tel qu'on le caricature, mais le natif de Murcie est bel et bien le plus gros serveur d'aces (78) du tableau masculin. Soit une moyenne de presque 20 points gagnés gratuitement par match ! A l'image de son service Almagro explose enfin.

Almagro à la pêche au gros

A 22 ans, l'Espagnol, toujours aussi fort en coup droit comme en revers, a progressé mentalement. Jadis fébrile au moments-clés, Almagro a prouvé contre Jérémy Chardy qu'il avait dorénavant les nerfs solides en écartant des balles de set dans chacune des trois manches qu'il a remportées. C'est notamment cette solidité nouvelle qui lui permet d'afficher le meilleur bilan comptable de l'année sur terre battue avec 30 victoires pour 5 défaites et deux victoires finales à Costa Do Sauipe et Acapulco. Assez pour impressionner Nadal ?

Comme l'année dernière, le Majorquin s'est hissé en quarts de finale sans avoir perdu un seul set. Et, en quatre matches, il n'a perdu que 22 jeux, soit moins de deux par sets. La manière est connue : "Quel que soit l'adversaire, je joue à fond, je ne me pose pas de question" . L'Espagnol ne devrait pas déroger à la règle face à son compatriote. D'autant que, hormis une défaite face à Ferrero à Rome, Nadal n'a jamais fait de sentiment au moment d'écarter un Espagnol.

Toujours aussi humble, le numéro 2 mondial ne plastronne pas avant d'affronter la tête de série n°20, qu'il a déjà battu deux fois en deux confrontations : "Il y a longtemps que je n'ai pas joué contre Almagro, depuis il y a deux ans à Barcelone. C'est un des adversaires les plus durs sur terre battue en ce moment. Ca sera mon match le plus difficile".

 

mardi 3 juin 2008, mis à jour à 18:09

Roland-Garros: demi-finale et record pour Rafael Nadal

 

 

Rafael Nadal a fêté son 22e anniversaire par une éclatante victoire 6-1 6-1 6-1 sur Nicolas Almagro mardi en quart de finale de Roland-Garros.

 

 

"Ca s'est très bien passé. Bien sûr que certains joueurs sont capables de jouer mieux que moi mais je suis très content de mon jeu", a dit le triple tenant du titre.

Pour agrémenter sa victoire, Nadal s'est offert le luxe de battre un record que détenait Björn Borg. Il n'a concédé que 25 jeux sur sa route vers les demi-finales alors que le Suédois en avait cédé 26 en 1978 et 1981.

Borg a gagné Roland-Garros six fois dont quatre d'affilée à la charnière des années 1970 et 80.

Cela fait maintenant quatre ans que l'Espagnol passe ses anniversaires sous les marronniers de la Porte d'Auteuil et à trois reprises il s'est offert le titre en cadeau.

Sa trajectoire fulgurante dans l'édition 2008 confirme si besoin était que très fort sera celui qui l'en privera cette année.

Novak Djokovic, qui sera l'adversaire de l'Espagnol en demi-finale grâce à une victoire en trois sets 7-5 7-6 7-5 sur le Letton Ernests Gulbis, révélation du tournoi, sera peut-être celui-là.

"Je vais essayer de prendre le prochain match avec beaucoup d'humilité et de calme. Contre Djokovic ce sera très dur. Ce sera très difficile jusqu'à la fin", a reconnu Nadal.

"COMME UN ECLAIR"

Almagro, honnête tête de série n°19, n'avait théoriquement aucune chance de parvenir à faire vaciller son compatriote. Le déroulement du match l'a confirmé.

Nadal a mis la main sur le premier set dès le troisième jeu remporté blanc sur le service d'Almagro et l'a conclu quatre jeux plus tard, à nouveau sur le service de son adversaire.

Le tableau des statistiques du tenant du titre disait qu'il avait converti ses trois balles de break, n'en avait concédé aucune et n'avait commis que trois fautes directes.

Nadal a entamé le deuxième set sur le même rythme. Il a pris le service d'Almagro dès le deuxième jeu puis sur, son engagement, a maté un sursaut de son adversaire en écartant quatre balles de break avant de prendre l'avantage au terme de 23 coups et de conserver son service.

Almagro était encore KO debout lorsque Nadal a bouclé la manche 6-1 sur un jeu blanc.

Après une brève pause, le temps qu'Almagro gagne le premier jeu, la broyeuse a continué à fonctionner à plein dans la troisième manche. Nadal a une nouvelle fois réduit son adversaire à la portion congrue d'un jeu par set.

L'affaire avait duré une heure et 44 minutes.

"Il y avait sur le court un joueur qui s'appelait Rafael Nadal. Il est passé comme un éclair", a reconnu Almagro.

 

Le bilan de Rafael Nadal à Roland-Garros est aussi impressionnant que son bras gauche: 25 matchs pour 25 victoires. Comme personne n’est parvenu à terrasser le Majorquin porte d’Auteuil, 20minutes.fr s’est amusé à créer l’adversaire parfait, doté de tous les coups de tennis. Beaucoup de Federer, un peu de Kuerten et d’Agassi, on tient peut-être la solution fictive à l’équation Nadal. Le revers du Kuerten de la grande époque

Rafael Nadal, qui n’est pas le dernier-né tactiquement, a bien compris qu’il fallait harceler Roger Federer en revers. Pour Patrice Hagelauer, conseil technique au Team Lagardère, c’est cette faiblesse relative du Suisse qui l’empêche de se payer l’Espagnol sur terre. «La faille du jeu de Federer sur terre reste son revers sur les balles hautes envoyées par le coup droit lifté de Nadal. Il a du mal à maîtriser ses balles et rejoue plus court alors. Les joueurs qui utilisent un revers à deux mains comme Djokovic, peuvent être moins gênés. Le seul revers à une main qui aurait inquiété Nadal, c’est Kuerten. Le Brésilien faisait très mal aux Espagnols avec ce revers qu’il frappait aussi bien à hauteur de hanche que d’épaule. J’aurais bien voulu voir le grand Gustavo se frottait à Nadal. Je pense qu’il aurait pu le battre.»

Le coup droit de Federer, l’explosivité de Gonzales

«Almagro a un énorme coup droit, mais celui de Federer est juste extraordinaire, même sur terre», s’enthousiasme Patrice Hagelauer. Impossible de lui donner tort, on peut juste ajouter à notre arme anti-Nadal l’explosivité de Fernando Gonzales. En coup droit, le Chilien est capable de mettre Nadal à cinq mètres, mais il l’a surtout fait sur dur.

Le service, avantage Federer, une touche de Sampras

Karlovic et Roddick servent peut-être le plus d’aces en quantité que Federer, en qualité et en variété l’avantage penche du côté du Suisse. «Je n’échange jamais le service de Roger contre celui d’un autre joueur», tranche Patrice Hagelauer. De notre côté, on aurait bien doté notre joueur mutant du service de Pete Sampras, même si l’engagement de l’Américain pouvait perdre en efficacité sur la surface ocre.

Les cannes de Ferrer, la rage d’Hewitt

Véritable mobylette, David Ferrer semble l’un des seuls qu’un marathon tennistique avec son compatriote n’effraie pas. Il l’a encore démontré en seizième de finale contre Lleyton Hewitt. La rage de l’Australien quand il trônait au sommet du classement ATP, ne serait pas du luxe avant d’engager un bras de fer contre le Majorquin.

La prise de balle d’Agassi

«Contre Nadal, il faut prendre la balle tôt, sinon il s’installe dans le terrain et il vous fait visiter tout Paris», s’amuse Patrice Hagelauer. Pour contrer l’inévitable avancée de l’Espagnol, l’ancien coach de Yannick Noah pense à «André Agassi pour sa capacité à prendre la balle après le rebond et à dicter son rythme au match». Bon choix.

Le jeu de volée de Stepanek

Le Tchèque ressemble peut-être à rien avec son short trop grand, il n’en reste pas moins un volleyeur rare, doté d’une main de velours pour poser la balle là où il désire. Encore faut-il encore pouvoir toucher la balle avec Nadal au passing.

Et pour vous, quel bras droit et quel service peuvent mettre l’ogre Nadal en difficulté ?


Alexandre Pedro


 

Dernière infos :

Rafael Nadal a reconnu être "fatigué physiquement et mentalement" après avoir été contraint de disputer trois matches en trois jours en raison des intempéries qui ont arrosé Roland-Garros.

L'Espagnol, qui vise une quatrième victoire consécutive Porte d'Auteuil, s'est cependant déclaré satisfait de son jeu après sa qualification pour les huitièmes de finale aux dépens du Finlandais Jarkko Nieminen.

"Ce match a été facile. Je m'améliore, je suis content car j'ai mieux joué qu'hier (jeudi). J'étais un peu fatigué aujourd'hui car l'attente dans les vestiaires, ça fatigue nerveusement", a-t-il dit.

"J'ai survécu aux trois premiers jours, j'ai remporté mes trois matches en trois sets mais je suis fatigué physiquement et mentalement car j'ai joué tous les jours depuis trois jours."

Durant son match contre Nieminen, Rafael Nadal a fait intervenir le médecin pour soigner des ampoules au pied droit mais le deuxième joueur mondial s'est voulu rassurant.

"J'avais un peu mal mais j'aurais pu continuer comme ça. J'ai juste préféré changer de pansement par précaution", a-t-il précisé.

Pour une place en quart de finale, Nadal sera opposé au vainqueur du match entre son compatriote Fernando Verdasco et le Russe Mikhail Youznhy.

"Peu importe qui je rencontre au prochain tour. Au prochain match, j'aimerais surtout bien jouer. Ce sera un match difficile quelque soit l'adversaire. Ce qu'il faut c'est gagner, même s'il faut jouer cinq heures", a-t-il conclu.

 

 

 

 

À seulement 21 ans, Rafael Nadal tentera de remporter son quatrième titre consécutif à Roland-Garros. Et de conserver sa fiche parfaite de 21 victoires et aucune défaite sur la terre battue parisienne. Du jamais vu, même à l'époque du grand Björn Borg, jadis considéré comme le meilleur joueur de terre battue de l'histoire.

 

 

N'importe quel athlète normalement constitué serait comblé. Pas Rafael Nadal. Ce n'est pas que le Majorquin ait une ambition débordante. Au contraire, son air calme et serein donne parfois l'impression qu'il se plaît dans son rôle d'éternel numéro deux mondial.

Si Rafael Nadal ne semble pas satisfait de son sort, c'est qu'il a peut-être choisi le mauvais sport. Gamin, Rafa chérissait un rêve. Un rêve aujourd'hui impossible à réaliser. «Son rêve, c'était de jouer au soccer pour le Real Madrid, qui est toujours son équipe favorite», a dit son oncle et entraîneur Toni Nadal en entrevue à La Presse.

Si la deuxième raquette mondiale a renoncé à son rêve d'enfance, c'est surtout à cause de cet homme. Ancien joueur de tennis professionnel en Espagne, Toni Nadal a mis une raquette de tennis dans les mains de son neveu à l'âge de 3 ans. Enfant, Rafa faisait des malheurs à la fois au tennis et au soccer. «Très tôt, vers 3 ou 4 ans, nous nous sommes rendu compte qu'il avait beaucoup de potentiel au tennis, raconte Toni Nadal. Il aimait mieux le soccer, mais il a commencé à gagner des tournois de tennis. À la fin, il a choisi le tennis, mais il préfère encore aujourd'hui le soccer.»

Champion des Baléares - l'archipel ou se trouve Majorque - à 8 ans, il se distinguait déjà par sa fougue sur un terrain de tennis. «Petit, Rafael était un joueur très enthousiaste qui courait très vite, dit Toni Nadal. Il ressemblait beaucoup à ce qu'on voit aujourd'hui, mais il était encore plus agressif.»

Le clan Nadal réalise qu'il a peut-être une future vedette du tennis entre les mains quand Rafael devient champion européen à 12 ans. À 14 ans, il bat Pat Cash, champion retraité de Wimbledon. Il s'offre son premier top 10 mondial deux ans plus tard sur terre battue, sa surface de prédilection. C'est le début d'une longue série de succès, que le clan Nadal gère selon la philosophie majorquine - en restant calme. «Nous sommes des gens tranquilles qui ne faisons pas un grand cas de nos succès», dit Toni Nadal.

Rafael Nadal n'est d'ailleurs pas la première vedette sportive de la famille. Son autre oncle Miguel a joué, lui, au soccer professionnel. Pendant une décennie, il a été l'un des piliers de l'équipe nationale d'Espagne, tout en faisant des malheurs à Barcelone - d'où son surnom pour le moins évocateur: la Bête de Barcelone.

Des trois frères Nadal, seul le père de Rafael n'a pas gagné sa vie dans le sport. Sébastien Nadal a plutôt eu du succès en affaires. Il détient plusieurs commerces dans l'île de Majorque, dont une entreprise de portes et de fenêtres. Au contraire de ses deux frères, Sébastien n'a jamais été un grand sportif. La famille Nadal a donc été un peu surprise des habiletés sportives de son fils Rafael. «Ç'aurait été plus normal que mon frère Miguel ait un enfant très sportif, dit Toni Nadal en riant. Dans la famille, le père de Rafael est celui qui fait le moins de sport. Sébastien est surtout un sportif de salon: il aime mieux regarder un sport que le pratiquer...»

Au cours des deux prochaines semaines, Sébastien Nadal aura les yeux souvent rivés sur son téléviseur dans la demeure familiale à Majorque, alors qu'il regardera son fils tenter de remporter son quatrième titre consécutif à Roland-Garros. Toute la famille Nadal est d'ailleurs consciente de l'ampleur de la tâche qui attend Rafael à Paris.

«Dans le sport, la chose la plus normale, c'est la défaite, dit Toni Nadal. Les tournois du Grand Chelem sont tous très difficiles. C'est très compliqué de jouer contre les meilleurs au monde durant deux semaines et de sortir victorieux à chaque occasion. Heureusement, Rafael a un peu moins de pression maintenant, car il a gagné le tournoi trois fois. Il est préparé à la victoire comme à la défaite. Lorsqu'il foule le terrain, il essaie de jouer le mieux possible. Avec un peu de chance, tout ira bien.»

Même après toutes ces années au sommet de l'échiquier du tennis mondial, le clan Nadal se préoccupe davantage de l'entraînement de Rafael que de ses résultats en tournoi. «Je lui dis aujourd'hui la même chose qu'avant: de continuer à bien s'entraîner et à s'améliorer, dit Toni Nadal. C'est la seule façon d'arriver à remporter n'importe quel titre. Si tu t'entraînes bien, avec un peu de chance, la victoire sera au rendez-vous. Si tu t'entraînes mal, c'est sûr que ce ne sera pas le cas.»

Condamné à gagner Roland-Garros - et pourquoi pas, d'autres tournois du Grand Chelem -, Rafael Nadal sait qu'il ne soulèvera jamais la Coupe du monde ou le trophée de la Ligue des Champions comme il en rêvait gamin. Avec le recul, il a bien fait d'écouter son oncle Toni. Il a beau avoir la passion du soccer, il est un joueur de tennis dans l'âme. C'est son petit côté individualiste qui fait sa force au tennis, mais qui lui jouait parfois des tours au soccer. «Rafael était un joueur de soccer assez individualiste, se rappelle Toni Nadal en riant. Disons qu'il ne passait pas souvent le ballon...»

 

Avec la collaboration de Jean-Sébastien Gagnon

 

RAFAEL NADAL

21 ans, Espagne

> Numéro deux mondial depuis juillet 2005

> Trois titres du Grand Chelem (Roland-Garros 2005, 2006 et 2007)

> Finaliste à Wimbledon en 2007

> Champion de la Coupe Rogers à Montréal en 2005

> 26 titres en simple et quatre en double sur le circuit de l'ATP

Même s'il est droitier, il joue au tennis de la main gauche

 

Dans les coulisses de la vie trépidante de Rafael Nadal

 

Rafael Nadal (ici lors d'un entraînement à Roland-Garros vendredi), est invaincu sur la terre battue parisienne depuis sa première apparition en 2005.

 

Rafael Nadal (ici lors d'un entraînement à Roland-Garros vendredi), est invaincu sur la terre battue parisienne depuis sa première apparition en 2005.

Pour remporter son quatrième Roland-Garros, le Majorquin devra gagner sept matchs. Mais avant de démarrer son tournoi, il en a disputé un autre, d'un genre très différent.

IL EST 18 heures, ce jeudi, sur les terrains du Lagardère Paris Racing à la Croix Catelan. Vêtu d'un tee-shirt rose et d'un pantalon de survêtement blanc, Rafael Nadal renvoie la balle à une brochette de jeunes joueurs et joueuses soigneusement sélectionnés. C'est le traditionnel « clinic », qui permettra aux heureux élus de crâner à l'école en racontant qu'ils ont joué avec Rafael Nadal. Et qu'ils ont mis le Majorquin à trois mètres de la balle. Si, si, ça arrive, « Rafa » est tellement gentil avec les petits.

18 h 45 : séances d'autographes. Derrière une table, « Rafa » griffonne sur les casquettes et balles géantes avec un marqueur noir et gratifie chaque gamin d'un sourire qui rappelle qu'il en était un il n'y a pas si longtemps. « Il adore les enfants, remarque avec bienveillance Carlos Costa, son agent. Il a une armée de petits cousins entre 0 et 10 ans avec lesquels il adore passer du temps. »

19 h 15 : le joueur signe et resigne alors Carlos Costa tente de s'interposer devant la déferlante de têtes blondes sur le court. « On est en retard », rappelle l'agent à la délégation de Babolat, le sponsor du joueur qui organise la fiesta.

19 h 30 : mini-scénario pour une photo à paraître dans un hebdomadaire à grand tirage. Rafael doit courir, poursuivi par une armée de gamins qui tentent de le rattraper. Une fois, deux fois, trois fois, le colosse majorquin joue les acteurs improvisés, le sourire aux lèvres.

19 h 45 : le retard s'est accumulé et Carlos Costa presse le pas vers la sortie. Le long de l'allée verdoyante par laquelle il tente de s'échapper avec son champion, quelques gamins tentent de passer la barrière de sécurité. Nadal s'arrête et repart pour un tour de signatures. Alors son agent consulte sa montre avec inquiétude, deux adolescentes surgissent à travers les buissons avec un appareil photo. Les yeux papillonnants, elles posent leur tête sur les puissantes épaules du champion et font immortaliser l'instant avant de s'enfuir dans un cri de triomphe.

20 heures : retour vers l'hôtel. Au volant d'un véhicule officiel du tournoi, le chauffeur attitré du Majorquin le ramène, vers l'établissement élégant et discret qu'il a choisi avec sa famille pour cette quinzaine, aux alentours des Champs-Élysées. Sur le chemin, Nadal papote quelques instants à voix basse sur son téléphone, avant de répondre de bonne grâce à nos questions. Qui voudrait-il apercevoir de l'autre côté du filet, dans 15 jours en finale ? Hochement de tête fataliste : « Quelqu'un qui ne joue pas trop bien peut-être… Mais peu importe l'adversaire, seule la victoire compte. » Qu'a-t-il appris depuis son premier triomphe à la Porte d'Auteuil, il y a trois ans ? « Lorsque l'on fait tout ce qu'il faut pour réussir, il faut persister. Même si on ne gagne pas. Les résultats viendront forcément à un moment ou un autre. Il faut savoir être patient. » Alex Corretja, l'ancien joueur espagnol qui le connaît depuis longtemps le décrit comme une personne exceptionnellement mature. Comment l'explique-t-il ? « Je suis arrivé sur le circuit très jeune et j'ai été amené à me mélanger à des gens plus âgés que moi. Mais quand je suis à Manacor avec mes amis, que je connais depuis l'âge de 4 ans, je suis comme n'importe quel jeune de mon âge. »

Mais un jeune sur lequel pèsent quelques responsabilités. Lorsque l'on évoque ses prises de position fermes sur la refonte du calendrier ATP, il n'élude pas : « J'exprime mes opinions lorsque je constate qu'elles reflètent celles de la majorité. Si je suis seul à penser quelque chose, je ne dirais rien. » Est-ce l'influence paternelle qui l'a rendu aussi sage ? « Le plus important pour un père est d'avoir le sens des responsabilités, avance-t-il. Le mien a toujours été là pour moi. »

La voiture passe devant un cinéma où se pressent les spectateurs : « Indiana Jones, s'exclame l'ogre de la terre battue, la prunelle brillante de convoitise. Je vais aller le voir. » « J'ai déjà les trois premiers en DVD », confesse-t-il. Par la magie d'une affiche, il a de nouveau 21 ans.

 

 

Voici les témoignages de quelques joueurs :

TENNIS / NOVAK DJOKOVIC

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Commentaires (35)

1. nadal (site web) 28/01/2009

nadal a bien jouer a l'open d'autralie il a battu gill simon 6-2,7-5,7-5 ila était inprésonnant contre gill sa ce voie que c'est le meilleur joueurs du monde c'est le plus fort aà Goland Garros,winbledon,Monté-Carlo,Madrid,Rome,La Coupe D'avis dommage que Nadal était blessé mais l'Espagne ont gagner comméme c'est le meilleur joueurs du monde tu est le meilleur tu va gagner tout les grand chelem tu va gagner l'open d'autralie je t'a dore Nadal

2. cath 09/06/2008

bonjour THOMAS !!!!!
je suis .... bouche bée , admirative , rêveuse , "toute retournée", je n'en reviens pas ...
d'ailleurs , DJOKO et FED n'en sont pas revenu ......
4 titres de suite , comme BORG ... du jamais vu , je crois, de toute l'histoire du tournoi français....

( et merci à toi et à NICO , pour vos coms' qui se completent tres bien sur DJOKO : qui a applaudi l'espagnol durant leur demi-finale !!)
je reviendrai plus tard sur ton site qui , sans vouloir te flatter et de plus en plus beau !!! ... j'ai encore plein de choses à raconter
RAFA !!!!!!!! JE T'AIIIIIIIME!!!!!!!

3. Nico (site web) 08/06/2008

Une quinzaine EXTRAORDINAIRE de Rafa, achevée de main de maître : FELICITATIONS !!!
Rafa a atteint un niveau de jeu hallucinant tout au long de ce tournoi, le mettant hors de portée de Fed et Djok ainsi que des autres, les soi-disants autres spécialistes de la terre...
Il va arriver hyper confiant sur le gazon car on a vu ces deux dernières années que le jeu y avait évolué et Rafa a désormais un vrai jeu pour pouvoir embêter Fed et entrevoir la gagne !
Une préparation au Queen's à Londres où Rafa devrait jouer mercredi, puis une semaine sans tournoi et ce sera Wimbledon !
J'avoue que je suis très impatient d'y être !
VAMOS !!!

4. cath 08/06/2008

VAMOSSSS RAFA !!!!!
DE TOUT A TES COTES POUR CE JOUR "HISTORIQUE"

5. Nico (site web) 08/06/2008

Salut à tous !
Aujourd'hui est un grand jour pour Rafa qui peut lui permettre de mettre une pierre de plus à son formidable édifice !
Soyons confiants pour cette finale contre Federer !
Plus qu'un match, le plus important, alors soyons tous avec lui : VAMOS !!!

6. Nico (site web) 08/06/2008

Salut Cath ! Pour apporter une réponse courte et concrète à ta quetion sur Djokovic, je pense que le Serbe doit confirmer.
2 joueurs dominent outrageusement le circuit depuis 4 ans, Rafa et Fed qui sont au-dessus de tous.
Djokovic a grimpé et s'est installé derrière le duo depuis 1 an mais il doit cette année confirmer sur toute la saison ses bons résultats et on fera les comptes à la fin. De même il devra "remettre" le couvert immédiatement car le Suisse et l'Espagnol seront toujours là ! On verra alors s'il a les capacités de ses deux acolytes pour rester au très haut niveau et se mêler à la lutte pour la place de N°1 mondial.
Pour l'instant, même Davydenko et Roddick (très réguliers) et Gonzalez (qui revient) n'ont pu passer ce cap qui leur permettrait de les rejoindre sur la durée car c'est bien cette régularité du très très haut niveau qu'il faut pour espérer suivre le rythme "fou" des 2 lascars !
Quant à Gasquet, j'en reparlerai sans doute plus tard plus longuement, il fait partie de ces joueurs qui doivent encore progresser mais qui suit cette courbe évolutive à un rythme régulier, ces derniers soucis lui étant très bénéfiques quand il en sera sorti !

Alors, Djok a le talent, la motivation, le mental mais il lui reste à confirmer en maintenant ce rythme très élevé...tout en continuant à progresser. Ce qu'il vit maintenant va lui servir !

Alors, comme dirait la formule : wait and see !

7. cath 07/06/2008

et bravo à GAEL MONFILS ,qui a tenu tête à RODGEUR!!!!!
et j'espere bien qu RAFA GAGNERA SON 4EME TITRE
VAMOSSSSSS

8. cath 07/06/2008

bonjour THOMAS : merçi de m'avoir répondu : effectivement , les tournois de Melbourne et récemment de ROME , ne "servent" pas DJOKO quant à son potentiel . mais chapeau si il a battu FED et RAFA à MONTE CARLO 2007 ; et à indian Wells 2008 , RAFA : mais bon , NADAL sur dur , c'est pas le meilleur .
c'est vrai que le joueur serbe joue tres bien , son jeu est complet:
mais à Roland Garros ( hier ! ) le roi , c'était NADAL ... et quand DJOKO s'est réveillé , il a servi des boulets de canons : le tennis ne se résume pas à des ... boulets de canons ......
par ailleurs , je ne sais pas si DJOKO a une tres grande résistance mentale

-tout ça pour te dire que je trouve le jeu de RAFA beaucoup plus spectaculaire, que je suis époustouflée par les progres que NADAL effectue régulierement et par sa force mentale
- tout çà aussi , pour te dire que je suis admirative devant la patience , la persévérance que RODGEUR a mis pour construire son tennis d'orfevre
BREF , RAF et FED ont un palmares prodigieux , chacun à leur façon .

bref , DJOKOVIC serait -il trop fantasque , encore trop irrégulier ?
comme il sait qu'il a du talent , peut etre ne pense t'il pas encore à "avoir la rage de vaincre " ?

concernant Wimbledon , comme tu le sais , cela me tient à coeur pour RAFA .....( c'est moi qui ai répondu au quizz que RAFA pouvait le gagner , mais quand .... ? ) et FED n'a pas encore dit son dernier mot concernant ce tournoi !!!
et concernant DJOKO à Wimbledon , j'attends de voir ....

bref , THOMAS , comme tu peux le lire ... j'attends donc que le joueur serbe fasse ses preuves , dans tous les aspects de ce sport merveilleux qu'est le tennis ....
biz à toi et à tonton NICO !!!!

9. Thomas 07/06/2008

Coucou cath si wawrika est 10° du monde maintenant c'est vrai que on peu douter de ces competence mai il a un sacré potentiel regarde quand il bat rafa sur dur à Miami en 2007 monreal lannée dernier et dans le meme tounoi Rodger ! Ce joueur a un sacréé potentien meme si son tourno du grand chelme peu etre un peu gagne par miracle ! Mai je pense que tou vien de la tete de ce joueur car regarde dans le premier et ke deuxieme set il a joué vraiment tre moyen aroland onavai di quil ne voulai pas gagne le match et quand il set reveilé whaou ca fait mal ce qui narrive jamai sur dur pour lui il est toujour present sur tou les point sur dur. Tou cela pour dire que djoko a un ... Personelement je pensai que Djokovic etai plus au point que cela en f rafa qui joue comme un dieu comme il le dit il na jamai joué aussi bien que cet annéé peu etre QUE CES RESULTAT DANS CE TOURNOI ET SON JU VONT CHANGER SUR DUR ET A WIMBLEDON DANS 3 SEMAINE !

10. Nico (site web) 06/06/2008

Du grand du très grand du très très grand même pour Rafa qui n'a jamais aussi bien joué !!!
C incroyable !!!
Plus qu'un match et il aura atteint encore un niveau de plus !
VAMOS !!!

11. cath 06/06/2008

VAMOSSSSS RAFAEL :
le roi ( des rois .... ) a tenu la dragée haute à DJOKO : certes , RAFA a eu une petite baisse de régime et DJOKO a tout fait pour résister :
THOMAS , je me répete :
-le serbe a gagné Melbourne .... mais en battant TSONGA en finale , PAS NADAL ou FED ....
-DJOKO a gagné Rome , mais il a bénéficié de deux abandons et en finale il n'avait aucun des joueurs du top ten en face de lui ....
THOMAS et NICO , personnellement , j'attends toujours que DJOKO face ses preuves pour etre numéro un mondial , un jour peut etre .....
VIVE RAFA

12. cath 05/06/2008

bonjour à tous les fans de RAFA !!!
ah ben voilà , NICO , j'avais encore loupé quelque chose sur "l'androide " qui pourrait battre RAFAEL !!!!
toujours "toute retournée" , comme d'hab , quand il sagit de RAFA
salut THOMAS ?? comment va le "boss" de ce chouette site ???
tu sais, que je pense que MONFILS peut faire quelque chose contre FED: j'ai lu ton analyse , concernant le jeu de GAEL : qui sait ?????

13. Lali 05/06/2008

Pas le temps de lire mais cette nouvelle rubrique a l'air tout à fait interessante
BRAVO encore Thomas.
VAMOS RAFA contre DJOKO

14. Thomas 05/06/2008

Coucou je pense que tou est possible ! cath si gael joue aussi bien en coup droit si il fini tres vite les points sa va etre facil pour lui. Mai il fau kil passe sa 1ERE tou le temp !

15. Nico (site web) 04/06/2008


Oui Cath je crois que tu as loupé quelque chose, l'article que Thomas évoque plus haut sur la page de Roland Garros et qui traite de l'adversaire virtuel qui pourrait réellement menacer Rafa.
J'ai essayé d'imaginer ce que cela pouvait donner !
VAMOS !!!

16. cath 04/06/2008

..... et concernant l'aversaire de RAFA .....
laissons déja notre adorable espagnol jouer contre DJOKO !!!!!
: je ne trouve pas que la terre battue soit la surface de prédilection du serbe
- et si on avait une finale RAFA contre GAEL????????
ON PEUT REVER ......

17. cath 04/06/2008

quesse tu dis NICO ,avec le prochain adversaire de RAFA ????
androide? androgine ??????
une petite touche de féminité ???
j'ai loupé un chapitre ?????
en attendant , ce que je dis n'engage que moi ,mais je trouve que RAFAEL a un visage fin , des cheveux longs (mais les cheveux , ça ne veut rien dire....) , il est doux en dehors des courts et puis , de toute façon , je ne sais pas trop ça que ça veut dire " la virilité " ....
RAFA est unique .......

18. Nico (site web) 03/06/2008

Marrant cette création de l'adversaire parfait pour Rafa...où plutôt imparfait lol car il est censé le battre
Ce joueur ressemble plus à un androïde alors pas de panique !
Et si on rajoutait dans cet adversaire "virtuel" une petite touche sensuelle...féminine

19. Nico (site web) 03/06/2008

22 ans pour Rafa aujourd'hui, nous lui souhaitons un excellent anniversaire. Il s'est offert pour ce jour un super cadeau avec une victoire expéditive qui lui donne un statut encore plus impressionnant !
Match après match, le prochain contre Djokovic, on s'en régale d'avance !!!
VAMOS !!!

20. cath 03/06/2008

aujourd'hui , notre RAFA a 22 ans !!!
ça se fête par une belle victoire !!!
VAMOSSSSS RAFAEL !!!!!!!!

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